Archive pour le Tag 'mars'

Croissance Japon: Léger rebond de l’inflation en mars mais croissance atone

Croissance Japon: Léger rebond de l’inflation en mars mais croissance atone

Une très légère hausse des prix de 0,1 % en mars qui ne suffit pas pour manifester une hausse durable conforme à la prévision qui traduirait une reprise de la croissance aujourd’hui en berne. L’indice national des prix à la consommation (CPI), qui inclut les produits pétroliers mais exclut les produits alimentaires les plus sensibles aux variations passagères, produits frais notamment, a augmenté de 0,8% le mois dernier en rythme annuel, légèrement au-dessus de la prévision médiane qui donnait une progression de 0,7% identique à celle de février. Ce n’est pas cette petite évolution qui remet en cause les tendances baissières de la croissance. Ainsi  jamais depuis  juillet 2016,  les exportations n’ont été aussi basses. Signe de l’atonie de l’activité économique mondiale, le secteur manufacturier au Japon s’est contractée en avril pour le troisième mois consécutif, sous l’effet d’un ralentissement des nouvelles commandes à l’exportation dont dépend fortement l’économie nippone, montrent les résultats préliminaires publiés jeudi de l’enquête réalisée par Markit/Nikkei auprès des directeurs d’achats. La version “flash” de l’indice PMI manufacturier s’est établi à 49,5 en avril en données corrigées des variations saisonnières, marquant un léger rebond par rapport à mars (49,2 en lecture définitive) mais restant pour un troisième mois consécutif sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. “Le secteur manufacturier japonais s’est enlisé au début du deuxième trimestre à cause de facteurs ayant empêché toute croissance, tels que les relations sino-américaines et les inquiétudes liées à la croissance en Chine”, souligne Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête. Symbole des dangers qui menacent l’économie japonaise, le déclin des nouvelles commandes à l’exportation, tombées à un plus bas depuis juillet 2016, à 47,1 après 48,1 en lecture définitive en mars. Aux yeux de nombreux analystes, il est nécessaire que les Etats-Unis et la Chine parviennent à conclure enfin un accord commercial pour alléger les pressions qui pèsent sur l’économie japonaises. Les deux pays sont les deux premiers marchés du Japon à l’exportation. La faiblesse de l’inflation n’est que le reflet du tassement de l’activité. Hors énergie, l’inflation de base a progressé de 0,4% en mars sur un an, comme le mois précédent, attestant de la faiblesse des pressions inflationnistes. Ces statistiques accentuent les craintes de voir l’inflation de base stagner, voire fléchir, dans les mois qui viennent du fait de la baisse des prix pétroliers. Un tel scénario pourrait contraindre la BoJ à prendre des mesures pour soutenir les prix.

Ventes automobile: baisse en mars

Ventes automobile:  baisse en mars

Mauvais signe pour l’économie française, le marché automobile français a baissé de 2,3% sur un an en mars, en raison d’un nombre de jours ouvrés inférieurs à l’an dernier, selon des statistiques publiées lundi. (Notons que pour a première fois depuis 1990 le marché automobiles chute en Chine ;  aussi dans de nombreux pays). Les constructeurs français ont fait un peu mieux que le marché, PSA (avec les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel) reculant de 1,5% en mars tandis que le groupe Renault (Avec Dacia et Alpine) était en repli de 1,7%, d’après les chiffres communiqués par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

Popularité Macron : baisse en mars

Popularité  Macron : baisse en mars

Comme souvent souligné, il faut prendre les sondages avec des pincettes en cette période électorale qui précède les jeux européennes ; cela d’autant plus que les évolutions mesurées par des instituts de sondage se situent le plus souvent dans la marge d’erreur. Ainsi un sondage Odoxa montre que Macron aurait perdu 2 points en mars après une petite remontée en début d’année. Il retrouve son niveau du mois de janvier alors qu’Édouard Philippe gagne un point d’opinions favorables. En fait,  la tendance de long terme ne change pas ;  Macron n’est toujours soutenu que par environ 30 % d’opinions favorables et  70% (+2) des Français interrogés jugent négativement son action, selon cette enquête pour France Inter, L’Express et la presse régionale. Emmanuel Macron perd du crédit notamment auprès des sympathisants du PS (-13) et des Républicains (-11). Édouard Philippe progresse en revanche pour le troisième mois de suite, avec 34% (+1) d’opinions favorables et 65% (-1) d’avis contraires. Et le Premier ministre perd en particulier en popularité auprès des proches de La République en marche (-10).  Au classement des personnalités appréciées des Français, Marine Le Pen (26%, +2) rejoint le trio de tête, derrière Alain Juppé (34%, -1) et Nicolas Sarkozy (28%, =). Parmi les ministres, Jean-Yves Le Drian perd 2 points à 25%, Bruno Le Maire en gagne 2 à 21% et Christophe Castaner en perd 1 à 17%. Anne Hidalgo, maire de Paris, perd 3 points à 18% et Laurent Wauquiez en gagne 3 à 16%.

 

*Enquête réalisée en ligne les 20 et 21 mars auprès de 1.001 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Le rituel de la grève nationale reprendra le 19 mars avec la CGT et FO

Le rituel de la grève nationale reprendra le 19 mars avec la CGT et FO

 

On vaudrait tuer le syndicalisme qu’on ne s’y prendrait pas autrement ; avec cet appel des organisations corpos gauchistes à une  journée de grève le 19 mars. Dun certaine manière, la même stratégie que les gilets jaunes : l’extinction de la force revendicative par l’épuisement des troupes ; En plus avec un cahier revendicatif fourre-tout supposé touché le maximum mais qui ne mobilisera que le minimum. Car tout est déjà joué. Il y aura bien sûr des manifestations dans la rue, sans doute même plus que les marcheurs des gilets jaunes mais peu de gréviste, à peine  5% comme lors du dernier mouvement de la CGT le 5 février.  « Alors que les annonces faites par le président de la République ou son gouvernement n’ont pas répondu aux attentes, […] que les prix des produits de consommation courante continuent à la hausse, que la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune) n’est pas remise en cause […], le ‘Grand débat national‘ ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales ». C’est ce qu’écrivent la CGTForce ouvrière, Solidaires et les organisations étudiantes UNL et Unef dans un communiqué commun. Elles appellent à la grève le 19 mars prochain. « Il s’agit de gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation. Il s’agit aussi de renforcer notre protection sociale et notre système solidaire de retraite par répartition », poursuit le communiqué qui rajoute de la confusion à la confusion.  Les cinq organisations disent engager un travail de sensibilisation en ce sens à travers des initiatives dans les entreprises, dans les services publics et en prise directe avec les salariés, les retraités, les privés d’emploi et les jeunes. Force ouvrière, qui avait refusé d’y participer le 5 février, se joint cette fois-ci à l’appel unitaire. « La question du salaire, du service public, des inégalités, de l’emploi, ces questions-là, nous les portions le 9 octobre (date de la dernière mobilisation interprofessionnelle à laquelle FO a participé). Nous n’avons pas été entendus », a dit le secrétaire général de FO, Yves Veyrier. « La grève, c’est un mot qui fait parfois peur, mais ce n’est pas très compliqué », a-t-il ajouté en reconnaissant qu’il restait à convaincre « largement » les salariés et les autres confédérations syndicales. La CFDT, la CFE-CGC et la CFTC (majoritaires) refusent encore de s’engager dans une quelconque manifestation.

 

Nouvelle grève nationale le 19 mars

Nouvelle  grève nationale le 19 mars

 

 

 

Le rituel des grèves nationales reprend. En fait surtout une manifestation car il est probable que le niveau des grévistes sera encore très marginal comme lors de l’appel de la CGT pour la journée du 5 février où le taux de participation aux grèves n’a même pas atteint 5 %. Pas sûr que ce mouvement soit encore très suivi car il va surtout se caractériser par une grande manif. Or les français commencent à être saturés en matière de manifestations. Cette fois il s’agirait d’une réponse au grand débat national avec un cahier revendicatif fourre  tout pour tenter d’attirer le maximum de participants. En fait, cela risque de provoquer le phénomène inverse et ressemble de beaucoup aux rituels des grèves et manifs sur une journée de la CGT et des organisations gauchistes. On voit mal pourquoi les organisateurs de cette manifestation du 19 mars se réfugient dans la contestation du grand débat pour donner une légitimité à leur initiative Le ‘Grand débat national’ ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales », écrivent-elles dans un communiqué commun. Le grand débat n’est certainement pas la panacée, il n’est même il n’est même pas certain que le gouvernement en tienne compte mais la discussion n’est jamais inutile. Même si le grand débat est aussi une manœuvre de Macron pour étouffer le mouvement des gilets jaunes. La discussion n’est pas à mettre en opposition avec une action de nature revendicative. Mais le flou de cette action risque de peser sur le niveau d’engagement des salariés témoins sa justification : «Il s’agit de gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation. Il s’agit aussi de renforcer notre protection sociale et notre système solidaire de retraite par répartition »,  Il s’agit d’une nouvelle tentative de la part des organisations syndicales contestataires de canaliser la colère des Français sur des terrains propres au milieu syndical. La CGT avait appelé à une convergence des luttes le 5 février dernier avec une journée de mobilisation, qui a trouvé un très faible écho chez les « Gilets jaunes ».

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Signe de la solidité de la reprise, le secteur privé aux Etats-Unis a créé 241.000 emplois en mars, un nombre supérieur aux attentes des économistes, montre l’enquête mensuelle publiée mercredi par ADP.Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 205.000 créations d’emploi.Le nombre du mois de février, lui aussi déjà supérieur aux attentes lors de sa première publication, a en outre été révisé en hausse de 11.000 à 246.00, a ajouté ADP, un spécialiste de l’externalisation de la gestion des ressources humaines qui réalise son enquête conjointement avec Moody’s Analytics. Les chiffres officiels des créations d’emploi en mars aux Etats-Unis seront publiés vendredi par le département du Travail et portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public. Les économistes interrogés par Reuters s’attendent en moyenne à 195.000 créations de postes en mars aux Etats-Unis, après 313.000 en février. Le taux de chômage est prévu en baisse à 4,0% contre 4,1% le mois précédent.

Ventes automobiles hausse en mars

Ventes automobiles hausse en mars

Selon le  Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), les ventes ont augmenté de 2.2% en mars.  En mars 2018 par rapport à mars 2017, le groupe français PSA progresse de 14,35% à 72.008 voitures neuves vendues, aidé par les bonnes ventes de DS, en hausse de 14,78%, pour un total de 2.540 véhicules commercialisés.
Depuis août 2017, l’intégration de sa filiale Opel, qui était auparavant dans le giron de General Motors, continue à favoriser le constructeur. La marque allemande a écoulé 7.363 voitures neuves. Après celle de DS, la plus forte progression des immatriculations le mois dernier revient à Dacia (groupe Renault), avec une hausse de ses ventes de 14,42%, tandis que Citroën stagne (-0,10%). Avec 63.119 unités, le groupe Renault progresse de son côté de 3,86%, grâce à sa filiale roumaine Dacia, qui affiche 13.921 ventes, là où la marque au losange ne gagne que 1,16% avec 49.171 voitures vendues.
Les groupes tricolores progressent de 9,20% sur l’ensemble du marché, dont ils détiennent 58,48%, tandis que les constructeurs étrangers baissent de 6,26% à 41,52% de parts de marché. Le mois dernier, 231.110 voitures neuves ont ainsi été vendues sur le marché français.

 

Sondage grève 22 mars : les Français partagés

Sondage grève 22 mars : les Français partagés

 

 

Une courte majorité approuvait le principe de la grève mais une aussi courte majorité considère et la mobilisation comme un échec. Sur la question de savoir si le gouvernemenet doit reculer et accepter des compromis, les Français se partagent en deux parties égales. La preuve que la bataille de l’opinion est encore indécise et que pour l’instant elle fabrique surtout des mecontents sans doute vis-à-vis des syndicats mais aussi vis-à-vis de Macron qui n’a jamais été aussi bas dans les sondages. Selon le sondage* Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié vendredi, une courte majorité des personnes sondées (55%) estime que la journée de mobilisation des fonctionnaires et cheminots a été « plutôt un échec ». Mercredi, un sondage Odoxa pour la Banque française mutualiste, L’Obs et France Inter indiquait que 55% des Français considéraient cette grève comme « justifiée ».

La mobilisation, jeudi 22 mars 2018, des fonctionnaires et des cheminots est « plutôt un échec «pour 55% des Français. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO). Par ailleurs, 58% des Français sondés estiment que la décision des syndicats de la SNCF de prolonger cette journée de mobilisation par une grève reconductible et illimitée « n’est pas justifié ». Quatre Français sur dix estiment qu’ils seront pénalisés dans leurs déplacements, notamment pendant les vacances de printemps, à cause de cette grève perlée de trois mois décidée par les syndicats de l’entreprise ferroviaire. À la question « le gouvernement doit-il plus ferme ou plus souple ? » les Français sont partagés, 49% estiment que « le gouvernement doit tenir bon et ne rien lâcher aux syndicats, quitte à devoir subir un long conflit social ». Tandis que 50% jugent que « le gouvernement doit tout faire pour éviter cette grève, quitte à renoncer à certains points de sa réforme ».

*L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du jeudi 22 mars en fin de journée au vendredi 23 mars 2018 matin. L’échantillon de 1 018 personnes est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 227 sympathisants de gauche, 131 sympathisants LREM, 119 sympathisants de droite hors FN et 169 sympathisants du FN.

 

Grève à Air France le 23 mars

Grève à Air France le 23 mars

Grève à la SNCF le 22 (aussi avec les fonctionnaires) et le 23 à Air-France.  L’intersyndicale d’Air-France  se réunit jeudi à 10h en vue d’une grève qui serait portée à deux jours après le rejet confirmé par Air France de leur revendication d’augmentation générale des salaires de 6%, à l’origine d’une première journée de grève le 22 février. “La situation économique et financière de la compagnie, dans un environnement concurrentiel particulièrement agressif, rendait cette augmentation générale impossible sans compromettre sa stratégie de croissance, d’investissement et de reprise des embauches”, a précisé la compagnie dans un communiqué. Air France réclame la levée du préavis de grève pour négocier “dans les plus brefs délais”, sur un mécanisme permettant de rattraper la baisse de pouvoir d’achat des personnels dont le salaire individuel aurait augmenté moins vite que l’inflation entre 2011 et 2017. “Nous ne faisons pas confiance à cette direction pour l’appliquer à chaque salarié individuellement”, a dit Sébastien Portal, secrétaire général du SNGAF. Jean-Marc Janaillac, PDG d’Air France-KLM et président d’Air France, qui s’était fixé pour objectif de restaurer la confiance avec le personnel à son arrivée mi-2016, se heurte ainsi à la même défiance que la direction précédente. Cette proposition est “indécente” et sert seulement à faire croire que la direction négocie, a estimé Karim Taibi, secrétaire adjoint de FO chez Air France, soulignant que le mécanisme proposé ne concernerait qu’une “infime” partie des salariés. L’intersyndicale, qui réunit dix organisations, a quitté la réunion qui n’aura duré qu’une heure, a indiqué Jérôme Beaurain, de SUD Aérien.

Fonctionnaires : grève le 22 mars

Fonctionnaires : grève le 22 mars

 

 

 

On s’oriente vers l’appel à la grève chez les fonctionnaires le 22 mars pour protester notamment sur le pouvoir d’achat et l’emploi. Pour l’instant,  la CFDT et l’UNSA, syndicats majoritaires,  n’envisagent  pas de se joindre à la mobilisation mais la position pourra évoluer. Les fonctionnaires pourraient en effet renouveler le succès syndical du 10 octobre dernier qui avait mobilisé pour la première fois depuis 10 ans l’ensemble des syndicats. Malheureusement, on ne manquera pas sans doute de procéder à l’amalgame entre la défense du service public et les revendications sociales des fonctionnaires. Certes dans certains cas, à analyser de près (même dans les hôpitaux tous ne sont pas contraints comme les personnels soignant), le manque de personnel peut remettre en cause la qualité du service. Reste que le concept de service public n’est pas forcément lié au statut des personnels. Nombre de missions d’intérêt général pouvant faire l’objet une délégation de service public et être confiées au privé. Sans parler des missions qui ne présentent aucun caractère d’intérêt général. Ceci étant la mobilisation risque d’être significative compte tenu du climat général en France à propos du pouvoir d’achat et de la grogne particulière dans certains services publics tendus. Sept syndicats de fonctionnaires appellent donc à une « journée de mobilisation » le 22 mars, a-t-on appris mardi de sources concordantes à l’issue d’une réunion entre les neuf syndicats représentatifs, pour protester notamment contre les annonces du gouvernement sur la réforme de la fonction publique. « Sept fédérations sur neuf appellent à la grève et la mobilisation pour le 22 mars », a déclaré à l’AFP Christian Grolier (FO). Il s’agit, outre FO, de la CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP.

 

Chômage : hausse en mars et échec total de Hollande

Chômage : hausse en mars et échec total de Hollande

 

 

 

Le miracle ne s’est pas produit pendant le mandat de François Hollande, le mythe de l’inversion du chômage a définitivement éclaté,  Le chômage est même reparti en  nette hausse en mars, repassant au-dessus du seuil de 3,5 millions d’inscrits A. Au total on aura enregistré environ 800 000 chômeurs supplémentaires pendant la présidence de François Hollande.  Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a enregistré le mois dernier sa plus forte hausse mensuelle depuis septembre 2013 et progressé de 1,3%, soit 43.700 personnes supplémentaires. Les effectifs dans cette catégorie ont ainsi atteint 3.508.100 inscrits, soit 585.500 personnes de plus qu’en mai 2012, au début du quinquennat de François Hollande. Il s’agit de leur plus haut niveau depuis août 2016, alors qu’ils n’avaient que peu évolué au cours des deux premiers mois de l’année. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a en revanche reflué par rapport à son record de 5.515.200 atteint en février. Le cumul de ces trois catégories, qui représente l’ensemble des inscrits tenus de rechercher un emploi, a diminué de 0,2% en mars, soit 11.400 personnes de moins en un mois, à 5.503.800 (5.805.200 en incluant les départements d’Outre-mer, également en baisse de 0,2% sur un mois). Pour ces trois catégories, le nombre total d’inscrits avait progressé de plus de 50.000 personnes sur les deux premiers mois de l’année. Globalement, sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 0,9% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C affiche une progression de 0,9%. Les effectifs de la catégorie D – notamment soutenus par plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi annoncé par François Hollande début 2016 et qui a depuis été prolongé jusqu’à mi-2017 – ont diminué de 4,2% le mois dernier et bondissent de 13,2% sur un an.

Immatriculations voitures : hausse de 7% en mars en France

Immatriculations voitures : hausse de 7% en mars en France

 

Deux phénomènes importants : la hausse des immatriculations et désormais la domination de l’essence sur le diesel. Les immatriculations de voitures neuves en France ont progressé de 7,0% en mars en données brutes par rapport au même mois de 2016, a annoncé samedi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Il s’est immatriculé 226.145 voitures particulières neuves le mois dernier en France. Par ailleurs le Diesel devient minoritaire en mars : à 47% en mars 2017 pour  73% en 2012. Selon les données publiées samedi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). L’essence, domine désormais les immatriculations novelles.  Reste que depuis 2012, la part du diesel n’a cessé de dégringoler. En mars, les immatriculations du groupe PSA ont augmenté de 8,5% tandis que celles du groupe Renault ont progressé de 5,3%. Sur les trois premiers mois de l’année, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 4,8% en données brutes avec 541.065 immatriculations. Un bonne année donc possible en 2017 après déjà une année 2016 très satisfaisant. Selon les chiffres donnés par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), plus de deux millions de véhicules neufs ont été immatriculés en 2016, un seuil symbolique jamais franchi depuis 2011. Mais, sans surprise, la part du diesel dans ces résultats a continué de s’effriter.  Alors qu’en 2012, près de 73 % des acheteurs de voitures particulières neuves avaient plébiscité le diesel, seulement 52,12 % ont fait de même l’année dernière, d’après les statistiques du CCFA. Si l’on resserre aux seuls ménages français, cette proportion chute à 38 % entre janvier et mi-décembre 2016, selon des données fournies par un constructeur au journal Les Echos. Plus d’un véhicule neuf sur deux est acheté par une entreprise.    Les propriétaires, soucieux dès l’achat des conditions de revente de leur véhicule, ne manquent pas d’arguments pour justifier leur désaffection vis-à-vis du diesel : affaire des moteurs truqués de Volkswagenpromesse de la maire de Paris Anne Hidalgo de bannir cette motorisation de la capitale, souhait de Ségolène Royal de l’interdire purement et simplement en France d’ici 2025…

Hausse de taux en mars (FED)

Hausse de taux en mars (FED)

Il y aura probablement au moins deux hausses de taux d’ici la fin de l’année donc une en mars. La décision de la banque fédérale américaine risque de tirer tous les taux vers le haut.  Pour l’Europe ce n’est pas une bonne nouvelle alors que la croissance est encore chancelante ; s’y ajoutent évidemment les incertitudes économiques et politiques dans l’UE. Il ne s’agit pas vraiment d’une surprise puisque la politique accommodante de la banque fédérale américaine aura duré une dizaine d’années, période pendant laquelle les taux auront été à un niveau quasi nul. Une situation qui risque de favoriser le soutien du dollar au détriment d’autres monnaies notamment de l’euro. La décision qui interviendra en mars a déjà été intégrée par les marchés. Du coup la valeur du dollar pourrait être affectée du fait des prises de bénéfices. Mais à plus long terme la hausse du dollar devrait reprendre. Une hausse qui ne sera pas dommageable à l’économie américaine eu égard aux résultats satisfaisants concernant aussi bien l’emploi que l’inflation. La présidente de la Fed a évoqué à l’appui de son propos un contexte économique en partie libéré des craintes qui ont amené la banque centrale américaine à maintenir le coût du crédit à un niveau quasi-nul pendant une décennie. « Lors de notre réunion ce mois-ci, le comité examinera si l’emploi et l’inflation continuent d’évoluer conformément à nos anticipations, auquel cas un nouvel ajustement du taux des fonds fédéraux serait probablement approprié », a dit Janet Yellen devant l’Executives Club de Chicago. Ces propos vont dans le sens de ceux tenus en milieu de semaine par plusieurs autres responsables de la Fed, qui ont déjà évoqué une possible hausse de taux lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire les 14 et 15 mars prochains. Pour les observateurs, le doute n’est plus permis et, sur le marché des contrats à terme, les traders estiment désormais à 86% la probabilité d’un resserrement monétaire en mars contre 35% mardi, selon le baromètre FedWatch de CME Group. « Je pense qu’une hausse de taux fait bien plus que figurer sur la table. Je pense que c’est une affaire entendue », dit Chuck Carlson, directeur général d’Horizon Investment Services. Janet Yellen a aussi déclaré que le rythme du resserrement monétaire aux Etats-Unis devrait être plus rapide cette année qu’en 2015 et 2016, deux années au cours desquelles la Fed n’a à chaque fois relevé ses taux qu’à une seule reprise. Les déclarations de Janet Yellen ont à peine fait réagir les marchés actions mais, comme elles ne font que confirmer le scénario déjà prévu, elle ont en revanche affaibli le dollar, victime de prises de bénéfices. Le billet vert a cédé environ 0,7% face à un panier de devises de référence .DXY et il est remonté à 1,06 dollar pour un euro. Toutefois Janet Yellen a déclaré vendredi que la Fed se déterminait pour l’instant en fonction de l’état de santé de l’économie américaine et non pas des éventuelles mesures que prendra le nouveau président américain, qui a promis baisses d’impôts, dérégulation et relance budgétaire.

Fonctionnaires : grève le 7 mars, il y avait longtemps !

Fonctionnaires : grève le 7 mars, il y avait longtemps !

 

 

En France, c’est un peu le rituel avec la perspective des beaux jours en tout cas d’un climat moins rigoureux, les syndicats de fonctionnaires relancent la mobilisation. Essentiellement les syndicats gauchistes avec des mots d’ordre qui amalgame la défense du service public et les revendications des personnels. On voudrait discréditer le service public qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Certes des problèmes existent évidemment dans certains secteurs, dans certains services, dans certains métiers mais globaliser le mécontentement constitue une erreur stratégique qui discrédite tout autant le service public que le syndicalisme. Ce syndicalisme, contestataire par principe et corporatiste par vocation, ne sert pas les intérêts des salariés concernés. Pas étonnant si l’image du syndicalisme est aussi si dégradée en France. Les fédérations de fonctionnaires CGT, FO, Solidaires et FA-FP appellent donc, lundi 13 février, à participer à la mobilisation du 7 mars lancée par le secteur de la santé, pour « défendre le service public »« Actions et grèves » sont donc prévues le jour annoncé, indiquent les syndicats dans un communiqué commun. Initiée par le secteur de la santé, cette journée de mobilisation nationale également annoncée dans la fonction publique territoriale, sera « l’occasion de porter nos revendications en matière de défense du service public hospitalier et de la sécurité sociale », ajoutent-ils. Les syndicats dénoncent un secteur de la santé « en péril en termes d’égalité d’accès aux soins », « asphyxié par les déremboursements, les dérégulations, les suppressions de postes et les réorganisations permanentes, auxquels s’ajoutent les regroupements d’hôpitaux imposés par la loi Touraine« . Ils s’en prennent également à la « réforme territoriale et ses conséquences: fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles », qui « entrainent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public ». « La fonction publique de l’Etat n’est pas épargnée », soulignent encore les syndicats qui rappellent que plusieurs secteurs ministériels (enseignement, environnement, culture…) ont déjà annoncé leur participation à cette grève.

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques, réagit à la baisse du nombre de demandeurs d’emploi en mars dans une intreview au Parisien.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a baissé en mars de 1,7%, soit 60 000 personnes en moins. Il faut remonter à 2000 pour constater une telle baisse mensuelle.

Selon Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les aides à l’embauche et les perspectives économiques «un peu meilleures» peuvent expliquer cette embellie.

Il y a moins de demandeurs d’emploi de catégorie A. Mais les chômeurs de catégorie B et de catégorie C ont vu leur nombre augmenter. Cette baisse annoncée par le ministère du Travail est-elle donc une vraie tendance ?

L’important est que la catégorie A commence à baisser. D’un côté, les perspectives économiques sont un peu meilleures. De l’autre, le coût du travail a baissé. Il y a aussi un effet d’aubaine avec des mesures rentrées en application comme les aides à l’embauche pour les PME (ndlr : les sociétés embauchant dans la période allant du 18 janvier jusqu’au 31 décembre 2016 bénéficient d’une prime trimestrielle de 500 euros s’étalant sur deux ans). Après, savoir s’il sera durable…

Est-ce impossible ?

Le gouvernement a enclenché un processus relativement favorable. Les mesures pour augmenter les formations des jeunes et les aides à l’embauche devraient permettre une baisse du chômage progressive jusqu’à la fin de l’année.

Vous ne semblez pas totalement convaincu…

C’est un peu artificiel parce que les formations et les aides à l’embauche accélèrent les embauches. Pour que ce soit une tendance de fond, il faut une perspective de croissance de 1,5 %. On n’a pas encore atteint un rythme de croisière qui fasse baisser le chômage par seul effet de croissance. Cette baisse est chiffres du chômage est quand même favorable car il y a un effet sur la demande et de la sécurisation pour les gens qui trouvent un emploi.

La politique du gouvernement se trouve-t-elle validée par ces bons chiffres ?

Non. On n’en est pas encore à une vraie relance avec un essor de la production, une croissance de 2 % et des embauches qui se font sans aides. Cela valide une stratégie. Lorsqu’il y a beaucoup de chômage, on prend des mesures pour financer l’embauche et l’aide à la formation. Ce sera validé quand la France dépassera le 1,5 % de croissance. Ce n’est pas encore tout à fait l’éclaircie ni le beau temps.

Le débat sur la loi travail peut-il être influencé par ces indicateurs ?

Il y a beaucoup d’incertitudes sur cette loi. Dans l’état actuel des choses, elle ne répond pas totalement aux exigences du patronat et des PME. C’est plutôt le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le pacte de responsabilité qui ont permis de rétablir les marges. Néanmoins, ça peut peut-être détendre l’atmosphère.

Le patronat, vent debout contre l’idée de surtaxation CDD, n’a-t-il pas là un moyen de pression supplémentaire ?

Jusqu’à présent, la surtaxation des CDD n’est pas introduite dans la loi El Khomri. Cela dépend en grande partie des partenaires sociaux. Le Medefn’en veut pas. Aujourd’hui, il a peut-être effectivement un argument pour dire : « regardez, l’argent que vous nous donnez permet de créer des emplois donc faites-nous confiance et n’alourdissez pas la barque. »

Moral des ménages : nouveau recul en mars

 

Moral des ménages : nouveau recul en mars

 

L’évolution du moral des ménages vient en contradiction avec les perspectives optimistes décrétées par l’INSEE pour 2016. Des perspectives-par ailleurs reprises très largement sans grande analyse par les grands médias-  qui se fondaient uniquement sur des hypothèses hypothétiques de croissance du PIB. Cependant l’optimisme volontariste de l’INSEE n’est pas partagé par les acteurs économiques et notamment par les ménages La confiance en effet des ménages a de nouveau faibli en France en mars après son repli de février, sous l’effet notamment d’une dégradation de leur opinion sur les perspectives d’évolution de leur situation financière et du niveau de vie, selon des données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a reculé d’un point, à 94, son plus bas niveau depuis août 2015, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse d’un point, à 96.Il s’éloigne ainsi davantage de sa moyenne de longue période, qui s’établit à 100. L’enquête de mars fait apparaître une stabilité de l’opinion des ménages sur leur situation financière passée mais une nouvelle dégradation (-4 points) de celle relative à leur situation future, qui tombe à son plus bas niveau depuis février 2015. Après son recul de février, l’opinion des ménages sur l’opportunité d’effectuer des achats importants reste stable, se maintenant ainsi au-dessus de sa moyenne de longue période. Leur opinion sur leur capacité d’épargne actuelle et future s’inscrit en recul (de deux et quatre points, respectivement), tandis que la proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner n’a pas varié ce mois-ci par rapport à février. Le pessimisme reste de rigueur sur le niveau de vie futur en France, le solde correspondant cédant quatre points en mars, au plus bas depuis février 2015.

(avecReuters)

Fonctionnaires : la CGT prévoit deux semaines de grève fin mars

Fonctionnaires : la CGT prévoit deux semaines de grève fin mars

 

Double objectif pour les fonctionnaires de la CGT : protester contre la loi travail et réclamer une augmentation de salaire via la revalorisation du point d’indice La CGT programme donc deux semaines de grève, fin mars, dans les trois fonctions publiques, d’État, territoriale et hospitalière, a-t-elle annoncé dans un communiqué ce vendredi soir. «Afin de permettre aux personnels de la fonction publique de participer aux mobilisations déjà programmées et à celles qui pourraient l’être lors des prochains jours et des prochaines semaines, nous déposons des préavis de grève de 0 à 24 heures pour l’ensemble des agents des trois versants de la fonction publique pour les journées suivantes: 17 mars, 18 mars, 19 mars, 20 mars, 21 mars, 22 mars, 23 mars, 24 mars, 25 mars, 26 mars, 27 mars, 28 mars, 29 mars, 30 mars et 31 mars», ont annoncé, dans un communiqué commun, les trois syndicats de fonctionnaires de la CGT. De surcroît, ils laissent peser la menace d’un mouvement encore plus long. «Au-delà du 31 mars, en fonction de la nature des réponses gouvernementales, nous pourrons être amenés à déposer de nouveaux préavis.» Le premier syndicat, en termes de représentativité, dans les trois fonctions publiques, veut faire pression sur le gouvernement sur deux dossiers. Il réclame d’abord le retrait du projet de loi de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, dont le gouvernement devrait présenter une nouvelle version lundi après-midi. Il s’agit aussi et surtout de presser l’exécutif d’accorder aux fonctionnaires une augmentation générale via la revalorisation du point d’indice, qui sert à construire toutes les grilles salariales des fonctionnaires. «La plus progressiste des hypothèses pour le gouvernement serait une augmentation très faible de la valeur du point dans des échéances dont rien ne dit de surcroît qu’elles soient rapprochées, reproche la CGT., Annick Girardin, s’est toutefois prononcée vendredi pour une «hausse significative», dont certains disent qu’elle serait comprise entre 0,5% et 1%. Une hausse de 1 point coûterait 1,75 milliard d’euros pour l’ensemble des trois fonctions publiques.

SNCF : grève totale le 9 mars

 

La grève à la SNCF décidée le 9 mars risque d’être massive voire totale. En effet elle a été décidée par des syndicats qui représentent près de 80 % des cheminots (CGT, Unsa, SUD et la CFDT).  Ce n’est pas tellement directement la loi travail qui est en cause mais la négociation en cours concernant le nouveau statut des cheminots. En vue de la libéralisation, un projet de décret est en effet en discussion pour redéfinir les conditions d’utilisation du personnel ferroviaire. En clair c’est la remise en cause du statut. À cela s’ajoute un environnement économique et surtout financier catastrophique pour l’entreprise. Avec un trafic qui stagne voire régresse et surtout une situation financière ingérable. Tellement ingérable qu’elle a entraîné récemment la démission du patron des infrastructures. La Situation est surtout caractérisée par un endettement abyssal de l’ordre de 45 milliards d’euros et qui pourrait encore augmenter de 11 milliards d’ici 2020. Selon le cabinet SECAFI,  Cette dette devrait atteindre 56,7 milliards en 2020, soit 11,7 milliards de plus par rapport à 2014. Or, les économies réalisées par le groupe SNCF ne devraient pas dépasser 4,8 milliards sur la période – 2,5 milliards issus de la fusion entre RFF et SNCF Infra et 2,3 milliards dans les coûts de production. Résultat, il manque, selon Secafi, de 1 à 1,5 milliard d’euros par an pour assurer la maintenance du réseau. A cela, il faut ajouter les intérêts de la dette qui coûtent 1,5 milliard d’euros par an au groupe public. Le rapport constate que la réforme « a omis de clarifier les grands principes du modèle économique du futur système ferroviaire » dans un contexte de restrictions budgétaires du côté de l’État comme des régions, et d’une libéralisation du marché de l’autocar. Une situation intenable qui ne permet ni d’assurer le financement des investissements, ni l’entretien pourtant urgent du réseau et ni la stabilisation de la dette. Une des variables d’ajustement consistera à supprimer au moins 10 000 emplois sur 150 000 actuels d’ici 2020. La protestation du 9 mars sera aussi justifiée par des revendications salariales pratiquement bloquées depuis plusieurs années du fait de l’inflation mais surtout en raison de la situation financière dramatique de l’entreprise. À noter aussi la décision dans le même temps d’une grève à la RATP qui ajoutée à celle de la SNCF pourrait provoquer un blocage total des transports collectifs
 

Loi travail : manifs les 9, 12 et 31 mars

Loi travail : manifs  les 9, 12 et 31 mars

 

 

Tous  les syndicats n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des contre-propositions à présenter au gouvernement, plusieurs appels à manifester ont également été lancés :

  • A l’appel d’une vingtaine d’organisations de la jeunesse et de syndicats, des manifestations sont prévues dans toute la France le mercredi 9 mars. Les instigateurs de la pétition sur Change.org — qui a recueilli à ce jour 1 million de  signatures —, ont recensé près de cent rassemblements ce jour-là sur l’ensemble du territoire.
  • Après leur communiqué listant les propositions pour amender le projet de loi de Myriam El Khomri, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA et la FAGE ont appelé « leurs structures territoriales à organiser des rassemblements dans toute la France » samedi 12 mars.
  • A l’issue d’une rencontre au siège de la CGT, à Montreuil, sept organisations ont appelé en outre à la grève et à manifester le jeudi 31 mars. Du côté des syndicats, la CGT, FO, Solidaires, FSU font partie de ces signataires. Ils sont rejoints par les organisations étudiantes UNEF, UNL et FIDL. La CFE-CGC, qui n’a pas participé à une manifestation depuis 2010, pourrait rejoindre le mouvement : « Si le texte ne bouge pas, nous appellerons à des manifestations le 31 mars », a annoncé Carole Couvert, présidente de la centrale des cadres, qui prendra sa décision le 21 mars.

Les jeunes contre la loi Travail le 9 mars, un nouveau CPE ?

Les  jeunes contre la loi Travail le 9 mars, un nouveau CPE ?

 

Le 9 mars pourrait être un moment important dans le processus de mobilisation contre la loi travail du gouvernement. En effet les jeunes ont décidé d’une journée de protestation le 9 mars pour obtenir le retrait de la loi travail.  Devant la montée de la contestation le gouvernement a décidé de décaler l’examen du projet de loi de 15 jours à fin d’organiser une concertation qui n’avait pas eu lieu avant l’élaboration du texte. Pas sûr cependant que cela soit suffisant pour apaiser le climat. De ce point de vue cette protestation des jeunes le 9 mars pourrait constituer un premier test pour le gouvernement, un autre étend prévu avec la journée de mobilisation de fin mars. Les maladresses et la brutalité de Manuel Valls ont déjà coûté très cher en termes de popularité puisque Hollande et Valls n’ont jamais été aussi impopulaires : 83 % de défiance vis-à-vis de François Hollande et 70 % vis-à-vis de Manuel Valls dans un sondage Harris paru ce matin. Encore de forte mobilisation, il se pourrait bien que ce projet de loi connaisse le sir de l’ancien CPE d’autant plus que pour l’instant le gouvernement ne dispose pas de majorité pour faire voter en état ce projet  Une vingtaine d’organisations de jeunesse appellent à une journée d’actions et d’initiatives le 9 mars pour exiger le retrait de la loi Travail, malgré le report de la présentation du texte en conseil des ministres au 24 mars. Cette mobilisation sera le prélude d’une grande journée de manifestations le 31 mars que préparent conjointement à la fois les mouvements de jeunes et des syndicats de salariés, a-t-on appris auprès de plusieurs organisations. Le report de l’examen du projet du 9 au 24 mars décidé par le Premier ministre Manuel Valls « est une première victoire mais nous voulons mettre encore plus la pression », a dit à Reuters Pauline Collet, porte-parole du syndicat étudiant Unef. « L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un premier recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante », écrit-elle dans un communiqué. La jeunesse s’est emparée de la colère d’une partie de la gauche contre le projet du gouvernement, espérant pouvoir « faire reculer le gouvernement », comme lors de la lutte contre le contrat de première embauche (CPE) il y a dix ans. « Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du Medef, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites », écrit un collectif d’organisations. Celui-ci comprend notamment l’UNEF, Solidaires Etudiant-e-s, l’Union nationale lycéenne (UNL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), la Jeunesse ouvrière chrétienne, et les organisations de jeunes des partis de gauche, dont les jeunes socialistes. Dans une tribune publiée lundi, sur le site Francetv info, Benjamin Lucas, le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), appelle le gouvernement à « stopper la dérive libérale, la surenchère sécuritaire et identitaire, dans les mots et dans les actes ».

(Avec Reuters)

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