Archive pour le Tag 'médias'

La dangereuse concentration des médias dans les mains de quelques milliardaires

La dangereuse concentration des médias dans les mains de quelques milliardaires

 

Un  collectif réunissant plus de 250 professionnels de la presse, de la télévision et de la radio, dans une tribune au « Monde » dénonce la menace que représente le regroupement de nombreux médias « entre les mains de quelques milliardaires ».

 

Tribune

 Aujourd’hui, un seul et même groupe (Vivendi), piloté par un seul et même industriel (Vincent Bolloré), contrôle de nombreuses chaînes de télévision (Canal+, CNews, C8, CStar, Planète+, Télétoon+, Infosport+, etc.), une radio (Europe 1), des journaux (Le Journal du dimanche, Paris Match), un éditeur de jeux vidéo (Gameloft), une plate-forme de vidéos (Dailymotion), des salles de spectacle (CanalOlympia), des maisons d’édition (Editis et, potentiellement, Hachette) ainsi que Prisma, le premier groupe français de presse magazine (Capital, Femme actuelle, Geo, Ça m’intéresse, Télé-Loisirs, Voici, etc.).

Jamais sans doute un homme d’affaires français n’a concentré autant de médias entre ses mains. Jamais la production d’informations et la production culturelle n’ont dépendu à ce point d’une seule et même personne qui méprise l’une des valeurs fondamentales de toute démocratie : l’indépendance des journalistes.

Lorsque Vincent Bolloré s’empare d’un média, souvent, la même logique mortifère s’applique : d’abord un démantèlement de la rédaction, puis une reprise en main idéologique.

Certes, la concentration des médias n’est pas un phénomène nouveau, ni l’apanage d’un homme. Par le passé, le groupe Hersant, ancien propriétaire du Figaro, a contrôlé 40 % de la presse papier en France.

Ce qui est nouveau, c’est l’hyper-concentration des médias français entre les mains de quelques milliardaires, Vincent Bolloré, mais aussi Bernard Arnault, Patrick Drahi, Xavier Niel [actionnaire du Monde à titre individuel], Daniel Kretinsky [actionnaire indirect du Monde], et des groupes financiers comme le Crédit mutuel.

Bien sûr, les journalistes qui travaillent pour les médias détenus par ces industriels ne subissent pas directement et au quotidien la pression de leurs actionnaires. Mais la concentration a un impact majeur sur la qualité et la diversité de l’information délivrée au public. Elle réduit l’espace consacré au décryptage. Elle favorise l’opinion et fragilise la liberté de la presse ainsi que l’indépendance des journalistes.

Parce que nous considérons l’information comme un bien public, les médias ne sont pas un secteur d’activité comme un autre. Ce ne sont pas les investisseurs privés qui posent problème, mais le manque de garanties apportées aux journalistes désireux de travailler en toute indépendance, sans aucune pression.

Au moment où certains candidats à l’élection présidentielle évoquent la privatisation du service public de l’audiovisuel, une telle situation n’est plus tenable. Il est temps d’agir. Nous sommes désormais nombreux à dénoncer un fléau médiatique, social et démocratique : après le documentaire Le Système B, diffusé par Reporters sans frontières (RSF), le 14 octobre, sur les réseaux sociaux, et l’appel lancé par le Fonds pour une presse libre [visant à « développer l’écosystème de la presse indépendante »], même la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, a reconnu, le 27 octobre, devant les sénateurs que « les textes qui assurent cette régulation sont des textes déjà anciens et qui présentent des lacunes ».

La concentration des médias dans les mains de quelques milliardaires

La concentration des médias dans les mains de quelques milliardaires

 

Un  collectif réunissant plus de 250 professionnels de la presse, de la télévision et de la radio, dans une tribune au « Monde » dénonce la menace que représente le regroupement de nombreux médias « entre les mains de quelques milliardaires ».

 

Tribune

 Aujourd’hui, un seul et même groupe (Vivendi), piloté par un seul et même industriel (Vincent Bolloré), contrôle de nombreuses chaînes de télévision (Canal+, CNews, C8, CStar, Planète+, Télétoon+, Infosport+, etc.), une radio (Europe 1), des journaux (Le Journal du dimanche, Paris Match), un éditeur de jeux vidéo (Gameloft), une plate-forme de vidéos (Dailymotion), des salles de spectacle (CanalOlympia), des maisons d’édition (Editis et, potentiellement, Hachette) ainsi que Prisma, le premier groupe français de presse magazine (Capital, Femme actuelle, Geo, Ça m’intéresse, Télé-Loisirs, Voici, etc.).

Jamais sans doute un homme d’affaires français n’a concentré autant de médias entre ses mains. Jamais la production d’informations et la production culturelle n’ont dépendu à ce point d’une seule et même personne qui méprise l’une des valeurs fondamentales de toute démocratie : l’indépendance des journalistes.

Lorsque Vincent Bolloré s’empare d’un média, souvent, la même logique mortifère s’applique : d’abord un démantèlement de la rédaction, puis une reprise en main idéologique.

Certes, la concentration des médias n’est pas un phénomène nouveau, ni l’apanage d’un homme. Par le passé, le groupe Hersant, ancien propriétaire du Figaro, a contrôlé 40 % de la presse papier en France.

Ce qui est nouveau, c’est l’hyper-concentration des médias français entre les mains de quelques milliardaires, Vincent Bolloré, mais aussi Bernard Arnault, Patrick Drahi, Xavier Niel [actionnaire du Monde à titre individuel], Daniel Kretinsky [actionnaire indirect du Monde], et des groupes financiers comme le Crédit mutuel.

Bien sûr, les journalistes qui travaillent pour les médias détenus par ces industriels ne subissent pas directement et au quotidien la pression de leurs actionnaires. Mais la concentration a un impact majeur sur la qualité et la diversité de l’information délivrée au public. Elle réduit l’espace consacré au décryptage. Elle favorise l’opinion et fragilise la liberté de la presse ainsi que l’indépendance des journalistes.

Parce que nous considérons l’information comme un bien public, les médias ne sont pas un secteur d’activité comme un autre. Ce ne sont pas les investisseurs privés qui posent problème, mais le manque de garanties apportées aux journalistes désireux de travailler en toute indépendance, sans aucune pression.

Au moment où certains candidats à l’élection présidentielle évoquent la privatisation du service public de l’audiovisuel, une telle situation n’est plus tenable. Il est temps d’agir. Nous sommes désormais nombreux à dénoncer un fléau médiatique, social et démocratique : après le documentaire Le Système B, diffusé par Reporters sans frontières (RSF), le 14 octobre, sur les réseaux sociaux, et l’appel lancé par le Fonds pour une presse libre [visant à « développer l’écosystème de la presse indépendante »], même la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, a reconnu, le 27 octobre, devant les sénateurs que « les textes qui assurent cette régulation sont des textes déjà anciens et qui présentent des lacunes ».

Démocratie : des sondages à la place des élections ?

 

  »Les élections se font de plus en plus sans les électeurs », déclare le rédacteur en chef de Ouest-France qui critique la multiplication des sondages.

Le journal ne commandera ni ne publiera de sondage afin de ne pas alimenter les débats médiatiques.

 

« Les élections se font de plus en plus sans les électeurs », déclare dimanche 24 octobre sur franceinfo François-Xavier Lefranc, rédacteur en chef de Ouest-France qui a pris la décision de s’abstenir de publier les intentions de vote pour la présidentielle de 2022.

 

S’il considère les sondeurs comme des professionnels, François Xavier Lefranc n’accepte plus « cette avalanche » d’intentions de vote qui tombe sur les citoyens et qui, pense-t-il, « les détournent de l’essentiel, c’est-à-dire le débat sur tous les sujets qui les concernent. » Pour le rédacteur en chef de Ouest-France, « le sondage n’apporte pas d’info ». Le journal ne commandera ni ne publiera de sondage afin de ne pas alimenter les débats médiatiques. « On trouve assez ahurissant qu’autant d’énergie médiatique soit mise dans le commentaire de sondage et cette énergie devrait être tournée en direction des citoyens pour leur donner la parole », a-t-il jugé.

François-Xavier Lefranc estime qu’avec ces sondages, « on a l’impression que les Français s’expriment et ils ne s’expriment pas du tout. » Il prône le retour sur le terrain des journalistes pour réaliser des reportages en donnant la parole aux Français.  »La démocratie s’en porterait mieux », assène-t-il.

Zemmour: Recordman d’audience dans les médias

Zemmour: Recordman d’audience dans les médias

Record d’audience du débat Zemmour-Mélenchon sur BFMTV (3,8 millions de téléspectateurs) et sur les autres médias où passe le polémiste..

Lors du «  Grand Rendez-vous » CNews-Europe1-Les Echos, dont Eric Zemmour était l’invité dimanche dernier, l’émission, animée par Sonia Mabrouk depuis la rentrée, a rassemblé 557 000 téléspectateurs, soit deux fois plus que la semaine précédente avec Jordan Bardella (223 000), et plus de trois fois plus qu’avec la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, le 5 septembre (146 000).

 Sur LCI, Ruth Elkrief a reçu lundi soir « l’ex-chroniqueur pas encore candidat », avec à ses côtés l’essayiste Alain Minc et le journaliste économique François Lenglet, l’émission a rassemblé 460 000 téléspectateurs en moyenne entre 20 h 35 et 22 h 30, représentant 2,1 % de part d’audience auprès des 4 ans et plus. Score supérieur au premier et au second tour de la primaire écolo diffusés sur la même chaîne les 8 et 22 septembre derniers (respectivement 199 000 et 265 000 téléspectateurs), audiences pourtant honorables.

Selon les données fournies par la chaîne, l’émission « Face à l’Info »de CNews  rassemblait en moyenne 690 000 téléspectateurs (3,3 % de part d’audience) et 681 000 les deux premières semaines de septembre, quand le polémiste était encore à l’antenne. Depuis son départ, l’émission ne s’est pas écroulée, même si l’on note un léger recul avec une moyenne de 592 000 personnes devant leur écran.

Environnement : un traitement trop marginal par les médias est un manque de solutions concrètes

Environnement : un traitement trop marginal par les médias est un manque de solutions concrètes

 

Selon une enquête réalisée dans le cadre des Assises du journalisme, une majorité de citoyens rejette le catastrophisme et souhaite que la question environnementale soit davantage traitée, au contraire de la crise sanitaire dont ils sont rassasiés. Ils veulent aussi des solutions concrètes.

 

  •  

La problématique environnementale est encore insuffisamment évoquée dans les médias et demeure surtout une préoccupation un sondage Viavoice .

Jérôme Bouvier, le président de l’association Journalisme et Citoyenneté, qui organise les Assises internationales du journalisme cette semaine, résume ici les résultats d’un sondage Viavoice commandé pour cet événement par Le Journal du Dimanche, France Médias Monde, France Télévisions et Radio France (voir la méthodologie en fin d’article).

 

 Lorsde la 14e édition des Assises du journalisme,)du 29 septembre au 2 octobre, des dizaines de débats avec des journalistes, experts et personnalités sont prévus. La thématique : urgence climatique et responsabilités journalistiques. « On avait lancé ce sujet, il y a deux ans et demi, mais le Covid a bouleversé nos plans, se souvient Jérôme Bouvier.

 

Covid-19 : le traitement est jugé excessif et anxiogène 

Interrogés sur la façon dont la pandémie a été traitée par les médias, les Français placent les adjectifs suivants en tête : excessive (45%), anxiogène (45%), catastrophiste (33%). Suivent les mots émotionnelle et mensongère, avant qu’arrivent, enfin, des notions plus positives, notamment utile et concrète. « C’est un des grands enseignements, qu’on observait déjà l’an passé mais il a augmenté au fur et à mesure que l’épidémie a été maîtrisée : les Français ont de plus en plus jugé le traitement catastrophiste avec une hausse de 5 points en un an. »

Covid-19 : la télé en tête

Pour s’informer sur le Covid, les Français ont privilégié les journaux télévisés (56%, – 5 points par rapport à octobre 2020), devant les chaînes d’info en continu (34%, – 1 point), les titres de presse écrite – en papier ou en numérique (30%, moins 2 points). Les journaux radios (29%, – 2 points), les médias numériques (24%, – 3 points) et les réseaux sociaux proposés par la communauté (11%, – 9 points, la plus grosse chute) suivent.  

Covid-19 : une information trop aanxiogène

40%, dans une autre question, pensent que le travail des journalistes a alimenté la peur de la pandémie, 34% que cette peur a été utilisée pour faire de l’audience et seulement 14% que les médias les ont aidés à maîtriser et à combattre cette peur.

Ainsi 60% des Français estiment que la place accordée à la pandémie par les médias a été trop importante (même score qu’il y a un an). Cette proportion est plus importante chez les 25-65 ans que chez les moins de 24 ans et les plus de 65 ans. 

Changement climatique : une insuffisance de traitement

A contrario 53% trouvent que la question du changement climatique et de l’environnement n’est pas assez présente dans les médias. Ce chiffre est en hausse de 5 points par rapport à février 2020, signe de la prise en compte du sujet par les Français. 30% pensent que la place accordée est la bonne et 13% qu’elle est trop importante.

Climat : le traitement est jugé anxiogène et catastrophiste

Pour qualifier son traitement, les adjectifs anxiogène (35%), catastrophiste (33%), moralisante (25%) arrivent en tête.

61% se disent tout à fait ou plutôt suffisamment informés sur ce sujet. « Mais si l’on regarde dans le détail, il y a 50% des Français qui répondent seulement ‘Oui, plutôt’ ; la couverture de ce sujet est donc perfectible », décryptent Adrien Broche et Stewart Chau, de l’institut Viavoice.

 Climat et Covid : les Français veulent des solutions

« Pour rendre compte de ces deux crises différentes, les Français ont un même souhait : ils veulent en priorité un traitement positif, constructif, qui leur apporte des solutions, à la fois dans les actions au quotidien mais aussi dans leur compréhension du sujet via le fact-checking, détaillent Adrien Broche et Stewart Chau, de l’institut Viavoice. Les médias doivent aussi se positionner en partenaires de l’action. »

Ce constat est partagé par le climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Il n’y a pas besoin de passer par le catastrophisme pour informer sur la crise climatique parce que le factuel est déjà assez alarmant. » « On ne peut plus seulement traiter les phénomènes climatiques avec des images impressionnantes en disant à chaque fois ‘waouh, c’est inédit’, poursuit-il. Parce que tout ça s’inscrit dans une continuité. »

Coauteur du rapport du Giec publié le 9 août, il juge que les médias s’en sont « plutôt bien emparés sur le moment » : « Mais, très vite, on est passé à autre chose alors qu’il faut une stratégie à long terme ; et que la question du climat ne soit pas cantonnée à la rubrique environnement des médias. Les journalistes qui traitent de politique ou d’économie notamment doivent traiter de la question climatique. »

Les Français sont assez durs avec les journalistes, puisque 35% seulement pensent que les journalistes sont suffisamment outillés, que leur culture scientifique est suffisante pour répondre à la nécessité de fournir des informations vérifiées et fiables scientifiquement.

Concernant les experts, une grande majorité pensent qu’ils ont été utiles pour comprendre la situation de la pandémie et ses enjeux. Il en est de même concernant la question climatique. 

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Environnement : un traitement trop marginal par les médias et un manque de solutions concrètes

Environnement : un traitement trop marginal par les médias et un manque de solutions concrètes

 

Selon une enquête réalisée dans le cadre des Assises du journalisme, une majorité de citoyens rejette le catastrophisme et souhaite que la question environnementale soit davantage traitée, au contraire de la crise sanitaire dont ils sont rassasiés. Ils veulent aussi des solutions concrètes.

 

La problématique environnementale est encore insuffisamment évoquée dans les médias et demeure surtout une préoccupation un sondage Viavoice .

Jérôme Bouvier, le président de l’association Journalisme et Citoyenneté, qui organise les Assises internationales du journalisme cette semaine, résume ici les résultats d’un sondage Viavoice commandé pour cet événement par Le Journal du Dimanche, France Médias Monde, France Télévisions et Radio France

 

Lors de la 14e édition des Assises du journalisme,)du 29 septembre au 2 octobre, des dizaines de débats avec des journalistes, experts et personnalités sont prévus. La thématique : urgence climatique et responsabilités journalistiques. « On avait lancé ce sujet, il y a deux ans et demi, mais le Covid a bouleversé nos plans, se souvient Jérôme Bouvier.

Interrogés sur la façon dont la pandémie a été traitée par les médias, les Français placent les adjectifs suivants en tête : excessive (45%), anxiogène (45%), catastrophiste (33%). Suivent les mots émotionnelle et mensongère, avant qu’arrivent, enfin, des notions plus positives, notamment utile et concrète. « C’est un des grands enseignements, qu’on observait déjà l’an passé mais il a augmenté au fur et à mesure que l’épidémie a été maîtrisée : les Français ont de plus en plus jugé le traitement catastrophiste avec une hausse de 5 points en un an. »

Pour s’informer sur le Covid, les Français ont privilégié les journaux télévisés (56%, – 5 points par rapport à octobre 2020), devant les chaînes d’info en continu (34%, – 1 point), les titres de presse écrite – en papier ou en numérique (30%, moins 2 points). Les journaux radios (29%, – 2 points), les médias numériques (24%, – 3 points) et les réseaux sociaux proposés par la communauté (11%, – 9 points, la plus grosse chute) suivent.

Covid-19 : une information trop anxiogène

40%, dans une autre question, pensent que le travail des journalistes a alimenté la peur de la pandémie, 34% que cette peur a été utilisée pour faire de l’audience et seulement 14% que les médias les ont aidés à maîtriser et à combattre cette peur.

Ainsi 60% des Français estiment que la place accordée à la pandémie par les médias a été trop importante (même score qu’il y a un an). Cette proportion est plus importante chez les 25-65 ans que chez les moins de 24 ans et les plus de 65 ans.

A contrario 53% trouvent que la question du changement climatique et de l’environnement n’est pas assez présente dans les médias. Ce chiffre est en hausse de 5 points par rapport à février 2020, signe de la prise en compte du sujet par les Français. 30% pensent que la place accordée est la bonne et 13% qu’elle est trop importante.

Climat : le traitement est jugé anxiogène et catastrophiste

Pour qualifier son traitement, les adjectifs anxiogène (35%), catastrophiste (33%), moralisante (25%) arrivent en tête.

61% se disent tout à fait ou plutôt suffisamment informés sur ce sujet. « Mais si l’on regarde dans le détail, il y a 50% des Français qui répondent seulement ‘Oui, plutôt’ ; la couverture de ce sujet est donc perfectible », décryptent Adrien Broche et Stewart Chau, de l’institut Viavoice.

 Climat : les Français veulent des solutions

« Pour rendre compte de ces deux crises différentes, les Français ont un même souhait : ils veulent en priorité un traitement positif, constructif, qui leur apporte des solutions, à la fois dans les actions au quotidien mais aussi dans leur compréhension du sujet via le fact-checking, détaillent Adrien Broche et Stewart Chau, de l’institut Viavoice. Les médias doivent aussi se positionner en partenaires de l’action. »

Ce constat est partagé par le climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Il n’y a pas besoin de passer par le catastrophisme pour informer sur la crise climatique parce que le factuel est déjà assez alarmant. » « On ne peut plus seulement traiter les phénomènes climatiques avec des images impressionnantes en disant à chaque fois ‘waouh, c’est inédit’, poursuit-il. Parce que tout ça s’inscrit dans une continuité. »

Coauteur du rapport du Giec publié le 9 août, il juge que les médias s’en sont « plutôt bien emparés sur le moment » : « Mais, très vite, on est passé à autre chose alors qu’il faut une stratégie à long terme ; et que la question du climat ne soit pas cantonnée à la rubrique environnement des médias. Les journalistes qui traitent de politique ou d’économie notamment doivent traiter de la question climatique. »

Les Français sont assez durs avec les journalistes, puisque 35% seulement pensent que les journalistes sont suffisamment outillés, que leur culture scientifique est suffisante pour répondre à la nécessité de fournir des informations vérifiées et fiables scientifiquement.

Concernant les experts, une grande majorité pensent qu’ils ont été utiles pour comprendre la situation de la pandémie et ses enjeux. Il en est de même concernant la question climatique. Par

« France « : Un film sur les médias mal reçu !

« France », un film que ne semblent  guère apprécier les grands médias car il porte un regard très critique sur  le rapport des journalistes à l’actualité.

Bruno Dumont présentait cette année France, avec Léa Seydoux, Blanche Gardin et Benjamin Biolay, un pamphlet satirique sur le traitement de l’information dans les chaînes en continu. Mais ses cordes un peu grosses on fait huer le film lors de sa projection de presse estime France Info ! ( Normal,  le public était composé essentiellement de journalistes relativement complaisants vis-à-vis de l’ordre en place).

France est une star de la télé, à la fois animatrice d’une émission d’information et grand reporter de guerre. Elle joue consciemment de son sex-appeal en plateau et se met en scène sur le terrain. Une valorisation qui va lui jouer des tours, entre un vedettariat envahissant mais plaisant, et des critiques sur sa trop grande auto-valorisation dans ses reportages. Son couple bat de l’aile et un drame va la remettre en cause dans l’exercice de sa profession.

Un  film qui brocarde les journalistes.  Et des médias qui considèrent Que le film en fait beaucoup trop dans ce domaine

 

France Info estime que le film France est réducteur, et colle à la superficialité et au sensationnalisme des médias qu’il accuse. Un excès de cohérence en quelque sorte !

 

Désintérêt de la vie politique et abstention : les médias en cause

Désintérêt de la vie politique et abstention : les médias  en cause

 

 

France Info a consulté plusieurs experts sur la responsabilité des médias vis-à-vis de l’abstention (extraits).

Pour  Erik Neveu, sociologue des médias et professeur à l’IEP de Rennes, pour qui l’abstention est un phénomène « multicausal »« Il y a une part de responsabilité collective et tripartite, entre les politiques, les médias et les citoyens », abonde David Medioni, journaliste et directeur de l’Observatoire des médias à la Fondation Jean-Jaurès. « Les médias se sont gargarisés des sondages, en expliquant que le Rassemblement national allait rafler deux ou trois régions, en parlant d’un duel entre le RN et La République en marche. La nationalisation de la campagne n’a pas réellement aidé les citoyens à se motiver à aller voter », précise-t-il.

« Les émissions politiques où l’on peut débattre avec du sérieux et des arguments ont virtuellement disparu. »

Pour Patrick Eveno, sociologue des médias et vice-président du Conseil de déontologie journalistique et de médiation, « il est toujours facile de faire porter aux médias cette responsabilité, mais les médias ne font pas l’élection et ne décident pas du comportement électoral des électeurs ». Pour lui, « l’offre politique actuelle est complètement décalée de la demande des citoyens ». Dans ce contexte, « les journalistes ne peuvent pas imposer aux femmes et hommes politiques autre chose que ce qu’ils proposent ».

« les médias ont sans doute insuffisamment pris le contre-pied de cette ‘nationalisation de l’enjeu’ », juge Jean-Marie Charon, sociologue spécialisé dans les médias, l’information et le journalisme. Erik Neveu va dans le même sens : « La grandeur du journalisme, c’est aussi de chercher à définir l’agenda, à éclairer autrement des questions déjà dans le débat public. » Pour David Medioni, « c’est le symbole d’une profession qui a du mal à faire remonter des préoccupations qui ne sont pas forcément celles des politiques ».

Les élections régionales ont également été marquées par une part non négligeable de stratégie politique, au détriment du fond. « Les sociologues traitant la chose politique qualifient ça de ‘course de petits chevaux’, avec uniquement les aspects tactiques. C’est ce qui demande le moins de moyens et d’investissement journalistiques, et c’est ce qu’adorent les hiérarchies et les éditorialistes », regrette Jean-Marie Charon.

 

Les spécialistes interrogés sont unanimes : il faut mener une réflexion autour de la manière de traiter le fait politique. « Il est urgent de reprendre le sujet à partir des enjeux à traiter, du fond des réponses avancées par les uns et les autres, et de cesser la polarisation sur les questions essentiellement tactiques », estime Jean-Marie Charon. Selon lui, les stratégies politiques « n’intéressent plus la majorité des Français, voire les dégoûtent du champ politique et des échéances électorales ».

 

Abstention : les médias aussi en cause

Abstention : les médias aussi en cause

 

 

France Info a consulté plusieurs experts sur la responsabilité des médias vis-à-vis de l’abstention (extraits).

Pour  Erik Neveu, sociologue des médias et professeur à l’IEP de Rennes, pour qui l’abstention est un phénomène « multicausal »« Il y a une part de responsabilité collective et tripartite, entre les politiques, les médias et les citoyens », abonde David Medioni, journaliste et directeur de l’Observatoire des médias à la Fondation Jean-Jaurès. « Les médias se sont gargarisés des sondages, en expliquant que le Rassemblement national allait rafler deux ou trois régions, en parlant d’un duel entre le RN et La République en marche. La nationalisation de la campagne n’a pas réellement aidé les citoyens à se motiver à aller voter », précise-t-il.

« Les émissions politiques où l’on peut débattre avec du sérieux et des arguments ont virtuellement disparu. »

Pour Patrick Eveno, sociologue des médias et vice-président du Conseil de déontologie journalistique et de médiation, « il est toujours facile de faire porter aux médias cette responsabilité, mais les médias ne font pas l’élection et ne décident pas du comportement électoral des électeurs ». Pour lui, « l’offre politique actuelle est complètement décalée de la demande des citoyens ». Dans ce contexte, « les journalistes ne peuvent pas imposer aux femmes et hommes politiques autre chose que ce qu’ils proposent ».

« les médias ont sans doute insuffisamment pris le contre-pied de cette ‘nationalisation de l’enjeu’ », juge Jean-Marie Charon, sociologue spécialisé dans les médias, l’information et le journalisme. Erik Neveu va dans le même sens : « La grandeur du journalisme, c’est aussi de chercher à définir l’agenda, à éclairer autrement des questions déjà dans le débat public. » Pour David Medioni, « c’est le symbole d’une profession qui a du mal à faire remonter des préoccupations qui ne sont pas forcément celles des politiques ».

Les élections régionales ont également été marquées par une part non négligeable de stratégie politique, au détriment du fond. « Les sociologues traitant la chose politique qualifient ça de ‘course de petits chevaux’, avec uniquement les aspects tactiques. C’est ce qui demande le moins de moyens et d’investissement journalistiques, et c’est ce qu’adorent les hiérarchies et les éditorialistes », regrette Jean-Marie Charon.

 

Les spécialistes interrogés sont unanimes : il faut mener une réflexion autour de la manière de traiter le fait politique. « Il est urgent de reprendre le sujet à partir des enjeux à traiter, du fond des réponses avancées par les uns et les autres, et de cesser la polarisation sur les questions essentiellement tactiques », estime Jean-Marie Charon. Selon lui, les stratégies politiques « n’intéressent plus la majorité des Français, voire les dégoûtent du champ politique et des échéances électorales ».

 

Médias : confiance des Français toujours très basse

Médias : confiance des Français toujours très basse

La confiance des Français dans les médias qui a légèrement remonté est toujours en moyenne très faible.( baromètre La Croix)

La  radio reste en tête des médias en qui les Français accordent le plus leur confiance. 52% des personnes interrogées (+ 2 points par rapport à l’an dernier) jugent que la radion diffuse des nouvelles fidèles à la réalité. En deuxième position, les journaux (+ 2 points à 48%) et la télévision (+2 points à 42%). Enfin la crédibilité d’internet (mesurée depuis 2005) se requinque plus nettement mais reste encore très basse (+5 points à 28%).

« On voit un retour modéré de la confiance accordée par les Français aux médias« , a résumé lors d’une conférence de presse Guillaume Caline, de Kantar, pour qui cette timide embellie est sans doute le reflet du travail d’information autour de la pandémie. « Pendant toute cette période, il n’y a pas eu de rupture (de l’activité médiatique), les journalistes ont continué à faire leur travail et à informer, ce qui est essentiel pour le fonctionnement d’une démocratie« , a commenté Pascal Ruffenach, président du directoire du groupe Bayard, la maison mère de La Croix.

Après une année très fortement marquée par le coronavirus, les Français se montrent extrêmement partagés sur le traitement médiatique de l’épidémie : 44% d’avis positifs contre 43% d’opinions négatives.

Parmi les principaux reproches : le fait d’avoir donné trop d’importance à des non spécialistes (pour 73% des sondés) et dramatisé les événements (66%). En outre, 74% des Français jugent que les médias ont trop parlé du Covid-19.

.Mais pour lui « il y a un échec d’une partie des médias dans le choix des personnes qui ont été invitées » à la télévision, citant l’exemple de Laurent Toubiana, une des personnalités qui assurait qu’il n’y aurait pas de 2e vague et qui « a eu table ouverte pendant des jours » sur les plateaux, jusqu’à ce que cette 2e vague se matérialise.

Méthodologie : échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Interviews réalisées en face à face au domicile des personnes, le 7 et le 11 janvier.

Médias, des journalistes licenciés : Bolloré ne badine pas avec l’humour

  • Médias, des journalistes licenciés : Bolloré ne badine pas avec l’humour
    • Il est clair que chez Bolloré on apprécie guère l’humour. À peine arrivé,  Bolloré avait supprimé la célèbre émission des guignols de Canal particulièrement suivie. D’autres départs se sont produits pour excès d’humour . Augustin Trapenard un journaliste supplémentaire quitte News.
    • Un départ de plus qui vient s’ajouter au licenciement de l’humoriste Sébastien Thoen, chroniqueur dans le Canal Sports Club et présentateur du Journal du Hard (il a été remplacé d’ailleurs par l’actrice érotique Lele O, ndlr) avait été licencié par Canal+ pour avoir participé à une parodie de l’émission de CNews, L’heure des pros. Plus récemment,
    • . Une parodie de l’heure des pros qui reflétait exactement le côté populiste, vulgaire et droitier de l’émission et de son animateur.
    • Stéphane Guy a également été viré pour avoir adressé un message de soutien à l’égard de son ex-collègue avant le coup d’envoi de la seconde période de Montpellier-PSG (1-3). « Je veux saluer l’ami Sébastien Thoen qui n’a pas eu la sortie qu’il aurait méritée », avait-il notamment dit.

Des médias français de plus en plus populistes

Des médias français de plus en plus populistes

Fin observateur des médias, Patrick Menais s’inquiète d’une dérive accrue de certains médias vers un populisme et une xénophobie assumés et sans filtres, sur le modèle de la chaîne américaine Fox News.

 

Une partie des médias français dérive-t-elle vers un discours démagogue et xénophobe ? C’est l’avis, et l’inquiétude de Patrick Menais, qui estime que cette évolution des médias est l’un des marqueurs de l’année 2020. Créateur du feu Zapping, il continue d’observer finement la télévision française pour en livrer un résumé piquant dans Vu sur France 3.

 

Un numéro spécial année 2020 est diffusé jeudi à 20h44 sur France 3. Invité de Culture Médias jeudi, Patrick Menais dénonce la « foxisation » d’une partie des médias français.

Avec ce néologisme, Patrick Menais pointe le rapprochement d’une partie des médias français de la ligne éditoriale de leur consœur Fox News.

 

« C’est une chaîne américaine d’information qui a fait grandir Trump aux Etats-Unis et qui a apporté ses idées, s’il en a », précise le créateur du Zapping. Dans cette course au populisme C News semble détenir le pompon de la discussion de bistrot de beaufs. Une exception toutefois le one-man-show quotidien de Zemmour qui élève nettement le débat mais pour retomber dans sa névrose anti-européenne et raciste.

 

Macron : président ou commentateur dans les médias

  • Macron : président ou commentateur dans les médias

Une nouvelle fois,  le président est le champion des personnalités les plus médiatisées il dépasse par exemple les footballeurs MBappé et Neymar. Pas étonnant puisqu’il occupe régulièrement la petite lucarne non seulement pour exercer le rôle de président, mais aussi ceux  le Premier ministre, de ministre, de directeur d’administration enfin celui de journaliste commentateur.

Chaque jour pratiquement,  le président s’offre une sortie médiatique. Sa principale occupation consiste à commenter l’actualité comme un journaliste. Ainsi hier encore au fort de Brégançon où il se repose il n’a pu s’empêcher de faire un laïus à propos de ces français gaulois qui refusent la réforme. Et d’affirmer que seule une minorité- dont lui évidemment- sont pour des changements profonds. Un commentaire qui n’apporte strictement rien et qui se contente de reporter la responsabilité sur d’autres. Une espèce de bla-bla pseudo intellectuel typique de l’ENA qui consiste à parler, parler toujours,  pour ne rien dire. Dans ce palmarès des personnalités toutes activités confondues Angela Merkel occupe seulement la place de 15e. Il faut reconnaître que Merkel préfère l’action discrète et responsable aux propos verbeux, confus voire provocateur de Macon.

Le classement des politiques ressemble au classement général (Macon, Trump, Philippe, Véran) tant les décideurs ont été présents dans l’actualité cette année. Dans l’ensemble, l’attention des médias s’est assez nettement recentrée sur des personnalités politiques françaises (69%, en hausse de 8 points sur un an). Les ministres de la Santé (Olivier Véran), de l’Economie (Bruno Le Maire), de l’Education nationale (Jean-Michel Blanquer) progressent. De même que celui de l’Intérieur Gérald Darmanin, très présent dernièrement dans le cadre des débats sur la loi « sécurité globale » et son article 24.

SMIC : pas de hausse pour un « groupe d’experts », selon les médias

SMIC : pas de hausse pour un « groupe d’experts », selon les médias

 

D’après les médias, le groupe permanent d’experts constitués à cet effet recommande de ne pas augmenter le SMIC. Normalement ce SMIC devrait automatiquement progresser de près de 1 %. Or ces spécialistes le déconseillent au gouvernement. La question est donc de savoir qui sont ces fameux experts.

Les membres du groupe d’experts ont été nommés par l’arrêté du Premier Ministre du 23 mai 2009. Président : M. Paul CHAMPSAUR, Président de l’Autorité de la statistique publique. Membres : Mme Martine DURAND, Directrice adjointe de l’Emploi, du Travail et des Affaires sociales, OCDE. M. Gilbert CETTE, Directeur des Etudes Microéconomiques et Structurelles, Banque de France, et professeur associé à l’Université de la Méditerranée. M. Francis KRAMARZ, Directeur du Centre de recherche en économie et statistique (CREST), et professeur chargé de cours à l’Ecole Polytechnique. M. Etienne WASMER, Professeur à Science-Po, chercheur associé à l’OFCE et au Crest-

Or comme on le sait le SMIC présente un caractère économique mais aussi social voire politique. Pour l’essentiel ,on ne trouve dans ce groupe que des statisticiens et des économistes. On aurait aimé évidemment la présence de partenaires sociaux voire d’autres représentants de la société. L’augmentation du SMIC évidemment n’est pas neutre économiquement puisque dans nombre de branches une hausse du SMIC vient mécaniquement faire progresser les bas salaires de la grille professionnelle. En outre, il faut évidemment tenir compte de l’environnement économique qui n’est pas pleinement favorable en ce moment pour le rétablissement des comptes des entreprises. Observons quand même que le pouvoir d’achat moyen des salariés aura aussi diminué.

La hausse qui devait intervenir aurait porté sur environ 11 € par mois. Le SMIC pour 35 heures est en effet depuis le 1er janvier 2020 atteint 1185 €. Une dizaine d’euros qui n’étaient quand même pas de nature à bouleverser les équilibres économiques.

Le gouvernement rendra sa décision dans le courant du mois après consultation de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle, dans laquelle siègent les organisations d’employeurs et de salariés et qui doit se réunir à la mi-décembre.

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

 

Les journalistes, soutenus par la quasi-totalité des organisations de gauche et d’extrême gauche,  ont appelé à protester contre la loi de sécurité en particulier les dispositions qui visent à protéger la vie privée des policiers. On comprend que les médias veuillent agir en toute indépendance, ce droit de protestation fait partie des libertés démocratiques. Notons quand même que le petit monde  d’extrême-gauche a trouvé là une occasion de se refaire une santé en réunissant des  milliers de manifestants partout en France.

Encore une fois, cette manifestation fait partie des droits fondamentaux. Ceci étant,  les journalistes devrait s’interroger sur leurs rapports à la censure permanente qu’on constate dans la plupart de leurs médias voire leur rapport à l’autocensure. La plupart de ces grands médias sont en effet détenu par des financiers, par des chefs d’entreprise qui n’ont rien à voir avec le journalisme. Il suffit pour s’en persuader d’observer avec un tout petit peu d’attention les lignes éditoriales de ces grands médias, tous assez marqués à droite mais teintées de populisme pour mieux dissimuler qu’ils sont au service des puissants et tromper les naïfs et autres beaufs C’est le cas de la plupart des télés d’information. Des télés en général, de la presse écrite nationale comme locale.

Un journalisme qui se réduit à pas grand-chose sinon à la reprise brute de brut des dépêches d’agence, des communiqués du gouvernement, des grandes entreprises et des institutions. La même politique éditoriale se retrouve au plan local où la une est essentiellement faite des déclarations des barons locaux. Pour preuve, les Français se désintéressent de plus en plus de ces médias nationaux en perte de l’audience permanente et qui servent la soupe à tous les pouvoirs, politiques mais aussi économiques. On se demande à quoi font références les journalistes quand ils parlent de liberté d’expression !

 

Covid 19 . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

Covid 19 . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante (une opinion qui atteint même 65 % chez les 65 ans et plus, et 66 % chez les CSP.  Les Français réagissent sainement face à la marée très contradictoire d’informations qui circulent sur les médias à propos du Covid 19. Des contradictions par ailleurs alimentées par le corps médical lui-même. Selon un sondage réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France, les citoyens veulent des informations constructives qui proposent des solutions à l’épidémie, tout en la jugeant trop présente dans les médias. 60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante.

Sévérité et exigence! Voici ce qui ressort du sondage sur le traitement médiatique de la crise sanitaire réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France. « Particulièrement en cette période, analyse Stewart Chau, consultant Viavoice, les Français veulent un journalisme expert, digne de confiance, qui sécurise et qui rend service à chacun. » La principale attente, pour 51% des sondés : des informations constructives, qui proposent des solutions pour se protéger de la maladie.

« C’est le signe de l’utilité du journalisme, et ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Jérôme Bouvier, président de l’association Journalisme & Citoyenneté et organisateur des Assises. Autres signes encourageants : une majorité de Français ont une opinion positive du rapprochement des médias avec leur public (37% l’estiment nécessaire et 19% intéressant). De même pour le travail de fact checking afin de lutter contre les fausses nouvelles : pour 33%, il a été nécessaire, pour 16% utile et 29% jugent qu’il n’a pas été assez important.

SONDAGE Coronavirus . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

SONDAGE Coronavirus . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante (une opinion qui atteint même 65 % chez les 65 ans et plus, et 66 % chez les CSP.  Les Français réagissent sainement face à la marée très contradictoire d’informations qui circulent sur les médias à propos du Covid 19. Des contradictions par ailleurs alimenté par le corps médical lui-même. Selon un sondage réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France, les citoyens veulent des informations constructives qui proposent des solutions à l’épidémie, tout en la jugeant trop présente dans les médias.

60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante d’après un sondage sur le traitement médiatique de la crise sanitaire réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France. « Particulièrement en cette période, analyse Stewart Chau, consultant Viavoice, les Français veulent un journalisme expert, digne de confiance, qui sécurise et qui rend service à chacun. » La principale attente, pour 51% des sondés : des informations constructives, qui proposent des solutions pour se protéger de la maladie.

« C’est le signe de l’utilité du journalisme, et ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Jérôme Bouvier, président de l’association Journalisme & Citoyenneté et organisateur des Assises. Autres signes encourageants : une majorité de Français ont une opinion positive du rapprochement des médias avec leur public (37% l’estiment nécessaire et 19% intéressant). De même pour le travail de fact checking afin de lutter contre les fausses nouvelles : pour 33%, il a été nécessaire, pour 16% utile et 29% jugent qu’il n’a pas été assez important.

Les médias américains contre Apple

Les médias américains contre Apple

Selon la presse américaine, Apple a déroulé le tapis rouge pour attirer le service vidéo d’Amazon, Prime, dans son App Store. Le géant de commerce en ligne se verrait appliquer une commission de 15 % dès le premier jour d’abonnement ! Pour les autres clients à Apple prélève 30 %.  Un favoritisme d’autant plus difficile à justifier qu’Apple a toujours affirmé que ses conditions commerciales étaient «non négociables».

Epic Games, éditeur du célèbre jeu vidéo Fortnite, et Spotify, sont déjà entrés en guerre contre les pratiques commerciales d’Apple. La Commission européenne a ouvert une enquête pour abus de position dominante en juin dernier. Le chœur des critiques ne cesse de s’agrandir. Et leur portée aussi. Les quotidiens américains reprochent en creux à Apple de limiter leur accès au marché publicitaire par sa politique sur les données personnelles. Et donc, de mettre en péril leur équilibre financier. Le groupe de Tim Cook n’a pas encore réagi à cette nouvelle attaque, mais la ligne de défense est la même depuis plusieurs années. Apple rappelle que sans son magasin, il n’y aurait pas d’applications. Ou du moins, elles n’auraient pas le succès actuel auprès du grand public.

. Le groupe justifie aussi l’existence de cette commission par les développements et le soutien technologique mis à disposition des éditeurs d’application.

« Médias publics, une force pour les démocraties »

« Médias publics,  une force pour les démocraties »

 

Huit dirigeants mondiaux de l’audiovisuel public rappellent, dans une tribune au « Monde », le rôle et les valeurs défendues par leurs chaînes et s’alarment de l’amalgame fait par Facebook entre médias publics et médias d’Etat.

 » Le 4 juin, Facebook a annoncé avoir commencé à étiqueter les contenus venant de médias contrôlés par l’Etat. Cette décision s’inscrit dans le cadre du débat actuel croissant sur la distinction entre médias d’Etat et médias publics, devenu d’une grande importance pour les citoyens des pays démocratiques partout dans le monde.

Médias d’Etat et médias publics sont tous deux créés et peuvent être financés par un gouvernement national, mais ils ont des fonctions complètement différentes.

Les médias d’Etat ont pour mission d’appuyer les intérêts du gouvernement. Leur rôle est de s’assurer que l’information présentée au public est conforme à la version des événements privilégiée par le pouvoir. Même si l’information qu’ils diffusent peut s’avérer exacte et non altérée, trop souvent, ces médias sont un moyen pour les Etats de contrer les critiques et d’éclipser d’un sujet les problèmes, les dissidents et les sources d’embarras.

Les médias publics, quant à eux, ont été créés pour répondre aux besoins des citoyens. Même s’ils sont tous différents, chacun reflétant son pays et sa culture, ils incarnent tous un ensemble de valeurs fondamentales comme l’indépendance, la défense de l’intérêt public, l’impartialité, l’universalité des services, la diversité, l’exactitude et la rigueur journalistiques. C’est sur la base de ces valeurs que plusieurs médias publics jouissent de niveaux élevés de confiance de la part de leurs publics.

Les médias publics ont en commun un devoir d’informer, d’éduquer, de divertir et de tisser des liens avec les membres de leurs pays respectifs. Ils jouent un rôle essentiel pour représenter la diversité et la créativité culturelles des pays qu’ils servent. De manière plus fondamentale, ils ont la responsabilité de soutenir la démocratie en informant les citoyens et en exigeant des gouvernements de rendre des comptes.

Pour qu’un gouvernement appuie et protège le mandat d’une organisation qui a, entre autres, le rôle de surveiller publiquement ses activités, cela nécessite du courage et un engagement envers le bien public. Or c’est ce dont les gouvernements de pays démocratiques font preuve depuis près d’un siècle, bien souvent avec un large soutien parlementaire. Ces pays n’en sont que plus forts.

Il y a là une reconnaissance implicite du fait qu’au sein d’une démocratie, les besoins en information ne peuvent être satisfaits par les seules forces du marché, et encore moins être confiés à des personnes qui pourraient chercher à en tirer profit pour renforcer leur propre pouvoir. Les médias publics constituent une option intéressante, une source d’information de qualité, libre de toute influence commerciale : une valeur sûre pour la société.

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Didier Raoult charge les « médias traditionnels »

Didier Raoult charge les « médias traditionnels »

Le  très médiatique professeur a lancé une charge contre les médias classiques qui il est vrai se contente souvent de reprendre les informations officielles du gouvernement, des institutions et des grandes entreprises. Pas étonnant puisque  les médias appartiennent à peu près tout désormais à des financiers ( ou sont sous influence de l’État) « Les médias traditionnels sont en train de rentrer en conflit frontal avec les réseaux sociaux et YouTube comme chaîne d’information » déclare le professeur Raoux

Il a peu après durci le ton: « Les médias traditionnels ne relayent pas plus d’informations exactes que sur les réseaux sociaux donc on est dans un tournant historique de la distribution de l’information ».

En plus de renvoyer dos-à-dos la presse, Twitter et autre Facebook, Didier Raoult a fait un pas de plus:

« Les informations sont souvent de meilleure qualité sur Youtube que dans les médias traditionnels ». Il a également posé:  »Il y a une mise en danger des médias traditionnels qui se traduit par beaucoup de violence ».

 

Notons que médias métriques à enregistrer une très nette montée de la consultation des sites Internet, des sites classiques comme France Info mais aussi d’une masse de sites plus secondaires.

 

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