Archive pour le Tag 'MEDEF'

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Emploi: la CFDT allume le Medef

Emploi: la CFDT allume le Medef

 

La CFDT n’a sans doute pas tort d’allumer le Medef même si l’environnement est difficilement compatible avec des avancées sur l’emploi. En fait personne ne sait combien d’emplois peuvent être créés avec des allégements fiscaux, ce qui est sûr c’est que le chômage, lui, va continuer d’augmenter avec le coût actuel du travail. A cet égard les promesses en matière d’emplois de Gattaz comme celles du gouvernement n’ont aucune crédibilité. Du coup Laurent Berger, le patron de la confédération qui sera reconduit dans ses fonctions la semaine prochaine, pousse un « coup de gueule » contre le patronat. Berger reproche au Medef de jouer la montre dans la mise en œuvre du Pacte de responsabilité. « Les négociations avec le patronat patinent, sauf dans la métallurgie. Je ne sais toujours pas comment les entreprises utiliseront les 20 milliards d’euros du crédit d’impôt compétitivité et emploi », lance-t-il. Et d’ajouter:  » le Medef dit vouloir attendre le contenu de la loi de finances rectificative de juin avant d’avancer. Donc rien n’avance ». Gel des aides? La CFDT: > créée voici 50 ans > 865.000 adhérents > 52% d’hommes > 65% dans le privé et 35% dans le public > 29,71% des voix aux élections professionnelles contre 30,6% pour la CGT et 18,3% pour FO. Laurent Berger affirme que  » le patronat fait de la surenchère ». « Il explique semaine après semaine ce qu’il faut faire pour sauver l’économie et les emplois, et quand on lui demande de dégager des marges financières, il demande encore autre chose et se comporte en lobbyiste. A quoi cela rime-t-il ? » Le patron de la CFDT menace donc: « si rien n’a bougé avant la conférence sociale de juillet, j’en tirerais des conclusions et je demanderais au gouvernement de revenir sur sa politique de soutien aux entreprises. Il faut être logique et cohérent ». Laurent Berger revient également sur la question des seuils sociaux, François Rebsamen, le ministre du Travail, ayant annoncé la semaine dernière qu’il n’était pas hostile à les suspendre plusieurs années pour voir si cela permettrait de créer des emplois. « Ce n’est pas au ministre du Travail d’ouvrir ce dossier, comme s’il répondait à une injonction du patronat », estime-t-il puisqu’une discussion sur le dialogue social est prévue dans les prochaines semaines. Il ne ferme cependant pas la porte à une expérimentation. « 

Intermittents : Parisot s’oppose au MEDEF

Intermittents : Parisot s’oppose au MEDEF  

 

Dans  une tribune, lundi dans Les Echos, Parisot  défend le régime spécial d’assurance chômage des intermittents du spectacle. Et contredit par la même occasion l’organisation qu’elle présidait jusqu’en 2013, le Medef, qui souhaite supprimer ce régime spécial. A trois jours d’une nouvelle séance de négociations entre patronat et syndicats sur l’assurance chômage, la vice-présidente de l’Ifop récuse l’idée qu’il « serait équitable et juste » de supprimer le régime -déficitaire- des intermittents, au nom de l’équilibre financier de l’Unédic. Dès lors, le Medef estime que ce serait à l’Etat d’assumer le « surcoût du traitement plus favorable » réservé aux intermittents. Si Laurence Parisot s’oppose à un tel scénario, c’est parce qu’elle redoute que cette suppression aboutisse à transférer la charge de ce régime sur les comptes de l’Etat. Pour elle, transférer le dossier des intermittents à l’Etat reviendrait à transformer la culture en « culture d’Etat et à fonctionnariser les artistes ». « La question des intermittents est loin d’être un simple problème comptable, elle renvoie au statut de la culture dans notre pays », poursuit l’ex-présidente du Medef, rappelant que « le rayonnement et l’attractivité de notre pays dépendent certes de sa politique économique et budgétaire (…) mais aussi de sa production culturelle ». Et Laurence Parisot de pointer un autre aspect du dossier des intermittents, qu’elle juge bien plus prioritaire : « impérativement lutter contre » les « nombreux abus » dont fait l’objet ce régime.

 

Gattaz, (Medef) remet maintenant en cause le pacte de responsabilité

Gattaz, (Medef)  remet maintenant en cause le pacte de responsabilité

Visiblement Gattaz s’est fait remonter les bretelles par nombre de patrons pour s’être engagé un peu vite à légard du pacte de responsabilité. On reproche surtout à ce pacte d’être trop tardif (il faudra des mois pour la mise en œuvre), trop complexe et pas à la hauteur de l’enjeu. Du coup il fait volte-face et dénonce ce qu’il avait encensé hier. Le reproche principal tient aux fameuses contreparties qui risquent d’annuler une grande partie de la promesse d’allégement de la fiscalité.  Le pacte de responsabilité aux entreprises de François Hollande semble avoir du plomb dans l’aile. Membre de la délégation qui accompagne le président de la République lors de sa visite d’État aux États-Unis, le président du Medef a dénoncé le pacte de responsabilité devant quelques journalistes. Lors d’un point presse informel à Washington, Pierre Gattaz a littéralement torpillé le grand compromis sur l’emploi voulu par le Président. Visiblement, Pierre Gattaz n’a pas digéré d’être incité de toutes parts à s’engager sur des contreparties chiffrées en terme d’emplois en l’échange d’une baisse des charges qui pèsent sur les entreprises. Le président du Medef souhaite beaucoup plus d’allégements de charges que prévu et il ne veut pas entendre parler de contreparties. « Il faut surtout arrêter de gérer par la contrainte. Je crois que c’est fondamental. Aujourd’hui, quand j’entends parler de contreparties dans le pacte, j’entends aussi des gens qui me disent : ‘On va vous contraindre, on va vous punir, on va vous mettre des pénalités’. Il faut arrêter ce discours qui est insupportable », a estimé le patron des patrons.   »Nous ne sommes pas dans une cour d’école. Et même dans une cour d’école américaine, ils sont toujours dans l’incitation positive. En France, je ne sais pas pourquoi, nous sommes toujours dans l’incitation négative, a-t-il poursuivi, expliquant qu’il attendait « maintenant du gouvernement », qu’il lui dévoile « en mars prochain, la trajectoire de baisse de la fiscalité sur les entreprises ». « Je suis extrêmement libre. Il n’y a pas de contreparties », a-t-il assuré.

 

Baisse des charges: pour le Medef, il y a erreur d’addition

Baisse des charges: pour le Medef, il y a erreur d’addition

Le Medef a refait les additions, il demandait 100 milliards d’allègement, Hollande a annoncé 30 milliards mais en incluant le CICE ; donc en fait l’annonce ne concerne que 30 moins 20, soit 10 milliards d’ici 2017, soit encore environ 3 milliards par an. Mais avec l’augmentation mécanique des impôts sur les sociétés,  l’opération pourrait être blanche. D’où la demande du Medef de revoir l’addition. Dans un communiqué envoyé le 16 janvier en fin de journée, le Medef réclame une clarification de l’ambition du gouvernement sur l’allègement des charges pesant sur les entreprises. Alors qu’il y a peu, Pierre Gattaz se disait prêt à « escalader l’Everest » avec François Hollande, le Medef estime maintenant, que, tout compte fait, il manque des tentes et des piolets pour partir à l’assaut des sommets.  Car l’organisation patronale a fait les comptes : si l’on tient compte des 30 milliards de baisses de charges annoncées par François Hollande, desquels on déduit les 20 milliards du CICE amené à disparaître, il ne reste plus au final que 10 milliards d’allègement pour les entreprises. Et 10 milliards, dit le Medef, c’est insuffisant pour enclencher la dynamique de création d’emploi au vu du différentiel de charges avec les entreprises allemandes. « L’organisme Eurostat a ainsi précisé qu’il pesait, en 2013, 116 milliards en trop de charges sur les entreprises françaises par rapport aux entreprises allemandes », rappelle l’organisation dans son communiqué.  Son président Pierre Gattaz espère obtenir des clarifications sur ce point lors des vœux du président de la République aux acteurs économiques, le 21 janvier. Pourtant, les patrons ont tous salué mardi soir le pacte de responsabilité annoncé dans le discours présidentiel. Et déjà, il n’y avait pas d’ambiguïté sur le fait que baisse de charges et CICE ne se cumuleraient pas. Clairement le Medef veut donc peser sur la deuxième étape, celle d’une éventuelle baisse de l’impôt sur les sociétés, au risque de braquer l’exécutif qui prend déjà beaucoup de risques vis-à-vis de son électorat.

 

Pacte de responsabilité : Montebourg demande 2 millions d’emplois au Medef, qui dit mieux ?

Pacte de responsabilité : Montebourg demande 2 millions d’emplois au Medef, qui dit mieux ?

 

Arnaud le magnifique, double la mise  dans le poker menteur entre Hollande et Gattaz ; Gattaz voulait 100 milliards d’économies d’ici 2017, pour l’instant Hollande en promet la moitié mais Montebourg, lui, veut 2 millions d’emplois et non un million proposé par Gattaz. De toute manière cela n’engage en aucune manière Montebourg qui aurait pu aussi bien réclamer 3 millions d’emplois afin de résoudre définitivement la question du chômage. Cette déclaration de l’inutile Montebourg relève en fait du cirque médiatique et ne repose strictement sur aucune donnée économique. Montebourg confond l’emphase des prétoires avec la logique  économique. En fait l’emphase pour cacher la pathétique banalité du fond. Arnaud Montebourg a réclamé jeudi au patron du Medef, Pierre Gattaz, la création de deux millions d’emplois en cinq ans. Arnaud Montebourg s’est montré très optimiste quant aux résultats du pacte de responsabilité proposé par François Hollande. « Nous avons besoin de faire baisser drastiquement le chômage, d’arriver à des niveaux raisonnables de 7%, un peu comme les Etats-Unis ou l’Allemagne », a déclaré le ministre du Redressement productif à l’occasion de ses vœux à la presse. Pour atteindre cet objectif, « ce sont deux millions d’emplois auxquels il faudrait arriver à horizon de cinq ans », a-t-il assuré. « On a beaucoup glosé sur l’orientation de ce gouvernement. Est-ce un gouvernement socialiste, social-démocrate ou social-libéral? », a-t-il également questionné, en allusion à la conférence de presse de mardi de François Hollande, où le président s’est affiché clairement comme social-démocrate. « C’est d’abord un gouvernement social-patriote », a-t-il assuré, avant d’expliquer que « la politique par son intervention peut corriger les excès destructeurs de l’économie et peut aussi favoriser les effets bénéfiques de l’économie ».

 

Pacte de responsabilité : un enfumage du Medef ?

Pacte de responsabilité : un enfumage du Medef ?

 

Le Medef a raison de réclamer des allégements de charge car la fiscalité plombe compétitivité, croissance et emploi. Pour autant quelle crédibilité à accorder à la promesse de créer 1 millions d’emplois en 5 ans ? Ce que nous déjà examiné dans un autre article. S’agit-il d’embauches ou du solde de ces embauches, 1 million d’emploi pour remplacer ceux existant ou 1 million en plus. La précision est de taille, par ailleurs pas facile à distinguer dans un accord qui peut provoquer des effets d’aubaine. Enfin un pacte pour les gands groupes ou surtout pour les PME qui, elles créent  réellement des emplois ? Jacques Attali, quant à lui, s’est montré méfiant concernant le pacte de responsabilité proposé par François Hollande, et pris au mot par le patronat. « Ce million d’emplois est une justification », a estimé l’ancien conseiller de François Mitterrand. « Vous n’avez qu’à compter : un million en cinq ans, ça fait 200.000 par an. C’est quoi, le remplacement de ceux qui partent en retraite ? Evidemment, ce chiffre est déjà dépassé. C’est toute la difficulté d’un tel pacte, il y a un effet d’aubaine. Si le patronat dit : « je veux une récompense pour des emplois que j’aurais de toute façon créé, car il faut remplacer les gens qui partent », cela s’appelle un effet d’aubaine.  Si ce sont des emplois supplémentaires, c’est très difficile à mesurer. C’est pour cela que ce pacte de confiance, je n’y crois pas trop. » Sur ce point, Jacques Attali pense aussi que  retour de la croissance passera par une forte réduction des dépenses publiques. Reste à savoir sur quoi rogner. « Il y a beaucoup de points pour lesquels c’est aberrant, notamment l’empilage région, département, ville, nation, etc. », selon Jean-Claude Trichet interrogé en même temps que Jacques Attali. . « Nous avons là des anomalies flagrantes. Nous avons également des anomalies en ce qui concerne la gestion de la protection sociale. On peut faire aussi bien avec nettement moins d’argent. D’ailleurs, des pays comme la Suède ont diminué de 10% leur dépense publique », a-t-il poursuivi. Jacques Attali, lui, met en garde quant à l’incidence d’une baisse drastique de la dépense publique sur la création d’emplois. Et estime que les responsables politiques n’ont pas eu le courage d’engager des réformes impopulaires. « Nicolas Sarkozy a fait des choses très utiles et très efficaces durant son mandat mais il n’a pas décidé de réformes importantes », a-t-il lancé. « Evidemment, ce sont des réformes impopulaires. Parce que les dépenses publiques, ce n’est pas de l’argent qui va dans un trou, c’est de l’argent qui va chez quelqu’un. Et c’est de l’argent qui créé des emplois. La réduction de la dépense publique nuira à la création d’emplois. Mais il faut quand même le faire ».

 

Medef: « le million d’emplois pas immédiat »

Medef: « le million d’emplois pas immédiat »

 

Le MEDEF corrige déjà un peu son chiffrage en indiquant ce qui est évident que la création d’emplois ne sera pas immédiate, que les 100 milliards d’allégement sont ramenés à 80 puisqu’il ya déjà 20 milliards décidés ; le projet s’affine donc mais il reste encore quelques précisions car si le Medef parle de 1 million d’emplois créés, il ne parle pas de solde (emplois créés-emplois détruits), il ne parle pas non plus dans quelle hypothèse de croissance. Or a partir de 1,5% de PIB en plus, on crée à nouveau un solde positif d’emplois, autour de 0.8% on maintient le niveau de chômage, en dessous on détruit des emplois.  Invité de BFM Business ce même lundi, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef, a détaillé cette idée. « Si on ne fait rien dans les cinq prochaines années, nous allons créer, avec un peu plus d’un point de croissance, entre 300 et 400.000 emplois, et le chômage va augmenter. Ce que le Medef dit est qu’il est possible de créer plus d’emplois avec un certain nombre de choses », a-t-il avancé.  Parmi les éléments indispensables selon lui, « une baisse des charges et des impôts de 100 milliards d’euros, une simplification du code du travail et un certain nombre de dispositifs autour de l’embauche ». Cependant, Geoffroy Roux de Bézieux apporte plusieurs précisions. Tout d’abord ces « 100 milliards d’euros ne sont plus que 80 milliards » puisque le crédit d’impôt compétitivité pour l’emploi a déjà apporté 20 milliards d’euros de baisses de charges aux entreprises. Ensuite « en net, les recettes fiscales ne baisseront pas de 100 milliards d’euros ». « Quand on baisse les impôts, on augmente l’assiette puisque tous ces emplois vont créer eux-mêmes des recettes », a-t-il argumenté. Le vice-président du Medef donne, à l’inverse, l’exemple des services à la personne, dont la TVA a augmenté et « dont les recettes baissent, car les gens passent par le marché noir ».  Ensuite, il a précisé que « des baisses des charges immédiates ne signifient pas la création d’un emploi tout de suite », détaillant ensuite son raisonnement: « Des baisses de charges signifient des marges supplémentaires pour les entreprises. Or aujourd’hui, les marges des entreprises sont à un plus bas historique à 28%. Si une société gagne des points de marge, elle a davantage pour investir et pour gagner des parts de marché et avoir de quoi embaucher ». Ainsi « le million d’emplois ne se produira pas immédiatement », prévient Geoffroy Roux de Bézieux. Il a ensuite indiqué ne pas s’attendre à davantage de précisions de la part de François Hollande sur son pacte de responsabilité, lors de sa conférence de presse du 14 janvier. Il attend davantage le président de la République au tournant lors de ses vœux « aux forces vives », le 21 janvier.

Pacte responsabilité entreprises : le Medef rappelle ses propositions

Pacte responsabilité entreprises : le Medef rappelle ses propositions

L’organisation rappelle qu’elle avait déjà proposé mi-novembre un « pacte de confiance pour la croissance et l’emploi ». Et pour elle, ce type d’initiative doit passer par le lancement de cinq chantiers indispensables: l’allégement de la fiscalité des entreprises, la diminution du coût du travail, la simplification, la baisse des dépenses publiques et la diminution des obstacles à l’emploi. Le pacte de François Hollande est « fondé sur un principe simple: moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie: plus d’embauches et plus de dialogue social », avait détaillé mardi le président lors de son allocution. Car pour lui, il n’y a « qu’une priorité, qu’un objectif, qu’un engagement, c’est l’emploi ». Le Medef s’est dit, mercredi 1er janvier, prêt à participer activement au « pacte de responsabilité » aux entreprises proposé mardi soir par François Hollande.  Lors de ses voeux aux Français, mardi, le président a lancé l’idée d’un pacte qui allégerait les contraintes des entreprises afin de « gagner » la « bataille » de l’emploi.

 

MEDEF : « la réforme des retraites est une catastrophe »

MEDEF : « la réforme des retraites est une catastrophe »

Deux jours après la présentation de la réforme des retraites par Jean-Marc Ayrault, le Medef est toujours furieux. Après Pierre Gattaz, mercredi, c’est Geoffroy Roux de Bezieux qui a exprimé sa colère, jeudi 29 août.  Sur le plateau de BFM Business, le vice-président de l’organisation patronale a violemment critiqué une « non réforme ». « Cette réforme des retraites est une catastrophe. C’est une non réforme qui en plus n’est pas financée », a-t-il averti.   »Il y a beaucoup de mesures très généreuses, pour les temps partiels, pour les postes pénibles, etc. On charge la barque, on finance par l’impôt, on revient aux méthodes traditionnelles des 30 Glorieuses. On n’a pas les moyens de se payer cette générosité ! », a-t-il poursuivi.  Justement, l’annonce de la création d’un compte pénibilité n’a pas été du goût du dirigeant. « Marisol Touraine a dit qu’un Français sur cinq avait un travail pénible. Cela pose une question de fond. Est-ce que le travail c’est pénible ? » Geoffroy Roux de Bezieux a ensuite réagi aux propos de Pierre Moscovici plus tôt dans la journée, également sur BFM Business. A propos de la « compensation » des haussees de cotisations promise par le ministre de l’Economie et des Finances, il a ainsi estimé que cette dernière n’était « pas financée, donc il va bien falloir trouver les ressources. On n’a pas besoin d’une compensation mais d’une baisse du coût du travail. »

 

Medef : pas une vraie réforme des retraites

Medef : pas une  vraie réforme des retraites

Jean-François Pilliard, faisait partie de la délégation du Medef reçue la veille par le Premier ministre, il a émis ses doutes sur les propositions avancées par le Premier ministre pour rééquilibrer le système. « Nous avons un problème structurel concernant les retraites », a-t-il avancé. Or « les réponses [communiquées hier, ndlr] ne nous semblent pas à la hauteur de ce problème structurel ». « A notre avis, au lieu de s’attaquer aux problèmes fondamentaux », le gouvernement « effectue des aménagements » et « n’est pas dans une logique de réforme », a-t-il expliqué.  Il a ainsi regretté le virage pris par le gouvernement, c’est à dire une hausse des prélèvements.  Jean François Pilliard est ensuite revenu sur le fameux « geste » que Jean-Marc Ayrault a évoqué lundi devant le Medef, qui constitue un sujet « en parallèle » de la négociation menée sur les retraites.  « Le Premier ministre nous a dit ‘Je vous invite à travailler avec nous pour examiner les opportunités d’alléger le coût du travail’ », a rapporté Jean-François Pilliard. Ce dernier a estimé qu’un lien entre la négociation sur le coût du travail et celle de  la réforme des retraites « peut se faire ». A ce titre, il a rappelé une des revendications du Medef: transférer les 5,4 points de charges que les entreprises paient pour la politique familiale « vers la solidarité nationale, soit par la TVA ou la CSG ». A ce moment là, le Medef est prêt à abandonner « 0,1 point de cotisations pour financer les retraites ».  En somme, le Medef propose de transférer le coût du financement  de la politique familiale, qui représente 34 milliards d’euros. « On peut se demander s’il est légitime que l’entreprise finance à une telle hauteur la politique familiale », s’est interrogé Jean-François Pilliard.   Il a ainsi appelé à faire le distinguo entre « les charge qui relèvent d’une politique d’entreprise et celles qui relèvent de la solidarité nationale ». Ce qui, selon lui, est le cas de la politique familiale.

 

Medef : il n’y a pas de reprise

Medef : il n’y a pas de reprise

 «D’après ce que j’ai vu depuis plusieurs mois, non, il n’y a pas de frémissement particulier», a indiqué le chef de la principale organisation patronale française dans un entretien à France Info. Gattaz était interrogé sur la progression récemment annoncée de 0,5% du produit intérieur brut français au deuxième trimestre, un chiffre meilleur que prévu. Ce chiffre avait faire dire au ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici que le pays avait pris le chemin d’une reprise «durable». «Je suis ravi qu’il y ait eu 0,5% de croissance au deuxième trimestre, j’espère que ça va continuer», a déclaré pour sa part Pierre Gattaz, en soulignant toutefois dans la foulée que «pour créer de l’emploi en France, il faut 1,5% de croissance». Selon le nouveau patron du Medef, qui a accédé à ce poste début juillet, «ce sont les instituts, les économistes qui ont fait ces calculs». En affichant ainsi sa prudence sur l’activité économique française, le Medef espère dissuader le gouvernement d’augmenter la pression fiscale sur les entreprises, alors que les discussions sur la réforme des retraites sont dans leur dernière ligne droite, tout comme les arbitrages pour le prochain budget.

 

Retraites: 44 ans de cotisations ( Medef)

Retraites: 44 ans de cotisations ( Medef)

Les propositions du Medef en matière de réforme des retraites sont nettement plus radicales que celles timidement évoquées par François Hollande et le gouvernement depuis la publication du rapport Moreau.  Passage rapide à 44 ans de cotisations, hausse de la CSG ou de la TVA en contrepartie d’une réduction des cotisations familles payées par les entreprise, non-indexation temporaire des pensions, mise en place d’un régime unique par points, développement de la capitalisation : l’ordonnance est salée. « Le Medef est en campagne », a ironisé ce matin sur BFMTV Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, pour expliquer les prises de positions radicales du patronat.  Dans une interview aux Echos de ce 25 juillet, Jean-François Pilliard, le vice-président du Medef en charge du pôle social affirme en préambule qu’il n’est pas hostile à une hausse de 0,1 point des cotisations, y compris celles payées par les entreprises, mais à condition que « l’ensemble des cotisations pour la branche famille de la Sécurité sociale, soit 5,4 points, soit simultanément transféré des entreprises vers la solidarité nationale via une hausse de la CSG ou de la TVA ».  Concernant le sujet brûlant du relèvement de l’âge légal de la retraite, actuellement de 62 ans, le Medef regrette que François Hollande rejette d’emblée cette solution.  » Le gouvernement estime qu’elle est moins juste socialement qu’une hausse de la durée de cotisation, qu’on nous le démontre ! », lance Jean-François Pilliard.   Le Medef propose de monter à 63 ans l’âge légal à l’horizon 2020 et 43 annuités de cotisations. En cas de refus du gouvernement, le patronat suggère en remplacement de relever la durée de cotisation de 41,5 ans actuellement à 44 ans dès 2020.  Enfin, le Medef estime que la désindexation des pensions sur l’inflation  » est envisageable si elle est limitée dans le temps, au maximum pendant trois ans ».   Le patronat n’est pas hostile non plus à la hausse de la CSG touchant les pensions des retraités imposables, une solution évoquée par la Cour des comptes et que ne contesterait pas François Hollande.  Sur le fond, le Medef rappelle enfin les réformes que le patronat soutient depuis des années : mise en place d’un système unique par points venant remplacer les différents régimes de base, et développement de la retraite par capitalisation.

 

Transition énergétique: le Medef contre

Transition énergétique: le Medef contre

Le Medef refuse le texte final du débat national sur la transition énergétique « sauf changement majeur » lors de la dernière journée, a annoncé à l’AFP son directeur général, Michel Guilbaud. « A ce stade, sauf changement majeur, le Medef n’envisage pas d’endosser en tant que tel ce document qui est un document de synthèse et qui comporte de nombreux points qui ne font pas l’objet d’un consensus », a-t-il déclaré. Le débat national sur la transition énergétique, voulu par François Hollande, finalise ce jeudi 18 juillet des « recommandations » censées nourrir une future loi mais sans trancher pour autant certains désaccords de fond sur l’objectif d’économies d’énergie et le nucléaire. Plutôt consensuelles sur le financement de la rénovation énergétique des bâtiments ou le soutien aux énergies renouvelables, ces propositions assez générales laisseront le soin au gouvernement d’arbitrer les sujets les plus sensibles. Les divergences apparaissent explicitement dans le projet de synthèse transmis aux entreprises, syndicats, ONG, élus et experts impliqués depuis novembre dans ce « brainstorming » géant. La dernière séance plénière du débat, à partir de 10H00 ce jeudi à Paris, doit permettre d’entériner quinze recommandations. Celles-ci ont été rédigées par un comité de pilotage au terme d’un processus rythmé par neuf réunions plénières réunissant tous les acteurs mais aussi des réunions de groupes de travail spécialisés (financement, renouvelables, etc.) et les auditions de nombreux experts. Elles seront officiellement remises au gouvernement le 20 septembre lors de la Conférence environnementale annuelle et doivent nourrir une loi de programmation énergétique présentée à l’automne au conseil des ministres et débattue début 2014 au Parlement. L ‘objectif global est d’esquisser une France consommant moins d’énergie et utilisant moins de nucléaire et d’énergies fossiles, à la fois pour tenir les engagements internationaux contre le changement climatique (diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 1990) et pour rééquilibrer une balance commerciale plombée par les importations de pétrole et de gaz. Les recommandations évoquent l’objectif de réduction de 50% de la consommation d’ici 2050 tout en soulignant prudemment, selon un projet transmis mardi soir aux membres du débat, que « ce cap est ambitieux et ne fait pas consensus ». Certains acteurs, dont les entreprises, jugent cet objectif « excessif car contraire à la compétitivité à court terme » et proposent une cible de -20%.  Autre sujet que le gouvernement aura à trancher: la façon de mettre en musique l’engagement de François Hollande, contesté par certains, de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité. Pas question à ce stade d’avancer un éventuel calendrier, mais plutôt de lancer « une étude pluraliste de faisabilité pour préciser les trajectoires » permettant de respecter l’engagement du président de la République, « ainsi que leurs conséquences économiques, sociales et environnementales ». Même prudence des recommandations sur le gaz de schiste, autre sujet sensible pour lequel est préconisée une étude socio-économique, environnementale et climatique. Au-delà de ces divergences connues de longue date, les 9 mois de débat ont néanmoins permis des « rapprochements » sur d’autre sujets, estime-t-on au sein du comité de pilotage. »Une des grandes avancées concerne l’efficacité dans le bâtiment, c’est là qu’on peut réussir la transition énergétique », affirme le secrétaire général du débat Thierry Wahl.  Les recommandations devraient ainsi comporter des propositions précises sur la façon de financer la rénovation de 500.000 logements par an. Reste que « le plus dur reste à faire » pour le gouvernement, rappelle l’économiste

Il faut supprimer les départements (Medef)

Il faut supprimer  les  départements (Medef)

Le Medef réclame à juste titre la suppression des départements et proteste contre le nouvel échelon du « grand Paris ». On pourrait ajouter la suppression de nombre de  communes, la suppression d’au moins la moitié des régions ; Autant d’échelons administratifs et politiques qui ne correspondent à aucune réalité économiques  mais qui favorisent les gaspillages de tous ordres (investissements et fonctionnements). Le Medef Ile-de-France a donc protesté aujourd’hui contre le projet actuel du gouvernement concernant la « métropole du Grand Paris« , qui ne ferait qu’ajouter « un niveau supplémentaire au millefeuille administratif », et plaidé pour sa part pour la suppression de l’échelon départemental. « Non seulement le projet gouvernemental conserve tous les échelons d’administration territoriale actuels, mais avec la création de la +métropole de Paris+ (…) il ajoute un niveau supplémentaire au millefeuille administratif », estime l’organisation patronale dans un communiqué. « En rétablissant, par ailleurs, la clause de compétence générale à tous les échelons territoriaux et en abandonnant la notion de blocs de compétences au bénéfice de celle mal définie de chef de file, le projet de réforme gouvernementale accroît la complexité de l’organisation territoriale actuelle », poursuit-il. Le Medef appelle de ses voeux une « organisation territoriale à trois niveaux », avec les communes, les intercommunalités, et la région, « à laquelle seraient reconnus un pouvoir et des moyens financiers pour définir, coordonner et mettre en ouvre les politiques structurantes », y compris en matière de logement.

 

Retraites- Medef : non à l’augmentation des cotisations

Retraites- Medef : non à l’augmentation des cotisations

Le nouveau patron des patrons a été reçu comme les autres partenaires sociaux par Jean-Marc Ayrault, qui mène à Matignon un premier cycle de concertations sur les retraites. Un texte sera ensuite proposé « le 18 septembre », selon M. Gattaz.   »Il y a de moins en moins d’actifs pour financer et de plus en plus de retraités. Il faut mathématiquement augmenter les annuités et l’âge légal de départ à la retraite », a déclaré à la presse M. Gattaz à l’issue de l’entretien avec le Premier ministre.   »Ce que nous avons proposé, c’est d’augmenter de 41,5 annuités à 43 en 2020 et de 62 à 63 l’âge de départ à la retraite à l’horizon 2020, puis de 63 à 65 ans à l’horizon 2040″, a précisé le successeur de Laurence Parisot.   »Ce que nous avons aussi rappelé, c’est que les marges des entreprises françaises sont extrêmement faibles », a-t-il ajouté. Dans ces conditions, « il n’est pas possible et imaginable d’augmenter encore les cotisations sociales », a mis en garde le président du Medef.   »Il faut faire attention de ne pas surcharger, surtaxer » des entreprises françaises déjà « exsangues », a-t-il enchaîné.  Une hausse des cotisations figure pourtant parmi les pistes envisagées par le gouvernement, selon le président de la CFTC Philippe Louis.  Selon M. Gattaz, M. Ayrault « a écouté (…) il est en train de se faire une opinion, il a conscience de la situation difficile de l’économie française ».  Reçu peu après, le président de l’UPA (artisans) Jean-Pierre Crouzet s’est lui aussi prononcé contre toute hausse des cotisations qui « pénaliserait », selon lui, l’embauche dans les entreprises. Mais il « n’a pas ressenti de propositions dans ce sens-là » du côté du gouvernement, a-t-il ajouté après sa rencontre avec M. Ayrault.

 

Medef-emploi : il faut 100 milliards de charges en moins

Medef-emploi : il faut  100 milliards de charges en moins

Le nouveau président du Medef a demandé mercredi au gouvernement de baisser de 100 milliards d’euros en cinq ans les charges et impôts pesant sur les entreprises dans le cadre d’un « pacte de confiance » pour ramener le chômage sous la barre des 7% en 2020. La principale organisation patronale française a tourné la page Laurence Parisot en portant Pierre Gattaz à sa tête, lors d’une assemblée générale qui n’était qu’une formalité, après le ralliement de ses principaux adversaires. Avec cet homme de 53 ans, le Medef, héritier du CNPF un temps dirigé par son père, Yvon Gattaz, renoue avec la tradition d’un président venu de l’industrie, après avoir vécu pendant huit ans sous la houlette d’une patronne issue des services. Après son élection, le PDG de la société d’équipements électroniques Radiall, qui a obtenu 476 voix sur 501 votants, a exhorté le gouvernement à créer un environnement favorable aux entreprises françaises, qu’il juge en danger. « Notre pays ne comprend pas ses entreprises et ses entrepreneurs, notre pays ne les aime pas suffisamment », a-t-il déploré, en s’appuyant sur une anecdote personnelle. « Ma plus jeune fille vient de passer son Bac. Son sujet de sciences économiques et sociales était : ‘Vous montrerez de quelle manière les conflits sociaux peuvent être des facteurs de cohésion sociale’ » a-t-il expliqué à un auditoire acquis. Il a imputé les 1.000 chômeurs supplémentaires enregistrés chaque jour en France depuis le début de l’année aux « erreurs » commises par les dirigeants politiques « depuis 30 ans ». Les emplois aidés financés sur fonds publics – un des axes de l’action du gouvernement actuel – constituent une impasse et les politiques de l’emploi doivent d’abord être des politiques en faveur des entreprises, a-t-il poursuivi.

 

Medef : Gattaz remplace Parisot

Medef : Gattaz remplace Parisot

Après avoir vu en juin ses principaux adversaires se rallier à lui, Pierre Gattaz deviendra aussi l’un des lointains successeurs de son propre père, Yvon, qui présida de 1981 à 1986 le CNPF, ancêtre du Mouvement des entreprises de France.  Les votants venus de toute la France et des multiples fédérations de la plus grande organisation patronale du pays pourront néanmoins voter également pour Hervé Lambel, 48 ans, patron de HLDC, société spécialiste de la production cinématographique et de spectacles vivants, resté en lice malgré des chances nulles d’être élu.  En tout, 561 électeurs sont appelés à voter: la présidente, dix personnalités qualifiées et 550 voix représentant les régions et les différentes branches professionnelles.  Les deux tiers des électeurs doivent prendre part au vote pour qu’il soit valide et la majorité absolue est requise pour être élu.  Le scrutin se tiendra au Palais des congrès à Paris. Les résultats seront proclamés vers 11H00 et le président élu prononcera son premier discours dans la foulée.  Patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI) et de Radiall, une entreprise de taille intermédiaire très exportatrice produisant des composants pour l’aéronautique, l’espace et l’électronique, M. Gattaz s’est présenté en candidat de « terrain », affirmant « faire ce qu’il dit ». Et ce qu’il dit peut être quelque peu provocateur comme lorsqu’il suggère aux entreprises de renoncer aux aides de l’Etat ou lorsqu’il se montre très offensif contre les 35 heures et sur la fiscalité des entreprises et la dépense publique.  Autant de positions qui ont suscité des inquiétudes sur sa volonté de dialogue, des craintes renforcées par le soutien appuyé que lui apporte l’ancien vice-président du Medef Denis Kessler, souvent jugé très libéral. Mais après avoir prôné un « Medef de combat », le futur patron des patrons a assuré être un « fervent partisan » du dialogue social, même s’il préfère sa mise en oeuvre en priorité « au niveau du terrain ».  Premier test dès jeudi à Matignon  Le premier test ne tardera pas. Jeudi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevra à Matignon patronat et syndicats pour entendre leurs positions sur la réforme des retraites. Pierre Gattaz a déjà fait connaître les siennes: allongement de la durée de cotisation, relèvement de l’âge légal de départ, mais surtout pas de hausse des cotisations.  Il avait été l’un des premiers à sortir du bois, mi-janvier, en protestant contre les man?uvres de Mme Parisot pour obtenir un troisième mandat. Au terme de péripéties dans une atmosphère délétère au Medef, le conseil exécutif avait retoqué de justesse le 28 mars la révision des statuts de l’organisation, barrant ainsi la route à la présidente sortante.  Pierre Gattaz a ensuite reçu le 18 avril le soutien de la plus puissante des fédérations, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Lors du grand oral des candidats le 23 avril par le conseil exécutif du Medef, c’est en revanche Geoffroy Roux de Bézieux, 50 ans, président fondateur du groupe Omea (Virgin Mobile), qui est arrivé en tête d’un vote consultatif, le devançant d’une voix.  Mais le suspense est vite tombé: la réalité du rapport de forces et une volonté d’afficher l’unité conduisent le 13 juin au ralliement de ses deux principaux concurrents, M. Roux de Bézieux et le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) Patrick Bernasconi.  Le jour-même, les postes sont distribués d’avance. Geoffroy Roux de Bézieux doit devenir vice-président délégué et trésorier, chargé de l’économie, de la fiscalité, de l’innovation, et du numérique tandis que Patrick Bernasconi sera chargé, au même rang, des mandats, des branches et des territoires.  Le délégué général de l’UIMM, Jean-François Pilliard, sera vice-président chargé des questions sociales, tandis que deux autres ex-candidats, l’ancien médiateur interentreprises Jean-Claude Volot et le patron de PME Thibault Lanxade, complètent cette équipe jusqu’ici très masculine.

 

Medef : « pas un crédit dimpôts mais moins de charge »

Medef : « pas un crédit dimpôts mais moins de charges »

Sauf catastrophe, Pierre Gattaz sera élu président du Medef, le 3 juillet prochain. Le successeur de Laurence Parisot avait, au début de sa campagne, promis un « Medef de combat ». Mais qu’en est-il, maintenant que la victoire est acquise? Invité de BFMTV, mardi 18 juin, le dirigeant a répondu aux interrogations de Ruth Elkrief: « ce n’est pas un Medef de combat de rue. Je voudrais incarner un Medef d’action, de proposition, d’action, de dialogue, et de pédagogie. Car je crois que le pays ne comprend pas vraiment ce que l’on fait, ne comprend pas l’économie. Selon lui, « l’économie doit être mondialisée, peut être vertueuse et humaine. L’économie et l’entreprise créent des emplois. » Même s’il reconnaît que les relations entre l’Etat et les entreprises se sont améliorées ces derniers temps, le gouvernement en place en prend tout de même pour son grade. « Le Budget 2013 a été un scandale, dogmatique, punitif. C’était politique », a-t-il assené.  Pierre Gattaz, promet donc, après son élection, la création d’une « commission fiscale » pour être sûr que « la fiscalité permettra d’être incitative pour l’emploi et pour l’investissement. » « Nous avons besoin de vrais chocs, de compétitivité », a-t-il poursuivi, assurant que les marges des entreprises étaient « extrêmement faibles. On ne peut donc plus embaucher ni investir ». « Nous avons 28% de marges », a-t-il précisé,  » contre 40% en Allemagne. 12% de moins en France, c’est catastrophique! » Interrogé sur le Crédit d’impôt compétitivité (CICE), qui semble boudé par les PME, le futur patron des patrons a affirmé que les entreprises n’avaient « pas demandé un crédit d’impôt, mais une baisse du coût du travail. Il faut une baisse des charges.(…) Il faut désasphyxier l’entreprise française. »

 

Sondage : les patrons pour la négociation

Sondage : les patrons pour la négociation.

 

Le Medef est réputé pour avoir toujours élu un président en phase avec son temps. Le sondage GFI Informatique-OpinionWay en exclusivité pour « Les Echos » et Radio Classique, confirme cette règle. Réalisée avant l’union des trois candidats, qui placera le 3 juillet Pierre Gattaz à la tête du Medef, l’enquête révèle un portrait-robot du président souhaité, qui colle avec celui du patron de Radiall.Pour 56 % des dirigeants interrogés, le Medef doit d’abord « se battre pour qu’il y ait moins de contraintes pour les entreprises, quitte à s’opposer au gouvernement », tandis que 43 % pensent qu’il faut « privilégier le dialogue social avec les syndicats de salariés et la négociation avec le gouvernement ». C’est donc la ligne, longtemps qualifiée de « dure » et adoptée par Pierre Gattaz qui est privilégiée.  Le sujet divise toutefois le patronat. Les dirigeants de PME, plus pragmatiques, ne sont que 42 % à vouloir un Medef qui «  se bat » contre 57 % qui préfèrent le dialogue et la négociation. La volonté d’en découdre est la plus grande dans les TPE (62 %) et moindre dans les grandes entreprises (38 %). Pour la moitié des sondés, la priorité du prochain président du Medef doit en outre être « la baisse des charges sur le travail », suivie, de loin, par la « flexibilisation du marché du travail » (15 %), « la baisse de la fiscalité sur les entreprises » (15 %) et « la simplification des procédures administratives » (13 %). « Le principal souci des PME et des TPE reste la réduction de leurs marges », indique Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay.  Interrogés sur les qualités qu’ils attendent du futur président, les patrons lui demandent à 57 % d’ « être proche du terrain » (60 % pour les TPE), à 45 % d’« être compétent », à 34 % d’« être capable de bien négocier ». Un portrait en ligne avec celui de Pierre Gattaz, qui a toujours mis en avant son pedigree de patron de PME, adepte d’un « dialogue social de terrain ». « Pour l’instant, le Medef est perçu comme éloigné des préoccupations des chefs d’entreprise. Les attentes sont fortes sur le prochain président », souligne Bruno Jeanbart.

Pierre Gattaz futur président du Medef

Pierre Gattaz futur président du  Medef

La voie est libre vers la présidence du Medef pour Pierre Gattaz avec le ralliement jeudi de ses deux principaux concurrents, Patrick Bernasconi et Geoffroy Roux de Bézieux, malgré un vote consultatif qui avait placé ce dernier en tête un mois avant l’élection du 3 juillet. « L’équipe que nous constituerons tous les trois s’appuiera sur un conseil exécutif représentatif, notre instance de gouvernance, et sur la mobilisation des branches et des territoires, qui sont les composantes essentielles de notre mouvement », ont déclaré les trois hommes dans un communiqué commun.  L’issue du vote des 561 membres de l’assemblée générale, qui doit déterminer le nom du successeur de Laurence Parisot à la tête de la plus grande organisation patronale de France depuis huit ans, ne fait à présent plus de doute.  M. Gattaz serait épaulé de deux vice-présidents délégués, ses deux ex-concurrents, ont précisé les trois dirigeants qui affirment vouloir un « Medef ouvert, efficace, démocratique, au mode de fonctionnement parfaitement transparent ». Ainsi, Geoffroy Roux de Bézieux deviendrait vice-président délégué et trésorier, en charge de l’économie, de la fiscalité, de l’innovation, et du numérique tandis que Patrick Bernasconi serait vice-président délégué en charge des mandats ainsi que des branches et des territoires.  Le 3 juin, le conseil exécutif avait placé M. Roux de Bézieux, 50 ans, président fondateur du groupe Omea (Virgin Mobile) en tête de ses suffrages, avec 19 voix. M. Gattaz, 53 ans, patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI), qui faisait figure de favori, arrivait juste derrière avec 18 voix.  Patrick Bernasconi, considéré comme un ancien proche de la présidente sortante Laurence Parisot, n’avait obtenu que 6 voix.  Le dernier postulant, Hervé Lambel, 48 ans, patron de HLDC, société spécialiste de la production cinématographique et de spectacles vivants, n’avait remporté aucun suffrage. M. Gattaz avait notamment le soutien de la puissante Fédération de la métallurgie (UIMM), de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) et de la Fédération bancaire française (FBF). Denis Kessler, ex-vice-président du Medef, lui a renouvelé son appui jeudi dans un communiqué où il souhaite « plein succès à cette belle équipe d’entrepreneurs ».  A la tête d’une entreprise familiale de technologies de pointe Radiall, devenue une entreprise de taille intermédiaire très exportatrice et fournisseur de groupes tels que Boeing ou Apple, M. Gattaz avait appuyé toute sa campagne sur cet exemple de réussite industrielle. Radiall emploie 2.500 personne, dont un peu plus de la moitié en France.  Il avait été le premier à sortir du bois à la mi-janvier en critiquant la tentative de Mme Parisot d’obtenir un changement des statuts du Medef pour se présenter à un troisième mandat.  Fils d’Yvon Gattaz, l’ancien patron des patrons, président du CNPF, l’ancêtre du Medef de 1981 à 1986, il rejette les craintes exprimées par certains sur sa capacité à maintenir le dialogue social. « Le dialogue social, je le revendique, fortement, hautement, au niveau du terrain en priorité », aime-t-il à répéter.  Il se présente en « candidat du terrain » et « de conquête » et se montre notamment offensif contre les 35 heures qui, disait-il récemment, « nous polluent la vie », sur l’âge de la retraite ou la fiscalité des entreprises.  Il fustige la « mauvaise gestion » de l’Etat et dénonce une dérive « depuis 30 ans » de la dépense publique qu’il voudrait voir passer de près de 57% du produit intérieur brut à « 52-53% ». Plus concrètement, il insiste pour que le Medef prépare étroitement avec le gouvernement les projets de budget.  Selon lui, les entreprises françaises devraient même envisager de renoncer à l’essentiel des aides de l’Etat en échange d’une baisse significative du coût du travail, de quelque 50 milliards d’euros.

 

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