Archive pour le Tag 'marasme'

Tourisme : marasme mondial

Tourisme : marasme mondial

Globalement l’activité touristique dans le monde représente à peu près 10 % du PIB et au moins autant en matière d’emploi. Dans certains pays c’est primordial car  cette activité peut représenter jusqu’à 25 % du PIB. Or le Coronavirus aura bloqué pendant plusieurs mois cette activité essentielle. Pour l’instant, les autorités publiques commencent aborder sérieusement cette question mais les mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Le premier ministre français a annoncé un certain nombre de dispositions pour aider financièrement et fiscalement les acteurs du tourisme mais la question centrale est celle de la reprise des activités dont on ne sait pas quand elle va intervenir et dans quelles conditions

De son côté L’Europe  aussi essaye de traiter le dossier.

L’union européenne commence donc à s’interroger pour voir comment elle pourrait relancer une activité actuellement en état de mort clinique. Pour l’instant la réflexion de l’union européenne apparaît bien maigre;  elle se concentre uniquement sur les conditions de remboursement de prestations touristiques déjà payées mais non effectuées en raison du Coronavirus.

La problématique est évidemment plus large. La première urgence , c’est   de limiter les dégâts de l’immense vague de défaillances d’entreprises et d’organisations qui  se prépare. La seconde est d’ imaginer des labels qualité qui garantissent  le respect de normes d’hygiène.

Pour la France en particulier cela supposerait que les vacances ne soient pas toutes concentrées sur seulement deux mois. De toute façon, cette réflexion ne peut être utile que si elle est menée avec les acteurs économiques sinon on risque de déboucher sur des dispositions de nature technocratique inopérantes  tant sur le plan économique que  sanitaire.

.

En attendant ,l ’Allemagne et 11 autres pays de l’UE ont demandé à la Commission de suspendre le règlement européen disant que les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière sont tenues de rembourser intégralement les vols et les voyages.

Ces pays proposent à la place de ce remboursement un bon d’achat. En réponse à cette suggestion, l’exécutif européen va dire aux Etats membres de l’UE qu’ils doivent garantir ces bons, afin de convaincre les clients de les accepter, selon le document vu par Reuters.

“Pour encourager les passagers et les voyageurs à accepter ces bons d’achat plutôt qu’un remboursement, ils devraient être mis à l’abri de la faillite de leurs émetteurs et rester remboursables, lors de l’expiration de leur validité, s’ils n’ont pas été utilisés”, lit-on dans le texte.

Le tourisme génère normalement quelque 150 milliards d’euros de recettes sur la période juin-août à la faveur notamment de 360 millions d’arrivées internationales, précise la Commission.

Cette dernière a dit vendredi souhaiter que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

“Notre industrie touristique est en grave danger”, poursuit la Commission dans son document, disant que 6,4 millions d’emplois pourraient disparaître dans le secteur, où les restaurants et hôtels ont fait état d’une chute de 50% de leurs chiffre d’affaires et les compagnie aériennes et les croisiéristes d’un plongeon des revenus pouvant atteindre 90%. Un bon constat, mais on attend autre chose de l’union européenne.

Hier le Premier ministre français a annoncé quelques mesures.

«Le fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration tourisme jusqu’à fin 2020»,. L’aide versée en ce sens pourra grimper jusqu’à 10.000 euros selon la taille d’entreprise..

Le gouvernement va aussi «renforcer les dispositifs de prêts». Un «prêt garanti État saison» (PGES) sera lancé avec des «conditions plus favorables que celle du PGE», a promis Édouard Philippe. Son plafond pourra atteindre «les trois meilleurs mois de l’année précédente», et non plus 25% du chiffre d’affaires. Une mesure qui permet de prendre en compte la saisonnalité des secteurs touristiques. «C’est pour un très grand nombre d’entreprises la possibilité d’avoir recours de façon bien plus importante à ces prêts, ce qui est évidemment une très bonne nouvelle», a lancé le premier ministre.

En outre, BPI France augmentera l’enveloppe qu’elle alloue aux «prêts tourisme» pour la quadrupler, de 250 millions d’euros à un milliard d’euros.

Enfin, a ajouté Édouard Philippe, les banques se sont engagées à «systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois». Jusqu’à aujourd’hui, ce report n’était proposé que sur 6 mois. «Un élément très important pour soulager la trésorerie des entreprises de ce secteur», estime le gouvernement.

Le secteur sera exonéré des cotisations sociales patronales dues entre mars et juin, a annoncé le gouvernement. Une exonération qui sera d’ailleurs prolongée tant que la fermeture de l’entreprise durera.

Par ailleurs, «un crédit de cotisation de 20% des salaires versés depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner leur reprise». Ce crédit, «une forme d’aide sans précédent», selon les termes du premier ministre, pourra concerner l’ensemble des cotisations. Selon le chiffrage du gouvernement, cela représente encore plus de deux milliards d’euros d’aide.

En ce qui concerne le chômage partiel, les entreprises du secteur pourront continuer d’y recourir au moins jusqu’à la fin septembre, voire plus loin encore si la reprise est trop lente.

Le gouvernement a fixé un cap pour l’été et se veut positif. «Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et d’août, en métropole ou dans les départements d’outre mer», a annoncé le premier ministre. Tout en ajoutant cependant qu’«il n’y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se manégeant ainsi l’hypothèse d’une seconde vague de l’épidémie et de possibles «restrictions très localisées». Il a promis par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d’annulation de leur réservation liée au Covid.»

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé. «Si l’épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin». Des mesures sans doute utiles mais qui n’empêcheront pas une énorme vague de défaillances et de licenciements surtout sans perspectives de reprise des activités.

 

Tourisme : marasme mondial

Tourisme : marasme mondial

Globalement l’activité touristique dans le monde représente à peu près 10 % du PIB et au moins autant en matière d’emploi. Dans certains pays c’est primordial car  cette activité peut représenter jusqu’à 25 % du PIB. Or le Coronavirus aura bloqué pendant plusieurs mois cette activité essentielle. Pour l’instant, les autorités publiques commencent aborder sérieusement cette question mais les mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Le premier ministre français a annoncé un certain nombre de dispositions pour aider financièrement et fiscalement les acteurs du tourisme mais la question centrale est celle de la reprise des activités dont on ne sait pas quand elle va intervenir et dans quelles conditions

De son côté L’Europe  aussi essaye de traiter le dossier.

L’union européenne commence donc à s’interroger pour voir comment elle pourrait relancer une activité actuellement en état de mort clinique. Pour l’instant la réflexion de l’union européenne apparaît bien maigre;  elle se concentre uniquement sur les conditions de remboursement de prestations touristiques déjà payées mais non effectuées en raison du Coronavirus.

La problématique est évidemment plus large. La première urgence , c’est   de limiter les dégâts de l’immense vague de défaillances d’entreprises et d’organisations qui  se prépare. La seconde est d’ imaginer des labels qualité qui garantissent  le respect de normes d’hygiène.

Pour la France en particulier cela supposerait que les vacances ne soient pas toutes concentrées sur seulement deux mois. De toute façon, cette réflexion ne peut être utile que si elle est menée avec les acteurs économiques sinon on risque de déboucher sur des dispositions de nature technocratique inopérantes  tant sur le plan économique que  sanitaire.

.

En attendant ,l ’Allemagne et 11 autres pays de l’UE ont demandé à la Commission de suspendre le règlement européen disant que les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière sont tenues de rembourser intégralement les vols et les voyages.

Ces pays proposent à la place de ce remboursement un bon d’achat. En réponse à cette suggestion, l’exécutif européen va dire aux Etats membres de l’UE qu’ils doivent garantir ces bons, afin de convaincre les clients de les accepter, selon le document vu par Reuters.

“Pour encourager les passagers et les voyageurs à accepter ces bons d’achat plutôt qu’un remboursement, ils devraient être mis à l’abri de la faillite de leurs émetteurs et rester remboursables, lors de l’expiration de leur validité, s’ils n’ont pas été utilisés”, lit-on dans le texte.

Le tourisme génère normalement quelque 150 milliards d’euros de recettes sur la période juin-août à la faveur notamment de 360 millions d’arrivées internationales, précise la Commission.

Cette dernière a dit vendredi souhaiter que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

“Notre industrie touristique est en grave danger”, poursuit la Commission dans son document, disant que 6,4 millions d’emplois pourraient disparaître dans le secteur, où les restaurants et hôtels ont fait état d’une chute de 50% de leurs chiffre d’affaires et les compagnie aériennes et les croisiéristes d’un plongeon des revenus pouvant atteindre 90%. Un bon constat, mais on attend autre chose de l’union européenne.

Hier le Premier ministre français a annoncé quelques mesures.

«Le fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration tourisme jusqu’à fin 2020»,. L’aide versée en ce sens pourra grimper jusqu’à 10.000 euros selon la taille d’entreprise..

Le gouvernement va aussi «renforcer les dispositifs de prêts». Un «prêt garanti État saison» (PGES) sera lancé avec des «conditions plus favorables que celle du PGE», a promis Édouard Philippe. Son plafond pourra atteindre «les trois meilleurs mois de l’année précédente», et non plus 25% du chiffre d’affaires. Une mesure qui permet de prendre en compte la saisonnalité des secteurs touristiques. «C’est pour un très grand nombre d’entreprises la possibilité d’avoir recours de façon bien plus importante à ces prêts, ce qui est évidemment une très bonne nouvelle», a lancé le premier ministre.

En outre, BPI France augmentera l’enveloppe qu’elle alloue aux «prêts tourisme» pour la quadrupler, de 250 millions d’euros à un milliard d’euros.

Enfin, a ajouté Édouard Philippe, les banques se sont engagées à «systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois». Jusqu’à aujourd’hui, ce report n’était proposé que sur 6 mois. «Un élément très important pour soulager la trésorerie des entreprises de ce secteur», estime le gouvernement.

Le secteur sera exonéré des cotisations sociales patronales dues entre mars et juin, a annoncé le gouvernement. Une exonération qui sera d’ailleurs prolongée tant que la fermeture de l’entreprise durera.

Par ailleurs, «un crédit de cotisation de 20% des salaires versés depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner leur reprise». Ce crédit, «une forme d’aide sans précédent», selon les termes du premier ministre, pourra concerner l’ensemble des cotisations. Selon le chiffrage du gouvernement, cela représente encore plus de deux milliards d’euros d’aide.

En ce qui concerne le chômage partiel, les entreprises du secteur pourront continuer d’y recourir au moins jusqu’à la fin septembre, voire plus loin encore si la reprise est trop lente.

Le gouvernement a fixé un cap pour l’été et se veut positif. «Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et d’août, en métropole ou dans les départements d’outre mer», a annoncé le premier ministre. Tout en ajoutant cependant qu’«il n’y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se manégeant ainsi l’hypothèse d’une seconde vague de l’épidémie et de possibles «restrictions très localisées». Il a promis par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d’annulation de leur réservation liée au Covid.»

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé. «Si l’épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin». Des mesures sans doute utiles mais qui n’empêcheront pas une énorme vague de défaillances et de licenciements surtout sans perspectives de reprise des activités.

 

La France prix Nobel du marasme économique

La France prix Nobel du marasme économique

 

La France a les meilleur penseurs mais les plus mauvais gestionnaires politiques. Un prix d’économie mérité pour Jean Tirole mais la France pourrait revendiquer cependant le prix Nobel du marasme économique. Ce que pense la presse. « A travers Patrick Modiano et Jean Tirole, nous voilà clairement réhabilités : la France n’est pas cette nation rabougrie dont la culture se serait éteinte et le génie dilué », s’enorgueillit La Dépêche du midi sous la plume de Jean-Claude Souléry. « Le Nobel est Toulousain » ne manque d’ailleurs pas de titrer le quotidien de la Ville rose. « Cette péninsule à l’extrémité de l’Eurasie n’est pas seulement capable de ne fabriquer que de la neurasthénie à la finlandaise. La France sait aussi créer, inventer, innover », se félicite également Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain.  Mais une fois exprimée la satisfaction de voir la France récompensée deux fois la même année par l’académie suédoise, la presse relève le drôle de contexte de cette prestigieuse récompense.  »Il s’agit d’une ‘fierté’ (dixit François Hollande), autant que d’un paradoxe. Car, jamais la situation intérieure n’aura paru aussi mauvaise », remarque Philippe Marcacci dans L’Est républicain. « Il y a une certaine ironie à voir la France gratifiée d’un prix Nobel d’économie, alors même qu’elle risque de voir son budget retoqué par la Commission européenne ! De la distance entre théorie et pratique… », ajoute Daniel Muraz dans Le Courrier picard. Ce qui fait dire à Jean-Louis Hervois de La Charente libre que « la France sait tout de l’économie mais elle semble trop souvent ne rien y comprendre ».  »Les mauvaises langues auront vite pensé que les Français savent mieux parler économie que la gérer », estime Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Pour L’Alsace et Raymond Couraud, « aux yeux de l’étranger, le Nobel de Jean Tirol sonne un peu comme le prix Sakharov des droits de l’Homme, que l’on décerne chaque année à un dissident incompris et maltraité dans son pays ». Car, « il est vrai qu’avec 2.000 milliards d’euros de dette, la France n’est pas à la veille d’obtenir le prix Nobel des bonnes économies », conclut Jacques Camus (La Montagne/Centre France).

 

Immobilier : le marasme du secteur du logement

Immobilier : le marasme du secteur du logement

 

Ce n’est pas une crise passagère mais une crise structurelle qui affecte le secteur du logement. Hollande avait promis 50 000 logements neufs par an, il y en a eu 300 000 en 2013, en 2014 c’est pire, on atteindra péniblement 250 000. En cause surtout le manque de solvabilité de primo-accédants. Dans le contexte économique e et social actuel, il n’est plus possible de financer avec les revenus du salaire un bien dont le coût set en moyenne de 220 000 euros (2 à 3 fois plus en région parisienne). Cela implique de disposer due revenu de 5000 euros mensuels pour accéder aux financements. Tout doit donc être à revoir d’abord le prix des logements beaucoup trop excessifs, ensuite l’apport initial, le taux ,  durée  des prêts et  les conditions d’accès au foncier  Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment, livre quelques pistes pour venir à bout de la crise du logement en France.( intreview le Figaro)

 

Que préconisez-vous pour relancer le logement?

Il manque près d’un million de logements en France, en raison d’une pénurie de l’offre. Ce n’est pas un excès de réglementation qui fera repartir le marché. La solution est simple: il faut débloquer des terrains. La mobilisation du foncier public a trop traîné. On peut compter sur les doigts d’une main les dossiers qui ont abouti. L’État doit prendre le taureau par les cornes et tordre le bras aux récalcitrants. Côté privé, il faut inverser la fiscalité pour inciter les propriétaires de terrains constructibles à les céder rapidement.

Faut-il aider davantage les ménages à financer leurs acquisitions?

Sur le volet de l’investissement locatif – un marché aujourd’hui complètement bloqué -, nous voulons élargir le dispositif de défiscalisation Duflot pour permettre à un propriétaire de louer son appartement à ses parents ou à ses enfants.

Pour les primo-accédants, il faut s’attaquer sérieusement à la question de l’apport. Avec le prêt à taux zéro, nous disposons d’un bon outil. Mais il faut différer encore son remboursement. Si le remboursement du prêt à taux zéro intervient non pas au bout de cinq ans mais de douze à quinze ans, les banquiers considéreront ce prêt comme un véritable apport et non pas comme un simple crédit à taux bonifié.

 

Quelle est l’urgence de la situation pour votre profession?

Depuis 2008, l’activité dans la construction a baissé de 18 %. Les entreprises ont fait leur possible pour protéger leurs salariés. Les effectifs n’ont fléchi que de 6 %. Mais si le rebond promis tarde encore, nous serons obligés d’ajuster la main-d’œuvre. Un million cent cinquante mille emplois sont en jeu dans le bâtiment.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol