Archive pour le Tag 'manque'

IA : manque d’investissement de l’UE

IA :  manque d’investissement de l’UE 

Une critique sans concession de la part de la Cour des Comptes européenne quant à l’insuffisance des investissements dans l’intelligence artificielle pas du tout à la hauteur des enjeux mondiaux. 

 

Dans un rapport dévoilé mercredi, la Cour tire à boulets rouges sur les investissements de l’UE dans l’intelligence artificielle, jugeant qu’ils ne sont pas à la hauteur de ses ambitions mondiales. Pour preuve sans doute l’appropriation de la problématique et des projets par les grands du numérique la plupart américain ou chinois.

Un manque flagrant d’investissements, pas vraiment de suivi de leur efficacité et une mauvaise coordination de la Commission européenne avec les Etats membres. C’est le jugement sévère de la Cour des comptes européenne sur les ambitions de Bruxelles dans l’intelligence artificielle (IA), alors que l’UE vient d’adopter le premier cadre réglementaire au monde contrôlant cette technologie controversée.

Mais ce sont surtout aux investissements de ces cinq dernières années que la Cour s’est intéressée et contre lesquels elle tire à boulets rouges, jugeant leurs objectifs « trop vagues et obsolètes » et pointant leur « manque d’ambition ». D’après la Cour, ils sont bien en deçà de ce qui serait nécessaire pour ériger Bruxelles en chef de file dans la compétition mondiale pour « une IA de pointe, éthique et sûre ».

Sondage politique Attal: Une bonne image mais un manque d’action

 

Sondage politique Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Le premier ministre bénéficie encore d’une relative bonne image de marque mais il est un peu plus critiqué sur l’efficacité de son action d’après un sondage au Odoxa pour le Figaro. Près d’un Français sur deux (48%) le qualifie de «bon premier ministre». Soit deux points de plus qu’Édouard Philippe (46%), treize points de plus que Jean Castex (35%), et sept points de plus qu’Élisabeth Borne (41%) au même moment.  Pour les présidentielles de 2027, Gabriel Attal fait désormais jeu égal avec Édouard Philippe

 

Une majorité le trouve «dynamique» (68%), «sympathique» (62%), «ouvert au dialogue» (59%) mais surtout «compétent» (53%). Dans une France en quête d’incarnations fortes, 45% des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement est «charismatique». Et fait preuve d’«autorité». Seule ombre au tableau de sa personnalité, 62% des sondés doutent qu’il puisse tenir tête à Emmanuel Macron.

Le premier ministre a beau être apprécié, son action, elle, n’obtient pas les mêmes faveurs. Odoxa qualifie d’ailleurs les Français d’«un peu schizophrènes en se montrant extrêmement critiques avec la politique qu’il conduit». Dans le détail, 69% d’entre eux jugent négativement le bilan de Gabriel Attal sur les huit grands domaines testés. Y compris sur la «jeunesse» (59%) et l’«école» (64%), alors même qu’il avait construit sa renommé sur ces questions. Quant à la «sécurité», 67% des sondés se montrent insatisfaits. Mais c’est surtout sur l’«immigration» (75%) et la priorité du «pouvoir d’achat» (78%) que les Français se montrent les plus mécontents.

Dans l’optique de la présidentielle de 2027, 44% des Français pensent que Gabriel Attal ferait un bon candidat pour représenter la majorité. Juste en dessous de celui qui était jusqu’à présent l’unique favori au sein de la macronie dans l’opinion : Édouard Philippe (45%).
Comment expliquer alors cette dichotomie entre la bonne d’image que renvoie Gabriel Attal et le mauvais jugement que suscite son action ? Selon l’institut de sondage, «nos concitoyens estiment que c’est le président et pas le premier ministre qui, en réalité, est le seul réellement comptable du bilan de l’action du gouvernement.» «C’est sans doute ce qui explique aussi à quel point Gabriel Attal est plus populaire qu’Emmanuel Macron, 65% des Français disant le préférer à “son” président», précise Odoxa. Qui évoque le «paradoxe du quinquennat» : «Désormais, l’impopularité des présidents protège la popularité de leurs premiers ministres.»

Sondage politique Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Sondage politique Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Le premier ministre bénéficie encore d’une relative bonne image de marque mais il est un peu plus critiqué sur l’efficacité de son action d’après un sondage au Odoxa pour le Figaro. Près d’un Français sur deux (48%) le qualifie de «bon premier ministre». Soit deux points de plus qu’Édouard Philippe (46%), treize points de plus que Jean Castex (35%), et sept points de plus qu’Élisabeth Borne (41%) au même moment.  Pour les présidentielles de 2027, Gabriel Attal fait désormais jeu égal avec Édouard Philippe

 

Une majorité le trouve «dynamique» (68%), «sympathique» (62%), «ouvert au dialogue» (59%) mais surtout «compétent» (53%). Dans une France en quête d’incarnations fortes, 45% des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement est «charismatique». Et fait preuve d’«autorité». Seule ombre au tableau de sa personnalité, 62% des sondés doutent qu’il puisse tenir tête à Emmanuel Macron.

Le premier ministre a beau être apprécié, son action, elle, n’obtient pas les mêmes faveurs. Odoxa qualifie d’ailleurs les Français d’«un peu schizophrènes en se montrant extrêmement critiques avec la politique qu’il conduit». Dans le détail, 69% d’entre eux jugent négativement le bilan de Gabriel Attal sur les huit grands domaines testés. Y compris sur la «jeunesse» (59%) et l’«école» (64%), alors même qu’il avait construit sa renommé sur ces questions. Quant à la «sécurité», 67% des sondés se montrent insatisfaits. Mais c’est surtout sur l’«immigration» (75%) et la priorité du «pouvoir d’achat» (78%) que les Français se montrent les plus mécontents.

Dans l’optique de la présidentielle de 2027, 44% des Français pensent que Gabriel Attal ferait un bon candidat pour représenter la majorité. Juste en dessous de celui qui était jusqu’à présent l’unique favori au sein de la macronie dans l’opinion : Édouard Philippe (45%).
Comment expliquer alors cette dichotomie entre la bonne d’image que renvoie Gabriel Attal et le mauvais jugement que suscite son action ? Selon l’institut de sondage, «nos concitoyens estiment que c’est le président et pas le premier ministre qui, en réalité, est le seul réellement comptable du bilan de l’action du gouvernement.» «C’est sans doute ce qui explique aussi à quel point Gabriel Attal est plus populaire qu’Emmanuel Macron, 65% des Français disant le préférer à “son” président», précise Odoxa. Qui évoque le «paradoxe du quinquennat» : «Désormais, l’impopularité des présidents protège la popularité de leurs premiers ministres.»

Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Le premier ministre bénéficie encore d’une relative bonne image de marque mais il est un peu plus critiqué sur l’efficacité de son action d’après un sondage au Odoxa pour le Figaro. Près d’un Français sur deux (48%) le qualifie de «bon premier ministre». Soit deux points de plus qu’Édouard Philippe (46%), treize points de plus que Jean Castex (35%), et sept points de plus qu’Élisabeth Borne (41%) au même moment.  Pour les présidentielles de 2027, Gabriel Attal fait désormais jeu égal avec Édouard Philippe

 

Une majorité le trouve «dynamique» (68%), «sympathique» (62%), «ouvert au dialogue» (59%) mais surtout «compétent» (53%). Dans une France en quête d’incarnations fortes, 45% des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement est «charismatique». Et fait preuve d’«autorité». Seule ombre au tableau de sa personnalité, 62% des sondés doutent qu’il puisse tenir tête à Emmanuel Macron.

Le premier ministre a beau être apprécié, son action, elle, n’obtient pas les mêmes faveurs. Odoxa qualifie d’ailleurs les Français d’«un peu schizophrènes en se montrant extrêmement critiques avec la politique qu’il conduit». Dans le détail, 69% d’entre eux jugent négativement le bilan de Gabriel Attal sur les huit grands domaines testés. Y compris sur la «jeunesse» (59%) et l’«école» (64%), alors même qu’il avait construit sa renommé sur ces questions. Quant à la «sécurité», 67% des sondés se montrent insatisfaits. Mais c’est surtout sur l’«immigration» (75%) et la priorité du «pouvoir d’achat» (78%) que les Français se montrent les plus mécontents.

Dans l’optique de la présidentielle de 2027, 44% des Français pensent que Gabriel Attal ferait un bon candidat pour représenter la majorité. Juste en dessous de celui qui était jusqu’à présent l’unique favori au sein de la macronie dans l’opinion : Édouard Philippe (45%).
Comment expliquer alors cette dichotomie entre la bonne d’image que renvoie Gabriel Attal et le mauvais jugement que suscite son action ? Selon l’institut de sondage, «nos concitoyens estiment que c’est le président et pas le premier ministre qui, en réalité, est le seul réellement comptable du bilan de l’action du gouvernement.» «C’est sans doute ce qui explique aussi à quel point Gabriel Attal est plus populaire qu’Emmanuel Macron, 65% des Français disant le préférer à “son” président», précise Odoxa. Qui évoque le «paradoxe du quinquennat» : «Désormais, l’impopularité des présidents protège la popularité de leurs premiers ministres.»

Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Le premier ministre bénéficie encore d’une relative bonne image de marque mais il est un peu plus critiqué sur l’efficacité de son action d’après un sondage au Odoxa pour le Figaro. Près d’un Français sur deux (48%) le qualifie de «bon premier ministre». Soit deux points de plus qu’Édouard Philippe (46%), treize points de plus que Jean Castex (35%), et sept points de plus qu’Élisabeth Borne (41%) au même moment.  Pour les présidentielles de 2027, Gabriel Attal fait désormais jeu égal avec Édouard Philippe

 

Une majorité le trouve «dynamique» (68%), «sympathique» (62%), «ouvert au dialogue» (59%) mais surtout «compétent» (53%). Dans une France en quête d’incarnations fortes, 45% des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement est «charismatique». Et fait preuve d’«autorité». Seule ombre au tableau de sa personnalité, 62% des sondés doutent qu’il puisse tenir tête à Emmanuel Macron.

Le premier ministre a beau être apprécié, son action, elle, n’obtient pas les mêmes faveurs. Odoxa qualifie d’ailleurs les Français d’«un peu schizophrènes en se montrant extrêmement critiques avec la politique qu’il conduit». Dans le détail, 69% d’entre eux jugent négativement le bilan de Gabriel Attal sur les huit grands domaines testés. Y compris sur la «jeunesse» (59%) et l’«école» (64%), alors même qu’il avait construit sa renommé sur ces questions. Quant à la «sécurité», 67% des sondés se montrent insatisfaits. Mais c’est surtout sur l’«immigration» (75%) et la priorité du «pouvoir d’achat» (78%) que les Français se montrent les plus mécontents.

Dans l’optique de la présidentielle de 2027, 44% des Français pensent que Gabriel Attal ferait un bon candidat pour représenter la majorité. Juste en dessous de celui qui était jusqu’à présent l’unique favori au sein de la macronie dans l’opinion : Édouard Philippe (45%).
Comment expliquer alors cette dichotomie entre la bonne d’image que renvoie Gabriel Attal et le mauvais jugement que suscite son action ? Selon l’institut de sondage, «nos concitoyens estiment que c’est le président et pas le premier ministre qui, en réalité, est le seul réellement comptable du bilan de l’action du gouvernement.» «C’est sans doute ce qui explique aussi à quel point Gabriel Attal est plus populaire qu’Emmanuel Macron, 65% des Français disant le préférer à “son” président», précise Odoxa. Qui évoque le «paradoxe du quinquennat» : «Désormais, l’impopularité des présidents protège la popularité de leurs premiers ministres.»

Il manque aux Français 900 euros en moyenne par mois pour «bien vivre», selon une étude

Il manque aux Français 900 euros en moyenne par mois pour «bien vivre», selon une étude

D’après une récente étude menée par l’Observatoire Société et Consommation (ObSoCo) pour la banque en ligne BforBank*, portant sur le rapport des Français à l’argent, Il manquerait en moyenne environ 900 € pour bien vivre. Le problème pour les bas revenus c’est que pratiquement 80 % des moyens financiers sont présentés par des dépenses contraintes ( logement, alimentation, transport, biens et services indispensables). Il ne reste que de l’ordre de 20 % en moyenne pour le superflu type vacances ou loisir en général.

Comme différents sondages similaires l’ont déjà montré, peu de Français sont réellement satisfaits de leurs revenus. Seuls quatre sur dix (39%) ressentent en effet une forme de «bien-être financier».

Le supplément de revenu idéal est par ailleurs plus élevé chez les 55-64 ans (1014 euros), chez les familles avec enfants (1077 euros) et chez les habitants de région parisienne (1044 euros). Il manque aussi plus d’argent aux hommes (943 euros) qu’aux femmes (852 euros).

 

De tels résultats semblent dépeindre un tableau sombre. D’autant que plus de trois Français sur quatre (76%) estiment que leur situation financière contribue directement à leur bien-être. Pourtant, 68% des Français ressentent un «bien-être général». Et plus de la moitié des sondés (55%) se disent satisfaits de leur vie actuelle. L’argent ne ferait-il pas (complètement) le bonheur ?

*Étude de l’ObSoCo pour BforBank, réalisée du 21 au 30 août 2023 auprès d’un échantillon de 2000 personnes représentatives de la population
France métropolitaine de 18 à 75 ans.

Santé : une taxe de cinq euros pour rendez-vous médical manqué

Santé : une taxe de cinq euros pour rendez-vous médical manqué

 

Le Premier ministre a notamment annoncé ce samedi 6 avril que les patients ne se présentant pas à leur rendez-vous médical se verront infliger une pénalité de 5 euros.

Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé une batterie de mesures ce samedi 6 avril portant sur le système de santé et afin de « reconquérier 15 à 20 millions de rendez-vous médicaux chaque année ». Il a notamment fait savoir que le nombre de places en deuxième année de médecine sera porté à 12.000 en 2025 puis à 16.000 en 2027, contre 8.150 en 2017 et 10.000 en 2023.

Selon le chef du gouvernement, les pharmaciens pourront également prescrire directement des antibiotiques pour les cas d’angines et de cystites à partir de juin. À cette date, les opticiens devraient aussi pouvoir directement adapter les ordonnances faites par les ophtalmologues lorsque la prescription faite n’est pas ou plus adaptée.

Une expérimentation va également être menée dans un département par région pour que les patients puissent avoir un accès direct aux médecins spécialistes sans avoir à passer par un médecin généraliste.

 

 

Technologies « écologiques » : manque d’investissements

Technologies « écologiques » : manque d’investissements

 

80 % ! Telle est la part des investissements industriels mondiaux réalisés en Asie et en Amérique en 2023. Loin derrière, notre vieux continent ne pèse que pour 6 %, en dépit de ses ambitions pour accoucher d’une « croissance verte ». La France a arrêté un plan d’investissement de 11 milliards par an pendant cinq ans, France 2030, destiné à « accélérer la transformation des secteurs clés de notre économie » et à se positionner « en leader du monde de demain ». À titre de comparaison, la Corée du Sud s’apprête à investir 12 milliards par an pendant vingt ans sur le seul cluster industriel des semi-conducteurs ! Certes, France 2030 ne résume pas l’ensemble des investissements innovants accomplis en France et l’Europe n’est pas restée inactive, mais la course technologique se joue puissance contre puissance ; et à la fin, c’est l’Asie ou l’Amérique qui gagne.

 

Par Louis Gallois et Pierre-André de Chalendar (*) dans la Tribune

Cette concurrence mortifère est particulièrement âpre pour des industries directement liées aux enjeux de la transition écologique. Comment y faire face ? Tout d’abord, être au meilleur niveau technologique : autrement dit, accentuer le soutien à l’effort de recherche et d’innovation. À cet égard, le CIR joue en France un rôle essentiel. Le programme France 2030 cible avec raison certaines des technologies les plus sensibles à l’avenir pour notre industrie. Il faudrait aller plus loin et porter l’effort national de recherche de 2,2 % à 3 % du PIB, objectif fixé il y a plus de vingt ans à Lisbonne et que dépassent les États-Unis, la Corée, le Japon, ou l’Allemagne.

Le deuxième impératif est celui de la compétitivité de l’appareil industriel. Les industries liées à la transition énergétique reçoivent aux États-Unis un soutien massif avec l’IRA. La Chine assure de facto la quasi-exclusivité de son immense marché et de ses programmes étatiques à son industrie domestique, à qui elle offre ainsi une rampe de lancement à son offensive mondiale. On l’a vu pour le photovoltaïque ; l’histoire risque de se reproduire pour les éoliennes ou les batteries automobiles. L’Europe ne peut pas rester inerte. La France est à l’origine des Projets importants d’intérêt européen commun (PIEEC) qui ont par exemple porté les premières usines de batteries européennes. La Commission a heureusement assoupli sa position sur les aides d’État, comme le montre sa récente autorisation de la subvention allemande de 740 millions d’euros, au profit du suédois Northvolt, pour éviter que ce dernier n’implante son usine de batteries aux États-Unis. Pourrait-on imaginer que l’Europe, comme elle l’a fait pour le Covid, mobilise sur son crédit des financements permettant à l’industrie européenne de faire sa mutation vers un monde décarboné en restant compétitive ?

Face aux protectionnismes, oser la riposte

Mais une question se pose : la Chine n’est pas un marché ouvert et les États-Unis développent des politiques ouvertement protectionnistes : quelle peut être la réponse de l’Europe ? À tout le moins, deux ripostes sont possibles, sans remettre en cause le principe d’ouverture des frontières. La première, c’est la prise en compte du contenu carbone des produits importés. Le système d’ajustement carbone aux frontières récemment mis en place ne résout que très partiellement la question et présente même des risques car il peut peser sur la compétitivité des productions européennes. La mesure mise en œuvre en France conditionnant le bonus à l’achat des véhicules électriques au respect d’un seuil de contenu carbone, elle, est au contraire exemplaire, même si elle est ponctuelle.

La deuxième riposte, c’est l’application, concrète et stricte, du principe de réciprocité lorsque l’industrie européenne se heurte pour exporter à un protectionnisme direct ou indirect. L’Europe reconnaît le principe de réciprocité, mais elle a été jusqu’à présent frileuse dans sa mise en œuvre, craignant des rétorsions. La situation de concurrence sur certaines industries justifierait de l’activer plus franchement.

Enfin, faut-il exclure, sur des industries non encore stabilisées et sur des marchés nouveaux adossés à des politiques publiques et liés à la transition écologique, des mesures européennes de limitation temporaire des importations ? Il s’agit de permettre à nos industries naissantes ou adolescentes de gagner en maturité sans être, dès le départ, submergées par une concurrence extérieure qui s’appuie elle-même sur des marchés de fait protégés. La question peut se poser à brève échéance pour les éoliennes ou les batteries d’origine chinoise. Le précédent du photovoltaïque doit nous conduire au moins à ne pas l’éluder.

____

(*) Louis Gallois : Diplômé de l’Ecole des hautes études commerciales et de l’Ecole nationale d’administration (promotion Charles de Gaulle), après une carrière dans l’administration publique, il devient successivement PDG de la Snecma (1989), d’Aérospatiale (1992), président de la SNCF (1996), et président exécutif d’EADS N.V. (2007), président du conseil de surveillance de PSA (2014-2021). Il est co-président de La Fabrique de l’industrie depuis sa création en 2011.

Pierre-André de Chalendar : Diplômé de l’ESSEC et ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration, ancien Inspecteur des Finances, il est, depuis juillet 2021, Président du Conseil d’administration de la Compagnie de Saint-Gobain. Pierre-André de Chalendar est par ailleurs administrateur de BNP Paribas et de Veolia ainsi que et Vice-Président d’Entreprises pour l’Environnement, qu’il présida de 2012 à 2015. Depuis juillet 2017 il est co-président de La Fabrique de l’industrie et Président du Conseil de surveillance de l’ESSEC depuis février 2019.

Aérien: Le 737 manque de boulons !

Aérien: Le 737 manque de boulons !

Cette affaire d’incidents répétés pour le 737 constituent évidemment un revers économique pour cet avion mais d’une manière générale pourrait affecter aussi les résultats de Boeing. Selon le rapport d’enquête préliminaire de l’Agence de sécurité des transports (NTSB), publié mardi, plusieurs boulons censés bloquer la porte d’un Boeing 737 MAX 9 qui s’est détachée en plein vol début janvier lors d’un trajet de la compagnie américaine Alaska Airlines étaient manquants.

Le nouveau patron de l’Agence américaine de régulation de l’aviation civile (FAA), Mike Whitaker, a déclaré que la FAA comptait poster de manière permanente des inspecteurs sur les sites de production de Boeing, estimant que le « système actuel ne fonctionne pas ».

« Ce qui m’importe, c’est que Boeing fabrique des avions sûrs », a renchéri le patron de la FAA, Mike Whitaker. (Crédits : PETER CZIBORRA)
Le Boeing 737 MAX-9 d’Alaska Airlines qui a perdu une porte peu après son décollage de Portland (Oregon) le 6 janvier livre ses premiers secrets. Ils sont à peine croyables. Selon le rapport d’enquête préliminaire de l’Agence de sécurité des transports (NTSB), publié mardi, quatre boulons censés bloquer la porte de l’avion étaient manquants.
Face à la multiplication des déboires de cet appareil ces derniers mois, le nouveau patron de l’Agence américaine de régulation de l’aviation civile (FAA), Mike Whitaker, a estimé, lors de son audition ce mardi devant la sous-commission de la Chambre des représentants sur l’Aviation, qu’il était nécessaire de renforcer la supervision de Boeing, mais aussi de l’équipementier Spirit Aerosystems, le fabricant du fuselage du 737 MAX.

Mike Whitaker a déclaré que la FAA comptait poster de manière permanente des inspecteurs sur les sites de production de Boeing, estimant que le « système actuel ne fonctionne pas ».

« Je conviens certainement que le système actuel ne fonctionne pas, parce qu’il ne fournit pas d’appareils sûrs. Nous devons donc changer cela », a-t-il dit.

« Ce qui m’importe, c’est que Boeing fabrique des avions sûrs », a renchéri le patron de la FAA. « Si vous n’avez pas cette culture de la sécurité, je pense qu’il est difficile de faire des avions sûrs. »

Depuis l’incident d’Alaska Airlines, qui n’a pas fait de victimes, la FAA a dépêché une vingtaine d’inspecteurs sur le site de Renton pour vérifier les conditions d’assemblage du 737 MAX et six autres dans une usine de Spirit à Wichita, dans le Kansas, pour un audit de six semaines. Cette approche, a précisé Mike Whitaker, rompt avec les méthodes traditionnellement employées par l’agence, qui s’appuyaient essentiellement sur l’étude de documents transmis par Boeing. L’enquête n’a révélé pour l’heure aucune défaillance requérant une action immédiate.

Pour rappel, Boeing a déjà cloué au sol pendant des mois, en 2019 et 2020, le 737 MAX après deux accidents meurtriers qui ont fait au total 346 morts.

Pourquoi le manque de chauffeurs routiers

Pourquoi le manque de chauffeurs routiers

Philippe Askenazy retrace, dans Le Monde , l’assèchement du vivier de chauffeurs routiers, consécutif à la suppression du service militaire, école de conduite de dizaines de milliers de jeunes hommes pendant 70 ans.

Un article qui explique le manque de chauffeurs-routiers et le rôle qu’a joué le service militaire ( dans ce domaine mais aussi ailleurs). Mais un facteur explicatif parmi d’autres car malheureusement toutes les professions manquent de main-d’œuvre notamment qualifiée. En cause aussi dans transport routier ( de fret ou de personnes) l’amélioration des conditions de travail mais qui s’est accompagnée d’une nette détérioration de la rémunération. Alors des études montraient que pour 80 % des candidats chauffeurs-routiers le premier critère de motivation était la rémunération (salaire et primes) NDLR

Il y a tout juste un siècle, les jeunes sortant du service militaire obtenaient la conversion de leur certificat militaire, de couleur verte, en permis de conduire civil, de couleur rose. Pour endiguer la multiplication des accidents de la route, ce dernier avait été instauré par le décret du 31 décembre 1922 dit « code de la route » : les exigences et les épreuves étaient significativement renforcées par rapport à celles du « certificat de capacité » institué en 1899.

Un arrêté publié le 27 octobre 1923 définit la formation et les évaluations permettant l’obtention par les militaires, dont les appelés, du « certificat de capacité de conduite de véhicule militaire ». Ce même texte instaurait la possibilité à la « libération du titulaire » de demander au préfet la délivrance par équivalence du permis civil. La conversion du « vert » au « rose » s’appliquait également aux mentions (les catégories et types de véhicules, dont les véhicules de transport de passagers).

Pour l’armée, ces dispositions présentaient l’intérêt d’inciter les appelés à s’investir dans la conduite et, par la poursuite de la pratique dans le civil, de bâtir un réservoir de chauffeurs en cas de mobilisation. Pour l’industrie automobile française, elles participaient d’une démocratisation de la « bagnole » (et longtemps de sa masculinité, seuls les jeunes hommes effectuant le service militaire).

Pour les entreprises de transport, et pour l’économie dans son ensemble, les jeunes conducteurs formés par l’armée fournissaient également un réservoir de main-d’œuvre. Ce vivier s’est numériquement renforcé au fur et à mesure que les besoins de l’armée croissaient avec le nombre de véhicules de combat et de transport de matériel et de troupes. Ce système a perduré malgré les multiples réformes du permis, notamment celle de 1954 qui pose les bases des grandes catégories d’aujourd’hui (le permis B auto, et les permis professionnels C pour les marchandises, D pour le transport de plus de huit passagers).

Pendant sept décennies, l’obtention du « permis à l’armée » constituait pour des générations d’appelés une promesse-clé du service militaire. Au tournant des années 1990, environ 180 000 jeunes hommes obtenaient ainsi leur permis de conduire, dont plusieurs milliers dans les catégories C et D. Ces derniers étaient valables cinq ans et prorogeables après visite médicale.

Gauche : le manque d’ancrage social

Gauche : le manque d’ancrage social

Le débat autour de la loi « immigration » donne à voir l’ampleur du chantier de refondation à gauche face à un véritable défi idéologique et organisationnel. Par Pierre-Nicolas Baudot, Université Paris-Panthéon-Assas. Dans la « Tribune ».

Alors que la Macronie a multiplié les concessions sur sa droite pour finalement obtenir le vote de son projet de loi sur l’immigration, la gauche n’est pas parvenue à faire entendre sa voix.

Pourtant, le 4 décembre dernier, le parti Génération•s conviait socialistes, communistes, insoumis et écologistes à une « Soirée de la fraternité ». Elle visait à fédérer contre le projet de loi « immigration » et l’emprise des idées d’extrême droite sur le débat public.

Trois jours plus tard, la gauche, sans Jean-Luc Mélenchon et ses proches, tenait un nouveau meeting à Saint-Ouen pour apparaître dans un débat saturé des voix de la droite et de l’extrême droite.

À travers la capacité de la gauche à opposer sa vision sur l’immigration, se joue, plus largement, son aptitude à produire de nouvelles idées et à les diffuser dans la société.

Si le projet de loi « immigration » a suscité tant de discussions passionnées, c’est qu’il convoque de nombreux enjeux au-delà de la seule question des entrées et sorties de personnes étrangères. Derrière le masque de l’immigration, se discutent le rapport de la société à l’altérité et le statut à reconnaître à la diversité culturelle.

Ce thème a resurgi cet été avec les révoltes populaires suite au décès par tir policier de Nahel à Nanterre, puis avec l’attentat terroriste d’Arras. Comme lors des « émeutes » de 2005, à chacune de ces séquences, c’est moins l’immigration qui est en question que le rapport identité-égalité et les conditions sociales d’une société apaisée.

En brandissant le risque d’un « grand-remplacement », la droite et l’extrême droite ont engagé une offensive liant l’immigration, la diversité culturelle et le destin collectif de la France. Accusée de naïveté ou de laxisme, la gauche ne parvient pas à opposer un contre-discours, ni à adopter une position clairement identifiable.

Pour comprendre les raisons de ces difficultés, il importe de revenir sur l’histoire récente de la relation entre la gauche et l’immigration. Dans les années 1970, l’immigration devient un « objet social », en raison de la présence des immigrés dans l’industrie française et de la grande précarité dans laquelle ils vivent, dans les foyers ou dans les cités de transit. Alors que le gouvernement prend une série de mesures restrictives en matière d’immigration, les mouvements sociaux « immigrés » se structurent, souvent avec le soutien d’organisations syndicales ou associatives de gauche.

Dans le même temps, les partis de gauche expriment déjà des visions différentes. Le Parti communiste soutient l’arrêt de l’immigration, et, tout en affirmant la solidarité de classe entre travailleurs, déplore la concentration d’immigrés dans les communes qu’il gère. Si une partie des socialistes partage cette attitude, le PS cherche également à mobiliser les mouvements de solidarité et les militants, notamment de classes moyennes, engagés dans l’anticolonialisme, le tiers-mondisme et les différentes luttes de l’immigration. Avec la rupture de l’Union de la gauche en 1977, les tensions entre les deux partis de gauche sur l’immigration s’accroissent.

À la veille de l’élection de 1981, les socialistes accusent les communistes de diviser la classe ouvrière et de faire le jeu de la droite. Dans une déclaration du 11 février 1981, le Bureau exécutif du PS affirme ainsi au sujet de la destruction d’un foyer de travailleurs immigrés par la municipalité communiste de Vitry-sur-Seine :
« La situation est grave et il n’est pas acceptable de se tromper d’adversaire en s’attaquant, comme le fait la direction du Parti communiste, aux conséquences de la politique du pouvoir et non aux causes ».
La question de l’immigration en politique connaît ensuite un véritable tournant durant les années 1980. Aux élections municipales de 1983, puis aux élections européennes de 1984, le Front National constate ses premiers succès. Très majoritairement, la gauche prend conscience des effets électoraux de ce thème et craint ses répercussions auprès des classes populaires, particulièrement dans les territoires les plus durement touchés par la crise économique (comme en région parisienne ou dans le Nord).

Au plan national, si la gauche tente de faire porter à la droite les stigmates de l’extrême droite, elle déplore également rapidement l’exploitation politique de ce thème par ses adversaires.
Certes, le gouvernement socialiste engage momentanément une politique culturelle valorisant la France plurielle et soutient SOS-Racisme. Cependant, la gauche adopte rapidement une stratégie de neutralisation à deux volets. D’une part, il s’agit d’éviter que les questions culturelles liées aux immigrés ou à leurs descendants, jugées favorables à la droite, ne constituent un enjeu d’opposition politique entre la droite et la gauche.

D’autre part, il s’agit de reformuler ce thème à partir de la question sociale, en insistant sur le logement, l’éducation, l’emploi et la redistribution. Ces deux dimensions aboutissent, à la fin des années 1980, au paradigme de l’intégration, conciliant « indifférence aux différences » et primauté de l’action sociale. Depuis lors, la position de la gauche n’a guère changé, continuant de considérer que l’immigration est avant tout un thème qui profite à la droite et répliquant sa crainte de le voir se constituer en enjeu politique de premier plan.
Au-delà de son analyse électorale, la difficulté de la gauche à produire des réflexions collectives en matière d’immigration s’explique par l’existence de profondes divisions. Les enjeux que contient ce thème ne recoupent qu’imparfaitement le clivage de classe qui oppose traditionnellement la droite et la gauche. À l’inverse, ils traversent ces familles politiques en leur sein.
La gauche voit s’opposer plusieurs visions. D’un côté, les partisans de la cause des immigrés insistent sur la défense des droits humains, l’antiracisme puis la lutte contre les discriminations et l’islamophobie.

Dès les années 1980, certains y voient même de nouvelles bases pour réunir la gauche au moment où le « tournant de la rigueur » rend les questions économiques plus clivantes.

D’un autre côté, se réclamant du « réalisme » face à la naïveté des « droits-de-l’hommiste », une autre partie de la gauche craint que cet engagement ne favorise la droite. Elle défend une grande fermeté en matière migratoire et un renvoi des identités particulières à la sphère privée.
Présente dès les années 1980, cette opposition est maximisée à la fin des années 2000 et durant les années 2010. La crise financière de 2008 constitue un premier tournant. Elle scinde l’aile libérale de la gauche : d’un côté, les partisans d’une refondation de l’identité sociale-démocrate autour de la « diversité » et de la lutte contre les discriminations ; de l’autre, les adeptes d’une position « national-libérale » articulant « politique de marché et valorisation identitaire de la nation ».

Les attentats terroristes de 2015 marquent un second tournant. La ligne « national-libérale » gagne en importance et tente de recomposer l’opposition politique entre un bloc central et « des extrêmes » autour de la « question républicaine ».
Le débat autour de la loi « immigration » donne à voir l’ampleur du chantier de refondation à gauche. Pour faire entendre sa voix, elle doit s’emparer d’un thème qu’elle a durablement contourné et parvenir à définir une position collective clairement identifiable. Elle ne peut le faire sans ouvrir en son sein un débat qu’elle a très largement considéré comme favorable à la droite et défavorable à sa propre audience auprès des classes populaires.
Certes, l’évidement idéologique observé au PS questionne plus largement la capacité de la gauche à produire de nouvelles idées et à adapter son projet aux évolutions de la vie politique. Comme elle ne fait pas partie de ses emblèmes, l’immigration permet d’observer de manière particulièrement évidente les capacités d’innovations idéelles de la gauche.
Cependant, un regard vers le monde syndical, associatif ou académique permet de constater que la gauche n’est pas en manque de perspectives en la matière. La philosophie politique a, par exemple, esquissé d’importantes pistes pour penser ensemble redistribution et reconnaissance.

Au-delà des idées, les difficultés de la gauche à exister dans le débat sur l’immigration posent plus directement une question organisationnelle. Tout d’abord, l’analyse qu’elle fait de la « pensée populaire » sur l’immigration est d’autant plus susceptible d’être parasitée par les sondages et leur exploitation médiatique que les classes populaires sont globalement les grandes absentes des partis de gauche.

De plus, c’est sa capacité à diffuser ses idées dans la société et à relayer les demandes populaires qui est clairement mise en cause. Or, cela dépend de ses relations avec les mondes intellectuels, syndicaux et associatifs, de son aptitude à mobiliser durablement les militants, de ses pratiques d’éducation populaire et donc, in fine, de sa capacité à représenter une offre politique clairement identifiée. Dès lors, si la récurrente question des idées est effectivement centrale, elle ne peut trouver d’issue qu’articulée à celle des pratiques et de l’ancrage social de la gauche.
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Par Pierre-Nicolas Baudot, Docteur en science politique. Université Paris-Panthéon-Assas, ATER à l’Université Clermont-Auvergne, spécialisé en histoire sociale des idées partisanes, Université Paris-Panthéon-Assas

Énergies renouvelables : un manque de moyens

Énergies renouvelables : un manque de moyens

Le développement des énergies renouvelables (EnR) est l’un des grands engagements pris par l’Union européenne (40 % dans le bouquet énergétique en 2030). Alors que l’UE s’est donné pour objectif une puissance installée de 100 gigawatts (GW) dans l’hydrogène en 2030, la capacité réelle aujourd’hui correspond à seulement 0,2% de cet objectif ! La France, elle, n’a pas atteint l’objectif fixé en 2009 : 23 % d’EnR dans sa consommation énergétique finale.

par Bruno Alomar , ancien conseiller au cabinet du Commissaire européen à l’énergie dans l’Opinion

Comment développer les EnR et surmonter les obstacles politiques, sociaux et économiques que l’on perçoit de plus en plus clairement ? Au-delà de l’ampleur des financements, sujet crucial, proposons d’ores et déjà quelques pistes.

Les EnR ne sont pas une martingale. Elles sont une condition nécessaire, dans un bouquet diversifié, mais pas suffisante. Rappelons ici qu’EDF, numéro un mondial du nucléaire, est aussi le premier producteur européen d’EnR. Rappelons qu’en fait de développement de l’hydrogène, l’électricité pour le produire est essentielle, et que la France a tout à gagner à développer l’hydrogène à partir du nucléaire… Ce qui a d’ailleurs suscité beaucoup de débats au sein de l’UE. Il est ainsi logique que les préconisations de RTE et les orientations de la Stratégie française pour l’Energie et le Climat prennent en compte cette complémentarité. Il faut également faire confiance au progrès technique. Plusieurs exemples l’attestent.

Le premier tient au nucléaire dont la COP28 a consacré le retour en grâce. D’ailleurs, si l’Allemagne conserve sa position sur les centrales, elle n’oublie pas de poursuivre ses recherches à moyen/long terme sur la fusion nucléaire car elle en perçoit tout le potentiel.

Le second concerne l’éolien flottant avec l’ambition affichée d’Emmanuel Macron de faire de la France le leader européen de ce secteur. L’Etat a déjà lancé des appels d’offres sans attendre les résultats des fermes-pilotes.

Chaîne de valeur. Le troisième concerne l’hydrolien. Comme toute innovation, cette technologie prometteuse comprend sa part d’aléa. Construire une filière nécessite de s’appuyer sur des briques technologiques éprouvées pour réduire les risques. Mais attention aux contradictions ! On ne peut pas faire grandir une filière en prenant des décisions frileuses. Lancer des appels d’offres commerciaux sans attendre le résultat des fermes-pilote est là aussi indispensable. C’est tout l’enjeu de la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) figurant dans le projet de loi sur la Souveraineté énergétique de la France qui sera débattu au Parlement début 2024.

L’UE a fait des efforts, notamment en matière d’aides d’Etats. Sommeillant dans les Traités, les Projets Importants d’Intérêt Européen Commun (PIIEC ou IPCEI) ont été utilisés dans les domaines des batteries et de l’hydrogène. Est-ce suffisant ? Sans doute pas. Si l’on s’arrête à l’hydrogène, à côté de la construction d’une offre, la solvabilité d’une demande qui, seule, permettra à un marché véritable de se faire jour, manque. Et si beaucoup d’obstacles ont été réduits, d’autres surgissent, comme l’attestent – hélas – de nouvelles obligations de consultation qui ralentissent les industriels. L’UE, pourtant bien consciente d’avoir raté le développement du photovoltaïque au profit de la Chine, son rival systémique, peine à développer de réelles protections de ses filières. Les Américains n’ont pas ces pudeurs…

En France, si l’Etat veut rester cohérent sur l’innovation, il devra tenir les deux bouts de la chaîne, de la création de la technologie au marché, en assumant une part de made in France.

Transition énergétique: Retardée par manque de moyens

Transition énergétique: Retardée par manque de moyens (Jean-Laurent Bonnafé, BNP Paribas)

Jean-Laurent Bonnafé, 62 ans, directeur général de BNP Paribas, regrette que faute de financement suffisant , la transition énergétique prenne du retard en Europe. Dans la Tribune
(extrait)

Une interview intéressante du patron de la BNP mais qui reste assez floue sur l’ampleur et la nature des moyens financiers NDLR

Où en êtes-vous dans la transition énergétique ?

Nous accélérons fortement, en mobilisant tous nos moyens pour accompagner des projets permettant de substituer les énergies bas carbone aux énergies fossiles. Le groupe est ainsi devenu le numéro un mondial des green bonds, les émissions obligataires vertes, alors qu’il n’est plus que 26e mondial pour les émissions obligataires du secteur pétrolier et gazier. En 2022, 60 % de notre portefeuille de crédits à la production d’énergie finançaient déjà la production d’énergies bas carbone. Nous visons 80 % d’ici à 2030. Mais nous devrions y parvenir plus tôt, dans le courant de l’année 2026, en réduisant entre autres nos financements à l’exploration-production pétrolière de 80 %. Nous déployons cette stratégie de transition dans tous les secteurs, en sélectionnant des projets et des entreprises dont les trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre diminuent dans la durée.

Et pour les particuliers ?

Les objectifs sont identiques, tant pour les ménages que pour les TPE. Nous finançons l’achat de voitures électriques et hybrides, tout comme la rénovation des logements. Nous souhaitons pouvoir offrir de la mobilité par différents moyens, avec un ensemble de services destinés à évoluer dans le temps, en fonction des progrès technologiques. Là encore, la transition coûte cher. Une étude récente démontre que financer l’achat d’un véhicule électrique et la rénovation énergétique d’un logement représente quatre ans de capacité d’épargne pour un foyer moyen. Des accompagnements publics restent donc essentiels. Il s’agit d’un sujet collectif : la rénovation énergétique demeure hors de portée pour un certain nombre de ménages.

En 2022, 60 % de nos crédits à la production d’énergie finançaient la production d’énergies bas carbone. Nous visons 80 % d’ici à 2030.

Face à la puissance du plan américain, l’Europe a-t-elle mis en place un cadre adapté au financement de la transition énergétique ?

Les États-Unis sont un marché intégré, doté d’une politique fiscale unique et efficace, à la différence de l’Union européenne. Un tel plan ne peut se concevoir de ce côté-ci de l’Atlantique. En matière de financement de la transition énergétique, la réponse européenne reste à construire, pour l’essentiel. Il faudra en particulier s’appuyer sur les initiatives des différents pays, sans en entraver la bonne marche du fait d’un cadre européen parfois trop rigide.

Regrettez-vous l’absence d’un marché européen des capitaux ?

Bien sûr. Dans ce domaine, l’Europe est au point mort. Rien n’avance depuis vingt ans. On a peur de voir grand, alors que nous nous mesurons à des géants. Le risque est réel que des investissements se réalisent ailleurs, là où ces marchés sont plus puissants. Les marchés de capitaux sont un levier essentiel pour accompagner et financer la transition énergétique dans son ensemble, comme l’économie plus généralement.

Social- Un manque de reconnaissance au travail d’après un rapport du plan

Social- Un manque de reconnaissance au travail d’après un rapport du plan

Il y a en France une « crise de la reconnaissance et du sens » du travail, d’après Bayrou, haut-commissaire au plan. C’est le rapport publié jeudi par les services du haut-commissaire au Plan, François Bayrou, qui l’affirme, le travail, en France, traverse une « crise de la reconnaissance et du sens ». « Nombre des repères qui rendaient le travail désirable et attrayant paraissent se fragiliser et se précariser », constatent les auteurs de ce document dont rend compte Sud-Ouest.

À quelques jours de la conférence sociale organisée lundi à Matignon pour aborder notamment la question des bas salaires, le haut-commissariat au Plan insiste dans cette étude sur le sentiment croissant d’un grand nombre de salariés d’être « bloqués » à des rémunérations proches du Smic.

Le salaire médian s’est rapproché du minimal

« Le salaire perçu est ressenti comme trop bas », a résumé lors d’une conférence de presse François Bayrou. « Un nombre croissant d’actifs gagnent un salaire proche du Smic, c’est ce qu’on appelle la trappe à bas salaires. Ce sentiment qu’on est bloqué, qu’on ne peut pas bouger, est très lourd de conséquences », a-t-il mis en garde.

Seuls 46 % des travailleurs en France s’estiment suffisamment payés, contre 59 % dans l’Union européenne et 68 % en Allemagne.

« Depuis 1970, une part croissante de la population commence sa carrière à un niveau proche du Smic », de sorte que, sur plusieurs décennies, le salaire médian s’est rapproché du salaire minimal, constatent les auteurs : dans le privé, le salaire médian atteignait deux fois le Smic en 1970, mais seulement 1,59 fois le smic en 2021.

François Bayrou plaide pour une politique qui leur faciliterait l’accès au crédit (notamment immobilier) et qui encouragerait « des politiques managériales plus participatives », afin de redonner du sens au travail. À long terme, le haut-commissaire prône également une politique d’aménagement du territoire pour lutter contre l’hypercentralisation des emplois dans les grandes métropoles, qui allonge les temps de transport quotidien.

Entreprises-La cogestion, réponse au manque d’intérêt et de productivité

Entreprises-La cogestion, réponse au manque d’intérêt et de productivité

Comment expliquer qu’un même salarié éprouve des difficultés physiques et psychologiques pour assumer 35 heures de travail alors que le même salarié devenu artisan effectuera le double d’heure en retrouvant un sens à son travail.

Le problème est lié à l’organisation sociétale au sein de nos collectifs de travail. Ce modèle fonctionne selon des règles ancestrales sous l’égide d’une pyramide dans les décisions centrales sont souvent mal acceptées et mal vécues. Sans parler évidemment de la justice sociale qui comme en période de crise aujourd’hui permet la baisse de pouvoir d’achat de de 10 % en moyenne sur deux ans alors que les dividendes augmentent de 10 % par an. On objectera évidemment que c(est la lois traditionnelle du capitalisme. D’un côté ce qui possèdent l’entreprise avec ceux qui la dirigent et de l’autre ceux qui en fait la font fonctionner. Pourtant dans certains pays comme l’Allemagne on a su associer les salariés par la voix de la cogestion. À travers leurs représentants les salariés participent donc à la définition des orientations de l’entreprise.

Il est évident que des orientations mieux comprises et partagées sont ensuite mieux mises en œuvre. De ce point de vue, la baisse de compétitivité de la France au cours de ces dernières années témoigne aussi de la distance que prennent des salariés par rapport à leur entreprise. Une prise de distance qui se caractérise aussi par des difficultés à recruter.

Aujourd’hui dans le monde économique et en France en particulier, on vit encore dans le cadre d’une organisation sociale archaîque; en outre, on a même accentué le caractère obsolète de la concertation en supprimant nombre d’institutions consultatives.

L’association des salariés à la gestion d’une entreprise constitue un formidable outil de dynamisme et de cohésion. Avec la présence des salariés dans les organes de gestion, les directions disposent d’indicateurs supplémentaires sur la réalité de leur fonctionnement et d’un relais pour mieux faire adhérer à la stratégie des entreprises.

Aujourd’hui peut-être encore plus hier, on s’en remet surtout au dirigeant messianique sorte de gourou qui opère des miracles économiques. La vérité oblige à considérer pourtant que sur le long terme le succès des entreprises tient surtout à la capacité du responsable a bien s’entourer et à fonctionner collectivement.

Évidemment pour pratiquer la cogestion il faut être deux d’un côté le patronat et de l’autre les représentants des salariés.
Cette cogestion est impensable avec des syndicats qui font surtout de la révolution leur objectif premier. Et de ce point de vue, la montée du gauchisme en France ne témoigne pas d’une grande lucidité économique mais aussi sociale. Heureusement, les organisations réformistes et en particulier la CFDT ne cessent de progresser en même temps que l’instruction et le niveau de conscience du monde salarié. La revendication d’une association des salariés à la gestion pourrait donc à terme retrouver du crédit.

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