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«Gaulois réfractaires» de Macron : «une erreur» et…. un manque de culture

«Gaulois réfractaires»  de  Macron : «une erreur» et…. un manque de culture

Excuses maladroites et explications confuses de Macron à propos des gaulois réfractaires au changement. Ce n’est pas seulement une erreur mais un manque évident de culture. Contrairement à l’image qu’il veut donner, Macon ne s’appuie pas sur une culture très universelle. Par ailleurs, il se veut le grand réformateur économique mais la réalité c’est qu’il n’a aucune formation dans ce domaine même s’il a essayé de bricoler son CV. Ces études assez brillantes se confinent au domaine littéraire et enfin à l’ENA il est connu qu’on n’apprend à peu près rien sinon à ne pas répondre aux questions qui peuvent être posé par des contestataires de préfecture. Macron n’est pas un expert en économie il a seulement passé un court moment chez Rothschild en raison du carnet d’adresses des énarques qui monopolisent les postes dans l’administration, la politique et les entreprises privées. Macron a commis une grande maladresse pédagogique en profitant une nouvelle fois d’un voyage à l’étranger pour critiquer son propre pays. Une erreur diplomatique mais aussi politique.  Quant à ses références aux gaulois réfractaires, c’est une contrevérité totale.  En effet les gaulois défaits par les Romains ont complètement assimilé les techniques, le cadre juridique et même la langue de Rome pour constituer la société gallo-romaine.  Il y a peu d’exemples d’une telle assimilation et d’une telle capacité à évoluer. L’histoire n’est pas non plus le domaine de prédilection de Macron qui en réalité est un pur produit de cet oligarchie sans vision gavée au marketing politique et aux discussions de salon. Pour preuve de cette excuse très alambiquée cette déclaration très vaseuse : « C’était une erreur de le réduire comme ça, parce que ça nourrit toutes ces espèces de confusions. Si je pensais que nous n’étions que ça, et je me suis mis dedans, ce serait stupide. Je n’aurais pas cherché à être président…. Qu’est-ce que j’ai voulu dire en disant ça? J’opposais le Gaulois réfractaire au luthérien bien ordonné. C’est de dire qu’il y a une identité des peuples », s’est expliqué le chef de l’État dans son entretien à TMC. « Et donc c’est de dire: moi je crois que chaque peuple a son identité, mais cette identité se construit dans un dialogue avec les autres, dans le respect de nos valeurs. » « Nous sommes Français, nous avons des spécificités : des choix, un droit, une histoire, une langue qui n’est pas la même que les autres », a-t-il ajouté. Une vraie explication de représentant en aspirateurs !

 

Plastiques : « il manque des mesures courageuses » (Luc Jacquet)

Plastiques : « il manque  des mesures courageuses » (Luc Jacquet)

Le réalisateur de document sur l’environnement constate le manque de courage pour luter contre le plastique.

« La question du plastique est particulière car il s’agissait d’une substance moderne, l’expression du génie de l’homme capable de transformer à volonté cette matière dont on peut faire à peu près n’importe quoi. Et d’un coup on se rend compte qu’elle est en train de se retourner contre nous et que son utilisation abusive nous étouffe littéralement sous des continents de détritus. On a du mal à l’admettre parce qu’il y a quelque chose qui va à l’encontre de ce qu’on a appelé le progrès. Les images de l’expédition Tara [qui vise à observer les effets du changement climatique] montrent que le travail de morcellement du plastique par les éléments naturels, notamment les courants dans les océans, a pour conséquence qu’on en trouve partout! Je me souviens d’une plage au Gabon, célèbre car on y croise des hippopotames, des éléphants et des chimpanzés. J’étais allé tourner là-bas, je me suis retrouvé dans cet endroit sublime perdu au bout du monde avec des baleines à bosse à proximité. Sauf que c’était infilmable : une immense déchetterie à ciel ouvert alors que pourtant loin de toute civilisation. Même sentiment sur l’île de Midway de l’archipel d’Hawaï, connue pour sa bataille en 1942, un lieu paradisiaque avec un lagon sublime. Les albatros de Laysan qui y nichent meurent chaque jour d’une ingestion de plastique. Il y a une collision impressionnante entre la carte postale et la réalité pourrie. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, à mettre au même niveau que la panne de la biodiversité et le réchauffement climatique. Ces phénomènes ont été prédits, aucune décision politique n’a été prise. A présent, on constate l’ampleur du désastre et on se dit qu’on ne peut plus rien faire. Les habitudes sont solidement ancrées. Comment faire machine arrière en très peu de temps? On a interdit le sac en plastique mais il suffit d’inscrire dessus la mention réutilisable pour qu’il passe de banni à autorisé. Tout le monde adore boire un cocktail en terrasse avec une paille quand il fait chaud. Sauf que ça a un prix. La quantité d’ordures produite par les fast-foods est hallucinante. Il faut lutter contre le suremballage des fruits et légumes dans la grande distribution. J’ai la chance de vivre à la campagne et d’avoir un accès direct à la matière première sur les marchés. L’enjeu se situe au niveau d’une éducation de la société. Des pays sont plus en avance que d’autres au niveau du recyclage : en Europe, le Nord est très rigoureux et le Sud n’y prête pas attention, les Etats-Unis ne font rien du tout, l’Amérique du Sud non plus. Mais si on regarde de près, il y a une nébuleuse d’initiatives prises par les petites entreprises qui se mobilisent, notamment en France. Il faut des mesures courageuses pour provoquer un élan général. Au niveau individuel, on a pris conscience de l’urgence, mais l’action collective semble insurmontable. On possède la technologie nécessaire pour trouver des solutions, mais les gouvernements sont-ils prêts à payer? Je suis amer, frustré et las. Les choses ont été argumentées, on s’épuise à les répéter mais les politiques n’écoutent pas. J’ai été sidéré par les propos de Donald Trump qui veut déforester la Californie pour réduire les incendies. C’est du négationnisme, et la quintessence de la bêtise. Il ne nous fera pas progresser… »

 

Canicule : vers un manque d’eau ?

Canicule : vers un manque d’eau ?

 

 

Laurence Gourcy, hydrogéologue au Bureau de recherches géologiques et minières fait le point dans une interview sur France Info.

 

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Au regard de toutes ces rivières asséchées, doit-on s’inquiéter de l’état de nos nappes phréatiques ? 

Laurence Gourcy : Nos informations datent de fin juin, mais connaissant l’inertie des nappes, la situation est toujours la même. Et elle est plutôt favorable ! On a des niveaux plus hauts que les mêmes mois des années antérieures. On est sur un niveau favorable sur toute une partie de la France, excepté quelques secteurs : vers Colmar, sur la nappe d’Alsace, qui est en dessous de la moyenne, la vallée du Rhône qui est déficitaire, un déficit qui se poursuit puisqu’on l’a déjà observé l’année dernière. Et puis dans l’arrière-pays en Provence-Alpes-Côte d’Azur, on a des nappes qui sont de petits volumes et qui se remplissent et se vident très rapidement. Le fait que nous n’ayons pas de précipitations pendant plusieurs semaines implique que, pour ces nappes, les niveaux sont plutôt défavorables.

 

Mais la situation des nappes n’est pas particulièrement alarmante ? 

Non, puisque la dernière recharge des grands réservoirs a été très bonne. D’octobre à avril, on a eu de bonnes pluies donc on a bien rechargé les systèmes et on a une décrue qui est lente. Le problème va peut-être se poser après octobre puisqu’à ce moment-là, on doit avoir une nouvelle recharge qui doit nous permettre d’atteindre de nouveau des niveaux normaux dans les nappes. Le moment sera alors critique. On saura alors si la recharge suivante est aussi favorable que celle de l’année dernière.

De toute façon, on ne recharge pas les nappes phréatiques en été, sauf certaines petites nappes de manière locale.

Pourquoi certaines rivières souffrent-elles de sécheresse, si les nappes ne sont pas à un bas niveau ? 

Les rivières sont soit reliées aux eaux souterraines, soit complètement déconnectées. Il y a des régions, comme le bassin parisien, où les nappes sont corrélées aux rivières, ça veut dire que les rivières continuent de couler l’été grâce aux eaux souterraines.

Par contre, il y a des endroits où soit les nappes sont très profondes, soit elles sont peu nombreuses, soit, pour des raisons topographiques, ces eaux souterraines ne sont pas connectées aux rivières. En fait, l’assèchement d’une rivière n’est pas en lien avec le niveau des eaux souterraines. Par exemple, le Doubs est beaucoup plus sensible aux pluies directes et cette sécheresse n’est donc pas surprenante. Les rivières peuvent être asséchées sans que cela soit lié au niveau des nappes.

En revanche, la canicule va avoir un rôle dans l’évaporation pour les sols et les rivières. L’absence de pluie va pousser les plantes à aller chercher de l’eau plus profondément et cela peut avoir un impact sur les eaux de rivière, sur les plantes et les sols. Mais cela n’aura qu’un faible effet sur les eaux souterraines.

Et que se passera-t-il si la « recharge » d’octobre n’est pas suffisante ? 

C’est ce qu’il s’est passé à l’été 2017, avec une recharge à l’hiver 2016-2017 insuffisante. Du coup, vous avez un début d’été qui commencer de manière défavorable, avec des niveaux d’eau plus bas que la normale et comme on ne recharge pas l’été, ils vont diminuer quand les plantes vont reprendre leur activité, dès le début du printemps.

Or c’est bien l’épisode de pluie de l’automne-hiver qui compte. Par exemple, les décisions des volumes à utiliser, pour les agriculteurs, sont toujours prises vers avril-mai parce qu’on connaît l’état de la recharge et on sait de quel volume d’eau on pourra disposer pendant l’été. Il faudra donc garder un œil sur les précipitations de cet automne et de cet hiver.

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Le gouvernement va fêter son premier anniversaire et le bilan qu’on peut tirer de son action est assez mitigé. Certes on peut noter une vraie volonté réformatrice mais c’est devenu autant un slogan qu’une volonté politique. En effet, certaines reformes sont conduites avec sérieux, elles sont nécessaires ; d’autres le sont aussi mais il faudra y consacrer davantage de temps avec de vraies négociations avec les acteurs concernés. Le Macron justifie cette déferlante réformatrice par sa légitimité. Il faut  rappeler que Macron n’a recueilli au premier tour qu’un score assez médiocre et que pour l’essentiel c’est le rejet de Marine Le Pen qui l’a fait élire et non l’adhésion à son programme. Du coup, cela devrait l’obliger à solliciter largement la négociation pour obtenir uen adhésion plus active au changement. Le problème c’est qu’après avoir balayé l’opposition politique, Macron veut aussi balayer toute intermédiation qu’il s’agisse des partenaires sociaux ou associatifs ou même du parlement. Un parlement composé essentiellement de godillots choisis par Macron par petites annonces sans expérience sociale ou politique, sans originalité et sans charisme. Bref des petits technos aux ordres. C’est surtout la méthode Macron qui est en cause ; Un Macron qui a adopté une posture de monarque républicain et qui impose une sorte de démocratie étatique de type impérial. Certes la conjoncture économique se porte mieux mais on ne peut cependant pas parler de miracle quand la croissance du PIB se limite à 2%. C’est mieux qu’avant mais bien insuffisant pour faire baiser de manière significative le chômage. L’économie se porte mieux c’est certain mais c’est aussi du à la conjoncture internationale. En outre, la politique de Macron manque sérieusement d’équilibre et les plus aisés sont notoirement avantagés par rapport aux efforts demandés aux autres. Pas étonnant que 64% des français soient mécontents de la politique économique est sociale. Dernier élément du bilan, la posture un peu trop professorale voire condescendante de Macron qui a du mal à aire preuve de compassion et de compréhension vis-à-vis des moins favorisés. A son crédit évidemment son culot et son dynamisme mais un peu de modestie et d’écoute seraient bienvenus. Finalement un bilan assez mitigé qui ne garantit pas l’avenir

Macron : l’équilibrage social et sociétal qui manque

Macron : l’équilibrage social et sociétal qui manque

 

À juste titre, Macron  a engagé un certain nombre de réformes qui privilégient essentiellement le champ économique. Des réformes nécessaires mais dont les effets mettront du temps à se faire sentir. Bien d’autres évolutions sont indispensables en particulier la réforme de l’État et le rééquilibrage des comptes publics qui pour l’instant n’ont  pas fait l’objet d’une grande attention de la part du gouvernement. Certes 2018 constatera des améliorations pour le budget et un peu pour la dette mais cela tient davantage au retour de la croissance qu’à des réformes structurelles. Les deux champs de réformes évoqués sont pourtant primordiaux si l’on veut à la fois réduire le niveau de prélèvements obligatoires, améliorer la compétitivité et arrêter progressivement de payer des intérêts de la dette qui représente presque le premier poste du budget de l’État. Sans parler de la bureaucratie entretenue par la cathédrale administrative et les grands corps qui frein l’initiative, la créativité et porte même atteinte à  liberté. Bref il reste encore du pain sur la planche pour Macron même s ’il faut reconnaître qu’il a davantage réformé en quelques mois que ses prédécesseurs durant leur quinquennat. Si pour la plupart des experts, les patrons ou les cadres ces mesures sont comprises voir soutenues, il en est différemment les autres couches de la population qui attendent  de Macron davantage d’attention vis-à-vis des moins favorisés tout simplement du français moyen. En clair,  il y a une urgence de rééquilibrage social et sociétal. Ce que démontre les récents sondages notamment celui du JDD ou Macron et le gouvernement qui montre une chute notable. La préoccupation des Français moyens concerne prioritairement le pouvoir d’achat pratiquement bloqué des années si l’on tient compte de l’évolution réelle des prix et non de l’indice obsolète de l’INSEE (obsolète parce qu’il ne tient pas évidemment compte du changement de structure de la consommation). D’autres revendications catégorielles dans certains secteurs tendus viennent aussi nourrir l’insatisfaction. De ce point de vue, la gestion de certains conflits sociaux s’est révélée assez approximatif de la part du gouvernement et a fabriqué des mécontents. Les insuffisances concernent aussi le champ sociétal comme par exemple le rapport qu’entretient le gouvernement vis-à-vis des sans-abri. Un problème social évidemment mais aussi sociétal qui met en cause la dignité, la solidarité et le respect qu’on doit au moins chanceux. De ce point de vue, le gouvernement et les autres responsables d’en  marche adaptent trop souvent une attitude techno, suffisante voir dédaigneuse à l’égard de ce qui ont du mal à comprendre voire  à s’insérer dans le changement de monde  que nous connaissons. Dernière observation l’overdose de communication de la part du président de  la république qui entretient avec les médias une relation à la fois ambiguë et contradictoire. Macron veut maintenir la presse à distance et en même temps il ne cesse de saisir presque chaque jour une occasion pour  paraître, parler afin de susciter  des reprises médiatiques de ces interventions. S’il ne tient pas compte des éléments avancés, Macon sera condamné à subir l’érosion habituelle des chefs d’État français après quelques mois de mandat. La peur pourrait alors  s’installer au sein du gouvernement et les réformes pourraient être hypothéquées par la crainte d’un  mécontentement encore plus important

Niveau SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

Niveau  SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement a décidé  d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Ces  économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

 

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité , deux économistes font le bilan

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité ,  deux économistes font le bilan

 

Deux économistes Éric Meyer keynésiens plutôt de gauche et Nicolas Bouzou économiste libéral font le bilan des 35 heures dans un échange sur le Figaro. Pour l’homme de gauche le bilan lui semble « partagé » (nuance sémantique pour indiquer quand même que les 35 heures ne sont pas parvenues à créer l’emploi espéré), à l’inverse Nicolas Bouzou ou considère que cette mesure a constitué le dernier fatal porté au manque de compétitivité. Les deux experts pensent cependant que d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Un détail cependant, l’économiste Eric Meyer reprend à son compte la conséquence immédiate de 300 à 400 000 emplois mais ne parle pas des emplois ensuite supprimés du fait des 35 heures( autour d’un million)

Les 35 heures ont-elles été positives pour l’économie française? Ont-elles créé des emplois?

 

Eric Heyer - Il faut d’abord faire une précision. Quand on parle des 35 heures, on parle des lois Aubry I et II, c’est-à-dire de la baisse de la durée légale du temps de travail mais aussi – en contrepartie – de l’annualisation du temps de travail, de la baisse des cotisations sociales pour les entreprises, du forfait jours et de la réorganisation de la production. Dire «les 35 heures», c’est réducteur, car la France n’a pas fait que baisser la durée du temps de travail. Pour moi les lois Aubry – si on se base sur les bilans officiels de l’Insee et de la Dares (le service statistiques du ministère du Travail, NLDR) – ont créé entre 300.000 et 400.000 emplois. Ça a créé des emplois mais ça n’a pas permis de faire baisser durablement le chômage. Le bilan des 35 heures est mitigé, ce n’est ni la catastrophe comme le disent certains mais ça n’a pas non plus créé 2 millions d’emplois comme d’autres l’espéraient. En revanche, il est vrai que les 35 heures ont dégradé les finances publiques: il restait un surcoût car les baisses de cotisations n’ont pas été financées par le surplus de croissance attendu.

 

Nicolas Bouzou - Économiquement, les 35 heures n’ont pas permis de créer d’emplois. Certains se basent sur des études, notamment de l’Insee, mais ils les lisent mal. Ce que disent ces études, c’est que ce sont les mesures d’accompagnement et d’allégement de charges qui ont créé des emplois. Mais les 35 heures en elles-mêmes n’ont pas eu d’impact positif avéré sur l’emploi. Je pense que globalement, on tend à exagérer l’impact des 35 heures, qui sont avant tout une mesure politique. La gauche pense que c’est une mesure emblématique qu’il ne faut surtout pas attaquer pendant que la droite dit que c’est un drame.

 

Certains disent que les 35 heures ont dégradé la compétitivité de la France, êtes-vous d’accord?

 

Eric Heyer - Non, c’est faux. Les chiffres montrent que les parts de marché françaises ont commencé à diminuer à partir de 2001 et 2002. Certains disent que c’est à cause des 35 heures mais en 2001 les économies européennes ont connu plusieurs chocs, notamment l’entrée de la Chine dans l’OMC (Organisation mondiale du commerce, NLDR) et la forte appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le troisième choc, c’est que l’Allemagne a mis en place l’agenda Schröder de baisse du coût du travail quand la France a mis en œuvre les 35 heures. Avec tout cela, la France a perdu en compétitivité et a perdu des parts de marché, tout comme d’autres pays européens tels que l’Espagne ou l’Italie. Si on regarde l’évolution des coûts salariaux unitaires en France entre 1997 et 2002, ils ont d’ailleurs progressé dans la moyenne et n’ont pas augmenté plus que la moyenne de la zone euro.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ne sont pas responsables du manque de compétitivité de la France, qui date de la fin des années 1990. Lorsque les 35 heures ont été mises en œuvre, il y a eu une accélération de la baisse de nos parts de marché à l’international et une accélération de la désindustrialisation. Mais c’est surtout lié à la montée en puissance de pays émergents, comme la Chine, et au fait que l’Allemagne ait renforcé sa compétitivité. Les 35 heures n’ont pas été positives pour l’économie française mais ce n’est pas un drame, comme certains le disent. Ça a un peu contribué à dégrader notre compétitivité mais ce n’est pas le seul élément: on n’a pas assez investi dans l’innovation, notre industrie n’a pas réussi à monter en gamme et la grille salariale a beaucoup augmenté dans l’industrie car on revalorisait le Smic tous les ans.

 

Dans quels secteurs ont été appliquées les 35 heures et quel a été leur impact? Certains observateurs évoquent une forte hausse de la productivité…

 

Eric Heyer - Les grandes entreprises industrielles y ont gagné mais les petites boîtes moins, car pour être gagnant il fallait pouvoir se réorganiser et avoir beaucoup de salariés au niveau du Smic. Certains secteurs ont aussi été complètement désorganisés. La loi Aubry I était facultative mais est devenue une réalité en 2000. On a dit aux entreprises «vous avez 2 ans et demi pour vous préparer à ce choc» mais l’administration ne s’est pas préparée. L’hôpital a par exemple été complètement désorganisé: manque d’infirmières, heures supplémentaires gigantesques non payées…. Ça été très mal géré, il a même fallu aller chercher des infirmières en Espagne. Selon les secteurs, la baisse du temps de travail n’a pas eu la même incidence. Dans l’industrie on est passé au travail en 3×8: on a augmenté le temps de travail des machines et on a augmenté la durée d’utilisation des équipements. Les 35 heures, c’était surtout pour l’industrie. Il faut aussi noter que les 35 heures payées 39 ont été compensées par une hausse de la productivité horaire. Les cadres, qui étaient au forfait jours, ont vu une hausse de leurs jours de congé. Ils sont passés de 220 jours à 210 jours de travail par an mais avec une réaffirmation de la durée journalière de travail de 13 heures. Globalement, on a dit aux cadres «tu as 10 jours de repos en plus mais tu dois faire la même tâche qu’avant». Pour un cadre, la réduction du temps de travail a été difficilement compréhensible.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ont surtout été appliquées dans certains secteurs, comme dans les industries à faible et moyenne valeur ajoutée. Avec la diminution du temps de travail, le coût horaire du travail dans l’industrie a augmenté malgré les allégements de charges. La mise en place a été catastrophique dans la fonction publique hospitalière, les gens ont fait des heures supplémentaires qu’on ne pouvait plus leur payer. Au niveau de la productivité ça n’a pas été bon car ça a contraint les gens à faire beaucoup de travail dans un temps diminué. Or il faut aujourd’hui des modes de travail plus flexibles, avec la possibilité de travailler un peu chez soi ou le week-end. Finalement, les 35 heures ont conduit à «charger la barque». Sans s’avancer, on peut imaginer que ça a eu une responsabilité dans l’augmentation des burn-out.

 

Vingt ans après, que reste-t-il des 35 heures?

 

Eric Heyer - Les 35 heures n’ont en réalité duré que de 1998 à 2002. Elles ont été progressivement détricotées dès janvier 2003: les lois Fillon de 2003 ont donné des baisses de cotisations à tout le monde et augmenté le contingent d’heures supplémentaires qui était jusqu’alors de 130 heures par an et par salarié. Ce qu’il reste, c’est la durée légale de 35 heures, c’est-à-dire qu’à partir de 35 heures, on fait des heures supplémentaires. Il y a aussi de plus en plus de salariés qui sont au forfait annuel de 1607 heures. Il reste aussi un peu les baisses de cotisations puisque Martine Aubry avait rajouté 12 milliards de baisses de cotisations pour les entreprises qui font les 35 heures. On peut aussi dire que ça a changé le rapport des Français au travail car ça les a incités à travailler moins.

Nicolas Bouzou - Ce qu’il reste des 35 heures, c’est un cadre rigide en matière de temps de travail: soit vous êtes au forfait, soit on comptabilise le nombre d’heures que vous faites et vous devez pointer le matin et le soir. C’est un management d’outre-tombe. Le management doit aujourd’hui être plus flexible, notamment dans les entreprises de services, il faut valoriser l’intelligence et laisser les gens travailler de chez eux, dans les transports… Plutôt que de garder les gens enfermés dans l’entreprise. Il reste aussi des choses qui n’étaient pas stupides dans les lois Aubry comme l’annualisation du temps de travail. Les 35 heures ont été assouplies et contournées ces dernières années car les négociations de branches et d’entreprises ont permis d’avoir plus de latitude mais il y a un aspect symbolique qui reste: cet aspect est très fort vis-à-vis des investisseurs étrangers. Les 35 heures ont aussi participé à valider dans le débat public l’idée selon laquelle la baisse du temps de travail était bonne pour l’économie, dans la lignée du livre de Jeremy Rifkin en 1996 sur la «Fin du travail». Sa grande théorie était de dire que la technologie baissait le nombre d’emplois et qu’il fallait partager le travail. Pour ma part, je pense que plus on travaille, plus il y a de travail.

Serait-il souhaitable de mettre fin aux 35 heures? Les entreprises le veulent-elles?

 

Eric Heyer - On est resté à une durée légale à 35 heures car beaucoup d’accords ont été signés durant cette période. Personne ne veut revenir à la situation de 1997 – en réaugmentant la durée légale sans compensation – car aujourd’hui il y a la baisse des cotisations, l’annualisation du temps de travail et la possibilité de réorganiser la production. Les lois Aubry, c’est un tout.

Nicolas Bouzou - Je ne suis pas sûr que les entreprises veuillent sortir du cadre des 35 heures. Ce serait stupide de passer à 39 heures, tout comme ce serait stupide de passer à 32 heures. Le vrai enjeu, c’est d’appréhender autrement le temps de travail car nous sommes dans une économie servicielle. Le débat devrait notamment porter sur le télétravail. Aujourd’hui, la technologie fait que le temps de travail est très difficile à appréhender.

Législatives partielles: le manque d’implantation locale de La République en marche

Législatives partielles: le manque d’implantation locale La République en marche

 

Suite à l’échec  enregistré par la république en marche lors des élections législatives partielles de dimanche dernier, certains observateurs ont souligné que l’un des facteurs explicatifs pouvait provenir d’un manque d’implantation locale. Il faudrait dire même d’une absence totale d’implantation locale. En effet le parti en marche reste une organisation uniquement centralisée sans aucune structure locale, départementale ou régionale. Le seul local est un référent lui-même désigné au plan national par des responsables autos proclamées. À la base, il n’y a pratiquement pas de relais dans la république en marche, pratiquement pas de débat, surtout pas de délibération. Bref c’est un parti hors-sol au plus composé essentiellement d’individus de catégorie sociale supérieure sans réel passé collectif et sans expérience politique. Bref un parti hors-sol qui tient essentiellement à l’aura de Macon. Deux candidats de La République en marche ont en effet été défaits dimanche aux élections législatives partielles. Candidate à sa réélection dans la première circonscription du Val-d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (48,55%) a été battue par le candidat des Républicains, Antoine Savignat (51,45 %). Dans la 1re circonscription de Belfort, le candidat sortant LR Ian Boucart l’a emporté avec 58,93 % des voix au second tour face au candidat MoDem-LREM Christophe Grudler (41,07 %). Dimanche soir, les boucles Telegram des députés de La République en marche ont vu défiler plusieurs dizaines de messages. Tous ont commenté les mauvais résultats des deux élections législatives partielles qui se jouaient ce jour-là. Dans le Territoire de Belfort, la défaite n’est pas une surprise. Dans le Val-d’Oise en revanche, c’est une vraie déception. Mais pas de là à susciter une inquiétude au sommet du pouvoir. Il est clair pourtant que dans le Val-d’Oise, si une partie des électeurs ne s’est pas déplacée, ignorant même qu’il y avait une élection ce jour-là, d’autres ont pu manifester leur mauvaise humeur face à la hausse de la CSG ou du diesel. « Ce sont les plus en colère qui ont été aux urnes ».

 

 

Etats-Unis: un chef de la police de viré pour manque de résultat

 

Tout n’est pas bon à prendre aux États-Unis loin s’en faut mais il faut bien convenir que ce pays entretient un autre lien que la France avec la culture du résultat. D’où sans doute un des facteurs explicatifs de sa compétitivité et de son innovation. Mais ce qui vaut  dans le domaine économique pénètre aussi dans le champ sociétal. Une différence qui vient peut-être du faite qu’en France les principaux postes de direction publics ou privés sont tenus par les grands corps qui n’apprécient guère la culture de la sanction. Aux États-Unis la sociologie des dirigeants est beaucoup plus représentative de la société. Ce n’est pas le diplôme qui fait la compétence mais le résultat. Ainsi,  on apprend qu’un chef de la police de Baltimore vient d’être viré insuffisance de résultats. Baltimore une ville au très fort taux de criminalité Le chef de la police de Baltimore (nord-est), Kevin Davis, a été démis de ses fonctions pour voir échoué à faire baisser la criminalité et le nombre d’homicides, a annoncé vendredi la maire Catherine Pugh. M. Davis a été remplacé par son adjoint, Darryl DeSousa. Il a annoncé le déploiement rapide d’effectifs supplémentaires pour cibler les lieux de vente de la drogue et les « récidivistes violents » pour endiguer la criminalité. Le grand port de la côte est a connu un record de 343 homicides en 2017, selon un décompte du quotidien local Baltimore Sun, soit plus que New York (330). « Je suis impatiente, nous avons besoin de faire baisser la violence, nous avons besoin de faire baisser les chiffres plus vite qu’actuellement », a affirmé la mère de Baltimore, Mme Pugh lors d’une conférence de presse. « La criminalité se répand dans la ville et nous devons rester concentrés. Je charge donc (M. DeSousa) et son équipe de cette mission, de réduire les chiffres rapidement », a-t-elle ajouté. M. Davis a « travaillé dur, mais je cherche des façons nouvelles, créatives, innovantes pour changer une situation que nous voyons quotidiennement ici », a-t-elle expliqué.La plus grande ville du Maryland, 620.000 habitants dont près des deux tiers sont noirs, a une longue histoire de crimes violents, nourrie par la pauvreté et le trafic de drogue. Kevin Davis avait été nommé à son poste en juillet 2015, alors que la ville connaissait une vague de violences après la mort d’un jeune Noir de 25 ans. Freddie Gray était décédé des suites d’une blessure aux cervicales lors de son transport dans un fourgon policier et dans des circonstances qui n’ont jamais été clairement établies. La ville avait enregistré 342 homicides cette année-là, puis 318 en 2016.

 

 

Une députée LREM en manque de Porsche

Une députée LREM en manque de  Porsche

Après le député de la république en marche qui avait considéré que sa rémunération de 4000 € la contraignait à ne manger que des pâtes, une autre députée se signale en regrettant que son mari n’ait pu  acheter une Porsche. Pas étonnant, car d’une certaine façon suite au mode de recrutement sur CV la république en marche a retenu à peu près n’importe qui sans s’assurer le moins du monde de la posture citoyenne des intéressés et de leur passé sociétal. Bref, pour l’essentiel la plupart des députés sont des bobos technos arrivistes qui n’entretiennent qu’une relation approximative avec les réalités sociales d’une partie des Français. On se souvient aussi qu’un député de la république en marche par ailleurs très volubile dans les médias ignorait ce qu’était la prime de Noël destiné aux plus défavorisés. Il y ira forcément d’autres dérapages d’autant que le parti de la république en marche n’existe pas réellement, qu’il n’y a aucun contrôle démocratique sur les élus, que tout vient d’en haut. Heureusement Macron fait régner une discipline de fer dans les rangs d’en marche condamnée pour la plupart au silence ou à seulement à décerner des louanges à Macron. On fera observer que les bobos sont aussi nombreux dans d’autres  formations politiques mais cela ne saurait constituer une excuse pour un parti qui  voulait revivifier la démocratie. L’opinion publique va-t-il gâcher le Noël de la famille Hammerer ? C’est ce que semble penser Véronique Hammerer, députée La République En Marche de la onzième circonscription de Gironde. Constatant des oublis dans sa déclaration de patrimoine, des journalistes du quotidien régional Sud-ouest, ont contacté l’intéressée, qui leur a alors fait cette révélation. Selon elle, son mari voulait s’offrir une Porsche Cayenne mais la députée a mis son veto: « Je lui ai dit de ne pas le faire, sinon j’entends déjà les réflexions. Il y aura toujours des gens malveillants. C’est terrible en même temps », a-t-elle assuré. Assurant que le couple est « passionné de belles bagnoles », elle a également confié avoir acheté une Coccinelle, voiture décapotable: « Mais je vais la revendre. Une députée en décapotable ce n’est pas possible », assure-t-elle.

SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement vient de décider d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Dans un rapport remis la semaine dernière, des économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

Manque d’électricité nucléaire cet hiver ?

Manque d’électricité nucléaire cet hiver ?

 

 

L’interruption de plusieurs réacteurs pourrait entrainer une possible pénurie d’électricité nucléaire cet hiver. – EDF a en effet abaissé vendredi soir son objectif 2017 de production d’électricité d‘origine nucléaire, pour la deuxième fois cette année L’électricien public vise désormais pour cette année une production nucléaire de 383-387 TWh (térawatts/heure), contre un objectif précédent de 385-392 TWh, afin de tenir compte de l‘arrêt provisoire des quatre réacteurs du Tricastin (Drôme et Vaucluse). “La date du redémarrage des réacteurs concernés est estimée aujourd‘hui au 27 novembre 2017”, annonce EDF dans un communiqué. A l‘arrêt depuis fin septembre, les réacteurs du Tricastin, d‘une capacité combinée de 3.600 MW (mégawatts), devaient initialement redémarrer la semaine prochaine. EDF avait abaissé une première fois son objectif de production nucléaire en septembre lorsque l‘Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lui avait imposé la mise à l‘arrêt provisoire du Tricastin en demandant le renforcement d‘une portion de digue d‘un canal au nord du site, afin de garantir qu‘elle résiste en cas de séisme d‘une ampleur exceptionnelle. L‘ASN doit donner son feu vert pour permettre le redémarrage des réacteurs. Dans une note séparée, EDF avait également annoncé avoir retardé de deux mois le redémarrage du réacteur 2 (1.300 mégawatts) de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), jusqu‘au 15 avril prochain. Les analystes craignent que la France, dont les besoins en électricité dépendent de l’énergie nucléaire pour plus des trois quarts, ne soit confrontée à un risque de pénurie cet hiver en raison de l‘interruption prolongée de plusieurs réacteurs.

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

 

 

On peut légitimement se demander si le terrorisme n’est pas en voie de banalisation tellement les réactions paraissent timides. Par exemple le dernier attentat en Espagne qui a pourtant fait des victimes françaises n’a suscité que quelques réactions assez convenues par voie de communiqué. Il s’agit pourtant d’un premier attentat  en ’Espagne. On aurait attendu mieux de la part de la France. Qu’elle prenne par exemple l’  initiative d’un vaste mouvement de protestation organisée dans toute l’Europe. La bataille est en effet culturelle et idéologique. C’est la bataille de la démocratie contre la barbarie. Elle durera 30 ou 40 ans, il s’agit de triompher de la barbarie de quelques jeunes tarés, le plus en souvent anciens délinquants qui veulent donner une légitimité religieuse à leur violence.  .Faut-il rappeler qu’après l’attentat contre Charlie hebdo des millions de Français s’étaient mobilisés avec la présence de 40 responsables politiques de pays étrangers. Depuis les crimes contre Charlie hebdo, d’autres événements tragiques se sont déroulés en France à Nice en particulier et aussi un peu partout dans le monde. Du coup,  l’impression d’accoutumance voire d’impuissance se répand y compris chez les responsables politiques.  Le dernier bilan des victimes françaises des attentats de la fin de la semaine en Espagne, publié samedi par le ministère des Affaires étrangères, fait état de 30 blessés, dont cinq dans un état grave. Seize de ces blessés ont pu quitter les hôpitaux où ils étaient soignés et 14 sont encore hospitalisés dans des établissements de la région de Barcelone, a précisé le Quai d’Orsay dans un communiqué. Les attaques aux véhicules bélier de Barcelone et Cambrils, en Catalogne, revendiquées par l’organisation de l’Etat islamique, ont fait au total 14 morts et 126 blessés. Certes les Français sont en vacances, le gouvernement aussi mais le pire dans cette bataille c’est de trouver des excuses au manque de solidarité. De ce point de vue on peut se réjouir de l’initiative du maire de Nice de réunir les maires des plus grandes villes européennes avec le commissaire européen à la sécurité afin de6 aux moyens de lutte contre ce terrorisme.

Ronaldo, le joueur qui manque au PSG !

Ronaldo, le joueur qui manque au PSG !

 

Dans les matchs décisifs, Ronaldo répond presque toujours présent. En cause,  sa rage de vaincre et sa capacité à tirer l’équipe vers le haut dans les moments stratégiques. Tout ce qui manque au PSG qui ne possède pas de leader charismatique,  qui domine souvent mais en donnant l’impression qu’il ne veut pas gagner. Plus exactement qui joue à mi-temps, en mode alternatif. Bref ce qui manque au PSG : un leader d’équipe, un entraineur, aussi un président. Le Real Madrid, lui,  n’a pas fait de détail dans cette demi-finale aller, en surclassant l’Atlético (3-0), à Santiago Bernabéu. Au terme d’un match ultra-dominé, les Merengues ont vite pris les devants grâce à Ronaldo (8e). Benzema rate le break après un sublime retourné, mais c’est encore le même homme qui a illuminé le match. Cristiano Ronaldo s’est offert un triplé en seconde période, après un gros travail de Benzema (73e), et un super service de Lucas Vazquez (85e). C’est son 10e but cette saison en C1, le 104e de sa carrière, le deuxième triplé de rang en C1, le Portugais est stratosphérique ! L’Atlético n’a pas existé dans cette rencontre, à l’image de Griezmann et Gameiro qui n’ont jamais tiré au but. Le Real met un pied en finale, avant le match retour la semaine prochaine, et peut devenir la première équipe à conserver sa couronne dans l’ère moderne. Ce serait aussi la 15e finale du Real, la troisième en quatre ans. Pour le PSG, il faudra attendre   Après le désastre à Barcelone, maintenant la défaite à Nice se pose évidemment l’avenir du Paris Saint-Germain en tant qu’équipe à prétention européenne.  Il est plus que vraisemblable que le Qatar qui dépense sans compter ou presque pour l’équipe parisienne va se poser des questions sur son engagement. Après ces défaites impardonnables l’image du club se trouve en effet fortement affecté. Pour prétendre au statut d’un des premiers clubs européens,  il conviendra d’opérer de nombreux changements. En effet,  ce qui caractérise l’équipe parisienne c’est son jeu en mode alternatif capable un jour de gagner par 4 ou 5 à 0 et le lendemain de d’obtenir une pénible victoire 1à 0 contre l’un des derniers du classement de la ligue 1.  La première chose à changer concerne sans doute le président car visiblement ce président n’a qu’une connaissance approximative du football, il manque de tout de charisme, d’autorité et d’expérience. Ces relations tant avec les joueurs qu’avec les différents entraîneurs sont chaotiques et versatiles. La vérité, c’est sans doute qu’il ne sait pas trop où aller et comment y aller. Second changement, celui de l’entraîneur. Pour diriger une équipe de stars surpayées il faut évidemment un manager à poigne du type de Mourinho ou Wenger, bref un patron pas un gentil animateur. Enfin, il convient de changer sans doute une grande partie de l’équipe composée de mercenaires peu motivés et peu  attachés aux maillots. Le recrutement doit évidemment viser des joueurs de talent mais tout autant de véritables guerriers, pas des danseurs étoiles fonctionnant en mode alternatif ou capables seulement d’une prestation fulgurante pour 5  prestations ordinaires voire insignifiantes. Quand on paye des joueurs 1 million par mois et plus on peut s’attendre à  autre chose. Enfin il faudra aussi trouver un public, un vrai public, comme dans les clubs anglais, qui ne vient pas seulement lors  des épisodes victorieux mais qui soutient indéfectiblement son équipe en toutes circonstances. Un public de type Lens bref il faudra un sérieux coup de balai en matière de management et de recrutement pour ambitionner jouer l’un des premiers rôles en Europe.

Mélenchon -second tour : un manque de courage et de clarté

Mélenchon -second tour : un manque de courage et de clarté

Mélenchon ne sortira pas grandi de sa probable sortie politique au soir du premier tour des présidentielles. Jusque-là pourtant il avait réussi sa campagne se montrant notamment sans conteste le meilleur tribun même si ces meetings étaient plus proches de prestations de stand-up que de l’exercice classique de campagne. Avec de leur de 20 % des voix son bilan constitué un relatif succès. Succès qui risque d’être gâché par sa position ambiguë et incompréhensible à l’égard de la candidature de Marine Le Pen au second tour. En refusant de se prononcer Mélenchon mais en fait sur le même pied d’égalité Marine Le Pen et Macron, une attitude bien peu républicaine pour celui qui voulait en incarner les valeurs. D’une certaine manière, Mélenchon porte un très mauvais coup à son propre parti auquel il sera forcément reproché notamment lors  des législatives ce manque de courage et de clarté Jean-Luc Mélenchon ne dira donc pas s’il votera pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen, blanc ou nul pour le seconde tour de l’élection présidentielle. La France insoumise est pourtant appelée à se prononcer sur son choix et la consigne de vote du collectif. Un choix qui sera rendu public, a garanti Jean-Luc Mélenchon au soir de l’annonce des résultats du premier tour. « Je suis triste pour ses électeurs. Je pense qu’ils valent beaucoup mieux que ce qu’il leur a dit dimanche soir », avait déclaré Emmanuel Macron, précisant que Jean-Luc Mélenchon « n’avait pas hésité il y a 15 ans à appeler à faire rempart au FN ». Du côté de la France insoumise, la consigne de vote n’est pas claire et jamais l’appel à voter pour Emmanuel Macron n’est prononcé. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a appelé mercredi 26 avril les électeurs de La France insoumise à ne pas apporter « une voix » au Front national, laissant simplement entendre que lui-même voterait pour Emmanuel Macron le 7 mai. « Je profite de votre émission pour dire : ‘Pas une voix pour le Front national’. Ça n’est même pas dans la proposition de consultation que nous faisons, car il est clair que pour nous le Front national est un danger pour le monde du travail, parce qu’il ment au salarié (…) et que chaque fois qu’il y a eu des mobilisations pour les droits sociaux, l’extrême droite, elle était là contre nous », a déclaré Alexis Corbière sur LCI.  »Dans notre mouvement, il y aura plusieurs opinions« , qui seront publiées le 2 mai, a-t-il ajouté, mais il faut « faire la différence entre un choix intime et un choix politique ». Le choix intime de Mélenchon paraît cependant bien ambigu voire sulfureux.

 

Marine Le Pen manque de fonds

Marine Le Pen manque de fonds

 

Le Front National manque de fonds. De fond  bien sûr en matière d’orientation politique ou plus exactement de trop-plein car le programme du FN c’est un peu le catalogue de la Redoute ou l’auberge Espagnole. On n’y trouve tout empilé aussi bien des orientations marxistes que des propositions ultra libérales sur fond de poujadisme anti républicain. L’insuffisance de fonds ne concerne pas simplement le programme mais aussi les moyens financiers. Du coup le Front National pourrait une nouvelle fois faire appel à des fonds russes. En novembre 2014, le FN avait obtenu un prêt de 9 millions d’euros auprès d’une banque russe réputée proche du Kremlin, ce que la présidente du FN avait justifié par le refus des établissements français de lui consentir la moindre avance.  Le Front national n’a toujours pas trouvé les financements nécessaires pour la prochaine présidentielle et les élections législatives, soit environ 27 millions d’euros, a déclaré jeudi le secrétaire général du FN, Nicolas Bay. En attendant le Front National a accepté un prêt de Cotelec micro parti de Jean-Marie Le Pen pourtant exclu du front national. Un micro parti qui dispose encore de nombreuses liquidités. Le principe est le suivant le micro parti emprunte et prête  au Front National avec intérêt qui rembourse ensuite grâce aux fonds publics liés à la représentativité. Des fonds qui sont prêtés aux  candidats qui veulent l’étiquette du Front National avec une surfacturation de pseudo-prestations. A chaque élection ou presque, le FN est soupçonnée d’escroquerie pour des surfacturations qui permettent de détourner des frais de campagne remboursés par l’Etat. En fait il ne s’agit pas directement du FN mais de structures bidon proches de Marine Le Pen (avant de Jean Marie) qui font en quelque sorte de l’optimisation financière des remboursements par l’Etat de l’Etat de frais de campagne. De toute évidence Marine qui sait gérer comme Jean Marie  son patrimoine personnel de millionnaire (des enquêtes sont en cours pour dissimulation de patrimoine) sait aussi optimiser les ressources provenant de l’Etat dans des structures non pas contrôlée par le parti mais par elle- même ou de très proches. . Le Front national est en effet de nouveau dans le viseur de la justice. Le parquet de Paris a ouvert le 9 novembre une enquête préliminaire sur des soupçons d’escroquerie dans le financement de la campagne des régionales de décembre 2015 du FN, a appris vendredi l’AFP de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Cette enquête ouverte pour escroquerie, abus de biens sociaux et blanchiment de ces délits, vise l’entreprise Presses de France, dirigée par Axel Loustau, conseiller régional FN d’Ile-de-France. C’est un proche de Frédéric Chatillon, renvoyé en procès dans l’affaire des kits de campagne aux législatives de 2012. Dans l’affaire des kits, les juges d’instruction Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi ont aussi ordonné le 5 octobre le renvoi en correctionnelle du FN et de deux dirigeants du parti d’extrême droite, Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh. Les juges soupçonnent une escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, par le biais notamment de surfacturations. Le Front national, qui clame son innocence, a été renvoyé pour complicité d’escroquerie et recel d’abus de biens sociaux. Son trésorier Wallerand de Saint-Just a été renvoyé pour recel d’abus de biens sociaux.   La nouvelle enquête ouverte le 9 novembre s’intéresse cette fois à l’entreprise Presses de France. Créée en juillet 2015, elle était chargée de l’impression des documents électoraux, à la place de la société de communication Riwal dont le dirigeant Frédéric Chatillon, très proche de Marine Le Pen, était alors interdit de toute relation commerciale avec le parti frontiste en raison de son contrôle judiciaire dans l’affaire des kits. Les investigations tournent autour de « la problématique d’éventuelles surévaluations des dépenses d’impression » remboursables par l’Etat, selon une source proche de l’enquête. Le parquet a ouvert une enquête à la suite d’un signalement fin juillet de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, visant des « virements suspects », vers deux sociétés financières impliquant l’entourage d’  Axel Loustau, pour un total avoisinant deux millions d’euros. Sa société avait perçu 4,7 millions d’euros de l’Etat au titre des frais de campagne remboursables mais seul 1,2 million a été débité au profit de sous-traitants imprimeurs, selon la source. Ces nouvelles investigations s’ajoutent à une information judiciaire ouverte fin octobre sur des soupçons d’escroquerie dans le financement des campagnes du FN aux municipales et aux Européennes de 2014 et aux départementales de 2015.

Manque de performance française à l’exportation: pourquoi?

Manque de performance française à l’exportation 

Coût de production et manque d’ouverture internationale seraient les principaux obstacles au dynamisme des exportations françaises. Entre 1999 et 2014, la balance commerciale de la France n’a cessé de se dégrader. D’un excédent de 31,1 milliards d’euros en 1999, nous sommes ainsi passés à un déficit de 39,2 milliards sur les échanges de biens et services, soit une perte de 70 milliards d’euros en l’espace de 15 ans. D’après  La société d’étude Kantar Public (groupe WPP) ce sont avant tout les coûts, que ce soit de production (67% des répondants citent cette raison), de transports (51%) et de douanes (50%), qui freinent les exportations françaises. La lourdeur de la réglementation des règles à l’export (56%) constitue l’autre grand obstacle, si l’on en croît les personnes interrogées. Autre  source d’explications : le « manque d’ouverture vers l’international » pour 55%. . Il s’agit même du principal frein cité par les cadres d’entreprises étrangères (66%). « Cette perception se situe au niveau culturel. Les Français sont perçus comme ne pratiquant pas suffisamment les langues étrangères et dotés d’un état d’esprit trop peu ouvert vers l’extérieur », expliquent les auteurs de l’étude. Difficile de leur donner totalement tort. Dans son classement international de la pratique de l’anglais, l’entreprise Education First classe l’Hexagone à la 29eplace sur 72 pays, soit le plus mauvais rang en Europe de l’Ouest, derrière l’Espagne et l’Italie.

(BFM)

Christian Estrosi : intello et gastronome qui ne manque pas de sel

 Christian Estrosi : intello et gastronome qui ne manque pas de sel

 

Le motocrate qui est à la pensée universelle ce que McDo est à la gastronomie aime les réflexions et les notes salées. Celui qui était qualifié d’abruti par Sarkozy ne se gêne pas pour mener grand train. Estrosi soigne davantage son estomac que ses capacités cognitives. Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné pointe en tout cas « la copieuse enveloppe » qu’a fait voter cet été le président de la collectivité (LR) Christian Estrosi pour « ses notes de frais de bouche ». Soit 27.000 euros pour l’année 2016 dans des restaurants gastronomiques. Mais la dilapidation  des fonds publics ne constituent pas la caractéristique la plus grave du président d’une des plus grandes régions de France. Le plus grave, c’est qu’il représente bien le degré zéro de la politique avec une spécialité : les saillies du café du commerce. Cet homme-là aurait pu tenir avec succès un bistrot, il en avait les compétences. La malchance sans doute s’est opposée à cette honorable carrière et il a échoué en politique en devenant maire de Nice, président de la région. Il a même été ministre de l’industrie même si personne ne s’en souvient. Bref l’incarnation de la nullité totale en politique. Ce qui ne l’empêche pas de se considérer comme un prince du sarkozysme en tout cas de mener un train princier aux frais du contribuable.

Publiée sur le site Internet du Conseil régional, la « délégation d’attributions au président du conseil régional », passée en revue le 24 juin dernier, prévoit en effet ce budget prévisionnel dans les dix établissements du « référentiel de restaurants pour l’année 2016 à destination des élus et leurs invités à l’occasion de repas d »intérêt régional’ ». Quatre à Marseille, trois autres à Nice (dont le restaurant d’application du lycée hôtelier Paul-Augier), un à Gap, un à Digne-les-Bains et un dernier à Paris. « Ils sont effectivement en compte avec nous. On leur envoie les factures. Ils viennent de temps en temps, mais ils ne mangent pas beaucoup », sourit Christian Buffa, le patron du Miramar, sur le Vieux-Port de Marseille. Dans ce restaurant gastronomique de la cité phocéenne, où la région a prévu jusqu’à 5.000 euros d’additions, la « vraie bouillabaisse » est tout de même affichée à 63 euros, comme le fait remarquer Le Canard enchaîné. Le conseil régional a aussi jeté son dévolu, avec une enveloppe de 3.000 euros, sur La Petite Maison, à l’entrée du Vieux-Nice. Un établissement huppé et sélect où Christian Estrosi, avant maire de Nice, a depuis longtemps ses habitudes.

 

 

Grèves transport pourquoi ? Un manque de concertation

Grèves  transport pourquoi ? Un manque de concertation

Une nouvelle fois les transports risquent d’être l’un des secteurs les plus affectés par les conflits. En toile de fond figure la protestation contre la loi travail cependant nombre de salariés de la branche ne sont pas concernés directement par cette loi. Des facteurs explicatifs spécifiques au monde des transports doivent être pris en compte. De nombreuses transformations économiques, technologiques, environnementales affectent l’organisation des transports et les conditions sociales des salariés. D’une certaine manière, le transport vit une crise dans une crise plus générale. Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples. L’étude trop fragmentée des phénomènes constitue un des facteurs explicatifs essentiels  de l’incompréhension des transformations structurelles que nous vivons. A cela, s’ajoute bien entendu l’influence des clivages partisans qui s’alimentent cependant d’un manque de vision de l’avenir. C’est pourquoi il semblerait utile d’engager avec tous les acteurs un travail réflexion prospective pour déboucher sur une analyse la plus partagée possible du futur des transports. Un exercice de concertation paraît indispensable  avant les  réformes nécessaires face aux nouveaux enjeux. Un tel exercice n’a pas été effectué depuis longtemps et les réflexions qui sont  menées ici ou là l’ont été de manière trop sectorielle (réforme SNCF par exemple ou encore réformes dans le secteur routier). Nombre d’organisations pour des raisons corporatistes préfèrent  limiter le champ de l’analyse cependant les interactions à caractère intermodal et systémique imposent souvent une vision plus large à la fois des techniques, des modes et souvent du champ spatial. Le Premier ministre a récemment indiqué qu’il envisageait d’actualiser la LOTI (loi d’orientation transport)  pour la remplacer par une autre. Une nécessité sans doute car depuis 1982 l’environnement a connu de nombreux changements. Il faut toutefois observer que l’élaboration de la LOTI  a fait l’objet au préalable d’un profond travail d’analyse et de concertation avec tous les acteurs. La concertation plus générale et plus officielle avec les pouvoirs publics a permis d’aboutir à un texte dont le principe a été beaucoup moins contesté par la suite. Aujourd’hui force est de constater que la quasi-totalité de la profession porte un jugement favorable sur la loi d’orientation de 1982. Mieux, nombre d’organisations,  y compris  patronales de se sont souvent référées aux principes de cette loi pour améliorer la régulation du secteur. Le rythme actuel des mutations  contraint à nous interroger sur la cohérence des articulations entre les systèmes techniques, les formes organisationnelles et la dimension sociale. En contractant de l’espace par le temps le transport à grandement contribué au concept de mondialisation (et même de démocratisation). Mais faute de régulation, le risque est grand d’accélérer les contradictions entre progrès social et progrès technique du futur. Un futur porteur de progrès mais aussi d’inquiétudes quand il n’est pas régulé.  On ne peut aller à l’encontre de la recherche d’un  transport de meilleure qualité et d’un moindre coût. Pour autant le principe managérial de nos systèmes ne saurait se soumettre uniquement aux progrès techniques  d’autant que ces derniers peuvent parfois être détournés par l’intermédiation d’intérêts financiers qui n’apportent aucune plus-value à la chaîne du transport. D’où la nécessité d’un réel effort d’évaluation et de concertation afin de faire  évoluer en même temps les formes organisationnelles et les dimensions sociales y compris au sens large.

Loi travail: « un manque de préparation » (Jack Lang)

Loi travail: « un manque de préparation » (Jack Lang)

  • Jack Lang dans une interview à challenges Jack Lang critique  fiasco de la préparation  de la loi travail. En même temps il critique le casting du nouveau gouvernement.

Êtes-vous favorable au projet de loi sur le travail voulu par le gouvernement ?

Je tiens d’abord à dire que j’ai d’excellents rapports avec François Hollande. Il est venu à sept reprises à l’IMA alors que Nicolas Sarkozy ne s’y était jamais rendu durant son quinquennat. Mais s’agissant de cette loi, je n’arrive pas à comprendre la gestion politique de l’exécutif. On a le sentiment que ce projet, quelle que soit sa valeur, tombe sur la tête des gens sans aucune préparation. Je ne veux pas donner des leçons, mais jamais il ne me serait venu à l’esprit, quand j’étais ministre de l’Éducation nationale, d’annoncer une grande réforme sans avoir préparé les choses. Je ne comprends pas que des personnes aussi intelligentes que François Hollande et Manuel Valls n’aient entrepris aucune pédagogie préalable. Je ne comprends pas non plus le timing. Si le gouvernement croyait à ce texte, il aurait dû le proposer il y a deux ou trois ans, pas à un an de la fin du quinquennat.

Un recul du gouvernement est-il inévitable ?

On verra, pour l’instant la mobilisation n’est pas totale. Mais il faudra trouver une porte de sortie, négocier encore davantage avec les syndicats. Il faudra que le gouvernement fasse preuve d’un peu de doigté, d’intelligence politique.

Vous avez récemment critiqué le dernier remaniement. Quelques semaines plus tôt il y a eu la polémique sur la déchéance de nationalité, maintenant cette loi El Khomri. Quel regard portez-vous sur ce gouvernement ?

Je ressens un petit peu de vague à l’âme. Je les aime bien, je suis profondément un homme de gauche, et pour cette raison, je suis triste de la tournure des événements. Cette histoire de déchéance n’est pas du tout en conformité avec mes sentiments profonds. Je note toutefois que le texte a évolué puisque la discrimination entre nationaux et binationaux a été supprimée. Mais compte-tenu du rapport de force au Parlement, le gouvernement ne pourra pas aller très loin sur cette mesure (la commission des lois du Sénat a réinscrit la semaine dernière dans le texte l’exclusivité de la déchéance de nationalité aux binationaux, Ndlr). La sagesse serait de constater que les deux assemblées ne sont pas sur la même longueur d’onde et de retirer cette mesure. Je vois mal comment François Hollande pourra réunir le Congrès.

Quant au remaniement, je trouve qu’il apparait comme trop tactique. Il n’apporte pas un souffle nouveau. C’est un remaniement purement politique alors que ce gouvernement aurait besoin d’imagination. On ne peut pas dire que le choix de certaines personnes traduise cela.

Quel bilan faites-vous des quatre années qui viennent de s’écouler?

Il n’y a rien à redire sur la politique internationale. François Hollande est très bon là-dessus, je l’ai accompagné plusieurs fois à l’étranger et j’ai pu le constater. Pour l’Europe, peut-être aurait-on voulu plus de gnaque. Il y a aussi eu certaines réformes significatives, comme le mariage pour tous. Mais l’un des gros problèmes de l’exécutif est qu’il ne sait pas mettre en valeur ses succès. Je pense par exemple à la lutte contre la fraude fiscale. Le 3 mars, le gouvernement a annoncé que le fisc avait récupéré 21 milliards d’euros de redressements. C’est très important. Mais ils n’ont pas vraiment communiqué.

Parmi les choses négatives, je pense à l’Éducation. On aurait besoin d’une véritable révolution. Il faut tout revoir. Les deux premières années du quinquennat Hollande ont été ratées avec cette histoire à dormir debout du temps scolaire qui est source d’inégalités entre les communes. Il aurait aussi fallu s’attaquer à cette ségrégation urbaine qui pourrit tout. Je pense également aux avantages fiscaux accordés aux entreprises sans aucune contrepartie.

Sur ce point, vous êtes d’accord avec Martine Aubry dont vous avez critiqué la tribune publiée dans Le Monde

Je n’accepte pas les attaques ad hominem, le manque de respect. Elle pouvait exprimer des réserves, qui rejoignent effectivement les miennes sur certains sujets, mais les termes employés faisaient plus penser à un règlement de compte personnel. Elle a refusé un grand ministère de l’Éducation et de la Culture que lui a proposé François Hollande au début du quinquennat. C’est dommage, elle aurait été excellente. Pourquoi refuser ? Pourquoi ne pas mettre les mains dans le cambouis ?

François Hollande mène-t-il la même politique que Nicolas Sarkozy ?

Il ne faut pas exagérer. Tout n’est pas à jeter dans ce quinquennat.

Doit-il se représenter ?

Une élection présidentielle, c’est un jeu de comparaison. Qui représentera la droite ? Nicolas Sarkozy ? Alain Juppé ? Tout ce que j’entends venant des candidats de droite n’est pas génial, c’est une resucée de choses mille fois entendues et parfois ça frise les frontières de l’extrême-droite. Beaucoup de gens n’ont pas envie de ça. En plus, ils vont sévèrement s’entre-déchirer. Compte-tenu de cela, François Hollande a une légitimité. C’est quelqu’un qui a une vraie part d’humanité. On peut avoir confiance en lui même s’il ne réussit pas tout. Mais 2017 est encore loin. Si l’élection avait lieu aujourd’hui, c’est évident qu’il serait battu. Mais au-delà de Hollande, Sarkozy ou tel autre, je ne me retrouve pas dans la politique française actuelle. A mon époque, on voulait déplacer les montagnes, les hommes politiques aujourd’hui sont trop timides.

Emmanuel Macron, qui affirme de plus en plus ses ambitions personnelles, est-il trop timide ?

Il apporte des idées, un autre style de politique mais ce sera difficile pour lui de se présenter dès 2017. La politique induit de l’expérience, un engagement, des affrontements, des épreuves qu’il n’a pas encore connues.

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