Archive pour le Tag 'médecine'

Santé – zone tendue : stage obligatoire pour les étudiants en médecine

Santé – zone tendue : stage obligatoire  pour les étudiants en médecine

On se souvient que le Premier ministre s’était opposé à ce que les jeunes messins s’installent pendant quelques années de façon contrainte dans les zones sous-tendues. Du coup sans doute pour compenser ce refus, le gouvernement prévoit dans son projet loi santé d’imposer un stage aux étudiants en médecine avant l’internat. Une mesure intermédiaire qui ne sera pas très efficiente pour répondre à la question centrale des déserts médicaux des zones rurales ou du péri urbain. Le problème est pourtant de plus en plus grave car non seulement les médecins délaissent les zones rurales et périphériques mais aussi les petites villes voire les villes moyennes pour privilégier la médecine de spécialités dans les grandes métropoles. La seule et unique solution vers laquelle on s’oriente donc est le recrutement de médecins étrangers auxquels il conviendra d’accorder des conditions matérielles favorables pour les attirer et les maintenir. L’affaiblissement économique n’est pas seulement en cause, il s’agit aussi d’un problème culturel. Les jeunes médecins refusent les conditions de travail qui étaient celles des vieux généralistes qui n’hésitaient pas à travailler 12 heures par jour et certains disponibles 24 heures sur 24. Désormais nombre de médecins préfèrent  les spécialités ou encore être salariés. Bref la même problématique de rapport que l’ensemble de la population française qui en moyenne adhère à une dévalorisation de la valeur travail. S’ajoute à tout cela la folle tendance à la mettre polarisation de toutes les activités économiques et humaines qui vont bientôt concentrer 90 % de la population française dans seulement 10 à 12 grandes agglomérations. L’amendement proposé au projet de loi santé serait justifié par le fait que les stages sont actuellement « très largement concentrés dans les milieux urbains », or « c’est la réalisation de ces stages dans d’autres milieux, et en particulier dans les territoires ruraux ou périurbain » qui « permettrait aux étudiants de découvrir une autre pratique de la médecine et ainsi les former et les inciter à la pratique dans ces zones », a justifié l’auteure de l’amendement dans son exposé des motifs.

 

Médecine-Espèces en voie de disparation :les généralistes

Médecine-Espèces en voie de disparation :les généralistes

Si ça continue les médecins généralistes pourraient quitter la tutelle de la ministre de la santé, Marisol Touraine pour passer sous la tutelle de Ségolène Royal, ministre de l’environnement. L’espèce des généralistes est en effet très menacée en France. En cause la faible rémunération, les conditions de travail, la bureaucratie. Curieux car on compte de plus en plus de spécialistes,  eux bien rémunérés,  grassement parfois) alors que le généraliste est sans doute le métier le plus fondamental dans l’édifice médical.( Accessoirement le recours excessif aux spécialistes coule la sécu). De ce point de vue les contrainte imposées notamment par l’énarque Marisol Touraine aux  médecins généralistes participent à l’extinction de l’espèce. Au moins chez Ségolène, on pourrait créer – comme pour les bagnoles- une  vignette à apposer dans les cabinets des généralistes «  espèce protégée ». Les grincheux diront que ça ne changera rien, bien sûr mais on aura quand même fait semblant de faire quelque chose, uen sorte de compassion quoi ! Le nouvel Atlas des médecins en France, publié par l’Ordre des médecins ce mardi matin, confirme  en effet deux grandes tendances observées ces dernières années. D’abord, près de six nouveaux praticiens sur dix sont des femmes jeunes, tandis que l’âge moyen des médecins hommes ne cesse d’augmenter. Par ailleurs, certaines spécialités sont en crise et peinent de plus en plus à se renouveler.  Il n’y a jamais eu autant de médecins en France mais la profession est vieillissante. C’est ce qui ressort de l’Atlas médical publié ce mardi par le conseil national de l’ordre des médecins et dont France Info a pris connaissance. Mais surtout, cet Atlas confirme que la profession se féminise et que certaines spécialités manqueront de médecins dans les prochaines années. Parmi les médecins qui viennent de s’inscrire à l’Ordre, 58 % sont des femmes dont la moyenne d’âge est de 33 ans. A l’autre bout de la pyramide des âges, de plus en plus de médecins retraités continuent à exercer : leur nombre a plus que doublé en 4 ans. L’an dernier, ils étaient plus de 14.600 à poursuivre leurs consultations. L’activité libérale semble retrouver quelques couleurs, même si l’activité salariée reste majoritaire. Une tendance de fond se vérifie toutefois d’année en année : la diminution du nombre de médecins généralistes. Par ailleurs, quatre spécialités sont en crise : la rhumatologie, la dermatologie, la chirurgie générale et ORL, les médecins libéraux étant de moins en moins nombreux à choisir ces disciplines. En ce qui concerne maintenant la répartition des médecins, sans surprises la moitié sud de la France est celle qui attire la plus forte densité de praticiens ainsi que l’Ile-de-France.

Médecine : d temps d’attente de plus en plus longs pour les patients

Médecine : des temps d’attente de plus en plus longs pour les patients

Faute de pouvoir consulter à temps, on se rue sur l’hôpital et c’est la sécu qui trinque. Trois mois pour décrocher un rendez-vous  chez un ophtalmologue  selon une enquête réalisée par le cabinet Jalma avec l’Ifop. Et  29 % des personnes sondées par l’Ifop ont attendu plus de six mois pour avoir leur rendez-vous. (6 jours au lieu de 4 il y a deux ans) 57 jours en moyenne d’attente pour consulter un gynécologue, 50 jours pour un dermatologue, 42 pour un cardiologue… Le patient est souvent servi plus rapidement à l’hôpital, mais il n’y a pas de quoi pavoiser : 81 jours pour voir un ophtalmologue, 56 pour un rhumatologue ! Résultat, seuls 44 % des patients jugent l’accès aux soins « facile » auprès d’un spécialiste. Le bilan est plus flatteur pour les généralistes (88 %), mais dramatique pour les ophtalmologues (20 %). Les patients ne retirent pas pour autant leur confiance aux médecins : 92 % sont satisfaits de leur généraliste, et 86 % de leurs spécialistes.  «Le vrai problème de l’accès aux soins, ce ne sont pas les dépassements d’honoraires mais le temps d’attente», estime Mathias Matallah, de Jalma. Les sondés qui avouent avoir déjà renoncé à des soins chez des spécialistes l’ont fait à 64 % à cause des délais, contre 46 % en raison du coût et 32 % de l’éloignement géographique.  La moindre disponibilité des médecins est structurelle : vieillissement (58 ans en moyenne chez les ophtalmologues), féminisation, nouveaux modes de vie. «Les femmes travaillent moins le mercredi, et l’ensemble des médecins consultent moins le samedi pour avoir plus de temps libre eux aussi», analyse Mathias Matallah. En attendant, ces délais coûtent cher. Car les patients se rendent aux urgences des hôpitaux quand ils ne parviennent pas à se faire soigner en ville. Et 31 % des personnes interrogées en novembre ont reconnu l’avoir fait, contre 26 % en 2012. Résultat, non seulement les urgences sont débordées, mais, en plus, l’Assurance-maladie paie plus cher : une admission est facturée plusieurs centaines d’euros contre quelques dizaines pour la consultation en ville.

 

Médecine : la fin du numerus clausus ?

Médecine : la fin des « numerus clausus ?

La fin du numerus clausus pou certaines professions médicales ? Un  rapport, confidentiel même s’il avait déjà fuité, pourrait donner lieu à une rentrée explosive pour le gouvernement. Elaboré par l’Inspection générale des finances et consacré aux désormais fameuses « professions réglementées« , celui-ci préconise en effet de ne plus restreindre l’accès d’étudiants aux professions de la santé, sauf pour les médecins généralistes et spécialistes. Pour les masseurs-kinésithérapeutes, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les pharmaciens d’officine, ce rapport gardé au secret par le gouvernement depuis mars 2013 et que l’AFP a pu consulter préconise une « suppression du numerus clausus« , c’est-à-dire d’un quota d’étudiants déterminé à l’avance, et l’organisation en France d’une « formation plus ouverte ».  L’IGF, un corps d’élite de la haute fonction publique, estime que pour ces professions, auxquelles elle adjoint celle de vétérinaire, « la durée d’études qui ne dépasse généralement pas six ans, laisse aux étudiants une visibilité suffisante » et « permet que la planification sanitaire soit régulée par les niveaux de remboursement des frais médicaux ».    En clair, contrairement aux médecins spécialistes et généralistes engagés dans de longues études, coûteuses pour l’Etat, rien ne justifie de réduire a priori le nombre des étudiants pour les autres professions de santé, surtout que ces quotas sont de fait contournés par l’arrivée de diplômés d’autres pays, dont de nombreux Français ayant étudié en Belgique, Espagne ou Roumanie, et dont les formations sont reconnues. C’est notamment sur la base de ce texte que le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg veut présenter à la rentrée une loi destinée à déréglementer certains secteurs, pour accroître la concurrence, faire baisser les prix et donc améliorer le pouvoir d’achat.

 

Cahuzac : interdit de médecine

Cahuzac : interdit de  médecine

 

Cahuzac, également chirurgien, ne peut plus exercer la médecine jusqu’en septembre, à la suite d’une sanction de l’Ordre des médecins, a-t-on appris vendredi auprès du conseil national de l’Ordre des médecins, confirmant une information de BFMTV. La sanction de trois mois d’interdiction d’exercer la médecine s’applique du 1er juillet au 30 septembre minuit. « Il a déconsidéré la profession ».Jérôme Cahuzac avait été sanctionné en janvier d’une interdiction d’exercer la médecine pendant six mois, dont trois avec sursis. L’Ordre départemental des médecins de Paris avait justifié cette sanction par le fait que Jérôme Cahuzac avait menti devant l’Assemblée nationale. « Nous estimons que c’est amoral et qu’il a déconsidéré la profession de chirurgien », avait alors indiqué la présidente du CDOM, Irène Kahn-Bensaude. Il nie la fraude fiscale… avant d’avouer. En mars, Jérôme Cahuzac avait fait appel de cette décision de la chambre disciplinaire, repoussant ainsi son application. En mai, il s’est finalement désisté. Jérôme Cahuzac avait quitté le gouvernement le 19 mars 2013, en plein scandale après les révélations par Mediapart de l’existence d’un compte bancaire en Suisse lui appartenant. Il avait longtemps nié avant de reconnaître son mensonge. Il a été mis en examen, notamment pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ».

 

Médecine: davantage de spécialistes que de généralistes !

Davantage de spécialistes que de généralistes !

 

C’est connu, le métier de généraliste est plus ingrat que celui de spécialistes. Les spécialistes sont nettement mieux rémunérés, ils peuvent recevoir leurs patients quand ils veulent, prendre des congés plus souvent, résider dans les grandes villes. Il faudrait que les généralistes soient mieux payés que les spécialistes compte tenu des contraintes mais c’est l’inverse. Pas étonnant que la sécu soit en déficit. . D’après les chiffres dévoilés jeudi 5 juin par le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), les généralistes sont de moins en moins nombreux en France, contrairement aux spécialistes (hors chirurgiens). Ces derniers pourraient même les dépasser d’ici 2020. Le nombre de médecins généralistes a diminué de -6,5% de 2007 à 2014, alors que celui leurs confrères spécialisés dans d’autres disciplines a augmenté de +6,1% sur la même période (+6,7% pour la chirurgie). On compte actuellement 90 630 médecins généralistes pour 84 335 spécialistes (hors chirurgiens, encore une fois) mais le rapport devrait s’inverser d’ici 2020, avec 88 158 spécialistes pour 86 203 médecins généralistes, selon les prévisions du Conseil. D’après son président, Patrick Bouet : cela « pose le problème de l’organisation universitaire, mais aussi de l’attractivité de la médecine générale qui reste malgré tout un choix par défaut plutôt qu’un choix d’adhésion ». Car les spécialistes sont mieux rémunérés que les généralistes. Par ailleurs, le Cnom souhaiterait revoir le programme même des études de médecine, trop axé sur le milieu hospitalier à son goût. Au 1er janvier 2014, le Conseil recensait 198 760 médecins en « activité régulière » : exerçant au même endroit, hors remplaçants ou temporairement sans activité. Ce chiffre, bien qu’en baisse de 0,3% par rapport à 2020, vient confirmer la stabilisation des effectifs qui, selon le Cnom, devraient stagner jusqu’en 2020. Enfin, le Conseil compte 60 823 retraités (+62,5% depuis 2006). Un peu moins d’un quart d’entre eux continuent d’exercer.




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