Archive pour le Tag 'manque'

Un manque d’électricité possible cet hiver ! ( La ministre écolo Pompili)

Un manque d’électricité possible cet hiver !  ( La ministre écolo Pompili)

 

La ministre écolo Pompili annonce que le pays pourrait être privé d’électricité à certains moments. De quoi sourire si la situation n’était pas aussi grave. En effet ,cette annonce d’insuffisance de production électrique intervient alors qu’on a fermé il y a peu la centrale nucléaire de Fessenheim. Une aberration car jusque-là non seulement la France ne manquait pas d’ électricité mais en plus elle en exportait. Depuis la fermeture de Fessenheim , la France importe de l’électricité y compris produite par des centrales au charbon. Bref ,un curieux bilan économique, énergétique et environnemental.

La ministre écolo tente cependant de rassurer en indiquant qu’il n’ira pas de Black out  total, encore heureux ? “Je veux rassurer, il n’y aura pas de black-out et de France dans le noir comme j’ai pu l’entendre, tout cela est bien géré”, a-t-elle dit.

“Normalement, si on est dans les (températures) moyennes de saison, ça devrait aller. Si on a des grosses vagues de froid, là il va falloir certainement faire de la régulation – travailler avec les industries pour qu’elles arrêtent leur production à certains moments (…)”, a-t-elle ajouté.

Une situation assez incroyable alors que la production électrique de la France constituait jusque-là un atout de compétitivité, on va désormais jusqu’à envisager d’arrêter la production à certains moments. Le résultat évidemment des orientations des écolos bobos qui entretiennent un rapport ésotérique avec les réalités techniques, économiques et même environnementales. Et Macron pour récupérer quelques voix des gauchistes écolos a accepté le sacrifice de Fessenheim comme Mitterrand avait accepté et pour les mêmes raisons le sacrifice de Tricastin.

Maurice Genevoix au Panthéon : « Ce courage français »….. qui manque à Macron

Maurice Genevoix au Panthéon : « Ce courage français »….. qui manque à Macron

Dans un discours d’une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron a voulu exalter ce qu’il appelle « le courage français » pour l’entrée de Maurice Genevoix au Panthéon. Un courage qu’il avait aussi souligné à propos de l’hommage récent au général De Gaulle

A l’occasion de l’hommage rendu au général De Gaulle, Macron, a évoqué l’esprit de résistance de l’ancien président et la fermeté de son action. Macron se veut, lui aussi, l’héritier de cet esprit incarné par le général De Gaulle. Une revendication partagée par bien d’autres et on tombe souvent dans l’idolâtrie désormais de l’extrême gauche à l’extrême droite.

 

Le problème de Macron c’est que si ces discours prennent quelquefois une certaine hauteur d’esprit par contre son action se caractérise par une grande mollesse. Macron est en fait gaulliste parfois dans les mots mais plutôt radical-socialiste dans l’action. Son fameux « en même temps »caractérise son hésitation permanente de tirer la France vers  le haut mais de se contredire avec une politique molle et contradictoire.

 

C’est vrai en ce moment ment à propos de la crise sanitaire ; visiblement Macron et  le gouvernement ne savent pas très bien où ils vont et comment. C’est vrai par rapport au problème central de l’islamisme, de la sécurité en général notamment dans les banlieues complètement délaissées depuis trois ans par Macron et qui hésite encore à propos d’un projet sur le séparatisme encore très flou. C’est également vérifié en matière économique où la France accuse le coup non seulement de la conjoncture mais aussi de l’évolution structurelle des modes de production et de distribution.

 

 Alors que l’Europe va enregistrer un recul d’environ 7,5 % du PIB en 2020, l’Allemagne, elle, connaîtra une baisse de seulement 5 % et la France un écroulement d’au moins 11 %. Évidemment mécaniquement cela augmente dramatiquement le chômage.

 

Il n’y rien il n’y a rien de gaulliste dans l’attitude concrète de Macron dans l’action politique se définit comme une sorte d’opportunisme politique permanent. Voir encore son comportement vis-à-vis de l’environnement avec des mots forts mais seulement quelques mesures de portée symbolique.

Amazon : la responsabilité d’un manque de compétitivité française

Amazon : la responsabilité d’un manque de compétitivité française 

Nicolas Marques, de l’Institut économique Molinari considère que le succès d’Amazon est aussi la conséquence en France d’un manque structurel de compétitivité de l’économie locale. ( Chronique dans la Tribune)

 

Tribune

Amazon se gave ? La réalité est bien plus complexe que ce propos à l’emporte-pièce. Si Amazon est une grande entreprise, ses marges sont loin d’être mirobolantes. Elles étaient de 4 % l’an passé dans le monde, en intégrant les activités de commerce à faible rentabilité et des activités bien plus rémunératrices dans la gestion des données et le cloud. Dans l’Hexagone, les marges d’Amazon France Logistique étaient de 3,25 %. Si elles sont supérieures à celles de nombre de petits commerçants, cela ne ressemble pas à un gavage.

Amazon logistique a fait dans l’Hexagone 19 millions d’euros de profits après avoir réglé 237 millions d’euros de rémunérations, 13 millions d’impôts de production et 17 millions d’euros sur les bénéfices. En moyenne, chacun des 5.700 salariés d’Amazon a bénéficié de 42.000 euros sous la forme de salaires, cotisations sociales et autres avantages sociaux comme la participation aux bénéfices. Il a rapporté 5.400 euros à l’Etat et aux collectivités locales sous la forme d’impôts calculés en fonction de l’outil de production et des bénéfices, Amazon touchant 3.300 euros de bénéfice par collaborateur. Au global, 83 % de la création de la valeur française est allée aux salariés, 11 % à l’Etat et 7 % à Amazon sous la forme de bénéfices. Prétendre que « Amazon se gave » n’est donc ni factuel, ni légitime. Notre ministre de la Culture devrait savoir que dans beaucoup de secteurs d’activités en France, les administrations publiques sont les premières à bénéficier de l’activité économique, devant les actionnaires.

Faiblesse structurelle de la rentabilité en France

Le vrai sujet n’est en fait pas chez Amazon, mais dans la faiblesse structurelle de la rentabilité de nombreuses activités françaises. Selon l’Insee, la rentabilité moyenne est d’à peine 6 % dans le commerce, le transport, la restauration ou la construction, voire de 5 % dans l’industrie. On s’accommode plus ou moins de ces mauvaises performances en temps normal, même si elles freinent le développement économique et expliquent notre incapacité à résorber le chômage. Avant même que la crise ne commence, nous avions 1,7 point de chômage de plus que nos voisins représentant 500.000 chômeurs en trop fin décembre 2019. Avec la crise, on redécouvre bien tard que nos entreprises sont mortelles. Or, la faiblesse de la rentabilité en France découle de deux problèmes structurels qui n’ont pas été traités correctement : le poids disproportionné des charges sociales et de la fiscalité de production, facteurs jouant contre la production et l’emploi.

 

D’une part, nous avons fait le choix de financer les retraites quasiment exclusivement par les prélèvements obligatoires, là où nos voisins les financent aussi grâce au rendement du capital, avec des fonds de pensions. Dans un contexte de vieillissement, ce choix est problématique pour les finances publiques, les retraites expliquant 59 % de la progression des dépenses et des déficits depuis 1959. Dans toute une série d’activités, les charges sociales obèrent anormalement les coûts. Si les pouvoirs publics multiplient les programmes de réduction de charges sociales pour limiter cet effet, ce qui creuse les déficits, le choix français reste problématique à long terme. Si nous avions eu la sagesse d’épargner en vue de la retraite comme nos voisins, nous aurions l’équivalent de 2 à 3 % du PIB en recettes supplémentaires chaque année, ce qui permettrait d’équilibrer nos comptes publics déficitaires structurellement.

La fiscalité de production surdimensionnée

D’autre part, la fiscalité de production, surdimensionnée en France, affecte particulièrement les activités à marges faibles, telles le commerce ou l’industrie. Elle nuit à leur développement en temps normal et s’avère redoutable en période de crise. Contrairement à la fiscalité sur les bénéfices, la fiscalité de production ne se dégonfle pas lorsque les entreprises font des pertes. Pour des centaines de milliers de petits commerçants, comme pour des dizaines de sites industriels tels Bridgestone Béthune, la fiscalité de production est synonyme de surmortalité. Il faudrait avoir le courage de dire aux Français que nos activités à faibles marges ne sont pas les victimes d’une concurrence « déloyale » de certains acteurs, mais d’un code des impôts destructeur de richesses et d’emplois. Madame la ministre, la culture passe aussi par l’économie et la pédagogie.

Grippe: déjà un manque de vaccins !

Grippe: déjà un manque de vaccins !

 

 

Une fois de plus l’État n’a pas été prévoyant concernant la vaccination contre la grippe ordinaire. Pourtant,  le gouvernement a fortement recommandé cette vaccination afin de ne pas affaiblir certaines personnes présentant déjà des pathologies lourdes et susceptibles d’être contaminées en plus par le Coron virus. Les pharmaciens de ville ont indiqué mardi 20 octobre être, pour 60% d’entre eux, en rupture de stock de vaccins contre la grippe après en avoir écoulé, en une semaine, plus de 5 millions, soit la moitié de ceux délivrés en 2019.

Il va falloir attendre le reliquat des commandes pendant plusieurs semaines et même pendant plusieurs mois car il n’existe pratiquement plus de stocks et il faut refabriquer des vaccins. Une carence de plus de l’État en matière de prévention sanitaire. Il est clair qu’il fallait s’attendre à une demande de deux à trois fois plus importantes que les années précédentes sur recommandation même des experts médicaux

«Les pharmaciens vont être à sec», a assuré Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) lors d’une conférence de presse, indiquant attendre «les 40% des vaccins qui restent encore à livrer». «Nous demandons à l’industrie d’accélérer la seconde livraison», a-t-il ajouté, «sinon 92% des pharmaciens seront en rupture avant la fin de la semaine».

«Je m’étonne aujourd’hui d’entendre que des entreprises comme des assureurs, des collectivités, ont des vaccins et se font vacciner par leur infirmière d’établissement ou par le médecin du travail. Je croyais qu’on avait dit qu’il fallait réserver cette année les vaccins aux personnes prioritaires, ceux qui avaient un bon  (de prise en charge de l’Assurance maladie, NDLR)?», s’interroge Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens,  pour qui «c’est un énorme raté». Chaque année, la grippe saisonnière touche 2 à 6 millions de personnes. Elle entraîne des dizaines de milliers de passages aux urgences et fait 10.000 morts en moyenne.

Trump contaminé mais ne manque pas d’air!

Trump contaminé mais ne manque pas d’air!

D’après les déclarations officielles , Trump  contaminé par le virus n’aurait pas été alimenté par un supplément d’oxygène. Mais les déclarations à ce propos sont assez contradictoires.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce président ne manque pas d’air;  lui qui avait conseillé de tester son adversaire Joe Biden avant le débat entre les deux hommes devant les chaînes de télévision. Trump voulait vérifier si son concurrent n’était pas dopé. En tout cas, Trump  ne manque pas d’air quand il affirme que de toute façon, il  n’est pas sûr d’accepter  le résultat des élections. En clair, il s’apprête à créer une situation d’instabilité politique en refusant éventuellement le résultat, ce qui va créer un imbroglio juridique et sans  doute politique et économique.

 

Ce qui paraît certain ,  c’est l’insuffisance de la politique de prévention. Pour preuve nombre de conseillers de trame ont aussi été contaminés.  La Maison Blanche enregistre multiples contaminations. La liste des proches de M. Trump infectés s’allonge: son épouse Melania, sa conseillère Hope Hicks, son directeur de campagne Bill Stepien, trois sénateurs républicains, et l’ancienne conseillère Kellyanne Conway…. Sans compter trois journalistes accrédités. Rien que samedi, on a appris que le sénateur Ron Johnson et Chris Christie, qui a aidé M. Trump à se préparer au débat télévisé de mardi dernier contre Joe Biden, avaient reçu un test positif.

Jean Castex : encore un rendez-vous manqué

Jean Castex : encore un rendez-vous manqué

 

 

Lors de sa première interview sur TF1 Jean Castex n’avait déjà pas attiré une audience phénoménale, autour seulement de 5 millions de téléspectateurs. Sur France 2 jeudi, la participation devrait être encore très inférieure. Pour preuve le peu de reprise par les grands médias de son intervention. De toute manière il n’y avait pas grand-chose à retenir de nouveau et de vraiment intéressant. De toute évidence, Jean Castex semble flotter dans son costume de Premier ministre. En outre en dépit de son volontarisme apparent, il  a quand même donné l’impression d’être plutôt un prophète du pessimisme en n’ excluant plus un retour du confinement. L’intéressé a beaucoup trop centré son intervention sur la question sanitaire.

«Si nous n’agissons pas – et nous allons agir ! -, (…) on pourrait se retrouver dans une situation proche de celle qu’on a connue au printemps», a prévenu Jean Castex. «Ça pourrait dire reconfinement», a concédé le premier ministre, selon qui «il faut l’éviter» à tout prix.

Le premier ministre à passer du temps à justifier les mesures annoncées par le ministre de la santé notamment vis-à-vis des bars et des restaurants en général et ceux de Marseille en particulier. «On a trois fois plus de chances de se contaminer dans un bar qu’ailleurs, deux fois plus dans un restaurant», a justifié Jean Castex. Le premier ministre a toutefois promis que les restaurateurs concernés seront «indemnisés» via un recours au chômage partiel, une exonération de charges sociales, et au Fonds de solidarité pour les entreprises.

Sur  la question de l’emploi, le Premier ministre n’a guère innové avec une promesse d’une éventuelle reconversion assez illusoire. «On va se battre» mais «la partie va être compliquée». Jean Castex a promis que l’exécutif mettra tout en œuvre pour que l’usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais) «ne ferme pas ou se reconvertisse». Face à la vague  de faillite qui se prépare ( 100 000 prévus d’ici la fin de l’année) Jean Castex a vanté les mérites de l’allégement fiscal décidé par le gouvernement.

Le Premier ministre, contrairement d’ailleurs à son ministre de la justice a souhaité concernant la sécurité des réponses pénales plus rapides et une police efficace. À noter l’augmentation du budget de la justice de 8 %.

Sur les retraites le  Premier ministre confirme le recul du gouvernement avec une mini réforme qui écartera les questions de financement. Une mini réforme qui n’est même pas certain d’aboutir compte tenu des échéances électorales. On se demande bien pourquoi le Premier ministre s’est exprimé sur le nombre de spectateurs autorisés à regarder le tennis à Roland-Garros à moins de meubler une intervention relativement terne.

Sondage Insécurité : 82 % constatent un vrai manque d’autorité

Sondage Insécurité : 82 % constatent un vrai manque d’autorité

Une confirmation d’une crise très grave de l’autorité ressentie par les Français dans un sondage qui montre qu’une majorité serait même favorable rétablissement de la peine de mort. Sans doute une réaction au délitement de l’État. Un seul exemple très récent l’affrontement entre bandes de trafiquants de drogue dans le 19e arrondissement en plein jour à coups d’armes très dangereuses et qui n’a fait l’objet d’aucune intervention policière et même d’aucune plainte !

82% des Français estiment qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», d’après l’ étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament «un vrai chef pour remettre de l’ordre», selon une étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Quelque 55% des Français (+11 points sur 2019), un record, affirment ainsi qu’il «faudrait rétablir la peine de mort en France», selon cette étude réalisée pour la 8e année consécutive pour le quotidien Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne.

Mais le sujet reste «très clivant politiquement», selon l’étude, puisque seuls les sympathisants RN (85%) et LR (71%, +23 points) adhèrent majoritairement à cette affirmation, approuvée par une minorité (39%) dans les autres partis. On notera une très forte progression (+31 points sur un an) des partisans de la peine de mort chez LFI+PCF.

Les ouvriers (68%), les employés (60%) et les retraité (55%) approuvent majoritairement cette affirmation, contre 41% des cadres et 40% des professions intermédiaires. Environ 82% des Français estiment par ailleurs qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», soit 3 points de plus que l’an dernier.

Les Français étaient toutefois plus nombreux les années précédentes à exprimer ce souhait, à l’exception de 2019 (79%). Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants des Républicains et du Rassemblement national (97% chacun, +9 points chez LR) mais aussi par ceux de La France Insoumise et du Parti communiste (80%, +33 points).

Quelque 71% des sympathisants EELV (+ 6 points), 69% de ceux du Parti socialiste et 67% de ceux d’En Marche soutiennent également cette demande. Les ouvriers (88%), les retraités (86%) et les employés (85%) adhèrent davantage à cette affirmation que les professions intermédiaires (79%) et les cadres (67%).

Les Français sont en outre 88% (+5 points sur 2019), un record, à considérer que «l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui». Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants LR (96%), LREM (95%) et RN (90%) mais aussi par ceux du PS (81%), des Verts (79%) et de LFI+PCF (75%, + 27 points). Toutes les catégories, retraités en tête (91%), adhèrent à cette affirmation.

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Un manque de crédibilité de la politique migratoire (Manfred Weber)

Un manque de crédibilité de la politique migratoire ((Manfred Weber)

 

Nous avons ainsi besoin d’une politique de retour effective qui dit clairement, et sans tabou, estime Manfred Weber député allemand au Parlement européen dans l’Opinion

 

Cette semaine, la Commission devrait enfin dévoiler sa réforme du paquet asile et migration. Cette réforme, le Parlement européen l’attend depuis cinq ans. Cinq longues années durant lesquelles nous avons vu se multiplier les drames en mer Méditerranée et assister aux tentatives vaines visant à régler la situation.

L’exécutif européen est attendu sur ce texte et devra prouver qu’il a su apprendre des errements du passé. A cet effet, j’espère tout d’abord que cette nouvelle mouture prendra en compte la réalité de ces chiffres : environ 60 % des demandes d’asile sont rejetées. Nous avons ainsi besoin d’une politique de retour effective qui dit clairement, et sans tabou, le besoin de renvoyer chez elles les personnes qui séjournent illégalement en Europe et celles qui ne peuvent bénéficier d’une protection.

La protection de nos frontières extérieures a aussi pâti d’un réel manque de considération. Avec mes collègues du groupe PPE, nous le répétons depuis des années : il faut davantage de moyens financiers et humains pour l’agence Frontex, avec au moins le déploiement de 9 000 gardes-frontières et garde-côtes supplémentaires pour 2022. C’est un impératif si nous voulons sécuriser les frontières et lutter efficacement contre les réseaux de passeurs qui profitent de la misère humaine. Plus que de vagues orientations, nous comptons sur des initiatives concrètes, crédibles et courageuses.

Evidemment, la gestion des flux migratoires ne peut être que du seul ressort de la Commission. Les Etats ont une responsabilité à prendre et sont coupables de bien des griefs injustement imputés à Bruxelles. Certes, comme nous avons pu le constater, une répartition obligatoire des réfugiés par quotas ne fonctionne pas. Néanmoins, il n’est plus possible de laisser des Etats comme la Grèce ou Chypre en première ligne pendant que d’autres continuent de donner des leçons d’humanisme sans pour autant s’impliquer directement dans la gestion des crises.

Il faut pousser les pays à « jouer collectif » en faisant en sorte notamment que chacun, sans exception, participe au financement de la politique migratoire européenne

Solidarité. Certains dirigeants rechignent à adhérer à cette idée de solidarité, et pourtant, le tragique incendie du camp de Mória constitue bien un problème européen. De même que les camps de réfugiés situés au Liban ou ailleurs. Ainsi, développer la responsabilité de chaque Etat doit passer par trois changements majeurs. En premier lieu, il est impératif de revoir le règlement de Dublin afin d’élaborer un système permettant d’étudier les demandes d’asiles au départ des destinations et non à l’arrivée. En second lieu, il faut pousser les pays à « jouer collectif » en faisant en sorte notamment que chacun, sans exception, participe au financement de la politique migratoire européenne.

Enfin, si nous souhaitons freiner les départs, il nous faut développer des partenariats ambitieux avec les pays d’origine, avec pour objectif d’encourager l’essor de leur économie. C’est une gageure pour offrir aux jeunes des pays, notamment africains, des opportunités d’avenir.

Le Parlement européen a adopté sa position sur la politique migratoire en 2017 et attend toujours, en plus de la réforme de la Commission, un signal des Etats membres. De notre côté, au groupe PPE, nous avons eu de cesse de défendre ce principe : être ouverts et justes avec ceux qui ont besoin de protection et ceux qui souhaitent venir travailler en toute légalité, fermes avec les candidats qui ne sont pas éligibles à l’accueil et intraitables avec les trafiquants qui exploitent les personnes vulnérables. Ne gâchons pas cinq années de plus pour nous montrer à la hauteur de l’enjeu.

Manfred Weber est député allemand au Parlement européen, président du groupe Parti populaire européen (PPE).

 

Manque d’électricité cet hiver ?

Manque d’électricité cet hiver ?

 

Les hivers  constituent toujours des périodes assez tendues du fait du pic de  consommation. Cette année toutefois il faudra être attentif dans la mesure où les réacteurs de Fessenheim ont été définitivement fermés et que des réacteurs sont actuellement à l’arrêt pour entretien.  »

 

La pandémie de Covid-19 qui a notamment bousculé le planning de maintenance des réacteurs nucléaires d’EDF mais aussi abaissé la consommation électrique. Le programme de maintenance des réacteurs s’est bien déroulé pendant l’été, conduisant à une légère réévaluation à la hausse de la disponibilité du parc nucléaire, essentiellement en octobre et 2021. « Durant les premiers mois de 2021, la situation prévisionnelle apparaît proche de celles rencontrées les hivers derniers », ajoute RTE.

Côté consommation, celle-ci « demeure en retrait d’environ 3 à 4 points par rapport à une année normale ». « C’est lié à l’industrie et au tertiaire. C’est vraiment le reflet de l’activité économique qui s’est redressée mais sans atteindre à date le niveau qui était anticipé avant la crise du Covid »,.

Covid-19 : un manque de stratégie à long terme

Covid-19 : un manque de stratégie à long terme

 

Dans une tribune au « Monde », sept médecins estiment que le port du masque en extérieur est discutable scientifiquement, mais que les pouvoirs publics doivent conserver une ligne rouge : éviter la saturation du système de santé.

Al ‘heure où la dynamique épidémique s’accélère, représentant une menace sérieuse pour certaines régions, se pose la question, difficile, des nouvelles mesures à prendre. Devant l’imprévisibilité de l’évolution de cette pandémie, le principe de précaution paraît séduisant. Il faut cependant se prémunir de la tentation d’un covido-centrisme, qui consisterait à penser qu’absolument toute mesure visant à réduire la circulation du virus est bonne à prendre, indépendamment des conséquences à court et long termes qu’elle risque d’avoir sur l’ensemble de la population.

Au fond, chaque nouvelle mesure doit être prise en respectant le même principe de précaution, lequel n’envisage pas uniquement le risque sanitaire, mais aussi les risques économiques et sociaux. Il faut s’assurer que de nouvelles mesures contraignantes − en particulier le recours à un nouveau confinement, même partiel − ne risquent pas d’exposer une partie de la population à une plus grande précarité sociale fragilisant leur état de santé et pouvant aboutir, dans certains cas, à une mort prématurée.

Des mesures discutables

On a observé de manière frappante lors du grand confinement que les différentes classes sociales n’ont pas été également impactées par les mesures de restriction : les plus précaires en ont subi les conséquences de plein fouet. C’est un paradoxe, mais des mesures sanitaires visant à préserver la vie de certains peuvent, par leur impact social, surexposer la frange la plus précaire de la population.

Même avec l’espoir d’une vaccination disponible et efficace dans les six prochains mois, il semble acquis que le Covid-19 est là pour durer, et il faut accepter que cette maladie fasse désormais partie de notre monde.

Le conseil scientifique a récemment souligné que le gouvernement allait devoir prendre des décisions difficiles. Certaines mesures déjà mises en œuvre sont efficaces et ont été bien suivies : les limitations de rassemblements massifs, le port du masque en lieu clos, le lavage des mains et la stratégie test-isolement-traçage étaient des mesures raisonnables et indispensables. Elles ont permis que la reprise de l’épidémie soit beaucoup plus lente que la première vague, et de limiter les contaminations des personnes à risque.

Mais d’autres décisions, comme l’obligation du port du masque en extérieur, sont discutables scientifiquement. Elles risquent de générer le doute et de limiter l’adhésion d’une partie de la population aux recommandations sanitaires en général, y compris celles qui, pourtant, restent indiscutables.

 

Un plan qui manque de relance immédiate

Un plan qui manque de relance immédiate

L’économiste Alain Trannoy épluche les véritables chiffres du plan de relance annoncé le 3 septembre et note que le fameux plan de 100 milliards n’est pas prêt d’être dépensé puisque notamment 5 milliards seulement concerneront l’année 2000.

Tribune. Le plan de relance reste imposant, même quand on regarde les chiffres d’un peu près. Il faut un peu de patience pour lire et relire les trois cents pages des annexes du dossier de presse qui détaillent par le menu les cent dix mesures prévues (voir PDF). Mais cette lecture révèle des informations imprévues qui permettent de porter un jugement plus informé sur celui-ci.

La première surprise réside dans le fait que les annonces gouvernementales majorent d’environ 7 milliards d’euros les sommes qui seront effectivement dépensées sur la période 2020-2022, la période de référence du plan de relance. Celui-ci ne coûtera aux finances publiques que 93 milliards, et non pas les 100 milliards d’euros claironnés. Sont en effet inclus 6,6 milliards d’euros d’investissement (plan santé, programme d’investissements d’avenir/PIA) qui ne seront décaissés que les années ultérieures.

La seconde information concerne la chronologie des dépenses. Cette information capitale est pourtant absente du dossier de presse. Un tiers du plan de relance, soit 30 milliards, ne sera déboursé qu’en 2022. Comme une partie notable des dépenses positionnées cette année-là concerne des dépenses d’investissement sur appel d’offres, leurs effets bénéfiques ne se feront pas sentir avant mai 2022, date de l’élection présidentielle. Il sera difficile d’accuser le président Emmanuel Macron d’électoralisme, car le futur candidat ne bénéficiera pas à plein des dépenses décidées par le président !

Le quatrième trimestre de 2020 ne se voit octroyé qu’une petite fraction du total, 5 milliards, et le gros des dépenses, 58 milliards, aura donc lieu en 2021. Pour cette année cruciale, la question que se posent de nombreux économistes est de connaître la part qui peut être qualifiée de relance keynésienne sous forme de soutien à la demande, en opposition à la politique de l’offre qui vise à maintenir les capacités de notre appareil productif.

A cette dernière, que l’on peut qualifier de défensive – il s’agit par là même d’éviter les faillites et la spirale dépressive sur les fournisseurs, qui, faute d’être payés, sont obligés de mettre la clé sous la porte –, sont consacrés 23 milliards d’euros sur les 58 milliards en 2021, soit 40 % du total.

Economie: un manque de confiance économique et politique

Economie: un manque de confiance économique et politique

 

La plupart des experts considèrent que la reprise mondiale dépendra surtout des consommations intérieures lesquelles vont nourrir en même temps les échanges internationaux. Certes, on parle de relocalisation mais il faudra du temps pour que soit refondée les systèmes de production, d’échange et de distribution.

La  France a subi une dépression nettement plus importante que les pays équivalents avec une baisse de l’activité d’environ 14 % au second trimestre. Pour l’ensemble de l’année, on sera proche d’une diminution de l’activité de l’ordre de 10 %.  La consommation ne repart pas vraiment en France du fait de l’attentisme des ménages qui préfèrent épargner ( ceux  qui le peuvent évidemment);  une épargne qui représente de l’ordre de 450 milliards sur les livrets et à peu près la même somme sur les comptes courants.

La responsabilité en incombe largement pouvoir politique dans lesquels les Français n’ont aucune confiance en France, en particulier en ce moment où Macron se traîne avec autour de 60 à 70 % d’opposition. De ce point de vue, la crise sanitaire, champ normalement plus consensuel n’a strictement rien changé. Les Français de manière très majoritaire n’ont aucune confiance dans un gouvernement à la stratégie trop floue. Or précisément ce flou est alimenté par la crainte du gouvernement de contrarier telle ou telle partie des électeurs. Une sorte de cercle vicieux : la peur du gouvernement alimente la crainte des ménages qui elle-même nourrit l’incertitude politique et économique.

D’une certaine manière, Macron est le pire ennemi de l’économie. Il n’inspire aucune confiance et cela depuis longtemps. Non seulement dans le domaine économique mais aussi dans d’autres champs comme celui de l’insécurité et même concernant la situation sanitaire Tout montre  jusqu’à maintenant que les ménages sont très dubitatifs quant à la dynamique de reprise.  La confiance dans l’économie ne pourra repartir que s’il y a confiance dans le pouvoir politique. Or la confiance du pouvoir politique est complètement hypothéquée par un triste bilan au plan économique, social et même sociétal. Le pire pour le pays, c’est que le pouvoir est tellement discrédité qu’il peut y compris annoncer des mesures pertinentes sans provoquer la moindre adhésion, ne pouvant susciter que l’indifférence voire le rejet. Le retour de la confiance économique n’est pas demain dans un pays où le pouvoir politique est à ce point disqualifié.

Perspectives économiques France : un manque de confiance économique et politique

Perspectives économiques France : un manque de confiance économique et politique

 

La plupart des experts considèrent que la reprise mondiale dépendra surtout des consommations intérieures lesquelles vont nourrir en même temps les échanges internationaux. Certes, on parle de relocalisation mais il faudra du temps pour que soit refondée les systèmes de production, d’échange et de distribution.

La  France a subi une dépression nettement plus importante que les pays équivalents avec une baisse de l’activité d’environ 14 % au second trimestre. Pour l’ensemble de l’année, on sera proche d’une diminution de l’activité de l’ordre de 10 %.  La consommation ne repart pas vraiment en France du fait de l’attentisme des ménages qui préfèrent épargner ( ceux  qui le peuvent évidemment);  une épargne qui représente de l’ordre de 450 milliards sur les livrets et à peu près la même somme sur les comptes courants.

La responsabilité en incombe largement pouvoir politique dans lesquels les Français n’ont aucune confiance en France, en particulier en ce moment où Macron se traîne avec autour de 60 à 70 % d’opposition. De ce point de vue, la crise sanitaire, champ normalement plus consensuel n’a strictement rien changé. Les Français de manière très majoritaire n’ont aucune confiance dans un gouvernement à la stratégie trop floue. Or précisément ce flou est alimenté par la crainte du gouvernement de contrarier telle ou telle partie des électeurs. Une sorte de cercle vicieux : la peur du gouvernement alimente la crainte des ménages qui elle-même nourrit l’incertitude politique et économique.

D’une certaine manière, Macron est le pire ennemi de l’économie. Il n’inspire aucune confiance et cela depuis longtemps. Non seulement dans le domaine économique mais aussi dans d’autres champs comme celui de l’insécurité et même concernant la situation sanitaire Tout montre  jusqu’à maintenant que les ménages sont très dubitatifs quant à la dynamique de reprise.  La confiance dans l’économie ne pourra repartir que s’il y a confiance dans le pouvoir politique. Or la confiance du pouvoir politique est complètement hypothéquée par un triste bilan au plan économique, social et même sociétal. Le pire pour le pays, c’est que le pouvoir est tellement discrédité qu’il peut y compris annoncer des mesures pertinentes sans provoquer la moindre adhésion, ne pouvant susciter que l’indifférence voire le rejet. Le retour de la confiance économique n’est pas demain dans un pays où le pouvoir politique est à ce point disqualifié.

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

« Nous n’allons pas tester tous les Français, ça n’aurait aucun sens, mais toutes les personnes présentant des symptômes. » avait  déclaré de manière très confuse le président de la république lors d’une intervention télévisée. Une affirmation complètement idiote car le dépistage massif constitue l’un des moyens de repérer et d’isoler les personnes malades.

C’est ce qui s’ est  pratiqué massivement dans plusieurs pays en Corée par exemple mais aussi plus près de nous en Allemagne. Il est vrai qu’en Allemagne on avait  réalisé 500 000 tests par semaine quand la France était  à peine capable d’en faire 70 000. La vérité c’est que la stratégie française s’aligne sur la situation de pénurie de tests.

C’est précisément cette absence de masques et de tests qui ont sans doute justifié de prolonger le confinement . Depuis le déconfinement, la philosophie a changé officiellement on a décidé de pratiquer largement les tests. Des tests qui globalement ne manquent plus mais qui ne peuvent pas être réalisés en fonction des besoins, faute de matériel surtout de personnel. Normalement les résultats d’un test doivent parvenir dans les 24 48 heures. Pour certains candidats potentiellement symptomatiques, il faut parfois attendre jusqu’à 15 jours pour cet examen. Finalement, la même inadaptation française que pour les masques au début de la crise sanitaire.

Masques: obligatoires: manque de courage et confusion pour les ERP ( établissement recevant du public )

Masques: obligatoires: manque de courage et confusion pour les  ERP ( établissement recevant du public )

 

Une nouvelle fois, ce qui va caractériser l’analyse du discours de Macron, c’est son manque de courage autant que sa confusion. Un manque de courage vis-à-vis du  masque. Et forcément une confusion. Faut-il rappeler qu’au départ ce port du masque a été tellement critiqué par les experts comme par le gouvernement. Aujourd’hui, on envisagerait de le rendre obligatoire mais uniquement dans les espaces publics clos (ERP) . Une espèce de définition particulièrement vague d’abord pour définir ce qui est public ou même parfois qui peut être considéré comme clos ou non, ou en partie. il aurait été tellement plus simple de déclarer que compte tenu d’une pandémie qui ne cesse de se développer partout dans le monde, une deuxième vague est incontournable et que le port du masque doit être obligatoire en dehors du domicile. Macron n’a pas pris cette décision par peur de ses propres contradictions et surtout par peur de mécontenter encore une opinion publique qui lui est de plus en plus hostile.- Emmanuel Macron a donc seulement annoncé mardi que le port du masque allait devenir obligatoire dans tous les lieux publics clos en France face à recrudescence de l’épidémie liée au coronavirus.

Lors d’une interview télévisée à l’occasion de la fête nationale, Emmanuel Macron a dit vouloir permettre à tout Français de se faire tester, même sans prescription médicale.

La France sera prête en cas de nouvelle vague épidémique, a aussi assuré le président de la République.

“Nous sommes en train de tout faire pour éviter une nouvelle vague et de faire une approche différenciée si elle apparaissait”, a-t-il précisé. “Si on ne veut pas de deuxième vague, ça dépend de nous.”

Les autorités ont fait le nécessaire pour que la rentrée des classes se déroule “dans des conditions quasi normales”, a aussi souligné Emmanuel Macron.

Si un vaccin contre le coronavirus était trouvé, “la France sera servie parmi les premiers pays”, a aussi déclaré le chef de l’Etat, alors que le groupe français Sanofi travaille à l’élaboration d’un vaccin contre le virus qui a fait plus de 30.000 morts en France et reste très actif dans le monde.

Manque d’électricité l’hiver prochain ?

Manque d’électricité l’hiver prochain ?

Encore un effet Coronavirus qui aura retardé nombre d’opérations d’entretien donc de capacité de production d’EDF. Cette capacité de production pourrait être réduite mais cependant suffisante pour affronter les besoins de l’hiver prochain. En fait,  tout dépendra de la rigueur de la température et à quelques degrés près la France pourrait manquer d’énergie électrique

 

“En situation de normales saisonnières, où il n’y a pas d’excès de froid, la sécurité d’approvisionnement est assurée sans utiliser quelque autre levier que ce soit ; le parc suffira”, a dit François Brottes lors d’une conférence de presse avec Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire.

“Néanmoins, en cas de froid plus rigoureux – si on est en-dessous de trois degrés, sept degrés voire un peu plus -, nous aurons à faire face et à devoir faire appel à d’autres moyens que le parc de production qui sera disponible.”

Alors que l’équilibre entre offre et demande est habituellement sensible autour de janvier et février, la vigilance sera ainsi de mise dès fin octobre et début novembre.

“Il n’est pas question, il n’est pas envisageable et il n’est pas envisagé quelque ‘black-out’ que ce soit”, a toutefois ajouté François Brottes, rappelant que la France pouvait activer toute une série de “leviers” pour s’adapter.

Parmi ces solutions figurent les économies de chauffage des bâtiments, la diminution de la tension sur les réseaux ou encore la réduction et le report volontaires de la demande de certains consommateurs (“l’effacement”), en particulier des industriels.

RTE estime aussi que les pays voisins de la France seront en mesure de lui fournir de l’électricité au cours de l’hiver prochain et que le pays pourra compter sur 10 GW de disponibilité d’importation en cas de besoin.( notons qu’on en exportait précédemment)

En dernier recours, si la France venait à épuiser l’ensemble de ces “leviers”, qui représentent 18 GW équivalant à la puissance de 18 réacteurs nucléaires, des coupures ciblées, temporaires et maîtrisées – des “délestages” – pourraient toutefois s’avérer nécessaires. Bref si tout va bien, si la demande n’est pas trop excessive, si la température est clémente et on s’habitue à certains délestages, la production pourrait être satisfaisante. Pas trop rassurant comme message.

 

«Gestion de la crise sanitaire: un vrai manque de clarté (Hervé Novelli)

«Gestion de la crise sanitaire: un vrai manque de clarté (Hervé Novelli)

Chonique d’Hervé Novelli.

 

 

« L’expression « politique profonde » (deep politics) remonte aux années 1990. Le professeur Peter Dale Scott de l’université de Berkeley publie alors un ouvrage dans lequel il parle de système politique profond. Il y explique que le gouvernement des Etats-Unis est influencé par un milieu confidentiel et restreint qu’il appelle « l’Etat profond ». Il précise : « Ce que j’appelle “Etat profond” aux Etats-Unis n’est pas une institution formelle, ni une équipe secrète, mais plutôt un cercle de contacts de haut niveau [...] par lequel le pouvoir politique est susceptible d’être dirigé. »

Selon ce concept, il existerait, à côté, ou mieux encore, à l’intérieur des pouvoirs publics, une politique s’imposant aux acteurs traditionnels, décidée en dehors d’eux ou avec leur consentement, éclairé ou non. En somme, « l’Etat profond » est une autre façon de désigner les bureaucraties permanentes.

Jusque-là, on pensait que ce concept était difficilement applicable aux démocraties libérales. L‘exemple de la gestion de la crise sanitaire en France vient nuancer, à tout le moins, ce jugement.

Ce qui est clair, c’est que notre pays s’est trouvé dans une situation de gestion calamiteuse des outils de lutte contre la pandémie. Je veux ici parler des besoins en masques, des tests, des appareils respiratoires, voire des lits de réanimations. Lorsque l’on observe de plus près, par exemple, la gestion du stock de masques depuis 2010, on constate que son amenuisement progressif, puis sa quasi-disparition, résultent de décisions administratives endossées par les pouvoirs politiques, de manière consciente ou non.

Ceci renvoie clairement à une caractéristique bien connue de notre pays : celle d’une haute administration forgée souvent à l’ENA, en symbiose avec le pouvoir politique et inamovible, c’est-à-dire survivant aux alternances quelles qu’elles soient.

Elu député dans les années 1990, j’avais identifié les causes de l’inefficacité du système politique français par la prééminence du pouvoir administratif à la faveur de son inamovibilité. La bureaucratie qui assaille notre pays en résulte largement. J’avais déposé à l’époque une série de propositions pour lutter contre ce mal français.

Cumul. Trois me semblent toujours d’actualité. D’abord la réforme de la fonction publique par l’introduction d’un spoil system à la française permettant de renouveler tous les postes de la haute administration à chaque changement présidentiel (une proposition formulée par Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017). Ensuite, l’impossibilité de cumuler une appartenance à la fonction publique avec l’exercice d’un mandat national. Je cite, enfin, aussi l’évolution de la formation à la haute administration dispensée par l’ENA, maintes fois annoncée et toujours différée…

Les difficultés de maîtrise de la crise sanitaire jettent une lumière crue sur « l’Etat profond » à la française. Elles peuvent avoir le mérite, si l’on en prend conscience, d’expliquer que nombre de politiques menées ces dernières décennies ont été plus le fait de convictions administratives que de choix émanant clairement du pouvoir politique avec le résultat que nous connaissons. Il devient urgent d’en tirer les conséquences ! »

Ex-ministre du Commerce, des PME et de l’Artisanat du gouvernement Fillon, Hervé Novelli est porte-parole de la Fondation Concorde.

 » Une pandémie liée au manque de respect pour le monde naturel « ( Jane Goodall )

 » Une  pandémie liée au  manque de respect pour le monde naturel  »( Jane Goodall )

Si l’humanité continue d’ignorer les causes des zoonoses comme le Covid-19, elle risque d’être infectée par des virus encore plus redoutables, explique l’éthologue britannique , Jane Goodall  dans une tribune au « Monde ».

Un vendeur de canards dans un marché de Wuhan (Chine), le 6 avril. DARLEY SHEN / REUTERS

« Le monde est confronté aujourd’hui à des défis sans précédent. Au moment où j’écris, le Covid-19 a infecté plus de 3 millions de personnes à travers le monde, et au 29 avril, 218 386 personnes en sont mortes.

Actuellement, les personnes dans la plupart des pays sont confinées chez elles (seules ou en famille), elles ont adopté des mesures d’éloignement sanitaire et réduisent au minimum leurs sorties. Certaines entreprises ont totalement fermé, d’autres maintiennent leurs activités en télétravail, et tandis que certaines personnes sont en activité partielle, des milliers d’individus à travers le monde ont perdu leur travail. Le coût économique de tout cela est déjà catastrophique.

Nous suivons les actualités et prions pour que le confinement se termine de pays en pays, après que le pic d’infection et de mortalité est atteint et que la courbe épidémique baisse graduellement. Cela s’est déjà produit en Chine, où le coronavirus est apparu, grâce aux mesures strictes prises par le gouvernement chinois. Nous espérons qu’un vaccin sera développé rapidement et que notre vie pourra bientôt redevenir normale. Mais nous ne devons jamais oublier ce que nous avons enduré et ainsi prendre les mesures nécessaires pour empêcher la réapparition future d’une telle pandémie.

Ce qui est tragique, c’est qu’une pandémie de ce genre a depuis longtemps été prédite par les personnes étudiant les zoonoses – ces maladies qui, comme le Covid-19, se transmettent des animaux aux humains. Il est presque certain que cette pandémie a commencé avec ce mode de transmission au sein du marché aux fruits de mer de la ville chinoise de Wuhan, qui vendait aussi des animaux terrestres sauvages comme nourriture.

Lorsque les animaux sauvages sont vendus dans de tels marchés, souvent illégalement, ils sont gardés dans des cages étroites, entassés, et sont souvent abattus sur place. Les humains, tant les vendeurs que les consommateurs, peuvent ainsi être contaminés par des matières fécales, de l’urine, du sang et d’autres fluides corporels provenant d’une grande variété d’espèces – dont les civettes, les chauves-souris, les chiens viverrins ou encore les serpents. Cela crée un environnement particulièrement favorable aux virus pour se propager depuis leurs hôtes animaux jusqu’aux humains. Une autre zoonose, le SRAS, est apparue dans un autre marché de faune sauvage, dans la province de Guangdong.

La plupart des marchés humides (marchés d’animaux vivants) en Asie sont semblables aux marchés alimentaires que nous trouvons en Europe et aux Etats-Unis. Il y a des milliers de marchés humides en Asie et à travers le monde au sein desquels des produits frais – légumes, fruits et parfois également de la viande d’animaux d’élevage – sont vendus à prix bas. Et des milliers de personnes y font leurs courses plutôt que dans les grandes surfaces. »

La France manque de masques en vue du déconfinement

La France manque de masques en vue du déconfinement

Pour résumer, les besoins totaux pour une utilisation générale à  l’heure du déconfinement sont estimés à 600 millions par semaine alors que la France n’est capable de produire que 20 millions. Autant dire que le pays va dépendre quasi totalement des importations, ce qui explique particulièrement la durée du confinement. Dans le détail, les besoins sont évalués à 376 millions d’usages hebdomadaires pour les « secteurs à déconfiner en priorité » et à 600 millions pour « une utilisation plus globale ». L’ »usage » (en masques par semaine) est, en langage administratif, l’unité de mesure des besoins pour une personne qui en utilise deux par jour, cinq jours en moyenne. Le document précise qu’il faudra définir « un équipement minimal (2 à 6 masques) ».

« Au démarrage, le nombre d’unités disponibles sera nettement insuffisant pour donner plus d’un ou deux masques à chaque personne », s’inquiète le secrétariat d’État, qui est chargé au gouvernement du dossier des masques en tissu. Tout en se voulant rassurant : « La production et les importations continueront de s’accroître après le 11 mai et dépasseront cette cible à partir du 18 mai si les prévisions sont atteintes. » Ce constat d’un risque de pénurie temporaire étant fait, Bercy propose donc d’augmenter « encore la production en France » et de rechercher « de nouveaux producteurs étrangers pour diversifier [notre] risque fournisseur ».

Le document dresse aussi un état des lieux des besoins en masques chirurgicaux et FFP2 : 60 à 70 millions chaque semaine pour les secteurs de la santé et du social et les Ehpad ; 12 millions pour d’autres services publics et certaines entreprises. Les comparer au volume de la production en France permet de mesurer l’état de dépendance du pays. La note de Bercy estime en effet mi-avril que « la production française de masques à la norme pourrait s’élever à : 11,4 millions de masques chirurgicaux et 6,8 de FFP2″. S’il est atteint, ce volume restera insuffisant – d’où le recours à des importations massives.

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

 

« Nous n’allons pas tester tous les Français, ça n’aurait aucun sens, mais toutes les personnes présentant des symptômes. » a déclaré de manière très confuse le président de la république lors de son intervention télévisée. Une affirmation complètement idiote car le dépistage massif constitue l’un des moyens de repérer et d’isoler les personnes malades.

C’est ce qui est  pratiqué massivement dans plusieurs pays en Corée par exemple mais aussi plus près de nous en Allemagne. Il est vrai qu’en Allemagne on réalise 500 000 tests par semaine quand la France est à peine capable d’en faire 70 000. La vérité c’est que la stratégie française s’aligne sur la situation de pénurie de tests.

C’est précisément cette absence de masques et de tests qui ont sans doute justifié de prolonger le confinement jusqu’au 31 mai car la France ne dispose pas des moyens de combattre avec efficacité le virus. La comparaison des chiffres avec l’Allemagne est terrible. L’Allemagne ne compte en effet que de leurs 3000 à 4000 morts tandis que la France a largement dépassé les 15 000 morts. La preuve que le système sanitaire allemand est beaucoup plus efficace, aussi beaucoup mieux géré que le système bureaucratique français.

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