Archive pour le Tag 'massif'

« Pour un plan hydrogène massif »

« Pour un plan hydrogène massif »

C’est l’appel du député de Dordogne Michel Delpon dans une tribune du JDD, cosignée par plus d’une centaine de parlementaires,.

 

:  »…. Nous, parlementaires français et européens, appelons le gouvernement français à changer de paradigme en investissant massivement et de manière cohérente dans l’hydrogène.

La France dispose d’ores et déjà d’une chaîne de valeur complète, avec de grands groupes de la chimie, de l’énergie, de l’automobile, des centres de recherche, des PME, des TPE et des startups. Ces acteurs ont la capacité de devenir des leaders mondiaux de l’hydrogène dans trois domaines déterminants pour la souveraineté économique de notre pays :

  • Les mobilités zéro émission carbone dans le segment des transports lourds dans un premier temps (trains, bus, camions, fluviomaritime, aéronautique) puis les transports légers (voitures, drones, vélos).
  • Le verdissement des industries actuellement fortement consommatrices d’énergies fossiles très polluantes.
  • L’habitat, tant pour les chantiers du bâtiment que pour substituer le chauffage au fuel par des piles à combustible et chaudières mixtes.
  • Le stockage en régulation du marché de l’énergie.

Nous sommes convaincus que le choix de l’hydrogène permettra de créer de la valeur ajoutée et de générer des milliers d’emplois dans nos territoires ruraux et urbains de l’hexagone et d’Outre-mer. Pour favoriser le développement de la filière hydrogène en France il est nécessaire d’ancrer une stratégie hydrogène dans la logique de la politique industrielle française en menant de concert le soutien au développement technologique et le développement à l’échelle des marchés finaux (mobilités, industrie et habitat).

L’hydrogène est pour la France et l’Europe un véritable enjeu géopolitique qui peut nous conduire à l’autonomie énergétique

Pour y parvenir de façon cohérente, les investissements devront impérativement être déployés de manière simultanée sur les technologies décarbonées de production et sur les usages. En faisant le choix contraire de séquencer dans le temps le soutien aux technologies puis aux marchés, la France prendrait le risque de n’offrir aucun débouché aux innovations technologiques françaises et d’accentuer son retard à la mise sur le marché. En vue de développer la filière hydrogène, il nous semble nécessaire de privilégier une approche de passage à l’échelle sur l’ensemble de la chaîne de valeur tout en trouvant un juste équilibre entre la part française légitime et les réalités économiques industrielles.

Outre le Green Deal européen, plusieurs États membres ont alloué des budgets significatifs à leurs stratégies hydrogènes nationales, en adéquation avec le potentiel réel de cette technologie, dans le cadre de leurs plans de relance : 9 milliards d’euros pour l’Allemagne ou encore 7 milliards d’euros pour le Portugal. Hors Union européenne, la Chine a démontré sa volonté de s’imposer comme le leader incontestable en décidant d’investir massivement tant au niveau national qu’au niveau des provinces.

Dans ce contexte l’hydrogène est pour la France et l’Europe un véritable enjeu géopolitique qui peut nous conduire à l’autonomie énergétique. Écologie et économie doivent désormais aller de pair en faisant évoluer notre modèle économique pour le rendre compatible avec les engagements des accords de Paris, du Green Deal et de la neutralité carbone en 2050.

Nous demandons un plan hydrogène piloté par une gouvernance systémique doté d’un budget à la hauteur des pays concurrents afin de :

  • Soutenir le développement de la recherche et des nouvelles technologies,
  • Soutenir l’offre et la demande en favorisant des grands projets économiquement plus pertinents sur les territoires,
  • Permettre aux secteurs de l’industrie, de la mobilité et de l’habitat d’amorcer leur décarbonation avec de l’hydrogène renouvelable ou certifié bas carbone.

C’est uniquement à ce prix que la France pourra asseoir son leadership dans l’industrie de l’hydrogène et réussir son défi à la fois de transition écologique, de mutation énergétique et de relance économique verte. »

États-Unis: un plan massif de 3.000 milliards de dollars ?

États-Unis un plan massif de 3.000 milliards de dollars ?

un plan massif de 3000 milliards supplémentaires décidés par la chambre des représentants mais il n’est pas certain que Trump  suivent cette recommandation. Notons qu’un plan de 3000 milliards a déjà été décidé. ( 2700 milliards exactement).

Atteignant un montant inédit de 3.000 milliards de dollars, ce projet de loi de la chambre des représentants comprend de nouveaux paiements directs aux Américains et près de 1.000 milliards de dollars pour les Etats et collectivités locales afin qu’ils assurent les salaires des employés publics «essentiels» dans les hôpitaux, les écoles… Il prévoit également des fonds pour les petites et moyennes entreprises, la recherche sur le dépistage et le traçage, et de l’aide alimentaire pour les plus modestes.

 «Approuvez cette loi pour donner aux familles le soutien dont elles ont besoin. Il s’agit du peuple américain. Ce sont nos familles. Elles souffrent, elles ont besoin d’aide, nous avons les moyens et la possibilité de le faire», a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, dans l’hémicycle. Elle avait la veille admis que ce texte pourrait servir de démarrage aux négociations.

«Il ne me semble pas qu’un autre plan de 3.000 milliards de dollars devrait être l’objectif» du moment, avait souligné plus tôt, vendredi, le conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow. La Maison Blanche et les républicains préconisent une «pause» pour évaluer l’impact des mesures d’une ampleur historique déjà mises en oeuvre, avec l’adoption fin mars d’un plan de relance titanesque de 2.200 milliards de dollars, complété par 500 milliards de dollars de nouvelles mesures fin avril.

Coronavirus: Pour un soutien massif aux pays du sud

Coronavirus:  Pour un soutien massif aux pays du sud

 

Tidjane Thiam, ancien directeur général de Prudential puis du Crédit suisse, et Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (AFD  plaident pour un soutien massif aux économies du sud.

Cette crise est-elle comparable à l’une de celles traversées par le monde depuis le krach boursier de 1929 ?

Tidjane Thiam : Elle est sans précédent lorsque l’on regarde son impact économique. Elle remet en cause nos modes de production, de travail, de déplacement, les interactions entre nous tous. Le coronavirus sévit partout, de la même manière et au même moment. Cette crise aura des conséquences sociologiques et, à terme, politiques. Les crises classiques, du type choc pétrolier, ont des répercussions différentes entre pays, avec des gagnants et des perdants. Dans celle-ci, nous sommes tous potentiellement perdants. Il y a deux scénarios pour le monde à moyen et long terme : une sortie par le haut reposant sur la solidarité et le partage du fardeau économique, ou le repli sur soi et la fermeture.

Rémy Rioux : Ce virus livre, en quelque sorte, une guerre à la mondialisation. Il a suivi des routes historiques, celle de la soie jusqu’à la Lombardie-Vénétie, celle des grandes découvertes qui mène à l’Afrique et aux Amériques. Il montre qu’il existe quelque chose de plus fort que l’économie, alors qu’on vivait dans l’illusion du contraire. C’est une crise unique, simultanée, plus globale et plus rapide qu’en 1929, plus profonde que la crise financière de 2009. Le FMI prévoit désormais une récession de 3 % cette année, très loin des 3,4 % de croissance prévus auparavant. Heureusement, il n’y a pas de contagion, pour l’instant, à la sphère financière. La Réserve fédérale américaine s’est montrée plus solidaire qu’en 2008, au profit notamment des banques centrales des pays émergents. Mais nous allons plus loin encore dans une économie de la dette, avec le risque de créer une bulle financière dans les prochaines années.

 

Quel sera l’impact en Afrique ?

T. T. : Je crains que la crise sanitaire soit encore loin de son pic sur le continent mais ses effets économiques se font déjà sentir. Lors d’un tel choc, les marchés réagissent immédiatement. L’Afrique est frappée de plein fouet. On peut craindre une récession de 2 %, après dix-huit ans de croissance ininterrompue. Quelque 22 millions d’Africains pourraient se retrouver au chômage. Tout cela conduit à une baisse des recettes des Etats, au moment où ils doivent dépenser plus sur le plan sanitaire. Tout cela dans un contexte mondial de compétition entre pays pour l’achat d’équipements vitaux. La démographie africaine ne va pas s’arrêter du jour au lendemain, entraînant une hausse continue et nécessaire des dépenses sociales. Nous aurons du mal à accueillir tous les patients si la pandémie progresse. Le confinement n’est pas une solution durable dans les quartiers défavorisés, avec des populations vivant de revenus journaliers, dans des espaces réduits et sans accès à l’eau. Les Africains – 60 % ont moins de 25 ans – ne sont pas habitués à de telles restrictions.

R. R. : Le Sahel sera probablement moins affecté au plan économique car les pays les plus pauvres ont une meilleure capacité d’adaptation que ceux tournés vers l’extérieur. Je suis plus inquiet pour les pays pétroliers et les économies émergentes, notamment en Afrique du nord et en Afrique australe, exposés à la chute des cours des matières premières, à la baisse subite des transferts de leur diaspora, aux fuites de capitaux, alors que leur système de santé, plus performant, est davantage sollicité. Ils sont aussi plus insérés dans les chaînes de valeur mondiales, donc plus exposés aux chocs de l’économie réelle. Leurs difficultés pourraient avoir un effet d’entraînement sur leurs voisins. Il va falloir trouver des solutions adaptées pour tous les pays d’Afrique.

Les systèmes sanitaires africains vont-ils tenir le choc ?

T. T. : La situation est différente d’un pays à l’autre. L’impact dépendra des politiques suivies dans le passé et de l’existence de capacités locales. Plus la réponse sera proche du terrain, plus on aura de chance de prendre les bonnes décisions. Les progrès en matière d’éducation et de capital humain ont été importants ces dernières années en Afrique. A son indépendance, la Côte d’Ivoire comptait 150 diplômés universitaires. Ils sont des centaines de milliers aujourd’hui. Des leaders comme Macky Sall, Paul Kagamé, Cyril Ramaphosa communiquent dans nos réunions via messagerie électronique. Leur approche est compétente et pragmatique. Autre facteur d’optimisme, la mobilisation des ministres des Finances et des entrepreneurs. Ces derniers sont rassemblés au sein d’un groupe de riposte, chacun apportant son expertise pour acquérir les équipements nécessaires. L’Afrique a changé, et en bien.

R. R. : Vu d’Europe, je suis frappé par la rapidité, la cohérence et l’unité de la réaction politique de l’Union africaine (UA) et de ses Etats membres. La coopération sanitaire est de mise. Et puis n’oublions pas les grands progrès en matière d’éducation en Afrique depuis vingt ans. La population possède des ressorts pour faire face, avec le dynamisme de sa jeunesse et la longue expérience acquise dans la lutte contre la variole, Ebola ou le sida. Les équipements de réanimation vont cruellement manquer, évidemment, et la persistance de conflits et les migrations forcées sont des facteurs aggravants, mais les comportements face à la crise sont porteurs d’espoir. Tous les gouvernements du monde sont confrontés à un même dilemme : comment sauver le plus de vies possible, en évitant le naufrage des activités ? L’Afrique va trouver sa réponse et des solutions qui nous inspireront en Europe. Nous devons être à son écoute et l’accompagner.

Le package annoncé par le G20 sur le report du service de la dette des pays pauvres n’est-il pas insuffisant ?

T. T. : Quand la maison est en feu, on ne se préoccupe pas de la qualité de l’eau. Le moratoire sur la dette accordé par le G20 permet de disposer rapidement et sans conditionnalités de ressources financières pour combattre un virus qui n’attendra pas et qui ignore les frontières. Ne pas traiter l’Afrique de manière exceptionnelle serait inique alors que tous, les États-Unis comme l’Europe, ont tourné le dos à l’orthodoxie financière – injection immédiate de plus de 3 000 milliards de dollars dans l’économie – pour répondre à la crise. Les économies intermédiaires ont le plus à perdre si on ne les aide pas. Elles ont fait de gros efforts pour assainir leurs finances publiques et elles doivent pouvoir continuer à investir, notamment dans les secteurs éducatifs et sociaux. Il ne faut pas compromettre les progrès accomplis. Il faudra s’assurer que les dettes publiques et privées sont soutenables. Et veiller à ce que l’argent frais soit au rendez-vous, via notamment l’utilisation de droits de tirage spéciaux (DTS, quotes-parts des pays) du FMI existants et non utilisés. Cela permettra d’éviter tout défaut sur la dette privée. L’histoire montre que les pays qui ont réussi leur décollage ont misé sur l’économie de marché tout en mobilisant de façon efficace à la fois capitaux publics et capitaux privés.

R. R. : Pas de « corona-morale » en Afrique, surtout ! Ce n’est pas le moment de conditionner les aides. Il faut éviter à tout prix qu’un choc exogène provoque des dégâts permanents. Nous sommes dans un moment keynésien, il faut réamorcer la pompe pour permettre aux pays africains d’accroître leurs investissements publics et éviter les faillites d’entreprises. La question du financement de l’Afrique est posée et on ne sortira pas de cette crise avec les instruments du passé. Il faudra notamment un effort supplémentaire en annulant des dettes, alors que les ministres des Finances africains ont évalué leurs besoins à 100 milliards de dollars. Pour les pays intermédiaires qui ont fortement recours aux marchés de capitaux, c’est plus complexe. Des annulations de dette signifieraient leur insolvabilité et rendraient plus difficile leur accès aux marchés de capitaux. Il est important que l’Afrique mène une concertation avec l’ensemble de ses créanciers, publics comme privés. Et essentiel que la Chine comme les membres des grandes banques et institutions financières de l’Institute of international finance s’engagent dans cet effort collectif. Il sera enfin nécessaire de renforcer les institutions financières africaines qui interviennent sur le continent. Nous rassemblerons les 400 banques de développement du monde dans le cadre du Forum de Paris sur la paix, en novembre, pour trouver des solutions.

Les Africains sont-ils optimistes sur l’engagement de la Chine à plus long terme?

T. T. : Le dialogue est permanent et à haut niveau entre dirigeants africains et chinois. On peut être confiant dans l’engagement de la Chine à participer à l’effort financier. Celle-ci souhaite être un partenaire de long terme de l’Afrique. Les autorités chinoises ont ainsi récemment envoyé en Afrique des équipes médicales ayant vécu l’expérience de Wuhan. Des milliardaires philanthropes comme Jack Ma apportent une contribution personnelle sous forme de dons en matériel. Sur les solutions financières, l’UA a demandé à la Chine de participer à la concertation collective.

Quels sont les enseignements à tirer de cette crise ?

R. R. : Cette crise remet en cause nos modèles et appelle une plus forte coopération internationale, au moment où nous vivons un affrontement mondial entre les partisans de la réconciliation – pour le climat, la biodiversité, contre les inégalités – et les forces de fragmentation, partout ravivées. Les grands ensembles politiques doivent articuler de façon renouvelée réponses nationales, régionales et internationales. La demande de protection et de souveraineté des populations aura des conséquences sur le partage des chaînes de valeur mondiales et entraînera des relocalisations. Elle peut avoir aussi des conséquences favorables, pour protéger l’environnement et renforcer les intégrations régionales. Il y aura sûrement un moment européen et un autre européo-africain à l’heure du renouvellement des accords liant les deux parties. Espérons que cette crise ne se traduise pas par un affaiblissement du multilatéralisme. La refondation de la solidarité internationale doit être en tête de l’agenda.

T. T. : La visibilité est encore réduite et les incertitudes sont grandes. Cela dit, une leçon que je suis prêt à tirer à ce stade est que cette crise nous rappelle la valeur de… l’humilité. La résilience de nos sociétés sera un thème important à l’avenir et devra être renforcée. Certains utilisent cette crise pour remettre en cause la mondialisation. Les réponses simplistes sont séduisantes mais parfois dangereuses. Ce qu’il faut faire c’est une meilleure mondialisation, plus consciente de ses externalités négatives et de ses conséquences sur le long terme, mettant plus d’accent sur l’enracinement local et la subsidiarité. C’est un défi que l’on pourra relever par le dialogue et la concertation, notamment entre l’Europe et l’Afrique. Cette crise montre enfin que l’on a besoin de leadership au niveau mondial. L’accord du G20 sur le report de la dette des pays les plus défavorisés est un exemple de ce que le monde peut faire de meilleur quand nous travaillons tous ensemble.

L’agenda climatique de la France est-il remis en cause ?

R. R. : Au contraire ! C’est une seule et même crise, sanitaire, économique, sociale et environnementale que nous vivons, où le court et le long terme s’entremêlent. Pour la première fois, chacun ressent le coût de l’inaction et peut comprendre la nécessité d’amplifier significativement nos efforts pour le climat. Défendons avec force le Green New deal de la Commission européenne et notre partenariat climatique et social avec l’Afrique. Avant l’irruption de cette pandémie, on pressentait déjà la fragilité de notre monde, en plein dérèglement climatique. Cela doit mener chacun d’entre nous et nos sociétés tout entières à une prise de conscience afin que nos actions de court terme soient résilientes. Les banques publiques de développement ont un rôle très singulier à jouer en apportant les preuves concrètes que c’est possible.

 

 

Le jour d’après : un chômage massif !

Le jour d’après : un chômage massif !

Après à peine un mois de confinement, la France connaît déjà un chiffre de presque 30%  % d’entreprises en chômage partiel. Un chiffre qui progresse de façon exponentielle. Bien sûr,  chacun attend la reprise mais elle dépendra largement du confinement. Ceci étant, la croissance sera assez durablement et fortement affectée. On prévoit en effet une baisse de 3 % du PIB annuel par mois de confinement. La baisse du PIB en 2020 devrait être de l’ordre de 15 %. Cet affaiblissement de l’activité générale va se traduire par une extraordinaire vague de licenciements. Le taux de chômage pourrait monter de 20 à 25 % comme pendant la crise de 1929. On va assister  à une crise de la demande- après celle de l’offre-  du fait de la baisse moyenne du pouvoir d’achat des ménages.

L’augmentation brutale et soudaine du nombre de chômeurs pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la situation financière .

En France, les derniers chiffres du ministère du Travail signalent une forte hausse des inscriptions au chômage partiel. Ainsi, plus de 6,9 millions de salariés seraient dans cette situation, un nouveau record, sur près de 20 millions de salariés du privés. Au total, 628.000 entreprises ont eu recours à ce dispositif qui permet au salarié d’être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net.

Coronavirus: l ‘OMS pour un dépistage massif

Coronavirus: l ‘OMS pour un dépistage massif

Curieusement l’OMS propose une orientation contraire à celle que prennent la plupart des états y compris  la France. En effet faute de deux moyens suffisants, la stratégie de dépistage a été abandonnée et réservée exclusivement au cas les plus graves. Le problème évidemment c’est que la transmission se fait essentiellement par des porteurs sains dits asymptomatiques c’est-à-dire qui n’ont pas de symptômes apparents ou des symptômes relativement faibles.

On comprend donc que l’organisation mondiale de la santé préconise maintenant de tester de façon massive les populations. Le problème c’est que les Etats sont complètement sous-équipés pour ses analyses biologiques. Elles ne peuvent souvent même pas fournir le nombre de masques de protection nécessaires, même pour le personnel médical comme en France ! Pourtant le président de la république d’ailleurs comme d’autres responsables politiques considèrent que nous sommes en état de guerre contre le virus. Le problème c’est quand situation de guerre contre un pays ou une armée, en quelques semaines l’appareil de production s’adapte aux nécessités imposées par cet état de guerre. Des usines sont réquisitionnées pour reconvertir les productions afin de soutenir cet effort de guerre. Pour l’instant,  dans ce domaine strictement rien n’a été fait. La sémantique politique a dépassé et de loin la capacité d’action réelle. Il est clair qu’on ne peut pas laisser à l’économie de marché, le soin de répondre à une production de matériel médical massif. Des réquisitions et des reconversions doivent être imposées.

“Nous avons un message simple à tous les pays: testez, testez, testez les gens”, a dit le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

Sans test de dépistage, a-t-il dit, on ne peut pas isoler les patients contaminés par le coronavirus et la chaîne d’infection ne peut pas être brisée.

Cette stratégie a montré des effets positifs en Chine, en Corée du Sud et à Singapour, a souligné le directeur général de l’OMS.

Il a par ailleurs demandé à ce que les patients présentant des formes légères du Covid-19 soient isolés et se soignent chez eux notamment dans les pays qui ne disposent pas de capacités médicales suffisantes.

Cette question des capacités médicales est particulièrement cruciale, a souligné le directeur général de l’OMS, puisque même les pays dotés de systèmes de santé performants luttent pour éviter la saturation.

Tedros a souligné qu’il était profondément préoccupé par les effets du coronavirus sur les pays en développement ou les pays les moins avancés où les populations sont déjà victimes de malnutrition ou d’autres problèmes de santé.

“Tous les pays devraient pouvoir tester tous les cas suspects, on ne peut pas combattre cette pandémie à l’aveugle”, a-t-il dit, ajoutant que l’OMS travaillait avec le secteur privé pour augmenter la production d’équipements de protection.

“L’économie de marché a échoué” dans ce domaine, a-t-il dit.

Paul Molinaro, responsable des opérations, du soutien et de la logistique à l’OMS, a insisté sur la nécessité de produire “à une échelle industrielle” les tests de dépistage et les équipements de protection.

Manif 17 novembre gilets jaunes : soutien massif

Manif 17 novembre gilets jaunes : soutien massif

 

Le mécontentement exprimé par les gilets jaunes est très massivement soutenu par une opinion publique qui ne supporte plus ni la politique de Macron ni sa posture professorale arrogante et méprisante. Finalement ce qui est en cause, ce n’est pas seulement la hausse des carburants mais aussi toute la politique économique de Macron notamment dans le domaine fiscal. Une politique fiscale qui par ailleurs est en train de tuer le pouvoir d’achat, la croissance et l’emploi. Ce qui est en cause aussi c’est la personnalité et la posture jupitérienne d’un président élu par effraction et qui confond démocratie et monarchie. Les Français ne tolèrent plus l’attitude de donneur de leçons de Macron qui à un Français gagnant 800 € par mois comment s’en sortir. Ou qui conseille à un chômeur de traverser la rue pour trouver du travail ! Les Français ne tolèrent plus cette attitude condescendante et méprisante. Conséquence, 73% des Français approuvent la mobilisation des « gilets jaunes » Pour l’institut Elabe pour BFMTV 70% des Français estiment également que le gouvernement devrait abandonner la hausse des taxes sur les carburants. L’ensemble des catégories de population voit d’un œil favorable cette mobilisation, d’après les chiffres du sondage, largement supérieurs aux mobilisations sociales des cheminots et contre la réforme du droit du travail, qui n’avaient convaincu que 40% et 53% des Français en septembre 2017.

 

 

 

 

Dette Grèce : le FMI veut un allègement massif

Dette Grèce : le FMI veut un allègement massif

 

 

Un tournant significatif du FMI qui demande maintenant un allégement significatif de la dette grecque voire même un effacement total. Une sorte de mea culpa du Fmi qui avait largement contribué jusque là à enfoncer la Grèce. Aussi et surtout l’influence des Etats-Unis très préoccupés par la crise financière en Asie, la panne de l’industrie manufacturière en Chine et qui souhaiterait que l’Europe ne s’enfonce pas dans la croissance molle pendant des années.  Accessoirement le souhait évident  des Etats Unis de ne pas payer pour l’endettement grec. Et de le faire supporter par l’Europe. « La dette de la Grèce ne peut désormais être viable qu’avec des mesures d’allègement de la dette qui vont beaucoup plus loin que ce que l’Europe a envisagé de faire jusque-là » affirme le FMI dans un rapport transmis à l’Union européenne. Un allègement qui serait la condition de nouvelles aides du Fonds monétaire international.  Dans ce rapport, le FMI ne se contente pas de demander à l’Union européenne d’aller « beaucoup plus loin » dans l’allègement de la dette grecque, il propose trois options : la première consisterait à étendre de 10 à 30 ans le « délai de grâce » pendant lequel la Grèce n’aurait pas à rembourser sa dette aux Européens.  La seconde, moins précis, résiderait dans des « transferts annuels » de fonds qui iraient directement alimenter le budget de la Grèce.  La troisième va encore plus loin avec un « effacement de dette » pur et simple déjà refusé par beaucoup de pays européens dont l’Allemagne. « Nous avons été très clairs sur le fait que (…) nous avons besoin d’une solution concrète et ambitieuse au problème de la dette » pour accorder de nouveaux prêts à Athènes, a déclaré à l’agence Reuters un haut cadre du Fonds monétaire international.

 

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

 

Une croissance insignifiante (0.5%  en 2014 du faiat notamment de l’effet négatif de la taxe sur la consommation)) un chômage qui monte en septembre et le japon se décide à régir vivement en soutenant la croissance par un nouvel assouplissement monétaire. Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Haruhiko Kuroda, a estimé vendredi, après l’annonce d’une expansion de la politique monétaire de l’institution, que l’archipel se trouvait « à un moment critique dans son combat contre la déflation ». C’est pour cette raison que la BoJ a annoncé, contre toute attente, de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire. Elle va désormais augmenter la base monétaire de 80.000 milliards de yens (583 milliards d’euros) par an, contre 60 à 70.000 milliards auparavant.  La BoJ table à présent sur une croissance de 0,5% pour l’année en cours contre 1% annoncé en juillet et 1,4% précédemment. (Crédits : reuters.com) latribune.fr (avec AFP)  |  31/10/2014, 8:30  -  366  mots Si l’on s’en tient à sa prévision initiale de 1,4%, la nouvelle hypothèse de croissance de la BoJ a été presque divisée par trois à 0,5%. Alors que l’inflation ralentit, l’institut monétaire a annoncé de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire.  La banque centrale nippone abaisse ses estimations pour l’inflation, qui devrait s’établir à 1,2% sur la période (en excluant l’effet taxe), contre 1,3% escompté auparavant, et à seulement 1,7% l’année suivante (avril 2015 à mars 2015), contre une prévision initiale de 1,9%.  Même si l’institut d’émission ne reporte pas officiellement son objectif de 2%, dit de stabilité des prix, il reconnaît implicitement que celui-ci ne devrait finalement être atteint qu’en 2016. La BoJ pointe « le déclin de la demande » consécutif à l’entrée en vigueur le 1er avril d’une taxe sur la consommation, équivalente de la TVA française, à 8% (contre 5% auparavant), ainsi qu’ »une certaine faiblesse des exportations« .

 

Crimée : vote massif pour la Russie

Crimée : vote massif pour la Russie

La Crimée s’est prononcée  dimanche à une écrasante majorité en faveur d’une séparation de l’Ukraine et d’un rattachement à la Russie à l’issue d’un référendum controversé qui a mis les relations Est-Ouest au plus bas depuis la Guerre froide. Après dépouillement de plus de la moitié des bulletins de vote, 95,5% des votants ont dit « oui » à un retour de la Crimée dans le giron russe, soixante ans après la cession de cette région à l’Ukraine par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev. Ce chiffre a été fourni par le chef de la commission référendaire, Mikhaïl Malichev, deux heures après la fermeture des bureaux de vote. Le taux de participation a été de 83%, a-t-il ajouté, soit un chiffre élevé compte tenu des nombreux appels au boycott du scrutin. Les pays occidentaux et les autorités ukrainiennes à Kiev ont dénoncé ce scrutin organisé à la hâte par le parlement pro-russe de la région après la prise de contrôle de cette péninsule de la mer Noire par les forces russes. La Maison blanche a qualifié le référendum de « contraire » à la constitution ukrainienne. « La communauté internationale ne reconnaîtra pas les résultats d’un scrutin organisé sous la menace (…) d’une intervention militaire russe qui viole le droit international ». Dans la soirée, des milliers de personnes se sont réunies dans une ambiance festive sur la place Lénine de Simféropol, la capitale régionale, en brandissant des drapeaux russes et aux couleurs de la Crimée.

 




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