Archive pour le Tag 'Médicaments'

Médicaments en vente dans la grande distribution

Médicaments en vente dans la grande distribution

 

Alors que la ministre de la santé s’est déclaré sur Europe 1 défavorable à la commercialisation de médicaments sans ordonnance dans la grande distribution, l’organisation de

L’UFC-Que choisir défend au contraire la vente de médicaments sans ordonnance en grandes surfaces, estimant que cela permettrait un gain de pouvoir d’achat pour les Français.

Pas vraiment la fin du monopole  pharmacies mais une ouverture supplémentaire de la concurrence en faveur de la grande distribution. Certes ne sont visés que des médicaments délivrés sans ordonnance et la para pharmacie. Le problème c’est qu’aujourd’hui les marges des pharmaciens sont très étroites sur les médicaments prescrits par un médecin et que les bénéfices de l’activité proviennent essentiellement de la para pharmacie. Il faut donc s’attendre à des réactions assez dures de la part des professionnels qui vont sans doute justifier justement du caractère très professionnel de leur activité, aussi de leur déontologie. Ceci étant, si les conseils des pharmaciens sont utiles voir éventuellement indispensables, ils ne suffisent pas aujourd’hui à justifier l’exclusivité dont ils bénéficient pour la vente des médicaments. Il conviendrait certainement d’enrichir le champ d’intervention des pharmaciens dont les compétences sont bien mal utilisées et qui pourraient utilement prendre une place plus importante dans la chaîne des intervenants médicaux. Pour certaines pathologies il est clair que le pharmacien pourrait intervenir et indiquer les thérapies nécessaires. Ce qui par parenthèse permettrait de combler pour partie la désertification médicale. . Dans un rapport rendu public jeudi, l’Autorité de la concurrence préconise la vente de médicaments sans ordonnance (Doliprane, Fervex…) en grande distribution et en parapharmacies. Un moyen, selon elle, d’offrir plus de choix aux consommateurs mais aussi d’améliorer leur pouvoir d’achat. «Dans les pays de l’Union européenne qui ont ouvert le monopole pharmaceutique, on a vu des baisses de prix de 10 à 15 %, précise Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité. Cela semble également dynamiser les conditions d’accueil en officine.».

Autre préconisation du rapport de l’autorité de la concurrence, l’assouplissement des conditions de la vente en ligne. Aujourd’hui, un site Internet doit être adossé à une officine physique. Son entrepôt doit être situé à proximité. Seuls des médicaments sans ordonnance et de la parapharmacie peuvent être vendus via le Web. Des conditions jugées «trop restrictives» début mars par le premier ministre qui avait aussi plaidé pour une «plus grande transparence sur les prix». Aujourd’hui en France, seul 1 % des médicaments sans ordonnance sont vendus en ligne, contre 14 % en Allemagne.

Notons qu’il s’agit de préconisations de l’autorité de la concurrence et qu’on aurait préféré que des propositions viennent d’une autorité sanitaire L’avenir dira d’ailleurs si le gouvernement, qui veut replacer les pharmaciens au cœur du parcours de soins, est prêt à aller plus loin dans la libéralisation de cette profession. Les représentants des pharmaciens seront reçus dans dix jours au ministère de la Santé.

Les Médicaments dangereux

Les Médicaments dangereux

S’il faut convenir que la médecine a fait d’énormes progrès vis-à-vis de la plupart des pathologies grâce notamment à de nouveaux médicaments, il faut aussi admettre que l’industrie pharmaceutique a développé aussi nombreux de produits dont l’effet au mieux est de l’ordre du placebo voire qui peuvent être dangereux. Sans parler de mauvaises conditions d’utilisation des médicaments ou de contre-indications découlant de l’absorption de substances aux effets contradictoires La revue Prescrire a dévoilé jeudi sa nouvelle liste noire des médicaments à éviter en raison des risques sanitaires disproportionnés qu’ils font courir aux patients. Parmi cette liste de 93 médicaments, six nouveaux font leur apparition, comme le Décontractyl et des produits contre la toux. La liste 2019, qui recense 93 médicaments (dont 82 vendus en France) à ne pas utiliser, à défaut de les voir retirer du marché, a été établie sur la base des analyses publiées dans la revue durant neuf ans, de 2010 à 2018, explique Prescrire. Le registre des traitements critiqués – cancer, diabète, arthrose, allergies, maladie de peau, d’Alzheimer, sexualité, toux,  arrêt du  tabac, etc. –  est vaste, pour des maux graves ou bénins. Les médicaments en cause sont nouveaux ou anciens et dépassés, voire pas plus performants qu’un placebo. Dans le cas du Décontractyl, utilisé pour soulager les douleurs des contractures musculaires, en comprimé ou en baume, la revue met en cause les effets indésirables du principe actif, la méphénésine. Elle provoque somnolences, nausées, vomissements, réactions allergiques graves, abus et dépendances (effets psychotropes). La pommade, elle, expose à des atteintes cutanées graves. Autre médicament pointé du doigt: l’antitussif à base d’oxomémazine, qui regroupe de nombreux produits (Toplexil et génériques dont Humex toux sèche oxomémazine). Ses propriétés neuroleptiques exposent également à des « effets indésirables disproportionnés ». Également inscrits cette année, la pommade pour fissures anales Rectogesic, pas plus efficace qu’un placebo, mais susceptible d’entraîner des maux de têtes fréquents. Parmi les nouveaux épinglés, la cimétidine (Cimétidine Mylan et autres), autorisée pour des troubles, type brûlures d’estomac et renvois acides fait également son apparition. Elle expose à des interactions indésirables avec de très nombreux médicaments contrairement à d’autres produits de la même famille des anti-H2 (« antihistaminiques H2″).

Enfin, dernier médicament à intégrer cette liste: l’Ocaliva, prescrit pour une maladie rare. « Il aggrave souvent les principaux symptômes de la maladie (prurit et fatigue) et semble exposer à des effets indésirables hépatiques graves, parfois mortels », détaille la revue.

Déjà critiqués les années précédentes, les médicaments contre le rhume restent dans le viseur de la revue Prescrire. La liste noire épingle notamment les vasoconstricteurs décongestionnant par voies orale ou nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, la phényléphrine, la pseudoéphédrine qui est contenue dans une dizaine de médicaments et le tuaminoheptane) qui exposent à un risque de troubles cardiovasculaires graves voire mortels (poussées d’hypertension, AVC, troubles du rythme cardiaque).

Fin 2017, les autorités sanitaires ont interdit la publicité grand public pour ces vasoconstricteurs, relève auprès de l’AFP Bruno Toussaint, directeur éditorial de Prescrire. « C’est un petit pas qui montre que les autorités reconnaissent que ces produits posent problème, mais sans les retirer du marché », ajoute-t-il.

Trois médicaments de liste 2018 ont été retirés de ce bilan actualisé, à savoir un antibiotique retiré du marché mondial (Ketek), et deux autres en raison de nouvelles données qui sont en cours d’analyse par Prescrire: Uptravi pour une maladie rare et grave, et l’anticancéreux Olaparib/Lynparza.

Levothyrox et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

Levothyrox  et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

 

D’après un rapport remis au ministre de la santé concernant différents médicaments mis en cause comme le Levothyrox :»on déplore des manquements à la transparence et à la réactivité que chacun est en droit d’attendre des autorités de police sanitaire » indique le rapport.   L‘affaire du Levothyrox : le médicament pour la thyroïde dont la nouvelle formule suscite des milliers de plaintes de patients fait l’objet d’une procédure judicaire. Cette nouvelle affaire repose évidemment la question de la pertinence des avis  de l’agence du médicament (Afssaps). Une agence du médicament composé en majorité de personnalités ayant des intérêts dans l’industrie pharmaceutique ou connexe. Ce conflit d’intérêts a été dénoncé à de nombreuses reprises en particulier dans l’affaire du médiator. Un rapport de  Bernard Debré et du  directeur de l’Institut Necker avait aussi mis en exergue les conflits d’intérêts des experts de l’agence du médicament du médicament. Le problème récurrent c’est que cette agence se cale  trop souvent essentiellement sur l’avis de l’industrie pharmaceutique. La formule du médicament Levothyrox, qui est vendue à plus 3,3 millions de personnes en France, été changée en mars dernier pour des raisons de conservation. Mais plus de 9.000 personnes se sont plaintes auprès de l‘Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) de ressentir de lourds effets secondaires comme des fatigues intenses, des crampes et des vertiges. La ministre la Santé, Agnès Buzyn, qui avait exclu un retour à l‘ancienne formule, avait promis de revenir sur sa décision. “J‘ai demandé à l‘Agence du médicament qu‘elle fasse en sorte que l‘ancien Levothyrox soit accessible, de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre et ce sera disponible dans 15 jours”, avait-t-elle déclaré sur France Inter. Le laboratoire Merck a confirmé dans un communiqué la “réintroduction transitoire en France, en accord avec les autorités de Santé, de l‘ancienne formule du Levothyrox”.

 

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Non seulement nombre de médicaments achetés sans ordonnance sont inutiles  mais près de la moitié sont dangereux. Pourquoi les vendre alors ? Simplement parce que c’est sur ces médicaments trois fois plus chers  (et sur la parapharmacie), que les profits sont les plus importants tant pour les industriels que pour les pharmaciens. .  Sur les 62 médicaments les plus vendus que 60 Millions de consommateurs passés au crible, 45% sont à proscrire car leur rapport bénéfice/risque est défavorable. Prenons l’exemple de Nurofen Rhume, les auteurs de l’étude estime que « la présence d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène) et d’un vasoconstricteur (pseudoéphédrine) » dans ce médicament « est un non-sens pour traiter un nez qui coule ». Or, les auteurs soulignent aussi que les contre-indications sont très nombreuses avec ce médicament (incidences cardiovasculaire et neurologique). Par ailleurs, selon le magazine, un tiers des médicaments étudiés sont « passables » : leur efficacité n’est pas prouvée, mais ils sont généralement bien tolérés. C’est le cas du Spasfon-Lyoc. C’est un antispasmodique d’efficacité faible, selon la Haute Autorité de santé. Or, il peut entraîner des réactions allergiques, certes très rares, mais graves, comme l’œdème de Quincke ou une chute brutale de la tension artérielle. Finalement, seulement 21% d’entre eux présentent un rapport bénéfice/risque favorable, comme le Gaviscon indiqué dans le traitement du reflux gastro-œsophagien. « Il présente un bon rapport efficacité/tolérance », précise l’étude. Parmi les médicaments en libre service et dont la balance bénéfice/risque est défavorable, on retrouve une grande partie des antirhumes très connus, comme Actifed Rhume, Dolirhume ou Nurofen Rhume. Tous ces médicaments comportent une longue liste de contre-indications. Et pour cause : ils contiennent à chaque fois deux à trois composés actifs. Les effets secondaires sont nombreux : accidents cardio-vasculaires, neurologiques, psychiatriques, tachycardie… Autre enseignement de l’étude : les prix des médicaments en libre-service ont explosé. La raison ? 60 Millions de consommateurs explique qu’en 2017, les laboratoires ont consenti des baisses de prix des médicaments vendus sur ordonnances pour un montant de 500 millions d’euros. Résultat : pour compenser les marges perdues, les médicaments en libre-service voient leur prix augmenter. Par exemple, si vous avez une gastro-entérite et que vous allez chez votre médecin, il y a des chances qu’il vous prescrive du Smecta et de l’Imodium. Si vous n’allez pas chez votre médecin et que vous allez en pharmacie, on vous vendra alors du Smectalia et de l’Imodiumcaps. La différence entre les deux ? A part le prix, rien, explique le magazine. Ce sont exactement les mêmes produits. Mais ceux vendus en libre-service sont jusqu’à 2,5 fois plus chers.

La liste des médicaments à bannir

Sur les 62 médicaments étudiés, 28 comportent un rapport bénéfice/risque défavorable.

Rhume. Actifed Rhume, Actifed Rhume Jour & Nuit, Dolirhume Paracétamol et Pseudoéphédrine, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume ibuprofène/pseudoéphédrine, HumexLib paracétamol chlorphénamine.

Toux. Bronchokod sans sucre toux grasse adultes, Exomuc toux grasse orange, Fluimucil expectorant sans sucre orange, Humex toux sèche oxomémazine sans sucre, Mucomyst toux grasse orange, Toplexil sans sucre.

Mal de gorge. Angi-spray mal de gorge, Colludol, Drill, Drill miel rosat, Hexaspray, Humex mal de gorge lidocaïne-benzalkonium, Strefen sans sucre, Strepsils lidocaïne, Strepsils miel citron.

Etat grippal. Actifed états grippaux, Doli état grippal, Fervex état grippal.

Diarrhée. Ercéfuryl.

Constipation. Dulcolax, Pursennide.

 

Baisse du Remboursement de médicaments : l’industrie inquiète

Baisse du Remboursement de médicaments : l’industrie inquiète

Selon la dernière version du texte de Marisol Touraine dont a eu connaissance le Leem (fédération du médicament), le décret prévoit de retirer de cette liste des médicaments dont l’amélioration du service médical rendu est classée comme « mineure » ou « inexistante », sauf pour ceux dont les indications présenteraient un « intérêt de santé publique » et n’ayant pas d’équivalents « cliniquement pertinents ». La notion d’intérêt de santé publique risque en outre d’exclure de la liste des indications portant sur des maladies rares, estime encore M. Errard.  Le Leem ne nie pas « la légitimité à réguler économiquement » cette liste, alors que les innovations thérapeutiques onéreuses se multiplient, mais souhaiterait être associé à une réflexion avec le ministère pour discuter de certains « points critiques » du décret avant qu’il n’entre en application, ajoute-t-il. Plusieurs associations de patients, des médecins et des sociétés savantes ont également fait part de leurs inquiétudes concernant ce prochain décret, qui a été transmis au Conseil d’Etat courant février.

Les médicaments dangereux

Les médicaments dangereux

 

60 Millions de consommateurs s’inquiète de la dangerosité de certains médicaments en vente libre.  60 Millions de consommateurs alerte les Français sur l’efficacité, et même parfois la dangerosité, de certains médicaments en vente libre. Seule une minorité de ces produits pharmaceutiques, parmi les plus utilisés contre le rhume, le mal de gorge, la grippe ou les troubles intestinaux, est efficace et inoffensive selon cette étude. Le magazine a concentré son enquête sur les 61 médicaments les plus vendus tels que Actifed rhume jour et nuit, Caliptol inhalant, Fervex, Oscillococcinum, Néo-Codion ou encore Vicks vaporub, Lysopaïne, Strepsils, Gaviscon, Immodium et Microlax.  Ces médicaments ont été passés « au crible » sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien, auteur de plusieurs ouvrages sur les médicaments et l’automédication, ainsi que Hélène Berthelot, pharmacienne. Sur ces 61 médicaments, 28 sont tout simplement « à proscrire », « le rapport bénéfice/risque étant défavorable en automédication ». Vingt sont classés « faute de mieux » : leur efficacité est « faible ou non prouvée mais ils n’ont pas, peu ou très rarement d’effets indésirables », explique le journal. Seuls 13 d’entre eux - comme le sirop Clarix toux sèche, Humex adultes toux sèche dextrométhorphane abricot, Vicks vaporub, Imodiumcaps, Gaviscon menthe, Maalox sans sucre – ont un rapport bénéfice/risque favorable et sont « à privilégier ».    »Ces résultats montrent que ces médicaments, bien que vendus sans ordonnance, ne sont pas des produits de consommation comme les autres », commente le journal dans un communiqué. Les médicaments à proscrire, selon 60 Millions de consommateurs, « comportent trop de contre-indications et des effets indésirables disproportionnés pour soigner des maux passagers, sans compter que certains contiennent des substances inefficaces ». Le journal met en garde en particulier sur les médicaments associant plusieurs substances (par exemple le paracétamol combiné au pseudoéphédrine et tripolidine) qui décuplent les risques d’accidents cardio-vasculaires et neurologiques.  La part de marché de l’automédication en France (en volume) est limitée à 15,4% (-0,3 point) pour une moyenne européenne de 32,3% en 2014. Mais les industriels du médicament estiment que l’automédication a sa place pour traiter des pathologies mineures dont la prise en charge financière n’est plus considérée comme prioritaire. Pourtant, la pratique est jugée à risque par de nombreux professionnels de santé en raison des éventuels effets secondaires, des interactions médicamenteuses ou encore du non respect de la durée des traitements.

Médicaments : baisse des remboursements ?

Médicaments : baisse des remboursements ?

 

Un groupe de travail mis en place par le gouvernement propose une  remise à plat des taux de remboursement. On préconise notamment un taux unique mais globalement le remboursement moyen serait réduit. Certain médicaments n’étant plus remboursés et d’autres moins. Dans l’un de ces scénarios, on  propose notamment que les médicaments dont le service médical rendu est jugé « faible » ne soient plus remboursés à hauteur de 15% par la Sécurité sociale comme c’est le cas actuellement, annoncent Les Echos ce jeudi. Parmi les possibilités envisagées figure également « un taux unique de remboursement » contre les trois existants aujourd’hui (15, 30 et 60%), dont le montant n’a pas été fixé. Enfin, la responsable évoque la création d’un « remboursement dérogatoire temporaire », par exemple pour les médicaments rendant un service médical faible mais sans alternative thérapeutique, précise le quotidien qui a eu copie d’un document rassemblant ces pistes de réflexion.

Médicaments : prix de 1 à 4

Médicaments : prix  de 1 à 4

 

Selon les officines, un même médicament peut être vendu quatre fois plus cher d’après l’association de familles rurales. Par exemple, le sérum Physiologica est vendu 1,95 euro dans une pharmacie, mais 8 euros dans une autre. Même chose pour l’Arnigel, une crème antidouleur : vous la trouvez à 2,79 euros dans une pharmacie, mais à 8,90 euros dans une autre. On constate aussi des écarts de prix de 2 à 3 pour l’Activir, l’Immodium, le Maalox, le Nurofen, l’Humex, le Rennie ou l’Hextril. En fait, il n’y a pas vraiment de pharmacies plus chères. En revanche, chacune met en avant, devant la caisse, ses produits d’appel, des prix barrés, en promotion, qui sont réellement 15% moins cher qu’ailleurs. Pour faire des économies, il faudrait comparer chaque produit dans chaque pharmacie. C’est infaisable. À moins de conserver les tickets de caisse. Et encore ! Depuis le 1er juillet dernier, les médicaments n’ont plus de vignettes sur les boîtes. Les pharmaciens indiquent juste les prix sur le ticket de caisse, sans mettre le nom du produit associé. Ce que dénonce Familles Rurales. La vente de médicaments se développe aussi sur internet. Là, les écarts de prix sont encore plus importants : de 1 à 4,4 fois plus cher selon les sites pour l’Activir. Sur la Toile, on trouve des médicaments parfois 1 euro moins cher qu’en pharmacie.  Mais attention : au bout de la commande, vous avez des frais de port (entre 5 et 10 euros). Pour une seule boîte, c’est moins intéressant qu’en pharmacie. Sur internet, on peut vite se retrouver sur des sites frauduleux, sur lesquels on n’a aucune garantie sur les médicaments. Il faut se rendre uniquement sur les sites agréés par l’Ordre des pharmaciens, sur lesquels vous devez remplir une fiche avec vos allergies. Seulement deux sites sur trois le demandent vraiment. En 2015, vous verrez un nouveau logo vert européen qui validera tous les sites homologués.

Sondage santé : Trop de médicaments pour 90%

Sondage santé : Trop de médicaments pour 90%

D’après un sondage IPSOS 90% des français estiment qu’on leur prescrit  trop de médicaments. Les statistiques ne leur donne pas complètement tort. Avec plus de 20 milliards d’euros dépensés par an, les remboursements de médicaments sont un des principaux postes de dépenses, et donc d’économies, de l’Assurance-maladie. C’est d’ailleurs une des pistes évoquées par Marisol Touraine pour réaliser 10 milliards d’euros d’économies dans la santé d’ici 2017. Les sondés sont aussi 37 % à penser avoir subi des examens redondants. Là encore, les chiffres officiels leur donne raison. L’Académie de médecine liste elle-même les dérives dans un rapport récent: l’échographie «facile et peu coûteuse» effectuée «banalement», les dépistages du cancer du sein réalisés «en dehors des protocoles», les examens biologiques «pas toujours judicieux» et la chirurgie «entraînée par son succès». Il est possible de réduire de 10 % en cinq ans le nombre d’actes de biologie en développant les référentiels de prescription, ce qui dégagerait 300 millions d’euros, estime pour leur part les Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF), dans un rapport publié en juillet 2012 ayant valeur de bible pour qui veut réduire les dépenses de la Sécu. De la même manière, 200 millions pourraient être épargnés en radiologie, et 150 millions en kinésithérapie. Enfin, les Français craignent que 88 % des utilisateurs du système (donc eux-mêmes) abusent du système de santé. Difficile de trouver, cette fois, une confirmation de ce sentiment dans les chiffres. Selon le rapport 2013 de la délégation nationale à la lutte contre la fraude, les professionnels de santé s’avèrent les plus gros fraudeurs à l’assurance-maladie, bien plus que les assurés. Sur les 156,3 millions d’euros de fraudes détectées en 2010, plus des deux tiers ont été de leur fait, résultant d’erreurs de facturation, de prestations fictives à l’assurance-maladie ou de falsifications d’ordonnances.

 

Pharmaciens : rémunérés désormais sur le nombre de médicaments et non sur le prix

Pharmaciens : rémunérés désormais sir le nombre de médicaments et non sur le prix

 

Aujourd’hui, les pharmaciens vendent 2,5 milliards de boîtes de médicaments par an et ils perçoivent 5,3 milliards d’euros de marge calculée sur le prix des médicaments prescrits, explique Philippe Gaertner, président de la FSPF. En 2016, pour des ventes identiques, les pharmaciens recevront toujours 5,3 milliards d’euros «mais 2,5 milliards d’euros proviendront des honoraires de dispensation». L’accord, qui prévoit 0,80 centime d’honoraires de dispensation par boîte en 2015 et un euro en 2016, augmente les sommes perçues sur les médicaments les moins chers et l’abaisse sur les plus chers. Par exemple, une boîte achetée 1,50 euro au fabricant dégagera un honoraire de 1 euro, soit un montant beaucoup plus élevé que la marge actuelle. À l’inverse, un traitement acheté 100 euros au fabricant rapportera 11,91 euros de marge et 1 euro d’honoraires, soit un total de 12,91 euros contre 14,22 euros aujourd’hui. Cette étape «historique» vise à «détacher la rémunération des officines du prix des médicaments», explique Philippe Gaertner. Elle devrait être suivie, à terme, d’un nouvel accord permettant de dissocier les émoluments des officines du volume de médicaments délivrés. L’accord signé mercredi inclut par ailleurs une autre avancée. Sur le modèle du suivi des patients prenant des anticoagulants oraux AVK, mis en place fin 2013, ils pourront être payés pour suivre les patients souffrant de maladies chroniques et gagner 40 euros par an et par patient pour les pathologies concernées.

 

Economies sur les médicaments : l’industrie renâcle

Economies sur les médicaments : l’industrie renâcle

 

 

La fédération des industriels du médicament, le Leem, a annoncé aujourd’hui sa décision de suspendre sa participation aux travaux du Comité stratégique des industries de santé et du comité de filière pour « dénoncer le plan d’économies sur le médicament » annoncé par le gouvernement. Le conseil d’administration du Leem, qui s’est réuni mercredi, « dénonce le plan d’économies sur le médicament annoncé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé » Marisol Touraine, déclare la fédération dans un communiqué. Il a également décidé « d’annuler la tenue des prochaines Rencontres internationales de recherche (RIR), programmées le 4 décembre prochain ». D’autre part, les industriels font part de leurs « plus vives réserves sur l’issue des négociations du Pacte de responsabilité pour la branche, au regard du plan d’économies annoncé par la ministre ». Pour le président du Leem, Patrick Errard cité dans le communiqué, les mesures d’économies envisagées par le gouvernement « sont en contradiction totale avec les ambitions stratégiques poursuivies par le Président de la République et par le gouvernement ». Les entreprises du médicament demandent au gouvernement « d’engager un dialogue » en vue d’un « retour à un niveau de contribution juste et proportionné du médicament » aux économies de santé.

 

Médicaments: baisse de remboursement

Médicaments:  baisse de remboursement

Il y aura certes certaines baisses de prix mais comme il faut réaliser des économies de 10 milliards, il y aura auusi des baisses de remboursement et  des nouveaux médicaments non remboursés. Avant les élections européennes, Marisol Touraine n’a pas voulu entrer dans les détails.  Des baisses des prix des médicaments permettront de réaliser 3,5 milliards d’euros d’économies sur les dépenses d’assurance-maladie d’ici 2017, annonce la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans un entretien aux Echos à paraître vendredi. Dix des 50 milliards d’économies prévus par le gouvernement d’ici 2017 pour tenir ses engagements de réduction du déficit et financer les baisses de charges pour les entreprises portent sur les dépenses d’assurance-maladie. Selon Les Echos, Marisol Touraine précise que 3,5 milliards viendront de la baisse des prix des produits de santé et près d’un autre milliard du développement de la chirurgie dite « ambulatoire », c’est-à-dire sans hospitalisation. La « une » du quotidien économique, qui n’avait pas encore publié l’intégralité de l’entretien, ne mentionne pas les autres dispositions visant à atteindre les 10 milliards d’économies au total. Les dépenses de santé ont été inférieures de 1,4 milliard d’euros aux prévisions en 2013. Le programme de stabilité de la France pour la période 2015-2017, présenté mercredi, prévoit de limiter la hausse des dépenses d’assurance-maladie à 2,0% par an en moyenne sur ces trois années.

Sécu : une économie de 20 milliards avec de nombreux médicaments non remboursés

Sécu : une économie de 20 milliards avec de nombreux médicaments non remboursés  

 

20 milliards à économiser pour la sécu, un pari presqu’’impossible sans une réduction drastique du remboursement des médicaments et sans réforme de l’hôpital. Sur les 50 milliards d’économies annoncés, le Premier ministre a précisé mercredi qu’au total plus de 20 incomberont à la Sécurité sociale, de nouveaux efforts en vue à la fois sur les dépenses maladie et le système de prestations sociales. A elle seule, l’assurance maladie, branche la plus déficitaire de la Sécu (6,1 milliards en 2014), devra supporter 10 des 50 milliards d’économies promis d’ici 2017 pour financer le Pacte de responsabilité.  Or, les efforts engagés par l’assurance maladie sont déjà très lourds. Pour 2014, 2,9 milliards d’économies sont ainsi escomptés, avec un nouveau tour de vis sur les médicaments. Les dépenses de santé ne devront pas progresser de plus de 2,4%.  Réduire cet objectif de progression des dépenses à moins de 2% permettrait de dégager près d’un milliard par an. « C’est sans doute très difficile, mais pas impossible à terme « , analyse Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé de Sciences Po qui cite comme autres mesures possibles la réorganisation du panier de soins pris en charge par la Sécu, le développement des génériques ou encore la lutte contre le gaspillage.  Tabuteau, « si on abaisse mécaniquement le taux de dépenses, le système va exploser. Si on veut gagner des milliards, il faut restructurer le système pour que ce qui se faisait à l’hôpital se fasse en ville » et cela suppose « de vraies réformes de structure ». « C’est un défi redoutable » mais « c’est fondamental », dit-il.  Du côté des professionnels de santé, l’objectif des « 10 milliards d’euros est jugé « réalisable ». « Il faut investir davantage dans les soins de ville, soigner en ville avant d’aller à l’hôpital », plaide Claude Leicher président du premier syndicat de médecins généralistes, MG France.   »Vu les niveaux auxquels Valls veut arriver, on ne peut plus uniquement impliquer la médecine de ville et jouer sur les génériques. Il faut impliquer l’hôpital (…) », renchérit Jean-Paul Ortiz, président du 1er syndicat de médecins libéraux (CSMF). Selon lui, l’impact d’une réforme serait « très rapide et très lourd ».  La fédération hospitalière de France se dit également prête « à accompagner les pouvoirs publics dans leur volonté de réforme ». Se sachant dans le collimateur, la FHF va dévoiler jeudi un plan de 5 milliards d’économies.  Ces orientations devraient être au coeur de la stratégie nationale de santé que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine doit présenter à l’été.  Si les efforts de l’assurance maladie semblent identifiés, où trouver les 11 milliards dans « d’autres dépenses de Sécurité sociale » évoqués mercredi matin par M. Valls?  La tache s’annonce ardue, d’autant plus que les baisses de cotisations prévues dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité sont synonymes de recettes en moins. Sur ce point, Marisol Touraine s’est voulue rassurante mercredi en précisant que « la totalité » de ces baisses « seront intégralement compensées pour la Sécurité sociale ».  Selon M. Valls, « on peut trouver des pistes sur la gestion des caisses de Sécurité sociale ». La veille, il avait déclaré qu’une partie des économies viendrait « d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations ».  Concernant les prestations, les marges de manœuvre semblent limitées pour le gouvernement, qui a annoncé il y a quelques mois un plan pauvreté, a déjà réformé les retraites et la politique familiale (baisse du plafond du quotient familial notamment).  D’où l’inquiétude des associations du collectif Alerte face « aux économies annoncées, en particulier sur les dotations aux collectivités territoriales qui font de l’action sociale ». Le collectif demande « que le Plan de lutte contre la pauvreté soit financièrement sanctuarisé », notamment l’engagement d’augmenter le RSA socle de 10% d’ici 2017.   »Hors de question de toucher aux politiques de solidarité », a prévenu le numéro un de la CFDT Laurent Berger.   »S’agit-il d’un effet d’annonce? Dans les 11 milliards, faut-il compter les 7 milliards d’économies prévus d’ici 2020 par la dernière réforme des retraites? », s’interrogeait pour sa part Philippe Pihet de Force ouvrière.

 

Médicaments : bientôt Un code d’efficacité

Médicaments : bientôt Un code d’efficacité

Le ministère de la Santé ne confirme ni l’infirme pour l’heure l’information. Selon un « document confidentiel » que Le Parisien/Aujourd’hui en France dit avoir consulté, un code indiquant le « service médical rendu » (SMR) devra être appliqué sur chaque boîte de médicaments remboursables en 2014. Ce code pourra indiquer « important », « modéré » ou « insuffisant ». « Les autorités voudraient profiter de la disparition programmée des petites vignettes autocollantes blanches, bleues ou oranges, pour imposer aux laboratoires pharmaceutiques de faire figurer sur ou dans les boîtes des médicaments remboursables ce SMR« , indique le quotidien. Le but : connaître la réelle efficacité du produit que prend le patient. Cette mesure permettrait « une meilleure information des usagers, une meilleure démocratie sanitaire et finalement une meilleure transparence« , réagit le professeur Gilles Bouvenot, président de la Commission de transparence de la Haute autorité de santé, joint par France Info.

 

Médicaments : 10 milliards d’économies possibles ?

Médicaments : 10 milliards d’économies possibles ?

. Une étude, présentée lundi, affirme que des réductions de coût de dix milliards d’euros pourraient être obtenues en trois ans. Cette étude met en avant un recours trop faible aux génériques, une marge trop élevée pour les pharmaciens ainsi qu’un manque d’informations indépendantes transmises aux médecins. Des faiblesses largement identifiées, que les autorités tentent régulièrement de pallier depuis quelques années. Sur le plan du coût des médicaments, des économies de plus d’un milliard d’euros ont été ainsi exigées depuis plusieurs années des laboratoires pharmaceutiques. En 2012, entre les baisses de prix imposées sur les traitements et le recours accru aux génériques, avec la campagne «tiers payant contre génériques», les économies se sont élevées à 1,5 milliard d’euros, souligne une porte-parole du Leem, le syndicat français des fabricants de médicaments. « Le paracétamol n’est pas substituable en France. Mais, c’est essentiellement pour préserver l’emploi » Claude Le Pen, économiste de la santé  L’étude, délivrée par la députée écologiste européenne Michèle Rivasi et le professeur Philippe Even, qui a récemment condamné en vrac l’utilisation de bon nombre de médicaments, pointe des prescriptions peu adaptées. «Il est vrai qu’en France, les ­médecins prescrivent trop d’anti cholestérol récents et chers alors qu’ils n’apportent aucune amélioration par rapport aux traitements plus anciens», confirme un généraliste. Mais leur argumentation est, dans l’ensemble, assez contestable, déplorent plusieurs observateurs. Ils soulignent ainsi qu’en Italie, le coût des médicaments en ville et à l’hôpital s’élève pour 2012 à 17,8 milliards d’euros contre 35,5 milliards pour la France, soit 85 % de plus à populations égales pour les mêmes résultats sanitaires. Or, ce calcul est faux, souligne l’économiste de la santé Claude Le Pen, «puisqu’à chiffres comparables entre les deux pays, c’est-à-dire hors taxes et marge des pharmaciens, le coût des médicaments en France, hors non-remboursables s’élève à 25 milliards d’euros seulement». Par ailleurs, une étude de la Sécurité sociale affirmait l’an dernier que la France est passée en 2010 de la 4e à la 6e place dans le classement des pays OCDE en termes de dépenses de produits pharmaceutiques par habitant, derrière les États-Unis, le Canada, l’Irlande, la Grèce et l’Allemagne. Il y a aussi des arguments économiques à regarder «en face», note Claude Le Pen. «Le paracétamol n’est pas substituable en France. Mais, c’est essentiellement pour préserver l’emploi. La production du Doliprane de Sanofi, en Rhône-Alpes et celle de l’Efferalgan chez BMS, ex-Upsa, à Agen, préserve des centaines d’emplois», estime l’économiste. De toute façon, de l’avis général des économistes, le problème du coût de la santé en France, ce n’est plus le médicament, mais plutôt l’hôpital. Le médicament représente 18 % des dépenses de santé mais plus de 50 % des économies nouvelles réalisées chaque année. Les dépenses hospitalières pèsent, à l’inverse, pour plus de la moitié des coûts de l’Assurance-maladie.

Médicaments : une victime punie ou la justice au service des lobbys pharmaceutiques

Médicaments : une victime punie ou la justice au service des lobbys pharmaceutiques

Un retraité, victime d’accident médicamenteux, vient d’être condamné à payer 4.000 euros aux labos et aux médecins qu’il attaquait. Un cas qui illustre la défaillance du droit français.  Des tas d’occupations, un goût pour le jogging sur le stade près de chez lui, une santé de fer après une vie professionnelle bien remplie. Christian Cammas, un Girondin aujourd’hui âgé de 79 ans, aurait pu couler une retraite paisible si son généraliste n’avait pas fait un excès de zèle en lui prescrivant un médicament inutile. « C’était en 1999. Il m’a donné une statine, soi-disant pour faire tomber mon taux de cholestérol qui n’était pas bien haut. Je n’avais jamais eu de problèmes cardiaques, j’étais sportif et plutôt mince, j’ai compris plus tard que ça ne se justifiait pas vraiment médicalement », raconte le retraité. Très vite, ce dernier se plaint à son médecin : « Je me sentais fatigué, à bout de forces ». « Vous vieillissez », répond invariablement le praticien. Un autre prescripteur refait la même ordonnance. Jusqu’au jour où Christian Cammas se retrouve « comme infirme, incapable de lever les bras, perclus de douleurs effroyables ». A force de patience et de séances de kiné, le retraité finit par récupérer. Durant ces mois pénibles, en août 2001, le traitement est retiré du marché par le laboratoire qui le commercialisait à cause notamment de possibles effets secondaires très graves au niveau musculaire. « J’ai décidé de porter plainte mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. Je n’avais pas les moyens de payer un avocat », détaille-Christian Cammas. Au terme d’un long périple devant les juridictions civiles, de Bordeaux jusqu’à Lille et Douai, le retraité girondin, épaulé par l’association Association Aide Aux Victimes Accidents de Médicaments (AAAVAM), vient d’apprendre… que la demande d’expertise médicale qu’il avait faite pour essayer de prouver le lien de cause à effet entre la prise du médicament et ses troubles était rejetée. Pire, il découvre qu’il est condamné! Coupable d’être victime? Un arrêt de la cour d’appel de Douai du 20 décembre 2012 lui enjoint de payer la somme de 4.000 euros pour remboursement de leurs frais d’avocats au fabricant, au distributeur du médicament et aux deux médecins prescripteurs. « Ca m’a mangé dix ans de ma vie et on me demande de payer! Je n’y comprends rien », se désole-t-il aujourd’hui. Interrogé par leJDD, son avocat Mathieu Julien Simonet reconnaît que le dossier n’était pas facile car « engagé plusieurs années après le retrait du médicament du marché » et donc susceptible de se voir opposer la prescription. « Au-delà de cette décision scandaleuse de faire payer 4.000 euros à quelqu’un qui réclame justice avec de solides arguments, la procédure n’est pas bien adaptée aux cas de victimes d’accidents médicamenteux. Les problèmes sont nombreux : le délai de prescription mais aussi la nécessité de démontrer la faute du laboratoire au moment de la conception et dans le cadre de la pharmacovigilance par exemple », commente Me Simonet. Autre écueil, selon cet avocat, « le fait que les tribunaux refusent souvent d’ordonner des expertises médicales » : « Cela revient à préjuger que la personne qui se présente comme victime ne l’est pas »! Professeur à l’Université Paris Descartes où elle codirige l’Institut Droit et Santé, Anne Laude confirme que « le régime d’indemnisation des accidents médicamenteux est défavorable aux victimes », a fortiori depuis la transposition en droit français en 1998 de la directive européenne du 25 juillet 1985. La juriste, coauteur du Droit de la santé (PUF), voit « quatre raisons principales » aux difficultés rencontrées par les victimes. Premièrement, elles ne peuvent agir qu’à l’encontre du producteur du médicament. Deuxièmement, elles sont soumises à des délais très serrés pour engager une action en justice : dix ans après la mise en circulation du produit (alors que l’exemple du Distilbène a montré que les dommages peuvent apparaître très tardivement) et trois ans après la survenue de l’accident. Troisièmement, le labo n’est pas responsable quand il prouve qu’il ne connaissait pas l’existence d’un défaut au moment où le médicament a été mis en circulation. « Le droit français considère que le risque de l’inconnu ne doit pas être supporté par le producteur mais par la victime », commente Anne Laude. Enfin, quatrième obstacle, « la responsabilité du labo est écartée dès lors que l’information sur la notice est suffisante ».

 

Médicaments : baisse des ventes

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Médicaments : baisse des ventes  

Crise de confiance, baisse du pouvoir d’achat, rationalisation des ordonnances, sans doute une peu des trois raiosn. Les ventes de médicaments sous ordonnance, qui représentent l’essentiel des volumes, ont baissé de 1,5% avec 2,53 milliards de boîtes, a indiqué aujourd’hui Jean-François Derré, directeur associé de Celtipharm.  Le volume des ventes de médicaments hors prescription est également en repli, de 0,2% avec 530 millions de boîtes (en incluant les médicaments vendus en avance de prescription). Cette baisse « n’est pas forcément une bonne nouvelle », estime M. Derré. « Ce serait positif si c’était rationalisé », souligne-t-il. Mais « la plus importante des raisons, en dehors des mesures de contrôle de la prescription de l’assurance maladie, c’est surtout la perte de confiance du médicament », selon le responsable de Celtipharm.  Les autres motifs de baisse de la consommation de médicaments sont liés pour un tiers à la diminution des prescriptions et pour les deux tiers à la baisse du panier moyen de l’ordonnance (liée notamment aux baisses de prix et à l’utilisation croissante des génériques), a précisé M. Derré.  Toutefois, exprimé en chiffre d’affaires, les ventes de médicaments en vente libre (7,6% du total) étaient en hausse d’un peu plus de 3% en 2012, alors que la valeur des médicaments prescrits baissait de 2,4%, avait déjà indiqué Celtipharme en janvier.

 

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Médicaments : 30% de réduction chez Leclerc ?

Médicaments : 30% de réduction chez Leclerc ?

 

La libéralisation de la vente de médicaments non remboursés (OTC) est l’un des chevaux de bataille du groupe Leclerc. Ce lundi 4 février, sur Canal+, Michel-Edouard Leclerc a repris l’offensive.  Le dirigeant a expliqué être en mesure d’appliquer des rabais de 25 à 30% par rapport aux prix pratiqués dans les officines. » Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment beaucoup de concurrence entre les officines (…), il y a un écart de un à deux dans le prix des produits de pharmacie. Donc, on va essayer de mettre un peu de concurrence dans ce secteur« , a-t-il détaillé. Malgré les difficultés que connaissent les grands acteurs comme Virgin, et dans une moindre mesure la Fnac, le groupe Leclerc veut s’ investir dans la distribution de biens culturels.   »On va continuer à développer des espaces culturels où la part du livre restera prépondérante, nous croyons que c’est l’offre qui fait la demande. Il y aura de la musique, toujours de la musique, plus de musique montrée« , a-t-il précisé. Ces produits seront par ailleurs vendus en ligne à partir du mois d’avril.  Pour lui, la vente de médicaments s’inscrit dans une logique, puisqu’il dispose déjà des professionnels capables d’encadrer leurs ventes : « Pour vendre de la dermo-cosmétique et du lait pour nourrissons, nous avons le pharmacien donc, à partir du moment où ils sont chez nous, nous ambitionnons de vendre des médicaments, notamment les médicaments qui ne sont plus remboursés, qui ne sont plus remboursables« , a-t-il indiqué, soulignant qu’il s’agit d’un « coup dur pour le pouvoir d’achat des patients, des consommateurs ». Michel-Edouard Leclerc s’offre même une petit pointe d’ironie : « Nous avons des pharmaciens (…). Les laboratoires, qui ont exigé cela, finalement nous ont rendu service puisque nous garantissons tous les problèmes de santé« .

 

 

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Liste noire de médicaments

Liste noire de médicaments

La revue Prescrire dévoile jeudi sa liste des « médicaments plus dangereux qu’utiles », pour lesquels elle demande le retrait du marché en raison des risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils représentent par rapport aux bénéfices apportés. Cette liste noire, qui comporte plusieurs dizaines de médicament, « à retirer du marché », a été établie sur la base d’analyses publiées dans la revue de 2010 à 2012, explique la revue. « Certains sont nouveaux, d’autres sont plus ou moins anciens mais encore autorisés, disponibles et promus », souligne la revue indépendante. En voici quelques uns : Primalan,Protopic,Motilium Mopral,Zyban

 

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Industrie pharmaceutique : profits menacés par les génériques

Industrie  pharmaceutique : profits menacés par les génériques

 

Après les économies de 1,5 milliard d’euros réalisées sur les médicaments en 2012, le gouvernement socialiste a placé la barre encore plus haut. «Entre la hausse des taxes, les baisses de prix et l’envol des génériques avec la mesure “tiers payant contre générique”, plus de 2 milliards d’euros seront économisés sur le dos des laboratoires en 2013», s’indigne Cyril ­Titeux, patron de Janssen France et président de l’Agipharm, une association de groupes pharmaceutiques internationaux. Les autorités françaises ont certes le même souci que la plupart des gouvernements: réduire le coût de la santé ou, plutôt, tenter de l’empêcher de croître démesurément sous le poids des maladies chroniques et du vieillissement de la population. Mais elles considèrent les médicaments comme le principal vecteur d’économies. «Or, avec des ventes de 22 milliards d’euros en 2011, les médicaments remboursés représentent 15,2 % des dépenses de santé dans l’Hexagone. Pourtant, ils pèsent pour plus de la moitié des économies réalisées chaque année sur les dépenses maladie», souligne Hervé Gisserot, responsable de GSK Europe et nouveau président du Leem, le syndicat de l’industrie du médicament. Résultat, les dépenses de santé ont progressé de 2,5 % en 2012 tandis que le montant des ventes de médicaments est en recul, lui, de près de 2 %. En 2013, le plongeon pourrait atteindre 2,5 %, redoutent les laboratoires. Depuis l’affaire Mediator et plus encore depuis l’arrivée de la gauche - même si le premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mi-novembre «la sortie de l’ère du soupçon» -, le dialogue est difficile entre l’industrie pharmaceutique et les pouvoirs publics. Pour ne rien arranger, les mesures d’économies sont loin d’être les seules difficultés du secteur. Les fabricants de médicaments de marque souffrent en effet de la concurrence des génériques, qui prennent peu à peu la place de leurs médicaments. De plus, ils ont du mal à les remplacer par des traitements innovants capables de répondre aux besoins pourtant nombreux: maladie d’Alzheimer, Parkinson, schizophrénie, diabète, hypertension. Les laboratoires ont beau dégager des marges encore très généreuses - les grands du secteur affichent des ratios de rentabilité nette de 17 % en moyenne en 2011 -, les trois ou quatre prochaines années seront «difficiles», prévoient les experts. Pour faire face, les labos multiplient les suppressions d’effectifs. En France, pas loin de trente plans sociaux sont déjà en cours et plusieurs laboratoires s’apprêtent à en annoncer de nouveaux. L’addition pourrait être plus salée encore avec l’encadrement à venir de la visite médicale hospitalière, qui menace quelque 2.000 commerciaux. La production pharmaceutique est aussi sur le gril. Au moins 5.500 emplois, sur 40.000 dans la production de médicaments, disparaîtront d’ici à 2015 si rien n’est fait, affirmait l’an dernier le cabinet ­Arthur D Little. On ne fabrique en France aucun des 47 nouveaux médicaments agréés en 2011 et on y produit moins d’un générique sur deux, explique Christian Lajoux, président de Sanofi France et ex-patron du Leem. «Les industriels ont des gains de compétitivité à faire, mais les pouvoirs publics doivent assouplir l’environnement, alléger le coût du travail, le rendre plus flexible…», résume Hervé Gisserot. En termes de balance commerciale et d’emplois notamment, la performance de l’industrie pharmaceutique est supérieure à celle des autres secteurs industriels, mais sa compétitivité s’effrite, souligne, de son côté, l’économiste Claude Le Pen. Pour ce dernier, il faut sortir d’«un système schizo­phrène». «D’un côté, explique-t-il, on rabote le chiffre d’affaires et les marges d’une industrie unanimement présentée comme un secteur d’avenir. De l’autre, on injecte deux fois plus d’argent dans le système de santé, au profit surtout d’institutions publiques peu compétitives.» Mieux vaudrait accepter l’idée que les industries de santé peuvent être «une solution plutôt qu’un problème» pour l’économie française, propose l’économiste.

 

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