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Premier meeting En marche pour les européennes. : Très terne comme Nathalie Loiseau, la tête de liste

Premier meeting En marche pour les européennes. : Très terne comme Nathalie Loiseau, la tête de liste

 

 

Visiblement la tête de l’une de liste en marche, peine à emballer sa campagne électorale et son premier meeting était particulièrement terne d’autant que seul les membres de la liste se sont exprimés. Plusieurs raisons à cela Nathalie Loiseau manquent sérieusement de charisme et sa liste ressemble surtout à une auberge espagnole avec des candidats sortis pour beaucoup d’on ne sait où. Évidemment personne ne sera étonné de ne pas trouver de gilet jaune dans la liste de la république en marche ! Par contre on trouve essentiellement des cadres avec à la tête de la liste une supère techno aussi charismatique qu’une limande mais surdiplômée. Elle a même été directrice de l’ENA, une référence pour Macron. Une décision curieuse  car c’est au moment où l’Europe a besoin de politique pour retrouver une légitimité que Macron décide de faire diriger sa liste par une supère techno. Pas vraiment de quoi emballer sur des perspectives de vraies réformes de l’Europe et surtout de prise en compte des préoccupations légitimes et concrètes des Européens. Sans doute pour compenser les insuffisances de la tête de liste, la république en marche présente une sorte de liste en forme d’auberge espagnole où tous les secteurs d’activité ou de pensée, voire d’absence de pensée sont représentées. Il n’y a pas beaucoup de cohérence dans la vision commune. Un peu finalement comme la composition du gouvernement ou mieux celle de l’assemblée nationale. Sorte de cocktail sans ancrage politique ou social et sans vision. Bref le type de profil qui plaît à Macron qui demeure le seul chef d’orchestre de cette formation composite. Une formation qui évitera toutefois les fausses notes comme à l’Assemblée nationale parce que nous n’autoriser à penser et à s’exprimer. Bref des godillots. Des opportunistes en plus qui seront bien au chaud en Europe pendant que vraisemblablement la France connaîtra des soubresauts politiques d’ici 2022. Ce qui caractérise le plus cette liste c’est sa composition sociologique. Non seulement on ne trouve pas de gilet jaune mais pratiquement pas de représentants des couches moyennes et populaires.  Nathalie Loiseau a donc  animé samedi son premier meeting en vue de la campagne des européennes mais cela ressemblait davantage à une conférence de technos qu’un véritable meeting de campagne électorale

Le grand débat transformé en meeting chaque semaine

Le grand débat transformé en meeting chaque semaine

 

Devant le succès rencontré l’heure des grandes réunions organisées par Macron, l’Élysée envisage de tenir une ou deux réunions par semaine jusqu’au 15 mars. En réalité pas vraiment des débats mais des sortes de meetings où Macron après avoir écouté les doléances des maires  fait un grand numéro de cirque de type électoral pour vendre sa politique. Pas vraiment un exercice de débat qui suppose un échange pour aboutir à des synthèses partagées. La il n’y a pas d’échange mais des questions et des réponses de l’orateur jupitérien. Tout cela avec la complaisance de beaucoup de maires tellement contents de participer à une réunion avec le président de la république. Aussi avec la complaisance des médias qui par paresse et complicité branchent  leur caméra pendant des heures sur les meetings. Bref vraiment une caricature de démocratie. Mais peu de grands médias voire de leaders politiques dénoncent la manipulation, il  aura “une ou deux rencontres par semaine” avec des élus dans le cadre du grand débat national, qui s’achève le 15 mars, a déclaré vendredi Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales. Le chef de l’Etat, qui a ouvert mardi cette consultation inédite avec quelque 600 maires dans l’Eure, était attendu vendredi à Souillac (Lot) pour un exercice identique.“La semaine prochaine, il aura de nouveau une rencontre avec les élus et ce sera la présidence de la République qui annoncera l’endroit”, a précisé Sébastien Lecornu sur RTL.“L’idée est d’avoir une ou deux rencontres par semaine, en fonction de l’agenda international, et garder des rencontres à taille humaine”, a-t-il ajouté. Il est vrai que c’est une opportunité exceptionnelle pour Macon d’occuper ainsi pendant des heures les chaînes d’information continue et pour partie un temps sur les chaînes généralistes. Une vraie campagne électorale car Macon choisissait lieu, son public et délivre ses réponses.

Macron et le grand débat : « débat » ou grand meeting ?

 

 

Beaucoup de grands médias se sont extasiés devant la qualité du débat lancé par Macron devant les maires du département de l’Eure. Après 7 heures de discussion, Macron aurait réussi à convaincre la plupart des élus qui lui  ont d’ailleurs fait une standing ovation. Première observation, le public n’était pas composé de citoyens lambda mais de maires  d’une manière générale très légitimiste pour ne pas dire un peu faux-cul. Seconde remarque surtout, il ne s’agissait pas vraiment d’un débat mais d’un immense meeting où certes les participants ont posé des questions mais sans véritable débat au sens d’échanges contradictoires permettant aux et aux autres d’évoluer vers des analyses plus partagées. Dans le cas de la réunion de l’Eure, Macron s’est comporté comme un orateur se réservant  d’apporter seul et sans discussion ses réponses aux questionnements. Apparemment cependant ce public de maires a été globalement satisfait, Pas vraiment étonnant quand on connaît le niveau de compétence générale de ces maires  tellement appréciés par la population. Faut-il rappeler que ces maires de petites communes, comme d’ailleurs ceux des plus grandes, se caractérisent surtout par leur capacité à jeter l’argent par les fenêtres pour des investissements inutiles le plus souvent et dans un fonctionnement de moins en moins contrôlé (voir par exemple les effectifs administratifs, de cantonniers et de jardiniers !). Pas difficile dans ces conditions de convaincre ces élus, la plupart incompétents, pour évaluer de la pertinence de la politique du pouvoir. Soyons clairs dans la plupart des communes les maires constituent une caste de petits barons qui à leur échelle reproduisent l’organisation monarchique du pouvoir central. Avec aussi des groupes de pressions qui profitent de la manne financière, avec aussi des ségrégations entre les centres et les zones périphériques avec aussi des rémunérations et autres accessoires de revenus dans les innombrables organismes et syndicats intercommunaux qui sont loin d’être en adéquation avec un travail réel. Il n’y a guère que dans les toutes petites communes que le maire se comporte comme un vrai militant, un humaniste puisque parfois pour toute structure logistique il dispose d’un seul secrétaire de mairie voire d’un quart ou d’un tiers. Sitôt que les communes atteignent une certaine dimension les superstructures grossissent et se substituent aux élus pour les décisions essentielles. Compte tenu du niveau de compétence des élus, il n’est pas étonnant que l’évangéliste Macron ait  réussi à les convaincre avec du bla-bla : « La période que nous sommes en train de venir pose beaucoup de défi à notre pays »« Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a lancé le président en introduction de sa rencontre avec les maires, évoquant une quadruple « fracture » dans le pays, « sociale », « territoriale », économique » et « démocratique ».« Toutes ces fractures, on les a devant nous et d’un seul coup les choses s’effritent, a-t-il poursuivi. Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur. Il faut refuser la violence car rien ne sort de la violence. Il faut refuser la démagogie, car l’addition des colères n’a jamais fait une solution. Mais il nous faut construire des solutions pour le pays. » Penser qu’en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune, « la situation d’un seul ’gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe ». Devant les maires, Emmanuel Macron a encore une fois défendu sa réforme de la fiscalité« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. » Une espèce d’argumentaire à la Prévert où on mélange tout pour enterrer en même temps toute perspective de justice fiscale. Et les maires d’avaler la couleuvre d’un amalgame très douteux car le niveau de vie des gilets jaunes et autres français n’a rien à voir avec l’ISF qui n’est qu’un symbole d’une fiscalité injuste. L’ISF est hors sujet !

 

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Cela devient une habitude dans les meetings de Fillon : on siffle même les leaders des Républicains. Une bien curieuse manière de rassembler les troupes du parti. Après NKM  qui a été sifflée lors  d’un précédent meeting, c’est Estrosi qui a été la tête de Turc des Républicains les plus sectaires que réunit Fillon. Un Fillon largement responsable de ces divisions puisqu’il a décidé de ce recentrer sur la partie la plus droitière des républicains ignorants aussi bien les sarkozystes que les Juppéistes. Fillon pour préserver l’unité du parti voire pour étendre son audience aurait dû affirmer son autorité pour immédiatement mettre fin à ses sifflets. La preuve que Fillon élu surprise de la primaire de la droite ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour mobiliser les différentes sensibilités de son parti. Pire qu’il encourage les divisions. Estrosi  a seulement eu droit de la part de Fillon une main sur l’épaule qui pouvait prêter à bien des interprétations. Comme au parti socialiste si Fillon n’est pas qualifié pour le second tour, les oppositions pourraient bien faire éclater le parti des Républicains. La lutte contre le Front national, dont Christian Estrosi est l’un des garants après sa victoire contre Marion Maréchal-Le Pen aux élections régionales de 2015, est pourtant censée réunir Les Républicains. Qu’importe, les sifflets ont repris de plus belle, couvrant son discours à plusieurs reprises par des « Fillon, Fillon ». Il est toutefois difficile de dire si c’est la personne de Christian Estrosi qui était sifflée ou les Le Pen et les déclarations sur le Vélodrome d’Hiver.  Christian Estrosi, réconforté par François Fillon qui lui a posé sa main sur l’épaule pour calmer les militants, a tweeté dans la foulée : « Nous ne gagnerons le 7 mai que si nous sommes rassemblés. » Les militants fillonistes ne lui ont sans doute pas pardonné ses demandes répétées de retrait de la candidature de François Fillon qu’il avait formulées avec Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, les jours précédant la mise en examen du candidat de la droite. Ils n’ont probablement pas, non plus, digéré voir Christian Estrosi poser aux côtés d’Emmanuel Macron à l’hôtel de région de Marseille le 1er avril. La veille, l’ancien maire de Nice avait déjà subi la fronde de certains fillonistes à Toulon.

 

NKM sifflée au meeting de Fillon

  • NKM sifflée au meeting de  Fillon

 

  • Il est clair que l’ambiance est vraiment délétère chez les Républicains ;  non seulement les principaux responsables du parti ne s’engagent pas dans la campagne de l’ancien ministre ou en tout cas font  pour le service minimum mais en plus les républicains sifflent NKM lors  du meeting de Fillon. Le signe évidemment que Fillon a jusqu’à alors dans sa tentative de réunir les différentes tendances de son parti.  il a fait l’erreur stratégique de mobiliser surtout son aile droite la plus réactionnaire. Autre preuve, cet appel lancé par Xavier Bertrand qui demande clairement à Sarkozy et Juppé d’en faire plus pour Fillon  L’ex-ministre Xavier Bertrand appelle, dans une interview au Parisien, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé à « faire beaucoup plus » pour François Fillon, notamment en participant à un meeting aux côtés du candidat de leur parti avant le premier tour de l’élection présidentielle. Les messages de soutien, « c’est bien, mais il faut faire beaucoup plus », estime le président Les Républicains (LR) de la région Hauts-de-France dans les colonnes du Parisien. « Dans cette dernière ligne droite, tout le monde doit se mobiliser entièrement », poursuit-il. « Je lance un appel à Nicolas Sarkozy ainsi qu’à Alain Juppé : François Fillon a besoin d’eux ! » En creux cela signifie que Sarkozy et Juppé ont jusqu’ici bien peu soutenu l’ancien Premier ministre. Ils n’ont fait que le service minimum est encore avec des réserves voire des critiques. Sarko s’est seulement fendu d’un communiqué ambigu.  Aux yeux de l’ancien chef de l’Etat, « le rassemblement au service d’une alternance franche et crédible est donc « un devoir pour chacun de ceux qui partagent nos valeurs ». « Il n’y a plus de place pour les hésitations ou les états d’âme. François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin », insiste-t-il dans une allusion implicite à la mise en examen du candidat de la droite dans le cadre des emplois présumés fictifs de sa famille. Le maire de Bordeaux a de son coté apporté un soutien timide à la candidature de François Fillon. Il juge que l’ancien Premier ministre a « l’expérience » pour diriger la France. « Le monde est dans la tourmente, la France a besoin d’un Président expérimenté. François Fillon a cette expérience. Je lui confirme mon soutien », a écrit sur Twitter le finaliste malheureux de la primaire à droite.  Le maire de Bordeaux, qui vante la stature internationale de François Fillon, a pourtant de nombreuses divergences avec le député de Paris.   Après l’attaque chimique menée contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, Alain Juppé avait fustigé sur Twitter « les tenants de la ‘realpolitik’ », qui jugent Bachar el-Assad « fréquentable ».   Une allusion à peine voilée à Marine Le Pen et François Fillon, qui prônent un rapprochement avec la Russie, protecteur du régime syrien. Enfin Bruno Lemaire se rallie sans enthousiasme à Fillon et avec des réserves. . Bruno Le Maire «continue à croire» que le projet de François Fillon est «le mieux à même de redresser la France». «Il ne doit surtout pas être édulcoré!», demande-t-il. Selon lui, François Fillon est en mesure de se qualifier pour le second tour. Mais il met en garde contre le «risque de bunkerisation de la droite». «La droite doit parler à toute la société, pas à des clientèles. Elle doit être un espoir, pas une punition. Elle doit se tourner davantage vers les jeunes générations», préconise Bruno Le Maire, regrettant qu’«à peine plus de 10% des électeurs de 25 ans (veuillent) voter» pour son camp.

 

2017- Meeting politique : les petits vieux font du tourisme

2017- Meeting politique : les petits vieux font du tourisme

 

 

S’il y a bien une certaine catégorie qui est satisfaite de la campagne électorale, c’est celle des petits vieux  auquel chaque semaine il est proposé de remplir des cars  à fin de renforcer la participation des meetings qui se déroulent dans toute la France. Quand on examine la sociologie de l’assistance de la plupart de ses meetings, on est en effet plus proche du troisième voire du quatrième âge que de l’adolescence. Pas étonnant dans chaque meeting et pour la plupart des partis politiques, on ratisse géographiquement très large et évidemment on sollicite ceux qui ont le plus de temps libre, à savoir : les retraités. Grâce aux dizaines et dizaines de cas au moins la moitié des salles est déjà remplie.  On complète avec des partisans locaux en prenant bien soin derrière le candidat d’aligner quelques jeunes. Ainsi la télé pour laquelle est essentiellement organisé ces rassemblements peut rendre compte de la mobilisation exceptionnelle revendiquée d’ailleurs par tous les candidats les mêmes retraités sollicités ne participent pas forcément à tous les meetings mais à un bon nombre. L’occasion de visiter gratuitement la France avec pour seule obligation d’applaudir au moment prévu par les chauffeurs de salle. Deux conditions sont à remplir pour la réussite de ces meetings : il faut d’une part une bonne participation dont pourra attester visuellement la télé et deux ou trois slogans chocs qui seront repris le lendemain par les grands médias. Le reste a peu d’importance et il se réduit à un bla-bla partisan et caricatural. Et pour chauffer encore davantage la salle certaine comme le Front National choisisse même un humoriste, sans doute lui aussi en manque d’audience, pour préparer le public. On se demande même pourquoi on n’a pas encore pensé à solliciter par exemple Charles Aznavour pour faire la première partie des meetings politiques. Artistiquement ce serait sans doute autre chose que les propos convenus des vedettes politiques locales

Macron -Présidentielle 2017 – gros meeting à Lille et des ralliements

Macron -Présidentielle 2017 – gros meeting à Lille et des ralliements

 

La présence de certaines grosses pointures comme Jean-Paul Huchon ancien président socialiste du conseil régional de la région parisienne,  l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental et ancien ministre de droite, Jean-Paul Delevoye aussi de proches de Borloo ou encore le  député-maire UDI de Valenciennes témoigne à l’évidence que la mayonnaise prend de mieux en mieux chez macro. D’autant que la participation à ces meetings dépasse et de loin celle de la plupart de ces candidats. Quand Benoît Hamon réunit 700 personnes à Marseille comme Valls à Toulouse Macron, lui, bénéficie d’une participation de 5000 personnes à Lille. Les participations à ces meetings des leaders du parti socialiste sont tellement modestes qu’à Solferino on s’interroge sur leur opportunité dans la mesure où inévitablement la comparaison est faite avec les assistantes dont bénéficient Macron. En revenant sur l’histoire ouvrière de ces « terres de combat », où se sont construits de haute lutte les « droits nouveaux » des travailleurs, Emmanuel Macron a appelé son auditoire à « être à la hauteur de cette histoire collective ». En pleine campagne de la primaire de la gauche, l’ancien banquier d’affaires a centré son discours sur le social et dévoilé en partie le volet éducatif de son programme présidentiel. L’ancien ministre a notamment proposé de diviser par deux le nombre d’élèves dans les classes de CP et CE1 situées en zone d’éducation prioritaire, ce qui suppose de mettre devant les élèves 12.000 instituteurs en plus.  Dès l’ouverture de son meeting ce samedi après-midi à Lille  le fondateur du mouvement En Marche a rendu hommage aux Hauts-de-France, terre dont il est lui-même « un enfant », lui qui est né à Amiens le 21 décembre 1977. Sur Twitter, son équipe de campagne a annoncé que 5 000 participants étaient présents : Dans une région de vieille industrie où le chômage est élevé et où le Front national réalise des scores importants, il a défendu sa vision d’une société d’émancipation qui donne à chacun ses chances. L’émancipation qu’il prône passe par des « opportunités redonnées à celles et ceux qui sont parfois bloqués, assignés à résidence, à qui la société ne propose plus rien, si ce n’est des aides et a laquelle on s’est habitué ». Pour celui qui se présente comme « le candidat du travail », tout commence par un effort sur l’éducation. Sur ce point, il a annoncé son intention, s’il est élu, de réduire réduire de moitié le nombre d’élèves des 6 000 classes de CP et de CE1 dans les zones d’éducation prioritaires, avec des enseignants mieux rémunérés dans des établissements disposant de plus d’autonomie. Alors que l’Europe est aujourd’hui la cible de nombreux responsables politiques français, il a défendu sa nécessité et estimé qu’il fallait construire avec elle une « diplomatie nouvelle » pour faire face aux défis du terrorisme et des migrations. « Nous avons besoin de l’Europe parce que l’Europe nous rend plus grands, parce que l’Europe nous fait plus forts », a-t-il dit. Face à la Chine, à la Russie et aux Etats-Unis de Donald Trump, « nous devons avoir une diplomatie indépendante et exigeante mais nous devons aussi avoir une vraie Europe de la sécurité, de la défense ».  Il a conclu son discours avec un appel au rassemblement avec ceux « qui sont aujourd’hui à droite et qui disent vouloir y rester mais ne pas s’y retrouver » et ceux « qui à gauche doutent, mais ne s’y retrouvent plus ». Et il a invité ceux qui ont peur à ne rien céder aux discours de la « haine » et du « repli » pour rejoindre « le mouvement de l’optimisme volontaire, celui de l’espérance, le nôtre ».

 

Macron : gros meeting le 10 décembre pour exploiter le boulevard du centre

 Macron : gros  meeting le 10 décembre pour exploiter le boulevard du centre

Suite à la nomination de Fillon comme représentant de la droite, les sondages montrent que Macron dispose d’un boulevard au centre. Il y a d’abord les réformistes du PS déçus de Hollande et Valls, les Juppéistes déçus d’être mis à l’écart par Fillon, aussi les jeunes de l’UDI, certains radicaux de gauche sans compter ceux du Modem dont le responsable Bayrou ne récolterait qu’atour de 6 à 7% s’il se présente pour la quatrième fois. Du coup Macron peut espérer environ 16% pour l’instant.  L’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, conforté dans sa position de troisième homme de l’élection présidentielle après le triomphe de François Fillon à la primaire de la droite, entend donc frapper un grand coup le 10 décembre à Paris. Il tiendra ce jour-là au Parc des Exposition, Porte de Versailles, le plus grand meeting à ce jour de sa campagne, lancée le 16 novembre par l’annonce de sa candidature. « Ce sera le premier véritable meeting de sa campagne », explique le secrétaire général de son mouvement, « En Marche ! », le député socialiste Richard Ferrand, selon qui Emmanuel Macron vise au moins 6.000 à 7.000 participants. Le porte-parole d’ »En Marche ! » Benjamin Griveaux parle pour sa part de 8.000 à 10.000 participants attendus. Un sondage Elabe publié mercredi confirme que l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande devance désormais le candidat de la « France insoumise », Jean-Luc Mélenchon, dans les intentions de vote de premier tour. Il recueille 16% si le chef de l’Etat porte les couleurs de la gauche de gouvernement, 14% si c’est le Premier ministre, Manuel Valls, et 17% si c’est son ancien collègue Arnaud Montebourg. « La vraie question pour nous c’est de préserver la dynamique dans laquelle nous sommes et d’accélérer. Et donc d’avoir une offre politique qui est claire », a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors d’un déjeuner avec des journalistes. Selon Richard Ferrand, l’objectif de la réunion publique du 10 décembre sera à la fois de mobiliser les partisans de l’ex-ministre et de préciser ses propositions. Depuis le 16 novembre, le nombre d’adhésions à « En Marche ! » est passé de 94.000 à près de 115.000. Dans la foulée de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite dimanche, « En Marche ! » a notamment enregistré le ralliement public de 130 cadres et militants de la composante jeunes de l’UDI (centre). Selon Richard Ferrand, « des gens engagés au Modem », le parti centriste présidé par François Bayrou, qui laisse planer le doute sur ses intentions, « manifestent leur intérêt ». « Nous recevons beaucoup de messages de gens qui étaient engagés dans les campagnes d’Alain Juppé et de Nathalie Kociusko-Morizet », deux des rivaux malheureux de François Fillon, assure pour sa part Benjamin Griveaux. Le nombre de parlementaires qui soutiennent publiquement Emmanuel Macron tourne toujours autour de la quarantaine. Mais le porte-parole du mouvement assure que de nombreux élus du Parti socialiste, notamment, « posent des question » sur « En Marche ! » et le projet de l’ancien ministre. Une partie des élus nationaux du Parti des radicaux de gauche (PRG), allié traditionnel du PS, ont déjà fait le choix de soutenir l’ancien ministre, comme le sénateur Jacques Mézard ou le député Jacques Krabal.




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