Archive pour le Tag 'Martinez'

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

 

Il est clair que les syndicats en général et la CGT en général ne bénéficient pas d’uen image positive dans le pays. Mais le syndicalisme est en crise comme la plupart des outils  intermédiaires, comme la politique ou les médias eux-mêmes. Bien sût la position de certains syndicats  agacent car souvent top archaïques trop corpos. Evidemmenet les syndicats SNCF ne font pas exception  encore qu’il faudrait noter la montée des syndicats réformistes (aujourd’hui majoritaires) par rapport aux radicaux. Comme les cheminots ne jouissent pas non plus de la meilleure image dans le pays (mais il  y a beaucoup de fantasmes quant à leurs privilèges), le gouvernemenet et les médias ont  décidé de profiter de cette affaire pour écraser la CGT et au-delà affaiblir les autres syndicats. Comme en politique, Macron veut disloquer toute opposition et même s’affranchir de toute médiation des corps  intermédiaires. On peut ne pas  partager certaines orientations de la CGT sans pour cela chercher à l’écraser. Après avoir humilié  les organisations politiques d’opposition, Macron veut faire plier et infliger une  défaite historique aux  organisations syndicales et en particulier à  la CGT. Après les réformes du code du travail, de la formation permanente, de l’Unedic et maintenant de la SNCF,  le gouvernement démontre à l’évidence son dédain  pour la négociation qu’il considère sans doute comme une perte de temps. Certes le pays -la SNCF y compris- a  besoin de réformes structurelles  pour améliorer sa compétitivité, retrouver la croissance et réduire la pire  inégalité qui est celle du chômage. Mais cela ne justifie pas qu’on fasse l’impasse sur la concertation  et qu’on méprise la culture du compromis. Les médias globalement participent à la curée et pronostiquent déjà l’échec du mouvement SNCF et derrière celui de la CGT. La bataille médiatique de ce point de vue sera fondamentale pour faire basculer une opinion qui condamne aujourd’hui les grèves des cheminots mais sans connaître réellement la réalité et les enjeux. Parmi ces enjeux bien entendu la question de l’endettement et du financement des équipements. Une question récurrente que le gouvernement  contourne et qui plombe en partie les résultats de l’entreprise.  Un autre enjeu concerne  l’avenir de la politique des transports mise sous le boisseau depuis déjà des années au profit d’une logique de développement  contradictoire de chaque mode et entreprise. Une logique qui par exemple  a aussi affaibli considérablement le pavillon routier français qui n’existe plus à l’international et qui est maintenant attaqué par des pavillons à bas coût sur le marché national. La politique ultralibérale qui est actuellement développée dans le secteur des transports conduira nécessairement non seulement la disparition de l’entreprise SNCF mais aussi à la quasi-disparition du rail sauf sur quelques lignes rentables. Il n’y a aucune raison pour que subsistent  d’autres lignes nationales. Quant aux lignes régionales il est vraisemblable qu’on procédera progressivement à des substitutions par car surtout en raison des difficultés financières des régions. La disparition du rail dans de nombreuses zones géographiques participera à la désertification du territoire en cours et contribuera à servir le projet fou qui consiste à entasser 90 % de la population dans les grandes métropoles ici 2050  (voir rapports  INSEE à ce sujet). Oui le pays a besoin de réformes, la SNCF aussi et depuis longtemps mais aucune réforme ne sera efficace sans la participation active des acteurs. Sinon elle ne fera que produire des déçus

Philippe Martinez (CGT) : « non aux ordonnances de Macron « 

Philippe Martinez (CGT) : « non aux  ordonnances de Macron « 

La CGT par la voix de son secrétaire général s’oppose totalement aux ordonnances de Macron sur le code du travail et condamne par avance le nouveau gouvernement

Que vous inspire ce nouveau gouvernement?
Je n’ai pas pour habitude de porter de jugement sur les ministres et sur ce qu’ils ont fait, mais c’est d’abord un gouvernement de communication. L’arrivée de Nicolas Hulot en est un exemple. On nous avait parlé de renouvellement… Certes, il y a des inconnus, mais d’autres ne sont pas des nouveau-nés comme Gérard Collomb, François Bayrou, Bruno Le Maire… Gérald Darmanin est peut-être jeune, mais pas en politique. Il s’est prononcé contre le mariage pour tous, ça n’est pas un signe de grande ouverture. On a un patchwork de gens de droite qui ont soutenu Juppé, Fillon ou Sarkozy. Cela dit, le Premier ministre a été honnête en disant qu’il était de droite.

 

Et la nomination de Muriel Pénicaud, ancienne directrice générale de Business France, vous la saluez comme le font FO, le Medef et la CFDT?
Certes, elle a démarré au cabinet de Martine Aubry dans le gouvernement Jospin. Mais j’en ai connu d’autres qui une fois devenus DRH dans une grande entreprise n’ont pas appliqué les 35 heures! Chez Danone, elle a mis en œuvre un plan de 900 suppressions d’emploi dont 200 en France et remis en question de nombreux droits pour les salariés de ce groupe. Ce qui a satisfait les actionnaires et Franck Riboud aussi. Depuis plusieurs années, elle fréquente plus les conseils d’administration que les ateliers ou les bureaux! Elle a un parcours de dirigeante d’entreprise, et le programme de Macron est clair. Elle est là pour l’appliquer.

 

L’appel téléphonique du Premier ministre, jeudi, est-il de nature à vous rassurer sur ses intentions?
Nous avons discuté quatre minutes trente et il nous a confirmé qu’il souhaitait nous rencontrer. Qu’un Premier ministre contacte les organisations syndicales la première semaine de sa prise de fonction est plutôt une bonne chose. C’est une attitude correcte.

 

adikteev

Sur la réforme du Code du travail, le gouvernement évoque plus une consultation…
Ça ne veut rien dire une consultation! La loi Larcher prévoit une concertation sur les projets de loi en matière sociale. Il faut donc prendre le temps de discuter. À moins que la loi ne soit déjà écrite… Avec le gouvernement Valls, on a découvert le projet de loi travail dans un quotidien! Si Édouard Philippe et Emmanuel Macron ont cette conception de la concertation, il s’agit alors plus d’un affichage que d’un dialogue réel et sincère. Nous, on est prêts, on soumettra au Premier ministre une dizaine de mesures urgentes à prendre pour le pays. Si on écoute nos propositions, nous voulons bien parler du Code du travail. Mais notre objectif est de renforcer les droits des salariés. Pourquoi le gouvernement se comporterait-il comme le Medef, qui arrive en négociation avec un texte sur lequel on n’a ni marge de manœuvre ni possibilité d’amendement

 

Que pensez-vous de son projet de légiférer à partir de trois ordonnances?
Ces ordonnances sont complètement irrecevables! L’homme neuf a de vieilles recettes. Considérer que le travail à un coût, faciliter le licenciement pour créer de l’emploi, c’est vieux comme Juppé! Dire que les licenciements d’aujourd’hui sont les emplois de demain, on voit où ça mène. À la précarité ! Le Président souhaite aller plus loin que la loi travail rejetée à 70 % par les Français. Sur les classifications, par exemple. Le principe des conventions collectives est de poser un barème de salaire minimum pour un niveau de diplôme. Permettre aux entreprises d’y déroger signifie donc que demain un jeune sera payé en fonction de ce qu’aura négocié l’employeur et non plus en fonction du nombre d’années d’études qu’il aura faites. C’est ça la loi travail XXL! Depuis que les entreprises dérogent au code du travail, il a triplé de volume!

Et concernant la fusion des instances représentatives du personnel?
Le Président se prononce pour plus de dialogue social et en même temps il veut réduire les lieux et moyens qui lui sont dédiés! Par exemple, mélanger les prérogatives des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CHSCT] avec celles des comités d’entreprise alors que le coût du mal-être au travail en France atteint 13.000 euros par an et par salarié, c’est une très mauvaise idée !

Une unité syndicale se dessine pour refuser la limitation des indemnités versées par les prud’hommes en cas de licenciement injustifié…
On veut traiter les salariés comme des yaourts. Quel que soit le type de licenciement, le prix d’une vie au travail est barémisé. Sans tenir compte de la situation familiale, de l’état de santé, de l’ancienneté. C’est proprement scandaleux. Réformer le code du travail n’est pas une priorité. L’assouplir ne permet pas de lutter contre le chômage. Nous ne nous bornerons pas à commenter les décisions du gouvernement. Je n’ai pas une tête d’alibi ! Nous avons des efforts à faire pour mettre en avant nos propositions. Nos idées détonnent dans le milieu ambiant, elles n’inspirent ni le Medef, ni les financiers, mais l’opinion publique y est réceptive. Notre priorité n’est pas de convaincre le gouvernement mais les salariés !

Le gouvernement compte travailler sur ces ordonnances cet été. Cela s’annonce compliqué pour mobiliser?
Nous voulons être écoutés et qu’on prenne le temps de la discussion en tirant les enseignements du passé. Quand on veut dialoguer et qu’on est attaché au bien-être des salariés, on ne discute pas pendant les vacances. L’expérience de la loi travail devrait attirer l’attention de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui.

Jean-Luc Mélenchon promet de mobiliser la rue. Ça fait un concurrent de plus?
Que des hommes et des femmes politiques viennent soutenir des luttes sociales, c’est une bonne chose. Mais nous avons la prétention de croire que nous sommes les mieux placés pour le faire. Jamais le FN ne serait venu chez Whirlpool sans les caméras et Emmanuel Macron. C’est de la communication, pas de l’action. Pourtant, le pouvoir politique sert à quelque chose : à légiférer, à peser, à relayer et à veiller à l’égalité entre les citoyens. Mais face aux intérêts des marchés financiers et des grands groupes internationaux, il démissionne trop souvent. Quand des salariés, comme ceux de GM&S, en sont réduits à casser leur outil de travail, on devrait pousser un cri d’alerte généralisé et ne pas se contenter de dire que l’État ne peut pas tout.

Martinez – El Khomri : une rencontre pour rien ?

Martinez – El Khomri : une rencontre pour rien ?

D’une certaine manière cette  rencontre relève essentiellement d’une stratégie de communication tant de la part du gouvernement que de la part de la CGT. Si le sujet n’était pas aussi sérieux on pourrait parler de tragique comédie les deux parties veulent seulement démontrer qu’elles sont ouvertes à la discussion mais sans changer d’un iota leur position. Les deux parties n’ont d’ailleurs cessé d’affirmer depuis une dizaine de jours qu’elles étaient prêtes à se rencontrer immédiatement. En vain puisque personne n’a pris l’initiative de fixer une date avant celle de la réunion de ce vendredi. En l’état des positions des un et les autres et du rapport de force, cette rencontre ne débouchera sur rien. Cela d’autant plus que la ministre du travail elle El Khomri ne dispose d’aucun pouvoir de décision et que la gestion du dossier est assurée directement par Manuel Valls qui ne fera aucune conception à une organisation qui a politisé le débat. On connaît l’argumentaire de la CGT : il ne s’agit plus de retirer le texte mais de changer son architecture en particulier sur l’article 2 qui prévoit l’inversion des normes. Autrement dit on maintient le texte mais on  change le contenu et sa logique. Une position non négociable pour le gouvernement. Un gouvernement qui s’il devait modifier complètement la philosophie du texte n’aurait plus qu’à démissionner. Il faudrait donc sans doute un miracle pour que Myriam El Khomri et Philippe Martinez, qui se rencontrent ce vendredi à 8 heures au ministère du Travail, puissent s’entendre sur la loi travail quand on entend le ton adopté par chacun. Et surtout les méthodes de force. Des images publiées par la préfecture de police et qui tournent sur les réseaux sociaux font apparaître des manifestants affublés de chasubles rouges, arracher des pavés.  Interrogé sur la question, Philippe Martinez a maladroitement confirmé qu’il s’agit de militants de la CGT qui ont participé à des violences contre la police lors de la manifestation contre la loi travail. «Il y a dû avoir un ordre, je pense, de la préfecture de police, de charger les manifestants. Quand c’est comme ça, chacun essaie de se défendre», a-t-il déclaré ce matin sur RTL. Une nouvelle polémique d’autant plus dommageable que le secrétaire général de la CGT a assuré ce jeudi matin qu’«on a le sens des responsabilités et notre volonté c’est de dialoguer». Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a appelé Philippe Martinez à «prendre ses responsabilités» et à «condamner» les syndicalistes qui seraient coupables de violences. Nul doute que ce sujet sera à l’ordre du jour de la réunion entre Myriam El Khomri et Philippe Martinez. Au grand dam certains syndicats. «Avec toutes ces violences, on ne parle même plus du fond. Ce n’est plus possible. Il est grand temps de réinstaller la culture du dialogue dans ce pays», affirme Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT, ce jeudi matin sur Radio Classique. «Nous sommes contents de rencontrer la ministre, déclare a Catherine Perret, secrétaire confédérale, chargée de la loi travail pour la CGT. Nous ne l’avions plus rencontré en tête à tête au ministère depuis le 3 mars dernier». Cette rencontre doit avant tout permettre de «clarifier les choses et de mettre sur la table les propositions de la CGT», explique-t-on au ministère. «Il était important que le dialogue reprenne» entre le gouvernement et le premier syndicat français «qui ne venait à aucune réunion du ministère» sur la loi travail, selon le ministère. Pour Philippe Martinez, ce rendez-vous permettra d’«écouter et discuter sur les choses qui ne vont pas dans le texte». Mais aucune annonce ne sera faite à l’issue de la rencontre, annonce le ministère.

El Khomri-Martinez : « on se téléphone» !

El Khomri-Martinez :  « on se téléphone» !

Si l’affaire n’était pas aussi grave concernant les conséquences sur l’image du pays et  sur l’économie on pourrait considérer que l’hypothétique rencontre entre El Khomri, ministre du travail, et Martinez, patron de la CGT, relève de la tragi-comédie. Alors que le conflit dure  depuis maintenant trois mois Martinez s’est étonné de n’avoir strictement aucun contact avec le gouvernement depuis deux mois. Du coup Valls s’est fendu d’un petit coup de téléphone au responsable syndical. El Khomri très effacée ces derniers temps et qui en réalité ne sert pas à grand-chose au gouvernement a fait connaître qu’elle rencontrerait Philippe Martinez le 17 juin, information confirmée par la CGT. Pourquoi attendre le 17 juin alors que l’euro a commencé, que des blocages persistent et que les poubelles s’étalent dans les rues à Paris et dans certaines villes de province. Une interrogation partagée par l’Elysée et  Matignon qui ont secoué les puces  de l’inutile ministre qui du coup dans la journée d’hier a déclaré qu’elle était prête à recevoir le secrétaire général de la CGT dans la minute. Reste à savoir quand le rendez-vous aura lieu ! Peut-être pourrait-on conseiller à El Khomri  comme un fil à Philippe Martinez  se téléphoner ? Bref une vraie tragi-comédie, aussi une incompétence à maîtriser un mouvement social certes ultra minoritaire mais dirigé par les ultras gauchistes. Martinez, précisément pour cette raison, voudrait bien que le conflit dans la direction lui échappe  mais il ne peut le dire de manière claire et officielle pour ne pas être débordé sur sa gauche. Quant à El Khomri,  ce qu’elle dit n’a guère d’importance puisqu’il y a longtemps que Valls s’est approprié le dossier. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a déclaré vendredi être « disposé » à rencontrer la ministre du Travail Myriam El Khomri, « même ce week-end », tout en prévenant : « La mobilisation continue. » Plusieurs grèves ont toutefois été levées comme à la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique).  , Myriam El Khomri avait déclaré être « prête à recevoir Philippe Martinez dans la minute si cela peut permettre de lever tous les blocages dans le pays », sans attendre un rendez-vous « convenu » avec lui le 17 juin. « On va lui faire savoir rapidement qu’on est disposé à la rencontrer, même ce week-end, car il y a urgence », a déclaré le numéro un de la CGT lors d’un déplacement à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). « Mais pas question de nous faire du chantage à l’Euro : la mobilisation continue, la grève continue, car elle est plus que légitime », a-t-il averti avant d’ajouter :  »On ira pour discuter, pour lui expliquer des choses. » Le patron de la CGT est toutefois conscient de l’importance de l’Euro. Dans un entretien au Parisien, il explique avoir donné « consigne pour que tous les supporteurs puissent accéder au Stade de France vendredi soir ». « C’est un événement populaire qui doit rester festif. Il n’y aucune consigne pour que les accès au stade soient perturbés, ni le match », a-t-il ajouté. Sauf surprise, il ne faut toutefois pas d’attendre à une avancée majeure dans le conflit social. Philippe Martinez a en effet dénoncé le « mépris et la provocation » du gouvernement. « J’entends aujourd’hui que la ministre est prête à me voir tout de suite, alors que ça fait trois mois que je demande à être reçu », a-t-il ajouté.

 

(Avec JDD)

Grand débat Martinez et Berger : le marxisme contre le réformisme

Grand débat Martinez et Berger : le marxisme contre le réformisme

 

Le débat entre Philippe Martinez patron de la CGT et Laurent Berger patron de la CFDT a confirmé l’opposition idéologique entre les deux organisations concernées. Philippe Martinez s’inscrit dans une vision syndicale traditionnelle et dépassée d’un syndicalisme nourri de la pensée marxiste qui veut rompre avec le capitalisme et refuse toute concession aussi bien avec le patronat qu’avec le gouvernement. De son côté Laurent Berger incarne la ligne réformiste est donc plus moderne d’un syndicalisme contemporain qui cherche avant tout à obtenir des satisfactions pour les salariés en acceptant des compromis. La vision de Philippe Martinez est forcément étatiste et centraliste tandis que le leader de la CFDT propose une démarche plus décentralisée et plus démocratique. D’où cet affrontement fondamental sur la philosophie de l’article 2 de la loi travail défendue par la CFDT qui permet de décentraliser le débat social au plan de l’entreprise et d d’y négocier des accords. À l’inverse, le responsable de la CGT entend imposer des normes nationales et craint  sans doute aussi que dans les petites et moyennes entreprises les salariés soient davantage incités à accepter des compromis en tenant compte de leurs situations concrètes. Laurent Berger et Philippe Martinez se sont trouvés face-à-face pour la première fois dans Le Grand Débat sur RTL. Les deux syndicalistes, respectivement leaders de la CFDT et de la CGT, ont confronté leurs arguments concernant la loi Travail. Nous sommes entrés au cœur de l’opposition entre ces deux syndicats avec une forme de constat d’échec, au bout de ce débat.  Laurent Berger a expliqué que l’on devait contester, négocier, puis s’engager pour éviter des suppressions de trop d’emplois ou empêcher des fermetures de site. De l’autre côté, la réponse de Philippe Martinez est que tout cela constitue des reculs partiels, que l’on accepte le moins pire. Deux visions s’affrontent. D’un côté, la concession, portée par Laurent Berger, pour avancer et sauver le syndicalisme. De l’autre, la CGT appelle à refuser tout bonnement la concession demande aux actionnaires et aux PDG de partager l’argent et le capital.

 

(Avec RTL)

Sondage Philippe Martinez (CGT) : mauvaise opinion pour 67 %

Sondage Philippe Martinez (CGT) : mauvaise opinion pour 67 %

Il semble bien que l’opinion soit en train de basculer vis-à-vis de la loi et du mouvement de protestation. Certes les Français demeurent perplexes vis-à-vis de cette loi mais il n’y a plus de majorité pour soutenir une mobilisation sans doute aussi discréditée  par les conséquences néfastes qu’elle entraîne sur l’économie, discréditée aussi par la violence des casseurs. Du coup l’image de Philippe Martinez secrétaire général de la CGT ne sort pas grandi. Près de sept Français sur dix (67%) ont une mauvaise opinion de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, en première ligne contre le projet de loi travail, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien/Aujourd’hui-en-France dimanche. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 53% à avoir une «bonne» opinion du leader syndicaliste, contre 47% une «mauvaise» opinion. Le secrétaire général de la CGT est perçu unanimement comme un contestataire (84 %), politisé (75 %), éloigné des réalités des entreprises (54 %), pas ouvert au dialogue (65%) et pas compétent (58 %). Toujours dans le sondage, à la question, vous, personnellement soutenez-vous le mouvement d’opposition à la loi travail, 53% des personnes interrogées répondent «non», 47% affirment le contraire. Un autre sondage publié ce dimanche, Dimanche montre que les Français restent, sinon hostiles, perplexes concernant le projet de loi travail emmenée par la ministre Myriam El Khomri. Il en ressort en effet que quelque 46% des sondés souhaitent que le gouvernement retire le projet de loi travail, et 40% veulent que le projet soit modifié. Ils ne sont que 13% à vouloir que le projet de loi soit conservé en l’état. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 51% à vouloir le retrait, tandis qu’ils sont 41% chez Les Républicains et 68% au Front National.

 

Les blocages et mobilisation vont continuer » (Martinez, CGT)

Les blocages et mobilisation  vont continuer » (Martinez, CGT)

Le responsable de la CGT n’a pas laissé de doute, manifestations et blocage vont continuer ; Une arme à double tranchant car la pénurie de carburant pourrait être de nature à retourner une opinion qui soutenait jusque là la contestation à la loi travail. Interrogé ce matin sur RTL le « Ça fait un petit moment qu’on constate que le gouvernement ne veut pas entendre les diverses manifestations de rue », a déploré ce matin sur RTL Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « Je pense que le gouvernement devrait écouter les salariés et l’opinion publique », a-t-il ajouté, en référence aux blocages dans certaines villes.   Le gouvernement a-t-il raison de réquisitionner les salariés ? « Monsieur Sarkozy l’avait fait mais nous, ce qu’on souhaite, c’est que le gouvernement écoute plutôt que de choisir la force », explique le représentant syndical. « Les gens disent que ce n’est pas normal que le gouvernement ne change pas de position face à ce mauvais projet de loi qui va remettre en cause plusieurs décennies de droits sociaux». Quatre des huit raffineries pétrolières françaises sont à l’arrêt et plusieurs dépôts sont bloqués par des manifestants contre la loi Travail. Les actions pourraient prendre de l’ampleur car la CGT veut « élargir et durcir » le mouvement. « On n’a peur de personne », a lancé Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT en charge du dossier sur la loi Travail, dimanche sur France Info.

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

 

 

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a raison de considérer que cette conférence sociale très médiatisée est essentiellement une opération de com. de Hollnde.  Hollande voulait une grande messe sociale sans doute pour retrouver un peu de crédit à gauche. En fait les fidèles seront moins nombreux car la CGT ne participera pas à la conférence sociale. En cause il y a le contenu de cette  de conférence davantage une opération de communication qu’une véritable négociation. En effet ne doivent être traités dans cette conférence que des sujets qui ne sont pas les plus prioritaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». Certes des sujets qu’  on ne peut négliger mais on a évité les sujets qui fâchent comme l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou encore le financement de la protection sociale. Sur la forme cette conférence sociale largement médiatisée est surtout destinée à redonner un peu de vernis social à Hollande actuellement en délicatesse dans les sondages en particulier chez les salariés.   Par contre martinez a tort quand il enferme la CGT dans un syndicalisme de protestation et de contestation comme Sud.

 

(Intreview JDD)

 

Vous boycottez la conférence sociale organisée par le gouvernement demain. Dans quel but?
Cette conférence sociale, c’est uniquement de la communication. Ce n’est pas sérieux du tout. On ne va pas écouter une grand-messe d’experts patronaux et participer à des tables rondes avec des ministres qui viennent se faire valoir. Il y a des sujets majeurs qui ne sont pas pris en compte. La CGT veut parler des salaires et du temps de travail, car ce sont clairement les priorités des Français. Et puis, il y a la situation sociale dans laquelle va se tenir la conférence. Il s’est passé quelque chose de très grave chez Air France. Depuis ces événements, le Premier ministre s’entête à ignorer les salariés. Pas un mot pour les 3.000 futurs licenciés. Pas un mot après que cinq salariés ont été réveillés par la police devant leur famille et gardés à vue plus de trente-six heures comme des malfrats de la pire espèce. Et toujours pas un mot du Premier ministre pour dire que c’est exagéré. Les politiques qui font l’objet d’une procédure, on leur demande de venir au commissariat quand ils ont un moment dans leur agenda et ils s’y rendent à leur convenance.

Manuel Valls a stigmatisé un camp « du conservatisme, du refus du dialogue, de la rupture ». Vous êtes visés?
Nous, on a prévenu. Quand on croise des ministres, on leur dit l’exaspération des salariés, on leur dit : « Faites attention, ça va exploser ». Ils nous répondent de calmer les salariés mais on n’est pas les pompiers de service, on n’est pas là pour réparer les bêtises du patronat ou du gouvernement. Et malgré toutes nos alertes, c’est la CGT qui est montrée du doigt! La ministre du Travail et le Premier ministre nous renvoient la responsabilité d’un possible échec électoral en décembre et à la présidentielle, et si le FN gagne ce sera aussi la faute de la CGT… mais on va où là?

CGT :Lepaon a besoin de repos ( Martinez)

CGT :Lepaon a besoin de repos ( Martinez)

 

Au lendemain du refus du « parlement » de la centrale d’adouber l’équipe de direction qui avait été constituée notamment par Thierry Lepaon et Philippe Martinez, ce dernier a précisé qu’il présenterait mardi un « collectif » chargé de composer un nouveau bureau confédéral. Ce collectif ne comptera aucun des membres du précédent groupe réuni autour de Thierry Lepaon, a-t-il dit.  Philippe Martinez entend « accélérer » et « élargir les consultations des organisations de la CGT » pour « construire » une nouvelle équipe « conforme aux attentes », mais il ne voit de « sanction pour personne » dans le rejet mardi de sa liste par le Comité confédéral national (CCN). « C’est comme cela à la CGT : la démocratie s’organise et prend du temps. Et nous prendrons le temps pour décider entre nous », a-t-il précisé.  La nouvelle équipe devrait être présentée les 3 et 4 février, dates de la prochaine réunion du CCN qui votera à nouveau et « nous lancerons début février la préparation du 51e congrès de la CGT » qui est prévu au printemps 2016.  Philippe Martinez a indiqué que « Thierry Lepaon avait besoin de repos » et qu’il « quitterait la commission exécutive » (direction élargie), « comme l’ont fait ses prédécesseurs ». « Il a toute sa place à la CGT » comme militant, a-t-il dit, assurant que la CGT n’était pas « en hibernation ».  Récusant le mot de crise, Philippe Martinez a reconnu que la centrale traversait « une période inédite ». Il s’est dit « confiant dans sa capacité » à en sortir. En l’absence de bureau confédéral, démissionnaire, la CGT est dirigée par la commission exécutive, a-t-il souligné.   »En 2015, la CGT sera présente, offensive et dérangeante » et prendra « des initiatives » avec les salariés « afin de rompre avec les politiques libérales », a-t-il dit. La centrale « fera également obstacle à la nouvelle régression sociale que représente le projet de loi Macron », a-t-il ajouté.  Sur la sellette depuis fin octobre après des révélations sur des dépenses effectuées pour lui par la CGT et une indemnité perçue, Thierry Lepaon avait démissionné de son poste de numéro un il y a une semaine. Mais il avait voulu garder la main sur le choix de son successeur et de son équipe, au grand dam d’une partie de l’organisation. Interrogé sur l’appartement de fonction du secrétaire général à Vincennes, près de Paris, rénové à grands frais, Philippe Martinez a indiqué qu’il servirait à des camarades de la CGT de passage.

CGT : Philippe Martinez pour remplacer Thierry Lepaon

CGT : Philippe Martinez pour remplacer Thierry Lepaon

Compte tenu des événements dramatiques de ces derniers jours, l’affaire de la démission de Thierry Lepaon a té relativement marginalisée  dans les médias. Il sera vraisemblablement remplacé par Philippe Martinez, responsable de la puissante fédération des métaux ; Une afffaire moins médiatisée et qui permettra peut-êter à la CGT de s’en sortir en limitant des dégâts. La candidature de Philippe Martinez a été approuvée par la direction de la CGT, et sera soumise au choix du « parlement » du syndicat mardi. Il veut ainsi succéder à Thierry Lepaon. L’ancien secrétaire général  de la CGT a démissionné la semaine dernière suite aux révélations successives de ces dernières semaines sur son train de vie.  La CGT veut rebondir, après les scandales dans lesquels son ancien directeur, Thierry Lepaon était empêtré. Pour incarner ce rebond : Philippe Martinez. La direction de la CGT a accepté lundi sa candidature à la tête du syndicat, à 28 voix pour, 19 contre et 6 abstentions. Une courte majorité. Philippe Martinez, la cinquantaine, a mis un pied dans le syndicalisme à Renault. Il était délégué-syndical CGT à l’usine de Boulogne-Billancourt. En 2008, deuxième pied dans le syndicalisme : il prend la tête de la Fédération des métaux. Prochaine étape pour sa candidature : le vote du « parlement » du syndicat mardi, qui doit confirmer (ou non) ce choix, à une majorité des deux tiers. Sachant que huit autres membres veulent figurer sur la liste du futur bureau.

 

 




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