Archive pour le Tag 'MEDEF'

Page 2 sur 4

Assurance chômage: le Medef bloque la négociation

Assurance chômage: le Medef bloque la négociation

 

 

Il fallait s’y attendre le Medef bloque la négociation concernant l’assurance chômage et cela sans doute tant que la loi travail ne sera pas adoptée. Il s’agit pour l’organisation patronale de voir plus clair dans la version définitive modifiant le code du travail. La version actuelle ne le satisfait pas complètement au point que le Medef en ridiculise maintenant la portée. La réalité c’est qu’il souhaite que la version actuelle, sans doute insuffisante à ses yeux, ne soit plus édulcorée. Une sorte de moyen de pression sur les parlementaires pour bloquer toute velléité d’affaiblir encore la portée de la loi travail.  Au-delà de la loi travail le Medef refuse toute augmentation des cotisations patronales en particulier sur les contrats courts qui selon l’organisation augmenteraient encore lourdement les charges. L’essentiel des embauches actuelles se fait dans le cadre de ses contrats courts et la tendance ne paraît pas s’inverser compte tenu des incertitudes qui planent sur l’avenir économique du pays.  Du coup, il paraît vraisemblable que l’État ce substituera aux partenaires sociaux afin de prolonger par exemple d’un an les conditions de l’assurance chômage. En clair l’avenir de l’Unedic pourrait être reporté au-delà des élections présidentielles de 2017.  Le mandat confié au négociateur du Medef ne l’autorise pas actuellement à discuter d’une hausse des cotisations patronales, réclamée par les syndicats. Or les discussions, entamées fin février mais parasitées depuis trois mois par les débats sur le projet de loi travail, n’ont aucune chance d’aboutir si le patronat n’a pas de mandat sur ce point. « Il y a une forte probabilité que la négociation » sur la révision de la convention qui régit l’assurance chômage, figée depuis fin mai, « soit un échec », a reconnu lundi la source proche du dossier. En cas de constat de désaccord jeudi, l’État pourrait reprendre la main, comme l’avait laissé entendre la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait déjà assuré la semaine dernière que son organisation refuserait « toute nouvelle hausse de cotisation, et toute complexité nouvelle », se disant « prêt à assumer un échec ».

(Avec AFP)

Loi Travail: Parisot savonne la planche au Medef

Loi Travail: Parisot savonne la planche au Medef

 

Règlement de comptes au Medef avec la deuxième prise de position de Parisot en faveur du retrait de la loi. Une manière de savonner la planche au Medef qui l’a écarté de la présidence au profit de Gattaz. Pas vraiment une attitude très responsable ni très digne même si effectivement on peut reprocher beaucoup de choses à la gestion de la loi travail. Parisot rejoint en fait la CGT ! Certains de ses arguments sont pertinents mais cette prise de position révèle surtout son esprit revanchard. Extrait de son interview aussi pertinente que faux-cul. 

« Alors que nous sommes proches d’un désastre national, depuis plusieurs jours déjà j’entends des dirigeants d’entreprises supplier le gouvernement de ne pas “céder”. La plupart des patrons sont favorables aux principes du fameux article 2 du projet de loi travail qui étend les possibilités de négociation au niveau de l’entreprise. Mais, ne nous trompons pas, leur soutien à la fermeté du Président de la République et du gouvernement relève moins d’un attachement indéfectible aux avantages de l’accord d’entreprise que de l’espérance d’un échec cuisant de la CGT, et accessoirement de FO. On peut les comprendre tant l’activisme syndical national, toutes centrales confondues, a donné le sentiment ces 20 dernières années d’avoir été à l’origine de l’incapacité de la France à se mettre au tempo du XXIe siècle. Mais, les erreurs commises par notre pays ont été tellement nombreuses et massives qu’il est selon moi erroné – et injuste – de les attribuer aux seuls syndicats de salariés. Médias, patronats, syndicats, fonctions publiques, partis de gauche, partis de droite, tous les acteurs majeurs de la vie publique française portent une part de responsabilité. De même que chacun détient un pouvoir, chacun engage une responsabilité. Je ne doute pas qu’il y ait dans les postures des uns et des autres sur la loi travail des préoccupations égoïstes, des ambitions cachées et quelques tentatives désespérées de rétablissement sur l’échiquier politique ou syndical.  Mais je ne doute pas non plus de la conviction profonde et sincère de Manuel Valls de l’importance du projet de loi travail pour la santé économique et social de notre pays. Je partage la philosophie du dialogue social que le Premier ministre tente d’installer. C’est celle de la proximité, de la simplicité, du respect des parties prenantes, mais aussi du compromis, de la recherche de la solution gagnante pour tous, de l’efficacité. L’approche est résolument moderne. Mais c’est justement au nom de cette éthique d’une construction sociale déconflictualisée que j’estime qu’il est temps de remettre tout le monde autour de la table. Le but de ce texte était tout sauf de fabriquer de l’exaspération. C’est pourtant ce qu’il est en train de faire. Au lieu de créer une régulation sociale pacifiée, il jette la France dans l’excès. L’Histoire nous enseigne à quel point notre pays peut se laisser glisser sur des mauvaises pentes. Et l’actualité récente témoigne d’une capacité intacte à s’emporter. Ici vers l’anarchisme, là vers le populisme. D’ailleurs, les commentateurs n’ont peut être pas assez souligné que si deux tiers des Français considèrent la contestation actuelle légitime, c’est parce que la gauche et la gauche de la gauche sont rejoints dans leur approbation du mouvement par la quasi totalité des sympathisants du Front National. Dans un pays au bord de l’abîme, la protestation attire et attise. Il y a dans cette affaire un vice initial. L’objet principal de cette réforme du droit du travail, l’inversion de la hiérarchie des normes entre la branche professionnelle et l’entreprise, n’a pas été soumis à la consultation des partenaires sociaux selon les formes précisément définies par la loi Larcher du 31 janvier 2007. Faisons un petit pas en arrière pour préparer un grand pas en avant, respectons les termes de cette loi qui avait été conçue pour corriger les égarements de méthode au moment du CPE, et proposons aux organisations syndicales et patronales d’ouvrir une délibération, voire une négociation sur la problématique contenue dans l’article 2. C’est ainsi qu’on évitera la victoire d’un camp sur un autre, ou, dit autrement, l’humiliation d’un homme par un autre. »

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Le Medef a encore repoussé son ultimatum concernant l’Unedic. Pierre Gattaz a indiqué que son organisation patronale ne participerait aux futures discussions de l’assurance chômage que six ses exigences relatives à la loi travail sont retenues. Le Medef met notamment en question le mandatement syndical dans les petites entreprises, l’extension du compte personnel d’activité et le renchérissement des taxes sur les contrats courts. Ce dernier point étend précisément à négocier entre partenaires dans le cadre de l’Unedic. Sur les deux autres. Il y a fort à parier que le patronat n’obtiendra pas satisfaction il pourrait cependant se satisfaire du texte en l’état de la loi mais sans le dire officiellement. Attendra le projet de loi sur le marché du travail tel qu’il sortira de l’Assemblée nationale pour décider de poursuivre ou non les négociations sur l’assurance chômage, a déclaré mardi son président, Pierre Gattaz. Il y a trois semaines, il avait menacé de se retirer de ces négociations avec les syndicats si le gouvernement ne revenait pas sur les modifications apportées à ce texte, qu’il juge vidé de sa substance et déséquilibré au détriment des entreprises. Il avait annoncé que le conseil exécutif du Medef prendrait une décision ce lundi 9 mai. Mais cette instance dirigeante a finalement choisi de surseoir, alors que se profile un passage en force en raison de divisions dans la majorité. « Le conseil exécutif a jugé qu’il était impossible de se positionner de manière claire sur ce projet de loi dans l’état actuel des discussions », a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. « Il nous a semblé opportun et sage de ne pas prendre de position définitive à ce stade », a-t-il ajouté. « Nous formulerons notre analyse sur le texte finalisé. »En tout état de cause, le contenu du projet de loi travail influera sur les négociations sur une nouvelle convention Unedic, a fait valoir le président du Medef. « Si les réformes sur le marché du travail ne se font pas (…), cela va renforcer encore l’exigence de réforme sur l’assurance chômage et nous pouvons nous demander si nous serons collectivement capables de porter des réformes ambitieuses et difficiles sur l’assurance chômage. » Il a réitéré les trois lignes rouges du Medef : pas de mandatement syndical obligatoire pour les salariés chargés de négocier des accords avec leur employeur dans les plus petites entreprises, ni d’extension du « compte personnel d’activité » censé rassembler les droits des actifs, ni de dispositions conduisant au renchérissement des contrats de travail courts. Le gouvernement a déposé un amendement imposant aux partenaires sociaux de prévoir dans les accords sur l’assurance chômage une « modulation » des cotisations patronales selon la nature et la durée des contrats, l’âge du salarié, la taille de l’entreprise et non une surtaxation pure et simple. « Mon feeling c’est qu’on ne veut pas de modulation non plus », a déclaré Pierre Gattaz. « Je peux vous dire qu’une modulation qui consisterait à augmenter certains contrats (…) nous semble très dangereuse et pas appropriée, à ce stade. » « Laissons les négociateurs faire et surtout que le gouvernement ne nous mette pas d’amendement pour nous imposer de faire quelque chose », a-t-il ajouté. Les partenaires sociaux discutent en fait déjà de diverses pistes pour limiter le recours aux contrats de très courte durée, très coûteux pour l’assurance chômage, dans le cadre des négociations Unedic, qui reprennent jeudi matin.

(Avec Reuters)

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

 

Quand même un peu gonflé le vice-président du Medef qui affirme que la loi travail est une loi CFDT ;  faut-il rappeler que le gouvernement s’est inspiré directement d’une proposition du Medef. Proposition transformée en projet de loi qui n’avait fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les syndicats. Face à la contestation le gouvernement a été contraint de rééquilibrer les garanties accordées aux salariés faces à celle données aux entreprises. En dépit de ses modifications importantes la loi travail constitue une évolution assez fondamentale du droit du travail notamment à travers la version de la hiérarchie des normes,  sans doute la modification la plus fondamentale du code du travail. De là à dire que la loi travail est une loi CFDT il y a un pas que le vice-président du Medef franchit un peu vite ;  une prise de position qui alimente les paradoxes de la France vis-à-vis de cette loi maintenant rejetée par le Medef tout autant que par les syndicats gauchisants. À l’évidence cette prise de position témoigne bien de la caricature des relations sociales en France. Invité de BFMTV, le vice-président du Medef est revenu sur la loi Travail. Il a déploré que le texte ait été dépourvu de ses ambitions initiales pour satisfaire les revendications des syndicats. Invité à réagir sur le plateau de BFMTV, le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a affirmé faire « la différence entre les gens qui manifestent contre la loi, qui ne sont pas très nombreux mais qui ont le droit de manifester; et les quelques casseurs qui sont là pour en découdre et avec qui le droit républicain doit s’appliquer ». « Je ne suis pas sûr que cela traduise quoi que ce soit », a-t-il ajouté. Très vite, le vice-président du Medef a abordé l’objet de ces manifestations à savoir la loi El Khomri. »Le fond (du problème) est qu’on a un code du travail qui est le produit du XXe siècle alors qu’aujourd’hui l’économie est fondamentalement différente, elle est plus changeante, moins prévisible », a-t-il d’abord estimé. « On a besoin de revoir de code du travail et il y avait une ambition assez forte dans la loi Travail. Et puis, malheureusement, amendement après amendement, on est arrivé à quelque chose qui ne ressemble plus à rien et qui ne créera plus d’emploi », a-t-il développé. Geoffroy Roux de Bézieux considère que « cette loi est une loi CFDT ». « Il y a un certaines nombres de vieilles demande de la CFDT qui trouvent place et qui sont pour les patrons un vrai obstacle ». Il a donné l’exemple du mandatement syndical qui constitue « le fait que pour négocier un accord dans une TPE il faille faire appel à un syndicaliste extérieur non élu dans l’entreprise. On est presque dans le déni de démocratie ». « On nous a rajouté cela dans cette loi or c’est clair que pour un patron de TPE c’est un obstacle vraiment fort au dialogue social », a-t-il insisté.

 

(Avec BFM)

Sondage Medef: Gattaz, un mauvais président pour 73% des Français

Sondage Medef: Gattaz, un mauvais président pour 73% des Français

Un sondage  pas très  étonnant qui montre que près les trois quarts des Français ont une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, président du Medef. Pas surprenant dans la mesure où Gattaz s’est installé dans la contestation systématique un peu à l’image d’ailleurs de la CGT mais côté patronal. Du coup, la France présente une sorte de caricature de  concertation avec deux formes de radicalisation ;  celle de la CGT et autres syndicats d’extrême-gauche qui préconisent la lutte pour la lutte sans se préoccuper de résultats,  de l’autre le Medef tout aussi radical et archaïque dans sa volonté d’exiger toujours plus des salariés, de l’État mais sans contreparties. À plusieurs points de vue la personnalité du patron de la CGT et celle du Medef se ressemblent dans la psychorigidité. Des responsables qui ont en commun  de schématiser l’analyse, de privilégier la démagogie et surtout de ne rien concéder aux partenaires. Bref bonne une piètre image des syndicats. Certes le phénomène n’est pas nouveau au Medef, globalement le patronat français un retard d’au moins 50 ans en matière de gestion du dialogue social, il est largement responsable de l’État d’indigence du syndicalisme des salariés dans la mesure où la concertation se réduit le plus souvent à des questions complètement accessoires. On est loin   évidemment de la cogestion à l’allemande. De ce point de vue parmi les réformes structurelles à entreprendre la réforme des relations sociales présentent en France un caractère dramatique Plus de sept Français sur dix ont donc une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, selon un sondage Odoxa pour iTELE publié vendredi, et réalisé après l’ultimatum lancé par le président du Medef au gouvernement à propos de la loi Travail. «73% des Français expriment une mauvaise opinion (du) président du Medef, soit un niveau équivalent à celui enregistré il y a deux ans», note Odoxa. Dans le détail, 25% des personnes interrogées ont une opinion «très mauvaise» du dirigeant de l’organisation patronale, 48% «plutôt mauvaise», 24% «plutôt bonne» et 2% «très bonne». «Toutes les catégories de la population ont une mauvaise image à une exception près, les sympathisants de droite hors FN», qui sont «55% à exprimer une bonne opinion» de Pierre Gattaz, souligne Odoxa. «Les CSP+ – catégorie qui comprend les dirigeants d’entreprise – sont quasiment aussi peu enthousiastes (77% de mauvaises opinions) que les CSP- (82% de mauvaises opinions)», note aussi l’institut. Mardi, Pierre Gattaz a menacé de se retirer de la négociation de l’assurance chômage si «rien ne bouge rapidement» sur le projet de loi Travail, un texte qu’il soutenait dans sa version initiale, avant de le fustiger au vu des modifications apportées par le gouvernement. Au niveau de l’organisation patronale dans son ensemble, 70% de Français estiment que le Medef défend davantage les grandes que les petites entreprises, 61% pensent qu’il ne comprend pas les problèmes des salariés. Seulement 37% le trouvent force de propositions et 25% ouvert au dialogue, un score en chute de 16 points par rapport à il y a deux ans.

Assurance chômage : non au chantage du Medef

Assurance chômage : non au chantage du Medef

 

Le Medef ne s’est sans doute pas grandi en mettant le gouvernement en demeure de revoir le projet de loi dans les trois semaines et surtout en menaçant de se retirer des discussions sur l’assurance chômage. Certes on peut comprendre que le Medef ne soit pas complètement satisfait de l’évolution de la loi évoquée compt  tenu des rééquilibrages nombreux apportés au texte  par le nouvelle gouvernement. Pour autant ce projet est inspiré directement des propositions du Medef et nombre de mesures rejoignent encore les revendications de l’organisation patronale. D’une certaine manière cette  mise en demeure paraît assez déplacé, une attitude finalement assez cohérente  avec celle de certaines organisations syndicales tout aussi radicales mais pour des motifs opposés. Des postures en tout cas qui ne grandissent pas le contenu de la concertation entre partenaires sociaux en France. Menacée par ailleurs de boycotter les négociations sur l’assurance-chômage relève de l’irresponsabilité car cela pourrait conduire purement et simplement à l’étatisation de la gestion de l’Unedic. En réalité ces postures syndicales ( celle de la CGT ou celle du Medef) sont surtout à usage interne pour ressouder les troupes qui s’interrogent sérieusement sur la pertinence des stratégies syndicales. Pierre Gattaz a menacé mardi de se retirer des négociations sur l’assurance chômage si le gouvernement ne revenait pas à la version initiale du projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri. « Le patronat doit comprendre qu’il ne peut pas demander à l’État de faire davantage pour alléger les charges des entreprises, sans que lui-même prenne ses responsabilités », déclare le président de la République dans un entretien publié en fin de journée sur le site du quotidien d’Eure-et-Loir L’Echo Républicain. « Toutes les organisations, qu’elles représentent les salariés ou les employeurs, doivent chercher le compromis, c’est lui qui assure l’équilibre de notre société », ajoute François Hollande, qui doit visiter une usine du laboratoire Novo Nordisk à Chartres jeudi matin. « Il serait paradoxal que ceux qui demandent qu’il y ait moins d’État ne soient pas capables de négocier avec les partenaires sociaux », insiste-t-il. D’autant plus que, selon le président, le projet de loi Travail « a été corrigé et son équilibre a été trouvé » à la fois pour les jeunes et pour les PME. Évidemment c’est eux perspective malheureuses du gouvernement d’envisager la surtaxation des CDD dont il n’est absolument pas prouvé qu’elle favoriserait les embauches en CDI La volonté du gouvernement de rendre obligatoire la surtaxation des contrats à durée déterminée (CDD) afin d’inciter les entreprises à privilégier les contrats à durée indéterminée (CDI) a donc accentué leurs critiques. Dans le sillage du Medef, la CGMPE (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises) a annoncé mercredi qu’elle ne signerait pas la prochaine convention d’assurance chômage si elle prévoyait une telle surtaxation.

(Avec Reuters)

Loi travail –licenciements : le Medef mécontent

Loi travail –licenciements : le Medef mécontent

 

 

 

D’une certaine manière, le Medef relaie le mécontentement exprimé par la CGPME concernant la modification apportée aux conditions de licenciement dans le projet de loi travail. Du coup le patron du Medef demande de revenir à la première version du projet. Une contestation de nature économique mais aussi idéologique. Même s’il est vrai que le les conditions du contrat de travail doivent évoluer avec des garanties réciproques pour les patrons comme pour les salariés il n’empêche qu’il ne s’agit sans doute pas là du facteur explicatif dominant des difficultés d’embauche. Le frein à l’embauche est surtout constitué par le manque de consistance des carnets de commandes ensuite par le poids de la fiscalité qui tue la compétitivité. Le patron du Medef en relayant les préoccupations de la CGPME essaye de rééquilibrer ses revendications qui favorisaient surtout les grandes entreprises dans le projet initial sur la loi travail.  Alors que Manuel Valls a présenté ce lundi une version réécrite du projet de loi Travail, le Medef a lancé qu’il allait se battre pour demander une «version 3» du projet de loi sur le travail, dont la nouvelle mouture lèse principalement les petites entreprises selon l’organisation patronale, a indiqué mardi son président Pierre Gattaz. «Nous allons continuer de demander une version 3» du texte, a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. «Les grandes victimes de cette version 2 sont les petites entreprises», qui sont pourtant le «vrai gisement des créations d’emplois», a-t-il souligné, se disant «très déçu» par les reculs sur le barème des indemnités prud’homales et les mesures permettant aux dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) de trouver un accord directement avec leurs salariés.  Pierre Gattaz, le patron du Medef, se désole: «ce qui nous ennuie considérablement, c’est le déplafonnement des prud’hommes, car sachez que c’est un élément important pour que les employeurs, notamment les plus petits, puissent relancer l’emploi».  «C’est bien ce que nous craignions, c’est une réforme à l’envers», a souligné pour sa part le numéro un de la CGPME, François Asselin. «Il y aura malheureusement peu d’avancées» concernant les TPE et les PME, a-t-il déclaré, déplorant notamment un compte personnel d’activité qui s’élargit sur le champ de la formation avec un droit universel à la formation pour tout demandeur d’emploi. «Que restera-t-il pour la formation continue dans les entreprises?», s’est interrogé François Asselin qui redoute les changements éventuels que le texte pourrait encore subir lors de son examen à l’Assemblée nationale. Le dirigeant patronal craint que le texte ne se retourne contre ceux pour qui normalement il était fait.

 

Loi Travail : « un renoncement ‘suicidaire » ( Medef)

Loi Travail : « un renoncement ‘suicidaire » ( Medef)

Alexandre Saubot, président de l’UIMM (Medef) milite avec énergie pour le maintien de la loi travail en l’état. Il considère même que le renoncement au projet serait suicidaire. Un jugement sans doute excessif car la problématique du chômage en France ne se réduit pas à la seule question de la modernisation du droit du travail. Certes ce droit doit être modifié notamment pour rapprocher des conditions du CDD et du CDI et pour éviter notamment qu’à terme le CDD ne devienne la norme. Mais  bien d’autres facteurs explicatifs du chômage en France doivent être pris en considération notamment la formation initiale et professionnelle, le coût du travail, d’une manière générale la fiscalité qui plombe la compétitivité aussi la bureaucratie qui tue l’initiative et le développement. De ce point de vue l’avis  du représentant du Medef parait un peu réducteur et simpliste. (Interview du JDD)

Medef : chantage contre la CGC pour la loi travail

Medef : chantage contre la CGC pour la loi travail

 

 

Comme d’habitude le président du Medef Pierre Gattaz ne fait pas dans la dentelle et menace la CGC pourtant pas un syndicat très gauchiste mais qui souhaite cependant des améliorations au projet de loi travail. Une attitude qui témoigne de la nature de la concertation en France. Pour simplifier, pour le Medef ou bien la CGC approuve la loi travail en l’état ou bien le Medef supprime les négociations relatives au statut des cadres. Donc   Pierre Gattaz, a sommé cette semaine la présidente de la CFE-CGC de ne pas faire obstacle au projet de réforme du Code de travail, sous peine de cesser de soutenir son « combat pour les cadres », a appris Reuters vendredi auprès de la direction du syndicat de l’encadrement. La CFE-CGC est, avec la CFDT, la CFTC et l’UNSA, un des syndicats réformistes qui exigent des modifications importantes de ce projet de loi, salué par le Medef mais contesté jusqu’au sein du Parti socialiste au pouvoir. La CFE-CGC menace de manifester contre ce texte, comme la CGT et Force ouvrière, qui en demandent la « suspension » ou le retrait pur et simple, si le gouvernement n’obtempère pas. Cette position agace manifestement la première organisation patronale française, à en juger par des SMS envoyés cette semaine à la présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert. Dans ces messages, dont Reuters a eu connaissance, Pierre Gattaz juge « incompréhensible et nuisible » l’attitude « cégétiste » de la CFE-CGC, l’accuse d’avoir déjà « planté » les négociations entre les partenaires sociaux sur la modernisation du dialogue social et menace de ne plus la soutenir dans les discussions sur le statut des cadres si elle persiste. Patronat et syndicats n’étaient pas parvenus en janvier 2015 à s’entendre sur une réforme des instances représentatives du personnel et du dialogue social dans les entreprises, obligeant le gouvernement à reprendre la main sur ce dossier. Ils ont en revanche conclu l’automne dernier un accord sur les retraites complémentaires des salariés du secteur privé, qui prévoyait l’ouverture de négociations sur le statut des cadres, une revendication de la CFE-CGC.

Une prière pour l’emploi (Medef)

Une prière pour l’emploi (Medef)

Inquiet que le nouveau plan pour l’emploi qui doit être annoncé par Hollande le 18 janvier ne constitue qu’un ensemble de mesures cosmétiques le Medef demande des mesures d’urgence et d’ampleur, il en appelle au soutien de « l’ensemble des partis politiques » et à « une mobilisation générale » dans un esprit d’unité nationale. Cette initiative rare unit le Medef, l’Association française des entreprises privées (Afep) qui compte les 115 plus grandes multinationales du pays, Croissance plus, Ethic, EDC (patronat chrétien), le Cercle de l’industrie et le mouvement des entreprises de taille intermédiaire.  Réforme du contrat de travail, suppression des charges dans les petites sociétés, auto-entreprise… Les signataires – qui représentent la majeure partie de l’économie française – ont ciblé cinq propositions, « un socle minimal » selon eux, touchant à l’embauche et au coût du travail. Ils espèrent que le chef de l’Etat ne se borne pas à des effets d’annonce. « Hollande a promis un plan mais il y a un risque de se retrouver avec des mesurettes. Il n’y aura pas d’autre occasion d’agir en profondeur avant 2017″, pointe un haut responsable patronal. Parmi les dispositifs, la création d’un « contrat de travail agile » est le plus sensible. Les syndicats y sont hostiles. Par le passé, le gouvernement a retoqué cette mesure. La promotion de « nouvelles formes d’activités indépendantes » fait aussi débat. Les signataires de la lettre ouverte devraient rencontrer un écho plus favorable sur d’autres points : la suppression de

« Une loi d’urgence » pour l’emploi (Medef)

« Une loi d’urgence » pour l’emploi (Medef)

 

Le Medef s’inquiète des mesures cosmétiques qu’envisage de prendre le gouvernement pour faire baisser les statistiques du chômage. Le président de l’organisation réclame un véritable électrochoc et non des mesures partielles et conjoncturelles ne débouchant pas sur un véritable emploi. Le président du Medef réclame donc une « loi d’urgence » pour l’emploi « dès janvier ou février » en France et craint que le plan anti-chômage de François Hollande ne comporte « des demi-mesures conjoncturelles qui risquent de faire un flop ». Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre, le chef de l’Etat a notamment annoncé un programme de formation de 500.000 chômeurs aux métiers d’avenir et de nouvelles aides à l’embauche pour les PME. Il devrait préciser ces mesures le 18 janvier lors de ses vœux aux forces économiques. « A quoi bon former les chômeurs si on ne se donne pas les moyens de créer de l’emploi ? Il faut un électrochoc et un vrai traitement économique de l’emploi. Cela doit passer par une loi d’urgence dès janvier ou février qui envoie un signal fort aux entreprises mais aussi aux investisseurs étrangers », déclare Pierre Gattaz dans un entretien aux Echos diffusé mardi sur le site internet du quotidien économique. « Le risque est qu’on reste, comme depuis 30 ans, dans un traitement social du chômage, avec des demi-mesures conjoncturelles qui risquent de faire un flop », déclare-t-il. Constatant que « le marché du travail est bloqué, verrouillé », le président de l’organisation patronale plaide pour « un plan d’urgence économique comme il y a eu un plan d’urgence contre le terrorisme. » « La France est peut-être convalescente, elle est loin d’être guérie. Et ce n’est pas avec des mesures comme la pénibilité que cela va aller mieux », poursuit-il. Le Medef propose pour alternative quatre mesures : des CDI sécurisés, « qui prévoient en amont les conditions de séparation », et des CDI de projets; la barémisation des indemnités prud’homales; des baisses de charges; la création d’un nouveau type de contrat de professionnalisation. En remplacement de la future prime à l’embauche, Pierre Gattaz juge plus efficace un dispositif « zéro charge » sur les embauches de salariés dans les PME de moins de 250 salariés, et sur les alternants dans toutes les entreprises, « avec des exonérations totales les deux premières années puis une montée progressive sur cinq ans pour atteindre le taux normal. »

Pour un Uber MEDEF ?

Pour un Uber MEDEF ?

 

Le numérique change tout, un bon prétexte pour déréguler ;  certes le numérique apporte sans conteste une révolution dans les processus de production mais il ne aurait servir de prétexte  pour justifier n’importe quoi en particulier pours’ affranchir des règles de concurrence. Les grands médias sont sous le charme de ce numérique qu’elles connaissent à peine ( comme les politiques). Pour en témoigner  il suffit d’écouter le tissu de bêtises dites par les grands journaliste à propos des taxis ( comme du reste). .Où est la révolution numérique des taxis puisqu’il s’agit de réserver par téléphone (  téléphone fixe, portable ou Smartphone cela ne change rien) cela existe depuis 40 ans ! En fait ces applications  « ‘ révolutionnaires »  ont surtout un objectif détourner les règles nationales en matière salariale, fiscale ou de sécurité. Certes il faut dépoussiérer le système actuel, le moderniser pour autant affranchir de tout n’est pas la solution. Pourquoi pas aussi un Uber services  dans tous les secteurs et aussi un Uber Medef «  vous disposez de quelques heures par jour venez vous faire un complément de salaire en tant que travailleur indépendant non déclaré »  ( ou si peu). En plus c’est exploitation , 15 euros  de l’heure pour UberPOp  à peine de quoi amortir les coûts de la voiture mais cela génère uen peu de trésorerie. C’est la schizophrénie de l’  homo economicus français partagé entre sa volonté de payer le moins  cher possible sa consommation mais pour autant pas prêt de renoncer à sa couverture sociale ( retraite, chômage maladie etc.).

 

Négociation Medef-syndicats : Parisot contre Gattaz

Négociation Medef-syndicats : Parisot contre Gattaz

 

Parisot ex patronne du MEDEF tacle Gattaz sur les contraintes qui viseraient les petites entreprises en matière de représentation du personnel. Le MEDEF est en effet prêt à faire des concessions aux syndicats dans ce domaine mais pas la CGPME (qui représente les petites et moyennes entreprises).  «L’avenir de l’emploi en France dépend des petites entreprises, les moins de 5 salariés, les moins de 10 salariés 1/2», a tout d’abord mis en haleine l’ex-égérie du patronat dans un premier message. Avant, sept minutes plus tard, de porter l’estocade fatale. «Elles sont des milliers à prévoir d’embaucher: mais si on crée un système de représentation de leurs salariés, elles ne le feront pas 2/2.» Pierre Gattaz n’est pas fondamentalement en désaccord avec elle mais doit conclure une négociation sensible sous la pression de la présidence de la République et a dû céder aux exigences des syndicats pour trouver un point d’atterrissage. Les TPE sont des milliers à prévoir d’embaucher : mais si on crée un système de représentation de leurs salariés, elles ne le feront pas». Il est clair que la problématique des très grandes entreprises (que représente le Medef)  est différente de celle des très petites qui ne disposent pas d’infrastructures pour gérer la multitude de règlements qui s’imposent à tous. Dans certains cas il est vrai que certaines petites entreprises prennent des libertés avec la réglementation sociale. Faut-il pour autant alourdir les contraintes à toutes les petites entreprise, un secteur qui effectivement lui embauche à la différence des très grandes qui ont tendance à délocaliser.

Emploi : les contradictions de Gattaz ( Medef)

Emploi : les contradictions de Gattaz

 

Très contradictoire (et maladroit aussi) le patron du MEDEF qui ce matin lors de son intreview à France info  arborerait encore son pin’s « 1 million d’emplois » et qui dans le même temps affirme que le Medef n’a pas un bouton pour déclencher la création d’emploi. Gattaz a raison quand il affirme que c’est la compétitivité retrouvée qui permettra de retrouver la compétitivité et de regarnir les carnets de commandes. Il a encore raison quant à la complexité du compte pénibilité, nouvelle cathédrale administrative imposée aux entreprises mais qui devrait être prise en charge par la sécu. Par contre il a tort de militer pour la suppresion de l’impôt sur la fortune car il mélange la sphère financière et l’économie réelle. Gattaz est à la limite du champ politique et de ce point de vue les PME qui sont les vraies créatrices d’emplois en France (les multinationales, elles,  délocalisent) ont bien du mal à se reconnaitre dans les contradictions du patron du Medef.  Pierre Gattaz est en effet arrivé à France Info, mercredi matin, avec un pin’s un peu particulier accroché au revers de sa veste. Sur celui-ci, on peut lire « Un million d’emplois« , soit l’engagement d’embauches du Medef en contrepartie du pacte de responsabilité et du CICE. Le président du Medef l’affirme d’emblée : « Tout ce que je fais, c’est pour l’emploi et la croissance du pays« . C’est pourquoi il n’est absolument pas en phase avec la politique gouvernementale : « Il y a urgence à prendre de vraies mesures [...] L’embauche est une conséquence d’un terreau de compétitivité retrouvée« . Conséquence : « Nous avons applaudi au discours de Manuel Valls, ‘j’aime l’entreprise’, mais il faut des mesures en cohérence avec ces beaux discours« . Dans le viseur de Pierre Gattaz, le compte pénibilité, un « flagrant délit de complexité » selon lui. Du coup « nous demandons un moratoire au minimum de cette disposition« , qui aboutira in fine à la suppression tant réclamée par le Medef. Le patron des patrons n’a pas de mots assez durs pour qualifier ce dispositif « anti-compétitif, anti-économique« . En martelant son discours, Pierre Gattaz a une certitude : « Les entreprises s’engagent, c’est le gouvernement qui ne s’engage pas« . Sur les 35 heures, « nous avons proposé que chaque entreprise puisse négocier avec ses salariés« . Sur l’ISF, dont il vient de réclamer la suppression, « c’est un poison qui détruit l’entreprise« . Du côté du Medef, « on n’a pas un bouton sur lequel on va appuyer pour créer de l’emploi

 

Medef: le pin’s « 1 million d’emplois » fabriqué en République tchèque !

Medef: le pin’s « 1 million d’emplois » fabriqué en République tchèque !

 

 

Pas facile de créer I million emplois en France même  l’osque c’est le Medef qui le déclare, la preuve le Pin’s  du Medef «  I million d’emploi » est fabriqué en grande partie à l’étranger. Pas tout à faiat la France fournit la colle ! En quelques mois, e pin’s du Medef  incontournable du patron des patrons, Pierre Gattaz. Le pin’s jaune affichant « 1 million d’emplois », emblème du programme choc du Medef pour lutter contre le chômage en France, est en partie fabriqué en République tchèque. « Nous les faisons fabriquer en France pour une partie, et en République tchèque pour une autre », a précisé à l’AFP Richard Avron, le PDG d’AD Distribution, PME basée à Clichy, en région parisienne, qui a vendu entre 20 000 et 25 000 épinglettes au Medef après avoir proposé plusieurs modèles. « Toute la création, l’infographie, est gérée chez nous, en interne, et nous sous-traitons auprès d’un atelier de bijouterie-joaillerie de Paris, qui assemble la partie métallique fabriquée en République tchèque et la résine fabriquée en région parisienne », explique-t-il. Il évalue à 65% la partie du coût total revenant à la France, et 35% celle engagée en République tchèque. 65% c’est une cher pour une simple opération de collage ! Mais  Le pin’s a même été fabriqué à 100% en France à une centaine d’exemplaires au début, car le Medef était « très pressé », dit-il.

MEDEF : encore un million d’emplois !!

MEDEF : encore ue million d’emplois !!

Le Medef annonce aujourd’hui son plan choc pour créer un million d’emplois. Un plan qui a fuité et qui pourrait être amendé compte tenu des réactions négatives des «  institutionnels ». Sur le fond, les propositions ne paraissent pas incohérentes cependant elles auraient davantage de succès si elles avaient  faiat au préalable l’objet d’une concertation. Une grande différence avec l’Allemagne. Il fauta dire que les syndicats sont tellement faibles en France que la négociation parait assez illusoire. Quant au gouvernement il est tellement affaibli  que désormais le mot d’ordre c’est :  on ne bouge plus. Surtout ces propositions perdent beaucoup de crédibilité avec des chiffrages tout à fait fantaisiste . Ce n’est pas la première fois que Gattaz annonce la création d’un million d’emplois. Une erreur de communication grave car il est impossible dévaluer l’impact de elles mesures. Pour preuve maintenant le fait que le Medef ne veut plus d’engagement quantifié par rapport au pacte de responsabilité ( qui lui auusi devai t créer 1 million d’emplois ). Le Medef propose une thérapie de choc pour créer un million d’emplois en cinq ans en France, dont la remise en cause de la durée légale du travail et un report de l’âge de la retraite, dans un « petit livre jaune » présenté mercredi par son président. La première organisation patronale française propose aussi, parmi d’autres mesures, de plafonner l’ensemble des impôts payés par les entreprises, nationaux ou locaux. Les grandes lignes de ce document d’une centaine de pages, dévoilées par Les Echos le 15 septembre après une fuite émanant sans doute de l’aile la plus dure de l’organisation patronale, ont déjà été dénoncées comme une provocation par les syndicats. Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre, Manuel Valls, a demandé au Medef de s’abstenir de toute surenchère pour ne pas nuire au dialogue social. « L’objet de ce document n’est pas de provoquer mais de mettre en débat un certain nombre de sujets », se défend un dirigeant de l’organisation, proche de son aile modérée. Ces « propositions à débattre », confirme le Medef, visent à « poser les bases d’un nouveau consensus social », lever « verrous » et « blocages » et compléter les baisses de charges d’un pacte de responsabilité jugé insuffisant pour relancer la croissance. L’organisation et son président admettent cependant qu’une partie d’entre elles « apparaîtront certainement agressives ou caricaturales à certains ». « Nous en acceptons le risque car, au-delà des postures, c’est notre avenir commun qui est en jeu », écrit Pierre Gattaz dans l’avant-propos. « Nous ne voulons pas être les spectateurs inactifs d’une France qui s’enfonce irrémédiablement. »

Les  principales propositions réparties en quatre axes.

ENGAGER UN NOUVEAU DIALOGUE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

- Primauté aux accords d’entreprise pour la définition des règles sociales, notamment en matière d’organisation du travail, la loi se concentrant sur la fixation d’un cadre général.

La durée du travail devrait ainsi « pouvoir être adaptée en fonction de l’activité de l’entreprise » ou, pour les PME, négociée au niveau des branches professionnelles.

Cela suppose de « revoir le principe d’une durée légale imposée à toutes les entreprises » et aujourd’hui fixée, en France, à 35 heures par semaine, estime le Medef.

- Mise en place dans tous les secteurs d’un contrat de travail « de projet » prenant automatiquement fin une fois ce projet réalisé, sur le modèle du contrat de chantier du BTP.

- Ouverture rapide de négociations entre les partenaires sociaux sur la poursuite de la réforme du marché du travail, pour introduire plus de flexibilité, et sur la réforme de l’assurance chômage.

- Réforme du système de protection sociale définissant une « nouvelle ligne de partage entre solidarité, mutualisation et responsabilité individuelle ».

- Concernant les retraites, nouveau recul de l’âge légal (62 ans aujourd’hui), convergence des régimes de base, développement d’une retraite supplémentaire volontaire par capitalisation.

- Développement de l’apprentissage, notamment par l’établissement de liens entre école-entreprise dès la 3e.

AMÉLIORER LA COMPÉTITIVITÉ-COÛT DES ENTREPRISES

- Transformation du crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice) en « véritable baisse de charges » en 2017.

- Nouveau transfert du financement de la protection sociale vers un instrument moins lié aux revenus du travail que les cotisations actuelles (TVA ou contribution sociale généralisée).

- Plafonnement général des impôts nationaux et locaux payés par les entreprises et abaissement du taux de l’impôt sur les sociétés à la moyenne européenne.

- Suppression progressive des impôts sur les facteurs de production et des taxes sectorielles.

- Exonération d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur tous les titres de sociétés, pour valoriser le financement à long terme des entreprises.

- Autorisation de la recherche sur l’exploitation des gaz de schiste en France.

FAVORISER L’INVESTISSEMENT POUR LA CROISSANCE

- Orientation de l’épargne vers le financement des entreprises et définition d’une politique nationale d’investissement en infrastructures, avec financement sanctuarisé.

LIBÉRER LA CRÉATION D’EMPLOIS

- Révision des seuils sociaux et simplification de la représentation du personnel des entreprises, ce qui permettrait, selon le Medef, de créer 50.000 à 100.000 emplois en trois ans.

- Suppression d’un ou deux jours fériés.

- Réintroduction du forfait pour le calcul des charges sociales pour les services à la personne.

- Assouplissement des contraintes des contrats d’intérim.

 

Valls : non aux nouvelles demandes du MEDEF

Valls : non aux nouvelles demandes du MEDEF

 

On le sait Hollande et Valls n’ont guère apprécié les nouvelles demande du MEDEF relatives au SMIC, aux 35 heures ou encore à la remise en cause des CDI. En outre pour rallier les voix des frondeurs il fallait prendre une posture d’autorité vis-à-vis du patronat même si Valls a reconnu que ce sont les entreprises qui créent la richesse et donc l’emploi. C’est donc un non ferme opposé à la baisse du salaire minimum, un non au nouveau modèle social réclamé par Gattaz, un non à la flexibilité du contrat de travail. Le Premier ministre a aussi mis en demeure les branches professionnelles d’engager enfin les discussions du pacte de responsabilité. Pour enfoncer le clou et se dégager de son image libérale, Valls a même adressé un carton jaune au ministre du travail.   »Les demandeurs d’emploi ne doivent pas être stigmatisés. Personne n’aspire à devenir chômeur, ni à le rester », a-t-il plaidé. Assurant gouverner au nom de l’efficacité et non de l’idéologie, le premier ministre s’est démarqué du Medef en rejetant leurs propositions parues dans la presse. « Réformer, ce n’est pas casser. Réformer, ce n’est pas régresser. Et comme je l’ai déjà dit, il n’y aura pas de remise en cause des 35 heures ni de la durée légale du travail », a-t-il martelé, refusant toute réduction du Smic ou encore la suppression du CDI. Et pour gauchir un peu plus sa posture Valls a généreusement lâché une prime exceptionnelle pour les retraités à moins de 1200 euros par mois (à défaut de augmentation prévue puis annulée !), soit 40 euros !

 

MEDEF : un chiffrage qui discrédite les propositions

MEDEF : un chiffrage qui discrédite les propositions

 

Le MEDEF fait d’abord une erreur d’agenda, d’une certaine manière ses propositions sabotent par avance les propos de Hollande et de Valls qui veulent rassurer une majorité difficilement trouvable. Une bavure vite réparée (en partie !) car l’annonce officielle a été décalée après les diverges réactions. Surtout c’est le chiffrage qui discrédite les mesures. C’est la énième annonce du MEDEF quant à la création du million d’emplois. Des emplois qui devaient être créés suite au CICE et au pacte de responsabilité. Maintenant conditionnés par les nouvelles propositions ! Exemple : la suppression de deux jours fériés : 1% de croissance en plus ?  Mais d’après  l’étude de l’Insee faite en juin 2012 sur ce sujet. L’Institut de la statistique affirmait en effet, dans ce rapport qui portait sur la période 2011-2014, que l’impact des jours fériés sur la croissance n’était, en moyenne, guère plus élevé que -0,1%. Donc théoriquement un impact de 0.2%. Ou encore 20 000 emploi au lieu de 100 000. Même chose concernant le temps de travail, ses modalités ou encore pour les seuils sociaux. Certes, les chose doivent bouger ( c’est vital)  les Français doivent travailler plus et surtout être plus nombreux à travailler car le nombre d’inactifs plombent les comptes sociaux et la fiscalité sans parler du drame social. Les résultats en terme d’emplois ne sont pas aussi mécaniques que ce qu’annonce le Medef car tout dépend en fai t de l’environnement économique, de la demande, des carnets de commandes. Le Medef emploie les mêmes méthodes que le gouvernement ou les partis politiques avec des annonces quantifiées illusoires et approximatives. Il devrait s’en tenir à demander davantage d’allégement sur le coût du travail, les procédures,  plus de productivité. Enfin éviter come le gouvernement de faire des annonces au coup par coup qui rendent illisible la cohérence globale.

Supprimer deux jours fériés (Medef)

Supprimer deux jours fériés (Medef)

C’est la proposition du MEDEF pour aider la croissance, avec auusi la suppression du SMIC et la remise en cause des 35 heures. En fait il s’agit de lutter contre le manque de compétitivité qui prive la France de croissance et d’emplois. De fait les Français travaillent moins que leurs principaux concurrents et surtout le coût du travail est plus élevé en France  (le plus élevé d’Europe). Des propositions qui en l’état du contexte politique et social risque d’être mal accueillies par les institutionnels mais pas nécessairement par les français qui considèrent à juste titre que le gouvernement n’en faiat pas assez pour les entreprise et donc pour l’emploi. Par contre la promesse de créer 1 million d’emplois (promesse déjà faite par le Medef) risque de discréditer le plan, car ces annonces sont toujours très aléatoires et discutables L’ Essentiel de mettre les entreprises en condition de compétitivité pour créer des emplois, combien ? C’est autre chose.  Le Medef veut créer 1 million d’emplois, et pour cela il a un plan. Ce dernier devait être dévoilé mercredi 17 septembre, mais Les Echos se sont procurés le document avant. Le texte d’une cinquantaine de pages s’intitule « Comment relancer la dynamique de création d’emplois en France ? »  Il s’agit d’une liste de freins qui doivent être levés. Et chaque mesure est quantifiée en termes d’emplois. Le Medef propose notamment de supprimer de 2 jours fériés par an afin de gagner 1% de croissance. Il veut également déroger à la durée légale du travail ou au salaire minimum pour les « populations les plus éloignées de l’emploi » pour un gain d’emploi entre 50.000 et 100.000. Le Medef désire aussi un lissage des seuils sociaux. Il prévoit aussi, avec les salariés qui le désirent, l’ouverture des commerces le soir ou le weekend. Le patronat souhaite transformer le CICE en baisse de charges.  Ces propositions risquent de ne pas faire l’unanimité, notamment avec la semaine à haut risque pour l’exécutif – vote de confiance au Premier ministre et discours du Président – qui s’annonce. Mais il était temps que le Medef secoue ses branches professionnelles. Lors de l’Université d’été du Medef, Manuel Valls a demandé aux entreprises de trouver rapidement des accords sur les emplois et formations dans le cadre du pacte de responsabilité.  Aux grandes entreprises, Manuel Valls avait rappelé que ce seront d’abord les TPE qui bénéficieront de cette mesure. Le montant du dispositif, « 40 milliards d’euros » soit « 2 points du PIB », doit « répondre au problème du coût du travail ».

 

Juppé au Medef « moi, j’adore les entreprises » !

Juppé au Medef  « moi, j’adore les entreprises » !

 

Il ne manque pas d’humour Juppé. Constatant que certaines personnalités avait déclaré qu’elles aimaient l’entreprises, il a déclaré que lui c’était encore mieux, il les adorait et depuis longtemps. Le cri  d’amour de Valls avec le recul apparait d’autant plus ridicule que cela exprime un état d’âme qui engage strictement à rien. Or on n’attend pas d’expression publique des états d’âme mais des actions des  responsables politiques. Evidemment Valls a voulu réussir un coup médiatique :  se faire applaudir par les patrons au moment même où il perdait 9 points dans les sondages et où le chômage atteignait encore une nouveau record. Tactiquement  ce n’est pas forcément une bonne opération de communication car le contrecoup risque de se produire lors des universités du PS à La rochelle où nombre de députés déjà remontés contre la politique gouvernementale risquent de ne pas lui faire une standing ovation mais de le siffler. En prévision, Cambadélis Premier secrétaire,  a demandé aux responsables de ne pas siffler Valls en séance publique mais de se contenter de ne pas applaudir !  Ce qui en dit long long sur les rapports entre le parti et le Premier ministre en recherche d’une majorité introuvable.

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol