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Européennes : Marine Le Pen s’esquive

Européennes : Marine Le Pen s’esquive

 

Marine Le Pen aurait décidé de se mettre à l’abri des balles qui pourraient survenir après le scrutin des européennes. Elle ne sera donc pas candidate. En cause,  le fait qu’il sera difficile pour  le front national de retrouver le score obtenu lors des élections présidentielles et surtout le score plus de 25 % obtenus lors des dernières européennes. Du coup on pourrait reprocher ce recul à Marine Le Pen. De quoi remettre en cause un peu plus son leadership sur le parti. Par ailleurs le Front National est en pleine remise en cause de sa politique européenne. Avec Philippot,  le front national était clairement anti européen, il proposait même d’abandonner la monnaie unique. Depuis le départ de Philippot,  le Front National ne fait plus du souverainisme économique et monétaire la pierre angulaire de son programme et remet en priorité les questions sociétales sur lesquels il est beaucoup plus à l’aise. Au-delà des orientations économiques qui doivent être redéfinies par le front national se pose aussi la question de la capacité de Marine Le Pen a rassemblé pour triompher un jour aux  présidentielles. Elle-même a d’ailleurs indiqué qu’elle pourrait ne pas être candidate en 2022. La raison est simple c’est que Marine Le Pen a sans doute atteint le seuil de ses compétences. Un éventuel recul au européenne pourrait poser à nouveau la question de sa légitimité à la tête du Front National. Nicolas Bay a tenté d’expliquer le renoncement de Marine Le Pen : «Elle a dit elle-même qu’elle ne le souhaitait pas, parce que maintenant elle est élue à l’Assemblée nationale où elle mène en première ligne le combat pour la défense des Français.» Face à un Président qui fait de son engagement pro-européen l’une des pierres angulaires de son quinquennat, Marine Le Pen ne descendra donc pas directement dans l’arène, comme elle l’avait fait en 2014. La partition du Front national s’annonce particulièrement compliquée pour rééditer son succès lors des dernières européennes. Il y a quatre ans, la formation était largement arrivée en tête avec 25,4% des suffrages, s’attribuant le statut de «premier parti de France.» Lasse de ses dernières défaites électorales tant à la présidentielle, qu’aux législatives, la formation d’extrême droite a fait évoluer sa doctrine sur l’Europe. Au point de provoquer le départ de l’ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, en septembre dernier. S’il n’est plus question de «Frexit», d’un démantèlement de l’Union européenne ou d’une sortie imminente de l’Euro, le nouveau concept d’ «euroréformisme» défendue par le FN reste à définir. «Le but c’est de retrouver une monnaie qui serve l’économie et de retrouver une souveraineté monétaire. Il y a différents moyens d’y parvenir. À la fois en gardant l’euro et peut-être aussi en en sortant», a précisé Nicolas Bay, en charge des Affaires européennes au sein parti frontiste. Au lendemain du congrès du parti en mars, la question de la clarté de ses propositions sur l’Europe sera capitale, tant les élections européennes peuvent s’apparenter dans les urnes à un référendum pour ou contre l’union européenne. Marine Le Pen est par ailleurs handicapée car elle  est mise en examen depuis le 30 juin pour «abus de confiance» et «complicité d’abus de confiance» dans une enquête sur les assistants parlementaires de députés européens de son parti. Dix-sept élus FN sont visés par l’enquête en France, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d’assistants.

Marine Le Pen : un déclin inévitable

Marine Le Pen : un déclin inévitable

Il faut au moins reconnaître un mérite à Marine Le Pen : sa lucidité quant à son avenir politique. En effet elle n’exclut  plus de ne pas ’être pas candidate à la présidence de la république en 2022. Une hypothèse en effet possible dans la mesure où on peut légitimement se demander si Marine Le Pen n’a pas atteint voire même largement dépassé les limites de ses compétences. Le fameux débat avec Macron a bien mis en évidence toutes les déficiences de la responsable du FN  tant sur le fond que sur la forme. Pour tout dire Marine Le Pen manque de tout d’intelligence, de culture, sans doute même de convictions et de cohérences  politiques. (À la différence de son père et de Maréchal Le Pen, à la fois très cultivés et cohérents même si évidemment leurs orientations sont très contestables). Sans parler du champ socio économique.  Concernant ce dernier domaine l’éviction de Philippot constitue un lourd handicap pour le Front National. Philippot  en effet soutenait à bout de bras un Front National surtout à l’aise sur les questions sociétales mais complètement à côté de la plaque dans le domaine socio-économique. La crédibilité de Marine Le Pen  est largement entamée dans l’opinion publique mais elle est aussi contestée maintenant à l’intérieur même du  front national. Sa dialectique provocatrice de camelot ne passe plus. En outre avec le départ de Philippot il faut redéfinir un projet. La présidente du Front national Marine Le Pen a donc jugé dimanche envisageable que le parti d’extrême droite choisisse un autre dirigeant qu’elle avant la prochaine élection présidentielle, revendiquant par ailleurs une série de succès du FN depuis qu’elle en a pris la tête en 2011. Interrogée lors du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI sur l’éventualité d’ »un Front national sans un ou une Le Pen à sa tête », l’ancienne candidate à la présidentielle, qui a été critiquée jusqu’en interne après sa défaite, a souligné qu’elle accueillait cette perspective « avec beaucoup de calme ». « Evidemment qu’on peut l’imaginer, il y a des élections, il y a une démocratie interne (..) et par conséquent il peut y avoir demain un candidat qui prenne ma place à la tête du Front national », a dit Marine Le Pen, seule candidate à sa propre succession au congrès du parti prévu en mars. »Il y aura un autre congrès avant les élections présidentielles » de 2022, lors duquel le parti sera appelé à élire son président et par conséquent son candidat à l’Elysée, a-t-elle précisé. Mais, a-t-elle souligné, « je ne peux pas forcer les candidats à se présenter s’ils n’ont pas le souhait de le faire, ou les secrétaires des départements à les parrainer s’ils n’ont pas non plus le souhait de le faire ». Eric Dillies, conseiller régional et patron du FN Lille, avait souhaité le mois dernier se présenter à la présidence du FN au prochain congrès, mais il n’a pas fait acte officiel de candidature dans les délais prévus et le bureau politique du FN a exclu de modifier les règles en vigueur.

Marine Le Pen : immunité parlementaire levée

Marine Le Pen : immunité parlementaire levée

L’immunité parlementaire de Marine Le Pen a été levée en raison de la diffusion de photos d’exécution de l’État islamique. La présidente du Front national fait l‘objet d‘une enquête ouverte pour l‘envoi, en décembre 2015, de tweets contenant des photos d‘exécution menées par l‘Etat islamique (EI), dont celle du journaliste américain James Foley. Le bureau de l‘Assemblée précise, dans un communiqué, qu‘il “ne se prononce ni sur la qualification pénale, ni sur la réalité des faits invoqués” à l‘encontre de l’élue “mais doit simplement apprécier le caractère sérieux, loyal et sincère ” de la demande de la justice. “Considérant que la demande (…) présente un caractère sérieux, loyal et sincère”, le bureau “autorise en conséquence le juge à délivrer un mandat d‘amener à l‘encontre de Mme Le Pen”, poursuit le texte. La levée de l‘immunité se limite aux faits incriminés et ne concerne pas l‘affaire des assistants FN au Parlement européen. En mars, le Parlement européen avait levé l‘immunité de l‘ancienne candidate à la présidentielle, alors eurodéputée, dans la même affaire. Réplique de l’intéressé pour se justifier : “Mieux vaut être un djihadiste qui rentre de Syrie qu’une députée qui dénonce les abjections de l’Etat islamique : on prend moins de risques judiciaires…”, a dit la députée du Pas-de-Calais sur Twitter. Le porte-parole du Front national, Sébastien Chenu, a de son côté insinué sur BFM TV que “l‘Etat, (…) la majorité En Marche ! ne veulent pas que les Français se rendent compte des résultats de ce que Daech souhaite faire à nos compatriotes, c‘est-à-dire nous tuer”.

Marine Le Pen sur France 2: l’écroulement médiatique

Marine Le Pen sur France 2: l’écroulement médiatique

 

 

Depuis le fameux débat avec Macron, Marine Le Pen ne cesse d’accumuler les pertes de crédibilité aussi bien dans l’opinion qu’à  l’intérieur même son parti. L’affaire du départ de Filippo n’a pas arrangé les affaires puisque désormais Marine Le Pen ne sait plus si  la France doit rester dans l’Europe, si elle doit ou non conserver l’euro. Bref brader les anciennes convictions économiques pour se recentrer sur l’identitaire. Au-delà de la crédibilité du Front National, c’est la personnalité même de Marine Le Pen  qui est en cause car il semble bien qu’elle ait atteint son seuil de compétence. Son discours de camelot ne passe plus dans l’opinion, ses approximations,  contradictions ne peuvent plus être masquées.  Au-delà des aspects politiques, Marine Le Pen souffre aussi d’une grande carence intellectuelle et culturelle (ce qui n’est pas le cas de son père ou de Marion Maréchal Le Pen). Pour toutes ces raisons,  Marine peine enregistre un nouvel échec médiatique lors de son passage à la télévision sur France 2 en rassemblant seulement 1,74 million de téléspectateurs jeudi 19 C’est la pire audience enregistrée par le programme en terme de part d’audience depuis son lancement il y a un peu plus d’un an. La députée du Pas-de-Calais a attiré 7,7% des personnes qui étaient devant leur télé. C’est encore moins bien que les 8% réalisés par le candidat à la primaire socialiste, Benoît Hamon, en décembre dernier. Par rapport à la campagne présidentielle, Marine Le Pen a divisé son score par deux. En février dernier, elle était parvenue à attirer environ 3,48 millions de personnes (soit plus de 16% de part d’audience). Un record pour l’émission.

 

Marine Le Pen pour l’UE et l’euro

Marine Le Pen pour l’UE et l’euro

Changement complet de ligne du Front national concernant l’Europe et la monnaie unique. Une ligne dans laquelle Marine Le Pen s’était complètement empêtrée dans le débat avec Macron. “Dans de nombreux domaines, on peut améliorer la vie quotidienne des Français sans quitter l‘Europe ni l‘euro”, déclare l‘ex-candidate à la présidentielle, interrogée par l‘hebdomadaire Valeurs actuelles. “Nous avons entendu les Français”, dit-elle également. Pour parler clair le Front National se débarrasse des questions économiques qui plombent sa crédibilité et se recentre sur les questions identitaires. De nombreux cadres frontistes souhaitaient de longue date que le parti d‘extrême droite abandonne sa promesse de quitter à court terme la monnaie unique, un point du programme selon eux beaucoup trop coûteux sur le plan électoral. L’objectif de la souveraineté monétaire ne serait pas officiellement abandonné mais reporté à la fin du prochain quinquennat soit pas avant 2027, autant dire aux calendes grecques. D’une certaine manière,  il s’agit d’un aveu d’incompétence économique L‘eurodéputé Bernard Monot, l‘un des conseillers économiques du FN, plaide pour un “euro-réformisme”. La formation a entamé son virage en juillet dernier en arrêtant une nouvelle position officielle lors d‘un bureau politique : en cas d‘arrivée au pouvoir, Marine Le Pen ne rendrait à la France sa “souveraineté monétaire” qu’à la fin d‘un processus courant sur l‘ensemble du quinquennat. Invité mercredi de RMC et BFM TV, le député Louis Aliot a revendiqué des convictions toujours “eurosceptiques” mais avec un flou qui  en dit long sur le manque de pertinence et de réalisme de la part du Front National.  Je suis pour qu‘on fasse un nouveau traité qui garantisse la souveraineté des Etats, l‘indépendance de la France et, dans cette indépendance (…), la question économique et monétaire sera posée”, a-t-il jugé. Pourtant en mars dernier, Marine Le Pen déclarait qu’“à peu près 70%” de son projet ne pourrait être mis en oeuvre dans le cadre de l‘UE sous sa forme actuelle et de la monnaie unique.

FN : un champ de ruines à cause de Marine le Pen (Ménard)

FN : un champ de ruines à cause de Marine le Pen (Ménard)

 

C’est sans doute la première fois qu’un proche Front National met en cause la personnalité même de Marine Le Pen dont  le profil serait incapable de permettre  la victoire présidentielle. Le maire de Béziers, Robert Ménard, en profite aussi pour attaquer  nombre de membres de la direction notamment Filippot à qui  il reproche son obstination  concernant la sortie de l’euro. Robert Ménard met ainsi les pieds dans le plat et soulève les limites de la responsable actuelle du  front national. Une évidence notamment après le lamentable débat avec Macron. Une difficulté toutefois le front national est une entreprise familiale qui appartient de fait aux Le Pen. Seule peut-être Marion Maréchal Le Pen qui a pris du camp en s’éloignant du parti pourrait résoudre l’équation que pose Robert Ménard. Robert Ménard, qui gravite dans la galaxie FN sans en être adhérent, décrit dans ce texte le « cauchemar » que traverse selon lui un parti réduit à un « champ de ruines » et met en cause ouvertement Marine Le Pen. « Le problème – personne, dans les rangs du FN, n’ose le dire à haute voix mais beaucoup le répètent en catimini -, c’est qu’après le débat calamiteux, tant sur la forme que sur le fond, qui hante encore nos discussions, on est en droit de s’interroger: si Marine Le Pen a su sortir le FN de l’attitude uniquement protestataire où le cantonnait son père, est-elle aujourd’hui en position de le porter au pouvoir? », écrit le maire de Béziers. Il fait ainsi référence à la prestation de la présidente du FN lors du débat d’entre-deux-tours de la présidentielle, qui l’avait opposée à Emmanuel Macron. Les échecs de la présidentielle (33,9% au second tour) et des législatives (huit députés dont deux apparentés, Gilbert Collard et Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers) ont attisé les tensions au FN mais les critiques étaient jusqu’ici restées plus feutrées. « Si nous jetions par dessus bord nos dirigeants, nos idéologues, nos stratèges en chambre ? », propose Robert Ménard.

FN : «Le problème, c’est Marine Le Pen»

FN : «Le problème, c’est Marine Le Pen»

Finalement le principal handicap du Front National pourrait bien être Marine Le Pen elle-même. Ce que pense d’anciens cadres du parti qui estiment  que Marine Payne n’a aucune vision et aucune stratégie ;  des critiques qui ne sont sans doute pas sans fondement. D’un certain point de vue, Marine Payne est à la fois un atout mais aussi un handicap pour le Front national. Héritière d’un parti et d’un nom elle parvient à être relativement populaire à partir d’un positionnement protestataire systématique de type poujadiste  mais sans réel projet économique et social. Le fameux débat avec Macron a montré toutes les limites de l’intéressés qui contrairement à son père ou à sa nièce Marion Maréchal Le Pen manque totalement d’épaisseur idéologique et tout simplement de culture. Ce que confirment plusieurs anciens cadres du FN dans le Figaro. «Finalement, au FN comme au PS, il n’y a rien à refonder. On peut essayer d’habiller ces partis comme on veut, ils ont chacun un cœur nucléaire. Celui du Front national c’est l’immigration», tranche Jean-Claude Martinez.., l’ex-dissident en désignant Marine Le Pen comme la «seule responsable des défaites» du Front national.  Eric Pinel, autre ex-dissident estime que le FN est en perte de repères. «Avant qu’elle prenne la présidence du FN, nous avions remarqué une dérive programmatique importante. Le parti a trouvé de nouveaux électeurs mais beaucoup se demandent où va le mouvement», pointe l’ancien directeur de cabinet de Bruno Gollnisch. Il a passé plus de dix ans au FN (1998-2008). «Finalement, Philippot collait bien à la volonté de Marine Le Pen de faire un FN light. Il a apporté une méthode et des informations sondagières mais finalement, en s’éloignant du terrain des idées, on glisse vers celui de la démagogie», blâme l’ex-conseiller écologie du FN. Mêmes critiques chez Carl Lang. Frontiste de 1978 à 2009, celui qui occupa deux fois le siège de secrétaire général et une fois celui de vice-président fait porter le poids des tourments frontistes sur les épaules de Marine Le Pen et de sa «démagogie populiste de gauche». «Le problème, ce n’est pas le parti, c’est elle», insiste-t-il.

Marine Le Pen : mise en examen

Marine Le Pen : mise en examen

 

- Marine Le Pen a été mise en examen vendredi à-propos  des assistants parlementaires européens du Front national. La présidente du FN a aussitôt annoncé par le biais de son avocat, Rodolphe Bosselut, son intention de saisir lundi la chambre de l’instruction d’un recours contre cette décision, qu’elle juge en « violation du principe de séparation des pouvoirs ». Elle entend pour cette raison demander aussi une suspension de l’instruction, a ajouté l’avocat dans un communiqué. Selon une source judiciaire, la dirigeante d’extrême droite, convoquée en début d’après-midi au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, a notamment été mise en examen pour « abus de confiance en sa qualité de député européenne » pendant la période 2009-2016. Est visée l’utilisation de fonds du Parlement européen pour rémunérer son chef de cabinet, Catherine Griset, et son garde du corps, Thierry Légier, deux des « assistants parlementaires » en question, précise-t-on de même source. Marine Le Pen est également mise en examen pour complicité d’abus de confiance pour la période 2014-2016, en sa qualité de présidente du Front national, ajoute-t-on. L’ex-candidate à l’élection présidentielle, élue députée à l’Assemblée nationale le 18 juin, avait refusé de se rendre à une convocation des juges durant la campagne présidentielle et promis de leur répondre une fois close la séquence électorale. Selon son avocat, lors de son audition de vendredi, elle n’a pas répondu aux questions mais a lu une notons qu’une enquête set en cours concernant le MoDem de Bayrou pour le même motif. Ce qui avait justifié la démission d ce dernier comme ministre de la justice.

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Marine Le Pen, a reconnu que le score de son parti aux élections législatives était « extrêmement décevant ». C’est le moins que l’on puisse dire puisque le Front National recule en nombre de voix et en pourcentage au point d’ailleurs qu’il pourrait n’obtenir qu’un ou deux députés. Le problème est structurel car même si le Front national a été victime de l’abstention,  il n’en demeure pas moins que sa principale faiblesse réside dans le fait qu’il ne dispose pas de réserves de voix. En outre, Marine Le Pen a  une lourde responsabilité dans la détérioration du résultat au législatives. Sa prestation lamentable et son agressivité lors du débat avec Macron a plombé les résultats de son parti au point qu’on peut se demander si aujourd’hui elle n’est pas le principal obstacle au développement du Front national. De toute évidence elle n’a pas un profil de présidentiable sa méconnaissance des dossiers, sa vulgarité et son agressivité la condamnent  à une posture d’opposition « mais nous avons bien résisté à la vague contrairement aux autres formations. Les Républicains sont passés de 7 millions de voix en 2012 à 3,5 millions. Le PS est passé de 7,6 millions à 1,7 million. Nous sommes passés de 3,5 millions à 3 millions. Tout le monde subit les conséquences de cette vague. Nous ne sommes pas heureux de ces résultats. » a-t-elle déclaré. Pour la première fois sous l’ère Marine Le Pen présidente du FN, c’est-à-dire depuis 2011, le FN a reculé d’une même élection à une autre en nombre de voix et en pourcentage. En termes de frontistes qualifiés pour le second tour, le parti progresse néanmoins. 120 frontistes sont qualifiés au second tour, dont 20 en tête, contre respectivement 61 et 5 en en 2012. Mais à cause de la forte abstention, les frontistes auront 119 duels à mener, dont 102 contre des candidats de la majorité présidentielle, des configurations particulièrement difficiles pour le parti d’extrême droite qui préfère les triangulaires. Pour le second tour, il y a l’exception Marine Le Pen : comme en 2007 et 2012, la présidente du FN a réalisé le meilleur score FN au 1er tour avec plus de 46% des voix, et semble promise à la victoire dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle de la mairie FN d’Hénin-Beaumont. Ailleurs, quelques cas semblent encore jouables, notamment Emmanuelle Ménard (Hérault), Bruno Bilde et José Evrard (Pas-de-Calais), Sébastien Chenu (Nord). Mais sauf surprise, Florian Philippot (Moselle) et Louis Aliot (Pyrénées-Orientales) ne gagneront pas, Gilbert Collard (Gard) perdra son mandat acquis en 2012 tandis que Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) avait renoncé à être à nouveau candidate et que d’autres ténors sont déjà éliminés.

 

FN : la défaite de Marine Le Pen

FN : la défaite de Marine Le Pen

 

21% aux présidentielles pour le FN, un score déjà décevant puisque Marine Le Pen se voyait déjà au second tour. Nouvelle déception avec ce score de 14% aux législatives qui ne donnera au FN que quelques députés. Le premier tour des élections législatives a sonné dimanche comme un nouveau revers pour le Front national, qui ambitionnait il y a encore quelques semaines d’envoyer une délégation massive à l’Assemblée nationale mais en est désormais réduit à espérer avoir une poignée de députés. En cause toujours le désastre du débat Macron-Le Pen où la candidate du FN s’est complètement écroulée. En outre depuis,  il y a risque d’explosion avec la polémique sur le rapport à l’euro et à l’Europe. Clairement Marine Le Pen a montré ses limites et constitue sans doute maintenant le principal obstacle pour le FN pour ses ambitions de parti de gouvernement. La faiblesse du Front National tient à la personnalité de son leader mais aussi aux contradictions de ses orientations. Il ne faut cependant guère compter sur un changement à la tête du Front National dont  la caractéristique est d’avoir une direction complètement cadenassée. Pas étonnant si Florian Philippot commence à prendre son indépendance à l’occasion du débat sur les positions européennes du Front national. Avec sa personnalité, sa rhétorique et son amateurisme,  Marine Le Pen a sans doute atteint le seul de ses compétences et constitue de fait aujourd’hui un handicap pour le Front national. Ce qu’a compris Marion Maréchal Le Pen qui s’est mise en retrait du parti pour l’ensemble des raisons évoquées. L’audience du Front National a nettement reculé leur du premier des législatives. C’est une quasi-stagnation par rapport au scrutin de 2012, lors duquel le FN avait obtenu 13,60% des suffrages au premier tour et fait élire in fine deux députés – Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen. Les instituts projettent cette fois un maximum de dix sièges pour la formation, soit moins que les 15 requis pour former un groupe parlementaire dont rêvaient les cadres dirigeants. »Il y a un tassement qui est plus important que ce qu’on espérait entre la présidentielle et les législatives mais il y a toujours eu ce phénomène-là depuis 2002 à toutes les élections présidentielles », a dit le secrétaire général du FN. Ces dernières semaines, partisans et adversaires de Florian Philippot se sont livrés à des échanges acerbes, sans attendre un congrès attendu pour la fin 2017 ou le début 2018.

«Les Patriotes de Philippot : ringard pour Marine Le Pen

 «Les Patriotes  de Philippot : ringard pour Marine Le Pen

 

 

La bataille pour ou contre l’euro a commencé au Front National. Au-delà de cet enjeu c’est peut-être la question du leadership de l’extrême droite qui se pose. Philippot de son côté n’exclut pas de créer sa propre formation. Il vient en tout cas de lancer son mouvement des patriotes. Une initiative mal appréciée par Marine Le Pen. Le Pen qui n’a été prévenue qu’une trentaine de minutes avant l’annonce officielle de création du mouvement des patriotes par Philippot rapportait il y a quelques jours Le Parisien, ce qui n’avait pas manqué de susciter la colère de l’ex-candidate à la présidentielle. Interrogée par L’Opinion à l’occasion de sa campagne des législatives à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen confirme une certaine distance avec l’initiative de son bras droit. «J’ai trouvé le calendrier quelque peu étonnant. Disons que ça aurait pu attendre. Ça crée des incompréhensions», confie Marine Le Pen, qui juge «ringard» le nom «Les Patriotes», choisi par Florian Philippot pour son association. Une incompréhension d’autant plus grande que le FN dispose déjà d’une structure destinée à accueillir les «patriotes» venus d’horizons divers, avec le RBM. Mais les capacités d’attraction de ce satellite du FN se sont avérées jusqu’ici modestes, à quelques exceptions près. On apprend cependant cette semaine dans Valeurs Actuelles que si l’association semblait prévue de longue date (le nom avait été déposé en avril 2015), elle ne serait qu’une coquille vide. «Il n’y a pas de compte bancaire, pas de déposition en préfecture, la structure en elle-même a été montée à l’arrache», lâche «un cadre majeur» dans l’hebdomadaire. «Mais bon, si le top des problèmes d’un parti politique, c’était ça, je signe tout de suite!», temporise au sujet des «Patriotes» Marine Le Pen, dans L’Opinion. En effet, son souci majeur du moment reste la cacophonie que véhiculent ses lieutenants au sujet de la sortie de l’Europe et du retour au franc. «Le débat ce ne sera pas “est-ce qu’on abandonne la souveraineté monétaire?” Mais il faut revoir notre calendrier et décider si on a une démarche active ou passive face à la disparition programmée de l’euro», plaide la fille de Jean-Marie Le Pen. Une ligne à même de satisfaire ceux qui en interne veulent tourner la page de ce point de programme jugé calamiteux pour l’opinion.

Réforme du code du travail : Marine le Pen de plus en plus nulle

Réforme du code du travail : Marine le Pen de plus en plus  nulle

 

 

Marine Le Pen dont l’incompétence économique avait éclaté lors du débat avec Macron fait preuve de la même incurie sur le plan social pour critiquer la réforme du travail. Son argumentation repose sur le fait que la réforme est  une demande du grand patronat mais pas des petits employeurs. Visiblement Marine Le Pen entretient des liens approximatifs non seulement avec les réalités économiques mais aussi avec les réalités sociales. En effet ce sont surtout les petites entreprises et les artisans qui ont été victimes des 35 heures. Les grandes entreprises ont pu compenser en partie la baisse de productivité liée au temps de travail par de nouvelles organisations et de nouveaux un investissement de productivité. Dans les petites entreprises on a soit réduit la durée journalière de travail ou tout simplement fermer l’entreprise le plus souvent le vendredi après-midi ou le lundi matin ( avec une  perte de CA de l’ordre de 10%). « Le code du travail n’est pas la priorité, ceux qui pensent qu’en licenciant plus facilement, on va créer de l’emploi se trompent, voilà, ils se trompent », a affirmé la présidente du Front national, alors qu’Emmanuel Macron recevra mardi à l’Elysée tour à tour les organisations syndicales et patronales. »En réalité, la modification du code du travail en vue de plus de flexibilité, de précarité, est une demande du grand patronat depuis très longtemps » et « pas du petit » patronat, a poursuivi la candidate FN aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. « Ce que demandent les petits patrons, c’est d’avoir des contrats, d’être libérés de la concurrence internationale déloyale » (comme si les grandes entreprises n’étaient pas davantage soumises à la concurrence internationale ! NDLR) tandis que les « grands patrons demandent de pouvoir licencier le plus facilement possible et pouvoir agir sur une augmentation du temps de travail ou une baisse de la protection des travailleurs ». S’en prenant à la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ex- »DRH spécialiste en plan social », Marine Le Pen a assuré que « comme beaucoup de Français (elle s’)inquièt(ait) de cette loi El Khomri puissance 1.000 que M. Macron veut faire passer par ordonnances », et plus généralement que le nouveau président tienne « la pire de ses promesses, la mise en oeuvre d’une politique ultralibérale. » Elle n’a pas pour autant rejeté le principe d’ordonnances: « Ça peut être utile, mais des ordonnances pour faire passer des textes dont on sait que le peuple y est opposé, ça s’appelle un coup de force. » Bref le discours du parti communiste des années 60

FN : Philippot pourra partir (Marine Le Pen)

FN : Philippot pourra partir (Marine Le Pen)

 

 

La fracture au sein du front national se confirme avec la déclaration de Marine Le Pen concernant le possible départ de Philippot. Un départ probable si le front national devait finalement abandonner le retour au franc. Une conséquence directe du débat pitoyable de Marine Le Pen  face à Macon ; une Marine Le Pen  complètement incapable d’expliquer la pertinence de sa proposition monétaire. Avec le départ éventuel de Philippot se serait alors l’abandon des positions économiques du Front National et le recentrage sur essentiellement les thèmes identitaires, surtout sur l’immigration. Invitée de FranceInfo ce lundi matin, Marine Le Pen a redit que la sortie de l’euro -sujet qui fait débat au sein du parti frontiste- pourrait être abandonné du programme à moyen terme. C’est en effet le sujet qui cristallise au FN et à cause duquel, selon certains cadres, le parti de Marine Le Pen a subi une nette défaite lors de la présidentielle.   « Ce retour à la souveraineté monétaire inquiète les Français, ça va être un débat, nous allons devoir ouvrir cette discussion pour savoir comment faire pour que les Français ne soient pas terrorisés par la souveraineté monétaire que nous appelons de nos voeux », a expliqué Marine Le Pen.   Or, la sortie de l’euro, c’est la mesure emblématique portée par Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, qui du coup a menacé de quitter le parti si elle était abandonnée. « Il exprime une conviction qui est une conviction forte et après tout, il ira au bout de ses convictions! », a expliqué Marine Le Pen, ouvrant la voie à un départ du FN du numéro 2 du parti. « Si, demain, les adhérents du FN décidaient qu’on doit abandonner cette partie-là, il ne se sentirait plus en accord avec ses convictions, je trouve que c’est tout à son honneur », a-t-elle ajouté.  Critiqué dès le soir du second tour, Florian Philippot a depuis créé une association au sein du FN, Les patriotes, qu’il présente comme une structure censée aider au « rassemblement » mais qui pourrait évidemment se transformer en parti politique si Philippot devait quitter le front national. D’après lui, les médias et les adversaires politiques du Front national auraient « fait croire » pendant l’entre-deux tours de la présidentielle que le parti défendait le principe d’une double monnaie « dans les portefeuilles » alors que le parti d’extrême droite y est selon lui défavorable. Pour Philippot l’orientation est claire il s’agit de l’abandon pur et simple de l’euro et le retour au franc. Il n’y aurait donc pas coexistence de deux monnaies comme avait tenté de le démontrer Marine Le Pen  face à Macon (l’écu le franc). « On a fait croire aux Français qu’il y aurait deux monnaies dans le portefeuille, ce qui était faux, ça n’a jamais été notre ambition » et « ça a stressé tout le monde », a insisté le vice-président frontiste, préparant ainsi sa future défense.

 

 

Présidentielle 2022 : Marine Le Pen pas candidate ?

Présidentielle 2022 : Marine Le Pen pas candidate ?

Marine Le Pen laisse maintenant entendre qu’elle pourrait ne pas être candidate en 2022 si un responsable du Front national apparaît mieux placé. Une éventualité qui découle du plafond de verre du Front national dont les propositions notamment économiques constituent un véritable boulet. En cause, aussi la personnalité de Marine Le Pen dont  la radicalité et la grossièreté ont du mal à convaincre de son éventuel statut présidentiable. Pour autant compte tenu du fonctionnement du Front national il apparaît peu probable que la présidente du Front national ne soit pas candidate. Une perspective éventuellement possible seulement en 2027 en cas de nouvel échec et qui expliquerait en particulier le retrait de Marion Maréchal Le Pen de la vie politique.  Marine Le Pen s’est cependant dite prête à « céder la place » si un ou une meilleure candidate faisait son apparition d’ici 5 ans, sur l’antenne de France info.  Jean-Michel Aphatie, qui l’interrogeait sur son débat « manqué » face à Emmanuel Macron durant l’entre-deux tours, lui demande alors si après ce rendez-vous qu’elle-même a jugé raté, elle « s’imaginait encore pouvoir être un jour élue présidente de la République ». Après un fort éclat de rire, Marine Le Pen explique : « Ça me fait rire pourquoi ? Parce que je suis une responsable politique qui oeuvre et me bats, je crois sans compter ni mon temps ni mon énergie, pour défendre les Français depuis de nombreuses années. Par conséquent, si je suis la mieux placée dans 5 ans pour porter les idées qui sont les nôtres, je serai à nouveau candidate. S’il y a quelqu’un qui est mieux placé que moi, je céderai la place à celui ou celle qui est le mieux placé pour défendre les idées  Il est cependant difficile d’imaginer une autre candidature que la sienne, si la fille de Jean-Marie Le Pen garde la présidence du parti pendant les cinq prochaines années.

Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

 Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

Marine Le Pen reconnaît qu’elle s’est complètement plantée lors du débat télévisé avec macro. Elle met en cause la forme suggérant qu’elle a été trop brutale mais en même temps et peut-être surtout s’interroge sur le rapport du Front National à l’euro. « J’ai bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français, de manière presque irrationnelle », a continué Marine Le Pen, jugeant qu’une « réflexion » devait être menée au sein de son mouvement sur la sortie de la monnaie unique. « Nous allons devoir en tenir compte, discuter, réfléchir (…). Ça sera le chantier que nous ouvrirons après les législatives, ça sera le congrès. Chacun pourra s’exprimer. » En vérité,  le débat est déjà largement lancé avec d’un côté Philippot qui menace de démissionner pour le cas où le Front National reviendrait sur sa décision d’abandonner l’euro. Philippot qui vient d’ailleurs de lancer son propre mouvement. Face à Philippot, les identitaires prêts à n’importe quelle concession sur le plan économique à condition de recentrer le Front National sur ce qui fait son fonds de commerce à savoir le racisme. Le mea culpa de Marine Le Pen sur sa posture face à Macron cache mal le virage fondamental que pourrait prendre le Front National vis-à-vis de l’Europe. « Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire, je le dis très clairement. » Invitée sur TF1, Marine Le Pen a reconnu des faiblesses lors de ce débat d’entre-deux-tours, face à Emmanuel Macron. « J’ai souhaité mettre en avant les très grandes craintes que je nourrissais à l’égard d’Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, passion, peut-être trop de fougue, trop de passion, certains n’attendaient pas cela », a-t-elle expliqué.

« Mais cette fougue et cette passion seront nécessaires pour mener le combat à l’Assemblée nationale pour protéger les Français de la dérégulation qu’Emmanuel Macron va mettre en oeuvre dès cet été par ordonnances », a continué la présidente du Front national, annonçant au passage qu’elle était candidate dans le Pas-de-Calais pour les élections législatives

Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

 

Il est vraisemblable que Marine Le Pen ne deviendra jamais présidente de la publique. Avec 33 % des suffrages, elle  a sans doute atteint son plafond de verre et en même temps son seuil de compétences (sans parler des affaires qui la rendront inéligibles). En cause évidemment, les orientations contradictoires  et dangereuses du Front National qui entretient avec l’économie des relations approximatives et aussi évidemment des orientations sociétales aussi radicales que condamnables. Finalement,  Marine Le Pen marche dans les pas de son père Jean-Marie. Jean-Marie Le Pen qui avait réussi à se qualifier  au second tour d’une présidentielle. Sa fille, elle, double  le nombre de voix pour comptabiliser environ 10 millions de voix.  Un score qui est loin d’être négligeable. Un score de partisans mais surtout qui  rend compte  des craintes, des peurs et des difficultés à s’adapter aux mutations économiques et sociales en cours. Au-delà des orientations, le principal obstacle à la progression du front national,  c’est Marine peine elle-même dont la culture, les connaissances et surtout le tempérament sont incompatibles avec la fonction présidentielle. Marine Le Pen présente davantage le profil d’une marchande de poisson que d’une prétendante à la magistrature suprême. 

Dupont-Aignan se vend à Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

Dupont-Aignan se vend à   Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

 

Pour sauver son micro- parti  « debout la France », Dupont Aignan n’a pas hésité à s’allier avec le diable. En cause,  le fait qu’il n’a pas réussi à atteindre 5%, ce qui lui aurait permis d’être remboursé par l’État pour ses dépenses de campagne. Pour sauver son petit parti de quelques milliers d’adhérents, Dupont Aignan se vend donc à Marine Le Pen. L’objectif est d’obtenir en retour quelques députés qui viendront remplir  les caisses de son micro parti et continuer à faire de la politique. Pourtant Dupont Aignan affirmait  encore le 19 avril que son parti était de nature humaniste et non xénophobe, ce qui l’empêchait de rejoindre le Front national. Cependant la logique financière a pris le pas sur la morale politique « Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme », a déclaré le président de Debout la France sur France 2, quelques heures après avoir rencontré Marine Le Pen dans un appartement du XVIIe arrondissement de Paris. « L’enjeu c’est de sauver la France. » Le comité national de Debout la France, réuni vendredi, s’était divisé sur son positionnement en vue du second tour de l’élection présidentielle, avait indiqué son vice-président Dominique Jamet lequel a démissionné aussitôt de son parti. « Il y a eu des discussions où tous les avis se sont opposés et à la fin on s’est séparés. Il n’y a pas de décision prise, il n’y a pas de décision commune », a-t-il déclaré à l’issue de quatre heures trente de réunion. Nicolas Dupont-Aignan, issu de la droite gaulliste, n’a pas réussi à franchir la barre fatidique des 5%, qui permet d’être remboursé de ses frais de campagne.

Marine Le Pen « pas la candidate du FN » !

Marine Le Pen « pas la candidate du FN » !

 

En déclarant quelle n’est pas la candidate du Front national, Marine Le Pen acte  le fait qu’elle traîne comme un boulet là réputation de son parti mais aussi de son nom. Pas étonnant si elle avait tenté de réduire ce nom à son prénom ; ce que lui avait reproché vertement son père. De la même manière, elle avait tenté de débaptiser le nom du parti. La prise de distance est cependant trop tardive. Elle est même contradictoire puisque dans les derniers jours de campagne du premier tour, Marine Le Pen s’est rapprochée des thèses identitaires de son père.  Certes, il est classique que les deux candidats qualifiés lors  du premier tour d’une présidentielle essaient de prendre du champ par rapport à leur propre camp aux fins de rassembler. Pour autant Front National, Marine et Le Pen sont indissociables surtout compte tenu du caractère familial et héréditaire de cette organisation très particulière ;  du coup  cette tentative de s’autonomiser  en quelque sorte pour Marine Le Pen risque d’être assez mal comprise de même que l’opposition qu’elle fait entre les centres urbains et la ruralité. « Je ne suis pas la candidate du Front national », a déclaré mardi sur TF1 Marine Le Pen, qui s’est présentée face à Emmanuel Macron, « le candidat de l’oligarchie », comme « la candidate du peuple » et particulièrement de la ruralité. Force est de constater qu’effectivement les zones périphériques notamment rurales éloignées ont été assez favorables à la candidate du Front National. Pour autant,  il ne s’agit pas d’un vrai vote d’adhésion mais plutôt d’un appel un peu désespéré des habitants de zones économiques délaissées.  « Je ne suis pas la candidate du Front national. Je suis la candidate soutenue par le Front national. Cette élection présidentielle, c’est la rencontre d’une personnalité avec le peuple (…) en dehors des considérations partisanes », a déclaré la candidate d’extrême droite, qui affrontera le 7 mai le candidate d’En Marche! Au second tour de la présidentielle. « Mon adversaire a une vision qui est assez désincarnée, il ne voit que les centre-villes, c’est à eux qu’ils parlent essentiellement, à ceux qu’il pense être les gagnants de la mondialisation », a-t-elle poursuivi, précisant qu’elle avait tenu à se rendre dans « les petits villages » durant sa campagne, « à la rencontre de la ruralité ». Emmanuel Macron « est le candidat de l’oligarchie, je suis la candidate du peuple », a-t-elle dit. Cependant Marine panne aura du mal à convaincre une riche héritière comme elle est représentative de ce peuple.

Marine Le Pen : bon score relatif mais mauvaise campagne

Marine Le Pen : bon score relatif mais mauvaise campagne

Marine Le Pen fait un bon score avec près de 22 %, un succès toutefois relatif car son potentiel électoral lui promettait 30 % au regard des sondages d’il y a quelques mois mais surtout des derniers résultats électoraux. En cause, une mauvaise campagne de Marine Le Pen qui s’est enfermée dans des contradictions invraisemblables concernant notamment le domaine économique avec la sortie de l’Europe et l’abandon de l’euro. Dans les derniers jours de campagne,  elle a  complètement changé son orientation électorale en se recentrant sur ce qui fait le fonds de commerce du Front National : le repli identitaire. En cause également la personnalité de l’intéressé dont le profil manque sérieusement de compétences et qui ne parvient pas à convaincre réellement qu’elle peut être présidentiable. Le score mi-figue mi-raisin de Marine Le Pen vient donc sanctionner une campagne en demi-teinte, où elle a parfois péché par excès d’optimisme, et commis quelques erreurs. A plusieurs reprises, sa ligne est apparue brouillonne, sans colonne vertébrale, réagissant à l’actualité immédiate. « C’est comme s’il n’y avait pas de direction de campagne. Il n’y a pas de séquençage, elle n’impose jamais ses thèmes », estimait un ancien conseiller cité par RTL avant le premier tour. En interne, certains choix stratégiques sont critiqués, comme celui de défendre une sortie de l’euro, une perspective inquiétante pour de nombreux électeurs potentiels. « Moi, je m’en fous d’avoir l’euro ou pas, si on reste submergé par l’immigration », confiait ainsi à franceinfo Philippe Olivier, l’un des stratèges de la campagne de Marine Le Pen. « Elle navigue à vue, mais elle finit toujours par retomber sur ses deux pieds en revenant aux fondamentaux du FN », observe pour sa part l’historienne Valérie Igounet, spécialiste du parti frontiste. De fait, dans la dernière ligne droite, Marine Le Pen a d’ailleurs tenté de revenir à ses fondamentaux – insécurité et immigration – mais sans doute trop tard. Cette inflexion de ligne politique traduit en tout cas le débat qui traverse le Front national depuis quelques années, entre le discours souverainiste de Florian Philippot et les velléités identitaires de Marion Maréchal-Le Pen.

 

Marine Le Pen pour l’insurrection nationale !!!

Marine Le Pen pour l’insurrection nationale ! !!

 

 

Marine Le Pen appelle à l’insurrection pour rendre la France à son peuple. Il y aurait sans doute de quoi en rire si ce n’était pas aussi pathétique. Marine héritière d’un nom, de la fortune de son père et du parti qui ce travestit  en candidate du peuple ! Il faut vraiment qu’elle s’adresse au moins éduqués pour donner un semblant de vérité à ses propos outranciers et ridicules. Le tout évidemment sur fond de racisme. Marine Le Pen se recentre évidemment sur ce qui a fait depuis toujours le fonds de commerce du front national : le repli, la haine et la xénophobie. Pas étonnant, ses  propositions dans le domaine socio économique ont été condamnées pour leur incohérence (  exemple la sortie de l’euro). Du coup, Marine Le Pen réinvestit les vieux slogans du parti des aigris, des incultes et des racistes ;  pour cela, peu importe la rationalité des mesures qu’elle propose. Heureusement 80 % des opposants au FN jugent que ce parti est raciste. Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétent. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». La preuve encore avec cet appel à l’insurrection nationale lancée lors de son dernier meeting à Marseille où  durant plus d’une heure, Marine Le Pen a décliné les thèmes chers à son parti, la préférence française, la priorité nationale à l’emploi et le patriotisme économique, édictant les mesures d’économies qu’elle préconise pour sauvegarder la protection sociale. Autant de slogans creux, dangereux et incohérent.

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