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Hong Kong: la faute aux medias français (ambassadeur de Chine)

Hong Kong: la faute aux medias  français  (ambassadeur de Chine)

 

Dans le style classique de l’oligarque  chinois, l’ambassadeur de Chine en France défend les actions de la police de Hong Kong face aux  manifestants. Pour lui, seuls les manifestants sont coupables de violence. Pas un mot toutefois sur ce qui constitue l’objet même du conflit à savoir le non-respect du statut de Hong-Kong et des libertés démocratiques. Des mots sans doute tabous dans la bouche des hauts fonctionnaires chinois convertis au néo-maoïsme du président XI, désormais président à vie.

 

(Tribune de l’ambassadeur de Chine en France– le Monde).

 

« Depuis le mois de juin dernier où ont commencé les manifestations à Hong .Kong contre le projet de loi d’extradition, la police locale est au « cœur de la tourmente ». Déjà accablés par le poids écrasant de leur mission, les policiers sont en outre victimes de menaces physiques. Or, selon les médias occidentaux, ce serait la police de Hong Kong qui se livrerait à des violences contre d’innocents manifestants pro-démocratie, sous couvert de maintien de l’ordre. Qu’en est-il vraiment ?

Depuis juin, plus d’une centaine de manifestations violentes ont éclaté à Hong Kong, d’une intensité de loin supérieure à celle des Gilets jaunes en France. Malgré cela, la police hongkongaise, faisant preuve d’une très grande retenue, s’en est toujours tenue au principe de l’usage minimal de la force. Elle s’est limitée à l’utilisation de canons à eau, et à ce jour, on ne déplore aucun blessé ni mort parmi les manifestants du fait de violences policières. L’histoire de la soi-disant « manifestante aveuglée par un tir de LBD » s’est révélée être une intox.

En revanche, plus de 270 policiers ont été blessés, dont un grièvement. Les données personnelles de plus de 1 700 policiers et membres de leurs familles ont été publiées et diffusées illégalement. Des enseignants, dans des écoles religieuses, ont ouvertement insulté les gens en ligne, avec des formules du genre « Les gosses de flics, ça vit moins de sept ans » ou « Mort aux familles de mauvais flics ! ». On a même vu des passants se faire agresser par les émeutiers, simplement parce qu’ils défendaient publiquement le travail de la police.

Emeutiers. La lutte contre la délinquance et le maintien de l’ordre public font partie des missions essentielles de la police. Que ce soit lors des émeutes de Los Angeles en 1992, du mouvement Occupy Wall Street en 2011, ou pendant les émeutes de Ferguson en 2014, le gouvernement américain a non seulement autorisé la police à utiliser des gaz lacrymogènes, des LBD et d’autres outils de répression, mais il a également appelé plusieurs fois l’armée en renfort. Après les émeutes de 2011 en Grande-Bretagne, au moins 1 300 personnes ont été déférées au tribunal. Lors du sommet du G20 à Hambourg en 2017, un jeune homme a été condamné à deux ans et sept mois de prison pour avoir jeté une bouteille de verre sur la police. La France a adopté une loi « anti-casseurs » et les auteurs de violences contre les forces de l’ordre ont été condamnés à des peines de prison. Alors, pourquoi quand cela se produit à Hong Kong, on assimile le maintien de l’ordre à des violences policières ?

Des revendications, si légitimes soient-elles, ne peuvent servir d’excuse à la violence, et face à la violence, il ne saurait y avoir de double langage. Lors des événements de Hong Kong, tous les objectifs des journalistes étaient braqués sur la police et aucun sur les casseurs. Les émeutiers y sont devenus par enchantement des « manifestants pro-démocratie » et la police hongkongaise qui ne faisait que son devoir, des « policiers violents ».

À l’heure actuelle, les Hongkongais, dans l’ensemble, souhaitent « en finir avec le chaos et rétablir l’ordre ». Le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong s’est engagé activement dans un dialogue avec la société civile. Espérons que dorénavant, les médias exerceront leur métier avec plus d’objectivité et de neutralité et qu’ils feront davantage pour maintenir la prospérité et la stabilité de Hong Kong, et non l’inverse. »

S.E.M. Lu Shaye est ambassadeur de Chine en France

Grands médias : L’information en vacances pendant deux mois !

Grands médias : L’information en vacances pendant deux mois !

 

Comme d’habitude, l’information des grands médias est en vacances pendant environ deux mois. Cela vaut pour la presse écrite, les sites Internet ou encore la télé. Pour s’en persuader, il suffit de lire les sommaires à peu près tous identiques pour la simple raison que la ligne éditoriale se compose essentiellement des principales pages des agences de presse. Peu d’analyses, pas de travail d’investigation et surtout la place centrale aux faits divers. Certains grands sites ne changent même pas une ligne pendant les week-ends. On comprend évidemment que les grands médias vivent une grave crise économique. L’enjeu c’est la baisse du lectorat avec la rentabilité qui s’écroule. Du coup,  la qualité de l ‘information se réduit mais c’est un cercle vicieux qui fait encore diminuer l’audience. Dans la grande presse écrite ou à la télévision,  pour remplacer les vedettes en vacances pendant deux mois, on a recours aux deuxièmes ou troisièmes couteaux. Il est clair que ces intervenants ne veulent pas trop se mouiller pour ne pas fragiliser un peu plus leur fragile position dans les rédactions. Du coup, encore davantage que l’habitude,  par exemple dans les télés, on assiste à de véritables discussions de bistrot, pas celle du café de Flore mais celle du troquet du quartier d’autant plus que les intervenants habituels sont également en congé. Même médiocrité pour les articles de la presse écrite, les sites Internet. La France à cette particularité de s’arrêter presque totalement au mois d’août sur le plan économique et d’être au ralenti en juillet. Une différence de taille avec la plupart des autres pays où les congés sont distribués sur six mois voire sur l’année. C’est tellement vrai que nombre d’entreprises sont complètement fermées en août, cela en plus en raison de la fermeture aussi de réseaux de transport de fret. Une situation qui sans doute coûteux de l’ordre de 0,3 à 0,5 % du PIB car on ne rattrape pas certaines absences de production pendant l’été.

 

Grands médias: L’information en vacances pendant deux mois

 

Grands médias: L’information  en vacances pendant deux mois  

 

Comme d’habitude, l’information des grands médias est en vacances pendant environ deux mois. Cela vaut pour la presse écrite, les sites Internet ou encore la télé. Pour s’en persuader, il suffit de lire les sommaires à peu près tous identiques pour la simple raison que la ligne éditoriale se compose essentiellement des principales pages des agences de presse. Peu d’analyses, pas de travail d’investigation et surtout la place centrale aux faits divers. Certains grands sites ne changent même pas une ligne pendant les week-ends. On comprend évidemment que les grands médias vivent une grave crise économique. L’enjeu c’est la baisse du lectorat avec la rentabilité qui s’écroule. Du coup,  la qualité de l ‘information se réduit mais c’est un cercle vicieux qui fait encore diminuer l’audience. Dans la grande presse écrite ou à la télévision,  pour remplacer les vedettes en vacances pendant deux mois, on a recours aux deuxièmes ou troisièmes couteaux. Il est clair que ces intervenants ne veulent pas trop se mouiller pour ne pas fragiliser un peu plus leur fragile position dans les rédactions. Du coup, encore davantage que l’habitude par exemple dans les télés on assiste à de véritables discussions de bistrot, pas celle du café de Flore mais celle du troquet du quartier d’autant plus que les intervenants habituels sont également en congé. Même médiocrité pour les articles de la presse écrite, les sites Internet. La France à cette particularité de s’arrêter presque totalement au mois d’août sur le plan économique et d’être au ralenti en juillet. Une différence de taille avec la plupart des autres pays où les congés distribués sur six mois voire sur l’année. C’est tellement vrai que nombre d’entreprises sont complètement fermés en août, cela en plus en raison de la fermeture aussi de réseaux de transport. Une situation qui sans doute coûteux de l’ordre de 0,3 à 0,5 % du PIB car on ne rattrape pas certaines absences de production pendant l’été.

L’info des grands médias en vacances pendant deux mois

L’info des  grands médias en vacances pendant deux mois  

 

Comme d’habitude, l’information des grands médias est en vacances pendant environ deux mois. Cela vaut pour la presse écrite, les sites Internet ou encore la télé. Pour s’en persuader, il suffit de lire les sommaires à peu près tous identiques pour la simple raison que la ligne éditoriale se compose essentiellement des principales pages des agences de presse. Peu d’analyses, pas de travail d’investigation et surtout la place centrale aux faits divers. Certains grands sites ne changent même pas une ligne pendant les week-ends. On comprend évidemment que les grands médias vivent une grave crise économique. L’enjeu c’est la baisse du lectorat avec la rentabilité qui s’écroule. Du coup,  la qualité de l ‘information se réduit mais c’est un cercle vicieux qui fait encore diminuer l’audience. Dans la grande presse écrite ou à la télévision,  pour remplacer les vedettes en vacances pendant deux mois, on a recours aux deuxièmes ou troisièmes couteaux. Il est clair que ces intervenants ne veulent pas trop se mouiller pour ne pas fragiliser un peu plus leur fragile position dans les rédactions. Du coup, encore davantage que l’habitude par exemple dans les télés on assiste à de véritables discussions de bistrot, pas celle du café de Flore mais celle du troquet du quartier d’autant plus que les intervenants habituels sont également en congé. Même médiocrité pour les articles de la presse écrite, les sites Internet. La France à cette particularité de s’arrêter presque totalement au mois d’août sur le plan économique et d’être au ralenti en juillet. Une différence de taille avec la plupart des autres pays où les congés distribués sur six mois voire sur l’année. C’est tellement vrai que nombre d’entreprises sont complètement fermés en août, cela en plus en raison de la fermeture aussi de réseaux de transport. Une situation qui sans doute coûteux de l’ordre de 0,3 à 0,5 % du PIB car on ne rattrape pas certaines absences de production pendant l’été.

La moitié des médias mentent ( sondage IPSOS)

  • La moitié des médias mentent ( sondage IPSOS)

Près d’un Français sur deux (48%) pense que journaux et magazines véhiculent fréquemment des fausses informations, proportion qui monte à 52% pour la télévision et la radio, selon une étude Ipsos menée dans 27 pays et publiée vendredi. Selon cette étude «Ipsos global advisor» réalisée en ligne du 25 janvier au 8 février auprès de 19.541 personnes (environ 1.000 en France), la majorité de la population (52% en moyenne) dans le monde estime que la presse écrite diffuse «une large proportion» de fausses informations. En queue de peloton, la Serbie (82% de la population), la Hongrie (78%) et la Russie (68%) ne font pas confiance aux médias écrits.En ce qui concerne télévision et radio, la moyenne mondiale reste inchangée, tout comme le trio de queue. Les Américains sont 61% à estimer que ces médias véhiculent fréquemment des fausses informations (contre 55% pour la presse écrite). Comme d’autres études parues récemment, l’étude souligne la défiance particulière des Français dans les médias, seuls 37% affirmant avoir confiance dans la télévision et la radio, et 36% dans les journaux et les magazines. L’étude souligne aussi que la confiance à l’égard des médias s’est particulièrement dégradée depuis ces cinq dernières années, quel que soit le support, papiers (-21% de score de confiance en 5 ans), comme audiovisuels (-28%).

Crise médias: le nombre de journalistes diminue

Crise médias: le nombre de journalistes diminue

Précarité, faibles salaires et réduction du nombre de salariés caractérisent  la profession de journaliste. En cause, évidemment l’émergence d’innombrables supports sur Internet. Les sources sont d’ailleurs 100 fois plus nombreuses sur le net que sur les médias traditionnels. Cette multiplication de concurrents s’ajoute à la perte de crédibilité des médias classiques comme les journaux, la télé ou encore les sites de ces médias. En cause, surtout le fait que la presque totalité des médias sont aujourd’hui dans les mains des financiers qui n’ont pas investi pour des questions de rentabilité mais surtout pour influencer l’opinion. S’ajoute à cela les problèmes économiques qui freinent le vrai travail d’investigation et d’analyse. les ressources de la vente de journaux ou les ressources de pub diminuent dans nombre de médias classiques et le nombre de journalistes avec. Le pire ennemi c’est sans doute ces lignes éditoriales d’un conformisme déroutant et qui se ressemblent toutes. Pas étonnant, elles sont surtout constituées de reprises quasi intégrales des dépêches d’agence, de celles du gouvernement, des institutions ou des entreprises. L’information est livrée brut de brut sans beaucoup d’approfondissement d’autant qu’on estime qu’un sujet chassant l’autre il est inutile d’affiner l’analyse. Bref partout les mêmes sujets, les mêmes images et les mêmes commentaires avec quand même quelques rares exceptions mais qui ne font que confirmer la règle de l’uniformité. C’est vrai pour la presse écrite mais aussi pour la télévision y compris pour les chaînes d’info continue qui pour à  peu près les mêmes raisons sont plus proche des discussions de bistrot que des fonctions d’information et de débat. L’an dernier, 35.238 cartes de presse ont été attribuées par cette commission, soit un recul de 690 cartes en un an, et de 2.152 depuis le plus haut atteint en 2009. Parmi toutes les cartes attribuées, seules 1.513 étaient des premières demandes de cartes de presse (soit 649 de moins qu’en 2006). Ces jeunes journalistes sont les plus précaires: 72% sont rémunérés à la prestation (pigistes), et seulement 28% sont mensualisés. Certes on objectera juste titre que l’information sur Internet comporte le pire et le meilleur mais avec un peu d’obstination il est toutefois possible d’obtenir des informations autrement plus pertinentes et plus objectives, en tout cas davantage travaillées.

Médias-Télés info continue : trop de discussion de bistrot

 Médias-Télés  info continue : trop de discussion de bistrot

On a  confirmation tous les jours  de la médiocrité  de la plupart des chaines d’information en continu. Des chaines qui diffusent des images  avec des commentaires approximatifs, contradictoires voire fantaisistes.  Et quand on invite une gilet jaune, c’est  encore pire car on tombe alors dans la caricature du tribunal des « élites » forcément légitimiste. En cause   sans doute, le côté répétitif des infos toutes les heures ou les demi-heures. Mais aussi une ligne éditoriale qui s’appuie sur des plateaux télé composés souvent de pseudos experts et  de vieilles barbes qui ont tendance à radoter. On comprend évidemment les difficultés à trouver l’équilibre économique car les bons journalistes, les bons animateurs et les bons intervenants ont un prix. Alors trop souvent on fait appel à des intervenants gratuits, facilement disponibles avec un très fort pourcentage de vieux experts, souvent grassouillets à force de fréquenter les dîners mondains,  qui radotent et où qui n’ont pas produit d’études, de recherche plus généralement de travaux pratiques depuis plusieurs dizaines d’années ( de temps en temps un bouquin écrit en fait par un thésard ou un nègre!). On complète avec un deux personnes  sans aucune compétence, un sociologue, un journaliste, un écrivain, un cinéaste ;   il ne manque plus que Madame Soleil !    .Trois chaînes d’info dominent. Il y a BFM, LCI et C news. France Info présentant la particularité d’être un peu trop le copier coller de la radio.  Sur les chaînes généralistes peut tourner pour la meilleure autour de 5 millions de téléspectateurs celle de la meilleure chaîne d’info continue atteint 250 000 pour BFM autour de 200 000 pour LCI et encore moins pour C news. BFM domine et de loin en audience et en qualité de programme. En cause sans doute,  les compétences des animateurs comme par exemple Ruth Elkrief  tandis que Poivre d’Arvor sur LCI se montre toujours aussi nonchalant et Laurence Ferrari toujours aussi approximative. Les chaînes d’info peinent donc à trouver leur public car le plus souvent elles ne font que délayer de façon un peu médiocre, BFM excepté mais pas toujours, les grands thèmes traités par les généralistes. Beaucoup de choses méritent d’être revues : les formats, les animateurs et les intervenants. Dommage parce que ces chaînes ont au moins l’avantage de disposer de temps pour traiter de manière approfondie les problématiques.

 

Mutation numérique des médias ou disparition

Mutation  numérique des médias ou disparition

La question qui se pose est de savoir si les médias classiques  sont capables de se moderniser grâce au numérique, au net et à l’intelligence artificielle ou  vont disparaître. C’est l’interrogation de la commission européenne qui a rendu public un rapport intitulé « quelle souveraineté médiatique pour l’Europe ». La question comporte des aspects économiques et techniques mais ne traite pas du contenu éditorial. Or l’un des problèmes majeurs des médias classiques provient du fait qu’ils sont désormais dans les mains des financiers. La plupart de ces grands médias se ressemblent  d’ailleurs. Pour l’essentiel ils reprennent les dépêches d’agence, du pouvoir,  des entreprises et autres groupes de pressions. Le travail d’enquête proprement dit et d’analyse est réduit à pas grand-chose. C’est surtout la crédibilité qui est en cause plus encore que le mode de production. Pour s’en persuader,  il suffit de lire la version Web des journaux qui est le plus souvent d’une grande pauvreté. Sans parler de la reprise systématique des orientations du pouvoir en place aussi bien dans  les médias publics que les médias privés. Pour tout dire du fait des pressions financières ou tout simplement par autocensure, la ligne éditoriale s’aligne sur des intérêts dominants. Pas sûr que le rapport européen et le plan de soutien qui propose soit de nature à sortir les médias classiques de la crise. En tout cas le rapport préconise un soutien financier avec la création d’un fonds européen d’un montant d’un milliard d’euros sur cinq ans, renouvelable. Le but est de financer des médias pour la création de projets innovants basés sur l’IA, la Blockchain ou les neurosciences. Le texte incite également à allouer 3% du programme « Horizon Europe » – destiné à la recherche et doté de 100 milliards d’euros – aux médias et industries créatives. L’objectif est de réduire la dépendance aux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), qui proposent déjà des fonds dans le domaine. Par exemple, Google a lancé en 2015 un appel à projet baptisé « Google News initiative » (anciennement Digital News Initiative). En 2018, le géant américain a sélectionné 98 projets dans 28 pays européens, distribuant 21,2 millions d’euros – ce qui porte à 115,2 millions d’euros le montant total de son financement. Il faut ajouter à cela que les GAFA à sont assez mécontents du concept de droit voisin qui va les contraindre à rétribuer les auteurs d’images et d’articles et en plus d’être responsable de la vérification des droits d’auteur. Du coup chez les géants de l’informatique envisage de créer leurs propres informations en ayant notamment recours à l’intelligence artificielle. La bataille du secteur de l’information européenne est donc loin d’être gagnée surtout contre la médiocre qualité de la production actuelle.

Transformation numérique des médias ou disparition

Transformation numérique des médias ou disparition

La question qui se pose est de savoir si les médias classiques  sont capables de se moderniser grâce au numérique, au net  et à l’intelligence artificielle ou  vont disparaître. C’est l’interrogation de la commission européenne qui a rendu public un rapport intitulé « quelle souveraineté médiatique pour l’Europe ». La question comporte des aspects économiques et techniques mais ne traite pas du contenu éditorial. Or l’un des problèmes majeurs des médias classiques provient du fait qu’ils sont désormais dans les mains des financiers. La plupart de ces grands médias se ressemblent  d’ailleurs. Pour l’essentiel ils reprennent les dépêches d’agence, du pouvoir,  des entreprises et autres groupes de pressions. Le travail d’enquête proprement dit et d’analyse est réduit à pas grand-chose. C’est surtout la crédibilité qui est en cause plus encore que le mode de production. Pour s’en persuader il suffit de lire la version Web des journaux qui est le plus souvent d’une grande pauvreté. Sans parler de la reprise systématique des orientations du pouvoir en place aussi bien dans  les médias publics que les médias privés. Pour tout dire du fait des pressions financières ou tout simplement par autocensure, la ligne éditoriale s’aligne sur des intérêts dominants. Pas sûr que le rapport européen et le plan de soutien qui propose soit de nature à sortir les médias classiques de la crise. En tout cas le rapport préconise un soutien financier avec la création d’un fonds européen d’un montant d’un milliard d’euros sur cinq ans, renouvelable. Le but est de financer des médias pour la création de projets innovants basés sur l’IA, la Blockchain ou les neuro-sciences. Le texte incite également à allouer 3% du programme « Horizon Europe » – destiné à la recherche et doté de 100 milliards d’euros – aux médias et industries créatives. L’objectif est de réduire la dépendance aux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), qui proposent déjà des fonds dans le domaine. Par exemple, Google a lancé en 2015 un appel à projet baptisé « Google News initiative » (anciennement Digital News Initiative). En 2018, le géant américain a sélectionné 98 projets dans 28 pays européens, distribuant 21,2 millions d’euros – ce qui porte à 115,2 millions d’euros le montant total de son financement. Il faut ajouter à cela que les GAFA à sont assez mécontents du concept de droits voisins qui va les contraindre à rétribuer les auteurs d’images et d’articles et en plus d’être responsable de la vérification des droits d’auteur. Du coup chez géant de l’informatique envisage de créer leurs propres informations en ayant notamment recours à l’intelligence artificielle. La bataille du secteur de l’information européenne est donc loin d’être gagnée surtout contre la médiocre qualité de la production actuelle.

La fin des médias classiques avec les GAFA ? (Cyrille Dalmont et Jean-Thomas Lesueur.)

La fin des médias classiques avec les GAFA ? (Cyrille Dalmont et  Jean-Thomas Lesueur.)

Dans une tribune au « Monde » le juriste Cyrille Dalmont et l’historien Jean-Thomas Lesueur prévoient ‘l’affaiblissement des médias classiques du fait du recours à l’IA par les GAFA pour produire l’information et au passage détourner la question des droits d’auteur. (Extraits

«  Le long et pénible processus d’adoption de la directive « droits d’auteur » à Bruxelles arrive-t-il à son terme ? Mardi 26 mars, le Parlement européen devra se prononcer sur un texte de compromis obtenu de haute lutte entre la Commission, le Conseil et le Parlement. Il vise notamment à créer un « droit voisin » du droit d’auteur pour les éditeurs de presse, permettant ainsi aux médias de se faire rémunérer par les agrégateurs d’informations (Google) ou les réseaux sociaux (Facebook). Il a pour autre objectif de renforcer la position de négociation des créateurs et ayants droit face aux plates-formes comme YouTube ou Tumblr, qui utilisent leurs contenus. Si médias, journalistes, artistes, et plus globalement créateurs en tout genre, peuvent se réjouir de ce compromis, ils ne devraient le faire ni trop fort ni trop longtemps. C’est une bataille qu’ils sont en passe de remporter, selon toute vraisemblance, mais pas la guerre. Car la guerre des « droits d’auteur » est devant eux.

D’abord parce que les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) visés par la directive, vont s’empresser d’accroître le développement de leurs propres médias et chercher ainsi à se passer des médias traditionnels et de leurs contenus.

Ensuite parce qu’il est bien possible que la notion de « droits d’auteur » elle-même soit bientôt obsolète, avec la généralisation de la création automatique de contenus par des intelligences artificielles (IA).

On sait que c’est déjà le cas dans bien des rédactions de quotidiens, de magazines, d’émissions de télévision à travers le monde, qui utilisent de plus en plus d’outils autonomes, sans que leurs lecteurs ou leurs téléspectateurs en soient informés. En Chine a été lancé, en novembre 2018, un journal télévisé dont le présentateur est une IA. »

Sondage-Les médias servent la soupe au pouvoir (64% des Français)

Sondage-Les médias servent la soupe au pouvoir (64% des Français)

 

Dans la période récente, les journalistes ont  particulièrement mal apprécié les critiques dont ils ont été l’objet pour leur parti pris vis-à-vis des élites auxquels d’ailleurs il s’assimile un peu vite. En fait, les Français sont lucides quand ils constatent que les journalistes défendent surtout le point de vue des plus aisés. 64% des sondés considèrent que les médias sont « trop proches du pouvoir et des élites » d’après le baromètre Viavoice pour  France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du Dimanche et Radio France. Un résultat cohérent quand on sait que la plus grande partie de la presse privée et désormais détenu par des financiers. Les médias publics consciemment ou inconsciemment sont bien contraints de ne pas contrarier le pouvoir en place même s’il s’autorise quelque les écarts contestataires. Certes plus de 9 Français sur 10 pensent que le journalisme est « utile », un niveau pratiquement stable par rapport à l’an dernier, mais une très large majorité juge les médias sensationnalistes et biaisés, selon ce sondage. Autre caractéristique l’alignement en tout cas le rapprochement des lignes éditoriales à peu près toutes orientées vers le même point de vue. Conséquence,

63% des sondés estiment que les médias « disent tous la même chose ». 

 77% jugent que les médias « privilégient toujours les informations sensationnelles ou la violence »; et 72% estiment qu’ils ne représentent pas les différents points de vue de manière équitable.

. De même, 70% leur reprochent d’être influencés par leurs actionnaires et 66% par « les personnalités politiques au pouvoir puisque c’est en partie l’État qui les finance ». Et ils sont 64% à les juger « trop proches du pouvoir et des élites ». Une courte majorité de 53% des sondés reprochent en outre aux journalistes de ne parler que de ce qui va mal, et 43% estiment qu’ils ne comprennent pas les gens du peuple « car la plupart vivent à Paris avec des revenus élevés », contre 46% qui sont d’avis contraire.

Enfin, 53% affirment que les médias ont mal couvert le mouvement des « gilets jaunes ». Mais 77% jugent inadmissible qu’on puisse s’en prendre physiquement à des journalistes et 72% pensent que certains politiques ont une part de responsabilité dans la violence à l’encontre des médias.

Cette étude a été réalisée du 11 au 18 février auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française adulte, constitué selon la méthode des quotas.

Internet remet en cause les médias traditionnels

Internet remet en cause les  médias traditionnels

 

 

Si l’on se fie au  le baromètre 2018 réalisé pour La Croix par Kantar Public, seulement un Français sur deux fait confiance aux médias classiques (56 % cependant pour la radio). Il n’y aurait que de l’ordre de 31 % qui feraient confiance aux médias en ligne. À noter que 60 % environ s’intéressent à l’actualité. En cause, l’excès de peopolisation de  l’information aussi le mauvais traitement de l’information économique et politique. Les raisons sont connues les médias publics sous contrôle du pouvoir politique sont très influençables. Les médias publics pour la plupart sont désormais dans les mains des financiers et les grands patrons. L’audience de ces grands médias ne cesse de diminuer au profit d’ailleurs des infos sur Internet. D’où la mise en accusation permanente de ce  net. Par les journalistes patentés des médias classiques, on reproche aux réseaux sociaux et à Internet en général de manquer de professionnalisme, d’objectivité voire de diffuser des fake news. L’inquiétude n’est pas seulement déontologique elle est aussi de nature corporatiste car les médias classiques connaissent une très grave crise économique qui se traduit régulièrement par des plans de réduction des journalistes et autres personnels. Du coup, c’est médias  classique présentent  la caractéristique de se ressembler tous du Parisien à libé. Et pour cause, les lignes éditoriales sur toutes alimentées par la reprise des mêmes informations fournies par les agences de presse, le gouvernement ou les institutions. Des informations souvent livrées brut de brut sans beaucoup d’analyse. Sans parler d’une orientation ultra libérale pour la plupart. La presse d’opinion a disparu depuis que les financiers ont mis la main sur les médias et la presse d’analyse est réduite à la portion congrue, le Monde y compris. Tous les médias ont sacrifié à la mode des gros titres et des photos. Pas étonnant dans ces conditions que les Français se tournent vers Internet qui il est vrai, constitue cependant une véritable auberge espagnole où le pire côtoie le meilleur surtout sur les réseaux dits sociaux. Avec un peu de persévérance on peut quand même trouver des les éléments d’analyse sur les innombrables sites qui sont les véritables concurrents des médias classiques. Cela avec des dés informations autrement plus fouillées et donc plus pertinentes. Certes 90 % des informations sur le net du niveau du caniveau mais les 10 % restants représentent une force informative 1000 ou 10 000 fois supérieures aux médias classiques. Les journalistes patentés font un mauvais procès de nom professionnalisme aux émetteurs d’informations du net car eux-mêmes le plus souvent ne sont capables de traiter les événements qu’en surface faute de temps, de compétences et en raison des influences qu’ils subissent et où qu’ils s’infligent.

Médias : Le faux débat des «Fake news»

 

Médias : Le  faux débat des  «Fake news» 

 

 

Un débat particulièrement confus car on ne sait pas quel est le champ d’application (informations générales, informations personnelles, nature de faits ou interprétations etc.). Tout cela renvoie en outre un concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  pourtant 88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias pour la  plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière, cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication !

Réseaux sociaux : la grande peur des médias traditionnels

Réseaux sociaux : la grande peur des médias traditionnels

 

 

Si l’on se fie au  le baromètre 2018 réalisé pour La Croix par Kantar Public, seulement un Français sur deux fait confiance aux médias classiques (56 % cependant pour la radio). Il n’y aurait que de l’ordre de 31 % qui feraient confiance aux médias en ligne. À noter que 60 % environ s’intéressent à l’actualité. En cause, l’excès de peopolisation de  l’information aussi le mauvais traitement de l’information économique et politique. Les raisons sont connues les médias publics sous contrôle du pouvoir politique sont très influençables. Les médias publics pour la plupart sont désormais dans les mains des financiers et les grands patrons. L’audience de ces grands médias ne cesse de diminuer au profit d’ailleurs des infos sur Internet. D’où la mise en accusation permanente de ce  net. Par les journalistes patentés des médias classiques, on reproche aux réseaux sociaux et à Internet en général de manquer de professionnalisme, d’objectivité voire de diffuser des fake news. L’inquiétude n’est pas seulement déontologique elle est aussi de nature corporatiste car les médias classiques connaissent une très grave crise économique qui se traduit régulièrement par des plans de réduction des journalistes et autres personnels. Du coup, c’est médias  classique présentent  la caractéristique de se ressembler tous du Parisien à libé. Et pour cause, les lignes éditoriales sur toutes alimentées par la reprise des mêmes informations fournies par les agences de presse, le gouvernement ou les institutions. Des informations souvent livrées brut de brut sans beaucoup d’analyse. Sans parler d’une orientation ultra libérale pour la plupart. La presse d’opinion a disparu depuis que les financiers ont mis la main sur les médias et la presse d’analyse est réduite à la portion congrue, le Monde y compris. Tous les médias ont sacrifié à la mode des gros titres et des photos. Pas étonnant dans ces conditions que les Français se tournent vers Internet qui il est vrai, constitue cependant une véritable auberge espagnole où le pire côtoie le meilleur surtout sur les réseaux dits sociaux. Avec un peu de persévérance on peut quand même trouver des les éléments d’analyse sur les innombrables sites qui sont les véritables concurrents des médias classiques. Cela avec des dés informations autrement plus fouillées et donc plus pertinentes. Certes 90 % des informations sur le net du niveau du caniveau mais les 10 % restants représentent une force informative 1000 ou 10 000 fois supérieures aux médias classiques. Les journalistes patentés font un mauvais procès de nom professionnalisme aux émetteurs d’informations du net car eux-mêmes le plus souvent ne sont capables de traiter les événements qu’en surface faute de temps, de compétences et en raison des influences qu’ils subissent et où qu’ils s’infligent.

Plainte contre Macron qui monopolise les médias

Plainte contre Macron qui monopolise les médias

 

 

Plusieurs responsables de l’opposition ont saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour protester contre la monopolisation des médias par macron. En effet, le chef de l’État profite du grand débat pour chaque semaine apparaître pendant des heures sur les chaînes de télévision très complaisantes notamment les chaînes d’information. En réalité ces déplacements ne sont qu’un prétexte. Le propos du président de la république n’est pas destiné à l’auditoire local mais aux caméras de télévision. Une situation d’autant plus condamnable qu’il ne s’agit pas véritablement d’un débat mais d’un meeting. En effet l’auditoire est d’abord savamment sélectionné, ensuite on autorise quelques questions et de manière très professorale, macron développe pendant 10 minutes ou un quart d’heure le bien-fondé de sa politique. Rien à voir avec un grand débat. “Chacun a pu constater une explosion du temps de parole dévolu au président de la République et aux membres du gouvernement”, écrit le président des Républicains (LR) dans un courrier, que Reuters a pu consulter jeudi. “Aussi, nous souhaitons connaître les mesures prévues par le Conseil supérieur de l’audiovisuel afin de garantir un rattrapage des autres formations politiques et d’assurer la meilleure équité possible à l’approche des élections européennes”, ajoute-t-il.

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Une majorité de Français ne fait  pas confiance aux médias traditionnels et la crédibilité ne cesse de se dégrader. Pas vraiment étonnant quand on sait que la plupart des médias importants sont  possédés par des financiers dont le seul objectif est d’influencer l’opinion publique. Ce n’est pas par philanthropie ou par intérêt économique que les financiers ont investi la plupart des médias mais pour peser et orienter l’information. La plupart ont d’ailleurs permis à Macron d’accéder au pouvoir et appuie sans réserve sa politique. Exemple de sornette, la croissance du pouvoir d’achat des ménages. Cette croissance atteindrait 1 % en 2018 comme en 2019. Évidemment tout cela calculé à partir du servile instrument de mesure de l’INSEE concernant les prix. On sait en effet que la structure de consommation ne cesse de se déformés. Pour parler simplement les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter entre parenthèses logement, transport, chauffage, assurance, abonnement etc.) Tandis que les dépenses ajustables ce réduisent. Or ce sont justement ces dépenses ajustables qui monétairement évoluent peu alors que le prix des autres s’envole. Cette évolution positive du pouvoir d’achat n’a guère de sens d’où le scepticisme quasi général quant à l’objectivité des médias. Ainsi la confiance des Français dans les médias atteint son plus bas niveau depuis le premier sondage, en 1987, selon cette étude dévoilée jeudi, réalisée début janvier par l’institut Kantar Sofres auprès d’un millier de personnes.  La télévision, média préféré des Français pour s’informer, recueille paradoxalement un niveau de confiance de seulement 38% (-10 points en un an). La radio, le média auquel ils font traditionnellement le plus confiance, en recueille 50% (-6 points). La presse écrite s’effondre aussi à 44% (-8 points), tandis que la confiance des Français dans les informations trouvées sur internet reste à un niveau très bas (25%), proche des niveaux observés en 2005 et 2006. Autre signe de défiance : près de trois-quarts des sondés jugent toujours que les journalistes ne sont indépendants ni du pouvoir politique ni des pressions de l’argent.  »Ce sondage fait apparaître un grand esprit critique », a résumé le directeur de La Croix, Guillaume Goubert, lors d’une table ronde pour analyser ces résultats organisée mercredi. « Ça nous dérange, ça nous secoue, mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle. ».Car paradoxalement, s’ils s’en méfient de plus en plus, les Français s’intéressent aussi de plus en plus à l’information. Après un pic enregistré à la suite des attentats de 2015, l’intérêt porté à l’actualité avait chuté dramatiquement. Il remonte début 2019, en plein mouvement des « gilets jaunes ». Les deux-tiers (67%) des personnes interrogées déclarent « suivre les nouvelles avec grand intérêt », contre 62% en 2018.L’institut Kantar constate cependant une double fracture, générationnelle et sociale : d’un côté, 74% des plus de 65 ans témoignent d’une appétence moyenne voire grande pour l’actualité ; de l’autre, moins de la moitié des 15-24 ans s’intéresse à l’actualité (50%), tout comme les moins diplômés (51%).Alors que les « gilets jaunes » occupent la une de l’actualité depuis novembre, seul un tiers des Français interrogés se déclarent satisfaits de la couverture médiatique de cet inédit mouvement de contestation. Près de la moitié la juge mauvaise. Les sondés reprochent notamment aux médias en général d’avoir « dramatisé les événements » (67%) et laissé trop de place « à des gens qui expriment un point de vue extrême » (52%).

Médias : boucs émissaires ou responsables ?

Médias : boucs émissaires ou responsables ?

Les journalistes s’offusquent d’être tenus responsables comme les politiques  de la situation sociale critiquée  notamment les gilets jaunes . Les journalistes dénoncent aussi les insultes et autres menaces dont ils sont l’objet. Ils affirment leur neutralité et refusent d’être des boucs émissaires. La question est pourtant de savoir s’ils ne sont que des boucs émissaires ou bien aussi des responsables. En effet, on ne saurait adhérer à l’idée que les gentils journalistes font leur travail d’information en toute indépendance et en toute honnêteté. En effet force est de constater que la plupart des grands médias qui ont signé la déclaration ci-dessous appartiennent à des grands groupes financiers. Des groupes financiers qui imposent une ligne éditoriale qui défend les intérêts des nantis. Les journalistes ne feraient pas de vieux os dans la rédaction s’il prenait de ne pas respecter cette ligne éditoriale. Certes pour équilibrer,  les grands médias font un peu dans le populisme mais cela ne change pas l’orientation générale. Bien entendu les violences et les intimidations ne sont pas tolérables, il convient de les condamner. Mais cela ne confère  aucune légitimité pour enterrer le débat sur l’orientation de la plupart des grands médias qui objectivement sont au service des grands intérêts économiques et financiers. S’ajoutent à cela la crise dans la plupart des médias, une crise aussi économique qui conduit  à bâcler le travail d’analyse pour y substituer  les communiqués des agences de presse, du gouvernement, des groupes de pressions et des institutions :

La déclaration des journalistes :

«  Depuis quelques semaines, un peu partout en France, lors des manifestations des « gilets jaunes », des journalistes sont empêchés d’exercer, insultés, malmenés physiquement, voire blessés, par des manifestants et/ou des policiers. Des journaux font face à des intimidations et à des blocages de parution. Sur les réseaux sociaux, les invectives sont légion à l’encontre des médias.

Et la liste des atteintes à la liberté de la presse s’allonge inexorablement. Le simple constat qu’il faille désormais à des journalistes des agents de protection pour espérer rentrer sains et saufs à leur rédaction est inadmissible.

Dans un climat de défiance vis-à-vis des médias, la critique est nécessaire. La presse n’est pas exempte de reproches. Et les journalistes sur le terrain sont les premiers à s’interroger au quotidien sur la manière la plus juste et la plus honnête de couvrir l’actualité. Mais aucune défiance vis-à-vis de la profession, quelle qu’elle soit, ni désaccord avec une ligne éditoriale, un titre ou un reportage ne peuvent justifier les violences de ces dernières semaines.

Empêcher les journalistes de faire leur travail, c’est empêcher les citoyens d’être informés, c’est tout simplement menacer la démocratie.

Les Sociétés de journalistes (SDJ) et Sociétés de rédacteurs (SDR) de nombreuses rédactions, des associations de journalistes, des syndicats, ainsi que le collectif Informer n’est pas un délit et Reporters sans Frontières (RSF) condamnent de la manière la plus ferme les violences. Ils rappellent avec force que la liberté d’informer est fondamentale et indispensable à une démocratie saine. Les journalistes sont là pour rapporter les informations, y compris dans les pays où la liberté de la presse n’existe pas.

Ils apportent leur soutien à l’ensemble des journalistes et accompagnants qui, ces dernières semaines, ont été agressés ou blessés en couvrant des mobilisations de « gilets jaunes ».

Les signataires:

Les Sociétés de journalistes (SDJ), Sociétés de rédacteurs (SDR) ou Société civile des journalistes  de : l’AFP, Challenges, La Tribune, Le Figaro, Le JDD, Le Monde, Le Parisien – Aujourd’hui en France, Le Point, Les Echos, L’Express, Libération, L’Obs, Paris Match, Premières lignes, Télérama, Sud-Ouest, 20 Minutes, M6, France Info, Franceinfo.fr, France Inter, Europe 1, Radio France, RFI, RTL, BFMTV, Cnews, Franceinfo TV, France 2, France 3, France 24, LCP, TF1

Reporters sans frontières (RSF)

L’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), l’Association des journalistes parlementaires (AJP), l’Association des journalistes médias (AJM), l’Association de la presse judiciaire (APJ), l’Association de la presse présidentielle (APP), le collectif Informer n’est pas un délit,

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT), la CFDT-journalistes

 

Grands Médias : vendus ou superficiels ?

 Grands Médias : vendus ou superficiels ?

Plusieurs grands médias commencent à réagir pour défendre leur probité face aux critiques montantes notamment des gilets jaunes. La question est de savoir comment répondre à cette double accusation : les médias sont-ils vendus ou bien trop superficiels. On serait tenté de dire les deux. D’abord on ne peut contester que les grands médias de gauche comme de droite sont désormais à peu près tous dans les mains des financiers et des industriels. Non pas tellement pour en tirer une rentabilité mais surtout pour maîtriser l’information qui façonne l’opinion publique. Il n’y a pas d’autres raisons à cette présence des financiers et des industriels qui d’ordinaire n’ont pas pour habitude d’investir dans des activités non rentables comme les médias. Précisément c’est la fragilité économique de ces médias qui les rend responsable de deux péchés capitaux : d’une part un esprit partisan d’autre part une superficialité des analyses. Depuis des années les médias classiques ne cessent de perdre de l’audience et les difficultés économiques s’accumulent. Évidemment l’ajustement se fait sur la variable journalistique. Dans le milieu à part quelque grosse tête d’affiche qui signe des éditoriaux et ou anime des émissions qui gagnent jusqu’à  20 000 €, pour la valetaille des autres journalistes et des pigistes, c’est la misère entre (Radio France exceptée mais là c’est le contribuable qui paye!). Il faut surtout observer que la plupart des lignes éditoriales ce ressemblent avec les mêmes titres, les mêmes analyses et le plus souvent la reprise intégrale des dépêches d’agence, des  organismes institutionnels notamment du gouvernement et des grands groupes de pressions. La responsabilité en incombe au propriétaire de ces médias dont  l’objectif n’est pas tellement d’éclairer l’opinion mais de rallier les lecteurs aux intérêts qu’ils défendent. Il faut aussi noter un grand amateurisme chez nombre de journalistes peut-être parce que beaucoup sont mal rémunérés mais surtout aussi parce qu’il est plus facile de se rallier à l’opinion à la mode d’un jour que d’approfondir un sujet. Heureusement Internet a bouleversé la donne. Certes le pire côtoie le meilleur mais on peut trouver en cherchant un peu nombreux d’émetteurs d’informations qui ont le souci d’enrichir et de vérifier l’info brute. Un seul exemple la question de l’écroulement de la croissance donc on tente maintenant d’attribuer la responsabilité aux gilets jaunes. C’est évidemment oublié que le phénomène a débuté dès les six premiers mois de 2018 avec respectivement plus 0,2 % d’augmentation du PIB. Le troisième trimestre s’est redressé à plus 0,4 % mais le quatrième retrouve la pente de baisse de la  croissance  à seulement 0,2 %. Certes le mouvement des gilets jaunes à générer des perturbations dans le commerce et la logistique mais pas au point de justifier l’atonie  de l’activité. Les grands médias sont occultés un phénomène central à savoir une conjoncture qui risque de conduire à la récession en 2019 en 2020.

Les grands médias : en vacances pendant la trêve des confiseurs

Les grands médias : en vacances pendant la trêve des confiseurs

 Ceux qui suivent régulièrement les grands médias avaient déjà constaté que les contenus s’appauvrissent de plus en plus du vendredi au lundi. C’est encore plus vrai pendant les fêtes de fin d’année. Certains médias conservent même les mêmes une. Un effet sans doute de la réduction du temps de travail qui s’applique aux salariés y compris aux journalistes. On pourrait penser que cette lacune est comblée par les sites de leurs  médias sur Internet. Or les sites sont souvent des copier coller du support écrit, des sortes de versions allégées concernant les textes mais encombrés de photos et de vidéos qui meublent les vides. Les médias ne sont que le reflet de la société. Les grandes émissions, les grands enquêtes,  les grands éditos s’arrêtent le vendredi à midi et ne reprennent que le lundi. Pendant la trêve de Noël, les grandes signatures d’éditorialistes ou les grands animateurs ont disparu. Plutôt bizarre dans la mesure où on peut supposer que la demande est plus forte lors des week-ends et des vacances et  que les lecteurs sont davantage disponibles. Pour donner l’impression que les une change,  on reprend la maquette des jours précédents en y ajoutant quelques dépêches d’agence relatives notamment au sport. Pas étonnant dans ces conditions que les grands médias et des difficultés à trouver leur équilibre économique. Certes ce n’est pas la seule raison, il y a surtout la concurrence de centaines et de milliers de sites qui apportent une autre information plus indépendante, plus approfondie,  même s’il faut parfois chercher dans cette vaste auberge espagnole que constitue Internet. Notons enfin que pendant les périodes de vacances d’été la plupart des grandes émissions télé et des grandes rubriques de la presse écrite disparaissent pendant au moins deux mois. Là encore,  la preuve que la valeur travail a été bien affectée y compris chez ceux dont la mission est d’éclairer la société

L’écroulement de la croissance : la découverte des médias

L’écroulement de la croissance : la découverte des médias

 

 

Depuis quelques jours seulement les grands médias découvrent brutalement que la croissance s’écroule en France non seulement pour l’année en cours mais aussi pour 2019 voir au-delà. Même les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Pourtant sur ce site et sur d’autres, il y a longtemps qu’on attire l’attention depuis des semaines et des mois sur la tendance baissière de l’activité générale. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 comme de 2019 est ramenée à 1,5 % officiellement. En fait en 2019 la croissance du PIB pourrait se limiter à 1,3 %. La fin de l’année annonce la tendance puisque le PIB ne devrait croître que de 0,2 % au lieu de 0,4. Et par un calcul de coin de table, on attribue une perte de 0,1 % aux gilets jaunes. Certes,  le mouvement gilet jaune à généré quelques pertes d’activité mais les quantifier aujourd’hui relève de la méthodologie au doigt mouillé.  De toute manière le pari est perdu pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. La croissance accélère en effet moins que prévu au 3e trimestre. Le produit intérieur brut de la période a augmenté de 0,4%, un rythme deux fois plus élevé que celui de 0,2% enregistré au premier comme au deuxième trimestre, qui constituait un point bas depuis l’été 2016. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. Stéphane Colliac, économiste de l’assureur crédit Euler Hermes, pointe de son côté la prudence des ménages, alors que le débat sur leur pouvoir d’achat continue de faire rage. “On a un juste retour à la normale de la consommation mais pas de rattrapage des retards accumulés depuis le dernier trimestre 2017””, souligne-t-il, “une hausse de 0,5% c’est bien le moins qu’on puisse avoir après la chute des dépenses dans les transports au deuxième trimestre”. Il fait valoir en outre que l’investissement des ménages, pour l’essentiel les achats de logements neufs, recule de 0,2% sur le trimestre et stagne depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017. “C’est un atterrissage brutal”, dit l’économiste. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement et le lâcher plus nanti et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. On se demande bien comment l’INSEE peut conclure qu’il y aura une amélioration dans le domaine du chômage. Pour l’INSEE, l’investissement des entreprises se maintiendrait aussi à un rythme honorable, avec + 0,6 % aux deux trimestres. Dans ces conditions, le chômage poursuivrait sa lente décrue. Les créations d’emploi dépassant les entrées sur le marché du travail, il s’établirait fin juin 2019 à 9 %, contre 9,1 % un an plus tôt. Selon l’Insee, la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales au 1er janvier 2019 créerait environ 50.000 emplois en moyenne en 2019-2021. La progression est toujours bonne à prendre mais elle est tellement marginale (un progrès de 01 % sur le taux de chômage alors qu’il y a 7 à 8 millions de personnes sans d’emploi) qu’on peut douter de la pertinence des chiffres. En conclusion, Macron a complètement échoué sur les deux objectifs centraux que constituent l’activité économique et l’emploi.

 

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