Archive pour le Tag 'Médicaments'

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Médicaments : une victime punie ou la justice au service des lobbys pharmaceutiques

Médicaments : une victime punie ou la justice au service des lobbys pharmaceutiques

Un retraité, victime d’accident médicamenteux, vient d’être condamné à payer 4.000 euros aux labos et aux médecins qu’il attaquait. Un cas qui illustre la défaillance du droit français.  Des tas d’occupations, un goût pour le jogging sur le stade près de chez lui, une santé de fer après une vie professionnelle bien remplie. Christian Cammas, un Girondin aujourd’hui âgé de 79 ans, aurait pu couler une retraite paisible si son généraliste n’avait pas fait un excès de zèle en lui prescrivant un médicament inutile. « C’était en 1999. Il m’a donné une statine, soi-disant pour faire tomber mon taux de cholestérol qui n’était pas bien haut. Je n’avais jamais eu de problèmes cardiaques, j’étais sportif et plutôt mince, j’ai compris plus tard que ça ne se justifiait pas vraiment médicalement », raconte le retraité. Très vite, ce dernier se plaint à son médecin : « Je me sentais fatigué, à bout de forces ». « Vous vieillissez », répond invariablement le praticien. Un autre prescripteur refait la même ordonnance. Jusqu’au jour où Christian Cammas se retrouve « comme infirme, incapable de lever les bras, perclus de douleurs effroyables ». A force de patience et de séances de kiné, le retraité finit par récupérer. Durant ces mois pénibles, en août 2001, le traitement est retiré du marché par le laboratoire qui le commercialisait à cause notamment de possibles effets secondaires très graves au niveau musculaire. « J’ai décidé de porter plainte mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. Je n’avais pas les moyens de payer un avocat », détaille-Christian Cammas. Au terme d’un long périple devant les juridictions civiles, de Bordeaux jusqu’à Lille et Douai, le retraité girondin, épaulé par l’association Association Aide Aux Victimes Accidents de Médicaments (AAAVAM), vient d’apprendre… que la demande d’expertise médicale qu’il avait faite pour essayer de prouver le lien de cause à effet entre la prise du médicament et ses troubles était rejetée. Pire, il découvre qu’il est condamné! Coupable d’être victime? Un arrêt de la cour d’appel de Douai du 20 décembre 2012 lui enjoint de payer la somme de 4.000 euros pour remboursement de leurs frais d’avocats au fabricant, au distributeur du médicament et aux deux médecins prescripteurs. « Ca m’a mangé dix ans de ma vie et on me demande de payer! Je n’y comprends rien », se désole-t-il aujourd’hui. Interrogé par leJDD, son avocat Mathieu Julien Simonet reconnaît que le dossier n’était pas facile car « engagé plusieurs années après le retrait du médicament du marché » et donc susceptible de se voir opposer la prescription. « Au-delà de cette décision scandaleuse de faire payer 4.000 euros à quelqu’un qui réclame justice avec de solides arguments, la procédure n’est pas bien adaptée aux cas de victimes d’accidents médicamenteux. Les problèmes sont nombreux : le délai de prescription mais aussi la nécessité de démontrer la faute du laboratoire au moment de la conception et dans le cadre de la pharmacovigilance par exemple », commente Me Simonet. Autre écueil, selon cet avocat, « le fait que les tribunaux refusent souvent d’ordonner des expertises médicales » : « Cela revient à préjuger que la personne qui se présente comme victime ne l’est pas »! Professeur à l’Université Paris Descartes où elle codirige l’Institut Droit et Santé, Anne Laude confirme que « le régime d’indemnisation des accidents médicamenteux est défavorable aux victimes », a fortiori depuis la transposition en droit français en 1998 de la directive européenne du 25 juillet 1985. La juriste, coauteur du Droit de la santé (PUF), voit « quatre raisons principales » aux difficultés rencontrées par les victimes. Premièrement, elles ne peuvent agir qu’à l’encontre du producteur du médicament. Deuxièmement, elles sont soumises à des délais très serrés pour engager une action en justice : dix ans après la mise en circulation du produit (alors que l’exemple du Distilbène a montré que les dommages peuvent apparaître très tardivement) et trois ans après la survenue de l’accident. Troisièmement, le labo n’est pas responsable quand il prouve qu’il ne connaissait pas l’existence d’un défaut au moment où le médicament a été mis en circulation. « Le droit français considère que le risque de l’inconnu ne doit pas être supporté par le producteur mais par la victime », commente Anne Laude. Enfin, quatrième obstacle, « la responsabilité du labo est écartée dès lors que l’information sur la notice est suffisante ».

 

Médicaments : baisse des ventes

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Médicaments : baisse des ventes  

Crise de confiance, baisse du pouvoir d’achat, rationalisation des ordonnances, sans doute une peu des trois raiosn. Les ventes de médicaments sous ordonnance, qui représentent l’essentiel des volumes, ont baissé de 1,5% avec 2,53 milliards de boîtes, a indiqué aujourd’hui Jean-François Derré, directeur associé de Celtipharm.  Le volume des ventes de médicaments hors prescription est également en repli, de 0,2% avec 530 millions de boîtes (en incluant les médicaments vendus en avance de prescription). Cette baisse « n’est pas forcément une bonne nouvelle », estime M. Derré. « Ce serait positif si c’était rationalisé », souligne-t-il. Mais « la plus importante des raisons, en dehors des mesures de contrôle de la prescription de l’assurance maladie, c’est surtout la perte de confiance du médicament », selon le responsable de Celtipharm.  Les autres motifs de baisse de la consommation de médicaments sont liés pour un tiers à la diminution des prescriptions et pour les deux tiers à la baisse du panier moyen de l’ordonnance (liée notamment aux baisses de prix et à l’utilisation croissante des génériques), a précisé M. Derré.  Toutefois, exprimé en chiffre d’affaires, les ventes de médicaments en vente libre (7,6% du total) étaient en hausse d’un peu plus de 3% en 2012, alors que la valeur des médicaments prescrits baissait de 2,4%, avait déjà indiqué Celtipharme en janvier.

 

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Médicaments : 30% de réduction chez Leclerc ?

Médicaments : 30% de réduction chez Leclerc ?

 

La libéralisation de la vente de médicaments non remboursés (OTC) est l’un des chevaux de bataille du groupe Leclerc. Ce lundi 4 février, sur Canal+, Michel-Edouard Leclerc a repris l’offensive.  Le dirigeant a expliqué être en mesure d’appliquer des rabais de 25 à 30% par rapport aux prix pratiqués dans les officines. » Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment beaucoup de concurrence entre les officines (…), il y a un écart de un à deux dans le prix des produits de pharmacie. Donc, on va essayer de mettre un peu de concurrence dans ce secteur« , a-t-il détaillé. Malgré les difficultés que connaissent les grands acteurs comme Virgin, et dans une moindre mesure la Fnac, le groupe Leclerc veut s’ investir dans la distribution de biens culturels.   »On va continuer à développer des espaces culturels où la part du livre restera prépondérante, nous croyons que c’est l’offre qui fait la demande. Il y aura de la musique, toujours de la musique, plus de musique montrée« , a-t-il précisé. Ces produits seront par ailleurs vendus en ligne à partir du mois d’avril.  Pour lui, la vente de médicaments s’inscrit dans une logique, puisqu’il dispose déjà des professionnels capables d’encadrer leurs ventes : « Pour vendre de la dermo-cosmétique et du lait pour nourrissons, nous avons le pharmacien donc, à partir du moment où ils sont chez nous, nous ambitionnons de vendre des médicaments, notamment les médicaments qui ne sont plus remboursés, qui ne sont plus remboursables« , a-t-il indiqué, soulignant qu’il s’agit d’un « coup dur pour le pouvoir d’achat des patients, des consommateurs ». Michel-Edouard Leclerc s’offre même une petit pointe d’ironie : « Nous avons des pharmaciens (…). Les laboratoires, qui ont exigé cela, finalement nous ont rendu service puisque nous garantissons tous les problèmes de santé« .

 

 

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Liste noire de médicaments

Liste noire de médicaments

La revue Prescrire dévoile jeudi sa liste des « médicaments plus dangereux qu’utiles », pour lesquels elle demande le retrait du marché en raison des risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils représentent par rapport aux bénéfices apportés. Cette liste noire, qui comporte plusieurs dizaines de médicament, « à retirer du marché », a été établie sur la base d’analyses publiées dans la revue de 2010 à 2012, explique la revue. « Certains sont nouveaux, d’autres sont plus ou moins anciens mais encore autorisés, disponibles et promus », souligne la revue indépendante. En voici quelques uns : Primalan,Protopic,Motilium Mopral,Zyban

 

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Industrie pharmaceutique : profits menacés par les génériques

Industrie  pharmaceutique : profits menacés par les génériques

 

Après les économies de 1,5 milliard d’euros réalisées sur les médicaments en 2012, le gouvernement socialiste a placé la barre encore plus haut. «Entre la hausse des taxes, les baisses de prix et l’envol des génériques avec la mesure “tiers payant contre générique”, plus de 2 milliards d’euros seront économisés sur le dos des laboratoires en 2013», s’indigne Cyril ­Titeux, patron de Janssen France et président de l’Agipharm, une association de groupes pharmaceutiques internationaux. Les autorités françaises ont certes le même souci que la plupart des gouvernements: réduire le coût de la santé ou, plutôt, tenter de l’empêcher de croître démesurément sous le poids des maladies chroniques et du vieillissement de la population. Mais elles considèrent les médicaments comme le principal vecteur d’économies. «Or, avec des ventes de 22 milliards d’euros en 2011, les médicaments remboursés représentent 15,2 % des dépenses de santé dans l’Hexagone. Pourtant, ils pèsent pour plus de la moitié des économies réalisées chaque année sur les dépenses maladie», souligne Hervé Gisserot, responsable de GSK Europe et nouveau président du Leem, le syndicat de l’industrie du médicament. Résultat, les dépenses de santé ont progressé de 2,5 % en 2012 tandis que le montant des ventes de médicaments est en recul, lui, de près de 2 %. En 2013, le plongeon pourrait atteindre 2,5 %, redoutent les laboratoires. Depuis l’affaire Mediator et plus encore depuis l’arrivée de la gauche - même si le premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mi-novembre «la sortie de l’ère du soupçon» -, le dialogue est difficile entre l’industrie pharmaceutique et les pouvoirs publics. Pour ne rien arranger, les mesures d’économies sont loin d’être les seules difficultés du secteur. Les fabricants de médicaments de marque souffrent en effet de la concurrence des génériques, qui prennent peu à peu la place de leurs médicaments. De plus, ils ont du mal à les remplacer par des traitements innovants capables de répondre aux besoins pourtant nombreux: maladie d’Alzheimer, Parkinson, schizophrénie, diabète, hypertension. Les laboratoires ont beau dégager des marges encore très généreuses - les grands du secteur affichent des ratios de rentabilité nette de 17 % en moyenne en 2011 -, les trois ou quatre prochaines années seront «difficiles», prévoient les experts. Pour faire face, les labos multiplient les suppressions d’effectifs. En France, pas loin de trente plans sociaux sont déjà en cours et plusieurs laboratoires s’apprêtent à en annoncer de nouveaux. L’addition pourrait être plus salée encore avec l’encadrement à venir de la visite médicale hospitalière, qui menace quelque 2.000 commerciaux. La production pharmaceutique est aussi sur le gril. Au moins 5.500 emplois, sur 40.000 dans la production de médicaments, disparaîtront d’ici à 2015 si rien n’est fait, affirmait l’an dernier le cabinet ­Arthur D Little. On ne fabrique en France aucun des 47 nouveaux médicaments agréés en 2011 et on y produit moins d’un générique sur deux, explique Christian Lajoux, président de Sanofi France et ex-patron du Leem. «Les industriels ont des gains de compétitivité à faire, mais les pouvoirs publics doivent assouplir l’environnement, alléger le coût du travail, le rendre plus flexible…», résume Hervé Gisserot. En termes de balance commerciale et d’emplois notamment, la performance de l’industrie pharmaceutique est supérieure à celle des autres secteurs industriels, mais sa compétitivité s’effrite, souligne, de son côté, l’économiste Claude Le Pen. Pour ce dernier, il faut sortir d’«un système schizo­phrène». «D’un côté, explique-t-il, on rabote le chiffre d’affaires et les marges d’une industrie unanimement présentée comme un secteur d’avenir. De l’autre, on injecte deux fois plus d’argent dans le système de santé, au profit surtout d’institutions publiques peu compétitives.» Mieux vaudrait accepter l’idée que les industries de santé peuvent être «une solution plutôt qu’un problème» pour l’économie française, propose l’économiste.

 

Médicaments : 500 milliards d’économies potentielles dans le monde

Médicaments : 500 milliards d’économies potentielles dans le monde

Un meilleur usage des médicaments dans 186 pays permettrait d’économiser près de 500 milliards de dollars (376 milliards d’euros), estime une vaste étude de l’institut IMS Health. «Ce montant représente 8% du coût total des dépenses de santé dans les pays considérés», précise Robert Chu, président d’IMS Health France. L’institut identifie six leviers pour réaliser ces économies. Il faut surtout agir sur la non-observance des traitements, que l’on retrouve dans tous les pays, indépendamment des cultures locales, observe IMS, en soulignant qu’une prescription non observée, c’est à la fois «de l’argent gâché et une pathologie qui n’est pas guérie». La non-observance est évaluée à 270 milliards de dollars, soit plus de 50% des coûts évitables. Parmi les autres sources d’économies: une rapidité accrue des recours aux traitements (62 milliards de dollars), la limitation des antibiotiques, surtout dans les pays émergents (54 milliards), la surveillance des erreurs (42 milliards), le recours accru aux génériques (30 milliards) et la baisse de la polymédication (18 milliards). L’examen d’expériences menées dans différents pays, au Danemark, au Brésil, etc, montre que les pratiques qui fonctionnent sont celles qui mobilisent plusieurs professionnels de santé, en particulier les pharmaciens, et les autorités de tutelles. «Les mesures sont plus efficaces lorsque l’intérêt de santé publique et l’intérêt économique convergent, plutôt qu’en donnant l’impression que des économies sont réalisées sur la santé des individus», souligne Claude Le Pen, consultant d’IMS Health.

 

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