Archive pour le Tag 'masque'

Coronavirus : vers le port systématique du masque à l’extérieur

Coronavirus : vers le port systématique du masque à l’extérieur

 

Alors que les contaminations ne cessent de progresser dans le pays et que l’hypothèse d’une vraie deuxième vague se profile à partir de l’hiver voire de l’automne par petites touches, le gouvernement s’oriente vers le port systématique du masque à l’extérieur.

“Depuis deux semaines environ, la situation épidémiologique, que nous surveillons de très près, évolue en effet dans le mauvais sens”, a dit le chef du gouvernement, évoquant lors d’une visite au centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier (Hérault) l’augmentation du nombre de cas et mettant en avant les hospitalisations et admissions dans les services de réanimation qui ont tendance à repartir à la hausse.

Près de 1.400 contaminations supplémentaires au coronavirus ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, pour un total de 204.172 cas confirmés depuis le début de l’épidémie, selon les chiffres communiqués en fin d’après-midi par l’agence Santé publique France, tandis que la circulation du virus s’intensifie, notamment chez les jeunes.

Le gouvernement a donc décidé d’une nouvelle série de mesures pour éviter que cet “été pas comme les autres” ne conduise à une dégradation trop marquée de la situation sanitaire.

En premier lieu, a expliqué le chef du gouvernement, il est demandé aux préfets et aux élus locaux d’”étendre le plus possible l’obligation du port du masque dans les espaces publics”.

“Nous allons également intensifier nos actions dans la vingtaine des plus grandes métropoles nationales, où se concentrent des populations nombreuses et des grands rassemblements”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement a par ailleurs décidé de prolonger de deux mois, jusqu’au 30 octobre, l’interdiction des événements rassemblant plus de 5.000 personnes, tout en maintenant la possibilité de dérogations préfectorales en fonction des protocoles sanitaires mis en place.

Parallèlement, l’exécutif entend renforcer la politique de dépistage en améliorant l’accès aux tests pour les personnes présentant des symptômes de la maladie, via des circuits dédiés, afin de disposer de résultats rapides.

“Il nous faudra également renforcer les mesures visant à assurer l’effectivité de ce qu’on appelle la quatorzaine ou l’isolement”, a poursuivi Jean Castex, qui a également annoncé une intensification des actions de contrôle et de verbalisation des manquements quand ils seront constatés.

“Eviter par dessus tout un retour en arrière, un reconfinement important, c’est indispensable et c’est à notre portée”, a ajouté le Premier ministre.

Le chef du gouvernement, qui poursuivait dans la station balnéaire de La Grande-Motte son déplacement dans l’Hérault, a indiqué qu’une réflexion était par ailleurs engagée pour “voir comment on peut au maximum généraliser sur le lieu de travail le port du masque”.

“Il n’y pas deux lieux de travail qui se ressemblent et c’est pourquoi l’application de mesures absolument systématiques est parfois contraire à l’effet recherché”, a-t-il cependant noté.

COVID-19: un conseil de défense pour rendre le masque obligatoire

COVID-19: un conseil de défense pour rendre le masque obligatoire

Devant la montée des contaminations en France et la crainte d’une nouvelle vague très forte en automne et en hiver, Macron va convoquer un conseil de défense pour renforcer les mesures de prévention. Le port du masque pourrait être généralisé et obligatoire à l’extérieur du domicile. En outre des mesures de confinement ciblé pourrait être décidé .

« Je crois qu’il faut prendre l’habitude de porter ce masque », a indiqué depuis Beyrouth Emmanuel Macron, rappelant que le précédent Conseil de défense avait autorisé « les élus qui le souhaitaient d’imposer le port du masque dans certaines conditions, y compris à l’extérieur ».

Sur la semaine du 27 juillet au 2 août, 7565 personnes ont été testées positives en métropole, soit +33% par rapport à la semaine précédente qui avait vu un bond du nombre de cas (+57%, avec 5695).

Le bilan quotidien publié jeudi par la direction générale de la Santé va dans le même sens: 1604 cas confirmés dans les dernières 24 heures, après 1695 la veille, alors que ce chiffre a repassé la barre des 1000 depuis fin juillet.

Mardi, le Conseil scientifique, qui guide le gouvernement dans la lutte contre la Covid-19, avait prévenu que la France n’est pas à l’abri d’une reprise incontrôlée de l’épidémie, et exhorté les Français à respecter les mesures barrières.

Le masque obligatoire dans la rue ?

Le  masque obligatoire dans la rue ?

 

Dans les lieux publics clos depuis le 19 juillet , le masque est obligatoire. Il pourrait bien le devenir avec les  mesures prises progressivement par certaines villes. En effet, les masques deviennent parfois obligatoires dans certains lieux et à certaines heures dans plusieurs villes. Faute de position claire du gouvernement sur ce point, les autorités locales procèdent pour l’instant par petites touches mais l’obligation va sans doute faire tache du huile. Le problème c’est que les pouvoirs publics ne veulent pas donner le sentiment d’un reconfinement passant par des mesures générales et d’urgence. On laisse donc pour l’instant les maires et les préfets se dépatouiller avec une mesure qui n’est pas toujours populaire. Mais ces recommandations et obligations locales ne rendent pas très claires  les consignes pour le résidant urbain qui selon les zones où les heures devra porter le masque.

Ainsi préfet du Nord a ainsi décrété vendredi l’obligation de porter un masque “dans un certain nombre de zones” de la métropole de Lille (Nord), notamment les rues piétonnes, les marchés de plein air et les espaces verts.

Le maire de Tours a imposé le masque; il faudra impérativement avoir le nez et la bouche couverts chaque soir à partir de 18h dans un périmètre qui comprendra notamment le Vieux-Tours, la Rue Nationale, la Rue des Halles ou les bords de Loire sur la rive sud (où le masque est déjà obligatoire pour les déplacements sur le site de la guinguette). La mesure sera valable toute la soirée mais aussi toute la nuit, jusqu’au lever du soleil (environ 6h du matin). Dans la journée, il sera possible de se déplacer sans masque sans risquer d’amende mais de nombreux spécialistes conseillent tout de même de sortir avec en toutes circonstances dès qu’il peut y avoir du monde.

Tours n’est pas la première grande ville de France à prendre ce type de décision. Orléans l’a par exemple fait cette semaine pour ses marchés et les bords de Loire. C’est le cas aussi pour Saint-Malo, Nice, Le Touquet… Reste que pour être efficace, la mesure doit également être largement communiquée, par exemple avec des panneaux d’information à l’entrée des zones concernées.

La maire de Biarritz a défendu samedi matin une mesure similaire pour les quartiers les plus denses. Le port du masque a également été rendu obligatoire, dès ce ce samedi, dans le coeur de ville du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais). Les contrevenants s’exposent à une amende.

Le gouvernement se refuse toujours à décréter cette obligation à l’échelle nationale, mais un décret autorise depuis vendredi les préfets à décider par arrêté d’étendre le port du masque aux lieux publics.

Dans un tweet posté vendredi soir, le maire de Nice (Alpes-Maritimes), Christian Estrosi, a déclaré avoir demandé au préfet de prendre un arrêté préfectoral, dès lundi minuit, dans certaines rues de la ville, rendant le port du masque obligatoire pour tous dans l’espace public.

“Le cas échéant je prendrai un arrêté municipal pour l’imposer dès ce lundi”, a-t-il ajouté.

Le port du masque, qui fait l’objet d’un débat entre épidémiologistes, est déjà obligatoire dans les transports depuis le 31 mai, et dans les lieux publics clos depuis le 19 juillet alors que la France connaît, au coeur de l’été, une résurgence des cas de contamination au coronavirus.

Depuis le 22 juillet, le nombre quotidien de nouveaux cas s’élève en moyenne autour d’un millier contre 560 sur les 21 premiers jours du mois.

Masque obligatoire dans les magasins

Masque obligatoire dans les magasins

 

Ce sera donc dès lundi le retour du masque obligatoire dans les magasins relevant de- la Fédération du commerce et de la distribution.

Cette obligation sera valable dans tous les établissements Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U, précise-t-elle.

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi que le port du masque serait obligatoire dans les lieux publics clos dès la semaine prochaine en France.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé lors de son entretien du 14-Juillet que cette prescription allait devenir obligatoire à partir du 1er août.

Coronavirus France : 18 décès et port du masque obligatoire

Coronavirus France : 18 décès  et port du masque obligatoire

18 morts supplémentaires en 24 heures en France pour un total de 30.138 décès depuis le début de l’épidémie, a annoncé jeudi le ministère de la Santé qui a aussi fait état d’une baisse du nombre de personnes hospitalisées.

Sur l’ensemble des décès, 19.597 se sont produits dans des hôpitaux et 10.541 dans des établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, a précisé le ministère.

Le nombre de personnes hospitalisées en raison du COVID-19, la maladie provoquée par le coronavirus, a reculé à 6.796, soit 119 de moins que mercredi. Les services de réanimation traitaient jeudi 481 patients atteints du COVID-19, soit un de moins.

Les nouvelles contaminations se sont quant à elles élevées à 534 en 24 heures pour un total de 173.838 cas confirmés. Par ailleurs le port du masque va être rendu obligatoire dans les établissements clos recevant du public.

École, masque, test, 100 km, département: des mesures incohérentes et inefficaces

 

 

Une nouvelle fois le Premier ministre a fait preuve d’une approche très technocratique et très centralisée en matière de déconfinement. Ainsi par exemple,  ce classement par couleur des départements. Un classement qui ne peut rendre compte que de moyenne alors qu’il y a une grande disparité du taux de contaminés et de victimes selon qu’il s’agit d’une ville de 300 000 habitants ou d’un village de 2000 résidents. Autre insuffisance et contradiction : toujours le problème des masques dans les besoins sont de l’ordre de près de 100 millions par jour quand on peut en fabriquer seulement 20 millions par semaine !

Même chose pour les tests. L’objectif a été fixé à 700 000 mais les biologistes déclarent manquer de moyens pour parvenir à ce chiffre. Par ailleurs, ils contestent l’efficacité des tests PCR. Les conditions de réouverture des écoles suscitent aussi les plus grandes inquiétudes non seulement pour les enfants mais aussi pour les enseignants et les familles.

La grande question est celle des conditions de respect de la distanciation. Cette question  se pose de la même manière dans les transports ou la promiscuité est incontournable en particulier dans les métros, les bus voir les trains et les avions. Au total un ensemble de mesures qui ressemblent à une sorte d’inventaire à la Prévert qui montre une fois de plus l’étatisation complète du système sanitaire quand il faudrait aussi mobiliser les connaissances et les actions les plus décentralisées.

Au total un curieux plan dé confinements qui ressemble en fait un nouveau plan de confinement plus ou moins maîtrisé parce que plus ou moins applicable.

 

Le port du masque jugé inutile devient maintenant obligatoire dans les transports

Le port du masque jugé inutile devient maintenant obligatoire dans les transports

Après avoir affirmé pendant longtemps que le port du masque était inutile voire même dangereux, le  pouvoir a décidé de le rendre obligatoire dans les transports collectifs. En plus avec d’impossible mesures de distanciation. Notons que les besoins de masques  en vitesse de croisière sont autour de 100 millions par jour  alors que la France est capable d’en produire que 20 millions par semaine. Autant dire que nombre de voyageurs porteront des masques déjà trop utilisés  et/ou bricolés de manière artisanale. Les experts recommandent en moyenne trois à quatre masques par chaque personne ; on sera loin du compte.

“Nous voulons réduire les déplacements entre départements et régions aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux”, a aussi expliqué le chef du gouvernement.

Le télétravail, qui est la règle depuis le 17 mars dans toutes les entreprises qui le peuvent, doit être maintenu “au moins” dans les trois prochaines semaines, a-t-il aussi demandé.

Tous les commerces pourront ouvrir le 11 mai, l’exception des cafés, des bars et des restaurants, dont la situation sera examinée fin mai en vue d’une éventuelle réouverture le 2 juin.

Les plages resteront inaccessibles au public au moins jusqu’au 1er juin. En ville, les parcs et jardins “ne pourront ouvrir que dans les départements où le virus ne circule pas de façon active.”

Tout rassemblement reste limité à dix personnes et les cérémonies religieuses ne seront pas autorisées avant le 2 juin.

Port du masque dans les collèges et lycées: ridicule (conseil scientifique)

Port du masque dans les collèges et lycées: ridicule  (conseil scientifique)

Le  conseil scientifique est bien contraint de manger son chapeau, il avait préconisé de reporter la rentrée en septembre. Macron a décidé que l’école reprendrait début mai. Du coup le conseil scientifique essaye d’accommoder ces orientations contradictoires ajoutant ainsi du flou au flou déjà ambiant.  Une jolie pagaille en perspective dans les lycées et les collèges surtout dans des quartiers difficiles. Le conseil scientifique veut en effet imposer le port du masque. On voit mal les élèves se soumettre à cette contrainte pendant toute leur présence à l’école, sans parler des chahuts prévisibles. Un conseil scientifique dont les chapeaux à plumes n’ont sans doute pas mis les pieds dans certains collèges depuis des années voir des dizaines d’années. “

“Le Conseil scientifique considère que pour les collégiens/lycéens pour lesquels la compréhension est bonne et l’éducation au port de masque est possible, le port de masque doit être obligatoire”, ajoute-t-il.

“Pour les élèves en école de maternelle le port de masque est impossible. Pour les élèves en école de l’élémentaire, il existe un continuum de compréhension en fonction de l’âge sans que l’on puisse précisément fixer un âge où la compréhension serait suffisante pour recommander le port du masque de façon adaptée, d’autant qu’ils apparaissent comme faiblement transmetteurs. Le rôle des parents est ici essentiel.”

Ces recommandations portent sur la période allant jusqu’aux vacances d’été, le 4 juillet.

“Avec cette note du Conseil scientifique, nous avons la base pour l’élaboration du protocole sanitaire annoncé pour donner un cadre sûr au déconfinement scolaire”, a estimé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer sur Twitter.

“Ce protocole national sera la référence de tous les acteurs pour la préparation de rentrée”, a-t-il ajouté.

Le président de l’Académie nationale de médecine, Jean-François Mattei, a déclaré samedi sur franceinfo que son institution était “globalement favorable à la réouverture des écoles”, à condition de prendre des précautions sanitaires et de disposer d’un stock de masques suffisant, notamment pour les adultes. Exactement le contraire de ce qu’avait dit le conseil scientifique précédemment ou l’instrumentalisation lamentable d’un comité composé de chapeaux à plume surtout préoccupée de problématiques existentielles.

Coronavirus : trois mois après toujours pas de masque et de tests

Coronavirus : trois mois après toujours pas de masques et de tests

 

 

Il y a exactement trois mois que les premiers symptômes du Corona virus sont apparus en France. Et depuis trois mois on est toujours à la recherche des masques des tests et autre matériel médical. En fait, il est fort probable que le virus ait commencé à circuler en France début janvier. En Chine c’est à la mi-novembre que le Coron virus a fait son apparition. Dans la plupart des pays, on a commencé par nier l’existence même de la maladie, pour ensuite la minimiser enfin pour la reconnaître avec de un à trois mois de retard. Le pire c’est que quatre mois après l’apparition de la pandémie en France, les autorités avec l’appui complaisant de chapeaux à plumes de la médecine persistent en affirmant que le masque n’est pas d’une utilité prioritaire. Pour preuve Macron se baladait encore avec son entourage dans un supermarché en Bretagne cette semaine sans masque.

C’était le 24 janvier dernier, la ministre de la Santé de l’époque Agnès Buzyn confirme que la France, à son tour, présente des cas de coronavirus. Ce jour-là, les autorités évoquent trois patients hospitalisés au CHU de Bordeaux et à l’hôpital parisien Bichat qui étaient rentrés de Chine après avoir séjourné à Wuhan, la grande ville chinoise où cette nouvelle infection est apparue en décembre. L’un de ces malades âgé de 80 ans, arrivé en France le 23 janvier, va décédé le 14 février. Il s’agit du premier décès lié au coronavirus sur le sol français.

Le 24 janvier, puis le 8 février à Contamines-Montjoie en Haute-Savoie, puis le 25 février à Crépy-en-Valois ou à Creil dans l’Oise…. les cas se multiplient. A l’époque, on parle de « cluster », c’est-à-dire un regroupement de cas de covid-19 dans un territoire limité. Dans les jours qui ont suivi, il n’est plus possible pour les autorités d’établir les chaînes de contaminations, la France passe au stade 2: les cas se multiplient pour atteindre au moins 160.000 cas confirmés dans l’hexagone. Une chronologie qui pourrait ne pas être si évidente.

. La Chine, premier foyer de l’épidémie, a elle annoncé son premier mort le 11 janvier. Pourtant, le premier cas de Covid-19 sur le territoire est signalé à Wuhan dès le 17 novembre, selon le South China Morning Post. L’Organisation mondiale de la santé indiquait en janvier que les premiers cas lui ont été signalés le 31 décembre par la Chine. 

« Macron refuse aujourd’hui de recommander le port du masque pour tous»

« Macron refuse aujourd’hui de recommander le port du masque pour tous»

Macron s’enfonce encore un peu plus en tentant de justifier le scandale des masques. Même aujourd’hui il confirme dans le Point son incroyable entêtement en refusant de recommander le masque pour tous. Finalement la même argumentation que pour les tests. La vérité c’est que la France doit gérer une véritable pénurie aussi bien des masques que des tests et que les pouvoirs publics tentent de donner une explication pseudo scientifique à cette insuffisance. Jugé brouillon dans sa communication sur le port du masque, recommandant un jour au grand public de les réserver aux soignants, puis apparaissant le lendemain lui-même avec un masque sur le visage, Emmanuel Macron s’explique. «Dès le début de la crise, nous faisons le choix de gérer la distribution et de prioriser les personnels soignants et les personnes les plus exposées. Je refuse aujourd’hui de recommander le port du masque pour tous et jamais le gouvernement ne l’a fait», rappelle-t-il. Pour trancher de façon lacunaire : «Si nous le recommandons, ce serait incompréhensible.»

Au sujet de la pénurie des protections faciales, il botte cette fois-ci en touche. «On me fait le procès d’il y a quinze jours, mais moi, sur les stocks, je ne ferai pas le procès de mes prédécesseurs, même si parfois ce serait plus facile…», sourit-il. Avant d’ajouter : «Et puis, sincèrement, bien malin est celui qui aurait pu annoncer qu’en Chine, l’épicentre de la production serait submergé par l’épidémie».

Macron ,sans masque, provoque un attroupement en Seine-Saint-Denis

Macron ,sans masque,  provoque un attroupement en Seine-Saint-Denis

Une drôle de pédagogie du président de la république en matière de confinement. En effet, il a provoqué un attroupement en Seine Saint Denis évidemment en ayant convoqué les caméras. Le pire c’est qu’il n’avait pas de masque et que la petite foule rassemblée ne respectait aucune mesure de distanciation. Pour un peu le président de la république aurait accepté de signer des autographes et de se laisser prendre en photo avec ses supporters.

Notons quand même que le département de la Seine-Saint-Denis est l’un des plus touchés du fait sans doute de la population au mètre carré. On peut d’abord s’interroger sur l’intérêt de ces placements quasi quotidiens de Macron dont l’objet est moins de soutenir les acteurs de la lutte contre le virus que de se montrer devant les caméras. Cette attitude du président a été critiquée sur les réseaux sociaux.

Le porte-parole de Debout la France Benjamin Cauchy déplore quant à lui un « bain de foule sans masques ».

Le député LFI Bastien Lachaud estime pour sa part que le président de la République « met en danger les habitants pour un coup de comm. Grotesque. »

Après #Macron au théâtre, Macron à Pantin. Qui suscite un attroupement et met les habitants en danger pour un coup de comm. Grotesque. Que le président montre l’exemple, respecte les consignes. Et qu’il essaye de résoudre un problème plutôt que de les créer. Ça nous changera. pic.twitter.com/ifLmLPN8zh

— Bastien Lachaud (@LachaudB) April 7, 2020

Un attroupement jugé « néfaste en terme de communication » par l’éditorialiste Anna Cabana.

« Cela renvoie un signal qui n’est pas du tout celui du discours porté par l’exécutif à savoir la distanciation sociale et le respect strict du confinement ».

Un discours qui doit s’appliquer à tous et donc aussi président de la République. « Ce sont des images un peu gênantes [...] un quasi-bain de foule pas très bienvenu », observe Bruno Jeudy.

Mais l’exercice présidentiel s’apparente à celui d’un équilibriste, tant celui-ci doit tout de même s’afficher au front de cette crise sanitaire. Un vrai paradoxe.

« Il doit montrer qu’il est là, sur le terrain et qu’il est au contact des Français, qu’il n’est pas le président enfermé dans une tour d’ivoire. C’est capital dans ce temps là », ajoute Anna Cabana.

 

Coronavirus -Port du masque : révision de la doctrine ? Non , un mensonge du gouvernement

Coronavirus -Port du masque : révision de la doctrine ? Non , un mensonge du gouvernement

 

Il est curieux de voir les éléments de langage du gouvernement qui retourne complètement sa veste vis-à-vis du port du masque. En titre plusieurs grands journaux indique : « révision de la doctrine du gouvernement « , un euphémisme car il s’agit en fait d’un revirement complet qui condamne la stratégie longtemps affirmée. Il paraît tout à fait surréaliste d’entendre désormais les propos des pouvoirs publics et des experts complaisants vanter l’intérêt sanitaire du port de masques alors qu’ils ont affirmés exactement le contraire il y a quelques jours. Faut-il rappeler que par exemple le jeudi 19 mars à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré « L’utilité du port du masque de façon générale est inutile .. ».

 

Le même mensonge de la part du directeur général de la santé et du ministre de la santé, des experts à la botte du gouvernement. Pire certain ont même considéré que le masque était dangereux. Aujourd’hui ils disent exactement le contraire. Un véritable scandale d’État justifié par un autre scandale l’absence de masques. Cette recommandation est d’une façon plus générale la politique sanitaire à la fois très floue et très contradictoire a provoqué des centaines de morts supplémentaires.

 

Même chose lorsque le Premier ministre a décidé d’appeler au premier tour des élections municipales reportant le confinement au lendemain pour des raisons politiques. Un autre acte criminel. De la même manière, l’argumentation fallacieuse du gouvernement et du Premier ministre en particulier concernant le dépistage doit être tout autant dénoncé.

 

Aujourd’hui la France réalise à peine 50 000 tests de dépistage par semaine quand l’Allemagne en réalise 500 000. Édouard Philippe s’est même permis de contester le chiffre allemand ! Une telle irresponsabilité méritera évidemment d’être sanctionnée. Elle l’est déjà car les français ne croient pas dans leur majorité ce que dit le gouvernement en matière de politique sanitaire.

Port du masque : révision de la doctrine ? Non , Mensonge mortel du gouvernement

 

Port du masque : révision de la doctrine ? Non , Mensonge mortel du gouvernement

 

Il est curieux de voir les éléments de langage du gouvernement qui retourne complètement sa veste vis-à-vis du port du masque. En titre plusieurs grands journaux indique : « révision de la doctrine du gouvernement « , un euphémisme car il s’agit en fait d’un revirement complet qui condamne la stratégie longtemps affirmée. Il paraît tout à fait surréaliste d’entendre désormais les propos des pouvoirs publics et des experts complaisants vanter l’intérêt sanitaire du port de masques alors qu’ils ont affirmés exactement le contraire il y a quelques jours. Faut-il rappeler que par exemple le jeudi 19 mars à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré « L’utilité du port du masque de façon générale est inutile .. ».

 

Le même mensonge de la part du directeur général de la santé et du ministre de la santé, des experts à la botte du gouvernement. Pire certain ont même considéré que le masque était dangereux. Aujourd’hui ils disent exactement le contraire. Un véritable scandale d’État justifié par un autre scandale l’absence de masques. Cette recommandation est d’une façon plus générale la politique sanitaire à la fois très floue et très contradictoire a provoqué des centaines de morts supplémentaires.

 

Même chose lorsque le Premier ministre a décidé d’appeler au premier tour des élections municipales reportant le confinement au lendemain pour des raisons politiques. Un autre acte criminel. De la même manière, l’argumentation fallacieuse du gouvernement et du Premier ministre en particulier concernant le dépistage doit être tout autant dénoncé.

 

Aujourd’hui la France réalise à peine 50 000 tests de dépistage par semaine quand l’Allemagne en réalise 500 000. Édouard Philippe s’est même permis de contester le chiffre allemand ! Une telle irresponsabilité méritera évidemment d’être sanctionnée. Elle l’est déjà car les français ne croient pas dans leur majorité ce que dit le gouvernement en matière de politique sanitaire.

Port du masque : mensonge mortel du gouvernement

Port du masque : mensonge mortel du gouvernement

 

Il paraît tout à fait surréaliste d’entendre désormais les propos des pouvoirs publics et des experts complaisants vanter l’intérêt sanitaire du port de masques alors qu’ils ont affirmés exactement le contraire il y a quelques jours. Faut-il rappeler que par exemple le jeudi 19 mars à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré « L’utilité du port du masque de façon générale est inutile .. ».

Le même mensonge de la part du directeur général de la santé et du ministre de la santé, des experts à la botte du gouvernement. Pire certain ont même considéré que le masque était dangereux. Aujourd’hui ils disent exactement le contraire. Un véritable scandale d’État justifié par un autre scandale l’absence de masques. Cette recommandation est d’une façon plus générale la politique sanitaire à la fois très floue et très contradictoire a provoqué des centaines de morts supplémentaires.

Même chose lorsque le Premier ministre a décidé d’appeler au premier tour des élections municipales reportant le confinement au lendemain pour des raisons politiques. Un autre acte criminel. De la même manière, l’argumentation fallacieuse du gouvernement et du Premier ministre en particulier concernant le dépistage doit être tout autant dénoncé.

Aujourd’hui la France réalise à peine 50 000 tests de dépistage par semaine quand l’Allemagne en réalise 500 000. Édouard Philippe s’est même permis de contester le chiffre allemand ! Une telle irresponsabilité méritera évidemment d’être sanctionnée. Elle l’est déjà car les français ne croient pas dans leur majorité ce que dit le gouvernement en matière de politique sanitaire.

Coronavirus: l’Académie de médecine pour le port obligatoire d’un masque et contredit le gouvernement

Coronavirus: l’Académie de médecine pour  le port obligatoire d’un masque et contredit le gouvernement

 

L’Académie de médecine recommande de rendre obligatoire le port d’un masque lors des sorties pendant la période de confinement. Alors que la France est en pénurie, elle invite à utiliser des masques « alternatifs ». 

Porter un masque « grand public », ou « alternatif », devrait être obligatoire pour tous lors des sorties autorisées pendant la période de confinement, a recommandé ce vendredi l’Académie de médecine. Elle souhaite même que cette exigence soit maintenue lors de la levée du confinement.

« Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection. En France, dans ce contexte, le port généralisé d’un masque par la population constituerait une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur », estime l’Académie, dans un communiqué.

Selon l’Académie, pour que la levée du confinement soit la   »plus précoce et la moins risquée possible », l’obligation de porter un masque devra être maintenue, ainsi que toutes les mesures barrières déjà préconisées.

Coronavirus, l’absence de masque : une « grande erreur » (George Gao, scientifique chinois )

Coronavirus, l’absence de masque  : une « grande erreur »  (George Gao, scientifique chinois )

George Gao, le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, a répondu aux questions du journaliste Jon Cohen, qui le sollicitait depuis deux mois. Dans cet entretien publié par la revue américaine « Science », il revient notamment sur la gestion de la crise par la Chine.

Quels enseignements peuvent tirer les autres pays de la gestion du Covid-19 par la Chine ?

La distanciation sociale est la stratégie fondamentale dans le contrôle de toutes les maladies infectieuses, et plus encore des infections respiratoires. D’abord, nous avons déployé des « stratégies non pharmacologiques », dans la mesure où nous ne disposons d’aucun inhibiteur ou médicament spécifique, ni de vaccin. Deuxièmement, il faut faire en sorte d’isoler tous les malades. Troisièmement, placer en quarantaine les cas contacts : nous avons consacré beaucoup de temps à leur identification et à leur isolement. Quatrièmement, interdire tous les rassemblements. Et cinquièmement, restreindre les déplacements, d’où l’instauration de la quarantaine, ou « cordon sanitaire », comme on dit en français.

Le confinement a débuté en Chine le 23 janvier à Wuhan puis fut étendu à des villes voisines de la province du Hubei. D’autres provinces chinoises ont mis en place des mesures moins strictes. Comment la coordination de ces dispositifs s’est-elle faite, et quel rôle ont joué les « contrôleurs » de quartier chargés de surveiller leur application localement ?

Il faut avant tout que les mesures soient comprises et fassent consensus. Pour cela, il faut une forte volonté politique, aussi bien à l’échelon local que national. Il faut que contrôleurs et coordinateurs impliquent étroitement la population. Les contrôleurs doivent connaître l’identité des cas contacts, mais aussi des cas présumés. Les contrôleurs de proximité doivent être très vigilants, leur rôle est essentiel.

Quelles sont les erreurs commises actuellement par d’autres pays ?

La grande erreur aux Etats-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque. Ce virus se transmet par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne. Les gouttelettes jouent un rôle très important, d’où la nécessité du masque – le simple fait de parler peut transmettre le virus. De nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes : avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres.

Il existe d’autres mesures de lutte contre l’épidémie. La Chine fait ainsi un usage intensif des thermomètres à l’entrée des commerces, des immeubles et dans les stations des transports en commun.

En effet. Partout où vous allez en Chine, il y a des thermomètres. La prise de température généralisée permet de ne pas laisser entrer quiconque présente de la fièvre. Car la stabilité de ce virus dans l’environnement est une question-clé, qui reste à ce jour sans réponse. S’agissant d’un virus à enveloppe, on est tenté de penser qu’il est fragile et particulièrement sensible à la température ou à l’humidité des surfaces. Cependant, des résultats obtenus aux Etats-Unis et des études chinoises laissent penser qu’il serait très difficile à détruire sur certaines surfaces. Il pourrait être capable de survivre dans de nombreux environnements. Sur ce point, nous attendons des réponses scientifiques.

A Wuhan, des personnes testées positives mais peu atteintes par la maladie ont été placées en quarantaine dans des infrastructures ad hoc, avec interdiction de recevoir la visite de leurs proches. Est-ce une démarche dont devraient s’inspirer les autres pays ?

Les personnes infectées doivent être isolées. Le Covid-19 ne peut être enrayé qu’à condition de faire disparaître les sources d’infection. C’est pour cela que nous avons construit des hôpitaux de campagne et aménagé des stades en hôpitaux.

De nombreuses questions demeurent autour de l’émergence de la maladie en Chine. Des chercheurs chinois font état d’un premier cas apparu le 1er décembre 2019. Que dites-vous de l’enquête du « South China Morning Post » [quotidien hongkongais] qui estime, sur la base d’un rapport interne de l’Etat chinois, que des cas s’étaient déclarés en novembre déjà, avec un premier cas le 17 novembre ?

Il n’existe aucune preuve solide de l’existence de foyers épidémiques dès le mois de novembre. Nous poursuivons nos recherches pour mieux comprendre les origines de la maladie.

Les autorités sanitaires de Wuhan ont établi un lien entre de nombreux cas et le marché de fruits de mer de Huanan, qu’elles ont fait fermer le 1er janvier. Leur hypothèse était qu’un virus s’était propagé chez l’homme à partir d’un animal ayant été vendu, et peut-être découpé aussi, sur ce marché. Dans votre article paru dans la « NEJM » cependant, où vous faites notamment un historique de la maladie, vous affirmez que quatre des cinq premiers patients infectés n’avaient aucun lien avec le marché de Huanan. Considérez-vous ce marché comme le berceau probable de la maladie, ou bien comme une fausse piste, une chambre d’amplification plutôt que le foyer premier ?

C’est une excellente question. Vous travaillez comme un véritable détective. D’emblée, tout le monde a pensé que ce marché était à l’origine de la maladie. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est là que le virus est apparu, ou seulement un endroit où il a trouvé à se propager. Deux hypothèses subsistent, c’est à la science de trancher.

La Chine a été critiquée également pour avoir tardé à partager le génome du virus. C’est le « Wall Street Journal » qui, le 8 janvier, a rendu publique l’existence d’un nouveau coronavirus ; l’information n’est pas venue des équipes de chercheurs de l’Etat chinois. Pourquoi ?

Le Wall Street Journal avait vu juste. L’OMS avait été informée du séquençage, et je crois que quelques heures seulement se sont écoulées entre la parution de l’article et l’annonce officielle. Pas plus d’une journée en tout cas.

Pourtant, on peut voir dans une base de données de génomes viraux en accès libre que le premier séquençage proposé par des scientifiques chinois date du 5 janvier. Trois jours se sont donc écoulés pendant lesquels vous saviez forcément qu’il s’agissait d’un nouveau coronavirus. Cela ne changera plus le cours de l’épidémie aujourd’hui, mais il faut reconnaître que quelque chose est arrivé avec l’annonce du séquençage.

Je ne le crois pas. Nous nous sommes empressés de partager l’information avec la communauté scientifique, mais c’est un sujet de santé publique, et nous devions donc attendre l’annonce des pouvoirs publics. Personne ne veut provoquer une panique, n’est-ce pas ? Et personne, nulle part dans le monde, n’aurait pu prédire que ce virus allait entraîner une pandémie. C’est la première pandémie de l’histoire qui ne soit pas causée par un virus influenza [virus de la grippe].

Il a fallu attendre le 20 janvier pour que des équipes chinoises déclarent officiellement avoir des preuves d’une transmission interhumaine. Pourquoi, selon vous, les épidémiologistes en Chine ont-ils eu tant de mal à voir ce qu’il se passait ?

Nous n’avions pas encore de données épidémiologiques détaillées. Et nous étions confrontés depuis le début à un virus violent et sournois. C’est la même chose en Italie et dans le reste de l’Europe, et aux Etats-Unis. « C’est juste un virus », voilà ce que les scientifiques, comme tous les autres, se sont dit au début.

La propagation est aujourd’hui extrêmement ralentie en Chine, où les nouveaux cas seraient pour l’essentiel importés. Vous confirmez ?

Tout à fait. Pour l’heure, nous n’avons plus de transmission locale, mais notre problème vient désormais des cas importés. Un très grand nombre de personnes infectées arrivent désormais en Chine.

Que se passera-t-il quand la vie normale reprendra son cours en Chine ? Pensez-vous qu’une part suffisante de la population a été infectée, de telle sorte qu’une immunité collective éloigne le virus ?

L’immunité collective n’est pas encore atteinte, c’est une certitude. Mais nous attendons des résultats plus probants des recherches d’anticorps, qui nous diront exactement combien de personnes ont été infectées.

Quelle stratégie, alors ? Gagner du temps en attendant que des traitements efficaces soient mis au point ?

Exactement, et nos scientifiques planchent à la fois sur un vaccin et sur des médicaments.

Pour de nombreux chercheurs, le remdesivir serait le plus prometteur des médicaments actuellement à l’étude. Quand pensez-vous avoir des résultats d’essais cliniques pour la Chine ?

Des équipes chinoises ont-elles mis en place des modèles animaux suffisamment solides pour l’étude de la pathogenèse et les tests de médicaments et de vaccins ?

Pour l’heure, nous utilisons à la fois des singes et des souris transgéniques possédant des récepteurs de l’ACE2, qui sont les points d’entrée du virus chez l’homme. La souris est un modèle très largement utilisé en Chine dans l’évaluation des traitements médicamenteux et des candidats vaccins, et je crois que deux études chez le singe devraient paraître prochainement. Je peux vous dire en tout cas que notre modèle simien est au point.

Que pensez-vous du nom de « China virus », ou « Chinese virus » [virus chinois, de Chine], employé par le président américain Donald Trump pour désigner le nouveau coronavirus ?

Parler de virus chinois est vraiment une mauvaise idée. Ce virus vient de la planète Terre. Il n’est pas l’ennemi d’un individu ou d’un pays en particulier : c’est notre ennemi à tous.

 (Article traduit de l’anglais par Julie Marcot)

Jon Cohen est journaliste au magazine Science. Spécialisé dans la biomédecine, il est reconnu pour sa couverture des épidémies (VIH/sida, SRAS, Ebola). Il a également fait de nombreux reportages sur la génétique, la recherche sur les primates, l’évolution, le bioterrorisme, le financement de la recherche, l’éthique, la biologie reproductive, les batailles de crédit et les médias eux-mêmes. Ses articles ont été récompensés notamment par l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis et la Société américaine de microbiologie.

La référence exacte de cet article initialement paru dans la revue américaine Science est : « Not wearing masks to protect against coronavirus is a ‘big mistake’, top Chinese scientist says », Jon Cohen, 27 mars 2020, Science (doi : 10.1126/science.abb9368), https://www.sciencemag.org/news/2020/03/not-wearing-masks-protect-against-coronavirus-big-mistake-top-chinese-scientist-says

Coronavirus : les mensonges du gouvernement et de certains experts sur le port du masque ?

Coronavirus : les mensonges du gouvernement et de certains experts   sur le port du masque ?

« Le port d’un masque est une barrière vis-à-vis des autres, mais cela pouvait aussi représenter un risque si on l’utilisait mal, si on le tripotait toute la journée », affirme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et qui évidemment n’y connaît strictement rien. Ces propos mensongers sont d’ailleurs largement partagés au sein du gouvernement et même chez beaucoup d’experts très complaisants. Il s’agit en fait de défendre une stratégie de pénurie pour mieux cacher les carences en matériel de protection. Le pire c’est que le personnel médical notamment en dehors des hôpitaux ne dispose même pas de masque.

 

Certes chaque jour on annonce des commandes de millions de masques mais Roland ne voit pas grand-chose venir. D’autant plus qu’il faudrait aussi protéger tous ceux qui sont en contact avec le public notamment les caissières, les pompiers ou encore les forces de l’ordre . Affirmer que le masque porté par des personnes supposées saines est inutile constitue une recommandation criminelle. En effet le masque protège pour éviter la contamination d’autrui mais protège aussi son porteur.  Or c’est bien la question essentielle.  À noter d’ailleurs que le port du masque a été généralisé partout dans les pays asiatiques. C’est le port du masque combiné au confinement et aux tests qui a permis de maîtriser l’épidémie. Même chose pour la pratique du dépistage simplement parce que nous manquons cruellement de tests, de matériels, de laboratoires et de personnel pour les effectuer. Alors que la France n’est même pas capable d’imposer un confinement total elle devrait au moins imposer le port du masque. Le problème, c’est que nous avons été incapables de constituer les stocks nécessaires. Florence de Changy est journaliste, correspondante en Asie, et elle n’est pas du tout d’accord. Elle a écrit une lettre ouverte à Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP et souhaite encourager tous les Français à porter un masque, sur le même modèle que la population de Hong Kong.

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

Pour l’instant,  la république en marche se caractérise par le centralisme et la langue de bois. Le parti du président tente de masquer l’absence totale de démocratie avec les outils Internet qui diffusent information, formation et méthode politique mais dans un seul sens du haut vers le bas. D’ailleurs ce bas n’existe pas il n’y a aucune structure locale, départementale ou régionale seulement des référents, sorte de commissaires politiques désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Officiellement le parti annonce toujours 388 000 adhérents, en réalité il s’agit de citoyens qui un moment à un autre ont apporté leur soutien à la candidature de Macron par un clic. D’ailleurs il n’y a pas de procédure formelle d’adhésion, pas de renouvellement,  ni même de désaffiliation. Pas de cotisation non plus. Du coup, on pourrait même compter tous ceux  qui un jour ont cliqué sur le site en marche. Les adhérents et les militants d’en marche ne sont que des lecteurs du site Internet du parti. Pour preuve de cet affaiblissement, le faible succès d’une consultation interne sur le logement en septembre, qui n’a recueilli que 20.000 réponses alors qu’En Marche revendique 388.000 adhérents. Pire : à la veille du congrès qui a couronné samedi dernier Christophe Castaner, seul candidat en lice adoubé par Emmanuel Macron, 100 « marcheurs » de toute la France, qu’il s’agisse d’élus, d’animateurs de comités locaux ou de simples adhérents, ont claqué la porte à grand bruit. Ce geste spectaculaire, très symbolique, a mis en lumière le double discours d’un parti  créé en avril 2016 sur la promesse de réinventer l’exercice de la politique, mais qui fonctionnerait en réalité comme une forteresse verrouillée par le haut, au mépris de la liberté d’expression et d’action de la base. Des pratiques que les démissionnaires estiment « issues de l’Ancien monde ». De nombreux témoignages de militants et de cadres, éparpillés dans les médias, ont confirmé le blues des « marcheurs » et la difficulté pour le mouvement d’Emmanuel Macron de s’affranchir d’une organisation pyramidale, voire inféodée… typique d’un parti politique traditionnel. . Cette modernité a cependant séduit Penelope Liot, membre de l’équipe et ancienne de la startup Lima, qui s’engage en politique pour la première fois. La fondatrice du Noël de la French Tech explique : « En Marche est une méta-plateforme composée de plusieurs sous-plateformes qui s’interconnectent. Il y a une sous-plateforme pour gérer les adhérents, une autre pour les initiatives citoyennes, une autre pour la formation, une plateforme dédiée aux idées.. Tout ceci vit séparément et ensemble.» bref le numérique pour cacher l’absence de démocratie.  

Fed et BCE : un silence qui masque des incertitudes

Fed et BCE : un silence qui masque des incertitudes

On sait que la politique de communication constitue un objet de gestion de la politique monétaire mais cette fois on a utilisé le silence. Un silence qui marque des incertitudes quant à la nécessité ou non d’un resserrement monétaire. Lors  de la réunion des banques centrales au séminaire de Jackson Hole, dans le Wyoming, la BCE et la Fed ont prit soin de ne rien dire sur leurs intentions futures tant concernant les taux que la réduction de leur bilan. Les incertitudes concernent l’ampleur et la pérennité de la croissance avec une inflation très sage,  en dessous des objectifs. Il faut donc s’en tenir à ce qui était dit précédemment. À cet égard,  « Le compte rendu des minutes de la dernière réunion de la banque centrale européenne met en lumière la difficulté de la BCE à communiquer sur une amélioration de la situation économique, tout en limitant le resserrement des conditions financières sur les marchés, et notamment l’euro », observe Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management. La BCE paraît particulièrement inquiète de la hausse de l’euro jusqu’à 11% depuis le début de l’année par rapport au dollar américain et de 4,8% en moyenne vis-à-vis des principales monnaies de la planète. Comme aux États-Unis, la question se pose cependant de la poursuite de la politique accommodante pour favoriser la reprise. Or cette reprise est encore timide et un relèvement des taux serait susceptible de la tuer. Du coup,  la BCE pourrait bien faire comme la Fed, c’est-à-dire ne rien décider en 2017 concernant ces taux. La banque centrale européenne s’inquiète aussi, comme la Fed, de la faiblesse de l’inflation. Faiblesse de l’inflation qui serait responsable du manque de dynamisme de la croissance et notamment de la consommation. Un raisonnement fort discutable car une forte progression de l’inflation viendrait amputer le pouvoir d’achat dont la consommation et la croissance. Au contraire,  le haut niveau de l’euro augmente mécaniquement le pouvoir d’achat même s’il peut affecter la compétitivité des exportations. Une baisse de compétitivité là aussi à relativiser car la baisse des intrants (matières premières notamment) découle de la hausse de l’euro. De toute manière il est probable que la BCE ne prendra pas de mesures inconsidérées et brutales et qu’elle s’inspirera des orientations prises par la Fed mais qu’elle tiendra compte aussi de  la banque du Japon qui elle poursuit une politique particulièrement accommodant qui favorise une nette reprise de la croissance. Non seulement le relèvement des taux est peu probable d ici la fin d’année de la part de la BCE et de la Fed mais c’est sans doute avec une grande prudence qu’on évoquera le problème de la taille des bilans. Tant la Fed que la BCE se retrouvent désormais avec des bilans hypertrophiés (4.500 milliards de dollars pour la Fed, 2.300 milliards d’euros pour la BCE) qu’elles doivent, dans le cas de la Fed réduire et celui de la BCE arrêter d’accroître. Mécaniquement, une telle opération équivaut à un resserrement des conditions de crédit car cela réduit les liquidités disponibles sur les marchés financiers.




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