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Les grands médias : en vacances pendant la trêve des confiseurs

Les grands médias : en vacances pendant la trêve des confiseurs

 Ceux qui suivent régulièrement les grands médias avaient déjà constaté que les contenus s’appauvrissent de plus en plus du vendredi au lundi. C’est encore plus vrai pendant les fêtes de fin d’année. Certains médias conservent même les mêmes une. Un effet sans doute de la réduction du temps de travail qui s’applique aux salariés y compris aux journalistes. On pourrait penser que cette lacune est comblée par les sites de leurs  médias sur Internet. Or les sites sont souvent des copier coller du support écrit, des sortes de versions allégées concernant les textes mais encombrés de photos et de vidéos qui meublent les vides. Les médias ne sont que le reflet de la société. Les grandes émissions, les grands enquêtes,  les grands éditos s’arrêtent le vendredi à midi et ne reprennent que le lundi. Pendant la trêve de Noël, les grandes signatures d’éditorialistes ou les grands animateurs ont disparu. Plutôt bizarre dans la mesure où on peut supposer que la demande est plus forte lors des week-ends et des vacances et  que les lecteurs sont davantage disponibles. Pour donner l’impression que les une change,  on reprend la maquette des jours précédents en y ajoutant quelques dépêches d’agence relatives notamment au sport. Pas étonnant dans ces conditions que les grands médias et des difficultés à trouver leur équilibre économique. Certes ce n’est pas la seule raison, il y a surtout la concurrence de centaines et de milliers de sites qui apportent une autre information plus indépendante, plus approfondie,  même s’il faut parfois chercher dans cette vaste auberge espagnole que constitue Internet. Notons enfin que pendant les périodes de vacances d’été la plupart des grandes émissions télé et des grandes rubriques de la presse écrite disparaissent pendant au moins deux mois. Là encore,  la preuve que la valeur travail a été bien affectée y compris chez ceux dont la mission est d’éclairer la société

L’écroulement de la croissance : la découverte des médias

L’écroulement de la croissance : la découverte des médias

 

 

Depuis quelques jours seulement les grands médias découvrent brutalement que la croissance s’écroule en France non seulement pour l’année en cours mais aussi pour 2019 voir au-delà. Même les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Pourtant sur ce site et sur d’autres, il y a longtemps qu’on attire l’attention depuis des semaines et des mois sur la tendance baissière de l’activité générale. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 comme de 2019 est ramenée à 1,5 % officiellement. En fait en 2019 la croissance du PIB pourrait se limiter à 1,3 %. La fin de l’année annonce la tendance puisque le PIB ne devrait croître que de 0,2 % au lieu de 0,4. Et par un calcul de coin de table, on attribue une perte de 0,1 % aux gilets jaunes. Certes,  le mouvement gilet jaune à généré quelques pertes d’activité mais les quantifier aujourd’hui relève de la méthodologie au doigt mouillé.  De toute manière le pari est perdu pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. La croissance accélère en effet moins que prévu au 3e trimestre. Le produit intérieur brut de la période a augmenté de 0,4%, un rythme deux fois plus élevé que celui de 0,2% enregistré au premier comme au deuxième trimestre, qui constituait un point bas depuis l’été 2016. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. Stéphane Colliac, économiste de l’assureur crédit Euler Hermes, pointe de son côté la prudence des ménages, alors que le débat sur leur pouvoir d’achat continue de faire rage. “On a un juste retour à la normale de la consommation mais pas de rattrapage des retards accumulés depuis le dernier trimestre 2017””, souligne-t-il, “une hausse de 0,5% c’est bien le moins qu’on puisse avoir après la chute des dépenses dans les transports au deuxième trimestre”. Il fait valoir en outre que l’investissement des ménages, pour l’essentiel les achats de logements neufs, recule de 0,2% sur le trimestre et stagne depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017. “C’est un atterrissage brutal”, dit l’économiste. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement et le lâcher plus nanti et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. On se demande bien comment l’INSEE peut conclure qu’il y aura une amélioration dans le domaine du chômage. Pour l’INSEE, l’investissement des entreprises se maintiendrait aussi à un rythme honorable, avec + 0,6 % aux deux trimestres. Dans ces conditions, le chômage poursuivrait sa lente décrue. Les créations d’emploi dépassant les entrées sur le marché du travail, il s’établirait fin juin 2019 à 9 %, contre 9,1 % un an plus tôt. Selon l’Insee, la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales au 1er janvier 2019 créerait environ 50.000 emplois en moyenne en 2019-2021. La progression est toujours bonne à prendre mais elle est tellement marginale (un progrès de 01 % sur le taux de chômage alors qu’il y a 7 à 8 millions de personnes sans d’emploi) qu’on peut douter de la pertinence des chiffres. En conclusion, Macron a complètement échoué sur les deux objectifs centraux que constituent l’activité économique et l’emploi.

 

Pouvoir d’achat : les médias mentent

Pouvoir d’achat : les médias mentent

On commence tout juste dans les médias à aborder la problématique des dépenses contraintes. Il était temps car nombre de  journalistes n’ont cessé  de répéter que l’année en cours ferait apparaître une augmentation. Grâce au débat, on  commence à voir apparaître la mise en cause du calcul du gouvernement. Cela en distinguant notamment les dépenses  ajustables des dépenses contraintes qui pèsent particulièrement sur les bas salaires. Bref des dépenses qui en quelque sorte remettent en cause le calcul de l’INSEE concernant l’évolution du pouvoir d’achat.  Face à la colère de nombre de Français concernant la fiscalité, le gouvernement ressort la chansonnette de l’augmentation du pouvoir d’achat qui d’après ses calculs aura augmenté en 2018. Ainsi le pouvoir d’achat des ménages aurait augmenté de 1,7 %.( ce que répète en boucle les chaines d’infos continue !).  Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation déjà erronée L’inflation a  déjà atteint 2,2% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être d’environ 2 % au moins. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, loyer,  services, abonnements, chauffage et autres énergies et bien sûr carburant. Par contre on  dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. En outre un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation (les salaires auraient augmenté de 2% en 2018). Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a notamment augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 60-70 dollars (60 dollars pour le Brent le 13 décembre)) renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

 

Pouvoir d’achat : le mensonge des médias

Pouvoir d’achat : le mensonge des médias

Une petite fenêtre vient de s’ouvrir sur l’évaluation  du pouvoir d’achat avec le débat sur les dépenses contraintes. Il était temps car nombre de  journalistes n’ont cessé  de répéter que l’année en cours ferait apparaître une augmentation. Grâce au débat, on  commence à voir apparaître la mise en cause du calcul du gouvernement. Cela en distinguant notamment les dépenses  ajustables des dépenses contraintes qui pèsent particulièrement sur les bas salaires. Bref des dépenses qui en quelque sorte remettent en cause le calcul de l’INSEE concernant l’évolution du pouvoir d’achat.  Face à la colère de nombre de Français concernant la fiscalité, le gouvernement ressort la chansonnette de l’augmentation du pouvoir d’achat qui d’après ses calculs aura augmenté en 2018. Ainsi le pouvoir d’achat des ménages aurait augmenté de 1,7 %.( ce que répète en boucle les chaines d’infos continue !).  Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation déjà erronée L’inflation a  déjà atteint 2,2% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être d’environ 2 % au moins. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, loyer,  services, abonnements, chauffage et autres énergies et bien sûr carburant. Par contre on  dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. En outre un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation (les salaires auraient augmenté de 2% en 2018). Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a notamment augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 60-70 dollars (60 dollars pour le Brent le 13 décembre)) renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

« Gilets jaunes » : des revendications mal comprises par les médias

« Gilets jaunes » : des revendications mal comprises par les médias

Ce que révèle une étude du Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (LERASS) de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse.  Les préoccupations des « gilets jaunes » ont été pour le moins mal perçues par la presse. Les chercheurs ont notamment analysés plus de 700 articles produits par les journaux nationaux publiés entre le 5 et le 26 novembre. En parallèle, ils ont passé au crible un grand nombre de commentaires et réactions publiés sur différentes plateformes et réseaux sociaux. « Au départ, il y a eu une tentative de cadrage et une vision simplifiée des médias qui tentent d’expliquer sous l’angle de la pédagogie pourquoi la transition écologique est nécessaire, souligne Nikos Smyrnaios, un des coauteur de l’étude, cité par 20minutes. Alors qu’au cœur des préoccupations des ‘gilets jaunes’, il y a la question des inégalités fiscales et une critique sociale. [...] Mais cela est minoré dans les médias. » Pour le labo toulousain, la presse n’a globalement pas suffisamment évoqué cette montée et cette éclosion des « revendications citoyennes » des « gilets jaunes » : « Des revendications qui ne semblaient au départ concerner que l’usager automobiliste et qui peu à peu, montent en généralité pour se transformer en revendications citoyennes. Des revendications étayées par des arguments contrairement à ce que la profusion de commentaires et le cadrage médiatique laissait penser en amont de notre étude ». Pour les chercheurs, le mouvement « semble principalement cadré sous l’angle du conflit d’usages l’automobiliste qui veut rouler sans dépenser davantage et sous l’angle plus psychologisant du ressentiment aveugle des citoyens que les médias semblent penser peu acculturés ou indifférents à la question environnementale ».Les chercheurs estiment que leur constat « rejoint finalement les conclusions d’une précédente étude réalisée sur la pétition contre la loi travail ». Laquelle souligne que « la place de la politisation dans les pratiques socio-numériques doit être sérieusement mesurée car son importance est systématiquement minorée, notamment par les autorités et les figures installées du monde politique, intellectuel et médiatique ».

Gilets jaunes : boudés par les medias de gauche

Gilets jaunes : boudés par les medias de gauche

 

ÀGilets jaunes : boudés par les medias de gauche     À la lecture des grands médias de gauche comme par exemple Libération, le Monde ou encore la Tribune, on sent nettement une prise de distance avec le mouvement des gilets jaunes considérés comme un mouvement  flou, contradictoire, non structuré. Finalement la sorte de mépris habituel de l’intelligentsia de gauche vis-à-vis de tout ce qui est un peu trop populaire. « Des gens qui fument des clopes et qui roulent en diesel a dit l’ancien socialiste Castaner » (converti au macronisme et sorte de d’archétype des dirigeants du parti socialiste). Pas étonnant que la perspective de reconquête du pouvoir se soit éloignée de ce parti qui ne représente plus aujourd’hui que de l’ordre de 10 % de l’électorat. Finalement le même mépris que la droite vis-à-vis du peuple, des petits. Les élites de tous bords se retrouvent normalement pour condamner ces ploucs, ces pauvres types qui ne comprennent rien à la nécessité des réformes. Normal quand la plupart ont des revenus de 5000 à 20 000 € par mois, voire davantage. Ils ont un peu de difficulté à comprendre la colère de ceux qui étouffent de la fiscalité : salariés, commerçants, aussi les petits pensionnés. Comment pourrait-il comprendre qu’avec un salaire de l’ordre de 1000 €, un loyer d’un montant de 400 € (HLM bien sûr et avec l’APL), le reste ne permet que de survivre. Ce mépris assez traditionnel des élites de gauche explique en grande partie son discrédit dans les milieux populaires. Le parti socialiste est en voie d’extinction tout simplement parce qu’il a été détourné de son objet par des oligarques, des professionnels de la politique notamment des hordes de diplômés d’instituts politiques, finalement exactement comme chez Macron. Certes la manifestation, même réussie ne constitue pas un brevet de pertinence en matière de revendication mais elle exige surtout de la part de la gauche une autre écoute, une autre attention, une autre compassion. Le problème c’est que la plupart des dirigeants de cette gauche appartienne à  la même sociologie que les dirigeants de droite : des petits bourgeois, des professionnels de la politique, bref des carriéristes qui n’entretiennent avec l’intérêt général que des rapports approximatifs.

 

 

 

 Le pouvoir d’achat

Médias- Le Monde racheté par un financier tchèque !

Médias- Le Monde racheté par un financier tchèque !

Finalement, il suffit d’être riche pour acheter l’opinion. Le journal sans doute le plus prestigieux en France à savoir le monde vient d’être racheté par un financier tchèque. Sans doute pas dans un intérêt économique car  malheureusement l’équilibre financier des grands médias est très aléatoire. Globalement c’est un secteur où on perd davantage d’argent qu’on n’en gagne. L’objectif est évidemment de peser sur l’opinion. Emmanuel Macon a finalement avoué en creux qu’il était impuissant face à cette prise de participation étrangère du plus prestigieux journal français. “Nous avons des règles, elles imposent des limites en terme de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite”, a déclaré à ce sujet le président français lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini. “Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes». Le chef de l’Etat a souligné l’importance que “toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées.”Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky vient d’annoncer le rachat d’une participation de 49% dans la société Le Nouveau Monde, premier actionnaire du quotidien français Le Monde. Daniel Kretinsky est un oligarque tchèques qui a fait fortune dans l’énergie et qui maintenant investit dans les médias (il a aussi racheté Elle  et Marianne). Le risque c’est de voir un journal aussi sérieux que le monde transformé en tabloïd comme la plupart des titres que possède Daniel Kretinsky. Cela repose à nouveau la question de l’indépendance de l’information sachant que la plupart des grands titres français sont détenus par des financiers.

Les grands médias : en vacances du vendredi au lundi !

Les grands médias : en vacances du vendredi au lundi !

 Ceux qui suivent régulièrement les grands médias constatent que les contenus s’appauvrissent de plus en plus du vendredi au lundi. Certains médias conservent même les mêmes une. Un effet sans doute de la réduction du temps de travail qui s’applique aux salariés y compris aux journalistes. On pourrait penser que cette lacune est comblée par les sites de leurs  médias sur Internet. Or les sites sont souvent des copier coller du support écrit, des sortes de versions allégées concernant les textes mais encombrés de photos et de vidéos qui meublent les vides. Les médias ne sont que le reflet de la société. Les grandes émissions, les grands enquêtes,  les grands éditos s’arrêtent le vendredi à midi et ne reprennent que le lundi. Plutôt bizarre dans la mesure où on peut supposer que la demande est plus forte lors des week-ends et  que les lecteurs sont davantage disponibles. Pour donner l’impression que les une change,  on reprend la maquette du vendredi en y ajoutant quelques dépêches d’agence relatives notamment au sport. Pas étonnant dans ces conditions que les grands médias et des difficultés à trouver leur équilibre économique. Certes ce n’est pas la seule raison, il y a surtout la concurrence de centaines et de milliers de sites qui apportent une autre information plus indépendante, plus approfondie,  même s’il faut parfois chercher dans cette vaste auberge espagnole que constitue Internet. Notons enfin que pendant les périodes de vacances d’été la plupart des grandes émissions télé et des grandes rubriques de la presse écrite disparaissent pendant au moins deux mois. Là encore,  la preuve que la valeur travail a été bien affectée y compris chez ceux dont la mission est d’éclairer la société

Affaire Benalla: la faute aux médias ( Macron)

Affaire Benalla: la faute aux médias ( Macron)

 

C’est en substance ce que Macron a déclaré mercredi soir devant la presse. Toujours ce qu’on dit en général en cas de crise mal maîtrisée ! Notamment sur les mensonges réitérés concernant le pseudo suspension et le pseudo changement de fonction de Benalla. “La question que vous pouvez vous poser, c’est pourquoi certains l’ont sorti deux mois et demi plus tard”, a dit Emmanuel Macron. “C’est sans doute qu’il y a des gens qui avaient intérêt à ce que ça sorte deux mois et demi plus tard et quelques jours après la Coupe du monde de football.” A la suite des révélations du Monde, la justice a ouvert une enquête préliminaire puis une information judiciaire qui a entraîné la mise en examen d’Alexandre Benalla et de quatre autres personnes, dont des policiers haut gradés. Devant les journalistes, le chef de l’Etat a par ailleurs fustigé “un emballement et une frénésie ces derniers jours qui ont conduit à laisser s’installer des contrevérités”, notamment sur le montant du salaire perçu par son ex-homme de confiance. “Il y a beaucoup de gens qui pont perdu la raison, qui disent beaucoup de choses fausses, qui oublient de les corriger”, selon le président français. “La chaleur et la fatigue, c’est à Paris que ça monte à la tête”, a également dit le président français dans le même registre.

Silencieux pendant près d’une semaine, le chef de l’Etat s’est exprimé pour la première fois mardi pour endosser la responsabilité de l’affaire.

 

Les grands médias en vacances pour 2 mois au moins

Les grands médias en vacances pour 2 mois au moins

 

C’est une tradition en France la vie économique, sociale et sociétale est un demi-sommeil en juillet et août Les grands médias n’échappent pas à cette tradition. Dès fin juin la grille d’information est notoirement allégée et cela jusqu’en début septembre. Ceci vaut pour la presse écrite, la télévision, la radio et même les grands sites sur Internet. L’information se réduit comme peau de chagrin et se résume le plus souvent encore davantage que d’habitude à une synthèse  des dépêches d’agence sans autre analyse ou commentaires. Quelques exceptions toutefois mais bien rares. C’est souvent aussi l’occasion pour les gouvernements pour faire passer en douce certaines orientations peu populaires concernant notamment la fiscalité ou les réductions budgétaires. Exemple cette année le débat assez sournois sur les conditions de financement de la suppression de la taxe d’habitation. On laisse en effet entendre que le manque à gagner fiscal des communes serait financé par une taxe par l’impôt foncier augmentée des départements. Ces derniers recevant en compensation une part d’impôt national non chiffré essentiellement financé par l’impôt l’emprunt. Il faut faire  avaler aux collectivités locales la perte d’une partie de leurs ressources, en même temps déroger aux principes sacrés de l’équilibre budgétaire. Dans le même ordre d’idées se diffuse l’idée gouvernementale de réduire une partie de la protection sociale et de la privatiser via les mutuelles et autres sociétés d’assurances. Pourtant les éléments d’information ne manquent pas car la donne économique va certainement évoluer de manière moins favorable du fait du tassement déjà constaté de la croissance internationale, des les incertitudes quant au début de guerre commerciale conduite par les États-Unis ou encore par les menaces conflictuelles qui risquent de découler des relations entre l’Iran et les États-Unis. De ce point de vue,  l’été pourrait constituer un tournant dans l’évolution géo politique et même remettre en cause les politiques budgétaires restrictives. Les événements sportifs comme la coupe du monde de football écrasent ces infos. Cette mise entre parenthèses des grands médias constitue une certaine particularité française comme les grandes vacances d’été d’ailleurs lesquelles sont plus  fractionnées dans la plupart des autres pays.

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

 

Il est clair que les syndicats en général et la CGT en général ne bénéficient pas d’uen image positive dans le pays. Mais le syndicalisme est en crise comme la plupart des outils  intermédiaires, comme la politique ou les médias eux-mêmes. Bien sût la position de certains syndicats  agacent car souvent top archaïques trop corpos. Evidemmenet les syndicats SNCF ne font pas exception  encore qu’il faudrait noter la montée des syndicats réformistes (aujourd’hui majoritaires) par rapport aux radicaux. Comme les cheminots ne jouissent pas non plus de la meilleure image dans le pays (mais il  y a beaucoup de fantasmes quant à leurs privilèges), le gouvernemenet et les médias ont  décidé de profiter de cette affaire pour écraser la CGT et au-delà affaiblir les autres syndicats. Comme en politique, Macron veut disloquer toute opposition et même s’affranchir de toute médiation des corps  intermédiaires. On peut ne pas  partager certaines orientations de la CGT sans pour cela chercher à l’écraser. Après avoir humilié  les organisations politiques d’opposition, Macron veut faire plier et infliger une  défaite historique aux  organisations syndicales et en particulier à  la CGT. Après les réformes du code du travail, de la formation permanente, de l’Unedic et maintenant de la SNCF,  le gouvernement démontre à l’évidence son dédain  pour la négociation qu’il considère sans doute comme une perte de temps. Certes le pays -la SNCF y compris- a  besoin de réformes structurelles  pour améliorer sa compétitivité, retrouver la croissance et réduire la pire  inégalité qui est celle du chômage. Mais cela ne justifie pas qu’on fasse l’impasse sur la concertation  et qu’on méprise la culture du compromis. Les médias globalement participent à la curée et pronostiquent déjà l’échec du mouvement SNCF et derrière celui de la CGT. La bataille médiatique de ce point de vue sera fondamentale pour faire basculer une opinion qui condamne aujourd’hui les grèves des cheminots mais sans connaître réellement la réalité et les enjeux. Parmi ces enjeux bien entendu la question de l’endettement et du financement des équipements. Une question récurrente que le gouvernement  contourne et qui plombe en partie les résultats de l’entreprise.  Un autre enjeu concerne  l’avenir de la politique des transports mise sous le boisseau depuis déjà des années au profit d’une logique de développement  contradictoire de chaque mode et entreprise. Une logique qui par exemple  a aussi affaibli considérablement le pavillon routier français qui n’existe plus à l’international et qui est maintenant attaqué par des pavillons à bas coût sur le marché national. La politique ultralibérale qui est actuellement développée dans le secteur des transports conduira nécessairement non seulement la disparition de l’entreprise SNCF mais aussi à la quasi-disparition du rail sauf sur quelques lignes rentables. Il n’y a aucune raison pour que subsistent  d’autres lignes nationales. Quant aux lignes régionales il est vraisemblable qu’on procédera progressivement à des substitutions par car surtout en raison des difficultés financières des régions. La disparition du rail dans de nombreuses zones géographiques participera à la désertification du territoire en cours et contribuera à servir le projet fou qui consiste à entasser 90 % de la population dans les grandes métropoles ici 2050  (voir rapports  INSEE à ce sujet). Oui le pays a besoin de réformes, la SNCF aussi et depuis longtemps mais aucune réforme ne sera efficace sans la participation active des acteurs. Sinon elle ne fera que produire des déçus

Internet : pour un boycott de l’info payante des grands médias

 Internet : pour un boycott de l’info payante des grands médias

Par définition, la plupart des internautes sont des surfeurs qui ne se contentent pas en majorité d’uen seule source. Or de lus en plus de sources de grand médias deviennent payantes. De sorte que pour être à peu prés informé, il conviendrait de s’abonner à une bonne vingtaine de sources. Pour faire face à la baisse tendancielle irréversible du nombre de lecteurs des versions papier, les grands médias ont investi Internet avec des politiques éditoriales relativement proches qui pour l’essentiel se contentent  de reprendre les dépêches des agences, du gouvernement, des grandes entreprises et institutions. Le vrai travail journalistique d’investigation ou de réflexion est relativement marginal. Il faut d’ailleurs laisser la place à une montagne publicitaire à caractère de plus en plus intrusif qui normalement devrait permettre d’assurer l’équilibre économique. Malheureusement,  ce n’est pas le cas car les sites d’information connaissent une expansion quasi exponentielle ;  des sites  à vocation commerciale ou des sites gratuits de citoyens ou d’experts. Pour appâter le client,  les versions numériques des grands médias offrent généreusement un ou deux articles gratuits, ensuite il faut évidemment cracher au bassinet. Pas nécessairement d’ailleurs car la même information est offerte à peu près en même temps et sans paiement sur d’autres sites.  Il conviendra que les grands médias un jour choisissent  ou bien le financement par la pub ou bien le financement par les articles payants. On objectera que les sites d’infos sont bien contraints de rechercher l’équilibre financier et qu’il convient donc de multiplier les sources de financement. Cependant cet équilibre financier demeurera précaire voire impossible si les grands médias n’améliorent pas la qualité de leur ligne éditoriale. Pourquoi payer quand en fait les Unes de ces médias sont  constituées des mêmes 20 ou 30 informations qu’on retrouve partout. Des informations souvent livrées en  brut de brut sans analyse, sans approfondissement et même sans vérification. Pas étonnant si les jeunes en particulier sont réticents pour acheter cette info payante sur internet. Des jeunes qui passent plus de temps sur internet que devant la télé contrairement à leurs ainés.  Internet est le média le plus utilisé pour s’informer, selon un sondage qui avait été mené par L’Etudiant auprès de 487 jeunes âgés de 16 à 25 ans, lycéens et étudiants. Le net arrive en tête avec 38% des réponses mais essentiellement l’info gratuite, suivi par la télévision (33%), la presse écrite (17%) et la radio (10%). Au sein de la presse écrite, les quotidiens gratuits (55% des jeunes en lisent au moins un par semaine) arrivent devant les hebdos et les quotidiens payants.

Médias publics : le grand gaspillage

Médias publics : le grand gaspillage

Macron veut faire le ménage dans l’audio visuel public, il serait temps compte tenu des gaspillages. La Cour des Comptes a déjà jugé  avec une grande sévérité la gestion de France télévision qui se caractérise par un très grand nombre de chaînes qui font double emploi, avec aussi des innombrables bureaux en province et qui mobilise ainsi 10 000 salariés environ dont 2500 2700 journalistes. (Par comparaison ces deux à trois fois plus que dans les chaînes privées). Du coup cette chaîne pourtant financée par le contribuable laisse apparaître un déficit de plusieurs dizaines de millions. ) « Au regard de la dégradation inquiétante de sa situation financière, la maîtrise des dépenses est impérative », jugeait la cour. « À ces défis stratégiques, l’entreprise et son actionnaire n’ont apporté au mieux que des réponses partielles, au risque à terme de compromettre la pérennité du service public de l’audiovisuel », concluait la cour des comptes. . Ils formulaient alors  23 recommandations, parmi lesquelles la réduction du nombre d’antennes régionales de France 3, la mise à l’étude d’un rapprochement de son réseau régional avec celui des radios France Bleu, la fusion de l’ensemble des rédactions nationales, ou la suppression des bureaux régionaux de France 2. La Cour exhortait également le groupe, qui compte 9.932 emplois à temps plein dont 2.700 journalistes, à s’engager sur un objectif précis de non remplacement des départs à la retraite d’ici 2020 ou à examiner le contenu réel des postes occupés par les salariés les mieux rémunérés. Quant à Radio France, c’est  600 millions de budget, déficit de 50 millions, 5000 salariés, salaire mensuel moyen de 5 000 euros !

Mélenchon veut un « tribunal  » contre les médias

Mélenchon veut  un « tribunal  » contre les médias 

 

Mélenchon qui n’en finit pas de pester contre les médias, propose un tribunal pour juger de leur objectivité. Il faut dire que lors de sa prestation du 30 novembre sur France 2 il est encore tombé dans la polémique la plus détestable. Du coup déjà en délicatesse avec l’opinion.  Mélenchon n’a pas réussi à faire oublier sa posture d’homme du bruit et de la fureur. Sa nouvelle proposition particulièrement polémique n’est sans doute destinée à améliorer son image.  En net recul dans les sondage, en échec sur la mobilisation sociale contre des ordonnances est en difficulté par rapport aux contradictions de son propre mouvement , Mélenchon ne sort pas grandi du débat qui a eu lieu jeudi sur France 2 ;  consciemment ou inconsciemment , il a repris sa posture de polémiste.par exemple le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé durant la discussion que Manuel Valls était d’ »extrême droite » quand l’ancien Premier ministre parle d’ »un problème avec les musulmans ».. De la même manière il a accusé Jean-Claude Mailly de Force ouvrière d’être l’un des responsables de l’échec de la mobilisation contre la réforme du code du travail. . Mélenchon a également tenté d’excuser certaines dérives au sein même de son parti notamment celles concernant Daniel au Bono  qui s’est prononcée notamment en faveur de réunions syndicales ou associatives non mixtes (en clair sans blanc) Jean-Luc Mélenchon a reconnu des désaccords, mais a salué «une amie», Sur le Venezuela il a carrément pété les plombs en manifestant le plus grand mépris pour la journaliste qui l’interrogeait. L’intervention de Laurence Debray, journaliste, spécialiste du monde hispanique, attaquant le leader insoumis pour ses positions favorable au président vénézuélien, Nicolas Maduro, aura fini par lui faire perdre son calme. Même attitude surnombre d’autres sujets ou Mélenchon s’est montré très agressive voire insultant. Bref une posture qui agace de plus en plus l’opinion publique. D’ailleurs dans le  sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour  Franceinfo Mélenchon plonge.  Avec 36 % de bonnes opinions, le député des Bouches-du-Rhône chute de six points par rapport à septembre. L’ancien candidat à l’élection présidentielle est désormais rejeté par une majorité de jeunes (53 %), d’ouvriers (54 %) et de Français aux revenus les plus modestes (61 %)», détaille le sondeur. Ces catégories sont pourtant celles qui ont le plus voté Mélenchon en avril dernier.  S’il conserve une bonne base de popularité chez les sympathisants de la gauche du PS (82 %), le parlementaire est mal perçu par les socialistes (54 % ont une mauvaise image de lui). La raison de ce creux se trouve évidemment dans son incapacité à fédérer autour de lui un front social contre l’exécutif. 79 % des Français jugent que sa mobilisation contre les réformes du gouvernement a été «un échec ». Un avis partagé par 54 % des sympathisants de la gauche radicale et 77 % des sympathisants socialistes. Confortant une critique déjà exprimée par les syndicats, Jean-Luc Mélenchon est perçu comme «jouant trop perso » par 68 % des Français, soit cinq points de plus qu’en septembre, au moment de sa grande marche «contre le coup d’État social ». Il n’est jugé «compétent » que par 43 % des Français (- 3 points) et «sympathique » par 40 % (- 4). Le lien avec les Français semble altéré : 48 % le trouvent «proche des gens ». C’est… huit points de moins que lors de la précédente enquête. Les différentes controverses autour des personnalités de La France insoumise (Raquel GarridoAlexis CorbièreDanielle Simonnet…) ont, elles aussi, eu un impact négatif : 58 % des Français estiment qu’elles sont particulièrement choquantes

 

 

Internet ras-le-bol de l’information payante des grands médias

 Internet ras-le-bol de l’information payante des grands médias

 

Pour faire face à la baisse tendancielle irréversible du nombre de lecteurs des versions papier, les grands médias ont investi Internet avec des politiques éditoriales relativement proches qui pour l’essentiel se contentent  de reprendre les dépêches des agences, du gouvernement, des grandes entreprises et institutions. Le vrai travail journalistique d’investigation ou de réflexion est relativement marginal. Il faut d’ailleurs laisser la place à une montagne publicitaire à caractère de plus en plus intrusif qui normalement devrait permettre d’assurer l’équilibre économique. Malheureusement,  ce n’est pas le cas car les sites d’information connaissent une expansion quasi exponentielle ;  des sites  à vocation commerciale ou des sites gratuits de citoyens ou d’experts. Pour appâter le client,  les versions numériques des grands médias offrent généreusement un ou deux articles gratuits, ensuite il faut évidemment cracher au bassinet. Pas nécessairement d’ailleurs car la même information est offerte à peu près en même temps et sans paiement sur d’autres sites.  il conviendra que les grands médias un jour choisissent  ou bien le financement par la pub ou bien le financement par les articles payants. On objectera que les sites d’infos sont bien contraints de rechercher l’équilibre financier et qu’il convient donc de multiplier les sources de financement. Cependant cet équilibre financier demeurera précaire voire impossible si les grands médias n’améliorent pas la qualité de leur ligne éditoriale. Pourquoi payer quand en fait les Unes de ces médias sont  constituées des mêmes 20 ou 30 informations qu’on retrouve partout. Des informations souvent livrées brut de brut sans analyse, sans approfondissement et même sans vérification. Dernier exemple en date le plan de simplification administrative annoncée par le ministre du budget. En fait, une grande illusion car il ne s’agit nullement de réduire le nombre de normes ou de procédures mais de substituer le numérique au papier et d’autoriser l’administré à dialoguer avec  l’administration. Bref un changement de climat et une informatisation des procédures mais pas une remise en cause de la cathédrale administrative qui s’appuie sur plus de 10 000 lois et plus de 100 000 décrets contenant eux-mêmes en moyenne une vingtaine de dispositions réglementaires. La plupart des médias ont repris les communiqués du gouvernement ou des agences oubliant même de signaler que dans ce champ de réforme environ 500 mesurettes avaient  déjà été prises par le gouvernement précédent là où il en faudrait 10 000 ou 100 000 vraies mesures. Évidemment ce serait remettre en cause la cathédrale administrative dont se nourrissent les fonctionnaires inutiles. Bref pour mériter d’être payées,  les versions numériques des grands médias devront montrer davantage de pertinence et de travail.

Info grands medias : ah les fameux experts !

Info grands medias : ah les fameux experts !

Sur un grand site ce matin on évoque la difficile problématique du recrutement des experts pour commenter l’actualité. Dans ce site, on focalise aujourd’hui sur les experts économiques. On regrette une absence de renouvellement de fait dans ce champ particulier, enjeu majeur actuellement. Il est vrai qu’on ressort souvent de vieilles barbes qui récitent à peu près le même catéchisme partout.  en cause,  le fait  que ces brillants économistes ont lâchée depuis longtemps leurs travaux d’études et de recherche pour se consacrer à leurs activités commerciales de communication et ainsi passer davantage de temps sur les plateaux télé et dans les conférences rémunérées que dans les labos . Il y a longtemps que la plupart n’ont pas rédigé la moindre recherche se contentant d’un préambule sur les travaux des thésards  à quand il ne détourne pas complètement le travail de jeunes chercheurs. C’est un même un peu le même phénomène qui concerne les autres  experts. Par exemple, les experts politiques qui, eux, sont capables de parler de tout et de rien surtout de rien du tout mais avec l’autorité médiatique qui convient. Les seuls experts un peu crédibles  sont les sondeurs qui eux s’appuient sur des éléments quantifiés. Souvenons-nous que la plupart des experts politiques ont considérés pendant longtemps que le phénomène Macron ne serait qu’éphémère, une sorte de bulle médiatique ! Même chose dans le domaine militaire ou du terrorisme avec les interventions d’anciens généraux ou de responsables du renseignement qui déroulent  une vision d’il y a 20 à 30 ans et qui n’apportent  guère d’éléments éclairants sur les événements en cours et encore moins sur les perspectives d’avenir. Bref les grands médias et surtout la télévision sont en recherche d’un modèle de ligne éditoriale assurant un minimum d’information et d’analyse qui se substitue à des bavardages assez insipides.

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

 

 

On sait que la presse et l’opposition sont complètement muselées en Russie mais Poutine promet la liberté en hypothéquant par de sérieuses réserves : ce qui est interdit en Russie (mal liberté d’opinion NDLR) est aussi interdit sur internet, à la télé et plus généralement dans l’espace médiatique. Alors  les entreprises web russes et étrangères sont forcées de stocker les données de leurs utilisateurs en Russie et de les transmettre aux autorités si elles en font la demande. Le président russe a cependant estimé aujourd’hui que l’influence de l’Etat sur internet et dans les médias devait être « réduite, sinon exclue », alors que l’espace médiatique et le net russes sont soumis à un tour de vis de la part des autorités. « Si la société elle-même met au point un système de filtres moraux et éthiques, il serait juste de réduire, sinon d’exclure – mais ce serait mieux d’exclure – l’influence de l’Etat dans ce processus », a déclaré Vladimir Poutine, au cours d’un forum en Crimée avec la jeunesse russe. « Ce que la loi interdit doit être interdit partout, sur internet, à la télévision ou dans les autres médias », a-t-il néanmoins nuancé, ajoutant être « en contact, mais pas en permanence, avec les directeurs de nos principales chaînes de télévision ». Ces déclarations interviennent dans le contexte d’un contrôle plus strict ces dernières années par les autorités du net russe, très utilisé par l’opposition, la tendance s’amplifiant actuellement sur fond de lutte antiterroriste. En juillet, le parlement russe a ainsi voté une loi interdisant l’utilisation en Russie des « anonymizers », services web qui permettent d’accéder de façon anonyme à des sites internet. Les députés ont également voté une loi obligeant les internautes à s’identifier par un numéro de téléphone pour utiliser les messageries sur le web.

Macron : la chanson du programme réclamée par les médias

 

Macron : la chanson du programme réclamée par les médias

 

En mal de copie, les médias depuis quelques jours reprennent en chœur les arguments de Fillon : Macron n’a pas de programme. Demandez le programme vocifèrent les médias  qui évidemment n’ont pas pris le temps d’analyser en profondeur  le programme des autres candidats. Des programmes bidon évidemment. Si l’on se réfère à quelques exemples de propositions. Il y a le programme de Benoît Hamon et son fameux revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards dont on ne sait pas comment il serait financé. Il y a l’aussi fameuse proposition de Fillon concernant la sécurité sociale qui viserait à ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves dont il ne donne aucune définition aussi sa proposition de supprimer 500 000 fonctionnaires sans dire où et comment. Sans parler évidemment du catalogue de la Redoute de Marine Le Pen qui promet tout à tout le monde, le contraire aussi notamment la sortie de l’euro, en ignorant sans doute que mécaniquement la perte de pouvoir d’achat serait de l’ordre de 20 % pour les Français. À signaler aussi le programme de Mélenchon qui propose tout simplement de ne plus rembourser la dette. Bref autant de programmes qui constituent des catalogues de promesses utopiques et où démagogiques. Depuis quelques jours dans les salons parisiens les journalistes ont repris en chœur la thématique du programme de Macron. Comme si les promesses des deux autres candidats avaient la moindre chance d’être mises en œuvre. Comme si le rôle d’un président de la république consistait  à faire une liste de commissions électoralistes et de promesses illusoires. Comme la plupart des médias sont à peu près nul en matière d’économie,  ils évitent cependant d’adresser des reproches à Macron sur l’économie et du coup se rabattent  sur le vide de ses propositions en matière sociétale. Comme si on pouvait accorder le moindre crédit aux propositions des autres candidats dans ce domaine. Deux questions centrales constituent les enjeux de cette élection : l’emploi et la sécurité. Sur l’emploi, les propositions économiques de Macron sont prudentes et sans conteste les plus pertinentes et les mieux construites. Sur la sécurité, mieux vaudrait être modeste et surtout pas de déclarations intempestives afin de ne pas mettre la France en situation de cible du terrorisme. C’est précisément parce que l’échec a été total au plan économique que les deux présidents présidents  ont tenté de se refaire une santé électorale au plan international en s’investissant de manière excessive dans des opérations de guerre pour détourner l’attention. Du coup, la France est devenue l’une des principales cibles du terrorisme. Sur cette question comme sur les autres problématiques sociétales, il convient de rester modeste et sérieux. En faire davantage, mieux,  mais en parler moins. Avec Sarkozy puis Hollande,  la France a surtout connu une présidence de la parole, on attend maintenant une présidence de l’action. On espère moins de fanfaronnade mais davantage de courage, de pertinence et de détermination. En outre il faudrait que la France apprenne à sortir de sa monarchie républicaine pour ne pas faire du président le seul décideur de tout. Le parlement, le gouvernement, les facteurs économiques doivent assumer leur rôle et non raisonner en permanence de manière étatique avec des lois, des décrets et forcément des fiscalités pour tout régler. De ce point de vue, les Français ont aussi à faire leur révolution culturelle car si la France est dans un état aussi catastrophique depuis une trentaine d’années, la responsabilité en incombe sans doute aux responsables politiques mais tout autant aux Français eux-mêmes qui du fait de leurs contradictions contribuent à la fois à la perte de compétitivité de l’économie mais aussi à l’affaiblissement des valeurs de la république.

Sondages : les médias poussent Fillon

Sondages : les médias poussent Fillon

 

 

 

Pour redonner sans doute du souffle à la campagne des primaires de la droite,  au demeurant assez ennuyeuse, les médias sortent  un botte secrète : celle de Fillon. Fillon qui en quelques jours auraient gagné 5 à 6% des voix ; Il se situerait en troisième position mais plus prés de Sarkozy et de Juppé, toujours en tête. En fait il se peut qu’il y ait quelques déplacements de voix au profit de l’un ou de l’autre des protagonistes. Pour autant cet écart soudain peut susciter des interrogations en raison en particulier dés incertitudes sur le caractère représentatif de l’échantillon choisi. Interrogé d’ailleurs sur BFM le responsable de l’enquête Elabe  admet que la marge d’erreur ce situe entre 4 et 5 %. Précisément la modification de marge constatée entre les concurrents. En vérité pour les médias il s’agit d’alimenter le scénario des primaires  Par ailleurs certains sondeurs ne sont pas complètement neutres et selon leurs affinités sont plus proches de tel ou tel Candidat. Alain Juppé demeurerait  donc en tête des candidats au primaire de la droite dans un sondage paru mercredi, à quatre jours du premier tour, mais les intentions de vote en sa faveur s’effondrent au profit de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Selon cette enquête réalisée pour BFM TV et L’Opinion, le maire de Bordeaux perd cinq points au premier tour (34%) comme au second (56%) et voit l’ex-président revenir sur lui, avec 30% (+3) des intentions de vote au premier tour et 44% (+5) au deuxième, prévu le 27 novembre. François Fillon, en progression spectaculaire selon plusieurs instituts, gagne quant à lui six points, à 21% des intentions de vote. « Si la dynamique dont bénéficie François Fillon peut créer les conditions favorables à une surprise (…), le rapport de forces mesuré dans notre enquête fait toujours d’un duel Juppé-Sarkozy l’hypothèse la plus probable à ce stade », note Yves-Marie Cann, directeur des études politiques d’Elabe. Donné à égalité avec l’ancien Premier ministre il y a encore un mois, Bruno Le Maire est désormais crédité de 7%. Nathalie Kosciusko-Morizet est à 5%, Jean-François Copé à 2% et Jean-Frédéric Poisson à 1%

Les Grands médias : » Petites nouvelles et grandes indignations » (Brice Couturier)

Les Grands médias : » Petites nouvelles et grandes indignations » (Brice Couturier)  

 

 

Le journaliste chroniqueur Brice Couturier de France Culture met   les pieds dans le plat et dénonce l’insignifiance globale des médias (interview au Figaro,  extraits)

 

Ce qui m’a frappé dans les débats des dernières années, c’est la difficulté avec lesquels ils (les vrais débats NDLR) sont parvenus à émerger. Car les plus importants d’entre eux portent précisément sur les sujets dont le «Parti des médias» – pour reprendre l’expression créée par Marcel Gauchet – tente d’empêcher l’évocation… Il y a comme ça, à chaque époque, des problèmes vitaux qui forment comme un angle mort du débat public. Ce sont précisément ceux qui vont décider de l’avenir. En 1936, après la remilitarisation de Rhénanie par Hitler, dans la plupart des médias français, il était presque impossible d’évoquer la perspective d’une guerre avec l’Allemagne. Tous les gens de bien étaient furieusement pacifistes… On trouverait bien un terrain d’entente avec le chancelier allemand, disaient-ils. Mais dans les cafés et les salons, on ne parlait que de ça. Aujourd’hui, l’histoire est à nouveau en phase d’accélération brutale et le défi qui nous est lancé par l’islamisme politique, entré en phase de conquête du monde, est redoutable. Mais le Parti des médias, aveuglé par ses bons sentiments, préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d’une part, de ses grandes indignations, de l’autre.

 

Vous croyez à un «complot des médias»?

Je n’irais pas jusque-là. Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier? Pour ne prendre que cet exemple. De la même façon, chaque fois que le discours lénifiant sur le «vivre-ensemble» est contredit par des faits, ceux-ci font l’objet d’un remontage. Combien d’attentats islamistes ont été requalifiés en «actes commis par un déséquilibré»? Ou alors, on organise à la hâte une diversion. Mais ce n’est pas l’essentiel. Le pire, c’est qu’il y a trop peu d’intellectuels capables de discerner les grands courants de fond sous le miroitement de surface. En finissant l’année, sur France Culture, par une série d’été consacrée à Raymond Aron, j’ai voulu montrer ce qu’avait été mon ambition au cours de ces cinq années. Il est mon modèle. Aron aussi était éditorialiste. A Combat, au temps de Camus, puis au Figaro, surtout, et enfin à L’Express. Et tandis que les simples journalistes se contentaient de rapporter les faits au jour le jour, lui savait discerner, en historien, les tendances profondes, celles qui allaient modifier les rapports de force, redessiner la carte, décider du mouvement de l’histoire. Aujourd’hui, nos chers confrères passent leur temps à guetter le fil de l’AFP, afin d’être «les premiers sur une info». Ils sont concurrencés par internet qui met tout ce fatras de pseudo-news, de «stories», à la disposition de chacun. Ils misent sur l’antériorité pour légitimer leur profession ; ou encore sur leur connaissance personnelle des acteurs politiques pour rapporter leurs propos à des stratégies individuelles de conquête du pouvoir. Ce faisant, ils rabaissent la politique et contribuent au développement du populisme ambiant. Alors qu’il leur faudrait jouer sur la compétence, la capacité du spécialiste à interpréter les faits, à discerner la manière dont le monde est en train de se réorganiser. Mon problème tient à ce que j’étais censé être un spécialiste universel: parler économie avec Attali un jour, histoire avec Pierre Nora, le lendemain, politique internationale avec Védrine, le surlendemain et conclure la semaine sur la littérature américaine avec Richard Ford…. Sans oublier de me faire traiter de crétin par Montebourg, de journaliste partisan par Copé, ou d’agent de l’Allemagne par Marine Le Pen! Mais le pire, c’était de supporter ces idéologues de petit calibre, cooptés par leurs camarades de l’Université, qui tiennent lieu d’intelligentsia aux yeux des journalistes bien-pensants. Quel dialogue peut-on avoir avec ces personnages, arrogants quoiqu’incultes, et d’autant plus pérorant qu’ils méprisent les faits, les chiffres, la réalité? Ils prétendent déconstruire ce qu’ils n’ont jamais cessé d’ignorer.

 

Quels sont les grands débats qui vous ont le plus marqué?

 

Sur tous les plans, on se rapproche de la vérité en marchant en crabe. Ça ne facilite pas le règlement des problèmes. Prenez l’économie. Il y a cinq ans, le débat portait sur les délocalisations: nos problèmes venaient de l’étranger, qui ne respectait pas nos règles, qui prétendait réussir en ne faisant pas comme nous. La Chine, voire l’Allemagne nous faisaient une concurrence déloyale. À partir d’un certain moment, on a commencé à s’inquiéter de la désindustrialisation. C’était approcher du vrai problème, celui du manque de compétitivité de notre appareil productif. Encore quelques mois, et on a commencé à réaliser que nos entreprises supportaient des charges disproportionnées par rapport à celles de leurs concurrentes et qu’il convenait donc de les alléger, après les avoir augmentées. Mais c’est justement l’un des sujets dont le Parti des médias ne veut pas entendre parler, comme du déficit budgétaire et de l’endettement.

 

Vous définissez-vous toujours comme un libéral de gauche?

Tony Blair disait : « ce qui est social, c’est ce qui crée des emplois ». Il avait raison.

 

À l’époque où j’avais un engagement politique, je roulais pour Rocard au sein du PS. En 1985, j’avais créé un club de discussion, Rouleau de Printemps, qui se définissait comme un rassemblement de jeunes libéraux de gauche. Je pense être resté fidèle à cet idéal. «Le socialisme, c’est quand la liberté arrive dans la vie des gens les plus pauvres», a écrit Carlo Rosselli, l’un des théoriciens du libéralisme de gauche, assassiné en France par les sbires de Mussolini. Je pense que la véritable lutte des classes n’oppose pas tant les salariés aux entrepreneurs que les insiders du système aux exclus, les détenteurs de rentes à ceux qui sont prêts à emprunter l’escalier de service lorsque l’ascenseur social est en panne. La «défense des avantages acquis» est un mot d’ordre qui profite aux planqués. Tony Blair disait: «ce qui est social, c’est ce qui crée des emplois». Il avait raison. Notre système a fait le choix implicite du chômage de masse. C’est une calamité. Non seulement, le chômage détruit des vies, mais il rend des millions de personnes dépendantes de l’État pour leur survie. Il bloque toute ambition, il étouffe cette «étincelle vivante» que les hommes portent en eux et qui, selon Goethe, «se recouvre de la cendre toujours plus épaisse des nécessités quotidiennes si elle cesse d’être alimentée.»

 

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