Archive pour le Tag 'Marseille'

Où passent les milliards de Marseille ?

Comment se dépensent les milliards à Marseille ?

L’ancien ministre , François Lamy, estime sur Franceinfo que « c’est plus difficile à Marseille qu’ailleurs, parce que la façon de faire de la politique est « différente ». ( doux euphémisme !)

 Qu’est-ce que vous attendez des décisions du président de la République concernant Marseille ?

François Lamy : Ce que j’attends du plan du président de la République, c’est qu’il dégage des crédits pour le temps long et des crédits pour le temps court. La vraie question ce n’est pas uniquement de dégager des millions ou des milliards, c’est comment on les dépense. C’est plus difficile à Marseille qu’ailleurs, parce que la façon de faire de la politique est différente.

Si le président de la République veut que son plan aboutisse il va falloir réformer la forme de gouvernance de l’Etat de façon à ce que l’Etat soit davantage présent. Ça ne peut pas reposer que sur le préfet de région. Ce n’est pas forcément que la faute des Marseillais. On sait que les Premiers ministres, passent, les présidents aussi et que les politiques changent. Il ne suffit pas d’annoncer des milliards il faut avoir une forme d’organisation, entre l’Etat, la métropole, la ville et les bailleurs. Il faut des gens qui surveillent l’application de ce plan tel qu’il va être annoncé.

Est-ce le rôle du chef de l’Etat de venir à Marseille trois jours pour présenter ce plan ?

C’est bien que le président de la République vienne à Marseille car ça renforce la nature des annonces qui sont faites, mais ceux qui vont mettre en œuvre ce sont les ministres. On verra dans les mois qui viennent s’il y a un suivi réel. C’est vrai que la logique ç’aurait été que ce soit le Premier ministre qui vienne, mais on est en période électorale et je comprends que le président de la République marque un pas de plus vers une candidature.

Le chef de l’Etat annonce 150 millions d’euros pour la construction d’un nouvel hôtel de police et ces 200 policiers qui vont arriver. C’est important ?

C’est une annonce importante. Je connais très bien Marseille et j’y vis en partie. Ça ne suffira pas. Le vrai problème, c’est la situation des quartiers nord qui sont coupés de la ville. Il faut une réponse sur la question des transports, de l’emploi. Sur la sécurité, il y a le problème du trafic de drogue. Quand j’en parle avec des policiers, ils ont l’impression de vider la mer à coup de seaux. Je suis très dubitatif. Je pense qu’il faut qu’on change de méthodologie. Les forces de l ‘ordre quand elles interviennent dans ces quartiers, il faut qu’elles y restent. Samia Ghalli réclamait l’intervention de l’armée, je ne suis pas pour mais je suis pour l’intervention de la gendarmerie, parce qu’elle sait faire.

Comment se dépensent les milliards à Marseille ?

Comment se dépensent les milliards à Marseille ?

L’ancien ministre , François Lamy, estime sur Franceinfo que « c’est plus difficile à Marseille qu’ailleurs, parce que la façon de faire de la politique est « différente ». ( doux euphémisme !)

 Qu’est-ce que vous attendez des décisions du président de la République concernant Marseille ?

François Lamy : Ce que j’attends du plan du président de la République, c’est qu’il dégage des crédits pour le temps long et des crédits pour le temps court. La vraie question ce n’est pas uniquement de dégager des millions ou des milliards, c’est comment on les dépense. C’est plus difficile à Marseille qu’ailleurs, parce que la façon de faire de la politique est différente.

Si le président de la République veut que son plan aboutisse il va falloir réformer la forme de gouvernance de l’Etat de façon à ce que l’Etat soit davantage présent. Ça ne peut pas reposer que sur le préfet de région. Ce n’est pas forcément que la faute des Marseillais. On sait que les Premiers ministres, passent, les présidents aussi et que les politiques changent. Il ne suffit pas d’annoncer des milliards il faut avoir une forme d’organisation, entre l’Etat, la métropole, la ville et les bailleurs. Il faut des gens qui surveillent l’application de ce plan tel qu’il va être annoncé.

Est-ce le rôle du chef de l’Etat de venir à Marseille trois jours pour présenter ce plan ?

C’est bien que le président de la République vienne à Marseille car ça renforce la nature des annonces qui sont faites, mais ceux qui vont mettre en œuvre ce sont les ministres. On verra dans les mois qui viennent s’il y a un suivi réel. C’est vrai que la logique ç’aurait été que ce soit le Premier ministre qui vienne, mais on est en période électorale et je comprends que le président de la République marque un pas de plus vers une candidature.

Le chef de l’Etat annonce 150 millions d’euros pour la construction d’un nouvel hôtel de police et ces 200 policiers qui vont arriver. C’est important ?

C’est une annonce importante. Je connais très bien Marseille et j’y vis en partie. Ça ne suffira pas. Le vrai problème, c’est la situation des quartiers nord qui sont coupés de la ville. Il faut une réponse sur la question des transports, de l’emploi. Sur la sécurité, il y a le problème du trafic de drogue. Quand j’en parle avec des policiers, ils ont l’impression de vider la mer à coup de seaux. Je suis très dubitatif. Je pense qu’il faut qu’on change de méthodologie. Les forces de l ‘ordre quand elles interviennent dans ces quartiers, il faut qu’elles y restent. Samia Ghalli réclamait l’intervention de l’armée, je ne suis pas pour mais je suis pour l’intervention de la gendarmerie, parce qu’elle sait faire.

A Marseille: Toujours les mêmes promesses

A Marseille: Toujours les mêmes promesses

 

 

Un article du Monde rappelle que Marseille est englué dans le trafic de drogue et la violence car les promesses n’ont jamais été tenues.

 

L’histoire se répète à Marseille. Depuis une quinzaine d’années, les mêmes constats succèdent aux mêmes drames, qui annoncent les mêmes coups de menton et d’identiques promesses de renforts policiers et judiciaires, avant même la « réponse globale » qu’entend apporter Emmanuel Macron lors de la longue visite qu’il y effectue du 1er au 3 septembre. En février 2021, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, annonçait déjà 300 fonctionnaires de police supplémentaires, affectés prioritairement dans les quartiers nord de la ville, inexpugnables bastions du trafic de drogue. Son collègue Eric Dupond-Moretti, garde des sceaux, a lui annoncé, fin août, l’affectation de 12 nouveaux magistrats dans la ville.

 

Pour quels résultats prévisibles ? De nouvelles flambées de violence qu’anticipent déjà les enquêteurs locaux qui connaissent mieux que quiconque la logique cyclique des règlements de comptes en série et leurs inévitables répliques, méthodes consubstantielles au modèle criminel local, assis sur un trafic de stupéfiants par nature instable et volatil, objet d’appétits territoriaux constamment renouvelés et inépuisable source de cet argent liquide qui irrigue la vie économique de la métropole marseillaise.

A ce jeu mortel, un clan chasse l’autre. Par exemple, la guerre entre « Gitans » et « Noirs » – comme la désigne la chronique locale qui ne s’embarrasse guère de précautions oratoires – a fait 33 morts depuis 2015. En réalité, il s’agit de deux clans rivaux exerçant la haute main sur la vente de drogue. Les récentes fusillades s’inscrivent-elles dans cette logique vendettaire ? Les enquêteurs en doutent, et évoquent plutôt la tectonique des plaques du trafic de cannabis et des sorties de prison de poids lourds des réseaux qui entendent reprendre leur place au soleil des narco-bandits… « Des arrestations, y compris à l’étranger » ont pu conduire, aussi, à « une recomposition de ce trafic », a indiqué la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri, sur BFM-TV le 24 août 2021.

Au-delà des hypothèses, cette désespérante certitude : pour tragiques qu’ils soient, les récents assassinats (7 victimes depuis le 7 juillet) n’ont rien d’inhabituel. Avec 11 homicides décomptés depuis le mois de janvier, 2021 devrait même rester bien en deçà des records enregistrés en 2016, avec ses 34 faits recensés. En face de ces chiffres, il faut en inscrire un autre : 27, soit le nombre d’assassinats déjoués par la police en cinq ans, c’est-à-dire le démantèlement d’équipes de tueurs avant même leur passage à l’action, sur la foi d’éléments suffisamment étayés pour que la justice suive, prononce des mises en examen et des incarcérations.

Drogue Marseille : les raisons de la violence

Drogue Marseille : les raisons de la violence

 

Afin de comprendre les raisons de cette flambée de violence, franceinfo a interrogé Jean-Baptiste Perrier, directeur de l’Institut de sciences pénales et de criminologie à l’université Aix-Marseille. Le criminologue déplore l’inefficacité d’une politique centrée sur les sanctions et souligne l’importance de recruter des magistrats dans la ville.

 

franceinfo : Peut-on parler d’une recrudescence des crimes liés au trafic de drogue à Marseille ? 

Jean-Baptiste Perrier : Oui, depuis la mi-juin, on observe clairement une augmentation rapide du nombre de morts liées aux règlements de comptes. La police judiciaire en a dénombré quinze depuis le début d’année. Ce nombre est déjà plus important que ceux enregistrés chaque année au cours de la dernière décennie.

Entre 2010 et 2020, nous observions une baisse progressive du nombre de ces décès. Pendant cette période, près d’une dizaine de personnes avaient été tuées dans ces circonstances, tandis que dans la décennie précédente, nous en comptions plutôt une vingtaine par an.

« Souvent, les crimes sont commis par cycle. Ainsi, les faits sont rapprochés dans le temps, bien qu’il ne soit pas évident d’établir un lien entre eux. »

 

Comment expliquer cette brusque augmentation des décès liés au trafic de drogue ?

Il est très difficile de l’expliquer. Plusieurs causes peuvent entrer en compte. D’abord, certains groupes rivaux peuvent s’affronter pour un territoire, d’autant que des opérations des forces de l’ordre ont été initiées ces derniers mois pour démanteler des points de deal. Ainsi, une guerre entre plusieurs groupes peut être à l’œuvre pour récupérer les territoires perdus pendant ces opérations.

Mais les faits divers ne sont qu’une loupe sur la réalité de la professionnalisation du trafic de drogue durant la décennie écoulée à Marseille et ailleurs. Lorsque les trafics sont plus importants, on observe que les personnes qui y participent sont de plus en plus armées.

« Les organisations illégales sont mieux structurées et brassent ainsi plus d’argent, ce qui permet au réseau de grandir. »

 

Autre signe caractéristique : il y a un rajeunissement des trafiquants et on peut noter que les plus jeunes sont plus enclins à commettre des faits violents. Sur les dix dernières années, il n’est plus rare de voir des mineurs impliqués dans les trafics de stupéfiants. On a des participants entre 15 et 20 ans, et ils ont des rôles de plus en plus importants. Un jeune majeur peut se retrouver à la tête d’un réseau.

Le maire de Marseille, Benoît Payan, propose la mise en place d’un « parquet spécial pour lutter contre le trafic de drogue ». Est-ce une bonne solution ?

A Marseille, il existe déjà un parquet dédié à la lutte contre les crimes : une juridiction interrégionale spécialisée (JIRS). Son but n’est pas de lutter spécifiquement contre le trafic de drogue, mais la moitié de son activité est tout de même liée au trafic de stupéfiants, en raison de la typologie des crimes commis dans la ville.

« Ce n’est pas tellement la création d’un lieu encore plus spécialisé qui permettrait de résoudre le problème, mais plutôt des moyens supplémentaires alloués à la justice. »

 

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a assuré mardi qu’il répondrait favorablement aux demandes de magistrats supplémentaires à Marseille. La ville en a besoin, mais on sait que ces recrutements prennent du temps. Un renforcement des recrutements avait déjà été annoncé par le ministère de la Justice, mais c’est trompeur, car ce sont surtout des contractuels qui ont été recrutés. Il y a parmi eux des assistants juridiques et des délégués du procureur qui peuvent accompagner les magistrats, mais qui ne peuvent pas prendre de décisions.

Gérald Darmanin avait aussi annoncé en février le renfort de 300 policiers dans le département. Est-ce la stratégie à adopter pour combattre ce type de criminalité ?

Près de 100 policiers seront recrutés à Marseille d’ici la fin de l’année. C’est bien, mais en réalité sur le terrain l’effet ne sera que très peu perceptible et ne suffira pas à enrayer la criminalité. Il y a aussi la question de la concentration de ces moyens.

« Les autorités dépensent plus d’argent pour lutter contre l’usage des stupéfiants que contre le trafic de stupéfiants. »

 

La France a le système le plus répressif d’Europe. Pourtant, cela ne freine pas la consommation de stupéfiants. On sait que la culpabilisation du consommateur n’a jamais fonctionné. Dans ce contexte, la dépénalisation du cannabis peut être la solution pour ne plus pénaliser les consommateurs et concentrer ses moyens sur la lutte contre les trafics. Mais cette solution est rejetée par le ministre de l’Intérieur.

Enfin, il faut aussi prendre des mesures préventives, sociales et économiques pour éviter que les jeunes rejoignent les organisations criminelles. Il faut se demander comment lutter contre la misère sociale qui existe dans certains quartiers populaires, où une pression sociale pour rejoindre le trafic de drogue peut exister.

Marseille : trois morts après règlement de comptes

Marseille : trois morts après règlement de comptes

Complètement gangrenée par le trafic de drogue, Marseille additionne les règlements de compte et les tueries y compris entre enfants. Ce week-end, trois hommes, connus pour trafic de produits stupéfiants, sont décédés dans deux probables règlements de compte à Marseille dans le 14e arrondissement, un quartier très pauvre.

Par ailleurs un autre homme a été victime d’un règlement de compte dans le quatrième arrondissement.

Foot : le match Nice-Marseille interrompu par des supporters idiots

Foot : le match Nice-Marseille interrompu par des supporters idiots

 

 

Dans le sud de la France, on se demande si un concours du plus idiot n’a pas été lancé dans le football pour les supporters. Déjà le match Marseille Montpellier avait donné lieu à de sérieux incidents. Cette fois, les joueurs de Marseille agressés par des projectiles ont refusé de reprendre le jeu et le match a été interrompu.

Le championnat français n’est déjà pas très sexy au  regard des compétitions des pays voisins. Le défoulement de supporters abrutis ne renforce pas son image. Il aut espérer que la fédération sera prendre des mesures à la hauteur des incidents.

Marseille : Chicago et qui tue des enfants

Marseille : Chicago et qui tue des enfants

 

D’une certaine manière globalement, Marseille demeure une ville très attrayante, il n’en reste pas moins qu’elle est nettement coupée en deux avec d’un côté la population relativement bourgeoise et de l’autre les quartiers pauvres socialement et économiquement marginalisés qui vivent pour une part de la drogue.

 

La question est donc tout autant sociale qu’économique et sécuritaire. Le drame c’est évidemment que les règlements de compte se multiplient et concernent surtout des enfants. Les réseaux se servent ainsi des enfants qui échappent aux sanctions judiciaires habituelles des adultes.

 

Bref la guerre qui Chicago mais entre gamins. Une activité qui nourrit directement indirectement une partie de la population . D’après le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, , cette attaque se serait nouée autour d’une « guerre des territoires pour récupérer des points de deal ». Dénonçant « la terreur qui s’installe dans des quartiers ou des cités dont on sait qu’ils sont la proie des trafiquants de drogue »

 

.Le nombre de procédures pour usage de stupéfiants à Marseille a augmenté de 250 % par rapport à 2019. « Ce chiffre est multiplié par six à la division nord de Marseille », où se trouvent la plupart des quartiers sensibles, d’après la préfecture. La stratégie de harcèlement des dealers impulsée par le ministère de l’Intérieur pourrait le faire augmenter.

Marseille Chicago : tir sur un TGV

  • Marseille Chicago : tir sur un TGV

Mercredi soir, à la sortie du tunnel Saint-Louis une vitre du TGV qui assurait la liaison Paris-Marseille a été touchée par un projectile « dont on ignore la nature pour le moment« , explique la SNCF. Il semblerait bien qu’il s’agit d’un tir de fusil.

  • L’enquête a été confiée à la Sûreté départementale de la sécurité publique. « La rame est à la disposition de la police scientifique qui devra déterminer le nombre et la nature des projectiles », précise la SNCF.
  • Une certitude, le projectile venait de l’extérieur. À Marseille, mais aussi ailleurs, le développement de stocks d’armes parallèlement au trafic de drogue fait désormais partie des caractéristiques de certains quartiers hors contrôle.

Mélenchon défend le carnaval gauchiste de Marseille

Mélenchon défend le carnaval gauchiste de Marseille

 

Il n’est pas surprenant que Mélenchon défende le carnaval de Marseille, véritable défi aux règles sanitaires, dans la mesure où cette manifestation a été essentiellement décidée et animée par les organisations gauchistes. Mélenchon une nouvelle fois de une posture résolument populiste notamment quand il déclare « Ce n’est pas les bons à rien qui sont juste capables de flanquer des amendes à tout le monde et de faire des gardes à vue qui vont nous expliquer ce qu’on doit faire à Marseille, parce qu’ils sont discrédités à nos yeux ».

« Les Français sont un peuple adulte et les gens qui participent à un carnaval le font en responsabilité, en sachant ce qu’ils sont en train de faire, en prenant certaines précautions ». Notons que la plupart des participants ne portait aucun masque lors de cette manifestation qui n’a pas été autorisée.

Pause

Marseille -Jean-Claude Gaudin, soupçonné , non !

Marseille -Jean-Claude Gaudin, soupçonné , non !

 

 

Jean-Claude Gaudin soupçonné de faux et de détournement de fonds publics à Marseille, ce qui a justifié une perquisition à son domicile. De quoi sourire évidemment quand on connaît le clientélisme local depuis des décennies qui permettait des renvois d’ascenseur réciproques entre les forces politiques locales et les lobbys. L’enquête en cours ne porte que sur l’aspect de la gestion du personnel qui aurait  » légèrement dérogé » des règles en vigueur.

 

Évidemment à Marseille le problème est plus général et mériterait sans doute un audit généralisé des pratiques locales très particulières avant que le nouveau pouvoir municipal en place ne se laisse lui-même vampirisé par les méthodes très spécifiques de gestion marseillaise.

 

Les nouvelles perquisitions conduites dans le cadre de cette enquête renvoient à celles de mai 2019 lorsque les gendarmes de la section de recherches s’étaient rendus dans les bureaux de la direction des ressources humaines de la ville. Le Parquet national financier (PNF) avait alors ouvert une enquête préliminaire pour «faux, usage de faux et détournement de fonds publics».

Chicago à Marseille : deux jeunes filles blessées par balles

Chicago à Marseille : deux jeunes filles blessées par balles

 

Une nouvelle fois Marseille transformée en Chicago avec de jeunes filles dont l’une est en danger de mort ; les victimes ont reçu des dizaines de balles sans doute d’un clan de drogue qui veut protéger son espace commercial. En fait, il semblerait que ce soit le chauffeur du véhicule dans lequel se trouvaient les jeunes filles qui étaient visées. Un individu connu pour trafic de stupéfiants et aurait été victime d’une tentative d’homicide en 2019. Le quatrième passager du véhicule s’est lui aussi enfui et on ne sait pas s’il a été atteint par les tirs.

 

L’avenir câblé de Marseille ?

L’avenir câblé de Marseille ?

Félix Blanc, docteur en science politique, directeur chargé des politiques publiques au sein de l’ONG Internet sans frontières estime que l’avenir de Marseille passe aussi par le réseau très dense des câbles sous-marins, la cité phocéenne constituant aujourd’hui un des principaux nœuds mondiaux de concentration des réseaux. (Tribune dans le Monde)

 

 

Tribune. Marseille (Bouches-du-Rhône) est devenue en quelques années un carrefour pour les câbles sous-marins de l’Internet qui relient désormais les cinq continents, ce qui en fait le neuvième nœud mondial de concentration de réseaux et d’échanges de données. Les géants du Net profitent de cette situation géographique et des infrastructures portuaires pour y héberger leurs fermes numériques, à l’instar de Microsoft qui y a implanté un des quatre centres de stockage de données déployés en France.

Les conséquences à long terme de ces installations doivent faire l’objet d’une étude d’impact approfondie et d’un véritable débat public. Ces industries numériques posent un certain nombre de problèmes.

D’abord, elles se développent en plein cœur de ville et les besoins croissants de cette économie font craindre une captation du foncier dans un centre urbain déjà très dense, ce qui pourrait menacer le développement d’autres activités économiques. Ce phénomène est accentué par la pression urbaine qui s’exerce dans le périmètre d’EuroMéditerranée, avec des tensions autour du logement et des activités économiques existantes.

Ensuite, ces fermes numériques créent très peu d’emplois dans les villes d’accueil, si elles ne disposent pas déjà d’emplois très qualifiés et d’activités mondialisées sur leur territoire, comme à Francfort, Londres ou Paris.

Enfin, ces fermes numériques sont des activités très gourmandes en énergie électrique, ce qui se traduit par des besoins croissants en puissance et par la constitution de réserves de capacité électrique, qui peuvent engendrer des conflits d’usage sur le réseau. Ces installations représentent déjà à Marseille la consommation d’une ville de près de 100 000 habitants, avec des prévisions de croissance qui devront être prises en compte dans les scénarios de transition énergétique.

La position stratégique de Marseille dans l’Internet mondial n’en reste pas moins une opportunité pour amorcer la transition énergétique, réduire la fracture numérique et favoriser le développement économique.

C’est d’abord une opportunité d’assurer la transition énergétique du territoire métropolitain avec un objectif ambitieux d’économie d’énergie et un plan pour les énergies renouvelables. Présent à Marseille depuis 2014, le géant du stockage de données Interxion a déjà envisagé des solutions technologiques pour récupérer la chaleur produite par ses centres de données, qui pourrait être utilisée pour alimenter le réseau de chaleur de la ville de Marseille, comme cela est prévu par l’entreprise sur le site de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Les entreprises du numérique pourraient aussi soutenir la création d’une société d’économie mixte pilotée par les collectivités locales pour favoriser le développement des énergies renouvelables.

Coronavirus : Paris sauve ses restaurants … et ceux de Marseille

Coronavirus : Paris sauve ses restaurants … et ceux de Marseille

 

 

 

Depuis le 25 septembre environ les critères d’évaluation concernant la dangerosité du virus montre que Paris et sa région se situe en zone d’alerte maximale. Si on  avait appliqué les règles de Marseille, on aurait fermé un certain nombre d’établissements notamment les bars et les restaurants.

Une hypothèse qui n’a pas été retenue et qui du coup interroge sur les décisions restrictives imposées à Marseille. Des restrictions qui vont sauter (pour les restaurants)  pour des questions d’équité entre Paris et Marseille. Matignon a donc annoncé dimanche soir que Paris passait en « zone d’alerte maximale », synonyme de nouvelles restrictions. Mais les restaurants pourront rester ouverts avec un protocole sanitaire renforcé.
Les nouvelles « mesures contraignantes », qui concernent Paris mais aussi les trois départements de la petite couronne, entreront en vigueur mardi et seront détaillées lundi lors d’une conférence de presse à 11H30 par la maire de Paris Anne Hidalgo et le préfet de police Didier Lallement.

Elles dureront au moins 15 jours et devraient notamment entraîner la fermeture des bars et cafés. Les restaurants en revanche pourront rester ouverts, à Paris mais aussi partout en France, y compris à Aix-Marseille où ils avaient dû baisser le rideau il y a une semaine. Le gouvernement suit en effet l’avis du Haut Conseil de Santé Publique qui a validé dimanche le protocole sanitaire renforcé proposé par les professionnels du secteur et qui sera applicable dans les zones d’alerte maximale ainsi que dans les zones d’alerte renforcée.

Là-aussi, les modalités de ce protocole seront détaillées lundi par les ministres compétents. Selon l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie des Bouches-du-Rhône, les restaurateurs devront notamment recenser leurs clients pour les contacter après coup en cas de besoin, garder 1,5 mètre entre chaque table et rendre obligatoire le paiement à table, mais aussi fermer leurs établissements à 22h.

Matignon a également annoncé que les salles ou amphithéâtres des universités ne pourraient, à partir de mardi, être remplis qu’à 50% de leur capacité au maximum en zones d’alerte renforcée et maximale.

Le taux d’incidence dépassait ainsi toujours la barre des 250 pour 100.000 habitants à Paris et le seuil critique des 100 chez les plus de 65 ans. Quant au taux d’occupation des lits en réanimation pour les patients atteints de Covid-19, il s’élevait lui aussi au-dessus du seuil d’alerte maximale de 30% en Ile-de-France, selon les chiffres de l’Agence régionale de santé (ARS).

Selon la principale organisation patronale de l’hôtellerie, l’Umih, environ 15% des 220.000 entreprises du secteur – cafés, bars, hôtels, restaurants, brasseries, discothèques – pourraient mettre la clé sous la porte dans les mois à venir en France, et 220 à 250.000 salariés se retrouver au chômage.

« On est contents pour les restaurants, même si jeter l’opprobre sur notre profession en disant que c’est un haut lieu de contamination, alors que les centres commerciaux et les transports en commun sont très fréquentés, et qu’on a organisé la Nuit blanche à Paris ce week-end, ça interroge », a réagi auprès de l’AFP Franck Delvau, le président de l’Umih Paris Ile-de-France.

 

Marseille « messages trop alarmistes » (professeur Raoult)

Marseille « messages trop alarmistes » (professeur Raoult)

 

Le professeur Raoult critique ses collègues de Marseille qui répandent la panique en justifiant une montée des contaminations injustifiées. « Vous portez une responsabilité dans les mesures déraisonnables prises contre la ville, par le ministre de la santé. » Ces messages alarmistes auraient nourri la décision du ministère de la santé de prendre des décisions très restent fictives sur les activités économiques. Contrairement à l’administration de l’AP-HP  Didier Raoult observe, « une stabilisation du nombre de cas diagnostiqués depuis le 6 septembre, avec une diminution régulière du nombre de cas (…) des résidents de Marseille ».

 

Coronavirus : Marseille sanctionnée

Coronavirus : Marseille sanctionnée

Le  niveau d’alerte a sans doute atteint un seuil très critique dans la région de Marseille mais la fermeture des bars et des restaurants notamment va se traduire par la mort économique de nombre d’établissements. Cette décision de fermeture annoncée par le ministre de la santé va être très mal reçue dans la région cela d’autant plus que la concertation avec les autorités locales aura été très symbolique.

Une fois de plus,  les Marseillais vont ressentir cette décision comme un diktat du centralisme parisien. On peut aussi se demander s’il n’y a pas comme une sorte de revanche de Paris dont le taux d’infection très important avait été dénoncé par le professeur Raoux au début de la crise. Une hypothèse à vérifier mais qu’on ne peut balayer d’un revers de main content de tenu des rapports qu’entretiennent les caciques parisiens y compris le ministre de la santé- vis-à-vis du professeur Raoult

Coronavirus: Marseille proteste contre le centralisme parisien

Coronavirus: Marseille proteste contre le centralisme parisien

 

 

La classe politique marseillaise a évidemment raison de protester contre ce qui constitue un diktat du centralisme parisien. Il est curieux que le gouvernement d’une part annonce que les mesures de prévention doivent être le plus décentralisées possible en fonction des réalités et que dans le même temps on impose une mesure générale comme celles concernant les heures d’ouverture des commerces. Depuis mercredi, le port du masque est obligatoire et les bars, restaurants et épiceries doivent fermer de 23 heures à six heures du matin dans l’ensemble du département, classé en zone rouge de circulation du virus comme Paris et 19 autres départements.

Selon les deux élues marseillaises, le gouvernement aurait un temps envisagé un reconfinement local à Marseille, Martine Vassal évoquant même “une épée de Damoclès au dessus de nos têtes qui serait catastrophique”.

“Le gouvernement décide depuis Paris, alors que ces décisions ont besoin de concertation”, a déclaré Michèle Rubirola, qui dit s’inquiéter des conséquences économiques et sociales de ces décisions.

En déplacement à Marseille, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a rejeté ces reproches considérant qu’il avait organisé la concertation avec les élus locaux, on se demande bien lesquels ! On peut s’interroger et se demander si le gouvernement ne veut pas régler des comptes politiques avec Marseille mais aussi des comptes avec le professeur Raoult qui ne cesse de critiquer la politique nationale. Indiscutablement les mesures imposées à Marseille constituent une opération de discrédit de plus vis-à-vis d’une ville et d’une région qui n’a pas besoin de cela.

Les deux élues marseillaises, qui s’étaient affrontées lors des dernières municipales, ont tenu leur conférence de presse commune dans les locaux de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection en présence du professeur Didier Raoult, qui s’est dit optimiste, soulignant que le nombre de cas graves étaient désormais très bas, à Marseille en particulier.

“L’épidémie n’est pas un problème qui dépasse ce qui s’est produit dans le passé”, a déclaré Didier Raoult, pour qui le taux de mortalité des patients hospitalisés depuis le 15 juin dans les Bouches-du-Rhône est de 8,1% contre 15,8% à Paris.

“Il faut répondre à cette situation avec calme et optimisme. Le pessimisme tue les patients”, a estimé le professeur, que le ministre de la Santé a rencontré lors de sa visite dans les locaux de l’ARS.

Covid-19 : Paris et Marseille menacées de mesure de reconfinement

Covid-19 : Paris et Marseille menacées de mesure de  reconfinement

 

Les préfets pourraient être amenés à prendre à nouveau des mesures de confinement dans la région parisienne et dans la zone  marseillaise en raison d’une reprise du virus. Pourraient être concerné des établissements commerciaux comme les cafés restaurants et lieus de rassemblement. Dans un premier temps,  il y aura  une extension des zones géographiques où le port du masque est obligatoire. Les préfets pourront aussi imposer des conditions particulières notamment en termes d’horaires et de conditions d’accueil des établissements qui accueillent du public.

Un  décret faisant fait passer ces deux zones en zone de circulation active du virus , un texte paru ce vendredi matin au Journal officiel

 

En conséquence, « les préfets pourront être amenés si la situation épidémique l’exige à prendre de nouvelles mesures comme des modulations d’ouverture de certains lieux par exemple », avait-il précisé. Selon la DGS, les indicateurs de l’épidémie continuent de se dégrader en France.

En concertation avec les Agences régionales de santé et les élus locaux, les préfets pourront ainsi décider de la fermeture des restaurants, des marchés ou limiter les rassemblements y compris dans les établissements de culte, sauf cérémonie funéraire. Figure aussi la possibilité d’interdire les déplacements de personnes conduisant à la fois à sortir d’un périmètre défini par un rayon de 100 kilomètres de leur lieu de résidence et à sortir du département dans lequel ce dernier est situé, sauf exceptions définies.

La liste de ces mesures est détaillée dans l’article 50 du décret du 10 juillet 2020  »prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire ». L’objectif est de donner aux préfets les moyens de réagir efficacement, explique-t-on au ministère de la

Maire de Marseille : une écolo, Michèle Rubirola

Maire de Marseille : une écolo, Michèle Rubirola

La tête de liste du Printemps marseillais, qui devient à 63 ans la première femme à accéder au poste de maire de la deuxième ville de France, l’a emporté au deuxième tour de scrutin avec 51 voix contre 41 pour Guy Teissier, candidat de la droite LR qui était son seul adversaire encore en lice.

Candidate au premier tour, dans la matinée, Samia Ghali avait finalement décidé après de longues tractations de retirer sa candidature avant le second tour, ce qui a permis à la nouvelle maire de Marseille d’être élue sans devoir en passer par un troisième tour.

Le socialiste Benoît Payan, qui a aspiré durant la campagne à diriger le Printemps marseillais avant de se rallier à Michèle Rubirola, sera son premier adjoint. Samia Ghali obtient elle le poste de deuxième adjointe.

Le Printemps marseillais – rassemblement de partis de gauche, écologistes et de militants associatifs emmené par Michèle Rubirola – était arrivé en tête au soir du second tour, emportant quatre des huit secteurs que compte la ville et obtenant 38,3% des suffrages, soit près de 13.000 voix d’avance sur les listes LR menées par Martine Vassal (30,8%), qui a laissé entre-temps sa place à Guy Teissier comme candidat au fauteuil de maire

Mais la répartition par secteurs des conseillers municipaux a réduit cet avantage, avec 42 élus pour le rassemblement de gauche de Rubirola et 39 pour LR, les huit élus de Samia Ghali jouant dès le rôle de “faiseurs de roi” dans une assemblée où le seuil de la majorité absolue est fixé à 51 voix.

La répartition de la ville en huit secteurs électoraux de deux arrondissements chacun prévue par la loi PLM a complexifié la procédure de désignation.

Marseille : une écolo élue ,

Marseille : une écolo élue ,

La candidate du Printemps Marseillais, arrivée en tête au premier tour des municipales devant la LR

Certains seront sans doute surpris de si cette hypothèse de voir une écolo prendre la tête de la municipalité de Marseille. Mais c’est peut-être moins par conviction que par ras-le-bol des Marseillais des combines qui sont son succédées  avec le système Deferre puis  le système Godin. Un système bien ficelés pour bénéficiaires de largesses permettant de financer des campagnes. Il y a sans doute beaucoup à faire en matière d’aménagement de la ville de Marseille ( ce qui est déjà en cours ) mais surtout la nécessité de donner un coup de balai dans un système de confusion des valeurs, des responsabilités et des retombées. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour La Provence, Sud Radio et CNews à paraître mercredi donne Michèle Rubirola en tête du deuxième tour des municipales à Marseille avec 36%, loin devant la candidate LR Martine Vassal (29%) et le candidat du RN Stéphane Ravier, 22%. Ce sondage cependant, s’il confirme nettement la dynamique surprise de la candidate écologiste du Printemps Marseillais, est à prendre avec prudence. Il concerne en effet l’ensemble de la ville alors que l’élection se joue par secteurs comme à Paris et Lyon, avec une élection indirecte du maire au troisième tour. Par ailleurs, les sondages publiés avant le premier tour n’avaient pas du tout prévu l’arrivée en tête de Michèle Rubirola. Cette dernière pourrait devenir la première femme maire de la deuxième ville de France.

La candidate écologiste, âgée de 63 ans et jusqu’il y a peu de temps inconnue du grand public mène une campagne intensive de terrain depuis plusieurs mois. À la tête d’une très large coalition de gauche, elle a axé son engagement social et écologique sur la proximité avec les Marseillais et particulièrement sur le renouvellement des pratiques politiques, tous partis confondus.

Coronavirus- Macron à Marseille: une visite très politique !

Coronavirus- Macron à Marseille: une visite très  politique !  

Il est clair que la visite de Macron à Marseille a surtout un caractère très politique. Il s’agit d’une certaine manière de récupérer la popularité du médiatique professeur Didier Raoult. Ce dernier en effet est partisan du dépistage et de l’utilisation de la chloroquine. Une molécule dont l’utilisation est par ailleurs très contestée par certains experts mais qui rencontre le soutien de l’opinion publique.

Macron en perdition dans les sondages récupère donc une partie de l’audience du professeur Didier Raoult lequel conteste aussi la politique du gouvernement et même le comité scientifique dont il est entouré. À juste titre, Didier Raoult a refusé de rejoindre le comité scientifique composé d’après lui essentiellement de chapeaux à plumes c’est-à-dire de responsables qui sont davantage des administrateurs que des praticiens du quotidien; Bref, dans la grande majorité, qui  ne pratiquent  plus la médecine mais plutôt les conseils d’administration et la gestion administrative.

L’Élysée prend soin cependant de ne pas apporter une caution trop évidente à la chloroquine : “Une visite ne légitime pas un protocole scientifique, une visite marque l’intérêt du chef de l’Etat, de l’exécutif, pour des essais thérapeutiques, qu’ils soient prometteurs ou pas”, a-t-on indiqué dans l’entourage du chef de l’Etat français. “Il est prématuré à ce stade de considérer qu’il y a une position gouvernementale ou de l’exécutif sur ce programme tant que nous n’avons pas encore pleinement évalué scientifiquement les données”, a-t-on ajouté.

Mais, a insisté la présidence française, l’exécutif “travaille avec toute la communauté scientifique” et prend en compte “toutes les sensibilités” – “le rôle du président de la République n’est pas de dire ‘je crois en les thèses du professeur Raoult ou pas’ mais d’apprécier la force de proposition de la recherche française”. On se demande alors pourquoi Macron a donné un tel écho à sa visite à Marseille !

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