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Les limites d’une politique monétaire (Mathieu Mucherie, économiste de marché)

Les limites d’une politique monétaire (Mathieu Mucherie, économiste de marché)

 

Extrait d’une interview dans Atlantico à propos du rôle de la politique monétaire dans la redistribution des richesses.

Comment résoudre une telle situation et obtenir un résultat plus satisfaisant dans la distribution des revenus et du patrimoine, pour ce qui relève de la politique monétaire ?

« …..nous vivons dans un pays où les décideurs n’ont pas la moindre idée de ce qui se passera après juin prochain, qui ne savent même pas s’ils doivent être rawlsiens ou nozickiens ou autre chose quand ils prétendent agir au nom de la « justice sociale », qui n’ont pas la moindre méthode pour savoir où se situent dans les inégalités nées de la révolution numérique les inégalités justes et/ou incitatives et où se situent les inégalités génératrices de rentes injustes (voilà qu’ils taxent les GAFA au pifomètre et… sur leur chiffre d’affaires !!), qui veulent le « plein emploi » dans le cadre d’un régime monétaire qui singe l’étalon-or (le système monétaire le plus adapté à la maximisation des écarts de richesse, puisqu’il entrave l’apurement des créances et favorise la rente, et le statu quo), et le tout avec des mécanismes d’intervention qui mixent joyeusement la redistribution au moment du prélèvement des impôts et la redistribution (parfois aux mêmes) au moment de la dépense publique (bravo la transparence), avec bien entendu cinq strates administratives pour rajouter un peu de fumée et quelques doublons, et saint Piketty en lecture pour tous. Un travail d’amateur dans une boite noire en double aveugle, en toute bonne conscience !! Avec le risque de voir tous ces « efforts » de redistribution annihilés par trois réunions de la BCE, par un nouveau dégazage bancaire ou une nouvelle provoc’ déflationniste de l’axe franco-allemand du mal.

La politique monétaire ne peut pas trop différencier si une dispersion des revenus est juste ou injuste, elle n’est pas l’instrument DE 1er rang pour lutter contre, le cas échéant, c’est simplement l’instrument AU premier rang, chronologiquement, pour éviter que la déflation ne s’installe avec son cortège de malheurs, de dettes qui s’accumulent et de chômeurs conjoncturels qui deviennent structurels. Le QE peut faire office de pare-feux et de facilitateur, ce n’est pas un outil de redistribution dans un sens ou dans un autre, à moins de prouver qu’il ne transite que par les effets richesse (en zone euro, bon courage) ou qu’à l’inverse il pourrait chambouler l‘ordre social bourgeois par une inflation à 10% (re-bon courage).

La politique monétaire en zone euro ne peut hélas rentrer dans les détails : elle est homogène, au mieux elle peut être un peu mieux orientée vers les maillons les plus faibles du Sud, et mieux orientée en direction de la prévention des crises de la demande agrégée, mais elle ne peut pas (et ne doit pas) rentrer dans les secteurs, les firmes, les ménages. La plus jolie fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a : même un néo-monétariste comme moi, très attaché à la notion de surpuissance de la politique monétaire, doit reconnaitre que le banquier central ne peut directement s’occuper ni de l’éducation, ni de l’aménagement du territoire, ni de l’immigration, ni de la libération du foncier, ni des statuts, ni de la fiscalité, c’est-à-dire des sources parmi les plus essentielles des inégalités concrètes. L’entrée de mexicains dans les Etats du Sud des USA dans les années 70, 80 et 90 n’est pas pour rien dans l’élargissement du spectre des salaires : oui, mais que pouvait y faire Alan Greenspan ?

En zone euro, la BCE a déjà un job à temps plein : son rôle est crucial pour les taux de changes, les taux d’intérêt, la survie supervision de 128 grandes banques, et une partie des marchés via les règles de collatéral notamment : ça fait déjà beaucoup pour un acteur non-élu, et pas toujours compétent, qui passe déjà trop de temps sur des missions annexes ou illégales (régulation des bonus des traders, symposiums sur les réformes structurelles pour tout le monde sauf pour lui, chantages vis-à-vis de certains gouvernements en pleine crise, et pendant les vacances : organisation de bank run et de corralito en Grèce ou à Chypre). Et maintenant les inégalités ? et demain le trafic aérien, et après demain la relance de la natalité en Europe ? Attention au surmenage, au syndrome « Gosbank », et aux conflits d’intérêts… »

 

Le CSA à la botte du gouvernement révoque Mathieu Gallet

Le CSA à la botte du  gouvernement révoque  Mathieu Gallet

Mathieu Gallet président  de Radio France a été révoqué par le très servile conseil supérieur de l’audiovisuel. Curieux comme décision car les faits reprochée concernent  non pas la gestion de Mathieu Gallet à  Radio France mais la gestion qu’il a exercée précédemment à l’institut national de l’audiovisuel. On aurait pu s’apercevoir avant des libertés que prenait Mathieu Gallet avec les règles des marchés publics. Si le président de Radio France a été évincé il ne doit surtout au gouvernement qui a tout d’un coup découvert les légèretés financières de Mathieu Gallet. En fait,  le conseil supérieur de l’audiovisuel s’est couché devant le gouvernement, pas étonnant puisque les membres nommés par le président de la république, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a été créé par la loi du 17 janvier 1989L 1 modifiant la loi du 30 septembre 1986. Il remplace la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL,1986-1989), qui remplaçait elle-même la Haute autorité de la communication audiovisuelle (1982-1986). Son but est de veiller à la bonne application de la loi de 1986, précitée, sur la liberté de communication. Comme la CNIL, le CSA est considéré « autorité administrative indépendante » : il régule le secteur audiovisuel au nom de l’État mais sans dépendre du gouvernement.  La  loi de novembre 2013 lui redonne le pouvoir de nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public (France TélévisionsRadio France et France Médias Monde) qu’il avait perdu en 2009 Leur mandat est de six ans, non renouvelable. Ils sont soumis à un devoir de réserve et ne peuvent cumuler leur fonction avec un emploi public, privé ou avoir des intérêts dans le secteur des médias. Au moment de sa nomination, un conseiller doit avoir moins de 65 ans. Comme la plupart des conseils et autres hautes autorités qui pullulent en France, le CSA est à la botte du  gouvernement. Pour preuve, on se demande bien pourquoi il s’est réveillé d’un coup alors que l’effet reproché à Mathieu Gallet sont connus depuis des années. Certes l’intéressé a fait preuve de légèreté mais c’est une très vieille affaire dont le traitement judiciaire n’est pas terminé puisque l’intéressé  a fait appel de sa condamnation. La vérité c’est que le gouvernement de cette opportunité pour déstabiliser Radio France afin d’engager une réforme globale de l’audiovisuel public qui regrouperait à la fois Radio France, France Télévisions et Internet. La ministre de la Culture Françoise Nyssen dit « prendre acte » de la décision du CSA tout en réaffirmant la position de l‘exécutif : “Radio France est au coeur de notre réflexion et des travaux en cours sur la transformation de l’audiovisuel public». Le pire c’est  que le CSA pourrait être désormais privé de nommer ou de destituer les dirigeants de l’audiovisuel public ! le gouvernemenet pourrait en effet  ôter au CSA son pouvoir de désignation des dirigeants de l‘audiovisuel public pour le confier aux conseils d‘administration. Bref, une décision très politique  à l’ancienne !

Mathieu Gallet : irrégularités et copinage à l’INA ( Canard enchaîné)

Mathieu Gallet : irrégularités et copinage à l’INA ( Canard enchaîné)

 

Selon « Le Canard enchaîné », un service de contrôle de Bercy a relevé des « irrégularités » dans des contrats de plusieurs centaines de milliers d’euros passés, sans mise en concurrence, avec des consultants par Mathieu Gallet, alors président l’INA. L’hebdomadaire cite les conclusions d’une note du 10 avril du Contrôle général économique et financier (CGEFI), dont le journal a obtenu copie et dont il reproduit un extrait. Selon « Le Canard enchaîné », le CGEFI relève des « dysfonctionnements et irrégularités » dans plusieurs marchés passés avec des cabinets de conseil lors de la présidence de Mathieu Gallet à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), entre 2010 et 2014. Parmi ces marchés figurent des contrats avec les sociétés OpinionWay puis Balises, pour un montant total de près de 250.000 euros, passés sans mise en concurrence, une procédure pourtant obligatoire, selon « le Canard enchaîné ». Or, souligne l’hebdomadaire, Denis Pingaud, actuel conseiller en communication de Mathieu Gallet à Radio France, préside la société Balises. Et il était vice-président d’OpinionWay lors de la signature des contrats avec l’INA. Pour un autre contrat de 119.000 euros passé en 2011 avec le cabinet Bernard Spitz Conseil, « il n’a pas été trouvé trace d’une mise en concurrence par courrier ou mail », indique aussi la note du contrôleur d’Etat, citée par l’hebdomadaire. Fin mars, « Le Canard enchaîné » avait déjà affirmé que Mathieu Gallet avait engagé six cabinets de consultants lorsqu’il présidait l’INA. En tout, près de 800.000 euros sans mise en concurrence, écrivait l’hebdomadaire.

 

Je ne démissionnerai pas » Mathieu Gallet, PDG de Radio France …..dommage !

Je ne démissionnerai pas » Mathieu Gallet, PDG de radio France …..dommage !

« Je ne démissionnerai pas, j’irai jusqu’au bout », a-t-il affirmé jeudi sur iTélé. « J’ai été nommé il y a un peu plus d’un an par le CSA, à l’unanimité. Et seul le CSA peut me retirer mon mandat. (…) Le CSA m’a renouvelé sa confiance la semaine dernière », a-t-il ajouté. Dommage car cela éviterait peut-être de nouveaux gaspillages. A Radio France 100 000 euros pour la rénovation de son bureau d’après le Canard enchainé. C’est un récidiviste au ministère de la culture et à l’INA il avait déjà faiat rénover trois bureaux quand il y avait  exercé des fonctions. En plus il utilise les conseils d’un communiquant pour gérer son image, cout : 90 000 euros pour radio France. Récidiviste aussi dans ce domaine puisqu’à l’INA il payait déjà un communiquant pour 60 000 euros par an . l’exemple même des gaspillages des grands fonctionnaires d’Etat qui dirigent le pays. Mais  pour lui i n’y a pas de problème, tu m’étonnes c’est la redevance qui paye ! 600 millions de budget, déficit de 50 millions, 5000 salariés, salaire mensuel de 5000 euros !)   « Il n’y a pas un sujet Mathieu Gallet, il y a un problème Radio France« , a-t-il encore déclaré, dans sa première intervention publique depuis les nouvelles révélations du Canard enchaîné sur ses dépenses. « Il faut que la grève cesse », a-t-il dit, espérant que cette dernière prenne fin « dans les prochains jours avec les décisions que prendra l’État ». Il a rappelé que le conflit coûte « un million d’euros par semaine » à Radio France. Au sujet des pistes possibles d’économies, Mathieu Gallet a déclaré à propos des deux orchestres de Radio France que « le statu quo n’est plus possible », rappelant que ces derniers coûtent « 60 millions d’euros » par an au groupe public, contre les « 2 millions d’euros » qu’ils rapportent. « On ne peut pas continuer ainsi », a-t-il dit, dans une nouvelle allusion à une possible fusion des deux orchestres. Il a par ailleurs précisé ne pas vouloir supprimer de stations.




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