Archive pour le Tag 'marché du travail'

Négociation marché du travail : le Medef ne signera pas

Négociation marché du travail : le Medef ne signera pas

 

 

Cette négociation, censée offrir une souplesse pour les entreprises en contrepartie d’une moindre précarité pour les salariés, a été encouragée par le gouvernement qui préférerait que les partenaires sociaux s’entendent avant qu’il ne légifère. Les employeurs souhaitent davantage de flexibilité, notamment pour les plans sociaux, tandis que les syndicats réclament une plus grande sécurisation de l’emploi et veulent pénaliser le recours aux contrats de travail courts, de plus en plus utilisés. « En l’état actuel des dernières discussions, y compris des échanges que nous avons eus toute la journée (de dimanche), en l’état actuel de ces échanges, le Medef ne signera pas l’accord », a dit Laurence Parisot sur Radio Classique. La présidente du Medef s’oppose à la taxation des contrats courts demandée par les syndicats, car à ses yeux personne ne peut dire qu’une telle mesure réduirait le chômage. « Il y a de nombreux points durs, des points de désaccord, il y a une surenchère ces 48 dernières heures qui est tout-à fait inacceptable pour nous », a-t-elle dit. Laurence Parisot a également accusé le gouvernement de s’immiscer dans les discussions. « Celui-ci a cherché à entrer dans la négociation, à s’ingérer dans la négociation, or il est essentiel, si on veut respecter les partenaires sociaux, si l’on veut défendre la démocratie sociale, de laisser seuls les responsables de la négociation », a-t-elle ajouté.

 

Sapin : en cas d’échec des négociations sur le marché du travail, une loi

Sapin : en cas d’échec des négociations sur le marché du travail, une loi

Sapin commence à se douter que les négociations syndicats –patrons sur le marché du travail ne vont pas aboutir et annonce une loi. Commentant les négociations en cours entre les organisations patronales et les syndicats de salariés sur la réforme du marché du travail, décisive aux yeux des agences de notation, Michel Sapin a rappelé que toutes les négociations sur ce sujet avaient échoué. «Cette fois-ci doit être la bonne. Cela ne doit pas être une négociation au rabais pour trouver un accord sur un ou deux points. Le bon fonctionnement du dialogue social est un élément fondamental de la compétitivité de notre économie», a assuré le ministre en prenant en exemple l’Allemagne. «Il y aura une loi», a-t-il ajouté, en espérant que cette loi traduise l’accord obtenu entre les partenaires sociaux. Si ces derniers devaient échouer à s’entendre, «alors le gouvernement prendra ses responsabilités en présentant lui-même un texte». Concernant les contrats de génération, le ministre du Travail a confirmé que le projet de loi sera présenté le 12 décembre en Conseil des ministres. Les députés et sénateurs l’examineront en janvier. Michel Sapin a enfin précisé les contours des contreparties qui seront demandées aux entreprises lorsqu’elles toucheront le crédit d’impôt emploi-compétitivité: la loi obligera les entreprises à informer les représentants de leurs salariés «des sommes perçues et de leur affectation». Une «transparence» qui permettra, selon le ministre du Travail, de réguler les bonnes pratiques.

Réforme du marché du travail: un fiasco annoncé

Réforme du marché du travail: un fiasco annoncé

Peu de chances d’aboutir sur une négociation faussée dès le départ car on ne saurait traiter du social sans prendre en compte l’économie et réciproquement. Il aurait fallu d’abord un rapport introductif type Gallois (mais plus élargi) et faire le lien entre emploi, compétitivité et conditions de travail. En France, un exercice inconnu du fait de la division des tâches, le patronat s’occupe de l’économie, les syndicats du social et les politiques de l’Etat. Chacun son métier et l’immobilisme est bien gardé. Certes il ne s’agit pas de confondre les responsabilités de chacun mais au moins de prendre en compte l’environnement. Conclusion, on va réglementer, comme d’habitude. Les discussions divisent les partenaires sociaux, y compris le patronat, et patinent depuis le 4 octobre. A cette cinquième séance, le patronat a enfin mis un texte sur la table. Treize pages d’ »offensive contre le CDI » qui « ne parlent que de flexibilisation du travail », a réagi la négociatrice CGT Agnès Le Bot.  Faux, lui a répondu Patrick Bernasconi (Medef) pour lequel ce premier jet « prend en compte les deux dimensions » de la feuille de route du gouvernement, « plus de sécurisation des salariés et d’adaptation pour les entreprises ».   »Ficelage hâtif et déséquilibré » pour la CFTC, « magma incompréhensible » pour FO, ce texte est « très précis sur la flexibilité » mais « très flou sur la lutte contre la précarité », a déploré Patrick Pierron (CFDT), ajoutant que son « seul mérite » est « d’ouvrir enfin la négociation ». « On est très loin d’un équilibre », jugeait Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC).  Cette trame reprend beaucoup des idées exprimées par le patronat précédemment, y compris la dégressivité des allocations chômage, « provocation hors sujet » pour les syndicats.  Ceux-ci ont regretté les très faibles ouvertures patronales sur la conservation des droits en cas de changement d’entreprise ou perte d’emploi, la formation des CDD ou l’information des représentants du personnel.  Alors que 3 embauches sur 4 se font en CDD, les syndicats veulent décourager les contrats précaires en modulant les cotisations. Fait rarissime, la représentante de la CGPME est venue dire à la presse « sa vigilance à ce qu’on n’aille pas dans cette voie de la modulation », alors que le Medef serait tenté de céder.  Le texte renvoie pour l’instant de façon sibylline à la renégociation de l’assurance chômage fin 2013. La CGPME « a le droit d’exprimer ses états d’âme », a commenté M. Bernasconi.  Les « possibilités d’aménagement du CDI », en facilitant par exemple le peu connu CDI intermittent (qui alterne périodes travaillées et non travaillées), la réduction à 1 an de la prescription aux Prud’hommes, le plafonnement des dommages et intérêts, rassemblent davantage le patronat.  Celui-ci prône surtout de simplifier les licenciements collectifs en proposant divers moyens d’éviter les recours ou de raccourcir la procédure, et suggère que le salarié licencié pourrait voir ses droits à l’assurance chômage réduits s’il n’accepte pas une offre de reclassement « valable ».  Dernier point de crispation, les accords de flexibilité permettant d’adapter travail et/ou salaires à l’activité. Le patronat accepterait de les limiter à 2 ans avec un « retour à bonne fortune » en cas d’amélioration mais réclame que le refus d’un salarié ne soit pas un licenciement économique, qui – à partir de 10 – déclenche un coûteux plan social.  D’ici à la prochaine séance, repoussée au 30 novembre, le patronat a promis de « réécrire » son texte. FO et la CFE-CGC ont dit leur souhait d’être flexibles sur le calendrier. La feuille de route leur donne jusqu’à mars 2013 pour espérer le « compromis historique ».  Si les propositions du patronat n’évoluaient pas, les syndicats veulent remettre en cause les 20 milliards d’euros de crédits d’impôts prévus au pacte de compétitivité dévoilé le 6 novembre.

 




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