Archive pour le Tag 'Médicaments'

Troisième dose vaccin : l’agence européenne des médicaments contredit Macron

Troisième dose vaccin : l’agence européenne des médicaments contredit Macron

 

Macron à la recherche un peu désespérée de soutien populaire a fait de la crise sanitaire l’essentiel de son champ d’intervention. Ainsi il se répand sur les réseaux sociaux et annonce notamment une troisième vaccination pour les personnes âgées fragiles. Une annonce sans doute un peu prématurée car contestée par l’agence européenne des médicaments.

. Selon l’agence, à date, les données ne sont pas suffisantes pour recommander l’administration d’une troisième dose de vaccin contre le Covid-19, a-t-elle déclaré vendredi, après que plusieurs pays de l’UE ont annoncé le déploiement d’une campagne de rappels pour les plus vulnérables dès septembre.

« Nous nous préparons, comme les autres pays européens, à faire cette troisième dose pour les personnes qui sont les plus âgées et les plus fragiles. Et nous le ferons à partir de la rentrée », a pourtant annoncé début août le chef de l’Etat dans une vidéo Instagram.

La valeur réelle des médicaments

La valeur réelle des médicaments

 

 

Tribune dans l’Opinion de Thierry Nouve,irecteur général de l’association Vaincre la Mucoviscidose.

 

 

La valeur des médicaments attend-elle le nombre des années ? Convoquer Corneille dans le cadre de la fixation des prix des médicaments pourrait paraître étrange. La valeur d’un médicament est une chose absolument insaisissable, incompréhensible, inadmissible ou insupportable. Elle est le fruit de négociations complexes entre les autorités sanitaires et un laboratoire. C’est aussi un processus très long. Trop long pour les malades qui patientent pendant que leur état de santé se dégrade.

Contrairement aux idées reçues, le prix d’un médicament remboursé ne reflète pas son coût. Il s’agit d’une valeur faciale : le laboratoire et les pouvoirs publics s’entendent sur des « remises », dont le montant varie en fonction du volume vendu. La santé fonctionne comme la grande distribution avec les tant décriées « marges arrières ».

La valeur d’un médicament n’est pas forcément ni uniquement le résultat d’un investissement, déduction faite des subventions publiques perçues par le laboratoire à laquelle on ajoute une marge. Tout est opaque et complexe. Le Parlement, constitutionnellement seul habilité à fixer le budget de la Sécurité sociale ne connaît que des enveloppes globales. La raison invoquée : le « secret des affaires » ! L’OMS a pourtant voté une résolution en mai 2019 qui invite notamment les Etats à publier le prix réel des médicaments.

Deux ans après, force est de constater que rien ou si peu n’a changé. Le récent accord intervenu entre le Leem (Les entreprises du médicament) et le CEPS (qui fixe le prix des produits de santé, ndlr) ne change rien ou si peu. Au sein de l’Union européenne, cette question demeure de la compétence des Etats qui ignorent le prix dans les autres pays membres. Une exception notable et récente : les vaccins anti-Covid-19 ont été négociés à l’échelle européenne. Une exception qui mériterait de devenir la règle.

« Pour un patient, la valeur d’un médicament, c’est celle qui le guérit, le soulage et améliore sa qualité de vie voire lui sauve l’existence »

Solidarité. Notre pays a la chance d’avoir un système de protection sociale qui repose sur la solidarité. Le poids du médicament dans les dépenses remboursées par la Sécurité sociale est relativement stable (+6,5 % sur les dix dernières années). Toutefois, l’arrivée de nouveaux traitements à coûts élevés fait peser une menace sur notre système de protection sociale. Mais, nombre de médicaments innovants sont dans le « pipe » pour lesquels certains industriels affichent des retours sur investissement à la hauteur de leur impact sur la santé des patients. Thérapie génique, thérapie cellulaire, thérapie de la protéine deviennent des réalités, mais à quel prix ? Comment notre système de protection sociale pourra-t-il supporter cela ?

Pour un patient, la valeur d’un médicament, c’est celle qui le guérit, le soulage et améliore sa qualité de vie voire lui sauve l’existence. Pour certains, ils sont nés avec une maladie ou ont été frappés plus tard. Ces maladies ont un point commun, un caractère évolutif et parfois fatal. Mais le processus d’accès aux médicaments est trop long.

Selon l’étude WAIT, la France se situe au 21e rang des pays européens en termes de délai de disponibilité des médicaments. Ainsi, le délai moyen entre le dépôt à l’EMA (Agence européenne des médicaments) d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et sa disponibilité en France est de 920 jours, près de trois ans !

Fort heureusement, la France dispose des dispositifs d’accès précoces. Toutefois, ils ne reposent que sur l’initiative des laboratoires. Dès lors, un laboratoire peut, pour des raisons qui lui sont propres et souvent liées à une stratégie autour du prix désiré, faire patienter les malades jusqu’à l’aboutissement du processus de fixation du prix. Les patients sont le prix à payer, leur santé servant de rançon. Les malades exercent une pression sur les pouvoirs publics alors contraints de céder. Fort heureusement, il existe peu de laboratoires qui se comportent ainsi. Mais, le système permet qu’il puisse en exister un seul. Aussi, seules aux âmes damnées, la valeur attend le nombre des années.

Thierry Nouvel est dirigeant de Vaincre la Mucoviscidose, une association de patients et d’usagers du système de santé.

Baisse des ventes de médicaments sans ordonnance en 2020

Baisse des ventes de médicaments sans ordonnance en 2020

En 2019, le chiffre d’affaires des médicaments vendus hors prescription médicale en pharmacie avait reculé de 4%. En 2020, en pleine pandémie, celui-ci a de nouveau chuté de 9,4%, indique le baromètre annuel de l’association française des fabricants du secteur (Afipa) publié ce jeudi 4 février.

En effet, en se protégeant de la Covid-19 avec le port du masque, le respect des gestes barrières, la limitation des déplacements et des contacts physiques, les Français se sont également protégés des maladies saisonnières et ont, par conséquent, eu moins recours aux médicaments sans ordonnance, précise l’Afipa.

Scandale pharmaceutique-Novartis et Roche : un traitement oculaire de 30 € facturés à plus de 1000 euros !

Scandale pharmaceutique-Novartis et Roche : un traitement oculaire de 30 € facturés à plus de 1000 euros !

Il est clair que dans une société où la santé 30 une place majeure dans les préoccupations et le budget des ménages, l’industrie pharmaceutique peut réaliser des profits assez incroyables. Des profits par exemple qui peuvent expliquer l’incroyable opposition au professeur Raoul qui proposé un traitement à quelques ‘euros ( la quinine employée depuis des dizaines d’années en Afrique notamment pour lutter contre le palu).

Alors que le laboratoire américain Gilead a ainsi fixé le prix du remdesivir à 390 $ par flacon dans les pays développés, portant le prix total d’un traitement avec l’antiviral – traitement de 5 jours avec 6 flacons – à 2 340 $ (2 085 €) par patient. Notons que le traitement du laboratoire américain n’a pas fait la preuve d’une efficacité plus grande que l’Hydro chloroquine de Raoult. À ce jour il n’y a aucun traitement spécifiquement dédié aux virus dont l’efficacité soit reconnue scientifiquement au plan mondial. Le dérapage des prix vient toutefois d’être sanctionné par les autorités françaises à propos d’un médicament de 30 € facturés plus de 1100 € pour traiter une maladie oculaire. L’Autorité de la concurrence française a en effet prononcé mercredi, une sanction de 444 millions d’euros, l’une des plus importantes de son histoire, contre les laboratoires Novartis, Roche et Genentech.

Les médicaments en cause permettent de lutter contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la maladie oculaire la plus répandue chez les plus de 50 ans, et la plus grave maladie oculaire dans les pays occidentaux. Elle peut mener à la cécité. Longtemps, un seul médicament a permis de la traiter : le Lucentis, fabriqué par le laboratoire américain Genentech, exploité et vendu par Novartis à 1 161 euros l’injection au moment des faits (aujourd’hui la Sécurité sociale a réussi à faire baisser le prix à 890 euros.

Puis, des médecins se sont rendu compte qu’un autre médicament, l’Avastin, permettait aussi de traiter la DMLA. Ce médicament fabriqué aussi par Genentech, et exploité par Roche, visait originellement à combattre le cancer. Et il coûte 30 fois moins cher : 30 à 40 euros l’injection. Les autorités publiques de nombreux pays ont donc lancé des projets de recherche pour tester l’efficacité de l’Avastin contre la DMLA, afin d’encadrer et développer cette utilisation.

Les trois laboratoires ont alors lancé une vaste campagne de communication et de dénigrement de l’Avastin qui a duré plusieurs années et qui a tué la vente de l’Avastin.

Le scandale de la délocalisation de médicaments en Chine

Le scandale de la délocalisation de médicaments en Chine

 

Il aura fallu cette pandémie pour prendre conscience du scandale de la délocalisation de la plupart de nos médicaments en Asie. Un scandale sanitaire mais aussi financier puisque les sociétés pharmaceutiques ont parallèlement réalisé des profits énormes sur le dos des salariés chinois notamment et maintenant sur le dos des infectés. La chine est  le plus grand producteur et exportateur mondial de vitamines, d’antibiotiques, de médicaments antipyrétiques et analgésiques, d’anti-infectieux et de corticoïdes. Le phénomène est particulièrement grave en France. Malheureusement, il ne concerne pas uniquement la production pharmaceutique mais aussi toute industrie ou presque. Bref l’industrie financière a pris le pas sur l’industrie de production et l’intérêt national.

Notre santé dépend largement de la Chine. Cette réalité a fait sursauter les citoyens d’Occident, qui, avec la crise du coronavirus, ont découvert des chiffres que les experts connaissaient déjà partiellement, mais que la plupart d’entre nous ignoraient: en moins de trente ans, l’ensemble des pays du monde, Amérique et Europe en tête, ont abandonné une large part de leur souveraineté en matière de médicaments et d’équipements médicaux au profit d’une Chine devenue l’usine de production de plus de 80 % des principes actifs utilisés par l’industrie pharmaceutique, d’une part encore plus écrasante des matières premières qui constituent ces ingrédients actifs (entre 80 et 90 %) et d’une part substantielle de la production de médicaments dits «finis»!

La Chine produit ainsi, par exemple, 97 % des matières premières et des substances chimiques nécessaires à la production des antibiotiques génériques consommés aux États-Unis, pourtant adversaire géopolitique déclaré. L’Inde est autre gros producteur,

Liste noire des médicaments

Liste noire des médicaments

 

L’actualisation de la liste des médicaments à éviter vient d’être publiée La revue médicale indépendante Prescrire, qui l’édite chaque année en dénombre cette fois 105, dont 92 commercialisés en France (les autres le sont en Belgique ou en Suisse).

Une dizaine de spécialités a été ajoutée par rapport à l’an dernier. La plupart sont en vente libre dans les officines, il est donc important d’attirer l’attention sur leur balance bénéfices-risques insuffisante. Il s’agit notamment des argiles médicamenteuses « utilisées dans divers troubles intestinaux dont la diarrhée », les brûlures gastriques ou le reflux, comme :

  • Actapulgite ou Gastropulgite (attapulgite) ;
  • Smecta (diosmectite) ;
  • Rennieliquo (hydrotalcite) ;
  • Bedelix ou Gelox (monmectite) ;
  • Gastropax ou Neutroses (kaolin).

Leur contamination par du plomb justifie de les éviter au maximum, surtout dans des affections qui ne sont pas graves et peuvent être prises en charge autrement. Que Choisir avait déjà évoqué cette situation dans une étude publiée en 2015. Le problème n’a pas changé et touche également les compléments alimentaires et quelques dispositifs médicaux.

Autre médicament épinglé, à cause du risque d’allergie, Maxilase et génériques, en comprimés ou en sirop, utilisé dans les maux de gorge. L’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a d’ailleurs décidé qu’il ne serait plus en libre accès, mais à demander au comptoir. En cas de douleur trop forte, le paracétamol fonctionne bien, et comporte moins de risques s’il est utilisé à la bonne posologie.

Dans la toux, les produits à base de pentoxyverine (Vicks sirop pectoral 0,15 % ou Clarix toux sèche pentoxyverine) présentent certes l’avantage de ne contenir ni antihistaminique ni opioïde, comme d’autres sirops, mais ils sont tout de même susceptibles d’entraîner des problèmes cardiaques ou allergiques, mieux vaut s’en passer.

Au rayon des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, Tilcotil (tenoxicam) rejoint Feldène (piroxicam) dans les médicaments pas plus efficaces que d’autres, mais comportant des risques digestifs et cutanés parfois gravissimes. Enfin, Tanakan (ginkgo biloba) et ses génériques, qui visent les troubles cognitifs chez les personnes âgées, n’a pas d’efficacité supérieure à un placebo, et expose « à des hémorragies, des troubles digestifs ou cutanés, des convulsions et des réactions d’hypersensibilité ».

Ces « nouveautés » s’ajoutent à toutes les autres spécialités qui, en dépit du danger qu’elles représentent, sont toujours sur le marché. Rappelons la présence constante, sur la liste, des anti-Alzheimer, aujourd’hui déremboursés, de l’antiallergique Primalan, et d’un nombre important d’antidiabétiques.

Pénuries de médicaments: pourquoi ?

Pénuries de médicaments: pourquoi ?

Le gouvernement semble à nouveau préoccupé par la pénurie de médicaments. Il envisage même des sanctions des producteurs et des distributeurs. Pourquoi une telle pénurie ?

La première raison est simple, la production pharmaceutique a été délocalisée à hauteur de 80 % en Asie surtout  en Chine et en Inde. En dix ans, la pénurie de médicaments en France a été multipliée par 10, une situation particulièrement scandaleuse quand on sait que la rentabilité  des laboratoires pharmaceutiques figure parmi les plus juteuses au plan financier. Mais pour accroître encore les rendements financiers, on a éclaté les processus de production de sorte que les médicaments (comme par exemple l’automobile) traversent souvent plusieurs pays très éloignés avant de rejoindre les pharmacies. La production a surtout été relocalisée en Asie et le reconditionnement dans des pays à faible coût fiscal et social. Comme dans nombre de secteurs économiques (encore l’exemple de l’automobile) pour des questions financières, la production est à flux tendu. En clair les stocks sont réduits au minimum et à la moindre évolution de la demande, ces stocks ne sont plus suffisants. Autre facteur explicatif, le fait que les laboratoires et les distributeurs préfèrent vendre les médicaments à l’étranger car les prix en France contrôlée par la sécurité sociale sont jugés trop faibles. Les médicaments sont donc d’abord vendus dans les pays où ils rapportent le plus. En plus de la délocalisation, les laboratoires ce concentrent aussi sur des médicaments nouveaux qui rapportent davantage. Bref les conséquences de la mondialisation aussi de la course au profit. Le plan de la ministre de la santé paraît particulièrement insuffisant pour répondre à la crise actuelle. Elle  d’abord de mettre davantage de transparence dans la distribution, de «remplacer le médicament indisponible initialement prescrit par un autre médicament», lorsque la pénurie concerne un «médicament d’intérêt thérapeutique majeur». Mais il y a déjà longtemps que les pharmaciens procèdent ainsi.

 

Pour assurer la mise en œuvre de ces mesures, un nouveau machin a été mis en place, un comité de pilotage associant l’Agence du médicament (ANSM) et «l’ensemble des acteurs concernés» (laboratoires pharmaceutiques, grossistes, associations de patients, etc.).

Alerte sur la pénurie de médicaments

Alerte sur la pénurie de médicaments

 

Une alerte vient d’être lancée par des médecins et des professeurs hospitaliers qui craignent une grave crise par manque de médicaments. Une crise dont l’ampleur serait 20 fois supérieure à celles de 2008. Ces pénuries concernent « des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l’hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux… ».

 
La première raison est simple, la production pharmaceutique a été délocalisée à hauteur de 80 % en Asie surtout  en Chine et en Inde. En dix ans, la pénurie de médicaments en France a été multipliée par 10, une situation particulièrement scandaleuse quand on sait que la rentabilité  des laboratoires pharmaceutiques figure parmi les plus juteuses au plan financier. Mais pour accroître encore les rendements financiers, on a éclaté les processus de production de sorte que les médicaments (comme par exemple l’automobile) traversent souvent plusieurs pays très éloignés avant de rejoindre les pharmacies. La production a surtout été relocalisée en Asie et le reconditionnement dans des pays à faible coût fiscal et social. Comme dans nombre de secteurs économiques (encore l’exemple de l’automobile) pour des questions financières, la production est à flux tendu. En clair les stocks sont réduits au minimum et à la moindre évolution de la demande, ces stocks ne sont plus suffisants. Autre facteur explicatif, le fait que les laboratoires et les distributeurs préfèrent vendre les médicaments à l’étranger car les prix en France contrôlée par la sécurité sociale sont jugés trop faibles. Les médicaments sont donc d’abord vendus dans les pays où ils rapportent le plus. En plus de la délocalisation, les laboratoires ce concentrent aussi sur des médicaments nouveaux qui rapportent davantage. Bref les conséquences de la mondialisation aussi de la course au profit. Le plan de la ministre de la santé paraît particulièrement insuffisant pour répondre à la crise actuelle. Elle  d’abord de mettre davantage de transparence dans la distribution, de «remplacer le médicament indisponible initialement prescrit par un autre médicament», lorsque la pénurie concerne un «médicament d’intérêt thérapeutique majeur». Mais il y a déjà longtemps que les pharmaciens procèdent ainsi. La ministre propose aussi des achats coupés au plan européen notamment pour les vaccins. Un comité sera chargé de suivre l’évolution de cette question.

 

 

Santé-Pénurie de médicaments : pourquoi ?

Santé-Pénurie de médicaments : pourquoi ?

 

La première raison est simple, la production pharmaceutique a été délocalisée à hauteur de 80 % en Asie surtout  en Chine et en Inde. En dix ans, la pénurie de médicaments en France a été multipliée par 10, une situation particulièrement scandaleuse quand on sait que la rentabilité  des laboratoires pharmaceutiques figure parmi les plus juteuses au plan financier. Mais pour accroître encore les rendements financiers, on a éclaté les processus de production de sorte que les médicaments (comme par exemple l’automobile) traversent souvent plusieurs pays très éloignés avant de rejoindre les pharmacies. La production a surtout été relocalisée en Asie et le reconditionnement dans des pays à faible coût fiscal et social. Comme dans nombre de secteurs économiques (encore l’exemple de l’automobile) pour des questions financières, la production est à flux tendu. En clair les stocks sont réduits au minimum et à la moindre évolution de la demande, ces stocks ne sont plus suffisants. Autre facteur explicatif, le fait que les laboratoires et les distributeurs préfèrent vendre les médicaments à l’étranger car les prix en France contrôlée par la sécurité sociale sont jugés trop faibles. Les médicaments sont donc d’abord vendus dans les pays où ils rapportent le plus. En plus de la délocalisation, les laboratoires ce concentrent aussi sur des médicaments nouveaux qui rapportent davantage. Bref les conséquences de la mondialisation aussi de la course au profit. Le plan de la ministre de la santé paraît particulièrement insuffisant pour répondre à la crise actuelle. Elle  d’abord de mettre davantage de transparence dans la distribution, de «remplacer le médicament indisponible initialement prescrit par un autre médicament», lorsque la pénurie concerne un «médicament d’intérêt thérapeutique majeur». Mais il y a déjà longtemps que les pharmaciens procèdent ainsi. La ministre propose aussi des achats coupés au plan européen notamment pour les vaccins. Un comité sera chargé de suivre l’évolution de cette question.

Pénurie de médicaments : pourquoi ?

Pénurie de médicaments : pourquoi ?

 

En dix ans, la pénurie de médicaments en France a été multipliée par 10, une situation particulièrement scandaleuse quand on sait que la rentabilité  des laboratoires pharmaceutiques figure parmi les plus juteuses au plan financier. Mais pour accroître encore les rendements financiers, on a éclaté les processus de production de sorte que les médicaments (comme par exemple l’automobile) traversent souvent plusieurs pays très éloignés avant de rejoindre les pharmacies. La production a surtout été relocalisée en Asie et le reconditionnement dans des pays à faible coût fiscal et social. Comme dans nombre de secteurs économiques (encore l’exemple de l’automobile) pour des questions financières, la production est à flux tendu. En clair les stocks sont réduits au minimum et à la moindre évolution de la demande, ces stocks ne sont plus suffisants. Autre facteur explicatif, le fait que les laboratoires et les distributeurs préfèrent vendre les médicaments à l’étranger car les prix en France contrôlée par la sécurité sociale sont jugés trop faibles. Les médicaments sont donc d’abord vendus dans les pays où ils rapportent le plus. En plus de la délocalisation, les laboratoires ce concentrent aussi sur des médicaments nouveaux qui rapportent davantage. Bref les conséquences de la mondialisation aussi de la course au profit. Le plan de la ministre de la santé paraît particulièrement insuffisant pour répondre à la crise actuelle. Elle  d’abord de mettre davantage de transparence dans la distribution, de «remplacer le médicament indisponible initialement prescrit par un autre médicament», lorsque la pénurie concerne un «médicament d’intérêt thérapeutique majeur». Mais il y a déjà longtemps que les pharmaciens procèdent ainsi. La ministre propose aussi des achats coupés au plan européen notamment pour les vaccins. Un comité sera chargé de suivre l’évolution de cette question.

 

 

Médicaments en vente dans la grande distribution

Médicaments en vente dans la grande distribution

 

Alors que la ministre de la santé s’est déclaré sur Europe 1 défavorable à la commercialisation de médicaments sans ordonnance dans la grande distribution, l’organisation de

L’UFC-Que choisir défend au contraire la vente de médicaments sans ordonnance en grandes surfaces, estimant que cela permettrait un gain de pouvoir d’achat pour les Français.

Pas vraiment la fin du monopole  pharmacies mais une ouverture supplémentaire de la concurrence en faveur de la grande distribution. Certes ne sont visés que des médicaments délivrés sans ordonnance et la para pharmacie. Le problème c’est qu’aujourd’hui les marges des pharmaciens sont très étroites sur les médicaments prescrits par un médecin et que les bénéfices de l’activité proviennent essentiellement de la para pharmacie. Il faut donc s’attendre à des réactions assez dures de la part des professionnels qui vont sans doute justifier justement du caractère très professionnel de leur activité, aussi de leur déontologie. Ceci étant, si les conseils des pharmaciens sont utiles voir éventuellement indispensables, ils ne suffisent pas aujourd’hui à justifier l’exclusivité dont ils bénéficient pour la vente des médicaments. Il conviendrait certainement d’enrichir le champ d’intervention des pharmaciens dont les compétences sont bien mal utilisées et qui pourraient utilement prendre une place plus importante dans la chaîne des intervenants médicaux. Pour certaines pathologies il est clair que le pharmacien pourrait intervenir et indiquer les thérapies nécessaires. Ce qui par parenthèse permettrait de combler pour partie la désertification médicale. . Dans un rapport rendu public jeudi, l’Autorité de la concurrence préconise la vente de médicaments sans ordonnance (Doliprane, Fervex…) en grande distribution et en parapharmacies. Un moyen, selon elle, d’offrir plus de choix aux consommateurs mais aussi d’améliorer leur pouvoir d’achat. «Dans les pays de l’Union européenne qui ont ouvert le monopole pharmaceutique, on a vu des baisses de prix de 10 à 15 %, précise Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité. Cela semble également dynamiser les conditions d’accueil en officine.».

Autre préconisation du rapport de l’autorité de la concurrence, l’assouplissement des conditions de la vente en ligne. Aujourd’hui, un site Internet doit être adossé à une officine physique. Son entrepôt doit être situé à proximité. Seuls des médicaments sans ordonnance et de la parapharmacie peuvent être vendus via le Web. Des conditions jugées «trop restrictives» début mars par le premier ministre qui avait aussi plaidé pour une «plus grande transparence sur les prix». Aujourd’hui en France, seul 1 % des médicaments sans ordonnance sont vendus en ligne, contre 14 % en Allemagne.

Notons qu’il s’agit de préconisations de l’autorité de la concurrence et qu’on aurait préféré que des propositions viennent d’une autorité sanitaire L’avenir dira d’ailleurs si le gouvernement, qui veut replacer les pharmaciens au cœur du parcours de soins, est prêt à aller plus loin dans la libéralisation de cette profession. Les représentants des pharmaciens seront reçus dans dix jours au ministère de la Santé.

Les Médicaments dangereux

Les Médicaments dangereux

S’il faut convenir que la médecine a fait d’énormes progrès vis-à-vis de la plupart des pathologies grâce notamment à de nouveaux médicaments, il faut aussi admettre que l’industrie pharmaceutique a développé aussi nombreux de produits dont l’effet au mieux est de l’ordre du placebo voire qui peuvent être dangereux. Sans parler de mauvaises conditions d’utilisation des médicaments ou de contre-indications découlant de l’absorption de substances aux effets contradictoires La revue Prescrire a dévoilé jeudi sa nouvelle liste noire des médicaments à éviter en raison des risques sanitaires disproportionnés qu’ils font courir aux patients. Parmi cette liste de 93 médicaments, six nouveaux font leur apparition, comme le Décontractyl et des produits contre la toux. La liste 2019, qui recense 93 médicaments (dont 82 vendus en France) à ne pas utiliser, à défaut de les voir retirer du marché, a été établie sur la base des analyses publiées dans la revue durant neuf ans, de 2010 à 2018, explique Prescrire. Le registre des traitements critiqués – cancer, diabète, arthrose, allergies, maladie de peau, d’Alzheimer, sexualité, toux,  arrêt du  tabac, etc. –  est vaste, pour des maux graves ou bénins. Les médicaments en cause sont nouveaux ou anciens et dépassés, voire pas plus performants qu’un placebo. Dans le cas du Décontractyl, utilisé pour soulager les douleurs des contractures musculaires, en comprimé ou en baume, la revue met en cause les effets indésirables du principe actif, la méphénésine. Elle provoque somnolences, nausées, vomissements, réactions allergiques graves, abus et dépendances (effets psychotropes). La pommade, elle, expose à des atteintes cutanées graves. Autre médicament pointé du doigt: l’antitussif à base d’oxomémazine, qui regroupe de nombreux produits (Toplexil et génériques dont Humex toux sèche oxomémazine). Ses propriétés neuroleptiques exposent également à des « effets indésirables disproportionnés ». Également inscrits cette année, la pommade pour fissures anales Rectogesic, pas plus efficace qu’un placebo, mais susceptible d’entraîner des maux de têtes fréquents. Parmi les nouveaux épinglés, la cimétidine (Cimétidine Mylan et autres), autorisée pour des troubles, type brûlures d’estomac et renvois acides fait également son apparition. Elle expose à des interactions indésirables avec de très nombreux médicaments contrairement à d’autres produits de la même famille des anti-H2 (« antihistaminiques H2″).

Enfin, dernier médicament à intégrer cette liste: l’Ocaliva, prescrit pour une maladie rare. « Il aggrave souvent les principaux symptômes de la maladie (prurit et fatigue) et semble exposer à des effets indésirables hépatiques graves, parfois mortels », détaille la revue.

Déjà critiqués les années précédentes, les médicaments contre le rhume restent dans le viseur de la revue Prescrire. La liste noire épingle notamment les vasoconstricteurs décongestionnant par voies orale ou nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, la phényléphrine, la pseudoéphédrine qui est contenue dans une dizaine de médicaments et le tuaminoheptane) qui exposent à un risque de troubles cardiovasculaires graves voire mortels (poussées d’hypertension, AVC, troubles du rythme cardiaque).

Fin 2017, les autorités sanitaires ont interdit la publicité grand public pour ces vasoconstricteurs, relève auprès de l’AFP Bruno Toussaint, directeur éditorial de Prescrire. « C’est un petit pas qui montre que les autorités reconnaissent que ces produits posent problème, mais sans les retirer du marché », ajoute-t-il.

Trois médicaments de liste 2018 ont été retirés de ce bilan actualisé, à savoir un antibiotique retiré du marché mondial (Ketek), et deux autres en raison de nouvelles données qui sont en cours d’analyse par Prescrire: Uptravi pour une maladie rare et grave, et l’anticancéreux Olaparib/Lynparza.

Levothyrox et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

Levothyrox  et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

 

D’après un rapport remis au ministre de la santé concernant différents médicaments mis en cause comme le Levothyrox :»on déplore des manquements à la transparence et à la réactivité que chacun est en droit d’attendre des autorités de police sanitaire » indique le rapport.   L‘affaire du Levothyrox : le médicament pour la thyroïde dont la nouvelle formule suscite des milliers de plaintes de patients fait l’objet d’une procédure judicaire. Cette nouvelle affaire repose évidemment la question de la pertinence des avis  de l’agence du médicament (Afssaps). Une agence du médicament composé en majorité de personnalités ayant des intérêts dans l’industrie pharmaceutique ou connexe. Ce conflit d’intérêts a été dénoncé à de nombreuses reprises en particulier dans l’affaire du médiator. Un rapport de  Bernard Debré et du  directeur de l’Institut Necker avait aussi mis en exergue les conflits d’intérêts des experts de l’agence du médicament du médicament. Le problème récurrent c’est que cette agence se cale  trop souvent essentiellement sur l’avis de l’industrie pharmaceutique. La formule du médicament Levothyrox, qui est vendue à plus 3,3 millions de personnes en France, été changée en mars dernier pour des raisons de conservation. Mais plus de 9.000 personnes se sont plaintes auprès de l‘Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) de ressentir de lourds effets secondaires comme des fatigues intenses, des crampes et des vertiges. La ministre la Santé, Agnès Buzyn, qui avait exclu un retour à l‘ancienne formule, avait promis de revenir sur sa décision. “J‘ai demandé à l‘Agence du médicament qu‘elle fasse en sorte que l‘ancien Levothyrox soit accessible, de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre et ce sera disponible dans 15 jours”, avait-t-elle déclaré sur France Inter. Le laboratoire Merck a confirmé dans un communiqué la “réintroduction transitoire en France, en accord avec les autorités de Santé, de l‘ancienne formule du Levothyrox”.

 

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Non seulement nombre de médicaments achetés sans ordonnance sont inutiles  mais près de la moitié sont dangereux. Pourquoi les vendre alors ? Simplement parce que c’est sur ces médicaments trois fois plus chers  (et sur la parapharmacie), que les profits sont les plus importants tant pour les industriels que pour les pharmaciens. .  Sur les 62 médicaments les plus vendus que 60 Millions de consommateurs passés au crible, 45% sont à proscrire car leur rapport bénéfice/risque est défavorable. Prenons l’exemple de Nurofen Rhume, les auteurs de l’étude estime que « la présence d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène) et d’un vasoconstricteur (pseudoéphédrine) » dans ce médicament « est un non-sens pour traiter un nez qui coule ». Or, les auteurs soulignent aussi que les contre-indications sont très nombreuses avec ce médicament (incidences cardiovasculaire et neurologique). Par ailleurs, selon le magazine, un tiers des médicaments étudiés sont « passables » : leur efficacité n’est pas prouvée, mais ils sont généralement bien tolérés. C’est le cas du Spasfon-Lyoc. C’est un antispasmodique d’efficacité faible, selon la Haute Autorité de santé. Or, il peut entraîner des réactions allergiques, certes très rares, mais graves, comme l’œdème de Quincke ou une chute brutale de la tension artérielle. Finalement, seulement 21% d’entre eux présentent un rapport bénéfice/risque favorable, comme le Gaviscon indiqué dans le traitement du reflux gastro-œsophagien. « Il présente un bon rapport efficacité/tolérance », précise l’étude. Parmi les médicaments en libre service et dont la balance bénéfice/risque est défavorable, on retrouve une grande partie des antirhumes très connus, comme Actifed Rhume, Dolirhume ou Nurofen Rhume. Tous ces médicaments comportent une longue liste de contre-indications. Et pour cause : ils contiennent à chaque fois deux à trois composés actifs. Les effets secondaires sont nombreux : accidents cardio-vasculaires, neurologiques, psychiatriques, tachycardie… Autre enseignement de l’étude : les prix des médicaments en libre-service ont explosé. La raison ? 60 Millions de consommateurs explique qu’en 2017, les laboratoires ont consenti des baisses de prix des médicaments vendus sur ordonnances pour un montant de 500 millions d’euros. Résultat : pour compenser les marges perdues, les médicaments en libre-service voient leur prix augmenter. Par exemple, si vous avez une gastro-entérite et que vous allez chez votre médecin, il y a des chances qu’il vous prescrive du Smecta et de l’Imodium. Si vous n’allez pas chez votre médecin et que vous allez en pharmacie, on vous vendra alors du Smectalia et de l’Imodiumcaps. La différence entre les deux ? A part le prix, rien, explique le magazine. Ce sont exactement les mêmes produits. Mais ceux vendus en libre-service sont jusqu’à 2,5 fois plus chers.

La liste des médicaments à bannir

Sur les 62 médicaments étudiés, 28 comportent un rapport bénéfice/risque défavorable.

Rhume. Actifed Rhume, Actifed Rhume Jour & Nuit, Dolirhume Paracétamol et Pseudoéphédrine, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume ibuprofène/pseudoéphédrine, HumexLib paracétamol chlorphénamine.

Toux. Bronchokod sans sucre toux grasse adultes, Exomuc toux grasse orange, Fluimucil expectorant sans sucre orange, Humex toux sèche oxomémazine sans sucre, Mucomyst toux grasse orange, Toplexil sans sucre.

Mal de gorge. Angi-spray mal de gorge, Colludol, Drill, Drill miel rosat, Hexaspray, Humex mal de gorge lidocaïne-benzalkonium, Strefen sans sucre, Strepsils lidocaïne, Strepsils miel citron.

Etat grippal. Actifed états grippaux, Doli état grippal, Fervex état grippal.

Diarrhée. Ercéfuryl.

Constipation. Dulcolax, Pursennide.

 

Baisse du Remboursement de médicaments : l’industrie inquiète

Baisse du Remboursement de médicaments : l’industrie inquiète

Selon la dernière version du texte de Marisol Touraine dont a eu connaissance le Leem (fédération du médicament), le décret prévoit de retirer de cette liste des médicaments dont l’amélioration du service médical rendu est classée comme « mineure » ou « inexistante », sauf pour ceux dont les indications présenteraient un « intérêt de santé publique » et n’ayant pas d’équivalents « cliniquement pertinents ». La notion d’intérêt de santé publique risque en outre d’exclure de la liste des indications portant sur des maladies rares, estime encore M. Errard.  Le Leem ne nie pas « la légitimité à réguler économiquement » cette liste, alors que les innovations thérapeutiques onéreuses se multiplient, mais souhaiterait être associé à une réflexion avec le ministère pour discuter de certains « points critiques » du décret avant qu’il n’entre en application, ajoute-t-il. Plusieurs associations de patients, des médecins et des sociétés savantes ont également fait part de leurs inquiétudes concernant ce prochain décret, qui a été transmis au Conseil d’Etat courant février.

Les médicaments dangereux

Les médicaments dangereux

 

60 Millions de consommateurs s’inquiète de la dangerosité de certains médicaments en vente libre.  60 Millions de consommateurs alerte les Français sur l’efficacité, et même parfois la dangerosité, de certains médicaments en vente libre. Seule une minorité de ces produits pharmaceutiques, parmi les plus utilisés contre le rhume, le mal de gorge, la grippe ou les troubles intestinaux, est efficace et inoffensive selon cette étude. Le magazine a concentré son enquête sur les 61 médicaments les plus vendus tels que Actifed rhume jour et nuit, Caliptol inhalant, Fervex, Oscillococcinum, Néo-Codion ou encore Vicks vaporub, Lysopaïne, Strepsils, Gaviscon, Immodium et Microlax.  Ces médicaments ont été passés « au crible » sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien, auteur de plusieurs ouvrages sur les médicaments et l’automédication, ainsi que Hélène Berthelot, pharmacienne. Sur ces 61 médicaments, 28 sont tout simplement « à proscrire », « le rapport bénéfice/risque étant défavorable en automédication ». Vingt sont classés « faute de mieux » : leur efficacité est « faible ou non prouvée mais ils n’ont pas, peu ou très rarement d’effets indésirables », explique le journal. Seuls 13 d’entre eux - comme le sirop Clarix toux sèche, Humex adultes toux sèche dextrométhorphane abricot, Vicks vaporub, Imodiumcaps, Gaviscon menthe, Maalox sans sucre – ont un rapport bénéfice/risque favorable et sont « à privilégier ».    »Ces résultats montrent que ces médicaments, bien que vendus sans ordonnance, ne sont pas des produits de consommation comme les autres », commente le journal dans un communiqué. Les médicaments à proscrire, selon 60 Millions de consommateurs, « comportent trop de contre-indications et des effets indésirables disproportionnés pour soigner des maux passagers, sans compter que certains contiennent des substances inefficaces ». Le journal met en garde en particulier sur les médicaments associant plusieurs substances (par exemple le paracétamol combiné au pseudoéphédrine et tripolidine) qui décuplent les risques d’accidents cardio-vasculaires et neurologiques.  La part de marché de l’automédication en France (en volume) est limitée à 15,4% (-0,3 point) pour une moyenne européenne de 32,3% en 2014. Mais les industriels du médicament estiment que l’automédication a sa place pour traiter des pathologies mineures dont la prise en charge financière n’est plus considérée comme prioritaire. Pourtant, la pratique est jugée à risque par de nombreux professionnels de santé en raison des éventuels effets secondaires, des interactions médicamenteuses ou encore du non respect de la durée des traitements.

Médicaments : baisse des remboursements ?

Médicaments : baisse des remboursements ?

 

Un groupe de travail mis en place par le gouvernement propose une  remise à plat des taux de remboursement. On préconise notamment un taux unique mais globalement le remboursement moyen serait réduit. Certain médicaments n’étant plus remboursés et d’autres moins. Dans l’un de ces scénarios, on  propose notamment que les médicaments dont le service médical rendu est jugé « faible » ne soient plus remboursés à hauteur de 15% par la Sécurité sociale comme c’est le cas actuellement, annoncent Les Echos ce jeudi. Parmi les possibilités envisagées figure également « un taux unique de remboursement » contre les trois existants aujourd’hui (15, 30 et 60%), dont le montant n’a pas été fixé. Enfin, la responsable évoque la création d’un « remboursement dérogatoire temporaire », par exemple pour les médicaments rendant un service médical faible mais sans alternative thérapeutique, précise le quotidien qui a eu copie d’un document rassemblant ces pistes de réflexion.

Médicaments : prix de 1 à 4

Médicaments : prix  de 1 à 4

 

Selon les officines, un même médicament peut être vendu quatre fois plus cher d’après l’association de familles rurales. Par exemple, le sérum Physiologica est vendu 1,95 euro dans une pharmacie, mais 8 euros dans une autre. Même chose pour l’Arnigel, une crème antidouleur : vous la trouvez à 2,79 euros dans une pharmacie, mais à 8,90 euros dans une autre. On constate aussi des écarts de prix de 2 à 3 pour l’Activir, l’Immodium, le Maalox, le Nurofen, l’Humex, le Rennie ou l’Hextril. En fait, il n’y a pas vraiment de pharmacies plus chères. En revanche, chacune met en avant, devant la caisse, ses produits d’appel, des prix barrés, en promotion, qui sont réellement 15% moins cher qu’ailleurs. Pour faire des économies, il faudrait comparer chaque produit dans chaque pharmacie. C’est infaisable. À moins de conserver les tickets de caisse. Et encore ! Depuis le 1er juillet dernier, les médicaments n’ont plus de vignettes sur les boîtes. Les pharmaciens indiquent juste les prix sur le ticket de caisse, sans mettre le nom du produit associé. Ce que dénonce Familles Rurales. La vente de médicaments se développe aussi sur internet. Là, les écarts de prix sont encore plus importants : de 1 à 4,4 fois plus cher selon les sites pour l’Activir. Sur la Toile, on trouve des médicaments parfois 1 euro moins cher qu’en pharmacie.  Mais attention : au bout de la commande, vous avez des frais de port (entre 5 et 10 euros). Pour une seule boîte, c’est moins intéressant qu’en pharmacie. Sur internet, on peut vite se retrouver sur des sites frauduleux, sur lesquels on n’a aucune garantie sur les médicaments. Il faut se rendre uniquement sur les sites agréés par l’Ordre des pharmaciens, sur lesquels vous devez remplir une fiche avec vos allergies. Seulement deux sites sur trois le demandent vraiment. En 2015, vous verrez un nouveau logo vert européen qui validera tous les sites homologués.

Sondage santé : Trop de médicaments pour 90%

Sondage santé : Trop de médicaments pour 90%

D’après un sondage IPSOS 90% des français estiment qu’on leur prescrit  trop de médicaments. Les statistiques ne leur donne pas complètement tort. Avec plus de 20 milliards d’euros dépensés par an, les remboursements de médicaments sont un des principaux postes de dépenses, et donc d’économies, de l’Assurance-maladie. C’est d’ailleurs une des pistes évoquées par Marisol Touraine pour réaliser 10 milliards d’euros d’économies dans la santé d’ici 2017. Les sondés sont aussi 37 % à penser avoir subi des examens redondants. Là encore, les chiffres officiels leur donne raison. L’Académie de médecine liste elle-même les dérives dans un rapport récent: l’échographie «facile et peu coûteuse» effectuée «banalement», les dépistages du cancer du sein réalisés «en dehors des protocoles», les examens biologiques «pas toujours judicieux» et la chirurgie «entraînée par son succès». Il est possible de réduire de 10 % en cinq ans le nombre d’actes de biologie en développant les référentiels de prescription, ce qui dégagerait 300 millions d’euros, estime pour leur part les Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF), dans un rapport publié en juillet 2012 ayant valeur de bible pour qui veut réduire les dépenses de la Sécu. De la même manière, 200 millions pourraient être épargnés en radiologie, et 150 millions en kinésithérapie. Enfin, les Français craignent que 88 % des utilisateurs du système (donc eux-mêmes) abusent du système de santé. Difficile de trouver, cette fois, une confirmation de ce sentiment dans les chiffres. Selon le rapport 2013 de la délégation nationale à la lutte contre la fraude, les professionnels de santé s’avèrent les plus gros fraudeurs à l’assurance-maladie, bien plus que les assurés. Sur les 156,3 millions d’euros de fraudes détectées en 2010, plus des deux tiers ont été de leur fait, résultant d’erreurs de facturation, de prestations fictives à l’assurance-maladie ou de falsifications d’ordonnances.

 

Pharmaciens : rémunérés désormais sur le nombre de médicaments et non sur le prix

Pharmaciens : rémunérés désormais sir le nombre de médicaments et non sur le prix

 

Aujourd’hui, les pharmaciens vendent 2,5 milliards de boîtes de médicaments par an et ils perçoivent 5,3 milliards d’euros de marge calculée sur le prix des médicaments prescrits, explique Philippe Gaertner, président de la FSPF. En 2016, pour des ventes identiques, les pharmaciens recevront toujours 5,3 milliards d’euros «mais 2,5 milliards d’euros proviendront des honoraires de dispensation». L’accord, qui prévoit 0,80 centime d’honoraires de dispensation par boîte en 2015 et un euro en 2016, augmente les sommes perçues sur les médicaments les moins chers et l’abaisse sur les plus chers. Par exemple, une boîte achetée 1,50 euro au fabricant dégagera un honoraire de 1 euro, soit un montant beaucoup plus élevé que la marge actuelle. À l’inverse, un traitement acheté 100 euros au fabricant rapportera 11,91 euros de marge et 1 euro d’honoraires, soit un total de 12,91 euros contre 14,22 euros aujourd’hui. Cette étape «historique» vise à «détacher la rémunération des officines du prix des médicaments», explique Philippe Gaertner. Elle devrait être suivie, à terme, d’un nouvel accord permettant de dissocier les émoluments des officines du volume de médicaments délivrés. L’accord signé mercredi inclut par ailleurs une autre avancée. Sur le modèle du suivi des patients prenant des anticoagulants oraux AVK, mis en place fin 2013, ils pourront être payés pour suivre les patients souffrant de maladies chroniques et gagner 40 euros par an et par patient pour les pathologies concernées.

 

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