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Un plan qui manque de relance immédiate

Un plan qui manque de relance immédiate

L’économiste Alain Trannoy épluche les véritables chiffres du plan de relance annoncé le 3 septembre et note que le fameux plan de 100 milliards n’est pas prêt d’être dépensé puisque notamment 5 milliards seulement concerneront l’année 2000.

Tribune. Le plan de relance reste imposant, même quand on regarde les chiffres d’un peu près. Il faut un peu de patience pour lire et relire les trois cents pages des annexes du dossier de presse qui détaillent par le menu les cent dix mesures prévues (voir PDF). Mais cette lecture révèle des informations imprévues qui permettent de porter un jugement plus informé sur celui-ci.

La première surprise réside dans le fait que les annonces gouvernementales majorent d’environ 7 milliards d’euros les sommes qui seront effectivement dépensées sur la période 2020-2022, la période de référence du plan de relance. Celui-ci ne coûtera aux finances publiques que 93 milliards, et non pas les 100 milliards d’euros claironnés. Sont en effet inclus 6,6 milliards d’euros d’investissement (plan santé, programme d’investissements d’avenir/PIA) qui ne seront décaissés que les années ultérieures.

La seconde information concerne la chronologie des dépenses. Cette information capitale est pourtant absente du dossier de presse. Un tiers du plan de relance, soit 30 milliards, ne sera déboursé qu’en 2022. Comme une partie notable des dépenses positionnées cette année-là concerne des dépenses d’investissement sur appel d’offres, leurs effets bénéfiques ne se feront pas sentir avant mai 2022, date de l’élection présidentielle. Il sera difficile d’accuser le président Emmanuel Macron d’électoralisme, car le futur candidat ne bénéficiera pas à plein des dépenses décidées par le président !

Le quatrième trimestre de 2020 ne se voit octroyé qu’une petite fraction du total, 5 milliards, et le gros des dépenses, 58 milliards, aura donc lieu en 2021. Pour cette année cruciale, la question que se posent de nombreux économistes est de connaître la part qui peut être qualifiée de relance keynésienne sous forme de soutien à la demande, en opposition à la politique de l’offre qui vise à maintenir les capacités de notre appareil productif.

A cette dernière, que l’on peut qualifier de défensive – il s’agit par là même d’éviter les faillites et la spirale dépressive sur les fournisseurs, qui, faute d’être payés, sont obligés de mettre la clé sous la porte –, sont consacrés 23 milliards d’euros sur les 58 milliards en 2021, soit 40 % du total.

Economie: un manque de confiance économique et politique

Economie: un manque de confiance économique et politique

 

La plupart des experts considèrent que la reprise mondiale dépendra surtout des consommations intérieures lesquelles vont nourrir en même temps les échanges internationaux. Certes, on parle de relocalisation mais il faudra du temps pour que soit refondée les systèmes de production, d’échange et de distribution.

La  France a subi une dépression nettement plus importante que les pays équivalents avec une baisse de l’activité d’environ 14 % au second trimestre. Pour l’ensemble de l’année, on sera proche d’une diminution de l’activité de l’ordre de 10 %.  La consommation ne repart pas vraiment en France du fait de l’attentisme des ménages qui préfèrent épargner ( ceux  qui le peuvent évidemment);  une épargne qui représente de l’ordre de 450 milliards sur les livrets et à peu près la même somme sur les comptes courants.

La responsabilité en incombe largement pouvoir politique dans lesquels les Français n’ont aucune confiance en France, en particulier en ce moment où Macron se traîne avec autour de 60 à 70 % d’opposition. De ce point de vue, la crise sanitaire, champ normalement plus consensuel n’a strictement rien changé. Les Français de manière très majoritaire n’ont aucune confiance dans un gouvernement à la stratégie trop floue. Or précisément ce flou est alimenté par la crainte du gouvernement de contrarier telle ou telle partie des électeurs. Une sorte de cercle vicieux : la peur du gouvernement alimente la crainte des ménages qui elle-même nourrit l’incertitude politique et économique.

D’une certaine manière, Macron est le pire ennemi de l’économie. Il n’inspire aucune confiance et cela depuis longtemps. Non seulement dans le domaine économique mais aussi dans d’autres champs comme celui de l’insécurité et même concernant la situation sanitaire Tout montre  jusqu’à maintenant que les ménages sont très dubitatifs quant à la dynamique de reprise.  La confiance dans l’économie ne pourra repartir que s’il y a confiance dans le pouvoir politique. Or la confiance du pouvoir politique est complètement hypothéquée par un triste bilan au plan économique, social et même sociétal. Le pire pour le pays, c’est que le pouvoir est tellement discrédité qu’il peut y compris annoncer des mesures pertinentes sans provoquer la moindre adhésion, ne pouvant susciter que l’indifférence voire le rejet. Le retour de la confiance économique n’est pas demain dans un pays où le pouvoir politique est à ce point disqualifié.

Perspectives économiques France : un manque de confiance économique et politique

Perspectives économiques France : un manque de confiance économique et politique

 

La plupart des experts considèrent que la reprise mondiale dépendra surtout des consommations intérieures lesquelles vont nourrir en même temps les échanges internationaux. Certes, on parle de relocalisation mais il faudra du temps pour que soit refondée les systèmes de production, d’échange et de distribution.

La  France a subi une dépression nettement plus importante que les pays équivalents avec une baisse de l’activité d’environ 14 % au second trimestre. Pour l’ensemble de l’année, on sera proche d’une diminution de l’activité de l’ordre de 10 %.  La consommation ne repart pas vraiment en France du fait de l’attentisme des ménages qui préfèrent épargner ( ceux  qui le peuvent évidemment);  une épargne qui représente de l’ordre de 450 milliards sur les livrets et à peu près la même somme sur les comptes courants.

La responsabilité en incombe largement pouvoir politique dans lesquels les Français n’ont aucune confiance en France, en particulier en ce moment où Macron se traîne avec autour de 60 à 70 % d’opposition. De ce point de vue, la crise sanitaire, champ normalement plus consensuel n’a strictement rien changé. Les Français de manière très majoritaire n’ont aucune confiance dans un gouvernement à la stratégie trop floue. Or précisément ce flou est alimenté par la crainte du gouvernement de contrarier telle ou telle partie des électeurs. Une sorte de cercle vicieux : la peur du gouvernement alimente la crainte des ménages qui elle-même nourrit l’incertitude politique et économique.

D’une certaine manière, Macron est le pire ennemi de l’économie. Il n’inspire aucune confiance et cela depuis longtemps. Non seulement dans le domaine économique mais aussi dans d’autres champs comme celui de l’insécurité et même concernant la situation sanitaire Tout montre  jusqu’à maintenant que les ménages sont très dubitatifs quant à la dynamique de reprise.  La confiance dans l’économie ne pourra repartir que s’il y a confiance dans le pouvoir politique. Or la confiance du pouvoir politique est complètement hypothéquée par un triste bilan au plan économique, social et même sociétal. Le pire pour le pays, c’est que le pouvoir est tellement discrédité qu’il peut y compris annoncer des mesures pertinentes sans provoquer la moindre adhésion, ne pouvant susciter que l’indifférence voire le rejet. Le retour de la confiance économique n’est pas demain dans un pays où le pouvoir politique est à ce point disqualifié.

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

« Nous n’allons pas tester tous les Français, ça n’aurait aucun sens, mais toutes les personnes présentant des symptômes. » avait  déclaré de manière très confuse le président de la république lors d’une intervention télévisée. Une affirmation complètement idiote car le dépistage massif constitue l’un des moyens de repérer et d’isoler les personnes malades.

C’est ce qui s’ est  pratiqué massivement dans plusieurs pays en Corée par exemple mais aussi plus près de nous en Allemagne. Il est vrai qu’en Allemagne on avait  réalisé 500 000 tests par semaine quand la France était  à peine capable d’en faire 70 000. La vérité c’est que la stratégie française s’aligne sur la situation de pénurie de tests.

C’est précisément cette absence de masques et de tests qui ont sans doute justifié de prolonger le confinement . Depuis le déconfinement, la philosophie a changé officiellement on a décidé de pratiquer largement les tests. Des tests qui globalement ne manquent plus mais qui ne peuvent pas être réalisés en fonction des besoins, faute de matériel surtout de personnel. Normalement les résultats d’un test doivent parvenir dans les 24 48 heures. Pour certains candidats potentiellement symptomatiques, il faut parfois attendre jusqu’à 15 jours pour cet examen. Finalement, la même inadaptation française que pour les masques au début de la crise sanitaire.

Masques: obligatoires: manque de courage et confusion pour les ERP ( établissement recevant du public )

Masques: obligatoires: manque de courage et confusion pour les  ERP ( établissement recevant du public )

 

Une nouvelle fois, ce qui va caractériser l’analyse du discours de Macron, c’est son manque de courage autant que sa confusion. Un manque de courage vis-à-vis du  masque. Et forcément une confusion. Faut-il rappeler qu’au départ ce port du masque a été tellement critiqué par les experts comme par le gouvernement. Aujourd’hui, on envisagerait de le rendre obligatoire mais uniquement dans les espaces publics clos (ERP) . Une espèce de définition particulièrement vague d’abord pour définir ce qui est public ou même parfois qui peut être considéré comme clos ou non, ou en partie. il aurait été tellement plus simple de déclarer que compte tenu d’une pandémie qui ne cesse de se développer partout dans le monde, une deuxième vague est incontournable et que le port du masque doit être obligatoire en dehors du domicile. Macron n’a pas pris cette décision par peur de ses propres contradictions et surtout par peur de mécontenter encore une opinion publique qui lui est de plus en plus hostile.- Emmanuel Macron a donc seulement annoncé mardi que le port du masque allait devenir obligatoire dans tous les lieux publics clos en France face à recrudescence de l’épidémie liée au coronavirus.

Lors d’une interview télévisée à l’occasion de la fête nationale, Emmanuel Macron a dit vouloir permettre à tout Français de se faire tester, même sans prescription médicale.

La France sera prête en cas de nouvelle vague épidémique, a aussi assuré le président de la République.

“Nous sommes en train de tout faire pour éviter une nouvelle vague et de faire une approche différenciée si elle apparaissait”, a-t-il précisé. “Si on ne veut pas de deuxième vague, ça dépend de nous.”

Les autorités ont fait le nécessaire pour que la rentrée des classes se déroule “dans des conditions quasi normales”, a aussi souligné Emmanuel Macron.

Si un vaccin contre le coronavirus était trouvé, “la France sera servie parmi les premiers pays”, a aussi déclaré le chef de l’Etat, alors que le groupe français Sanofi travaille à l’élaboration d’un vaccin contre le virus qui a fait plus de 30.000 morts en France et reste très actif dans le monde.

Manque d’électricité l’hiver prochain ?

Manque d’électricité l’hiver prochain ?

Encore un effet Coronavirus qui aura retardé nombre d’opérations d’entretien donc de capacité de production d’EDF. Cette capacité de production pourrait être réduite mais cependant suffisante pour affronter les besoins de l’hiver prochain. En fait,  tout dépendra de la rigueur de la température et à quelques degrés près la France pourrait manquer d’énergie électrique

 

“En situation de normales saisonnières, où il n’y a pas d’excès de froid, la sécurité d’approvisionnement est assurée sans utiliser quelque autre levier que ce soit ; le parc suffira”, a dit François Brottes lors d’une conférence de presse avec Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire.

“Néanmoins, en cas de froid plus rigoureux – si on est en-dessous de trois degrés, sept degrés voire un peu plus -, nous aurons à faire face et à devoir faire appel à d’autres moyens que le parc de production qui sera disponible.”

Alors que l’équilibre entre offre et demande est habituellement sensible autour de janvier et février, la vigilance sera ainsi de mise dès fin octobre et début novembre.

“Il n’est pas question, il n’est pas envisageable et il n’est pas envisagé quelque ‘black-out’ que ce soit”, a toutefois ajouté François Brottes, rappelant que la France pouvait activer toute une série de “leviers” pour s’adapter.

Parmi ces solutions figurent les économies de chauffage des bâtiments, la diminution de la tension sur les réseaux ou encore la réduction et le report volontaires de la demande de certains consommateurs (“l’effacement”), en particulier des industriels.

RTE estime aussi que les pays voisins de la France seront en mesure de lui fournir de l’électricité au cours de l’hiver prochain et que le pays pourra compter sur 10 GW de disponibilité d’importation en cas de besoin.( notons qu’on en exportait précédemment)

En dernier recours, si la France venait à épuiser l’ensemble de ces “leviers”, qui représentent 18 GW équivalant à la puissance de 18 réacteurs nucléaires, des coupures ciblées, temporaires et maîtrisées – des “délestages” – pourraient toutefois s’avérer nécessaires. Bref si tout va bien, si la demande n’est pas trop excessive, si la température est clémente et on s’habitue à certains délestages, la production pourrait être satisfaisante. Pas trop rassurant comme message.

 

«Gestion de la crise sanitaire: un vrai manque de clarté (Hervé Novelli)

«Gestion de la crise sanitaire: un vrai manque de clarté (Hervé Novelli)

Chonique d’Hervé Novelli.

 

 

« L’expression « politique profonde » (deep politics) remonte aux années 1990. Le professeur Peter Dale Scott de l’université de Berkeley publie alors un ouvrage dans lequel il parle de système politique profond. Il y explique que le gouvernement des Etats-Unis est influencé par un milieu confidentiel et restreint qu’il appelle « l’Etat profond ». Il précise : « Ce que j’appelle “Etat profond” aux Etats-Unis n’est pas une institution formelle, ni une équipe secrète, mais plutôt un cercle de contacts de haut niveau [...] par lequel le pouvoir politique est susceptible d’être dirigé. »

Selon ce concept, il existerait, à côté, ou mieux encore, à l’intérieur des pouvoirs publics, une politique s’imposant aux acteurs traditionnels, décidée en dehors d’eux ou avec leur consentement, éclairé ou non. En somme, « l’Etat profond » est une autre façon de désigner les bureaucraties permanentes.

Jusque-là, on pensait que ce concept était difficilement applicable aux démocraties libérales. L‘exemple de la gestion de la crise sanitaire en France vient nuancer, à tout le moins, ce jugement.

Ce qui est clair, c’est que notre pays s’est trouvé dans une situation de gestion calamiteuse des outils de lutte contre la pandémie. Je veux ici parler des besoins en masques, des tests, des appareils respiratoires, voire des lits de réanimations. Lorsque l’on observe de plus près, par exemple, la gestion du stock de masques depuis 2010, on constate que son amenuisement progressif, puis sa quasi-disparition, résultent de décisions administratives endossées par les pouvoirs politiques, de manière consciente ou non.

Ceci renvoie clairement à une caractéristique bien connue de notre pays : celle d’une haute administration forgée souvent à l’ENA, en symbiose avec le pouvoir politique et inamovible, c’est-à-dire survivant aux alternances quelles qu’elles soient.

Elu député dans les années 1990, j’avais identifié les causes de l’inefficacité du système politique français par la prééminence du pouvoir administratif à la faveur de son inamovibilité. La bureaucratie qui assaille notre pays en résulte largement. J’avais déposé à l’époque une série de propositions pour lutter contre ce mal français.

Cumul. Trois me semblent toujours d’actualité. D’abord la réforme de la fonction publique par l’introduction d’un spoil system à la française permettant de renouveler tous les postes de la haute administration à chaque changement présidentiel (une proposition formulée par Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017). Ensuite, l’impossibilité de cumuler une appartenance à la fonction publique avec l’exercice d’un mandat national. Je cite, enfin, aussi l’évolution de la formation à la haute administration dispensée par l’ENA, maintes fois annoncée et toujours différée…

Les difficultés de maîtrise de la crise sanitaire jettent une lumière crue sur « l’Etat profond » à la française. Elles peuvent avoir le mérite, si l’on en prend conscience, d’expliquer que nombre de politiques menées ces dernières décennies ont été plus le fait de convictions administratives que de choix émanant clairement du pouvoir politique avec le résultat que nous connaissons. Il devient urgent d’en tirer les conséquences ! »

Ex-ministre du Commerce, des PME et de l’Artisanat du gouvernement Fillon, Hervé Novelli est porte-parole de la Fondation Concorde.

 » Une pandémie liée au manque de respect pour le monde naturel « ( Jane Goodall )

 » Une  pandémie liée au  manque de respect pour le monde naturel  »( Jane Goodall )

Si l’humanité continue d’ignorer les causes des zoonoses comme le Covid-19, elle risque d’être infectée par des virus encore plus redoutables, explique l’éthologue britannique , Jane Goodall  dans une tribune au « Monde ».

Un vendeur de canards dans un marché de Wuhan (Chine), le 6 avril. DARLEY SHEN / REUTERS

« Le monde est confronté aujourd’hui à des défis sans précédent. Au moment où j’écris, le Covid-19 a infecté plus de 3 millions de personnes à travers le monde, et au 29 avril, 218 386 personnes en sont mortes.

Actuellement, les personnes dans la plupart des pays sont confinées chez elles (seules ou en famille), elles ont adopté des mesures d’éloignement sanitaire et réduisent au minimum leurs sorties. Certaines entreprises ont totalement fermé, d’autres maintiennent leurs activités en télétravail, et tandis que certaines personnes sont en activité partielle, des milliers d’individus à travers le monde ont perdu leur travail. Le coût économique de tout cela est déjà catastrophique.

Nous suivons les actualités et prions pour que le confinement se termine de pays en pays, après que le pic d’infection et de mortalité est atteint et que la courbe épidémique baisse graduellement. Cela s’est déjà produit en Chine, où le coronavirus est apparu, grâce aux mesures strictes prises par le gouvernement chinois. Nous espérons qu’un vaccin sera développé rapidement et que notre vie pourra bientôt redevenir normale. Mais nous ne devons jamais oublier ce que nous avons enduré et ainsi prendre les mesures nécessaires pour empêcher la réapparition future d’une telle pandémie.

Ce qui est tragique, c’est qu’une pandémie de ce genre a depuis longtemps été prédite par les personnes étudiant les zoonoses – ces maladies qui, comme le Covid-19, se transmettent des animaux aux humains. Il est presque certain que cette pandémie a commencé avec ce mode de transmission au sein du marché aux fruits de mer de la ville chinoise de Wuhan, qui vendait aussi des animaux terrestres sauvages comme nourriture.

Lorsque les animaux sauvages sont vendus dans de tels marchés, souvent illégalement, ils sont gardés dans des cages étroites, entassés, et sont souvent abattus sur place. Les humains, tant les vendeurs que les consommateurs, peuvent ainsi être contaminés par des matières fécales, de l’urine, du sang et d’autres fluides corporels provenant d’une grande variété d’espèces – dont les civettes, les chauves-souris, les chiens viverrins ou encore les serpents. Cela crée un environnement particulièrement favorable aux virus pour se propager depuis leurs hôtes animaux jusqu’aux humains. Une autre zoonose, le SRAS, est apparue dans un autre marché de faune sauvage, dans la province de Guangdong.

La plupart des marchés humides (marchés d’animaux vivants) en Asie sont semblables aux marchés alimentaires que nous trouvons en Europe et aux Etats-Unis. Il y a des milliers de marchés humides en Asie et à travers le monde au sein desquels des produits frais – légumes, fruits et parfois également de la viande d’animaux d’élevage – sont vendus à prix bas. Et des milliers de personnes y font leurs courses plutôt que dans les grandes surfaces. »

La France manque de masques en vue du déconfinement

La France manque de masques en vue du déconfinement

Pour résumer, les besoins totaux pour une utilisation générale à  l’heure du déconfinement sont estimés à 600 millions par semaine alors que la France n’est capable de produire que 20 millions. Autant dire que le pays va dépendre quasi totalement des importations, ce qui explique particulièrement la durée du confinement. Dans le détail, les besoins sont évalués à 376 millions d’usages hebdomadaires pour les « secteurs à déconfiner en priorité » et à 600 millions pour « une utilisation plus globale ». L’ »usage » (en masques par semaine) est, en langage administratif, l’unité de mesure des besoins pour une personne qui en utilise deux par jour, cinq jours en moyenne. Le document précise qu’il faudra définir « un équipement minimal (2 à 6 masques) ».

« Au démarrage, le nombre d’unités disponibles sera nettement insuffisant pour donner plus d’un ou deux masques à chaque personne », s’inquiète le secrétariat d’État, qui est chargé au gouvernement du dossier des masques en tissu. Tout en se voulant rassurant : « La production et les importations continueront de s’accroître après le 11 mai et dépasseront cette cible à partir du 18 mai si les prévisions sont atteintes. » Ce constat d’un risque de pénurie temporaire étant fait, Bercy propose donc d’augmenter « encore la production en France » et de rechercher « de nouveaux producteurs étrangers pour diversifier [notre] risque fournisseur ».

Le document dresse aussi un état des lieux des besoins en masques chirurgicaux et FFP2 : 60 à 70 millions chaque semaine pour les secteurs de la santé et du social et les Ehpad ; 12 millions pour d’autres services publics et certaines entreprises. Les comparer au volume de la production en France permet de mesurer l’état de dépendance du pays. La note de Bercy estime en effet mi-avril que « la production française de masques à la norme pourrait s’élever à : 11,4 millions de masques chirurgicaux et 6,8 de FFP2″. S’il est atteint, ce volume restera insuffisant – d’où le recours à des importations massives.

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

 

« Nous n’allons pas tester tous les Français, ça n’aurait aucun sens, mais toutes les personnes présentant des symptômes. » a déclaré de manière très confuse le président de la république lors de son intervention télévisée. Une affirmation complètement idiote car le dépistage massif constitue l’un des moyens de repérer et d’isoler les personnes malades.

C’est ce qui est  pratiqué massivement dans plusieurs pays en Corée par exemple mais aussi plus près de nous en Allemagne. Il est vrai qu’en Allemagne on réalise 500 000 tests par semaine quand la France est à peine capable d’en faire 70 000. La vérité c’est que la stratégie française s’aligne sur la situation de pénurie de tests.

C’est précisément cette absence de masques et de tests qui ont sans doute justifié de prolonger le confinement jusqu’au 31 mai car la France ne dispose pas des moyens de combattre avec efficacité le virus. La comparaison des chiffres avec l’Allemagne est terrible. L’Allemagne ne compte en effet que de leurs 3000 à 4000 morts tandis que la France a largement dépassé les 15 000 morts. La preuve que le système sanitaire allemand est beaucoup plus efficace, aussi beaucoup mieux géré que le système bureaucratique français.

France: le manque dramatique de matériel de protection du personnel soignant

France: le manque dramatique de  matériel de protection du personnel soignant

Depuis le début de la crise le personnel soignant en général et les médecins de ville ne cessent de réclamer du matériel de protection en particulier des masques. À chaque fois qu’est évoqué ce manque dramatique, les autorités répondent qu’elles ont passé des commandes. Malheureusement on ne voit rien arriver ou  presque sur le terrain ou alors  au compte-gouttes. Il faudrait que ces commandes ne soient pas  de toute façon dimensionnées par rapport aux besoins , pas seulement du personnel médical mais aussi de tous ceux qui sont en contact fréquent avec le public comme par exemple les caissières de grands magasins ou encore les transporteurs livreurs, les forces de l’ordre.

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a demandé lundi au gouvernement français de fournir au personnel soignant tout le matériel nécessaire pour se protéger du coronavirus, qui a, selon lui, coûté la vie à trois praticiens.“Trois médecins investis dans la lutte contre la pandémie du coronavirus COVID-19, dont deux médecins libéraux, un généraliste et un spécialiste, sont décédés”, dit-il dans un communiqué. “Si ces médecins disparus font l’honneur du métier, tous les soignants se projettent en eux et s’interrogent.

Leurs interrogations sont plus que légitimes alors que  le nombre de professionnels de santé contaminés et malades, en ville, comme à l’hôpital et dans le secteur médico-social, ne cesse de progresser parce qu’ils n’ont pas reçu en temps utile les équipements indispensables à leur protection”, poursuit-il.

 

“Certes, le gouvernement s’est enfin décidé à abattre des cartes et à faire la lumière sur l’état de ses stocks de masques et la prévision de production, mais cela vient hélas un peu tard. A présent, le SML réclame que tout ce qui est possible soit mis en œuvre sans tarder afin que les médecins libéraux, et tous les soignants, bénéficient de mesures sérieuses de protection afin d’éviter de nouvelles morts”, ajoute le syndicat.

Tous les acteurs qui interviennent au domicile des patients doivent, selon lui, être équipés d’un matériel complet de protection incluant masque, lunettes, gants, blouses et charlottes jetables, ainsi que du gel hydroalcoolique, “afin non seulement de protéger les soignants, mais aussi de protéger les patients”.

« Coronavirus, les politiques ont manqué de courage »

« Coronavirus, les politiques ont manqué de courage »

 

Pour Yves Sintomer, professeur de science politique, les politiques ont manqué de courage ( tribune dans le Monde)

« La gestion de cette crise est à l’image de la politique menée sur d’autres fronts : un mélange d’amateurisme, d’improvisation et d’arrogance. Les simples citoyens ont été privés des débats nécessaires sur les choix à faire, estime le politiste Yves Sintomer

L’explosion de la pandémie de Covid-19 est un révélateur : la politique est en état d’apesanteur. La soirée électorale du dimanche 15 mars en témoigne, où l’on parla davantage du coronavirus que des résultats.

Poussée par la crise sanitaire, l’abstention atteint des records historiques, passant à plus de 55,25 %. Cela accélère un déclin continu depuis 1977 (où elle n’était que de 21,1 %). La République en marche (LRM) encaisse une débâcle : elle n’enregistre que des succès de second plan, elle est en échec dans la plupart des grandes villes et va sans doute perdre Lyon, l’une des rares qu’elle tenait.

Elle fait piètre figure à Paris, qui avait plébiscité l’actuel président en 2017. Curieusement, le mardi 17 mars, en fin de journée, le ministère de l’intérieur n’avait pas encore publié les résultats nationaux agrégés. Macron a réussi à dilapider l’essentiel de son capital politique. Après Sarkozy et Hollande, il s’agit du troisième président à connaître l’impopularité peu de temps après son élection.

Comment fallait-il réagir, si cela se produisait ? En laissant faire, au prix d’une mortalité très élevée, afin d’atteindre une immunité collective rapide des populations ? En menant une politique modérée d’atténuation, visant à aplanir la courbe de diffusion du virus afin que le système de soins puisse parvenir à gérer la maladie ? En tentant d’endiguer le virus par des mesures radicales ? Les modèles se sont affinés, mais il était possible de discuter des leçons tirées des cas de la Chine et des autres pays asiatiques en passe de vaincre la pandémie, comme Hongkong, Taïwan, Singapour et la Corée du Sud. »

Retraites: manque de confiance dans la réforme (Jean Pisani-Ferry)

Retraites: manque de confiance dans la réforme (Jean Pisani-Ferry)

Jean Pisani-Ferry, Professeur ­d’économie à Sciences Po , un  des inspirateur de la réforme,  souligne cette nécessité et en même temps les incertitudes facteurs d’inquiétude relatifs notamment à l’indexation.

 

 

« Pour la grande majorité des actifs, et en particulier pour les plus jeunes, la question la plus lourde, en matière de retraites, est de savoir sur quel niveau de pension ils vont pouvoir compter demain. Alors que le régime universel par points se voulait une réponse à la montée de l’anxiété face à l’avenir que signalent toutes les enquêtes, le projet de réforme du gouvernement n’a jusqu’ici réussi qu’à attiser les angoisses. Et, alors que l’enjeu de la sécurisation des pensions devrait être au centre des débats sur le futur système, il est largement occulté par les controverses sur l’âge pivot et les régimes spéciaux.

Un régime par répartition est un contrat par lequel les actifs investissent collectivement dans les performances économiques futures du pays. Au lieu d’acheter des titres financiers, comme avec la capitalisation, ils acquièrent collectivement des droits sur la croissance à venir. L’objet des règles de la répartition est de définir avec précision ces droits.

La Sécurité sociale de l’après-guerre avait généralisé des droits qui se sont révélés insoutenables. Les réformes engagées à partir des années 1990 les ont donc remis en cause, en particulier en indexant les droits accumulés chaque trimestre (ce qu’on appelle « les salaires portés au compte ») sur les prix, au lieu des salaires. Combinée aux mesures d’âge qui se sont succédé, cette mesure subreptice mais puissante a permis de ramener le régime par répartition au voisinage de l’équilibre. Ce mode d’indexation n’est cependant ni équitable – il pénalise celles et ceux dont la fin de carrière a été difficile – ni économiquement défendable. Contrairement à ce que disent tous les avocats du statu quo, le temps est venu de définir, pour l’avenir, de nouvelles règles de revalorisation des droits.

Cette redéfinition figure dans le projet de loi. Les principes en sont posés : les droits – c’est-à-dire à la fois la valeur du point et son taux de conversion en pension, qu’on appelle « valeur de service » – seront indexés sur le revenu moyen par tête (la polémique qui s’est ouverte sur cet indice est sans objet car rien ne fait obstacle à sa mesure objective) ; l’âge d’équilibre évoluera en fonction de l’espérance de vie ; les pensions elles-mêmes seront, comme aujourd’hui, indexées sur les prix.

Mais le texte en discussion au Parlement reste elliptique sur plusieurs points importants : l’indexation ne sera complète qu’en 2045 ; elle s’appliquera par défaut, en l’absence de décision en sens contraire de la caisse de retraite ou du gouvernement ; et elle sera soumise à une règle d’or imposant le respect de l’équilibre financier sur cinq ans. »

Retraites : « manque de clarté du gouvernement », jugent les économistes Aghion, Bozio, Martin et Pisani-Ferry

Retraites : « manque de clarté  du gouvernement », jugent les économistes Aghion, Bozio, Martin et Pisani-Ferry

 

les économistes qui ont largement  inspiré le programme du candidat Macron estime que le gouvernement a péché par manque de clarté..Tribune de Aghion, Bozio, Martin et Pisani-Ferry( extraits )

 

 » Le débat sur les retraites est mal engagé. Alors que les réformes des trente dernières années avaient pour but de réduire le poids des pensions dans le produit intérieur brut (PIB) de la France, ce n’est pas le cas du projet de système universel qui, pourtant, fait l’objet d’un procès en régression sociale. Et, alors qu’il vise à instaurer l’égalité des règles entre professions et statuts, il lui est reproché de piétiner l’impératif de justice.

Disons-le d’emblée, nous regardons l’établissement d’un système universel et transparent comme une réforme de progrès. Elle est nécessaire pour que les Français retrouvent confiance en la retraite par répartition et la solidarité qu’elle traduit. Elle est nécessaire pour cesser de pénaliser la mobilité professionnelle et la prise de risque dans une économie soumise à de grandes mutations. Le principe qui la fonde, « à cotisations égales, retraite égale », traduit l’équité des règles d’acquisition des droits contributifs. Il est pleinement compatible avec le renforcement de la solidarité du système et la prise en compte de la pénibilité. Dans un tel système, plus rien ne justifiera les régimes spéciaux.

Pour réussir une réforme aussi ambitieuse, il faut de la clarté sur sa finalité, sur ses paramètres, sur la gouvernance future du système et, enfin, sur les conditions de la convergence des différents régimes existants. Cette clarté a jusqu’ici manqué. Pour convaincre, le gouvernement doit sans délai y remédier.

Les objectifs centraux de la réforme – lisibilité, sécurité, confiance, équité – ont été obscurcis par des considérations budgétaires qui détournent de l’essentiel.

Bien entendu, la solidité d’un système de retraite par répartition repose sur son équilibre financier. Mais vouloir mener de pair réforme systémique et réforme de financement, c’est risquer de brouiller les enjeux.

Il faut d’ailleurs souligner que le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) ne sonne pas l’alarme sur l’équilibre de la répartition : les dépenses sont stabilisées autour de 14 % de PIB. Le COR projette certes des recettes moins dynamiques et donc un déficit mais, dit-il, c’est largement en raison d’une hypothèse de freinage des rémunérations et de baisse de l’emploi dans la fonction publique. Il est aussi absurde de justifier la nécessité de mesures d’âge par la baisse du nombre de fonctionnaires que de prétendre qu’il suffit à l’Etat d’en embaucher pour financer les pensions. »

 

 

 

Retraites: « un manque de clarté» ( Gérard Larcher)

Retraites: « un manque de clarté» ( Gérard Larcher)

 

 

Le président du Sénat à juste titre reproche un grand manque de clarté de la part du gouvernement concernant la philosophie, les objectifs et les modalités de la réforme des retraites. Ils note aussi les nombreuses contradictions des différents responsables notamment de la clause du grand-père. Pour autant Gérard Larcher estime que la réforme est indispensable notamment que l’âge de la retraite est posé avec l’entrée tardive sur le marché du travail (en moyenne actuellement autour de 23 ans). Il estime cependant incontournable l’augmentation des cotisations et la baisse des pensions avec des aménagements pour les travaux pénibles. Pas forcément une grande différence avec les intentions du gouvernement mais une démarche plus claire. Le président du Sénat évoque la légitimité politique du président largement atteinte par le manque de confiance de l’opinion à son égard

«Il y a, depuis maintenant deux ans et demi, un problème de cap et de méthode», a asséné Gérard Larcher sur le plateau du «Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI». À la veille d’une grève de grande ampleur, pour protester contre la réforme des retraites mise en place par le gouvernement, le président du Sénat estime que l’exécutif doit se remettre en question. «Il y a un problème de cap, parce qu’il n’y a pas de cohésion globale des méthodes. Les Français n’y comprennent rien, c’est anxiogène. Il y a également un problème de méthode, qui vient du mode de gouvernance du président, trop vertical».

Sans apporter explicitement son soutien au mouvement de grève du 5 décembre, Gérard Larcher a rappelé: «le droit de grève est un droit constitutionnel, qui permet d’envoyer des alertes». Pour lui, la responsabilité de la colère sociale incombe, d’abord, au gouvernement, qui entretient «l’opacité» sur la réforme des retraites. «Nous participons d’abord à deux colloques, puis on nous parle de l’âge pivot, puis le président évoque dans un avion la clause du grand-père, avant que son premier ministre ne rétropédale. Il faut clarifier les choses, il nous faut un texte, et engager un vrai dialogue», soutient le président du Sénat.

Gérard Larcher demande à ce que «trois réalités soient prises en compte»: l’augmentation des cotisations, la baisse des pensions, et la question du paramètre de l’âge. «Arrêtons de ne pas dire la vérité aux Français, rebondit-il, à ce sujet. La question de l’âge est posée, avec l’augmentation de l’espérance de vie et l’entrée tardive dans le monde du travail. Nous passerons à 63 ans, puis probablement à 64 ans».

Se prononçant, malgré tout, pour la fin des régimes spéciaux, Gérard Larcher estime, toutefois, qu’il faudra «définir de nouvelles pénibilités». «Je suis pour un régime par point, jusqu’à un plafond de la sécurité sociale. Je préconise un régime universel de base, avec des régimes complémentaires obligatoires, et la disparition progressive des régimes spéciaux», détaille-t-il.

Pour répondre à la crise, le sénateur considère que le gouvernement devrait présenter un «document clair», pour permettre aux parlementaires et aux partenaires sociaux de dialoguer sur des propositions concrètes. «Je pense qu’aujourd’hui, la grande question, c’est la perte de confiance des Français dans la parole publique. Le président doit se rendre compte que le pays ne le croit plus», affirme-t-il, reconnaissant une détérioration de ses relations avec Emmanuel Macron.

La France manque de culture économique

La France manque de culture  économique

On peut sans doute se féliciter que le ministre de l’économie s’inquiète de la sous-culture française dans le domaine financier. Le problème c’est que cette sous-culture concerne aussi bien les élites que les Français moyens où les élèves. Pour preuve de cette incurie, l’état lamentable des finances publiques ( budget général ou budgets particuliers des services publics). On notera d’ailleurs que Macon a fait une croix sur la rigueur de gestion considérant même que le critère d’un déficit public de 3 % du PIB était obsolète ! La preuve sans doute que même à l’ENA un peu de culture économique (macro et micro) serait utile. Cela d’autant plus que la  dette  et le déficit public vont encore dériver cette année. Il y a quelques années une étude du groupe allianz démontrait que lors d’un classement des connaissances financières,  la France se situait  en dernière position des 19 pays européens sondés un résultat confirmant l’ évaluation Pisa, réalisée en 2012 par l’OCDE auprès des élèves âgés de 15 ans. « Les résultats des élèves français en culture financière sont inférieurs à la moyenne des 13 pays et économies de l’OCDE ayant participé à l’évaluation. Environ un élève sur cinq (19.4 %, contre 15.3 % en moyenne dans l’OCDE) n’atteint pas le niveau de compétence de base (niveau 2) en culture financière », écrit l’organisation internationale dans une note consacrée à l’Hexagone.

« C’est l’un des paradoxes de la France, nous avons du retard en matière de culture économique, mais nous sommes aussi une grande nation d’économistes. Notre défi, c’est que cette culture économique irrigue toute la population française », a commenté Bruno Le Maire qui veut améliorer la formation des Français en matière..

Dans cette optique, le comité stratégique d’éducation financière, qui rassemble pouvoirs publics, acteurs institutionnels, professionnels et associatifs, cible trois populations en priorité : les jeunes, les ménages en situation de surendettement ou de fragilité financière ainsi que les entrepreneurs. Les actions menées à leur égard doivent s’accélérer lors des prochains mois.

Aujourd’hui, cette introduction à l’éducation financière est dispensée par des salariés de la Banque de France, mais à terme, pour être généralisée, elle devrait l’être par les enseignants eux-mêmes, qui pourront s’appuyer sur des ressources pédagogiques mises à disposition par la banque centrale.

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, a par ailleurs rappelé que dans le cadre de la réforme du lycée, l’accent était désormais davantage porté sur la micro-économie. Selon lui, la présence de l’économie au collège et au lycée doit également s’effectuer à travers d’autres disciplines, comme les mathématiques où la question du calcul des taux d’intérêt peut être abordée.

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Neutralité carbone 2050 : il manque  20 milliards chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank, I4CE,  fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

 

Brexit: Boris Johnson ne manque pas d’air et veut un vaste accord commercial avec l’UE

Brexit: Boris Johnson ne manque pas d’air et veut  un vaste accord commercial avec l’UE

 

La force de Boris Johnson, mais aussi sa faiblesse, c’est d’être capable de dire tout et le contraire en 24 heures. Ainsi hier il affirmait que le Brexit dur c’est-à-dire sans accord commercial était incontournable. Aujourd’hui il indique qu’il est prêt à négocier un accord commercial avec l’union européenne. Le problème c’est que l’union européenne refuse de négocier à nouveau et considère que l’accord de transition passé avec Teresa May  n’est pas négociable. En fait il est difficile de connaître quelles perspectives exactes se donne Boris Johnson. Veut-il réellement un Brexit  dur sans concession voire même sans remboursement des sommes dues à l’union européenne. Au contraire veut-il faire semblant de renégocier l’accord de transition en se contentant d’une modification des termes de l’avant-propos qui accompagne l’accord. Boris Johnson utilise la stratégie de Trump en soumettant la sémantique à l’hystérie davantage pour satisfaire ses électeurs que pour atteindre un objet précis. La difficulté que rencontre Boris Johnson ne se trouve pas seulement avec l’union européenne mais aussi avec son parlement interne qui d’une certaine façon a voté  des dispositions pour cadenasser les espaces de liberté du Premier ministre britannique. «Ce que nous voulons faire, c’est établir un nouveau partenariat pour tout ce qui est important pour nous, collaborer sur la défense, la sécurité, le renseignement, la culture, la science, tout ce à quoi pour pouvez vous attendre», a ajouté Boris Johnson.

«Au cœur de tout cela, (il faut) un nouvel accord de libre-échange qui nous permette de reprendre le contrôle de nos droits de douane et de nos règlements, et d’agir différemment là où nous voulons le faire.» L’Union européenne a exclu de renégocier l’accord de Brexit conclu avec le gouvernement de Theresa May. De toute façon, assure Boris Johnson, le Royaume-Uni quittera l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord.

Le Premier ministre britannique a par ailleurs exclu tout nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, après celui de 2014 qui s’est conclu par une victoire du «non».

 

Le manque de diversité à la télévision d’après le CSA

Le manque de diversité à la télévision d’après le CSA

Une analyse du conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) confirme les raisons d’une certaine désaffection des médias classiques. Globalement ce qu’on constate, c’est la présence dans les programmes d’une vingtaine de chaînes étudiées des catégories aisées et qui véhiculent à peu près tous la même culture et le même mode de vie. Les autres catégories notamment les plus défavorisés sont très mal traitées et apparaissent peu sur le petit écran donnant ainsi une image relativement déformée de la société et de ce qu’elle pense Comme chaque année depuis 2009, le CSA a décortiqué les programmes (tous genres confondus) d’une vingtaine de chaînes (celles de la TNT gratuite et Canal+) durant deux semaines. Et sur les 1 450 heures étudiées, il s’est intéressé aux 37 100 personnes qui apparaissaient à l’écran. Franceinfo vous résume ses conclusions. Parmi les principales conclusions, le CSA note un « effort » des chaînes en ce qui concerne la représentation de la diversité des origines. La part des personnes « perçues comme non blanches » a ainsi progressé à 17%, contre 16% en 2016 et 14% en 2012.Mais cette progression est tirée par la fiction, une catégorie de programmes où le taux de personnes « non blanches » grimpe à 20%. Et cet effet est lié aux séries et films américains : le taux tombe à 14% dans les fictions françaises, et même à 10% si on exclut la chaîne ultramarine France Ô. En outre, dans les émissions de télévision, ces personnes sont surreprésentées dès qu’il est question d’activités  »marginales » ou illégales (43%) ou de personnes précaires (42%), observe le CSA.

Logement : un manque d’ « Elan »

Logement : un manque d’ « Elan »

 

 

Ce qui caractérise les réformes dites structurelles de Macron, c’est paradoxalement le coté Fourretout et bricolage. C’était déjà vrai la loi sur le social, c’est vrai pour la loi pacte sur l’économie et c’est encore vrai la loi sur le logement dit élan et qui en manque sérieusement. Initialement cette loi devait permettre de construire plus, mieux et moins cher notamment en modernisant et en simplifiant les normes. Quelques normes seront simplifiées mais pas forcément dans le bon sens quand on va supprimer l’autorisation de l’architecte des bâtiments de France pour des immeubles anciens (l’avis doit être seulement consultatif). On va encore densifier le bétonnage dans les zones très agglomérées en augmentant aussi la hauteur des bâtiments. On en profite pour supprimer les 100 % d’accessibilité de l’immobilier neuf pour le réduire à 20 %. La loi invente un curieux carnet numérique rendant compte de la consommation énergétique. La diminution des APL est  confirmée et le gouvernement va promouvoir le regroupement des organismes HLM. Un regroupement qui n’ira pas forcément dans le sens d’un aménagement plus équilibré du territoire. Comme cette loi traite aussi du numérique, l’objectif sera d’équiper les nouveaux bâtiments très hauts débit à partir de 2022. Notons cependant que le très haut débit sera forcément aussi installé dans les immeubles anciens car on voit mal le câble desservir uniquement les bâtiments neufs. Les centres-villes feront l’objet d’une opération de revitalisation de territoire. Enfin on reprend la perspective de transformation de bureaux en logements avec cependant les difficultés qu’on connaît en termes de coût et des éloignements. Cela ressemble vraiment à du fourretout et à du bricolage.

 

 

 

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