Archive pour le Tag 'Médiapart'

Plainte de Rugy contre Mediapart : ça se réduit comme peau de chagrin !

Plainte de Rugy  contre Mediapart : ça se réduit comme peau de chagrin !

À grand renfort de communication de Rugy,  ancien ministre de l’écologie, accusé d’avoir mis les doigts dans le pot de confiture lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale avait réagi avec grandiloquence contre la presse en général et Mediapart en particulier. Il menaçait de mettre tout ce beau monde en prison en les attaquant en justice. La vérité est moins glorieuse  car sur les quatre ou cinq faits indiscutables reprochés à de Rugy, l’intéressé n’a retenu qu’une plainte finalement assez secondaire concernant l’appartement qu’il occupait à Ormeau en Loire-Atlantique. Un appartement qui a bénéficié d’uen aide sociale  donc paraît-il il n’était pas au courant. Par contre pour les dérives relatives son passage comme président de l’Assemblée nationale, pas un mot, pas une plainte. Mediapart a seulement reçu mardi une assignation après le dépôt d’une plainte en diffamation de François de Rugy au sujet d’un article sur le logement qu’il a occupé à Orvault en Loire-Atlantique. Dans la soirée, à la télévision, l’ex-ministre s’est montré très offensif contre la presse.

Les révélations qui ont miné la position de François de Rugy au sein du gouvernement avant de précipiter son départ ont touché des objets très divers: dîners fastueux à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, coûteux travaux dans son appartement de fonction, utilisation de son chauffeur à Nantes, et location d’un logement à vocation sociale à Orvault, dans

Au journaliste Patrick Cohen sur France cinq qui lui demandait pourquoi il n’avait pas jugé bon de porter plainte pour les autres articles, il a avancé:

« Je vais vous dire une chose et ça tous les Français qui portent plainte le savent bien. Vous savez combien ça coûte de faire des procédures judiciaires ? Vous savez combien ça m’aurait coûté si j’avais dû porter plainte non seulement sur chaque article mais en plus à l’intérieur de chaque article sur plusieurs mensonges ? Il faut être très riche en France pour faire valoir son bon droit sur la vérité quand on est face à une campagne aussi forte ! »

 

Un recul assez minable de la part de Rugy qui au demeurant ajoute encore un mensonge aux mensonges.

 

Rugy contre-attaque….très mollement et cible Mediapart

Rugy contre-attaque….très  mollement et cible Mediapart

 

Beaucoup de bla-bla pour Rugy qui veut créer une affaire Mediapart mais on attend encore la réplique juridique à la hauteur. Bla-bla, incantation vengeresse, d moulinets de bras de la part de Rugy mais dont on attend une réplique juridique à la hauteur. Or pour l’instant de Rugy s’est contenté d’une simple petite plainte dont il sait qu’elle ne sera pas instruite avant des mois et des années. Bref surtout du cirque médiatique car de Rugy n’est pas innocenté, en plus il ne cesse de s’enfoncer en sous-estimant complètement le décalage entre son comportement et ses déclarations : «Oui au journalisme d’investigation, non au journalisme de diffamation», a insisté l’ex-ministre. «Il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire de Rugy. Et aujourd’hui, en revanche, c’est sûr, il y aura une affaire Mediapart.». De Rugy fait beaucoup de bruit mais agit peut juridiquement par exemple pour interdire immédiatement à Mediapart de sortir la moindre information concernant son affaire. L’intéressé en est même rendu à passer par la voix de son avocat pour évoquer l’éventualité d’un retour en politique. Là encore il se trompe complètement car de Rugy politiquement ne représente rien et on ne voit pas Macron s’embarrasser d’un personnage aussi maladroit, aussi sulfureux. Tout ce qu’il peut espérer, c’est peut-être une nomination dans une institution qui ne sert pas à grand-chose. Même les rapports pourtant très complaisants d’anciens subordonnés de Rugy n’innocentent complètement l’intéressé. Sans parler de cinq à six frasques qui n’ont pas trouvé encore d’explication plausible ‘(exemple un député qui gagne 11 000 euro et qui ne paye pas d’impôt sur le revenu en 2015 !))

Sarkosy financé par Khadafi (MEDIAPART)

Sarkosy financé par Khadafi (MEDIAPART)

Mediapart révèle de nouvelles informations concernant les soupçons de financement illégal, par la Libye, de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Selon le site d’investigation, le juge d’instruction parisien Serge Tournaire et les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) ont récupéré, des mains de la justice norvégienne, une copie du carnet noir d’un ancien ministre de Mouammar Kadhafi, où il est consigné une série de versements au profit de l’ancien chef de l’Etat, dont le montant avoisinerait 6,5 millions d’euros. Choukri Ghanem, ancien chef du gouvernement (2003-2006) et ancien ministre du pétrole libyen (2006-2011), a rédigé en arabe, le 29 avril 2007, une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle, le compte-rendu d’une réunion avec plusieurs autres personnalités du pouvoir libyen. L’un deux, Bachir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi et patron de l’un des fonds souverains du pays, y affirme avoir transféré 1,5 millions d’euros à Nicolas Sarkozy.

« Mediapart »: deux journalistes menacés de par des proches de Marine Le Pen

« Mediapart »:  deux journalistes menacés de par des proches de Marine Le Pen

Il est clair que l’affaire du Micro parti » Jeanne » qui prêtait de l’argent » aux candidats locaux du FN et en se rémunérant grassement fait tache ; certes ce n’est pas le seul micro parti qui détourne la loi sur le financement des partis (il y en a des centaines) mais celui là présente la particularité de faire du businesse sur le dos des candidats. Campagnes électorales ? Qui contrôle le financement des partis ? Une commission de fonctionnaires sans moyen.  La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui  exerce une « mission de surveillance » sur les partis. Elle contrôle les recettes des partis et examinent les rapports des commissaires aux comptes qui certifient les comptes en constatant l’adéquation entre dépenses et recettes. La Commission n’a pas accès aux relevés des dépenses. En revanche, pour les recettes, elle vérifie qu’il n’y pas de dons d’entreprises ou de collectivités publiques et que les dons des personnes, les dons physiques, ne dépassent pas le plafond de 7.500 euros par an. Son président, François Logerot, toujours dans son entretien à Mediapart, reconnaît à ce sujet qu’il existe une zone d’ombre : « les versements peuvent désormais être faits par carte bancaire; or beaucoup d’entreprises ont pour habitude de délivrer des cartes bancaires à leurs cadres (pour des dépenses de représentation professionnelle), où ne figure pas le nom de l’entreprise mais seulement de la personne… Nous sommes donc obligés de nous contenter d’une déclaration sur l’honneur, qu’il s’agit bien d’un compte personnel ». La CNCCFP est composée de neuf membres nommés pour cinq ans renouvelables : trois issus du conseil d’Etat, trois de la Cour de cassation et trois de la Cour des comptes. Elle a aussi pour mission de contrôler dans le détail les comptes de campagne. Elle vérifie que le candidat n’a pas occulté les dépenses d’un meeting afin de ne pas dépasser le plafond des dépenses. La Commission se base également sur les dénonciations, tout en prévenant le candidat qui en est victime, et en vérifiant soigneusement les manquements présumés aux règles comptables. Elle suit également les comptes des partis, mais ne dispose pas de moyens d’investigation. « Seule une enquête de police diligentée par un procureur ou un juge d’instruction peut aboutir à ce genre de constatations », admet le président de la Commission.  Un flou qui permet tous les débordements y compris les critiques sur les journalistes qui les dénoncent comme ceux de Mediapart. Deux journalistes auraient été pris à partie et menacés de mort par des proches de Marine Le Pen alors qu’ils enquêtaient sur le financement du Front national, vendredi 30 janvier. « C’est en arrivant sur la place qu’ils sont soudain entourés et admonestés par un groupe de quatre à cinq personnes, parmi lesquelles Axel Loustau. Mais le plus virulent et le plus menaçant est Olivier Duguet« , peut-on lire sur l’article. « Je vais te tuer. Je vais te retrouver. Je vais t’attendre en bas de chez toi »  L’ancien trésorier de « Jeanne », micro-parti du Front national, aurait alors menacé verbalement Marine Turchi. « Je vais te tuer. Je vais te retrouver. Je vais t’attendre en bas de chez toi », révèle Edwy Plenel. Les deux journalistes se seraient alors réfugiés dans une brasserie avant d’entamer une discussion avec Axel Loustau. L’actuel trésorier du micro-parti critiquant alors le harcèlement subi. « Il faut nous comprendre, on est harcelés à cause de vos articles… Et mon ami est un peu nerveux », se serait-il justifié. Les journalistes de Mediapart auraient signalé les faits au commissariat du XIe arrondissement. Une déposition qui serait remontée comme un signalement au parquet de Paris avant une possible enquête préliminaire. « Ce n’est évidemment pas un incident isolé mais l’énième illustration de la culture de violence politique propre au parti d’extrême droite, sur fond d’intolérance vis-à-vis de la liberté, que ce soit celle de penser différemment ou celle d’enquêter librement », a vivement critiqué le fondateur du journal.

 

UMP affaire « Piquemillion » : 17 millions dissimulé par Sarkozy (Médiapart)

UMP affaire « Piquemillion » : 17 millions dissimulé par Sarkozy (Médiapart)

 

D’après Mediapart, l’ancien chef de l’État aurait dissimulé 17 millions d’euros à la commission des comptes de campagne, soit six millions d’euros de plus que ce qui était jusque-là soupçonné. Le média en ligne dit avoir eu accès au détail des factures réglées à Event & Cie (article payant), une filiale de la société d’événementiel, Bygmalion. Alors qu’elle est censée lui avoir versé 4,3 millions d’euros, l’équipe de Nicolas Sarkozy lui aurait en réalité adressé 21,2 millions d’euros. L’intégralité des meetings organisés pour le président-candidat aurait donc été sous-évaluée de plusieurs centaines de milliers d’euros. Ainsi un meeting à Villepinte annoncé à 444.206 euros aurait-il, par exemple, coûté plus de 1,8 million d’euros. Pis, deux réunions publiques organisées à la Concorde et au Trocadéro ne figurent dans aucun document. Selon Mediapart, ces deux événements auraient respectivement coûté 1.877.989 euros et 576.241 euros. Des chiffres contenus dans une clef USB découverte par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption, le 26 mai dernier. Interrogé par MediapartJérôme Lavrilleux, qui a reconnu le dépassement du budget et sa dissimulation par le biais de l’UMP, met en cause Guillaume Lambert, directeur de campagne, et Eric Césari, le directeur général des services du parti.  Selon lui, la décision d’établir de fausses factures aurait été prise « lors d’une réunion dans le bureau d’Eric Césari, en présence de Guillaume Lambert, de Franck Attal, de Bygmalion, et Fabienne Liadzé, la directrice financière de l’UMP ».

 

Nouvelles écoutes judiciaires de Sarkozy révélées par Mediapart

Nouvelles  écoutes judiciaires de Sarkozy  révélées par Mediapart

Ce mardi soir, Mediapart révèle des extraits de sept écoutes téléphoniques opérées sur un téléphone portable achetée par l’avocat et abonné au nom de « Paul Bismuth ». Selon le site, du 28 janvier au 11 février derniers, Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog ont tenté d’entraver méthodiquement le cours de la justice dans l’affaire des financements libyens et celle de ses agendas présidentiels saisis dans le dossier Bettencourt. Ils auraient tenté de contrecarrer les actions de ces « bâtards » de juges, comme le dit l’avocat de Nicolas Sarkozy dans ces conversations. Ainsi, selon ces extraits, Thierry Herzog communiquait également avec son « correspondant » : « manifestement un haut fonctionnaire bien placé dans la chaîne judiciaire, ‘parce qu’ils sont obligés de passer par lui’ », ajoute le site. Les deux hommes évoquent également leur « ami », Gilbert Azibert, haut magistrat de la Cour de cassation. Ainsi, « Gilbert » s’est entretenu avec l’avocat général de la Cour de Cassation, chargée de décider ou non l’annulation de la saisie des agendas de Nicolas Sarkozy par les magistrats de Bordeaux. « Me Herzog se félicite du dévouement de son informateur : il a ‘bossé’, dit-il à Nicolas Sarkozy », avance Mediapart, qui continue ensuite : « Et la Cour de cassation devrait suivre les réquisitions, ‘sauf si le droit finit par l’emporter.’ » Un autre extrait révélé par Mediapart dévoile une dernière conversation entre les deux hommes. Se parlant sur le portable enregistré au nom de Paul Bismuth, qui leur permet donc d’échanger à l’abri des écoutes pensent-ils, Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog conviennent de se rappeler pour mettre en place une fausse conversation, sur la ligne officielle, « pour qu’on ait l’impression d’avoir une conversation ».

 

Mediapart : redressement fiscal d’un million d’euros

Mediapart : redressement fiscal d’un million d’euros

Mediapart a indiqué vendredi 27 décembre avoir reçu un redressement fiscal de 1,06 million d’euros, correspondant à la TVA non acquittée en 2008, 2009 et 2010, augmentée d’une pénalité de 40% pour « manquement délibéré ». Ces exercices auraient été prescrits fin décembre. Le fisc demande aussi l’annulation du crédit impôt recherche accordé au site. Mediapart estime que le montant du redressement pourrait grimper à 6 millions d’euros s’il était étendu aux exercices 2011, 2012 et 2013.  Tout le monde est au moins d’accord sur un point: Mediapart est une success story, d’autant plus que le pari n’était pas gagné d’avance. Dès ses débuts, le site d’informations en ligne a mis en place un modèle économique remettant en cause la sacro-sainte gratuité de l’information sur le web, en misant sur la qualité de son contenu plutôt que sur un traitement complet de l’actualité. Depuis 2011, Mediapart est bénéficiaire, et 2013 devrait confirmer la tendance.  Malgré tout, cette rentabilité n’aurait peut-être pas été aussi précoce si Mediapart n’avait pas fait preuve d’une certaine audace.  Le site présidé par Edwy Plenel a en effet -sans s’en cacher- appliqué le taux de TVA super réduit de 2,1%, réservé à la presse papier. La presse en ligne, elle, doit en principe appliquer le taux normal de 19,6% (20% en 2014). Or, l’ancien directeur de la rédaction du Monde réclame de longue date une égalité de traitement pour la presse, quel que soit le support. Et répète à qui veut l’entendre que Mediapart ne bénéficie d’aucune subvention publique, n’ayant comme seules ressources les revenus issus des abonnements.  Plus que la cause, largement défendable, c’est la méthode employée qui interpelle. Si les comptes de Mediapart sont totalement transparents, Edwy Plenel joue un jeu dangereux. « S’agissant de la TVA à 2,1%, Mediapart respecte simplement la position adoptée depuis 2009 aussi bien par les pouvoirs publics que par les syndicats professionnels. (…) Qu’il s’agisse de la présidence de la République, du ministère de la communication, des divers rapports de la Cour des comptes, de ceux des parlementaires sur le budget, etc., tous ont pris position pour l’égalité de TVA entre presses, papier et numérique, et donc pour la fin d’une injustice par l’extension à la presse en ligne de la TVA super réduite », affirme-t-il, en réponse à un article de L’Express sur le sujet. Dans sa réponse à l’Express, Edwy Plenel écrit: « cet article aurait été plus équitable s’il avait rappelé que Mediapart n’a aucune autre ressource que les abonnements de ses lecteurs, et notamment aucune subvention publique. En comparaison, L’Express touche par an plus de 6 millions (6.232.242 précisément) de l’Etat (source Cour des comptes) ». En réalité, Mediapart a touché des subventions publiques à la fois du ministère de la Culture (fonds Spel) et d’un programme de recherche sur le numérique piloté par l’ANR (Agence national de la recherche). Précisément, le site indique avoir demandé à la rue de Valois 319.288 euros de subventions en 2009 et 2010, mais n’en utiliser finalement que 288.564 euros, dont la moitié a effectivement été perçue fin 2012. Quant au programme de recherche, il a permis à Mediapart de toucher une avance sur subvention de 54.407 euros. Edwy Plenel tient à préciser: « nous avons décidé de ne plus demander d’aides publiques depuis que Mediapart a atteint l’équilibre fin 2010 et est devenu profitable en 2011″. Sauf que s’il est exact que les pouvoirs publics se sont bien prononcés pour une égalité entre les différents supports de la presse, aucune loi n’est venue valider cette posture. Même si Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, a récemment promis une loi en ce sens pour 2014. Et que l’absence de redressement fiscal relève plus d’une tolérance que d’une bénédiction. En outre, le fait de ne pas payer un impôt jugé injuste pourrait ouvrir la porte à un certain nombre de dérives. Autre problème: d’autres sites (mais pas tous) ayant employé la même méthode que Mediapart ont fait, eux, l’objet d’un redressement fiscal. C’est le cas d’Arrêt sur images ou du Dijonscope, cités par L’Express. Comme quoi, promouvoir l’égalité peut aboutir à un traitement inégalitaire. Malgré tout, Mediapart semble sûr de son coup, puisque le site ne passe plus de provision dans ses comptes depuis 2011 pour faire face à un éventuel redressement.  Dernier point d’interrogation: Mediapart aurait-il été rentable s’il s’était acquitté de la TVA à 19,6%? A priori non: ses bénéfices cumulés sur les deux dernières années représentent environ 1,3 million d’euros (572.000 en 2011 et 703.000 en 2012).  Si le taux normal de TVA avait été appliqué, le site aurait dû débourser 1,6 million d’euros de plus (735.500 en 2011 et 873.300 en 2012).  Au total, appliquer la TVA réduite lui a évité de débourser 2,3 millions d’euros entre sa création et fin 2012, soit à peu près le montant de sa trésorerie, qui s’élevait à 2,2 millions fin 2012.  Cet argent pourrait servir, en partie, à racheter les parts du fonds actionnaire Odysée, si celui-ci venait à se retirer en mars 2014, comme une clause le lui permet. Et permettrait donc à Mediapart de renforcer son indépendance économique.

 

Bettencourt : Mediapart condamné !!

Bettencourt : Mediapart condamné !!

 

L’affaire Bettencourt risque de finir en eau de boudin étouffée par la justice qui vient aussi de condamner la presse. L’ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a fait signifier lundi à Mediapart sa condamnation à retirer les informations liées à l’affaire Bettencourt, laissant huit jours au site d’information pour se conformer à la justice sous peine d’une amende de 10.000 euros par jour de retard. « Le jugement Bettencourt vient de nous être signifié par huissier. Le délai de 8 jours pour effacer les enregistrements est enclenché », a indiqué Mediapart sur son compte Twitter. La cour d’appel de Versailles a condamné le 4 juillet dernier Mediapart et Le Point à retirer les articles citant les enregistrements clandestins réalisés au domicile de la milliardaire. Le délai de huit jours commence à partir du moment où l’arrêt est officiellement signifié aux deux médias. La justice, qui a estimé que la diffusion des enregistrements pirates constituait une atteinte à la vie privée de Liliane Bettencourt, a également condamné Le Point et Mediapart à verser chacun 20.000 euros de dommages et intérêts à Liliane Bettencourt et 1.000 euros à Patrice de Maistre. La condamnation du site d’informations et de l’hebdomadaire a suscité une vague d’émotion chez les défenseurs de la liberté de la presse qui y voient un acte de censure. Une quarantaine de médias et d’associations ont ainsi appelé la semaine dernière à reprendre et à diffuser le plus largement possible les informations liées à l’affaire Bettencourt.

 

Marine: Médiapart veut salir le FN avec le compte en Suisse de JM Lepen

Marine: Médiapart veut salir le FN avec le compte en Suisse de JM Lepen

La présidente du Front National, Marine Le Pen, interrogée jeudi sur l’affaire Cahuzac et notamment sur le compte suisse détenu par son père a dénoncé les agissements du patron du Mediapart, Edwy Plenel qui selon elle « cherche à salir le FN ». « Dans les hautes personnalités que l’on voit tous les jours à la télévision, il y en a une kyrielle qui ont été condamnées et qui pourtant continuent à avoir une belle carrière. » « Monsieur Ayrault, Désir, Juppé, Tapis… la liste des affaires très graves qui ont secoué la Vème République est tellement longue » a estimé sur RTL Marine Le Pen, avant d’ajouter : « Je pense qu’un grand nombre de responsables politiques de haut niveau ne font pas l’objet du contrôle nécessaire », rappelant que son père avait fait l’objet de 17 contrôles fiscaux par le passé.  Interrogée sur le compte suisse de son père, ouvert en 1981, la présidente du FN a déclaré que Edwy Plenel, le patron de Mediapart qui avait révélé l’information cherchait « à salir » le parti, ajoutant que c’était « indigne de la presse et de la classe politique ».

 

Médiapart : « Hollande savait dès le premier jour que nos informations tenaient la route »

Médiapart : « Hollande savait dès le premier jour que nos informations tenaient la route »

 

Plenel de Médiapart a affirmé ce matin sur RMC que Hollande était au courant dès le premier jour des informations sur Cahuzac via l’avocat de Mediapart également ami de Hollande (et parrain de ses enfants). Une accusation grave laquelle Hollande répondra nécessairement ; On peut supposer que Mediapart ne s’engage pas sans preuves car c’est la crédibilité même du chef de l’Etat qui est en cause.

La rumeur de Libé sur Fabius ( Mediapart)

La rumeur de Libé sur Fabius ( Médiapart)

 

Lundi, Libération relaie une rumeur selon laquelle Mediapart détiendrait des informations sur un éventuel compte en Suisse détenu par Laurent Fabius. Une méthode qui a le don de mettre hors de lui Edwy Plenel, co-fondateur du site d’informations en ligne. « Libération transforme en information une rumeur sur Laurent Fabius en prétendant démentir une non-information de Mediapart », s’est-il offusqué sur Europe 1 lundi matin. « Nous n’avons rien à dire tant que nous n’avons rien publié. Nous sommes des journalistes sérieux. Nous ne publions que ce dont nous sommes sûrs. C’est ce qui s’est passé dans le cas de Cahuzac », insiste le directeur de la publication de Mediapart. « Tant que nous ne publions pas, c’est que nous ne savons pas. Et donc ce qui n’est pas publié n’existe pas », a insisté Edwy Plenel. « Ce ne sont que des rumeurs, l’ennemi du journalisme. Ce ne sont que des commérages, l’ennemi de la démocratie. Et donc, attention. Ce zèle des ouvriers de la 11e heure, dans le moment dramatique, d’interrogations sur notre démocratie, est pour moi catastrophique », assène-t-il.

 

Mediapart annonce un scandale républicain

Mediapart annonce  un scandale républicain

 

Après l’affaire Cahuzac, le site d’informations Mediapart promet d’autres révélations que son fondateur qualifie de « scandale républicain », dans un extrait d’un entretien qui sera diffusé dimanche. « Mediapart, après cette affaire Cahuzac, va avoir d’autres informations qui vont aller dans ce sens là et qui vont poser cette question, dont je sais le caractère lourd, il nous faut un sursaut démocratique et social », explique Edwy Plenel, dans cet extrait diffusé par la chaîne télévisée France Ô. « On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent », ajoute-t-il. Prié de dire si la France se dirige vers un « scandale d’Etat », Edwy Plenel répond : « Vers un scandale républicain car c’est toute la République qui est concernée ».

 

 

Le compte Cahuzac ouvert par un proche de Le Pen ( médiapart)

Le compte Cahuzac ouvert par un proche de Le Pen ( médiapart)

L’avocat Philippe Péninque a reconnu, dans Le Monde, avoir ouvert le compte de l’ancien ministre du budget à l’UBS en 1992. Cette découverte de la justice suisse met au jour les liens de Jérôme Cahuzac avec ce conseiller de Marine Le Pen, dont le nom apparaît déjà dans l’affaire des comptes de campagne de Balladur.

 

Cahuzac blanchi par Moscovici (Edwy Plenel , Médiapart, interview RTL)

Cahuzac blanchi par Moscovici (Edwy Plenel , Médiapart, interview RTL)

Vous dites que Pierre Moscovici a blanchi Jérôme Cahuzac ?

« Il n’était pas le seul. Fin janvier, début février, Pierre Moscovici, les communicants, certains médias comme le Journal du Dimanche, M. Bartolone, ont essayé de faire pression sur l’enquête en cours en instrumentalisant l’administration fiscale sur un document que personne n’a vu et qui a permis d’affirmer à l’époque que Cahuzac était blanchi par la Suisse. »

La façon dont Pierre Moscovivi a posé les questions aux services suisses étaient biaisées ? Il ne pouvait avoir que cette réponse là car c’était la mauvaise question ?

« Tout cela était téléphoné par l’entourage de M.Cahuzac. Cela a été fait par l’administration fiscale dans un cadre où il faut consulter l’avocat de la personne concernée. M.Cahuzac et ses communicants essayaient d’entraver cette enquête depuis le 8 janvier. Il y a eu un conflit d’intérêt. Le fait que M.Cahuzac soit resté en poste après nos révélations fait qu’ils ont pu utiliser l’administration fiscale pour essayer d’entraver la marche à la vérité. Je n’emploie pas le mot « mensonge d’état » car cela voudrait dire que l’on remonte jusqu’au président et au Premier ministre. C’est plus complexe. Le point commun entre M.Moscovici et M.Cahuzac ? Ce sont les Strauss-kahniens. M.Hollande et M.Ayrault ont peut-être été minoritaires dans cette affaire par rapport à un autre courant au cœur du dispositif gouvernemental. L’ancien avocat de M.Cahuzac, Gilles August, est un proche de M.Strauss-Kahn. Le nouvel avocat de M.Cahuzac est le même que celui de M.Strauss-Kahn. Nous sommes au cœur d’une bataille. L’erreur de M.Hollande est de ne pas avoir écouté Mediapart dès décembre et demander à M.Cahuzac de quitter le gouvernement pour se défendre. »

D’où viennent les fonds des compte de Cahuzac ? De l’industrie pharmaceutique ?

« Medipart a évoqué cette hypothèse. Nous savons que ce compte a été ouvert en 1992 avec un premier versement. On tombe sur une autre famille politique ( Philippe Péninque, un proche de Marine Le Pen, aurait ouvert le compte de Jérôme Cahuzac chez UBS en 1992 selon Le Monde.fr, NDLR). Nous sommes devant un séisme qui est celui de l’évasion et de la fraude fiscale qui va ébranler la classe politique. Je rappelle que le premier défenseur de M.Cahuzac n’était autre que Eric Woerth, mis en cause dans l’affaire Bettencourt par Mediapart. Nous sommes devant un scandale oligarchique de gens qui brouillent les frontières politiques au cœur de leurs intérêts financiers. »

Médiapart : nouvelles accusations contre Cahuzac

Médiapart : nouvelles accusations contre Cahuzac

Difficile de savoir pour l’instant  si Cahuzac a ou non un compte en Suisse. La Suisse a répondu qu’ »aucun compte n’a été fermé au nom de Cahuzac » ; ce qui permet toutes les interprétations, le compte existe-t-il toujours? ce compte est-il à son nom ? Une affaire qui n’existerait pas si le PS ne recrutait pas autant ses ministres dans les milieux bourgeois. Le site d’information Médiapart a publié vendredi le fac-simile d’un courrier électronique présenté comme émanant d’un expert-comptable et adressé au ministre du Budget Jérôme Cahuzac, tendant à étayer certaines de ses informations mettant en cause le ministre.  Il s’agit notamment des informations selon lesquelles un des appartements de M. Cahuzac aurait été sous-évalué auprès du fisc. Le courrier électronique est présenté comme émanant d’un certain Gérard Ranchon, expert-comptable de la société Norminter. Il est intitulé « Rendez-vous fiscal » et est daté du 19 décembre 2012.  M. Ranchon n’était pas joignable par l’AFP vendredi soir. Sollicité par l’AFP, l’entourage de M. Cahuzac n’a pas souhaité réagir vendredi soir.  Le texte mentionne une réunion le jour même entre l’auteur et des responsables de la « direction régionale des finances publiques de Paris Sud » au sujet de la situation fiscale de M. Cahuzac, sur laquelle les représentants du fisc ont fait des « observations » et posé des « questions ».  L’auteur du document affirme que les autorités fiscales ont fait trois observations, estimant que « l’évaluation de l’appartement de Breteuil par notre cabinet (…) semble insuffisante de l’ordre de 10% ».  Les participants à la réunion auraient aussi fait état, selon l’auteur, d’un prêt familial qui n’aurait pas figuré dans la succession du père de M. Cahuzac, ce qui pourrait signifier qu’il avait été remboursé et qu’à ce titre, il n’aurait pas dû être inclus dans la déclaration d’ISF de M. Cahuzac.  Sur l’appartement, M. Ranchon affirme que l’évaluation a été faite par Norminter, et sur le prêt, il écrit qu’un de ses collaborateurs a sans doute « reconduit mécaniquement ce montant d’année en année ».  Ensuite, M. Ranchon fait état d’un vol de montres chez M. Cahuzac, qui auraient peut-être dû être mentionnées dans la déclaration.  Enfin, au chapitre des « questions », M. Ranchon affirme notamment que le fisc s’intéresse à l’origine de l’apport financier de l’achat d’un autre appartement parisien.  Mediapart a publié depuis le 4 décembre plusieurs informations mettant en cause M. Cahuzac, l’accusant notamment d’avoir détenu un compte bancaire secret en Suisse, ce que l’intéressé a nié. L’affaire fait l’objet d’une enquête préliminaire et a donné lieu à l’échange de documents entre autorités françaises et helvétiques.




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