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La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

  • Pas de surprise, Castaner a été élu délégué général de la république en marche avec un score de Corée du Nord. Le bureau exécutif lui a été élu à main levée avec aussi un score à la chinoise. De toute façon, il ne pouvait en être autrement car Castaner avait été désigné par Macron et il était le seul candidat. Cependant il ne sera pas le président mais seulement le délégué général car Macon n’a pas voulu de président pour son mouvement dans la mesure où le président c’est lui. Le concept même de parti n’est pas retenu et la république en marche demeure une sorte de d’organisation hybride entre mouvement politique et mouvement de supporters. Toutes les structures de décision sont complètement centralisées. Certes il existe des comités locaux mais un peu à l’image des cercles Tupperware. On peut discuter éventuellement mais de toute façon ces  comités locaux sont un peu hors sol. Ils ne sont pas habilités à faire de propositions officielles. Par ailleurs,  il n’existe aucune structure départementale ou  régionale. L’ensemble du dispositif relève du centralisme démocratique sous la houlette de responsables nationaux auto proclamés. La doctrine est claire : avant les élections tout doit partir du bas, les idées comme les propositions de candidats. Après les élections, tout doit partir du haut et l’action politique du mouvement en marche se résume à un site Internet qui diffuse les communiqués du gouvernement.  La candidature de Christophe Castaner a donc été largement validée par le bureau exécutif de la République En Marche, ce lundi 6 novembre. Dans un communiqué, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron indique que « le conseil d’administration de La République En Marche a validé la candidature de Christophe Castaner à la fonction de délégué général. Celle-ci remplit les conditions de parrainages fixées par le règlement d’installation des nouvelles instances ».  Joint par RTL.fr, la sémiologue Mariette Darrigrand souligne que le terme de « délégué général » correspond-il à la philosophie du mouvement politique, selon la sémiologue : « Cela renforce le côté jupitérien d’Emmanuel Macron. Il envoie son délégué vers les Français. Il reste le chef ». Il existe toutefois un aspect négatif à l’utilisation de ce terme. « Il y a un risque d’infantilisation du délégué avec des notions qui évoquent le délégué de classe, le délégué syndical… Cela fait référence à un personnage secondaire. ‘Délégué’, c’est un mot banal, enfantin, plat ».  Mariette Darrigrand estime aussi que l’expression de « délégué général » apparaît comme « faible et pas au niveau des enjeux actuels. Même si les mots se différencient de ceux des autres partis politiques, ce choix n’est qu’un pas de côté, il manque d’innovation. On reste dans l’idée de la tradition régalienne de la démocratie ».

Congrès La République en marche : une mascarade démocratique

Congrès La République en marche : une mascarade  démocratique

 

 

 

Le congrès de la république en marche qui va se tenir aujourd’hui va révéler la mascarade démocratique de cette organisation. D’abord le responsable du mouvement a été directement désigné par Macron. Ensuite et surtout,  les participants pour les trois quarts sont des responsables autos proclamées et/ou  désignés par des dirigeants nationaux eux-mêmes auto désignés (exemple par Richard Ferrand qui n’est pas vraiment un modèle de vertu financière). Dans le parti en marche, comme au Parlement, au gouvernement, c’est le centralisme démocratique qui prévaut. Bref les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au sort. C’est dire le peu de poids qu’ils auront dans l’appareil Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

D’une certaine manière,  Alain Juppé qui envisage des convergences avec Macron sur l’Europe  a bien résumé ce qui caractérise la république en marche : un mouvement hors sol. À peu près le même jugement que les 100 marcheurs qui ont dénoncé le manque de démocratie du parti de Macron. En réalité,  même pas un vrai parti car pour l’instant Macron préfère le terme mouvement. D’ailleurs il n’a pas souhaité non plus la nomination d’un président mais seulement délégué général. Les statuts de la république en marche témoignent bien de son originalité, une sorte d’organisation hybride qui s’appuie sur des adhérents qui n’ont pas droit à la parole et dirigé  par des responsables autos proclamées. Les trois quarts du principal organisme de direction sont des dirigeants nationaux eux-mêmes désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Bref une sorte de club de supporters dirigés par des jeunes ou vieux crocodiles souvent compétent techniquement mais politiquement très flou et qui réduisent l’approche politique à la seule compétence technocratique. En outre des responsables qui comme Macon manifeste une certaine condescendance pour ne pas dire davantage à l’égard des opposants et un mépris des processus démocratiques. Témoin par exemple la nomination par les responsables nationaux auto proclamés de référents locaux sortes de commissaires politiques pour veiller au silence des troupes. C’est dans ce contexte que .Christophe Castaner, unique candidat au poste de délégué général de La République en marche, doit être désigné par un vote à main levée de ce collège, samedi 18 novembre. Mais alors que son intronisation était réglée comme du papier à musique, des voix s’élèvent contre la méthode employée. Franceinfo revient sur les difficultés que rencontre déjà le futur patron de la majorité.  Les modalités du vote qui doit le conduire à prendre les rênes de La République en marche, c’est l’autre caillou dans la chaussure de Christophe Castaner. Plus de 200 membres du conseil de LREM sur 750, dont 50 parlementaires, se sont prononcés pour l’élection à bulletin secret du bureau exécutif du parti, prévue samedi 18 novembre à Lyon, plutôt qu’à main levée, rapporte Libération. Ils craignent un verrouillage du parti par la garde rapprochée du président de la République.  En effet, sur les quatre listes qui devraient être présentées, la quatrième, soutenue par Christophe Castaner, rassemble les ténors du mouvement. On y retrouve ainsi les deux chefs de file des groupes LREM au Parlement, Richard Ferrand et François Patriat ou encore Cédric O, un des conseillers communs à l’Elysée et Matignon. Pour avoir leurs chances d’intégrer le bureau, les membres des autres listes comptent sur le vote à bulletin secret. « On est des démocrates et on a décidé de ne pas se laisser faire, explique à Libération la porte-parole de la liste numéro 1, Juliette de Causans. Le mouvement se constitue. Il sera exemplaire et démocratique ou il ne sera pas. » Les dissensions touchent également la base des « marcheurs ». Une centaine d’adhérents d’En marche ! ont annoncé, mardi 14 novembre dans une tribune, qu’ils claquaient la porte, faute d’y trouver « démocratie » et « éthique ». « Entre le jeu des statuts, l’opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu’un quart des voix au Conseil national (…), les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication Telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l’expérimentation politique En marche ! » écrivent-ils. Ils évoquent également « un mode d’organisation digne de l’Ancien régime ».

 

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Il est clair que les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concerne  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Enfin, plus récemment, les Chinois se sont pris de passion pour l’agroalimentaire et notamment les produits laitiers. Fosun (encore!) et Sanyuan ont acquis les laiteries Saint-Hubert. Biostime s’est associée à la coopérative d’Isigny pour financer la création d’une usine de lait infantile…

 

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

Au moins un député d’en marche qui approuve officiellement et encourage les vertus de la verticalité dans l’organisation du parti de Macon. Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine : « Je trouve ça assez sain d’assumer cette verticalité. On n’avait pas de temps à perdre avec une compétition interne entre plusieurs candidats. » Pour la plupart des parlementaires, il est normal que le fondateur d’En marche désigne son successeur : « C’est le Président! », répète Annie Vidal, élue de Seine-Maritime.  Au moins c’est clair ! Pas étonnant la plupart tiennent leur pouvoir directement de  Macron car ils ont été désignés par un comité national auto proclamé. Et ce type d’organisation va perdurer. Le seul patron de la république en marche, c’est Macron. Les seules responsables des élus nationaux désignés eux-mêmes au niveau central. La base du parti n’a pas son mot à dire. On concédera seulement une présence de 25 % d’adhérents au surplus tirés au sort. C’est dire que la verticalité présente des vertus dans le mouvement en marche dont on n’est même pas sur qu’il se transforme en parti. Il pourrait demeurer une sorte de mouvement de supporters de Macron et l’appareil sera dirigé par ses proches. Il est clair que la plupart des dirigeants d’en marche ont une conception assez restrictive de la démocratie : on se sert du mouvement de masse pour être élu mais une fois les élections passées les militants et les adhérents sont renvoyés à leurs chères études. Pas sûr que ce concept démocratique de type centraliste se révèle très pertinent et très efficace. En effet tout repose en fait sur la popularité du chef de l’État. Comme aucune tête ne doit dépasser dans le mouvement en marche, personne d’autre n’arrive à incarner le mouvement. Or cette  popularité pourrait être amenée à se fragiliser comme le démontre d’ailleurs les sondages de ses derniers mois. Du coup,  la force que représentait  la popularité de Macron pourrait être anéantie si cette tendance se prolongeait. En outre, les militants locaux et les adhérents sont complètement désorientés par le peu d’intérêt qu’on leur accorde. Pour toute action politique on leur propose de lire les communiqués du niveau central qu’on peut par ailleurs retrouver dans toute la presse. Il faudra autre chose pour que la république en marche existe réellement sur le terrain en particulier pour préparer les échéances des élections locales. En tout cas la désignation de Castaner  par Macon augure mal du fonctionnement démocratique d’en marche. Un fonctionnement plus proche du parti communiste chinois que d’une démocratie moderne. Et pour le confirmer cette autre déclaration du député Le Gendre : « Nous tenons tous notre légitimité et notre pouvoir d’Emmanuel Macron. Rideau, circulez, on n’a pas le temps de perdre du temps  avec des élections !

 

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

 

Hier sur BFM,  Astrid Panosyan de la direction de  la république en marche a éprouvé les pires difficultés pour expliquer le fonctionnement de son parti. Pas vraiment un parti a-t-elle même concédé mais plutôt un mouvement. Un concept assez vague qui témoigne que la république en marche est davantage un club de supporters de  Macon qu’un parti organisé et démocratique. Elle a largement pataugé dans la semoule quand il s’est agi de justifier le choix du futur responsable de ce parti à savoir Castaner. «  Un chois effectué de manière collective » a-t-elle affirmé. . Le problème c’est que la dimension collective ce limite à quelques responsables nationaux autoproclamés qui n’ont aucun compte  à rendre à la base. Une base qui par ailleurs ne dispose d’aucune responsabilité, et sous la tutelle d’un commissaire politique appelé référent désigné par le niveau national. La vérité c’est que Macron qui voulait bouleverser la vie démocratique recourt aux vieilles méthodes du PS qui consistent à s’entourer de fidèles oligarques. Pas étonnant, Astrid Panosyan est une ancienne socialiste.   Pour l’instant la république en marche constitue une sorte de club de fans dirigés par des responsables nationaux auto proclamés. Les adhérents ne seront présentes à hauteur de 25 % dans l’organe de direction est encore tirés au sort, comme loto. Il faudra pourtant bien que le parti en marche existe réellement sur le terrain s’il veut avoir quelque chance de succès aux sélections locales.  Encore faudra-t-il autoriser la démocratie dans ce rassemblement de supporters Candidat pour diriger LREM et fortement pressenti pour l’obtenir, Christophe Castaner a passé plus de trente ans au PS, un pur parti d’élus locaux. Le profil pour professionnaliser LREM donc. «C’est un élu de terrain, c’est un homme expérimenté», a vanté Benjamin Griveaux dont le nom était aussi évoqué pour prendre la direction du mouvement. Son profil trop parisien l’aura perdu. «L’enjeu, c’est de faire de ce parti quelque chose, inventer un truc, faire un mouvement et pas un parti traditionnel», expliquait récemment Christophe Castaner selon des propos rapportés par Libération. Il évoquait la nécessité de «réinvestir aussi certains quartiers», et déroulait l’idée de recréer une «démocratie horizontale», où «le militant de base aurait son influence». Bref, traduire sur le terrain ce que pourrait être cet «Epinay à l’envers» décrit par Emmanuel Macron.

 

 

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou de supporters d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou  de supporters d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents , c’ est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

Renault choisit le créneau des voitures bon marché

Renault choisit  le créneau des voitures bon marché

 

 

Le PDG a annoncé la couleur, Renault a choisi le créneau des voitures bon marché. D’abord parce que ça croissance reposera surtout sur une augmentation des ventes dans les pays en développement dont le niveau de vie est incompatible avec des voitures au prix excessif. Ensuite sans doute parce que le constructeur français est conscient que l’obsolescence de la voiture à moteur thermique est proche et que le consommateur dans les années à venir va hésiter  à investir dans ce type de véhicule à des prix dépassant 30 000 €. La rupture technologique est moins dans la voiture autonome au développement très hypothétique que dans la voiture électrique et Renault devra faire face à cette évolution technique. Pour la voiture autonome comme pour la voiture électrique la base du développement reposera sur des véhicules bas de gamme Clio. Pour le PDG  l’objectif: «est la croissance rentable». Ce qui se résume en trois chiffres, qui sont autant de promesses aux investisseurs: Renault vise en fin de période 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires (contre 51,2 milliards en 2016), et une marge opérationnelle de 7%. Il entend «franchir la barre des 5 millions de voitures vendues», affirme Carlos Ghosn (contre 3,18 millions à fin 2016). «Fin 2022, selon moi, Renault est une grande entreprise, par la taille», explique au Figaro le PDG du groupe. «C’est une entreprise saine, parce que très profitable et avec un bilan solide. C’est une entreprise qui aura prouvé qu’elle a su relever tous les défis de son secteur: défis technologiques, défis géographiques, défis organisationnels. C’est une entreprise française, qui n’aura rien perdu de cette identité, et mondialisée. Et c’est une entreprise qui est, avec Nissan et maintenant Mitsubishi, un pilier de l’Alliance, numéro un mondial depuis ce premier semestre 2017.» Ce plan s’inscrit dans les objectifs tracés pour l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi le mois dernier. Les deux constructeurs japonais rendront d’ailleurs publics leurs propres plans à moyen terme, les 16 et 18 octobre prochains. La force de frappe de l’Alliance joue un rôle clef dans le développement à venir de Renault, qui prévoit d’investir 18 milliards d’euros sur la période mais entend bénéficier des 50 milliards investis à l’échelle de l’Alliance. De quoi «considérer les ruptures technologiques de notre industrie comme des opportunités plutôt que comme des menaces», affirme Carlos Ghosn, qui précise que «Renault est prêt» pour la révolution de la voiture autonome. «Nous lancerons en 2019 la première voiture du segment B équipée d’un premier niveau d’autonomie, sur autoroute. Ce sera une Clio. Et sur la durée du plan, Renault lancera 15 modèles avec des degrés divers d’autonomie».

 

La République en Marche : bientôt un chef mais toujours pas de base !

La République en Marche : bientôt un  chef mais toujours pas de base !

 

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La République en marche va désigner un chef d‘ici la mi-novembre,  un délégué général en remplacement de la direction tricéphale en place depuis cet été, a-t-on appris auprès du mouvement présidentiel. En cause, le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Le problème c’est aussi et surtout que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique. De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqués dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Mais pour l’instant LREM se cherche seulement un chef.  “Pour qu‘Emmanuel Macron réussisse, il faut que le mouvement parle d‘une même voix”, indique  ce membre important du parti présidentiel. “Et pour être chef de parti, il faut du coffre”. Parmi les noms cités pour ce rôle figure Arnaud Leroy, l‘un des trois membres de la direction actuelle. Benjamin Griveaux, Julien Denormandie et Christophe Castaner, tous trois membres du gouvernement, sont aussi sur la liste des élus possibles. Si un seul nom devrait en principe sortir au final, les statuts de LREM adoptés cet été prévoient la possibilité d‘une direction collégiale. Selon la procédure envisagée par le parti, la nouvelle direction pourrait être installée lors d‘un Conseil national organisé à la mi-novembre. Ce Conseil sera composé de parlementaires, de cadres du parti et d‘adhérents, à hauteur de 25%. Engagée “à 400%” au service de sa circonscription, ce médecin-psychiatre ne se préoccupe que de loin des travaux de finition chez LREM et de son futur chef. “Que le parti se structure maintenant, tant mieux ! Mais cela n‘interfère pas du tout avec notre travail de député, que nous avons pris à bras le corps”, dit-elle. Une bien curieuse conception de la démocratie politique !

République en marche: Club de députés ou parti ?

LREM ? Club de députés ou parti ?

Les députés de la république en marche sont réunis les 18 et 19 septembre pour un séminaire de rentrée. En cause le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Or ces députés  auront fort à faire pour  défendre les nombreuses réformes engagées face à la contestation notamment de la rue. Le problème c’est que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique.    De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqué dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Comme la république en marche ne s’intéresse pas à la problématique locale il y a fort à parier qu’elle aura du mal à progresser au Sénat. Les experts lui promettent à peine de leur de 50 sénateurs.  Le parti présidentiel espère cependant se renforcer au Sénat, où la jeune formation a constitué un groupe, sachant que la chambre haute a de fortes chances de rester à droite à l‘issue de ce scrutin indirect renouvelant 170 sièges sur 348.

 

Enquête sur Michel Mercier, ancien ministre de la justice, ou la République exemplaire…… en marche arrière !

Enquête sur Michel Mercier, ancien ministre de la justice,  ou la République exemplaire…… en marche arrière !

 

Cette enquête concernant le sénateur centriste du Rhône Michel Mercier, ancien ministre de la justice assombrit sérieusement le concept de république exemplaire que souhaitait Macron. Un ministre pris la main dans le sac de la dérive financière, ce  n’est déjà guère brillant mais quand il s’agit du ministre de la justice c’est encore pire. En outre ce responsable avait été désigné pour siéger au conseil constitutionnel, une des plus hautes juridictions de la république. Après Bayrou, après d’autres, Macon devra sans doute être un peu plus attentif à la probité de ses ministres et autres responsables. Il devra en particulier s’appuyer sur un vrai parti politique qui lui fasse remonter les informations du terrain au lieu de tout concentrer autour d’un petit cercle parisien un peu éloigné des réalités sociétales du terrain local. Sinon la République en marche risque d’être en marche arrière. L’ancien ministre, ancien candidat conseil fait donc l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national financier sur des soupçons d’emplois fictifs, a été entendu mercredi par les enquêteurs, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. L’ancien ministre de la Justice a été entendu dans le cadre d’une audition libre par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a précisé cette source, confirmant une information de France Inter. Nommé le 2 août au Conseil constitutionnel en remplacement de Nicole Belloubet, désormais garde des Sceaux, Michel Mercier a renoncé mardi à y siéger en raison de cette enquête. Le PNF a ouvert cette enquête le 2 août dans le sillage de la publication d’un article du Canard enchaîné selon lequel Michel Mercier aurait employé l’une de ses filles, historienne de l’art, comme attachée parlementaire au Sénat de 2012 à 2014 alors qu’elle résidait à Londres. D’après l’hebdomadaire satirique, une autre de ses filles aurait également été employée de 2003 à 2012 comme assistante au Sénat et dans les ministères qu’il a occupés. Selon France Inter, elles ont également été entendues mercredi, ce qui a également été confirmé par une source proche de l’enquête.

La République en marche : un parti ou un club de supporters ?

La République en marche : un parti ou un  club de supporters ?

 

C’est la question que posent les contestataires du mouvement « la république en marche » à propos des statuts du mouvement. Il reproche notamment que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.  Le tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne) se penchera donc mardi sur un recours en référé déposé par une trentaine de militants LREM afin de faire annuler un scrutin en ligne débuté dimanche et qui doit permettre le vote des statuts du mouvement. Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers.

Sondage Législatives 2017 : en Marche largement en tête

Sondage Législatives 2017 : en Marche largement en tête 

Selon Kantar Sofres-One Point, le mouvement d’Emmanuel Macron arriverait largement en tête du premier tour des élections législatives. Ainsi les électeurs français voteraient à 31% pour un candidat de La République En Marche, contre seulement 18% pour un candidat Les Répucains-UDI et 17% pour un candidat Front national. La France insoumise arriverait seulement en quatrième position devant l’alliance Parti socialiste-Parti radical de gauche. Des résultats significatifs qui permettraient ainsi à La République En Marche d’obtenir la majorité absolue avec entre 320 et 350 sièges à l’Assemblée nationale au terme du scrutin du 11 et 18 juin. Derrière, le groupe LR-UDI-DVD obtiendrait entre 140 et 155 sièges. En 2012, le groupe PS-PRG-DVG avait gagné 314 siège à l’Assemblée nationale, devant l’UMP qui avait obtenu 229 sièges.

La décomposition politique est en marche (Yves Cossé, ancien commissaire au Plan)

La décomposition politique est en marche (Yves Cossé, ancien commissaire au Plan)

La décomposition politique est en marche. La situation s’apparente à celle des années 50, avec la tentative de gouvernement reposant sur une troisième force, entre deux partis hors système. Mais Emmanuel Macron va devoir éviter les faiblesses de cette troisième force. Par Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan La décomposition politique est en marche. Elle n’est nullement achevée. Les élections législatives mesureront le degré de résistance des partis politiques et principalement des Républicains, les moins mal placés a priori. Cette décomposition n’est pas un accident résultant de phénomènes passagers, effets d’une crise économique, vieillissement des dirigeants ou  dynamisme exceptionnel d’un jeune et talentueux leader. Elle est liée à des réalités durables, changements technologiques rapides et  mondialisation, qui fabriquent des laissez pour compte et accroit les inégalités de toute sorte, entre territoires et entre individus. Il s’en suit des mutations profondes  et un éclatement des forces politiques existantes, qui pourrait compromettre le fonctionnement de la cinquième république. La période actuelle fait penser à la situation existant autour des années 50, lorsque deux partis politiques avaient pour objectif majeur la destruction du régime. Le parti communiste, représentant plus de 20% des électeurs, disposant de relais dans la société civile et le monde ouvrier, et dépendant de l’Union Soviétique, prétendait mette fin au capitalisme. Le parti « gaulliste » moins menaçant pour le système, se comportait en opposant systématique, qu’il s’agisse de l’Europe ou de la décolonisation, avec l’objectif du retour au pouvoir du Général de Gaulle. L’importance relative de ces deux partis avait pour effet la disparition de l’espace nécessaire pour la confrontation traditionnelle dans une démocratie politique entre droite et gauche de gouvernement. Il fallait que celles-ci s’allient pour gouverner. Ce fut ce qu’on appela la « troisième force » Elle échoua, du fait de la faiblesse de l’exécutif dans les institutions de la quatrième république, de l’incapacité des partis de gouvernement à passer des accords durables et de la gravité des crises à résoudre (la décolonisation)  En 2017, également, deux partis populistes  puissants veulent détruire les institutions existantes et le système économique, « la France insoumise » de Jean -Luc Mélenchon et le Front National de Marine Le Pen. Même si leur importance a été amplifiée par une élection présidentielle qui a valorisé des leaders éloquents et combatifs, ces partis représentent une coalition hétérogène de mécontents qui n’est pas prête de se dissoudre : victimes de la désindustrialisation, monde rural affaibli et isolé, opposants à la présence d’une population immigrée jugée pour une part inintégrable,  anticapitalistes souvent jeunes et parfois anarchistes. Réduire le nombre de ces « hors-système «  est une priorité mais cela  prendra du temps. Faisons l’hypothèse, qui n’est pas absurde, que ces forces représentent durablement, chacune, 25% des électeurs. Il reste 50% des électeurs pour les partis de gouvernement, ce qui est insuffisant pour la coexistence d’une droite et d’une gauche alternant au pouvoir. Certains dirigeants politiques « classiques » l’ont compris, comme M. Estrosi en Provence- Côte d’Azur : ou il ouvre la porte au Front National au risque de perdre tout contrôle, ou il travaille avec la gauche, comme l’avaient fait en leur temps Gaston Defferre et Jean-Claude Gaudin à Marseille. Celui qui a le mieux compris ce nouveau paysage politique est évidemment Emmanuel Macron, qui cherche à  rassembler la droite et de la gauche de gouvernement. Deux voies étaient ouvertes : l’alliance ou l’absorption. L’alliance est apparemment moins risquée  dans un régime devenu semi-présidentiel, où le président dispose d’un pouvoir propre et de marges de manœuvre sur un Parlement affaibli par rapport à la quatrième république. Il a avancé sur cette voie avec l’alliance passée avec le Modem, à un moment où, à vrai dire il n’avait guère le choix. Il aurait pu continuer en se préparant à des alliances dans le nouveau Parlement, tout en cherchant à avoir un groupe parlementaire macronien le plus fort possible, bref en visant la formule 1958 -la majorité relative- et non la formule 1962- la majorité absolue. Il est clair qu’il a une forte préférence pour la formule 62 et qu’il veut passer en force, comme il le fait depuis le début. Les prudents lui conseillaient de se présenter aux Primaires de la gauche. Il ne les a pas écoutés et il a eu raison. Il continue sur la même voie, voulant gagner par KO sur les états-majors des partis politiques. Il n’est pas convaincu par des formules type « contrat de gouvernement » passé avec d’autres formations politiques. Il est probable que son début d’expérience  avec le Modem ne renforce pas son goût pour l’alliance, puisqu’il est obligé d’accepter des « chevaux de retour » comme candidats aux élections.  Il peut ne pas remporter une victoire totale en juin, surtout si la multiplication de situations de triangulaires, voire quadrangulaires transforme le second tour en tir au pigeon. Ce sera alors à son Premier Ministre de passer les accords nécessaires avec le Parlement, ce qui entrainera un certain déplacement des pouvoirs de l’Elysée à Matignon. Mais le président lui fera obligation d’éviter les faiblesses d’une nouvelle « troisième force »

Pierre-Yves Cossé

Sondage législatives : En marche largement en tête

Sondage législatives : En marche largement en tête

 

Le mouvement d’Emmanuel Macron arrive en tête des intentions de vote pour le premier tour des élections législatives le 11 juin, selon deux sondages Kantar Sofres-Onepoint et Harris Interactive. En Marche! recueillerait entre 24% et 26% des intentions de vote, devant Les Républicains (22%), le Front National (21 à 22%), la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon (13% à 15%) et le PS (entre 8 et 9%). Selon Kantar Sofres Onepoint pour TF1, RTL, LCI, derrière En Marche (24%), les Républicains (22%), le Front National (21%), et la France Insoumise (15%), viennent le PS (9%), EELV (3,5%), Debout la France (2,5%) l’extrême gauche (2%) et le PCF (1%). Selon Harris Interactive pour M6, derrière En Marche (26%) les Républicains (22%), le Front National (22%), et la France Insoumise (13%), viennent le PS (8%), EELV (3%), Debout la France (3%), le PCF (2%) et l’extrême gauche (1%). L’enquête Harris Interactive a été réalisée en ligne dimanche 7 mai entre 20h05 et 20h40 auprès de 2.376 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,0 à 2,3 points. L’enquête Kantar Sofres Onepoint a été réalisée en ligne les 4 et 5 mai, avec l’hypothèse de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, auprès de 1.507 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

Bayrou: en marche….. arrière !

Bayrou: en marche….. arrière !

 

Pas sûr que le récent épisode Bayrou relatif à la constitution des listes pour les législatives ait grandi la politique, pas sûr non plus que Macron, lui-même, est apprécié ce  marchandage qui renvoie aux vieilles alliances d’antan. Certes on viendra sans doute que l’apport de Bayrou a constitué un  élément positif dans la campagne de Macron ; pour autant ; les revendications de Bayrou quant au nombre  de candidats paraissent démesurées. Bayrou revendiquait  en effet 20 % de candidatures sur les listes en marche. Un chiffre exorbitant quand on sait que Bayrou ne pèse politiquement que de l’ordre  de 5 % dans l’opinion. L’enjeu évidemment pour Bayrou est de constituer un groupe parlementaire et de sauver sa petite boutique centriste. Un micro parti qui de toute façon disparaîtra puisque le nouveau centre c’est Macron. Ce marchandage de Bayrou fait penser aux combines d’appareil de la Ve de la IVe République. Et le discours de Bayrou pour les justifier a des difficultés à convaincre, Bayrou est en marche mais en marche arrière. En effet, il  avait déclaré apporter son soutien à Macron sans aucune condition pour lui-même. Or  l’exigence d’un groupe parlementaire ne se justifie que par la survie d’un responsable politique qui devrait comprendre qu’il est temps de prendre sa retraite Le président du MoDem, François Bayrou, a annoncé vendredi un projet d’accord « solide et équilibré » avec La République en marche, le mouvement d’Emmanuel Macron, sur les investitures pour les législatives de juin, à l’issue d’un bureau politique de crise de sa formation qui a duré huit heures. »Je considère qu’on a progressé et que nous avons abouti à un accord qui apparaît solide et équilibré, qui n’est pas achevé, parce que les équipes du mouvement En Marche nous ont demandé d’attendre demain pour la réponse », a-t-il déclaré. « Nous souhaitons, et c’était le cadre de notre accord, qu’il y ait une majorité dont le point d’équilibre soit central, au centre. Et pas une majorité qui se décentrerait d’un côté ou de l’autre », a-t-il ajouté devant la presse. Selon le président du MoDem, seuls 35 candidats de son mouvement avaient été investis, au lieu des 120 qu’on lui aurait promis lors de la conclusion de l’alliance avec Emmanuel Macron. « Quand je lui ai apporté mon soutien, (Macron-NDLR) était à 18% », a souligné le maire de Pau. « Nous l’avons fait élire. »

« En marche ou crève » (Le Pen)…. » En marche, c’est nous » ! (Macron)

« En marche ou crève » (Le Pen)…. » En marche, c’est nous » ! (Macron)

 

Il fallait s’y attendre, avec Marine Le Pen, la campagne ne pourra pas atteindre des sommets hormis celui du haut du caniveau. Pour preuve, elle a déclaré que macro, c’est en marche ou crève ! Lequel lui a retourné le compliment en indiquant : en marche, c’est nous !  Les autres attaques de Le Pen contre macro sont de la même tonalité et se caractérisent par la grossièreté, la vulgarité, la caricature et la haine. Morceaux choisis

-      « Macron « poulain » du président sortant, décrit comme « banquier », « winner autoproclamé » et « fêtard de la Rotonde ».

-      – l’adversaire du peuple français, c’est toujours le monde de la finance. Mais cette fois il a un nom, il a un visage, il a un parti, et il présente sa candidature, et tous rêvent de le voir élu : il s’appelle Emmanuel Macron

-      Macron, à la finance,  l’arrogance,  l’argent roi », a-t-elle ajouté après avoir lâché : « C’est en Marche! ou crève! »

-      Macron le fêtard de la Rotonde

Bref la rhétorique habituelle des partis d’extrême droite aux propos grossiers, haineux et agressifs.

 

Sur un ton plus élégant mais ferme, Macron a renvoyé le Front National à sa vraie nature « Le parti des agents du désastre, les instruments du pire, l’extrême droite française elle est là, avec leur parti Front national. Ils guettent depuis si longtemps l’effondrement que nous vivons pour en tirer profit », a-t-il déclaré, mettant en garde contre « un aller sans retour ». Emmanuel Macron, devant plusieurs milliers de partisans là aussi, a accusé Marine Le Pen d’incarner une « France grimaçante » et « recuite de haine », à laquelle il entend opposer la France de la « fraternité » et qui « parle à tous ». Il a dit toutefois qu’il refusait de juger « un Français qui vote pour le parti du FN, car il y a toujours une colère, une indignation, un désarroi, un désenchantement derrière ce vote ». L’ancien ministre de François Hollande, s’est aussi adressé aux électeurs qui voteraient pour lui par défaut ou hésiteraient, tout en marquant son refus d’adapter son programme. « Mon combat est celui qui rendra aussi possible votre combat, sans l’écraser sans nier nos différences, avec tous nos désaccords. C’est cela, le sens de notre résistance, et que la colère, la rage, le désespoir pourraient aujourd’hui menacer », a-t-il dit.

La part du diesel tombe à 47,9% du marché auto

La part du diesel tombe à 47,9% du marché auto

 

La part des voitures diesel dans les immatriculations de voitures neuves est tombée à 47,9% en France en janvier, retrouvant son niveau de l’an 2000, a indiqué mercredi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Ce passage sous la barre symbolique des 50% a lieu dans la foulée d’une année 2016 lors de laquelle 52,1% des acheteurs ont encore opté pour une voiture particulière au gazole. Il s’inscrit dans la continuité d’une érosion constatée depuis 2012, quand la part du diesel atteignait encore 73%.

Europe : bonne tenue du marché auto surtout pour Renault

Europe : bonne tenue du marché auto surtout pour Renault

Un bon millésime pour 2016 avec une progression de près de 7% dont 12% pour Renault. . Le marché est presque revenu à son niveau de 2008, année du déclenchement d’une grave crise économique, mais reste encore en deçà des chiffres de 2007, quand 15,9 millions d’automobiles particulières neuves avaient été mises sur les routes de l’Union. Il a en outre davantage progressé que la prédiction de l’ACEA, soit +5%, même si l’année s’est conclue par une hausse de 3% en décembre, inférieure à la moyenne. La crise de 2008 s’était traduite par une dégringolade des immatriculations jusqu’en 2013: 11,8 millions d’unités avaient alors été écoulées. Le marché avait ensuite rebondi, passant à 12,5 millions en 2014 et 13,7 en 2015. La bonne tenue des immatriculations européennes l’année dernière « montre que malgré l’instabilité politique et l’incertitude économique à la suite d’événements capitaux en 2016, comme le Brexit ou le référendum en Italie, la confiance des consommateurs est restée solide », a affirmé l’ACEA mardi. Le marché européen a été particulièrement tiré par le dynamisme de pays du Sud: les immatriculations italiennes ont ainsi bondi de 15,8% l’année dernière, et les espagnoles de 10,9%. Les trois premiers pays européens en volumes écoulés ont également terminé l’année dans le vert: l’Allemagne (3,35 millions, +4,5%), le Royaume-Uni (2,69 millions, +2,3%) et la France (2,01 millions, +5,1%), selon l’ACEA. Côté constructeurs, Renault a profité à plein du dynamisme du secteur, voyant ses immatriculations gonfler de 12,1% par rapport à 2015 à 1,49 million d’unités, s’arrogeant 10,2% du marché européen. La marque Renault (+13,1%) a davantage contribué à ce résultat que Dacia, mais l’enseigne « low-cost » n’a pas eu à rougir (+9,6%). Le groupe au losange confirme ainsi avoir soufflé à son rival français PSA, en panne (1,44 million, -0,2%) la place de deuxième constructeur européen. Si Peugeot a surnagé (+1,4%), Citroën a fait grise mine (-1%) tandis que la marque aux aspirations luxueuses DS, en manque de nouveautés, a sombré (-12,7%). Volkswagen est resté en 2016 le champion d’Europe. Le géant allemand, qui vend ses voitures sous 12 marques, a toutefois vu ses immatriculations croître à un rythme de moitié inférieur à celui du marché: +3,5%, principalement à cause de la marque Volkswagen qui a chuté de 0,5% sur l’année. Pour 2017,  les perspectives de vente globale en Europe  devrait cependant se tasser.

«Une révolution capitaliste en marche» ? (O. Milliet)

 «Une révolution capitaliste en marche» ? (O.  Milliet)

Dans une interview au Figaro,  – le président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), explique pourquoi le capital-investissement peut se faire une place à coté de l’actionnariat, familial, boursier et d’État. Surtout en France où le très grand nombre de PME souffre de manque d’investissements.

 

Le capital-investissement trouve-t-il sa place en France?

Olivier MILLET. - Sa vocation première est d’aider les entreprises à grandir. Ainsi, l’investissement des fonds de capital-investissement doit permettre à la start-up de devenir une PME, à la PME une très belle société (ETI). Dans un monde en pleine transformation, ces entreprises même puissantes en France ont besoin d’être accompagnées à l’étranger, d’être aidées à mener et financer des acquisitions pour se renforcer sur leur secteur. Pour l’heure, de très nombreuses entreprises françaises de petite taille ont du mal à franchir ce cap. La France compte beaucoup plus de PME que la Grande-Bretagne et l’Allemagne, mais ces dernières réalisent des chiffres d’affaires bien inférieurs. Pour autant, les choses sont en train de changer et le capital-investissement a beaucoup évolué et grandi depuis trente ans. Au premier semestre, les fonds membres de l’Afic ont investi 5,5 milliards d’euros dans plus de 1000 entreprises. Ce montant est en hausse de près de 50 % par rapport au premier semestre 2015. Nous avons retrouvé les niveaux d’avant crise.

Le contexte actuel est-il favorable au développement des fonds d’investissement?

Une véritable révolution capitaliste est en marche. Le capital-investissement émerge comme le quatrième pilier du capitalisme, plus collectif et adapté à l’air du temps, aux côtés des formes plus traditionnelles de l’actionnariat, familial, boursier et d’État. Il est désormais structuré et très segmenté. Les investisseurs professionnels ont vocation à apporter des compétences pointues aux entreprises dont ils sont actionnaires pendant six ans en moyenne, ce qui donne du temps pour déployer une stratégie et accompagner le développement. De plus, les enjeux sociaux, environnementaux et ceux liés à la gouvernance occupent pour nous une place de plus en plus importante.

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