Archive pour le Tag 'Marine'

2022 : « équation compliquée pour Marine Le Pen mais pas impossible ( Jean-Yves Camus)

2022 :  » équation compliquée pour Marine Le Pen mais pas impossible ( Jean-Yves Camus)

Jean-Yves Camus, co-directeur de l’Observatoire des radicalités politiques, estime que Marine Le Pen devra « convaincre les électeurs qui sont restés chez eux » à voter pour l’élection présidentielle.(Interview France Info)

 

 

franceinfo : Marine Le Pen dit qu’elle ne reviendra pas au Front national. Mais y-a-t-il une véritable évolution alors qu’elle aborde toujours les mêmes thèmes ?

Jean-Yves Camus : On ne change pas une formule qui gagne. Il y a plusieurs manières de formuler ces thèmes et c’est vrai qu’il y a des différences notables entre la façon qu’utilisait Jean-Marie Le Pen et celle que, dès 2011, Marine Le Pen a entendu mettre en œuvre au sein de sa formation. Par exemple, ce refus des provocations répétées qui avaient rendu impossible tout élargissement du Front national, même si aux élections législatives de 1986, Jean-Marie Le Pen avait réussi à faire venir un certain nombre de transfuges de la droite d’alors qui se sont éloignés très très vite avec, en 1987, sa fameuse déclaration comparant la Shoah à un détail de l’Histoire. Toujours est-il que Marine Le Pen a reparlé d’immigration, dans des termes extrêmement clairs en annonçant ce référendum dont elle entend faire la priorité des débuts de son quinquennat, en rappelant aussi que « nous ne mettrons jamais un genou à terre » – référence aux manifestations qui ont suivi le mouvement Black Lives Matter, y compris en France – c’est l’expression du refus de toute repentance. Marine Le Pen, en mettant le sujet de l’immigration en avant, essaie de le faire sans outrance, de façon à ne pas dresser contre elle autant de monde que son père avait contre lui.

Le Rassemblement national poursuit donc sa dédiabolisation. Comment qualifier ce parti aujourd’hui ?

Il y a une chose qui est intéressante, c’est cette charte que le RN a signé vendredi avec le parti de Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, et celui au pouvoir en Pologne représenté par Jaroslaw Kaczynski. Tous les deux se réclament de la démocratie libérale. Ces partis acceptent le jeu de la démocratie, ils entendent bien arriver au pouvoir par les urnes, pas par une forme de révolution violente ni par la pression de la rue. Mais pour autant cette démocratie n’est pas la démocratie libérale traditionnelle. Les conceptions du peuple, de la Nation, des libertés publiques, diffèrent de celles qui sont en vigueur actuellement en Europe. Je crois qu’on doit réfléchir à l’utilisation du terme « extrême droite » parce qu’il renvoie inévitablement à ce qu’étaient ces partis il y a 30 ou 40 ans, à l’extrême droite traditionnelle avec évidemment en point d’orgue le fascisme et le national-socialisme. A l’époque de Jean-Marie Le Pen, beaucoup de gens parmi les opposants au FN n’hésitaient pas à dire que ce parti était fasciste, voire nazi, or, c’est évidemment une ligne qui est intenable aujourd’hui. Cela n’empêche que sur un certain nombre de points, que ce soit la question du droit du sol versus le droit du sang, la question de l’immigration, les questions sur la société multiculturelle, il y a des oppositions qui sont frontales entre l’immense majorité du spectre politique, de gauche comme de droite et le Rassemblement national. C’est une autre sorte de clivage.

Comment le RN va-t-il séduire un nouvel électorat pour la présidentielle, tout en conservant sa base traditionnelle ?

Il va d’abord falloir qu’il retrouve sa base traditionnelle parce que le taux d’abstention aux élections régionales et départementales a gravement affecté les résultats du parti qui se retrouve avec 130 conseillers régionaux en moins et moitié moins de conseillers départementaux, ce qui aura évidemment une incidence dans beaucoup de domaines y compris financiers. Donc il va falloir convaincre les électeurs qui sont restés chez eux que l’élection présidentielle, c’est autre chose, que c’est là que tout se joue. Est-ce que ça va marcher ? Ça dépendra de beaucoup de choses. D’abord, on ne sait absolument pas dans quelles conditions se tiendra la présidentielle de 2022 du point de vue de la pandémie. Aussi, il y a une question de remobilisation. Malgré tout, ces régionales – même si Marine Le Pen aujourd’hui a donné l’impression de passer par-dessus l’obstacle – donnent quand même un coup au moral. Et puis, il y aura la question de la concurrence. Eric Zemmour ou pas Eric Zemmour ? Et un candidat Les Républicains qui devra de toute façon se couvrir sur son flanc droit, surtout si c’est Xavier Bertrand, et qui reviendra sur le régalien, sur l’identité, et donc qui naturellement pourra peut-être garder un petit mieux les voix LR qu’on pouvait le prévoir il y a quelques semaines ou quelques mois. C’est une équation très compliquée pour Marine Le Pen mais pas complètement perdue.

2022 : la chance de Marine Le Pen , c’est Macron

2022 : la chance de Marine Le Pen , c’est Macron

 

 

Il se confirme de plus en plus que la meilleure chance de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2022, ce sera la présence de Macron. Un Macron détesté dans l’opinion publique depuis pratiquement mon arrivée pouvoir au motif notamment qu’il se comporte davantage en souverain qu’en président aussi en raison de ses échecs pratiquement sur tous les plans. Sur le terrain économique, dans l’espace social mais aussi concernant la crise sanitaire. En outre il n’a réussi à mettre en œuvre aucune véritable réforme structurelle significative hormis la réforme du statut des cheminots ( et encore pour les nouveaux ce qui reporte les effets pleins de la réforme à 20 ou 30 ans).

 

 

On observera que dans tous les domaines politique la présidente du rassemblement national se fait très discrète. C’est sûrement aussi son meilleur argument politique car elle n’a pas fait vraiment la preuve de ses compétences. Les erreurs répétées et les contradictions de Macron constituent son meilleur agent électoral. Évidemment la problématique de sa compétence posera à l’approche des élections. L’intéressé commence à y répondre en souhaitant un gouvernement de rassemblement national.

 

 À un an de la présidentielle française, le Financial Times s’est posé cette semaine la question des chances de victoire de Marine Le Pen. Interrogé par le quotidien britannique, l’ancien ministre de François Hollande et candidat malheureux à la primaire de la gauche de 2017, Arnaud Montebourg, pronostique en 2022 une victoire de la chef du Rassemblement national face à Emmanuel Macron« Détesté parce qu’il est arrogant », le chef de l’État et ses « politiques oligarchiques » ne constituent plus selon le socialiste un « rempart » contre Marine Le Pen mais au contraire « la mettront au pouvoir. » La candidate nationaliste a-t-elle véritablement plus de chances qu’il y a cinq ans de l’emporter ?

 

2022, Marine Le Pen va gagner (Montebourg)

2022, Marine Le Pen «va gagner» (Montebourg)

Dans une interview accordée au Financial Times, Arnaud Montebourg estime c’est Marine Le Pen qui «gagnera» l’élection présidentielle de 2022. «C’est la même chose que le phénomène Trump ou le Brexit», estime Arnaud Montebourg. Cela en raison du fait majeur que Macon est surtout détestée par l’opinion publique

 

Cette victoire de Marine Le Pen surviendra selon lui à cause du président de la République qui mène des politiques pour «l’oligarchie» tout en se posant comme «le rempart à l’extrême droite».

Cette intervention du chantre du «made in France» intervient alors qu’il s’était fait beaucoup moins présent dans les médias depuis plusieurs semaines. Selon Le Parisien, Arnaud Montebourg serait par ailleurs en train de s’atteler à la rédaction d’un petit manifeste sur le modèle d’«Indignez-vous !» de Stéphane Hessel, afin d’inciter les jeunes à s’intéresser à la politique.

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

 

Un possible gouvernement d’union nationale avec des responsables de droite mais aussi de gauche comme Montebourg, c’est la principale nouvelle annonce de Marine Le Pen qui parvient progressivement à banaliser l’image de son parti et la sienne propre. Une image beaucoup plus policée et plus tolérante aussi mais qui reste ferme sur le danger pour elle de l’immigration.

 

Marine Lepen interrogée sur BFM s’est faite surtout la championne des libertés au si bien contre le séparatisme que dans le cadre de la crise sanitaire. Notons aussi que le rassemblement national avait  ouvert le débat sur un projet très détaillé  de référendum concernant l’environnement.

 

Bref, progressivement le rassemblement national devient un peu un parti comme les autres d’autant plus qu’il ne conteste plus l’union européenne et encore moins l’euro. Il faut ajouter à cette image plus policée le phénomène assez fondamental d’obsolescence du front républicain qui jusque-là constituait  une sorte de plafond de verre pour le Front National. Mais le meilleur argument sans doute de marine Lepen est  sans doute l’échec assez retentissant de Macron dans le domaine économique tout autant que dans le domaine sanitaire. La principale dynamique du rassemblement national se nourrit des erreurs, des contradictions et de l’immobilisme de Macron.

«Marine Le Pen va gagner contre Macron », avertit Julien Bayou

«Marine Lepen va gagner contre Macron », avertit Julien Bayou

Le secrétaire national d’Europe écologie les Verts prévoient dans une interview au Point Que le phénomène de rejet de Macon sera plus fort que celui du rejet de Marine Le Pen et que cette dernière a toutes les chances de gagner leur des présidentielles de 2022. Dans les conditions actuelles effectivement, il est probable que la dynamique principale qui va peser pour l’élection présidentielle sera le rejet du plus détesté en tout cas le moins aimé. De ce point de vue,  Macon accumule les motifs de détestation non seulement du fait de ses contradictions mais aussi de sa position jupitérienne condescendante voire méprisante.

 

«Aujourd’hui, il n’y a que deux forces qui peuvent gagner contre [la présidente du RN] : la droite et nous, les écologistes». Alors que tous les sondages montrent que, si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, le duel de 2017 se rejouerait (alors même que, selon ces mêmes sondages, les Français ne veulent pas d’une telle répétition). Les sondages font apparaître que 70 % environ des Français ne souhaitent pas un nouveau duel macro Le Pen mais ils sentent aussi nombreux à penser qu’il se reproduira en 2022.

 

L’écologiste fonde également sa prédiction sur les récents sondages politiques : «Avec [Emmanuel Macron], l’écart avec Marine Le Pen s’est considérablement réduit à cause de lui. On est à 48 contre 52 % en moyenne. Si ça, ce n’est pas un signal d’alerte…» Julien Bayou fait référence ici à un sondage de Louis Harris Interactive publié fin janvier qui ne donnait en effet qu’une courte avance de 4 points à Emmanuel Macron – autrement dit, dans la marge d’erreur – en cas d’un nouveau duel présidentiel avec la candidate du RN. Des résultats tout à fait inédits pour Marine Le Pen, qui n’avait obtenu que 33,9% des voix à l’élection présidentielle de 2017, ce qui était déjà près de deux fois plus que son père, Jean-Marie Le Pen, à l’élection présidentielle de 2002 (17,8%). «Il suffirait que la majorité remette sur le tapis la réforme des retraites pour que Marine Le Pen redevienne favorite à l’élection présidentielle», prédit encore Julien Bayou, évoquant la retraite souhaitée par Emmanuel Macron mais repoussée sine die à cause du Covid, et qui pourrait devenir l’un des enjeux centraux de l’élection présidentielle de 2022.

 

Cette interview dans Le Point est publiée le même jour qu’une enquête de Libération titrée : «Le barrage mal barré». «Un nombre grandissant d’électeurs de gauche l’affirment : même au second tour, ils n’iront pas voter pour le chef de l’État, de plus en plus ancré à droite», avance le quotidien lui-même marqué à gauche, qui a reçu des «centaines de lettres» de ces électeurs qui ne veulent «plus faire barrage.

 

 

Dette : Marine Lepen refuse de l’annuler

Dette : Marine Lepen refuse de l’annuler

« Une dette doit être remboursée. Il y a là un aspect moral essentiel. A partir du moment où un Etat souverain fait appel à une source de financement extérieure, sa parole est d’airain. Il s’organise pour rembourser sa dette contre vents et marées » (tribune de Marine Lepen)

 

De question de spécialistes, la dette est devenue un sujet omniprésent dans les gazettes et autour des tables familiales. Quelques observations de bon sens me semblent pouvoir contribuer au débat.

En premier lieu, les bilans des banques centrales dans le monde ont quintuplé depuis la crise de 2008. La pandémie n’a fait qu’accentuer le mouvement. Les interventions de la Banque centrale européenne (BCE) se traduisent par des acquisitions de titres d’Etat et d’entreprises à son actif et par la constitution de réserves créées ex nihilo à son passif. Les titres sont achetés sur le marché secondaire, la BCE ne pouvant financer directement les Etats. Mais cela revient au même. Rien n’empêche pour la BCE de conserver ces titres de façon indéfinie, de les transformer en dettes perpétuelles, voire même de les compenser avec les réserves comptables (équivalant à une annulation de dettes). Nous sommes dans la droite ligne de la théorie monétaire moderne post-keynésienne.

Mais la réalité ne se laisse pas facilement appréhender quelle que soit la théorie économique. Encore faut-il qu’il y ait un consensus sur tel ou tel traitement de la dette, car la monnaie repose d’abord sur la confiance.

«L’importance d’une dette publique ne peut se juger que par rapport à la capacité d’une nation de la rembourser. La référence au PIB n’est pas le bon indicateur de la capacité de remboursement de la sphère publique»

Economie de fonds propres. ​En second lieu, le débat public se focalise sur des chiffres, tous plus effrayants les uns que les autres (« une dette de 120 % du PIB » soit 2 670 milliards d’euros, « le besoin de financement de la France s’élève à 282 milliards d’euros en 2021 »). Or, l’importance d’une dette publique ne peut se juger que par rapport à la capacité d’une nation de la rembourser. La référence au PIB n’est pas le bon indicateur de la capacité de remboursement de la sphère publique. Celle-là doit être appréciée par rapport aux marges de manœuvre permettant de couvrir le service de la dette : excédents budgétaires, réduction des dépenses publiques, augmentation des impôts et refinancement de la dette.

Les taux sont faibles aujourd’hui (0,593 % à 50 ans), voire négatifs sur les échéances courtes. L’Agence France Trésor « roule » la dette publique avec une belle technicité mais le risque d’une remontée des taux à terme, alourdissant significativement le service de la dette, ne doit pas être sous-estimé.

En troisième lieu, la dette d’une nation s’apprécie globalement, dettes publiques et dettes privées. Or, le gonflement des dettes privées en France est tout aussi préoccupant. En 2018, elle correspondait déjà à 265 % du PIB (155 % pour l’Allemagne). Même sur la dette privée, nous sommes en décalage avec l’Allemagne. Les 130 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE) accentuent le problème. J’ai déjà eu l’occasion de proposer des dispositifs permettant de renforcer massivement les fonds propres des entreprises. Le meilleur remède à la dette, ce sont les fonds propres. La France doit impérativement passer d’une économie de dettes à une économie de fonds propres.

En quatrième lieu, il y a une grande différence entre une dette détenue majoritairement par les investisseurs institutionnels non résidents (c’est le cas de la France) et une dette détenue majoritairement par des nationaux (c’est le cas du Japon, avec pourtant une dette publique de 240 % du PIB). Le degré d’indépendance du pays est en jeu. Nous irons dans le sens d’une plus forte détention de la dette publique française par les investisseurs français, particuliers ou institutionnels, tout en préservant la diversité souhaitable des investisseurs. La signature France sera préservée et confortée.

« Nous devons mettre la France sur un chemin de croissance. Ceci implique des investissements de long terme dans les infrastructures, les technologies, les secteurs de souveraineté industrielle, l’aménagement du territoire, la transition énergétique et environnementale »

Souveraineté. Mon approche sur la dette est pragmatique.

Oui, une dette doit être remboursée. Il y a là un aspect moral essentiel. A partir du moment où un Etat souverain fait appel à une source de financement extérieure, sa parole est d’airain. Il s’organise pour rembourser sa dette contre vents et marées. La Banqueroute des Deux Tiers de 1797 est un précédent révolutionnaire lointain qui n’a pas vocation à se renouveler dans notre France contemporaine. Qui paie ses dettes s’enrichit.

Oui, nous devons mettre la France sur un chemin de croissance. Ceci implique des investissements de long terme dans les infrastructures, les technologies clés, les secteurs de souveraineté industrielle, l’aménagement du territoire, la transition énergétique et environnementale. Leur financement sera vertueux, avec de la bonne dette et de vrais fonds propres. Le contraire d’une politique d’austérité mais avec une réelle maîtrise budgétaire dans la durée. Des investissements qui permettent des retombées économiques et sociales, des externalités positives, au bénéfice du bien commun mais aussi une lutte déterminée contre toutes les sortes de fraudes qui nuisent aux honnêtes citoyens.

Non, les générations futures n’auront pas à subir l’impéritie de quatre décennies de mauvaise gestion publique. C’est une question d’équité. C’est aussi une question de lutte contre les inégalités. Nous favoriserons en tout état de cause les solutions qui assureront le respect de notre pacte social.

Oui, enfin, l’approche budgétaire qui prévaut au sein de la sphère publique française doit profondément évoluer. J’aurai l’opportunité dans les mois qui viennent de développer les principes qui permettront de rendre compatible la dette publique française avec les ambitions de la nation et la nécessaire protection des Français. Cette approche est appelée à impliquer l’ensemble des acteurs institutionnels, économiques, monétaires et financiers, avec lesquels un chemin de croissance soutenable est à construire et à faire prospérer. Une bonne gestion de la dette publique est au cœur de notre souveraineté.

Marine Le Pen est présidente du Rassemblement national.

Présidentielle-2022 : l’éventualité d’une victoire de Marine Lepen existe (Jerôme Sainte-Marie, politiste)

Présidentielle-2022 : l’éventualité d’une victoire de Marine Lepen existe (Jerôme Sainte-Marie, politiste)

 

 

Le politiste  Jerôme Sainte-Marie estime que jusque-là le rejet de Marine peine était suffisamment fort pour exclure toute perspective de victoire du front national. Cependant on ne peut plus exclure une hypothèse de victoire de l’intéressé en 2022. (Interview Le Figaro)

 

 

Il n’est donc pas évident de dessiner ce que pourrait être un «front républicain» dans l’hypothèse d’un second tour Macron – Le Pen. Il semblerait qu’un tiers des électeurs de François Fillon, très sensibles aux thématiques de la sécurité et l’identité culturelle, choisissent désormais Marine Le Pen au second tour. Ce thème si souvent entonné risque d’être frappé d’obsolescence pour de nombreux électeurs.

La présidente du RN serait-t-elle désormais en mesure de l’emporter en 2022?

Cela fait assez longtemps, depuis au moins l’automne 2018, qu’il m’apparaît que si Marine Le Pen avait lors de la dernière élection présidentielle très peu de chances de l’emporter, désormais cette éventualité existe. Non seulement le chef de l’État pâtit de l’inévitable usure du pouvoir, mais en outre il a suscité par certains de ses propos et de ses réformes une détestation sociale immense, que cela soit justifié ou non.

C’est pourquoi, et sans même évoquer les effets incertains de la crise sanitaire, le scrutin de 2022 sera atypique, car même si le duel de second tour opposait les deux concurrents de 2017, ses conditions seraient bien différentes. Emmanuel Macron comme Marine Le Pen dispose chacun d’une base sociale importante, aux propriétés symétriquement opposées, consolidée au fil des ans.

Le chef de l’Etat bénéficie d’une position en tous points dominante mais les aléas de l’abstention, surtout du côté de la gauche, et des transferts de voix, plutôt du côté de la droite, crée, en gardant toujours à l’esprit que nous sommes encore à plus d’un an du scrutin, une réelle incertitude sur l’issue de l’élection présidentielle.

 


FIGAROVOX.-Une enquête Harris interactive attribue une intention de vote record à la présidente du RN, 48% contre 52% à l’actuel président au second tour de la présidentielle 2022. Le match Macron-Le Pen est-il inéluctable ou un autre candidat peut-il encore tirer son épingle du jeu?

Jerôme SAINTE-MARIE.- L’ensemble des sondages d’intentions de vote réalisés depuis deux ans indiquent un second tour opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Pourtant, on a beaucoup glosé sur un chiffre publié en septembre dernier par l’IFOP, indiquant que seuls 32% des Français souhaitaient une telle perspective. A y regarder de près, ce pourcentage ne signifiait pas ce que d’aucun souhaitait lui faire dire.

Tout d’abord, très logiquement, tous les sympathisants des courants politiques autres que le RN ou LREM préfèreraient une autre issue. Cela fait déjà près de la moitié des électeurs de premier tour. Ensuite, Marine Le Pen incarnant tout ce que détestent les partisans d’Emmanuel Macron, la majorité d’entre eux ne souhaient pas qu’elle soit présente au second tour. Enfin, l’essentiel est qu’au même moment où 68% des Français déclaraient ne pas vouloir un duel Macron-Le Pen, leur choix de premier tour empêchait que soit publiée une autre hypothèse.

2022 : l’éventualité d’une victoire de Marine Lepen existe (Jerôme Sainte-Marie, politiste)

2022 : l’éventualité d’une victoire de Marine Lepen existe (Jerôme Sainte-Marie, politiste)

 

 

Le politiste  Jerôme Sainte-Marie estime que jusque-là le rejet de Marine peine était suffisamment fort pour exclure toute perspective de victoire du front national. Cependant on ne peut plus exclure une hypothèse de victoire de l’intéressé en 2022. (Interview Le Figaro)

 

 

Il n’est donc pas évident de dessiner ce que pourrait être un «front républicain» dans l’hypothèse d’un second tour Macron – Le Pen. Il semblerait qu’un tiers des électeurs de François Fillon, très sensibles aux thématiques de la sécurité et l’identité culturelle, choisissent désormais Marine Le Pen au second tour. Ce thème si souvent entonné risque d’être frappé d’obsolescence pour de nombreux électeurs.

La présidente du RN serait-t-elle désormais en mesure de l’emporter en 2022?

Cela fait assez longtemps, depuis au moins l’automne 2018, qu’il m’apparaît que si Marine Le Pen avait lors de la dernière élection présidentielle très peu de chances de l’emporter, désormais cette éventualité existe. Non seulement le chef de l’État pâtit de l’inévitable usure du pouvoir, mais en outre il a suscité par certains de ses propos et de ses réformes une détestation sociale immense, que cela soit justifié ou non.

C’est pourquoi, et sans même évoquer les effets incertains de la crise sanitaire, le scrutin de 2022 sera atypique, car même si le duel de second tour opposait les deux concurrents de 2017, ses conditions seraient bien différentes. Emmanuel Macron comme Marine Le Pen dispose chacun d’une base sociale importante, aux propriétés symétriquement opposées, consolidée au fil des ans.

Le chef de l’Etat bénéficie d’une position en tous points dominante mais les aléas de l’abstention, surtout du côté de la gauche, et des transferts de voix, plutôt du côté de la droite, crée, en gardant toujours à l’esprit que nous sommes encore à plus d’un an du scrutin, une réelle incertitude sur l’issue de l’élection présidentielle.

 


FIGAROVOX.-Une enquête Harris interactive attribue une intention de vote record à la présidente du RN, 48% contre 52% à l’actuel président au second tour de la présidentielle 2022. Le match Macron-Le Pen est-il inéluctable ou un autre candidat peut-il encore tirer son épingle du jeu?

Jerôme SAINTE-MARIE.- L’ensemble des sondages d’intentions de vote réalisés depuis deux ans indiquent un second tour opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Pourtant, on a beaucoup glosé sur un chiffre publié en septembre dernier par l’IFOP, indiquant que seuls 32% des Français souhaitaient une telle perspective. A y regarder de près, ce pourcentage ne signifiait pas ce que d’aucun souhaitait lui faire dire.

Tout d’abord, très logiquement, tous les sympathisants des courants politiques autres que le RN ou LREM préfèreraient une autre issue. Cela fait déjà près de la moitié des électeurs de premier tour. Ensuite, Marine Le Pen incarnant tout ce que détestent les partisans d’Emmanuel Macron, la majorité d’entre eux ne souhaient pas qu’elle soit présente au second tour. Enfin, l’essentiel est qu’au même moment où 68% des Français déclaraient ne pas vouloir un duel Macron-Le Pen, leur choix de premier tour empêchait que soit publiée une autre hypothèse.

Marine Le Pen, 10 ans à la tête d’un RN et pour encore longtemps !

Marine Le Pen, 10 ans à la tête d’un RN et pour encore longtemps!

 

 

Déjà 10 ans que Marine Le Pen préside le rassemblement national. Presque tranquillement même depuis que le rassemblement s’est banalisé en ressemblant de plus en plus aux autres partis ( doctrine, programme, fonctionnement ) du moins officiellement. À ce rythme de sénateur, Marine Lepen ,  comme son père ,  pourra encore pendant très longtemps assumée la direction d’un parti qui finalement fait assez peu parler de lui.

 

D’ailleurs c’est sans doute la stratégie de communication de Marine Lepen .  Moins elle parle et plus  engrange des soutiens, en tout cas les maintient à un haut niveau. Inversement chaque fois qu’elle s’exprime ou presque, sa méconnaissance des dossiers sans doute autant que sa paresse font plonger sa popularité.  La popularité du Front National et de Marine Le Pen est aussi largement alimentée par l’incompétence des autres adversaires et leurs contradictions. On notera l’extrême économie de parole de Marine Lepen qui accumule le fruit des contradictions de ses concurrents sans trop se fatiguer.

 

L’inverse finalement de Macron  qui ne cesse de bavarder, sur tout et de manière souvent maladroite.  Il est difficile de faire des pronostics pour les prochaines élections présidentielles car des éléments aussi imprévus par exemple que le coronavirus peuvent intervenir pas seulement dans le champ sanitaire mais aussi dans l’espace économique, social ou sociétal.

 

Une nouvelle fois Marine Lepen  risque d’être qualifiée pour le second tour des élections présidentielles de 2022. Une nouvelle fois, elle risque aussi d’être battue. À cet égard,  on peut peut-être émettre l’hypothèse qu’elle ne souhaite pas tant que cela devenir présidente de la république. Un peu comme son père qui ne souhaitait pas réellement non plus occuper les fonctions de la plus haute magistrature et qui se satisfaisait d’être le premier opposant. En tout cas l’investissement personnel de Marine Lepen n’est pas à la hauteur d’une ambition qui viserait à être réellement présidente de la république.

Transfert de cadres de Debout la France chez Marine Le Pen

Transfert de cadres de Debout la France chez Marine Le Pen

 

Soixante cadres de Debout la France – dont une dizaine de secrétaires départementaux comme autant de membres du bureau national – ont rejoint le mouvement de Marine Le Pen.

Joe Biden : Marine Le Pen ne reconnaît «absolument pas» la victoire

Joe Biden : Marine Le Pen ne reconnaît «absolument pas» la victoire

 

«Je fais partie de ceux qui ne félicitent pas le futur président des États-Unis, parce que je ne considère pas que le match est joué tant qu’on n’a pas terminé les prolongations», a déclaré à la presse la députée du Pas-de-Calais, en marge de la cérémonie du 11-Novembre à Hénin-Beaumont.

Interrogée sur les accusations de fraude lors du scrutin, lancées par Donald Trump, Mme Le Pen a dit «attendre de savoir ce que la justice américaine dira.» «Ce que je note, c’est qu’un certain nombre de décomptes ont été effectués et que des décomptes donnent, pour ceux qui sont terminés, des résultats qui sont différents de ceux qui avaient été annoncés», a-t-elle poursuivi.

Interrogée sur CNews mercredi 4 novembre, la présidente du Rassemblement national a soutenu la réélection de Donald Trump, «meilleure pour la France» selon elle. Elle s’est félicitée d’un «retour des nations» durant son mandat.

Marine Le Pen: « présidente de la République » ?

Marine Le Pen: « présidente de la République » ?

 

Sauf événement non prévu, on se dirige tout droit vers une nouvelle rencontre Macro- Le Pen pour les présidentielles en 2022. Marine Le Pen semble y croire et considère même qu’elle a les plus grandes chances d’y parvenir. Ce qu’elle disait déjà précédemment notamment en 2017. La question est de savoir si cette perspective de succès est ou non possible . Jusque-là, Marine Le Pen a toujours été empêchée d’accéder à la magistrature suprême grâce ou à cause du front républicain réunissant gauche, extrême gauche et droite confondue. Le front anti Le Pen a constitué  l’instrument majeur politique qui a permis à d’autres candidats d’être élus. D’où d’ailleurs ensuite des contradictions, des mécontentements, voire des colères car les élus à la présidence, comme Macron en particulier, en ont conclu qu’ils avaient le soutien massif de l’opinion publique pour leur programme.

Juridiquement certes,  l’élection ne pouvait être mise en cause mais politiquement le programme de Macron n’avait aucune légitimité populaire. La grande question qui se pose maintenant avec l’extrême faiblesse de popularité de Macron dans l’opinion publique et même au-delà la haine qu’il suscite ne va pas constituer un rejet de l’intéressé plus fort que celui qui joue contre Marine Le Pen. Cette fois-ci il est fort probable que le candidat Macron en 2022 ne bénéficiera pas du soutien d’une grande partie de la gauche voir des écologistes. L’opinion pourrait bien avoir la tentation première d’éliminer Macron d’autant que Marine Le Pen  a depuis 2017 arrondi nombre de ses positions notamment dans le domaine européen.

En outre, elle a choisi une stratégie de communication très habile avec des expressions publiques très rares qui lui évitent de susciter les contradictions et condamnations du camp adverse. Conclusion, l’hypothèse de l’élection de Marine le Pen est loin d’être nulle. Comme déjà indiqué, il ne s’agirait pas d’une adhésion à son propre programme mais surtout d’un réflexe anti Macron . Candidate (déjà) déclarée à l’élection présidentielle, Marine Le Pen aborde l’échéance confiante. «J’ai de grandes chances d’être présidente de la République parce que je pense que les Français en ont soupé de la situation», a-t-elle jugé, dimanche, lors du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro». Les Français «ont compris maintenant qu’il faut arrêter avec l’ultralibéralisme de la concurrence déloyale, l’immigration de masse, l’insécurité, le laxisme, le n’importe quoi, l’entre-soi de nos élites, la finance internationale. Il faut arrêter avec tout cela, et donc je pense que beaucoup sont prêts aujourd’hui à tenter une autre politique, une alternative à la politique menée par Emmanuel Macron», a listé la députée du Pas-de-Calais.

 

L’hypothèse dune victoire de Marine le Pen en 2022 ?

L’hypothèse dune victoire de Marine  le Pen  en 2022 ?

 

Macron et la droite voudraient rendre l’hypothèse d’une victoire possible du rassemblement national aux élections présidentielles qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. En effet, Macron accumule les fautes qui nourrissent le climat social délétère en France. Aujourd’hui 60 à 70 % des Français rejettent ses réformes socio- économiques. Un rejet social, un rejet politique mais aussi un rejet personnel concernant Macron. Jamais sans doute un président de la république n’aura suscité autant d’hostilité et même de haine. Il faut dire que le jeune président de la république qui confond la démocratie avec la monarchie fait  tout pour nourrir des sentiments violents à son égard.

Sur le fond,  il multiplie les erreurs mais sur la forme son discours est insupportable. Ce président qui n’a pratiquement rien vécu, ni sur le plan professionnel, ni sur le plan politique, ni sur le plan associatif se permet de délivrer des cours de modernisme. À sa décharge, il a été choisi par le monde financier pour défendre les intérêts des plus favorisés notamment par le groupe d’influenceurs que sont notamment Minc, Juillet et Attali qui l’ont d’abord placé pendant quelques mois chez Rothschild pour étoffer son CV avant de l’introduire auprès de Hollande et de pousser sa candidature grâce aux fonds des grandes entreprises.

La première grande décision de Macron a été de renvoyer l’ascenseur à ses sponsors. Mais à l’injustice Macron a ajouté la maladresse et même le mépris du peuple. Jusque-là, nombre de présidents de la république n’ont été élus que par rejet  du Front National et des Le Pen. C’est le principal ressort de l’élection de Macron comme précédemment de Hollande, Sarkozy ou Chirac. La grande méprise, c’est que ces présidents élus par rejet du Front National ont été persuadés que les Français validaient  leurs  orientations par ailleurs très contradictoires. Aujourd’hui ,il n’existe plus d’alternative à gauche. Seuls subsistent  quelques gauchistes qui ne cessent de s’enfoncer dans leurs utopies suicidaires et dérisoires. La droite est à peu près dans le même état. Le parti républicain par exemple s’entête  à vouloir repousser l’âge de la retraite à 65 ans contre l’avis même de ses sympathisants. Un parti qui ne représente déjà plus grand-chose, sans vrai leader;  en plus écartelé entre l’aspiration macroniste  et les attirances de certains pour le rassemblement national. Du coup, l’accumulation de toutes ces erreurs, de toutes ses faiblesses rend l’hypothèse d’une victoire du rassemblement national possible en 2022. Non pas tellement par conviction vis-à-vis des orientations du front mais par rejet des autres forces politiques. D’une certaine façon, le ressort principal du rejet change de camp. On aura observé que Marine Le Pen  ne s’exprime presque plus. C’est sans doute pour elle la meilleure stratégie de communication car elle manifeste à l’évidence une grande insuffisance en matière de connaissances des dossiers. Moins elle parle, plus elle sert la cause de son parti. Macron, les républicains lui servent la soupe tous les jours. Nombre de Français pensent qu’on pourrait peut-être essayer le rassemblement national tellement les autres partis les ont déçu. Reste à savoir si le rassemblement national est en capacité de satisfaire des Français en situation de gestion mais cela est une autre histoire !

Marine Le Pen favorite au RN pour 2022

Marine Le Pen favorite au RN  pour 2022

 

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen qui dans un sondage auprès des sympathisants du rassemblement national devance sa nièce Marion Maréchal pourtant jugée plus sympathique. La bonne nouvelle c’est que Marine Le Pen est confortée dans ses intentions de représenter le rassemblement national en 2022. La mauvaise nouvelle c’est que sauf événement imprévu tous les sondages démontrent qu’elle serait battue par Macron. La candidature de Marine Payne constituant même une assurance tous risques pour Macron. 33% des 1002 Français interrogés se disent prêts à voter pour le Rassemblement national à la prochaine présidentielle, selon le dernier sondage de l’institut Elabe pour BFMTV. Dans cette hypothèse, Marine Le Pen est plébiscitée par 25% des Français interrogés et par 69% des sympathisants du Rassemblement national.

Auprès de ses électeurs, la présidente du Rassemblement national bénéficie d’une meilleure popularité que sa nièce, Marion Maréchal, qui lui reconnaissent une meilleure proximité avec ses électeurs (96% contre 77%) et de meilleures idées pour la France (97% contre 81%).

Elabe pour BFMTV – Auprès des sympathisants du RN, Marine Le Pen devance Marion Maréchal pour la prochaine présidentielle.

D’une manière générale, les Français voient Marine Le Pen comme une femme dynamique (62%), courageuse (58%) et ayant la volonté de vraiment changer les choses (53%). Elle leur paraît toutefois autoritaire (78%), arrogante (65%) et inquiète 59% des Français. Marion Maréchal apparaît moins clivante, notamment sur ses traits de personnalité.

Elle est jugée moins autoritaire (55%, -23 points par rapport à Marine Le Pen), moins arrogante (53%, -12), elle inquiète moins (50%, -9) et est perçue plus sympathique (46%, +14) et plus sincère (42%, +6).

 

 

Sondage mené sur un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 10 et 11 septembre 2019.

Marine Le Pen défend Donald Trump

Marine Le Pen défend  Donald Trump

On ne sait pas si Trump vait  vraiment besoin d’un avocat français mais le fait est que Marine le Pen   enfile sa robe pour défendre l’intéressé. Pourquoi ? On se demande pourquoi dans la mesure où 75 % des Français manifestent du mépris pour le bateleur de foire qu’est Trump. Toujours aussi approximative sur ces dossiers Marine Le Pen a déclaré « Avec (Trump) la Corée du Nord, ça n’a pas trop mal tourné » ! Marine le Pen  oublie sans doute que ces négociations entre Trump et le dictateur coréens sont aujourd’hui au point mort et que ce dernier s’est tourné vers la Chine. L’autre dictateur chinois doit d’ailleurs rendre très prochainement une visite officielle à la Corée du Nord.   »Oui bien sûr, on est inquiets de la montée des conflits dans le monde, de la montée des tonalités avec l’Iran », a affirmé la présidente du RN face à Ruth Elkrief, avant de vanter les mérites des techniques de négociations du président Trump à l’international. « Quand je vois les négociations qui ont eu lieu avec la Corée du Nord, je me suis d’abord dit ‘ouh la la ça va mal tourner », et puis pour finir ça n’a pas trop mal tourné », a défendu Marine Le Pen qui a déjà démontré combien l’état faiblarde sur les dossiers intérieurs mais qui démontrent laquelle est ignare en matière de politique étrangère.

 

Débat Marine Le Pen Nathalie Loiseau : ennuyeux et conventionnel

Débat Marine Le Pen Nathalie Loiseau : ennuyeux et conventionnel 

 

Il aura fallu du courage aux téléspectateurs pour assister jusqu’au bout au débat entre Marine Le Pen et Nathalie Loiseau à propos des élections  européennes. En fait, on a assisté à une discussion entre une technocrate sans beaucoup de charisme et une populiste sans beaucoup de connaissances. Certes, la future tête de liste de la république en marche et sans doute bardée de diplômes (elle a même été la patronne de l’ENA) mais elle manque sérieusement de charisme et de dynamisme. Elle a plutôt le profil de quelqu’un qui travaille dans un cabinet ministériel pour préparer les dossiers. Son propos est sans doute pertinent mais sa vision manque sérieusement de projets mobilisateurs. On a d’ailleurs noté que dans la lettre diffusée dans tous les pays de l’union européenne les propositions de Macron ne soulevaient pas l’enthousiasme. Pour tout dire cette lettre set même tombée à plat y compris sur le plan de l’environnement où sa solution apparaît vraiment technocratique avec la création d’une banque de l’environnement ! Marine Le Pen a été égale à elle-même. Une sorte d’intervention intemporelle, la même qui aurait pu être faite il y a (ou 10 ans. Une sorte de réquisitoire en règle sur toutes les tares de l’Europe quitte à manipuler avec une grande approximation les éléments chiffrés. Marine Le Pen ne manque pas punch on le sait mais elle donne vraiment l’impression de ne pas connaître ses sujets et de ne pas réellement travailler. D’ailleurs le sondage démontre que Marine Le Pen n’est jamais aussi populaire que lorsqu’elle se tait. En effet son discours stéréotypé depuis des années est attendu et surtout assez approximatif. Si la république en marche veut faire un meilleur score que celui que lui donnent actuellement les sondages à savoir autour de 20 % comme pour le rassemblement national, il faudra un autre enthousiasme, un autre dynamisme et un contenu autrement plus mobilisateur aux orientations européennes. De son côté Marine Le Pen devra mettre davantage le nez dans les dossiers pour ne pas se limiter à des slogans. Mais peut-être que sa meilleure arme c’est encore de se taire comme l’indiquent  les sondages depuis le début du mouvement des gilets jaunes où elle a surtout montré sa très grande discrétion.

 

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

 

Benoît H mon attaque durement Jean-Luc Mélenchon et le rend  responsable de la récupération politique des gilets jaunes par le rassemblement national. Certes ne peut nier certaines ambiguïtés que partagent les mouvements d’extrême gauche comme extrême droite. Pour autant on ne saurait rendre Mélenchon seul coupable du bénéfice par le  rassemblement national du mécontentement en cours.  Benoît Hamon s’en prend en effet  directement à Jean-Luc Mélenchon dans un long entretien accordé au Point, samedi 12 janvier. L’ancien député, fondateur de Génération·s, dénonce notamment les prises de parole du leader de La France insoumise sur les médias. « On ne peut pas laisser passer ce qu’il dit à l’égard des journalistes, car cela laisse se développer une violence contre eux. Une violence qui n’est pas que verbale… » Mais il dénonce aussi une « tentation du pouvoir personnel » chez les dirigeants « insoumis ». « Moi je ne suis pas dans une stratégie qui considère que ce mouvement [des "gilets jaunes"] est insurrectionnel et qu’il doit me porter au pouvoir en lieu et place de celui qui l’occupe en ce moment, pointe-t-il. C’est peut-être ce qu’espèrent Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, mais pas moi. » On sent évidemment dans les propos de Benoît Hamon une certaine amertume car son mouvement ne parvient pas réellement à émerger dans l’opinion publique. Témoin les résultats de la dernière enquête pour les européennes :

 

 RN / Rassemblement National 24%

 Liste LREM / MoDEM • 19%

 Liste FI / France Insoumise • 11,5% 

Liste LR / Les Républicains • 8% Liste Gilets Jaunes  8% 

Liste DLF / Debout La France 7%

 Liste PS / Parti Socialiste 7% Liste EELV / Europe Ecologie Les Verts 6,5%

 Liste NPA  2,5%

 Liste Génération-S  3% 

Liste Résistons !  • 3% 

Liste UDI 2,5% 

Liste PC / Parti Communiste 2% Liste Patriotes 1% Liste UPR • 1%

En faite, Benoît Hamon  ne ferait pas mieux que les autres listes gauchistes. La vérité c’est surtout que le rassemblement national progresse quand Marine Le Pen ne parle pas. D’une certaine manière,  c’est presque mécanique plus la leader d’extrême droite s’exprime et plus le mouvement diminue en audience. L’inverse est également vrai. En gros,  la majorité de ceux qui se retrouvent dans le rassemblement national ont en commun d’adhérer à un parti d’opposition mais il ne soutienne pas la personnalité de Marine Le Pen considérée à la fois comme inconsistante et irresponsable. Ce qui pose un redoutable problème au RN pour les présidentielles.

 

RN : moins Marine Le Pen parle et plus le RN progresse

RN : moins Marine Le Pen parle et plus le RN progresse

 

C’est l’un des paradoxes du Front National : moins Marine Le Pen parle et plus le parti progresse. Cette progression est d’ailleurs constatée dans les sondages concernant les européennes où le rassemblement national est en tête. Cette  progression n’est certainement pas due directement à l’action du rassemblement national particulièrement discret depuis des semaines mais plutôt le résultat des erreurs récurrentes de Macron qui devient sans doute le meilleur agent électoral du rassemblement national. De toute évidence,  ce scrutin des européennes risque de sanctionner durement la politique de Macron et le rassemblement pourrait être l’un des premiers bénéficiaires du mécontentement et de la colère qui caractérise le pays. “Il n’y a pas de limite”, juge le député du Nord Sébastien Chenu, membre d’un groupe informel de cadres qui se réunissent de temps à autre pour réfléchir à la bataille à venir. “Notre objectif, c’est d’arriver en tête, de distancer la liste soutenue par le président de la République et de dépasser les résultats de 2014”, abonde l’eurodéputé Nicolas Bay. Marine Le Pen ne s’est pas mêlée aux 290.000 manifestants disséminés sur les routes de France samedi 17 novembre, contrairement à son homologue des Républicains (LR) Laurent Wauquiez, mais elle a apporté son soutien à la mobilisation, née au départ sur les réseaux sociaux sans le concours des partis, ni des syndicats. A titre personnel, Marine Le Pen ne passe plus dans l’opinion et la discrétion qu’elle observe désormais constitue sans doute la meilleure posture puisque Macron se charge de fabriquer des mécontents.

L’hôtel de la Marine : vendu au Qatar !

L’hôtel de la Marine : vendu au Qatar !

 

Ce n’est pas encore certain affirme la ministre des armées mais le fait simplement d’évoquer cette possibilité témoigne que le gouvernement est décidément prêt à brader le patrimoine qu’il s’agisse de sociétés publiques comme l’aéroport de Paris, la Française des jeux ou de bâtiments historiques. Cela rappelle en outre l’époque Sarkozy quand ce dernier a ouvert largement les investissements du Qatar dans l’immobilier de prestige de Paris. Certes on comprend il soit utile de rentabiliser des monuments nationaux mais de là à les offrir au Qatar ! Il y a en effet suffisamment en France de ressources artistiques qui pourraient trouver leur place dans l’ancien hôtel de la Marine dont on ne sait pas d’ailleurs il serait loué ou vendu au Qatar. On sait seulement que l’émirat voudrait présenter la collection d’arts de l’émir.  “Si cette rumeur était confirmée, ce que je ne sais pas, ce ne serait pas la première fois que des investissements étrangers en France, notamment qataris, s’exercent dans le domaine immobilier, en particulier l’immobilier de prestige parisien”, a affirmé la ministre des armées avec une fausse naïveté.  “Pour l’instant ce n’est pas une décision, c’est une possibilité”, a-t-elle ajouté.

Sondage FN : Marion Le Pen devant Marine

Sondage FN : Marion Le Pen devant Marine

Le danger se précise sérieusement pour Marine Le Pen qui certes a conforté sa mainmise sur le parti mais dont l’image ne cesse d’être affectée dans l’opinion publique et même parmi ses troupes. Du coup pour 2022 des interrogations pourraient naître quant à la légitimité de la candidature de Marine Le Pen. Marion Maréchal le Pen elle n’est pas pressée. D’abord elle n’a que 28 ans. Si Marine échoue encore en 2022, ce sera un boulevard ouvert pour Marion en 2027. En outre, la donne pourrait évoluer avec une perspective alliance entre FN et LR. Une alliance souhaitée par les durs de LR mais aussi par Marion maréchal le Pen.  Près de sept Français sur dix (68%) jugent donc Marion Maréchal-Le Pen plus capable que sa tante, Marine Le Pen, de représenter le Front national à la présidentielle de 2022, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting paru jeudi. A l’inverse, 31% des personnes interrogées voient l’actuelle présidente du FN en meilleure position, selon cette enquête réalisée pour Le Figaro et franceinfo. Selon cette même enquête, 54% des sondés estiment que le changement de nom du parti, voulu par Marine Le Pen, est “plutôt une bonne idée” mais 55% considèrent que les polémiques déclenchées par l’appellation retenue, “Rassemblement national”, trahissent une forme d’amateurisme.

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol