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Impôts : la nouvelle martingale : fusionner IR et CSG

  • Impôts : la nouvelle martingale : fusionner IR et CSG

 

A priori on pourrait éventuellement se réjouir d’une grande réforme fiscale dont l’objectif serait d’être plus efficace et plus juste. La nouvelle orientation envisagée par le gouvernement pourrait consister à fusionner l’impôt sur le revenu payé par à peine la moitié des Français et la CSG payée par tous et sur tous les revenus. Le problème c’est sans doute que le gouvernement et Bercy vont en profiter pour augmenter encore globalement le poids des impôts. La fusion des deux types de fiscalité permettrait de ponctionner encore davantage le contribuable alors que déjà la France détient le record du monde de prélèvement obligatoire En 2017, le montant des prélèvements obligatoire a dépassé la barre symbolique des 1000 milliards d’euros. Dans le détail, la part des impôts et différentes taxes auxquels ont été soumis les Français cette année-là représente 45.3% du PIB, soit 1038 milliards d’euros exactement, révèle un rapport mené par le député LREM Joël Giraud. C’est 43,3 milliards de plus que la somme atteint en 2016 (994,7 milliards), 59,6 milliards de plus qu’en 2015 (978,4 milliards) et surtout 368,5 milliards de plus qu’en 2002.  Six prélèvements ont représenté à eux seuls deux tiers de la fiscalité globale recouvrée par l’État. À savoir: la TVA (152,4 milliards d’euros), la CSG-CRDS (106,9 milliards d’euros), l’impôt sur le revenu (73 milliards d’euros), l’impôt sur les sociétés (35,7 milliards d’euros), la taxe foncière (34 milliards d’euros), et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (17,2 milliards d’euros). Soit un total de 440 milliards d’euros.

Concernant 2018 et 2019, les prélèvements obligatoires devaient peser moins lourd dans la balance par rapport au produit intérieur brut. ils devraient se limiter à 45% du PIB.

La quantité d’impôts et cotisations récoltée par l’État, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter en valeur, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018. De la même manière pour 2019, les prélèvements baisseront par rapport au PIB (44,2%) mais progresseront toujours en valeur. Ils atteindront alors 1070 milliards d’euros. La fusion entre l’impôt sur le revenu et la CLG rendrait sans doute possible l’amélioration du rendement global fiscal. En clair on pourrait ponctionner encore davantage. Il n’est donc pas étonnant que la députée Bénédicte Peyrol, responsable du groupe LaREM à la commission des finances de l’Assemblée, ait émis cette idée mi-décembre dans une interview au Parisien qui avait fait grand bruit. Pour le secrétaire d’État paraphrasant la jeune élue de l’Allier, une telle réforme «permettrait de contribuer à la restauration du lien direct entre le fait d’être contribuable et le fait d’être citoyen». Ce sujet, en tout cas, «intéresse les Français» qui, rappelle-t-il, «payent déjà les impôts non pas dès le premier euro de revenu, mais dès le premier euro dépensé notamment avec la TVA». En vérité, tous les revenus sont soumis à la CSG, dès le premier euro - seuls les retraités affichant un revenu fiscal de moins de 11.018 euros en sont exemptés.  «C’est un beau débat citoyen et j’espère qu’il pourra prospérer et qu’il pourra permettre aussi de réfléchir à ce qui fait le lien entre tous les Français et l’État», a insisté Olivier Dussopt, opportuniste ministre de la fonction publique

 

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Pas sûr que la martingale capitaliste  qui combine hausse de l ‘emploi (avec évidemment hausse de l’activité. Les estimations de croissance annualisée du produit intérieur brut du trimestre de janvier à mars sont autour d’un taux de 2%. L’économie a crû de 2,5% au quatrième trimestre)  et baisse des salaires fonctionnent très longtemps surtout avec l’accroissement des inégalités aux Etats-Unis (comme ailleurs).  Nécessairement, les salaires devraient repartir à la hausse  nourrissant uen inflation qui elle même encouragera la demande d’augmentation du pouvoir d’achat. Une inflation nourrie également par la hausse des taxe d’intérêt et par les taxes Trump qui vont renchérir les importations.  L’économie américaine a créé 313.000 emplois le mois dernier, portée par des créations d’emplois dans le secteur de la construction au plus haut depuis 2007, a annoncé vendredi le département du Travail. L’augmentation des créations de postes le mois dernier a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2016 et s’inscrit nettement au-dessus des quelque 100.000 créations d’emplois par mois nécessaires pour suivre le rythme de croissance de la population américaine en âge de travailler. Les statistiques de l’emploi pour les mois de décembre et de janvier ont été révisées pour faire état de 54.000 emplois créés en plus par rapport aux premières estimations. La rémunération horaire moyenne a augmenté de quatre cents à 26,75 dollars, soit de 0,1%, en février, après avoir progressé de 0,3% le mois précédent. La hausse annuelle des salaires ressort ainsi à 2,6% contre 2,8% en janvier. Le taux de chômage est resté inchangé à un plus bas de 17 ans de 4,1% en février. La durée de la semaine de travail moyenne a rebondi, à 34,5 heures, le mois dernier après avoir légèrement fléchi à 34,4 heures en janvier. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 200.000 créations d’emplois en février, une hausse du salaire horaire de 0,2% et un taux de chômage de 4,0%. Sachant que les responsables de la Réserve fédérale considèrent que le marché du travail est proche ou un peu au-delà du plein emploi, la modération de la croissance des salaires le mois dernier ne changera probablement rien aux attentes d’un relèvement des taux d’intérêt de la banque centrale américaine à l’issue de sa réunion des 20 et 21 mars. La lenteur de la croissance des salaires pourrait toutefois tempérer les anticipations de quatre hausses de taux cette année au lieu des trois prévues. Les investisseurs espèrent que le resserrement des conditions du marché du travail va accélérer la croissance des salaires cette année et pousser l’inflation vers l’objectif de 2% de la Fed. Les spéculations autour d’une augmentation du nombre de hausse de taux prévus par la banque centrale ont été favorisées par les propos de son président, Jerome Powell, qui a dit au Congrès la semaine dernière que “ses perspectives personnelles pour l’économie se sont renforcées depuis décembre”. Si Jerome Powell a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de la surchauffe de l’économie, il a cependant ajouté “ce que nous ne souhaitons pas voir se produire, c’est de rater le virage”. “Le marché du travail se tend mais la croissance des salaires est modérée. De bonnes nouvelles pour tout le monde, Main Street et Wall Street”, dit Quincy Krosby, responsable de la stratégie chez Prudential Financial. Pour toute monde peut-^ter pas mais pour les actionnaires sûrement.

Russie : la martingale de Poutine, déclarer inéligible ses concurrents

Russie : la martingale de Poutine, déclarer inéligible ses concurrents

 

La martingale politique Poutine est d’une efficacité redoutable. Chaque fois qu’un candidat potentiel le menace,  il le déclare comme inéligible. Poutine qui a déjà régné depuis près de 20 ans sur la Russie, soit comme président cela comme Premier ministre pourra continuer pendant encore une bonne vingtaine d’années. Le dernier candidat un peu dangereux vient en effet d’être écarté de la candidature pour corruption. Une maladie qui évidemment a contaminé l’ensemble de l’oligarchie russe, Poutine compris. On objectera que Poutine demeure populaire en dépit des difficultés économiques de son pays et de l’extrême pauvreté dans  laquelle se débattent de nombreux russes. Pas étonnant,  tous les médias sont complètement cadenassés et l’opposition demeure virtuelle. Poutine se moque d’ailleurs totalement de la condamnation concernant ces  entraves à la démocratie. . Adversaire déclaré de Vladimir Poutine, l’opposant Alexeï Navalny, âgé de 41 ans, avait obtenu le ralliement de 742 personnes, soit au-dessus du seuil des 500 nécessaires pour pouvoir se présenter. Mais il accuse le Kremlin de torpiller sa candidature. Lundi, dans une vidéo enregistrée à l’avance et publiée dès l’annonce de la décision l’interdisant de se présenter, il déclare: «Nous savions que ça arriverait et nous avons donc un plan clair et simple». «Nous annonçons un boycottage de l’élection. Le processus auquel on nous demande de participer n’est pas une vraie élection. Il n’y aura que Poutine et les candidats qu’il a personnellement sélectionnés», dit-il, ajoutant qu’il allait faire appel de la décision de la commission électorale. Alexeï Navalny a été interpellé et détenu à trois reprises cette année pour avoir organisé des rassemblements politiques non autorisés. Se disant victime d’un harcèlement judiciaire, il a fait condamner la Russie par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). «Il est évident que ces affaires ont été fabriquées pour ne pas me laisser me présenter», avait dénoncé Alexeï Navalny lors des débats publics précédant la décision. Considéré comme le principal opposant au président Vladimir Poutine, qui brigue en mars un quatrième mandat, Navalny a mené campagne pendant des mois dans toute la Russie malgré les entraves et les pressions des autorités, ce qui lui a permis de gagner une fidèle base de soutiens, souvent très jeunes. En dépit de l’indifférence des médias nationaux, ses meetings ont rassemblé des milliers de personnes et il a ouvert des dizaines de bureaux de campagne en province, sur lesquels il entend désormais s’appuyer pour appeler au boycott.

Franciser la dette ! La nouvelle martingale de Le Pen

Franciser la dette ! La nouvelle martingale de Le Pen

 

La compétence de Marine Le Pen sur le terrain économique n’est pas son point fort, pour marquer sa faiblesse elle considère d’ailleurs que le politique doit avoir raison sur le reste. Sur BFM hier,  elle a réitéré sa proposition de franciser la dette. Une manière en fait de ne pas la rembourser, en tout cas en partie ; en effet, les emprunteurs seraient immédiatement spoliés du fait  du de la différence de taux de change  d’au moins 20 % entre l’euro et le nouveau franc. Malheureusement ce qu’oublie de dire Marine peine c’est que les taux d’intérêt s’envoleraient et que le coût de la dette progresserait dans les mêmes proportions. Or  la France ne peut se priver des emprunts pour son budget. Ainsi en 2016 on a encore emprunté environ 185 milliards (à peu près comme en 2015). Il en sera de même en 2017 et les années suivantes à moins de ne plus payer les fonctionnaires et de fermer les services publics.  On sait aussi que les Français en général font preuve d’une grande inculture économique puisque notamment une étude du groupe Allianz a démontré que dans ce domaine ils occupaient la dernière place en Europe. Ce qui autorise évidemment l’annonce de mesures complètement surréalistes comme celle de la nationalisation de la dette faite par Marine Le Pen. On sait que cette dette représente de l’ordre de 2100 milliards soit environ 33 000 € par Français. Les deux tiers de cette dette sont détenus par des étrangers. La renationalisation de la dette impliquerait donc que la France rachète immédiatement 1400 milliards. Comment ? Marine Le Pen a plaidé jeudi pour une prise de contrôle de certaines banques par l’Etat « en cas de crise grave » et pour une nationalisation de la dette publique, qu’elle présente comme une condition de l’indépendance de la France. Le problème c’est que les banques françaises même nationalisées ne disent poseraient pas des moyens financiers nécessaires pour racheter cet ; il faudrait donc que ces banques empruntent  notamment sur le marché étranger pour recueillir un tel montant et sans doute à des taux exorbitants compte tenu de la politique économique et financière prônée par Marine Le Pen. Marine Le Pen  qui propose aussi de rétablir l’équilibre de la balance des paiements mais qui ne dit pas un mot sur la manière d’y procéder car cette balance des paiements découle elle-même de l’équilibre des échanges de biens et de services. Autrement dit de la compétitivité française qui serait fortement affectée par le renchérissement des intrants ( matières premières) sans parler du coût des promesses démagogiques qu’il faudrait bien faire supporter par la fiscalité. Bref des orientations qui ressemblent à des propos de bistrot après5 ou 10 tournées d’apéritif. La politique économique du front national dans ce domaine, mais aussi au plan budgétaire et monétaire constitue un tissu d’âneries qui conduirait rapidement le pays à la faillite. Discours complètement surréalistes à moins de mettre des murs financiers tout autour du pays et de se retrouver dans la situation de la Grèce voire de la Corée du Nord. Au cours de son discours, Marine le Pen  également insisté sur la « nécessité de refaire un Etat expert, un Etat garant, qui soit aussi un Etat présent ». Si cet Etat est aussi expert que le Front national il ne faudra pas six mois à Marine Le Pen  pour provoquer une ruine du pays.

 

 

La martingale de Hamon : gonfler artificiellement la croissance

La martingale de Hamon : gonfler artificiellement la croissance

 

 

 

Benoît Hamon reprend les bonnes vieilles méthodes de la plupart des gouvernements : celles qui consistent  à gonfler artificiellement les prévisions de croissance. Alors que les instituts économiques prévoient une croissance d’environ  1,6 % en 2018, Hamon, lui, annonce 2,4 %. Ce qui lui permet de ramener le chômage à 5,8 % en 2022 et de rétablir les déséquilibres financiers. Le levier essentiel de cette politique serait dû à la mise en place du revenu universel, à l’augmentation des allocations, à la baisse de l’impôt sur le revenu et à l’augmentation de la fiscalité sur les entreprises. Bref, une sorte de miracle à la française qui consiste à distribuer les richesses avant qu’elles ne soient produites. Une sorte de calcul de coin de table effectuée dans un bistrot qui suppose qu’on distribue de l’argent pour permettre aux ménages de consommer tout en alourdissant la fiscalité des entreprises. Une perspective forcément séduisante et qui économiquement n’est pas loin des propositions aussi bien de Mélenchon que du Front national. La question étant cependant de savoir où la France prend cet argent qu’elle va distribuer. Sans doute encore plus qu’aujourd’hui en empruntant. Ce qui ne semble pas une difficulté majeure chez ceux qui en même temps proposent de renégocier la dette voire de l’annuler. En dépit de ses contradictions et du simplisme du raisonnement,  Benoît Hamon voit l’économie française accélérer nettement s’il est élu président de la République et le taux de chômage reculer jusqu’à 5,8% en 2022, un niveau inconnu depuis l’accession du socialiste François Mitterrand à l’Elysée en mai 1981. Pour relancer la croissance, à 2,4% l’an prochain et 2,5% en 2019, le candidat socialiste compte sur l’injection de 35 milliards d’euros par an au bénéfice des Français qu’il effectuera dès 2018 en créant le revenu universel d’existence. Ce dernier prendra la forme de 23 milliards d’euros d’allocations et 12 milliards de baisse de l’impôt sur le revenu, a précisé l’équipe de Benoît Hamon vendredi lors d’une présentation du cadrage économique et financier du programme. Quelque 36 milliards d’euros d’autres dépenses sont prévues en année pleine à l’horizon 2022, avec une montée en charge progressive au cours du quinquennat, dont 7 milliards pour la sécurité-justice-défense, quasiment autant pour l’augmentation de 10% des minima sociaux et l’allocation « bien vieillir » et plus de 5 milliards pour les infrastructures et le logement. Benoît Hamon prévoit face à cela 26 milliards d’euros de ressources nouvelles, un montant qui s’entend également en année pleine à l’horizon 2022, dont 5 milliards de prélèvements sur les « superprofits » des banques, 11 milliards issus de la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales et 10 milliards pris sur les 40 dégagés pour les entreprises avec le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité. Il compte en outre dégager 5 milliards d’euros d’économies sur le fonctionnement, notamment en centralisant les achats, et éviter 10 milliards d’euros de coûts par ses politiques de prévention, dans le domaine de la santé, l’énergie ou les discriminations par exemple. Sa trajectoire verrait le déficit public dépasser la limite européenne de 3% du produit intérieur brut en 2018 et 2019, avant de revenir à 3% en 2020 et de baisser ensuite. La dette publique reculerait de façon continue pendant le quinquennat à la faveur de l’accélération de la croissance et de l’inflation, qui atteindrait 2,5% en 2021 et 2022. En clair,  l’inflation qui serait en réalité supérieure à ces chiffres viendrait manger  l’amélioration théorique du pouvoir d’achat d’autant qu’il faudrait aussi prévoir la dévaluation de l’euro. Une autre manière de faire payer l’Allemagne à la place de la France !

Le prélèvement à la source : la martingale adoptée

Le prélèvement à la source : la martingale adoptée

 

Le prélèvement à la source présente évidemment des avantages pour le contribuable mais aussi des inconvénients. Des avantages dans la mesure où il permettra de mieux gérer la trésorerie des imposés. Des inconvénients aussi puisqu’il ne supprimera pas l’obligation d’établir une déclaration de revenus annuels avec avis d’imposition. Le risque majeur c’est que ce prélèvement mensuel à la source soit utilisé par les gouvernements comme une formidable martingale fiscale. L’impôt devenant plus indolore pourra être augmenté en tant que de besoin pour boucher les trous du budget.  en dépit des protestations de la droite il ne faut guère espérer un retour en arrière Les députés français ont donc voté vendredi soir l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter de janvier 2018, dont l’adoption avait été bloquée la veille par l’opposition.  Cette mesure phare du projet de loi de finances (PLF) pour 2017, dernière réforme d’ampleur du quinquennat de François Hollande à laquelle l’opposition est farouchement opposée, avait été bloquée jeudi avec l’adoption d’un amendement déposé par deux députés du groupe Les Républicains. Cet amendement remplaçait le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu par une mensualisation obligatoire. Le gouvernement, par la voix du secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, avait demandé une seconde délibération, à l’issue de laquelle le prélèvement à la source a finalement été adopté.

Impôt à la source : nouvelle martingale fiscale

Impôt à la source : nouvelle martingale fiscale

 

 

Officiellement il s’agit d’une opération de simplification mais qui pourrait bien cacher une vaste opération d’augmentation de la fiscalité. En effet cette réforme a surtout été inspirée par les experts en  en ingénierie fiscale qui s’inquiètent  du fait que l’impôt sur le revenu n’est perçu que par 45 % des ménages. Ce qui poserait un problème ! Comme si ceux qui sont exemptés d’impôts sur le revenu ne payaient pas d’autres impôts par exemple la TVA, la CSG ou les impôts locaux (impôts locaux qui en moyenne représentent lors de 2000 € par ménage). L’impôt sur le revenu serait davantage républicain que les autres formes de prélèvement ! D’une manière générale les Français approuvent cependant pour 65 % d’entre le principe de cette réforme. Principal argument cela étale dans le temps le poids des prélèvements, second argument cela évite d’être imposé sur des revenus de référence passés alors que les revenus présents peuvent avoir diminué. Des arguments pertinents. Mais cette retenue à la source présente aussi de nombreux inconvénients. Le principal inconvénient c’est l’élargissement de l’assiette fiscale qui suivra cette première phase de réforme. L’objectif est en effet de regrouper CSG et impôt sur le revenu, du coup tous les ménages seront imposables. La première phase de la réforme du prélèvement de l’impôt à la source introduira deux changements principaux: l’impôt sera prélevé en temps réel et non plus avec un an de décalage. Son mode de paiement évolue puisqu’il sera prélevé directement sur le salaire. La réforme concernera l’impôt sur les traitements et salaires, les pensions, les revenus de remplacement (allocations chômage notamment), les revenus des indépendants (en particulier les bénéfices agricoles) et les revenus fonciers. Ces types de revenus constituent la majorité des revenus de plus de 98% des foyers. Ainsi, que l’on soit salarié ou indépendant, actif ou retraité, chacun sera soumis au prélèvement de l’impôt à la source. Selon la nature des revenus, deux modes de prélèvement sont retenus. D’une part pour les traitements, salaires, pensions de retraites et revenus de remplacement, l’impôt sera prélevé à la source par le tiers versant les revenus (employeur, caisses de retraites, etc.), en fonction d’un taux calculé et transmis par l’administration fiscale. D’autre part, pour les revenus des indépendants et les revenus fonciers, l’impôt sur les revenus de l’année en cours fera l’objet d’acomptes calculés par l’administration et payés mensuellement ou trimestriellement. Pour la très grande majorité des contribuables, dont le revenu est principalement constitué de traitements et de salaires, l’impôt sera prélevé par l’employeur. Pour les salariés le prélèvement se fera chaque mois sur la fiche de paie selon le taux transmis par l’administration fiscale à l’employeur. La seconde phase de la réforme consistera donc à regrouper ses CSG et impôt sur le revenu. L’élargissement de l’assiette de l’impôt sur le revenu permettra d’opérer des prélèvements supplémentaires substantiels puisqu’aujourd’hui le produit de la CSG est à peu près égal à celui de l’impôt sur le revenu. (Au total environ 150 milliards).  La troisième étape devrait concerner familialisation et la conjugalisation avec une réduction forfaitaire par personne à charge. En clair on va vers l’individualisation de l’impôt sur le revenu avec prélèvement mensuel à la source qui rendra possible des augmentations  en douceur des prélèvements obligatoires.




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