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L’Europe et les marchés rassurés

L’Europe et les marchés rassurés

 

 

 

On a échappé un scénario noir avec notamment la perspective d’un duel Mélenchon Le Pen au second tour. Une possibilité qui était susceptible de faire éclater l’Europe. En outre cela permet de mettre un peu la pédale douce sur scepticisme qui sévit actuellement dans l’union européenne. Les résultats électoraux français sont donc de nature à rassurer les observateurs économiques et les marchés mêmes s’il convient de faire preuve de la plus grande prudence en matière d’évolution européenne. Il reste encore le brexit à négocier et l’euro scepticisme, un peu ralenti par les résultats des élections françaises, constitue encore une menace sérieuse pour l’avenir de l’union. Une nouvelle qui va un peu à l’encontre des replis constatés tant au États-Unis qu’au Royaume-Uni et ailleurs lors des consultations électorales. « Les marchés sont rassurés d’échapper au redouté duel Le Pen-Mélenchon », a confirmé dans un commentaire Diego Iscaro, économiste chez IHS Markit. « Cependant, beaucoup de choses peuvent se produire en deux semaines ». M. Saito a lui aussi appelé à la vigilance. « Que va-t-il se passer entre aujourd’hui et le second tour? »: scandale, attaques terroristes, tout est possible », avertit-il. « Nous ne sommes certainement pas en position de tomber dans l’euphorie ». Les marchés financiers affichaient un soulagement prudent ce lundi en Asie après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle française, pariant sur une victoire du pro-européen Emmanuel Macron. Arrivé en tête, l’ancien ministre de l’Economie devance légèrement, avec 23,86% des voix, la candidate FN Marine Le Pen (21,43%), selon les derniers résultats du ministère de l’Intérieur. « C’est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément », a commenté pour l’agence Bloomberg News Sebastien Galy, analyste chez Deutsche Bank AG à New York, après le vote du Brexit en juin dernier au Royaume-Uni et l’accession du protectionniste Donald Trump à la Maison Blanche outre-Atlantique. Aussitôt les premières estimations connues, alors que Sydney se réveillait, l’euro a bondi de 2% par rapport à vendredi, jusqu’à 1,0937 dollar, son plus haut niveau depuis novembre 2016, après la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis. Il retombait plus tard autour de 1,0840 dollar. Vis-à-vis de la devise nippone, délaissée quand les incertitudes se dissipent, la monnaie unique est montée à 120,91 yens, contre 117,07 yens en fin de semaine dernière, avant de repasser sous la barre des 120 yens. Le dollar a lui aussi grimpé, à 110,64 yens (contre 109,15 yens). « La réaction initiale des marchés a été plus forte que prévu, signe qu’ils étaient sur leurs gardes », a réagi auprès de l’AFP Yuji Saito, analyste des changes au Credit Agricole, basé à Tokyo. « Il y avait de quoi être prudent. C’était une course serrée entre quatre candidats à l’issue difficile à prédire ». A la Bourse de Tokyo, première grande place financière à ouvrir dans la foulée du scrutin français, le Nikkei gagnait 1,34% à la mi-journée, tandis que Sydney comme Séoul évoluaient en hausse. Hong Kong démarrait dans le vert mais fléchissait peu après. M. Saito a lui aussi appelé à la vigilance. « Que va-t-il se passer entre aujourd’hui et le second tour? »: scandale, attaques terroristes, tout est possible », avertit-il. « Nous ne sommes certainement pas en position de tomber dans l’euphorie ».

Mondial foot 2014 Brésil : marchés truqués

Mondial 2014 Brésil : marchés truqués

Encore des marchés truqués à l’occasion d’un mondial de foot. Cette fois au Brésil où il est vrai la corruption pourrit  la vie politique est à même entraîné la démission de la présidente de la république. Il serait grand temps que la fédération internationale de football (Fifa) élabore une charte sur les conditions d’attribution des grands travaux. Encore faudrait-il que cette fédération veuille  nettoyer ses propres écuries et faire  le ménage dans ses rangs. Bref c’est toute la logique du fric foot  qui est en jeu et pas seulement celle relative au mondial.  « Il existe des indices selon lesquels les marchés d’attribution des travaux d’au moins cinq stades du Mondial ont été manipulés par un cartel », selon lundi l’organe anti-monopole brésilien Cade.  Le mythique stade Maracana de Rio de Janeiro (sud-est), rénové à grands frais pour le Mondial brésilien dont il avait notamment accueilli la finale remportée par l’Allemagne, et l’Arena Pernambuco de Recife (nord), figurent parmi ces stades, selon un communiqué de cet organisme public.  Les Brésiliens avaient massivement manifesté en juin 2013, en pleine Coupe des confédérations contre la facture publique exorbitante des stades du Mondial et  la corruption de leurs élites.

Marchés financiers portés par Trump, pourquoi ?

Marchés financiers portés par Trump, pourquoi ?

Dans une interview à  « 20 Minutes »,  Olivier Passet, économiste au sein du groupe Xerfi explique les raisons de la bonne tenue des marchés financiers aux Etats-Unis 

Les analystes financiers avaient prévu un effondrement des marchés en cas de victoire de Trump… Les bourses sont en fait florissantes. Comment expliquer un tel décalage ?

Avant l’élection, Wall Street n’avait pas intériorisé une possible victoire de Donald Trump. Ce candidat représentait donc une inconnue pour les marchés. Mais quand le candidat Trump est devenu le président, les investisseurs se sont penchés sur son programme… Et n’ont pu que constater que celui-ci est extrêmement favorable au monde des affaires. Trump prévoit une baisse massive de la fiscalité, la fin de la transition énergétique et donc, un abaissement des normes environnementales, et la révision de certaines dispositions dela loi Dodd-Frank qui réglemente le secteur financier américain… Son programme ne propose que des réductions de coûts ! La seule inquiétude que les investisseurs peuvent avoir concerne le déficit public américain : comme les recettes vont baisser du fait du recul de la fiscalité et que les dépenses vont augmenter avec le programme des grands travaux, ce déficit devrait se creuser. D’ailleurs, nous pouvons constater que les taux longs ont déjà remonté…

 

Mais les marchés n’ont-ils pas lu le programme de Trump en matière de protectionnisme ? Ne craignent-ils pas que le président mette le holà aux accords de libre-échange ?

Les marchés ne savent pas vraiment analyser les impacts possibles d’une éventuelle renégociation des accords de libre-échange en vigueur et encore moins ceux de la non-signature d’un accord qui n’existe pas encore… Et à vrai dire, ils s’en moquent. Car dans tous les cas, il s’agit là d’horizons bien trop longs pour eux. Certes, la démondialisation est en marche. Mais cette révolution a commencé bien avant Donald Trump – de grands groupes relocalisent leur production depuis la fin des années 1990 – et il s’agit d’un processus très long. Et puis, Trump ne veut pas faire sauter l’ Alena [l’accord qui permet le libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada], mais seulement surtaxer certains produits provenant du Mexique… Pas de quoi affoler le monde des affaires.

Hillary Clinton avait été présentée comme « la candidate de Wall Street ». Mais le vrai chouchou des marchés financiers n’est-il pas Donald Trump finalement ?

Exactement. Les financiers défendaient la candidature de Hillary Clinton pour deux raisons. Primo, parce qu’ils s’inquiétaient de la santé mentale de Donald Trump. Mais maintenant que l’outsider a gagné, ils le trouvent moins fou. La victoire a souvent cet effet de transformer le déraisonnable en stratège… Secundo, les marchés financiers savaient qu’avec le programme de Clinton – qui était très détaillé et entièrement financé – rien ne changerait. Ce qui leur convenait parfaitement : ils misaient sur la continuité. Ce n’est pas le cas avec Trump… Mais c’est encore mieux : le président propose de mettre en œuvre tout ce dont les mondes des affaires et des finances ont toujours rêvé sans oser même l’avouer ! Le seul risque finalement pour eux, c’est que Trump n’applique pas son programme.

 

Marchés financiers : ça va tanguer pendant des semaines

Marchés financiers : ça va tanguer pendant des semaines 

 

Les conséquences de l’élection probable de Trump  vont se traduire par de sérieux bouleversements sur les marchés financiers avec en particulier de grosses perturbations sur le marché des changes. Dans les milieux économiques peu avaient anticipé une éventuelle victoire de Donald Trump. Du coup c’est surtout l’incertitude des orientations du nouveau président américain qui va alimenter les fluctuations. Si l’on s’en tient aux déclarations du candidat nombre de traités de libre-échange devraient être remis en cause. Le TAFTA  par exemple qui n’est qu’un projet sera sans doute enterré. La crainte portera surtout sur les risques de voir le commerce international se tasser de manière assez significative alors qu’on prévoit déjà un ralentissement en 2017. Personne ne connaît les orientations possibles de TRUMP  en situation réelle de gestion ;  sans doute n’ira-t-il pas aussi loin qu’annoncé en matière de protectionnisme. Il n’en sait sans doute rien lui-même d’autant que les experts économiques qui l’entourent sont aujourd’hui très rares. Pour tout dire Trump n’est pas du tout préparé à la gestion des affaires économiques à dimension internationale. Il faudra donc attendre de connaître le profil de son entourage de techniciens, ce qui risque de demander des semaines. Reste aussi à savoir quelle sera la capacité d’écoute de ce président dont la particularité durant la campagne était de décider seul au risque de dérapages importants. Certes le président américain ne peut décider seul il est notamment tenu en laisse par le Congrès  notamment la chambre des représentants où le parti républicain aura la majorité. Une majorité globalement libérale et qui verra peut-être d’un mauvais œil des mesures trop protectionnistes. De ce point de vue il faut sans doute aussi s’attendre à des tensions entre les parlementaires et le nouveau président. En effet nombre de ses parlementaires n’approuve pas la politique souverainiste de Trump. Si l’ultra protectionnisme devait triompher ce serait un profond bouleversement de la régulation du commerce international avec notamment des risques d’affaiblissement de la croissance mondiale. Ces différentes interrogations ne seront pas levées avant des semaines voire des mois et en attendant les marchés financiers vont enregistrer de très fortes secousses. On  ne peut même exclure une crise financière internationale. La période d’incertitude qui commence ouvre  tous les scénarios économiques et financiers possibles. Or l’incertitude constitue la crainte suprême des marchés

Avec Trump gros coup de tabac sur les marchés financiers

Avec Trump gros coup de tabac sur  les marchés financiers

Conséquences directe de l’élection de Trump, les marchés financiers seront très bousculés pendant plusieurs jours au moins. Les marchés financiers craignent en effet un bouleversement de la régulation des échanges internationaux caractérisée notamment par le protectionnisme américain et l’augmentation de droits de douane susceptibles de freiner de manière significative le commerce international. Les bourses asiatiques chutent de 3% mercredi, le dollar recule dans les mêmes proportions face au yen et le peso mexicain plongeait de plus de 12% au vu de premiers résultats de l’élection présidentielle américaine montrant une réelle chance de victoire pour le candidat républicain Donald Trump. De leur côté, les futures sur indices new-yorkais plongeaient de 4% tandis que des valeurs refuge telles que l’or et les emprunts du Trésor américain à 10 ans prenaient respectivement 3,5% et 1,2%. Les intervenants de marché pensent qu’une victoire de Donald Trump pourrait provoquer des incertitudes économiques et mondiales d’une telle ampleur que cela pourrait conduire la Réserve fédérale américaine à s’abstenir de relever ses taux d’intérêt en décembre, comme c’était largement anticipé jusqu’ici. Vers 04h10 GMT, l’indice Nikkei perdait 4,4% et l’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonnait pour sa part quelque 3,1% En chutant de quelque 12% face au dollar, le peso mexicain, considéré comme le « thermomètre Trump », est tombé à un plus bas historique face au billet vert. « C’est la panique sur le marché, où les intervenants n’avaient certainement pas anticipé un tel résultat », a déclaré Juan Carlos Alderete, chargé de la stratégie chez Banorte-IXE. Les craintes de voir Donald Trump rentrer dans la Maison blanche pèsent depuis des mois sur la devise mexicaine en raison notamment des menaces du candidat républicain de remettre en cause un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Mexique.

(Avec Reuters)

La rechute des marchés à cause du G20 ?

La rechute des marchés  à cause du G20 ?

 

 

 

Non seulement le G20 une nouvelle fois n’aura servi à rien mais il risque d’apporter une in certitude supplémentaire à l’incertitude générale sur l’évolution de l’économie.  Le G20 s’est simplement limité à faire un constat quant aux risques qui menacent  la croissance mondiale. Pour résumer, les ministres des Finances du G20 réunis à Shanghai ont déclaré samedi que les instruments monétaires ne suffiront pas pour faire sortir l’économie mondiale de sa torpeur, ils  ont également pointé une série de risques qui menacent la croissance, évoquant la volatilité des flux de capitaux, la chute des cours des matières premières et les retombées potentielles d’un éventuel Brexit, une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Mais ils n’ont annoncé aucun programme spécifique de dépenses concertées pour stimuler l’économie mondiale, ce que les investisseurs attendaient pourtant après l’accès de faiblesse subi en début d’année par les marchés, lié principalement au ralentissement chinois. « Le fait que le G20 n’ait pris aucune nouvelle mesure devrait être accueilli avec découragement et un recul probable des marchés d’actions », dit Richard Edwards chez HED Capital. Ce G20 non seulement soulignait les limites des politiques monétaires mais aussi leurs contradictions.  Des limites d’autant plus évidentes qu’il n’existe pour l’instant aucune coordination entre les banques centrales. Et pour cause chaque banque centrale en inondant le marché de liquidités et en abaissant les taux s’efforce d’obtenir une compétitivité que n’assurent pas aujourd’hui les  politiques économiques,  budgétaires et les réformes structurelles. En clair la guerre monétaire remplace la coordination économique. Du coup il était inévitable que le G20 se limite à un communiqué de portée non seulement anodine mais en plus anxiogène. Car l’immobilisme du G20 est largement alimenté par les oppositions entre ceux qui souhaitent  des politiques monétaires plus accommodantes et des relances budgétaires et ceux  qui y sont opposés comme l’Allemagne par exemple.  La réunion de Shanghai a donc   révélé les divergences entre les grandes économies mondiales quant à l’opportunité de s’appuyer sur la dette pour soutenir la croissance et au recours à des taux négatifs de la part de certaines grandes banques centrales.

Marchés financiers : après le rebond, nouvelle rechute ?

Marchés financiers : après le rebond, nouvelle rechute ?

Rebonds, rechutes se succèdent sur les marchés financiers ;  le rebond constaté ces derniers jours notamment sur les marchés européens pourraient bien se terminer en effet.  Le rebond des marchés européens s’est émoussé jeudi, seule la Bourse de Francfort terminant franchement dans le vert tandis que Paris finissait proche de l’équilibre et que Londres reculait, pénalisée par un repli des valeurs minières et des craintes concernant l’impact d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Paris et Francfort ont atténué leurs gains en fin de séance après l’annonce d’une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis qui a fait se retourner à la baisse les cours du Brent, toujours aussi volatils. Il faudra donc s’habituer à ces mouvements de yo-yo dans une tendance orientée à la baisse.  En cause les inquiétudes sur le tassement de la croissance mondiale, les risques de krach financier en Chine et une situation géopolitique de plus en plus dangereuse. Le fonds monétaire international, la Banque mondiale d’autres instituts ont d’ailleurs été contraints de revoir à la baisse les prévisions économiques mondiales. Dans cet environnement incertain la dégringolade des cours du pétrole pèse lourdement sur l’ensemble des matières premières et même sur la totalité des indices. Il faut donc s’attendre à ce que les marchés  se réinscrivent prochainement  dans un mouvement de baisse avant de rebondir et  de rechuter ensuite. Les incertitudes évoquées vont par ailleurs encourager les prises de bénéfices qui viendront tirer un peu plus la cote vers le bas.

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

 

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

La raison fondamentale tient à la réalité des fondamentaux car ces fondamentaux sont mauvais ;  pour résumer, le monde s’engage dans une croissance molle pour plusieurs années. C’est vrai partout en Chine, en Europe dans les pays en développement et même maintenant aux États-Unis et au Royaume-Uni. On le sait pourtant les valeurs ne peuvent monter au ciel, or  ces dernières années surtout en 2015 les marchés financiers ont progressé bien au-delà des réalités économiques. Aujourd’hui on assiste donc un ajustement et à une énorme vague de prises de bénéfices. Les valeurs les plus touchées sont celles liées au pétrole, aux matières premières et aux industries liées. Mais les valeurs bancaires concernées dans le financement des activités évoquées précédemment sont forcément affactées compte tenu des risques liés à leur engagement (crédit et actifs douteux). Le commerce international est aussi grandement perturbé par la guerre des monnaies dans laquelle s’engagent les banques centrales. Du coup, les investisseurs ne savent plus dans quelle direction s’orienter : quitter le marché des actions et se rabattre sur des obligations qui ne rapportent pas grand-chose même rien du tout. Au total, depuis le 1er janvier, New-York a perdu 10%, Paris, 14%, Francfort, 18% et Shanghai, 22%. Les valeurs pétrolières ont été massacrées, victimes de la baisse des prix du brut et des prévisions de consommation en berne. Pour Franck Nicolas, directeur Investissement de Natixis AM, « cette baisse du prix du pétrole cristallise toutes les inquiétudes autour de la faiblesse du commerce mondial ». Et sur ce point, tous les regards convergent vers la Chine, dont le ralentissement, avéré, inquiète. « L’hypothèse d’une fin de cycle se précise, augurant un risque croissant de chocs conjoncturels négatifs à moyen terme » prévient une note de Seeyond, une filiale de Natixis. Les valeurs bancaires font figure de victimes collatérales, parce qu’en première ligne en cas de crise économique. « Les investisseurs broient du noir, sans raison d’espérer à court terme », reconnaissent pour leur part les analystes de BCG. Du coup, c’est le « flight to quality », autrement dit… la débandade! Tout le monde quitte les  marchés actions pour se réfugier sur les obligations des pays considérés comme solides. Quitte, pour cela, à accepter une rémunération dérisoire.

Baisse des marchés financiers : le bla-bla de la Banque de France

Baisse des marchés financiers : le bla-bla de la Banque de France

« Forward guidance, instruments macro prudentiels, régulation des excès du cycle financier »,  le gouverneur de la Banque de France a sorti de sa boîte à outils quelques  concepts obscurs pour masquer l’incapacité des autorités monétaires à influencer la baisse des marchés. Le gouverneur de la Banque de France dans sa grande sagesse considère que la volatilité actuelle des marchés boursiers est excessive et cela en regard des fondamentaux. Du bla-bla évidemment pour ce haut fonctionnaire qui est  à l’économie ce que le McDo est à la gastronomie. La vérité est plus cruelle, ce sont les fondamentaux dégradés qui sont à l’origine de la baisse des marchés. Avec évidemment des interactions. Il est de bon ton dans certains milieux économiques d’utiliser des concepts plus ou moins abscons notamment d’origine anglo-saxonne comme le forward guidance. C’est-à-dire le bla-bla que fait une banque centrale concernant l’orientation future de sa politique monétaire en particulier en matière d’évolution des taux. Un bla-bla largement anticipé par les acteurs économiques et qui ne fonctionne plus.-L’inefficacité du discours par exemple de la Fed ou des autres banques centrales pour faire remonter l’inflation, au-delà pour relancer la croissance. « Instruments macro prudentiels » encore une formule magique pour indiquer que les responsables de la politique monétaire ont les choses bien en main. Le gouverneur de la Banque de France fait notamment référence aux règles prudentielles imposées aux banques (renforcement des fonds propres en particulier). Le problème c’est qu’on ne connaît pas le niveau des risques de ces banques aussi bien en ce qui concerne le crédit que ses actifs en voie de pourrissement. Certes en Europe les règles ont été renforcées mais si les valeurs bancaires devaient s’écrouler dans le monde les valeurs bancaires européennes suivraient inévitablement. Cela d’autant plus qu’en France on s’est opposé sous la pression des lobbys à séparer les activités de dépôt et les activités dites d’investissement (en fait aussi de spéculation). Le gouverneur de la Banque de France ferait mieux de décrire l’état des fondamentaux plutôt que de jouer au techno de la finance. En réalité avec des mouvements de yo-yo les marchés financiers s’alignent sur des fondamentaux qui traduisent un net tassement économique et qui pourrait installer la croissance mondiale dans une perspective molle pendant plusieurs années. D’une certaine manière, le bla-bla du gouverneur de la Banque de France est contre-productif  et retarde d’autant plus les éventuelles mesures destinées à enrayer les chutes actuelles. « Les banques centrales européennes disposent des instruments macroprudentiels nécessaires pour remédier aux excès du cycle financier, adit François Villeroy de Galhau. « Les banques françaises sont (…) deux fois plus solides qu’elles ne l’étaient en 2007, avec un ratio de capital porté de 6 à 12% de leurs risques pondérés », dit-il. « Quand on compare les QE menés de part et d’autre de l’Atlantique, leurs effets sont à peu près comparables en termes d’inflation et de croissance. Par ailleurs, la volatilité des marchés boursiers est aujourd’hui excessive, face aux fondamentaux de l’économie réelle », ajoute-t-il. « Nous surveillons les choses de très près », et « tant au niveau de la zone euro qu’en France (…) ce cycle financier n’est pas au-dessus de sa moyenne historique », juge-t-il. « Si nécessaire, nous aurions des moyens dits ‘macroprudentiels’ pour remédier aux excès, en imposant par exemple des limites aux achats immobiliers finançables par crédit », explique le gouverneur de la Banque de France. A la question de savoir si la Banque centrale européenne (BCE) peut aller encore plus loin dans la politique de taux d’intérêt négatifs, il relève que « l’expérience récente (…) a appris que le zéro n’est pas une limite pour les taux directeurs des banques centrales. » « Les banques centrales (…) ont à leur disposition toute une palette d’instruments de politique monétaire: les taux négatifs, mais aussi les achats de titres avec le QE, ou la ‘forward guidance’ qui éclaire les taux futurs. Nous en faisons usage, comme c’est notre devoir », justifie François Villeroy de Galhau.

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

La raison fondamentale tient à la réalité des fondamentaux car ses fondamentaux sont mauvais ;  pour résumer, le monde s’engage dans une croissance molle pour plusieurs années. C’est vrai partout en Chine, en Europe dans les pays en développement et même maintenant aux États-Unis et au Royaume-Uni. On le sait pourtant les valeurs ne peuvent monter au ciel , or  ces dernières années surtout en 2015 les marchés financiers ont progressé bien au-delà des réalités économiques. Aujourd’hui on assiste donc un ajustement et à une énorme vague de prises de bénéfices. Les valeurs les plus touchés sont celles liées au pétrole, aux matières premières et aux industries liées. Mais les valeurs bancaires concernées dans le financement des activités évoquées précédemment sont forcément touchées compte tenu des risques liés à leur engagement (crédit et actifs douteux). Le commerce international est aussi grandement perturbé par la guerre des monnaies dans laquelle s’engagent les banques centrales. Du coup, les investisseurs ne savent plus dans quelle direction s’orienter : quitter le marché des actions et se rabattre sur des obligations qui ne rapportent pas grand-chose même rien du tout. Au total, depuis le 1er janvier, New-York a perdu 10%, Paris, 14%, Francfort, 18% et Shanghai, 22%. Les valeurs pétrolières ont été massacrées, victimes de la baisse des prix du brut et des prévisions de consommation en berne. Pour Franck Nicolas, directeur Investissement de Natixis AM, « cette baisse du prix du pétrole cristallise toutes les inquiétudes autour de la faiblesse du commerce mondial ». Et sur ce point, tous les regards convergent vers la Chine, dont le ralentissement, avéré, inquiète. « L’hypothèse d’une fin de cycle se précise, augurant un risque croissant de chocs conjoncturels négatifs à moyen terme » prévient une note de Seeyond, une filiale de Natixis. Les valeurs bancaires font figure de victimes collatérales, parce qu’en première ligne en cas de crise économique. Deutsche Bank a ainsi glissé de 10% dans la journée de lundi, sa plus forte baisse depuis…2008. « Les investisseurs broient du noir, sans raison d’espérer à court terme », reconnaissent pour leur part les analystes de BCG. Du coup, c’est le « flight to quality », autrement dit… la débandade! Tout le monde quitte les  marchés actions pour se réfugier sur les obligations des pays considérés comme solides. Quitte, pour cela, à accepter une rémunération dérisoire. Le taux du Bund, l’emprunt d’état allemand à 10 ans, a ainsi diminué de 50% depuis janvier, pour s’établir à 0,16%. Son équivalent français, l’OAT, a lui aussi baissé, mais de seulement 30% en un mois, à 0,56%.

« Volatilité excessive des marchés »: le gouverneur de la BdF raconte des salades

« Volatilité excessive des marchés »:  le gouverneur de la BdF raconte des salades

 

 

« Forward guidance, instruments macro prudentiels, régulation des excès du cycle financier »,  le gouverneur de la Banque de France a sorti de sa boîte à outils quelques  concepts obscurs pour masquer l’incapacité des autorités monétaires à influencer la baisse des marchés. Le gouverneur de la Banque de France dans sa grande sagesse considère que la volatilité actuelle des marchés boursiers est excessive et cela en regard des fondamentaux. Du bla-bla évidemment pour ce haut fonctionnaire qui est  à l’économie ce que le McDo est à la gastronomie. La vérité est plus cruelle, ce sont les fondamentaux dégradés qui sont à l’origine de la baisse des marchés. Avec évidemment des interactions. Il est de bon ton dans certains milieux économiques d’utiliser des concepts plus ou moins abscons notamment d’origine anglo-saxonne comme le forward guidance. C’est-à-dire le bla-bla que fait une banque centrale concernant l’orientation future de sa politique monétaire en particulier en matière d’évolution des taux. Un bla-bla largement anticipé par les acteurs économiques et qui ne fonctionne plus.-L’inefficacité du discours par exemple de la Fed ou des autres banques centrales pour faire remonter l’inflation, au-delà pour relancer la croissance. « Instruments macro prudentiels » encore une formule magique pour indiquer que les responsables de la politique monétaire ont les choses bien en main. Le gouverneur de la Banque de France fait notamment référence aux règles prudentielles imposées aux banques (renforcement des fonds propres en particulier). Le problème c’est qu’on ne connaît pas le niveau des risques de ces banques aussi bien en ce qui concerne le crédit que ses actifs en voie de pourrissement. Certes en Europe les règles ont été renforcées mais si les valeurs bancaires devaient s’écrouler dans le monde les valeurs bancaires européennes suivraient inévitablement. Cela d’autant plus qu’en France on s’est opposé sous la pression des lobbys à séparer les activités de dépôt et les activités dites d’investissement (en fait aussi de spéculation). Le gouverneur de la Banque de France ferait mieux de décrire l’état des fondamentaux plutôt que de jouer au techno de la finance. En réalité avec des mouvements de yo-yo les marchés financiers s’alignent sur des fondamentaux qui traduisent un net tassement économique et qui pourrait installer la croissance mondiale dans une perspective molle pendant plusieurs années. D’une certaine manière, le bla-bla du gouverneur de la Banque de France est contre-productif  et retarde d’autant plus les éventuelles mesures destinées à enrayer les chutes actuelles. « Les banques centrales européennes disposent des instruments macroprudentiels nécessaires pour remédier aux excès du cycle financier, adit François Villeroy de Galhau. « Les banques françaises sont (…) deux fois plus solides qu’elles ne l’étaient en 2007, avec un ratio de capital porté de 6 à 12% de leurs risques pondérés », dit-il. « Quand on compare les QE menés de part et d’autre de l’Atlantique, leurs effets sont à peu près comparables en termes d’inflation et de croissance. Par ailleurs, la volatilité des marchés boursiers est aujourd’hui excessive, face aux fondamentaux de l’économie réelle », ajoute-t-il. « Nous surveillons les choses de très près », et « tant au niveau de la zone euro qu’en France (…) ce cycle financier n’est pas au-dessus de sa moyenne historique », juge-t-il. « Si nécessaire, nous aurions des moyens dits ‘macroprudentiels’ pour remédier aux excès, en imposant par exemple des limites aux achats immobiliers finançables par crédit », explique le gouverneur de la Banque de France. A la question de savoir si la Banque centrale européenne (BCE) peut aller encore plus loin dans la politique de taux d’intérêt négatifs, il relève que « l’expérience récente (…) a appris que le zéro n’est pas une limite pour les taux directeurs des banques centrales. » « Les banques centrales (…) ont à leur disposition toute une palette d’instruments de politique monétaire: les taux négatifs, mais aussi les achats de titres avec le QE, ou la ‘forward guidance’ qui éclaire les taux futurs. Nous en faisons usage, comme c’est notre devoir », justifie François Villeroy de Galhau.

Chine – marchés d’actions : risque d’éclatement de la bulle

Chine – marchés d’actions : risque d’éclatement de la bulle

 

Les actions chinoises ont perdu presque 3 % en un jour, un accident qui peut être considéré comme conjoncturel notamment dû au réajustement de portefeuille et à la prise de bénéfice à la veille de la nouvelle année. Pour autant des facteurs plus structurels pèsent sur les valorisations. Il y a en particulier ce recul depuis plusieurs mois du commerce international qui témoigne de l’atonie de la demande mondiale notamment des pays en développement mais pas seulement. Du coup de manière presque mécanique les bénéfices du secteur industriel en recul depuis des mois (exportations comme les importations)  ne portent plus l’économie chinoise et la demande intérieure ne compense pas les pertes constatées. Les chiffres décevants des profits du secteur industriel et la perspective d’une réforme des procédures d’introduction en Bourse ont  pesé sur la tendance. L’indice CSI 300 des principales valeurs chinoises a fini en recul de 2,88% à 3.727,63 et l’indice composite de Shanghai a abandonné 2,57% à 3.533,78. Il s’agit pour l’un comme pour l’autre de la baisse la plus marquée en pourcentage depuis le 27 novembre. Les investisseurs redoutent l’impact de la modification prochaine du système des introductions en Bourse, après le feu vert donné par Pékin ce week-end à un projet élaboré par les autorités boursières. Les nouvelles procédures pourraient en effet favoriser l’afflux de nouveaux entrants sur les marchés.   »La réforme des introductions en Bourses est négative pour le marché car elle va mettre les valorisations sous pression », explique Gu Yongtao, responsable de la stratégie de Cinda Securities. Les investisseurs ont par ailleurs mal accueilli les statistiques officielles publiées dimanche sur les bénéfices du secteur industriel, en recul pour le sixième mois consécutif en novembre.

Marchés boursiers européens : nouveau coup de mou

Marchés boursiers européens : nouveau coup de mou

 

 

La BCE a réussi un exploit avec ses annonces ….à faire baisser les bourses. Il faut dire que Draghi en choisissant l’immobilisme n’a guère fait preuve d’audace. Autant dire qu’avec de telles annonces l’Europe risque de s’enfoncer durablement dans la croissance molle d’autant que la politique budgétaire, la politique investissement et la politique salariale sont aussi gelées. Si très prochainement la FED décide d’un relèvement des taux, le coup pourrait être fatal pour la croissance européenne, une croissance déjà très vacillante.  Les Bourses européennes ont donc  encore baissé vendredi après les lourdes pertes de la veille provoquées par des annonces de la Banque centrale européenne (BCE) qui ont déçu les investisseurs. La décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole de maintenir sa production à un niveau élevé a pesé sur la tendance, l’indice du secteur pétrolier reculant de 2,18% dans le sillage des cours du brut, avec un repli de plus de 2% pour le brut léger américain, qui se rapproche du seuil de 40 dollars le baril. À Paris, le CAC 40 a perdu 15,42 points, soit 0,33%, à 4.714,79 points après sa chute de plus de 3,5% la veille. L’indice parisien perd 4,37% sur la semaine. À Francfort, le Dax a cédé 0,34% et à Londres, le FTSE 0,59%. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a abandonné 0,35% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,38%.L’indice parisien a brièvement effacé ses pertes après la publication de chiffres de l’emploi aux Etats-Unis meilleurs que prévu, qui ouvrent un peu plus la porte à une hausse de taux de la Réserve fédérale dans moins de deux semaines, mais l’effet n’a pas duré.

Les marchés financiers plongent

Les marchés financiers plongent

Les investisseurs et plus généralement les acteurs économiques ont été très déçus par les récentes décisions de la BCE qui ce caca caractérisent  en faite par l’immobilisme. En tout cas des mesures qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu même si la politique monétaire ne peut tout faire. Pour résumer ces décisions la BCE prolonge  simplement son action actuelle en matière de rachats d’actifs et ne bouge pratiquement pas en matière de taux. Jeudi les bourses ont donc plongé et la tendance baissière devrait encore continuer aujourd’hui. Londres a clôturé jeudi en recul de 2,27%, Paris et Francfort de 3,58%. De son côté, l’euro, en chute libre depuis la mi-octobre, s’affiche en forte hausse de près de 2% à 1,08 dollar. Les mesures de soutien de la BCE ont pour but de stimuler l’activité économique de la zone euro, par le biais notamment d’injections de liquidités dans le système financier, mais ont pour effet de rendre moins attractif l’euro, en provoquant notamment une dilution de sa valeur. Satisfait de la politique menée depuis juin 2014 par la BCE, Mario Draghi a rappelé que le chômage élevé et la faible croissance enregistrés dans la zone euro limitaient de fait la relance économique. Selon le président de la Banque centrale européenne, la politique de la BCE doit s’accompagner de «politiques structurelles efficaces», domaines dans lesquels les gouvernements nationaux sont les seuls à pouvoir agir.

Marchés financiers : le yo-yo à la baisse

Marchés financiers : le yo-yo à la baisse

Il faudra s’y habituer les marchés financiers vont connaître des mouvements de yo-yo mais qui s’inscrivent dans une tendance structurelle à la baisse. Les conséquences proviennent essentiellement de la baisse d’activité de l’industrie manufacturière en Chine aussi de la crise financière qui ne parvient pas à être endiguée en dépit des interventions de la banque centrale chinoise. Les  effets négatifs du tassement économique chinois sont encore mal appréciés en particulier en zone euro ou les autorités politiques tentent de les minimiser. Le commerce avec la Chine pèse pour de leur de 10 % du pipe européen. La baisse actuelle enregistrée en Chine pourrait provoquer une diminution de l’ordre de 0,5 % de ce PIB européen amenant la tendance annuelle de 1,5 à 1 %. C’est-à-dire à un niveau qui empêcherait l’emploi de se développer avec un impact négatif sur la consommation. En dépit des déclarations rassurantes des autorités politiques, Les places européennes ne semblent pas convaincues. Elles ouvrent toutes en baisse ce mercredi matin, après avoir pourtant bien rebondi mardi. Le Cac 40 a ainsi ouvert en recul de 1,44% à 4.499 points avant d’accélérer et de lâcher près de 2,5%. La veille, il avait terminé sur un gain de 4,14% la veille (4.564 points). Le Dax lâche 1,69% dans les premiers échanges après avoir engrangé 4,97% mardi. Le Footsie entame, lui, sa séance sur une baisse de 1%. Il faut dire que Wall Street n’avait pas donné une tonalité très optimiste mardi, au moins en fin de séance. Le Dow Jones avait effectivement évolué en territoire positif tout au long de la journée avant de basculer dans le rouge 20 minutes avant la clôture perdant ainsi 1,29% à 15.666 points. Le S&P a cédé 1,35% à 1.867 points. Les bourses asiatiques enregistrent aussi le même mouvement de yo-yo.

 

Marchés boursiers : une chute conforme aux risques économiques

 

Marchés boursiers : une chute conforme aux risques économiques

Après la baisse de la semaine dernière la chute des cours continue et affecte à peu près toutes les composantes de la cote. Il s’agit d’un phénomène mondial alimenté par la nette détérioration des perspectives de croissance. Notamment avec la baisse depuis des mois de l’industrie manufacturière de la Chine auquel s’ajoute une crise de l’endettement que n’arrive pas à endiguer la banque centrale chinoise en dépit de ses interventions et notamment de la dévaluation du yuan. Nombre de multinationales notamment françaises ont d’ailleurs réduit fortement leur capacité de production dans ce pays et plus généralement en Asie. Désormais les risques d’un krach financier ne sont plus à écarter en Chine. Le second facteur d’inquiétude, liée au précédent, concerne les tendances déflationnistes. Des tendances déflationnistes qui se manifestent par la chute des prix des matières premières qui du coup privent nombre de pays de ressources essentielles pour relancer consommation et croissance. S’ajoute à cet environnement à tendance dépressive plusieurs menaces géopolitiques. Il y a en zone euro des inquiétudes qui naissent un nouveau pour la Grèce après la démission du Premier ministre Tsipras. Aussi et surtout ce climat conflictuel en Ukraine qui perturbe sérieusement les relations commerciales entre la Russie et l’Europe en particulier,  enfin les risques de déstabilisation politique, de violence et de guerre demeurent au  Proche et Moyen-Orient. D’une certaine manière ce n’est que fort logiquement que les cours boursiers s’ajustent tendanciellement sur les fondamentaux économiques. D’autant que ces cours ont été un peu partout survalorisés  grâce à la masse de liquidités déversées par les banques centrales. De ce point de vue la correction en France est logique car les cours étaient particulièrement déconnectées de la réalité économique et financière. Bien entendu on assistera à un certain nombre de rebonds mais pour autant la tendance baissière va encore se maintenir pendant des mois tant que l’horizon économique mondial ne connaîtra pas d’éclaircie suffisante. Une seule satisfaction pour l’instant, la menace de remontée  des taux par la Fed aux États-Unis s’éloigne pour cette année. Une contagion de la hausse des taux au plan mondial finirait d’assommer encore un peu plus une croissance déjà faiblarde.

Marchés boursiers : pics de volatilité ou tendance durable ?

Marchés boursiers : pic de volatilité ou tendance durable

 

Les bourses du monde entier ont enregistré de fortes baisses ces jours derniers notamment la bourse de Paris. Certains considèrent qu’il s’agit de pics de volatilité provisoires qui seront compensés par des rebonds. Cependant en dépit de rebonds vraisemblables,  la tendance baissière devrait être durable du fait des fondamentaux économiques et financiers mondiaux. Il faut en effet souligner que la hausse souvent inconsidérée des cours à largement été alimenté par les masses de liquidités délivrées par les banques centrales. Des liquidités qui n’ont pas nécessairement servi à la relance de l’économie mais à la spéculation. Les fondamentaux économiques sont en effet mal orientés. Il y a cette baisse assez considérable du prix des matières premières qui privent nombre de pays de moyens financiers et contribue à affaiblir les commandes extérieures des pays exportateurs. Il y a surtout des inquiétudes sur les perspectives économiques et financières de la Chine. L’industrie manufacturière en baisse depuis plusieurs mois témoigne du ralentissement de l’économie mondiale. La Chine doit par ailleurs faire face à une énorme crise financière caractérisée en particulier par l’endettement des entreprises des collectivités aussi des particuliers. Au point que le système financier et aujourd’hui menacé. La banque centrale chinoise a bien tenté d’injecter de nouvelles liquidités, aussi de procéder à une dévaluation mais jusque-là cela n’a pas été de nature à inverser le repli économique. La Bourse de Paris a donc une nouvelle fois perdu beaucoup de terrain ce vendredi (-3,19%), concédant sa quatrième séance de baisse consécutive. L’indice CAC 40 a perdu 152,56 points à 4.630,99 points, dans un volume d’échanges étoffé de 5,5 milliards d’euros. La veille, il avait lâché 2,06%. Parmi les autres marchés européens, Francfort a lâché 2,95% et Londres 2,83%. Par ailleurs, l’Eurostoxx 50 a perdu 3,17%. Les inquiétudes sur la Chine expliquent ce reflux  Les inquiétudes sur la croissance mondiale pèsent sur les marchés financiers avec l’essoufflement du moteur chinois qui se précise, une économie européenne encore hésitante et la perspective floue d’une remontée des taux américains. La légère hausse de l’indice composite de la zone euro au mois d’août suggère que la reprise dans la région s’est poursuivie à un rythme modéré », note Jennifer McKeown, analyste chez Capital Economics. « Mais nous prévoyons toujours un ralentissement de la croissance en zone euro dans les mois à venir alors que les hausses précédentes dues à une inflation en baisse et à la dépréciation de l’euro s’estompent, en particulier si l’incertitude renouvelée autour des élections grecques nuit à la confiance », poursuit-elle. « L’investisseur a peur! », résume Franklin Pichard, le directeur de Barclays Bourse. Il « s’interroge(nt) sur la réalité du niveau de croissance de la Chine, craignant qu’un atterrissage trop brutal de l’économie chinoise n’entraîne un ralentissement plus prononcé de l’économie mondiale », juge-t-il.

Marchés financiers : la baisse va continuer

Marchés financiers : la baisse va continuer

La chute des marchés boursier devrait se poursuivre même si quelques rebond sont à attendre dans les jours à venir. Globalement la tendance sera cependant baissière. Le CAC 40 a en effet enregistré hier  une baisse de plus de 2 % comme à Wall Street. Une baisse de plus de 2 % comme à Wall Street. La bourse de Tokyo elle 2,7 % et Shanghai encore 2,7 %. La première préoccupation des marchés concerne l’évolution de la situation économique et financière de la Chine. Préoccupation encore confirmée ce matin avec l’annonce de l’indicateur de conjoncture de Markit qui prévoit une nouvelle chute de l’industrie manufacturière à un niveau au plus bas depuis six ans. La chute de l’activité économique en Chine s’accompagne d’une crise financière grave affectant les entreprises, les collectivités locales mais aussi le système bancaire. Cela traduit à l’évidence le net ralentissement de l’économie mondiale. Une nouvelle crise n’étant  plus à exclure. Il y a la baisse de la demande mondiale. Aussi  la chute des matières premières qui prive nombre de pays de ressources essentielles et qui pèsent sur la demande mondiale. D’une manière générale cela se traduit par une diminution des commandes extérieures des grands pays exportateurs comme la Chine, le Japon et même l’Allemagne. Pour ce qui concerne l’Europe s’ajoute depuis hier les incertitudes concernant l’avenir politique de Tsipras, premier ministre  et par conséquent l’avenir du plan d’aide à la Grèce. Les indices de conjoncture de Markit qui devraient  être publiés aujourd’hui devraient contribuer à alimenter les inquiétudes sur la croissance mondiale. Ajoutons à cela que certains cours été notoirement surévalués au regard des résultats économiques et financiers et qui étaient surtout dopés par la masse de liquidités répandues par les banques centrales. Le peu d’attractivité des obligations à part ailleurs opéré des reports sur le marché des actions. Encore une fois il y aura des rebonds mais la correction générale est en cours.

Evolution marchés boursiers : yo-yo dans une tendance baissière

Du fait notamment du risque économique et financier que fait peser la Chine sur l’économie mondiale Il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo dans une tendance baissière. Les bourses n’obéissent  cependant pas immédiatement au fondamentaux de l’économie compte  tenu des politiques monétaires qui déversent des masses de liquidités sur les marchés et compte tenu de la faiblesse de rémunération des obligations. Pour autant des ajustements auront lieu afin de s’ajuster sur les résultats des  fondamentaux économiques et notamment du tassement de la croissance mondiale il faut s’attendre à des mouvements erratiques des cours boursiers. Des cours qui s’inscriront  dans une tendance baissière jusqu’à la fin de l’année avec une succession de petits rebonds qui ne changeront pas la tendance. On va donc assister dans les semaines et les mois à venir à des mouvements erratiques avec alternance de chutes et de rebonds. Encore une fois cela ne saurait  changer  l’évolution structurelle des cours qui vont nécessairement s’ajuster sur une économie mondiale dont  la croissance est en nette régression. De ce point de vue la croissance zéro enregistré au second trimestre va provoquer à terme en France une nouvelle chute. Dans la zone euro, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre, avec une stagnation en France et une perte d’élan en Italie, freinée par des perspectives mondiales incertaines qui ont même pour effet d’entraver l’investissement en Allemagne. Par ailleurs des les ajustements de parité monétaire sont prévisibles mais leur ampleur dépendra surtout de l’évolution des taux que pourrait décider en premier la FED.

Marchés boursiers : yo-yo dans une tendance baissière

 

 

Ce matin la bourse de Shanghai a dévissé de près de 6 %. Une tendance qui pourrait être suivie dans d’autres places aujourd’hui ou demain. De toute manière il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo mais dans une tendance baissière. Les bourses n’obéissent  cependant pas immédiatement au fondamentaux de l’économie compte  tenu des politiques monétaires qui déversent des masses de liquidités sur les marchés et compte tenu de la faiblesse de rémunération des obligations. Pour autant des ajustements auront lieu afin de s’ajuster sur les résultats des  fondamentaux économiques et notamment du tassement de la croissance mondiale il faut s’attendre à des mouvements erratiques des cours boursiers. Des cours qui s’inscriront  dans une tendance baissière jusqu’à la fin de l’année avec une succession de petits rebonds qui ne changeront pas la tendance. On va donc assister dans les semaines et les mois à venir à des mouvements erratiques avec alternance de chutes et de rebonds. Encore une fois cela ne saurait  changer  l’évolution structurelle des cours qui vont nécessairement s’ajuster sur une économie mondiale dont  la croissance est en nette régression. De ce point de vue la croissance zéro enregistré au second trimestre va provoquer à terme en France une nouvelle chute. Dans la zone euro, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre, avec une stagnation en France et une perte d’élan en Italie, freinée par des perspectives mondiales incertaines qui ont même pour effet d’entraver l’investissement en Allemagne. Par ailleurs des les ajustements de parité monétaire sont prévisibles mais leur ampleur dépendra surtout de l’évolution des taux que pourrait décider en premier la FED.

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