Archive pour le Tag 'manifs'

Mailly: « non à des manifs qui mènent dans le mur »

Mailly: « non à des manifs qui mènent dans le mur »

 

Il apparaît de plus en plus clairement que Force ouvrière a totalement changé de stratégie pour passer du camp des contestataires permanents dans celui des réformistes constructifs. En fait,  Force ouvrière a fait le bilan des nombreuses manifestations organisées notamment avec la CGT contre la loi El Khomri. . Un bilan complètement négatif car si effectivement ces  manifestations ont recueilli un certain écho médiatique par contre,  la mobilisation a été particulièrement faible. Pas étonnant dans ces conditions que la CFDT ait ramassée les bénéfices de son positionnement réformiste en devenant le premier syndicat dans le secteur privé. Un positionnement qui il y a quelques dizaines d’années était précisément occupé par Force ouvrière qui a perdu de l’audience en se laissant entraîner dans une dérive gauchiste. Du coup Jean-Claude Mailly qui fait rarement dans la dentelle renvoie la CGT dans ses baskets de contestataires permanents et affirme même que les manifestations contre la réforme du code du travail ne pourront conduire que dans le mur. Jean-Claude Bailly accuse même la CGT d’avoir joué la politique de la chaise vide lors d’une concertation qu’il juge approfondie sur le code du travail. Il fallait « mener la bagarre avant » la fin de la concertation sur la réforme du code du travail et non pas « quand tout est fini », a répliqué dimanche le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, à l’adresse de la CGT. « Ce n’est pas quand tout est fini qu’il faut mener la bagarre », « il fallait la mener avant », a déclaré M. Mailly, dont le syndicat n’entend pas manifester contre les ordonnances du gouvernement, sur le plateau de « Dimanche en politique » sur France 3. Le responsable de FO a dit ne pas avoir « envie d’appeler les salariés à manifester une, deux, trois, quatre, cinq fois pour les envoyer dans le mur », en référence au long et vain combat syndical mené en 2016 contre la loi El Khomri. Son homologue de la CGT, Philippe Martinez, l’avait publiquement interpellé vendredi pour qu’il lui « explique la différence entre la loi travail n°1 et la loi travail n°2″. Affirmant ne « pas avoir de leçon à recevoir », M. Mailly a reproché à la CGT de n’avoir assisté qu’à « 6 ou 7 réunions pendant l’été », quand FO n’a « pas arrêté » de travailler pour améliorer la réforme, ou du moins la rendre plus acceptable. C’est « une différence de fond » qui oppose les deux centrales car, selon lui, « la CGT a toujours plus cru à la loi » là où FO « fait confiance à la négociation ». « Le combat syndical n’était pas trop visible mais il s’est mené pendant 3 mois », a-t-il ajouté. Sur la future réforme de l’assurance-chômage, attendue pour 2018, M. Mailly s’est montré en revanche « très inquiet ». « Ca risque d’être au moins aussi compliqué que le code du travail voire plus », selon le dirigeant de Force ouvrière qui « n’exclu(t) pas, si nécessaire », d’appeler à la mobilisation.

 

Venezuela: les manifs font reculer la dictature

Venezuela: les manifs font reculer la dictature

 

 

Voilà où finit l’illusion de la révolution: dans la misère et la dictature. Face aux manifestations de masse, La Cour suprême vénézuélienne a cependant  renoncé samedi à s’attribuer les pouvoirs du Parlement et à conférer des prérogatives élargies au président Nicolas Maduro, qui semble avoir décidé de reculer face à des manifestations annoncées comme massives. La Cour a d’abord annoncé revenir sur sa décision du 29 mars de s’arroger les pouvoirs législatifs et de priver les députés de leur immunité. Celle-ci avait déclenché une vague de réprobation internationale et marqué une escalade dans la crise politique agitant ce pays pétrolier.  La haute juridiction a ensuite publié une décision annulant les pouvoirs élargis qu’elle avait conférées précédemment au président socialiste afin de réviser les lois sur le crime organisé, le financement du terrorisme et sur la corruption, ainsi que le code pénal et celui de la justice militaire. Au Venezuela, comme dans d’autres pays d’Amérique du Sud on est passé du bolivarisme, d’ailleurs mal compris, à une sorte de socialisme détourné pour finir comme à Cuba dans la dictature et la misère. L’espérance a tourné au cauchemar aussi bien sur le plan démocratique économique De quoi faire réfléchir les Américains du Sud mais aussi des responsables français comme Mélenchon qui avait fait de Chavez, de Maduro et des autres ses  modèles ! Inutile de tourner autour du pot le chef d’État du Venezuela vient d’imposer la dictature Les juges de la Cour suprême ont fait savoir, jeudi, qu’ils assumeraient les fonctions de l’Assemblée nationale, s’octroyant le droit d’édicter des lois. Le président du Parlement dénonce un « coup d’Etat ». Au lendemain de la levée de l’immunité parlementaire dont jouissaient les députés, les juges de la Cour suprême ont fait savoir qu’ils assumeraient les fonctions de l’Assemblée nationale « tant que durera la situation de mépris » des institutions dans laquelle elle se trouve. La Cour annulait systématiquement déjà depuis des mois toutes les décisions de l’Assemblée nationale, au motif que trois députés d’opposition accusés de fraude électorale y ont prêté serment à la fin de 2015. Le président du Parlement, Julio Borges, a accusé le président Nicolas Maduro de « coup d’Etat » à l’annonce de cette décision de la Cour suprême de s’octroyer le droit d’édicter des lois. « Nicolas Maduro ne peut pas être au-dessus de la Constitution », a lancé M. Borges lors d’une conférence de presse devant le Parlement, estimant que le président avait « retiré le pouvoir au peuple vénézuélien ». Il a appelé l’armée à sortir du « silence » face à la rupture de l’ordre constitutionnel. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a lui aussi dénoncé « un coup d’Etat auto-infligé » au Venezuela. Pour l’organisation régionale établie à Washington, et qui rassemble les pays du continent américain, cette décision est l’un « des derniers coups par lesquels le régime bouleverse l’ordre constitutionnel du pays et met fin à la démocratie ». L’opposition cherche depuis des mois à obtenir la révocation du successeur de Hugo Chavez, qu’elle accuse d’incompétence et de tendances dictatoriales. Malgré ses efforts, un référendum révocatoire n’a pu être organisé l’an dernier. La décision de la Cour suprême traduit une escalade supplémentaire dans la crise politique qui agite ce pays pétrolier depuis la large victoire de l’opposition antichaviste (du nom de l’ancien président Hugo Chavez, 1999-2013) aux élections législatives à la fin de 2015, pour la première fois en dix-sept ans. Le pays, parmi les plus violents au monde, est également frappé par une pénurie qui concerne 68 % des produits de base, et l’inflation y est devenue incontrôlable (1 660 % à la fin de 2017, prédit le Fonds monétaire international).

Manifs anti Ceta en Europe

  • Manifs anti Ceta en Europe

Manifs anti CETA en Europe Manif samedi en Europe à l’appel du collectif «Stop Ceta-Tafta» qui regroupe en France près de 80 organisations pour  S’opposer à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta) qui doit être voté en février au Parlement européen. Le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) est un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Il vise à doper de 25 % les échanges commerciaux des biens et services entre les deux parties. Signé le 30 octobre 2016, il doit encore être voté le 15 février au Parlement européen et ensuite ratifié par les différents Parlements des Etats membres, et, pour certains Etats, des Parlements régionaux, pour devenir définitif. Le processus pourrait donc prendre au moins encore quelques mois voire quelques années. Le Ceta, dit de «nouvelle génération», supprime 99% des droits de douane entre l’UE et le Canada, tout en ouvrant aux entreprises européennes l’accès aux marchés publics canadiens. L’UE a en effet déjà ouvert les siens aux entreprises canadiennes. Enfin, en ce qui concerne l’épineuse question du règlement des différends entre les entreprises et les Etats, l’UE et le Canada se sont accordés sur l’établissement d’un tribunal permanent indépendant, composé de 15 juges professionnels pour éviter le recours au système d’arbitrages privés prévus dans les accords commerciaux actuels. Ceux-ci permettent aux multinationales, lorsqu’elles investissent dans un Etat, de remettre en question les lois ou réglementation contraires à leurs intérêts. Le traité facilitera ainsi l’accès au marché nord-américain pour les exportateurs français. Ces entreprises sont gagnantes. En revanche, celles plus dépendantes du marché intérieur français seront vulnérables face à l’arrivée de la concurrence canadienne. «Le CETA permet d’accroître les marges des grandes firmes globalisées. Ce sont elles qui y gagnent», expliquait à l’AFP, mi-janvier, le politologue Thomas Guénolé, soulignant que «les populations ouvrières et les populations profession intermédiaires seront perdantes».L’ouverture du marché agricole inquiète les acteurs du secteur, qui ont manifesté à plusieurs reprises leur préoccupation face à la concurrence canadienne. La filière bovine est la plus inquiète.

(Avec agences)

Police : encore des manifs de la base

Police : encore des manifs de la base

La mobilisation se tasse mais plusieurs centaines de fonctionnaires en colère se sont  encore  rassemblés devant le château de Versailles (Yvelines) avec pour slogan « les policiers ne lâcheront rien », a-t-on appris auprès des organisateurs. D’autres manifestations devaient se dérouler à Lille, Strasbourg, Cannes, Le Havre, Nancy, Arras, Montpellier et Toulon, tandis qu’un rassemblement avait eu lieu dans la journée à Nice. Au cours du week-end, des rassemblements sont prévus, notamment à Toulouse. Depuis le 17 octobre, le mouvement animé par des collectifs hostiles aux organisations syndicales s’est manifesté essentiellement lors de rassemblements nocturnes auxquels se joignent de plus en plus de pompiers et policiers municipaux. Si les syndicats de police reçus mercredi par François Hollande se sont montrés satisfaits, les policiers frondeurs estiment n’avoir été qu’en partie – voir pas du tout – entendus. Dénonçant les attaques violentes dont ils font l’objet, les policiers réclament plus de moyens, des conditions de travail plus dignes, moins de pression de la part de la hiérarchie et de la considération. Presqu’un an jour pour jour après avoir répondu à une précédente grogne policière par un protocole de plusieurs centaines de millions d’euros, le gouvernement a annoncé mercredi un plan de sécurité publique de 250 millions d’euros. Outre les mesures visant à rénover les équipements et les commissariats, il prévoit la suppression de tâches dites indues, un durcissement des sanctions pour outrage aux forces de l’ordre, une meilleure protection de leur anonymat, et une évolution des conditions de la légitime défense.

(Reuters)

Manifs policiers : un plan très partiel

Manifs  policiers : un plan très partiel

Après les différentes manifestations de policiers le directeur général de la police nationale a annoncé un plan qui sera rendu public d’ici une semaine. Mais un plan très partiel qui porte sur les  équipements et sur la remise en cause de certaines tâches notamment les missions statiques devant des bâtiments publics et sensibles qui relèvent de missions de vigiles. Rien par contre sur la revalorisation du métier et sur la réforme du code pénal. Or c’est  sur ce dernier point que portent  notamment les revendications des policiers ;  à savoir : une meilleure protection pour les représentants de l’ordre public aussi des sanctions lourdes pour les délinquants.   »Je vais doter les policiers d’un armement plus sophistiqué avec le renouvellement du vieux pistolet-mitrailleur qui sera remplacé par une arme longue plus moderne », annonce Jean-Marc Falcone, le directeur de la police, parmi d’autres mesures de son « plan de sécurité publique ». « Les flash-balls vont être remplacés par un lanceur de balles de défense plus précis et adapté aux missions. Nous allons aussi moderniser le système radio et développer plus rapidement et plus massivement les tablettes connectées au réseau et disponibles sur le terrain », ajoute-t-il. Jean-Marc Falcone, qui avait attisé la colère des manifestants en saisissant l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) au début de la mobilisation, s’engage également à revoir certaines tâches mal tolérées par les fonctionnaires. « Dès lundi, avec l’ensemble des préfets, nous allons mettre à plat les charges dites indues. A partir de la semaine prochaine, les policiers de l’Essonne seront libérés des missions de protection de personnalités », déclare-t-il. (Avec Reuters)

Nouvelles manifs des policiers

Nouvelles manifs des policiers

En dépit des menaces du ministre de l’intérieur, les policiers ont à nouveau manifesté hier en région parisienne, à Nice et à Marseille dans la nuit de mardi à mercredi. Ils entendaient ainsi dire leur colère à la suite d’agressions dont ils sont victimes notamment celles dans le département de l’Essonne ; les policiers protestent aussi de l’inadaptation des moyens pour lutter contre la criminalité. Vingt-quatre heures après un important rassemblement sur les Champs-Elysées, de nombreux policiers sont donc restés mobilisés dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, dans l’Essonne, à Nice ou à Marseille.  Quelque 400 d’entre eux se sont rassemblés à Evry où le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone a reçu les chefs de brigade et de brigade anticriminalité (BAC) de l’Essonne, d’où étaient partis de nombreux manifestants la veille. Ils ont abondamment hué leur patron lorsqu’il est reparti en voiture, appelant à sa démission. Une soixantaine d’autres se sont à nouveau réunis devant l’hôpital Saint-Louis à Paris, où est soigné un agent grièvement blessé lors de l’attaque au cocktail Molotov du 8 octobre à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, qui a exacerbé la colère des policiers. Par ailleurs, une centaine de policiers se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à bord de leurs véhicules de service sur le Vieux-Port à Marseille.

 

Baisse du Tourisme : attentats et manifs responsables

Baisse du Tourisme : attentats et manifs responsables

 

En dépit de l’euro de foot organisé en France,  l’activité touristique a encore régressé au second trimestre. En cause, les conséquences des attentats, aussi les blocages et autres manifs qui ont contribué également à ternir l’image de la France. Les premières indications de l’été laissent supposer une nouvelle baisse pour le troisième trimestre notamment de la part des étrangers. La fréquentation touristique en France a donc rechuté au deuxième trimestre sous les effets d’une météo maussade et d’un faible nombre de jours fériés, même si l’Euro de football a permis de limiter les dégâts dans les villes de province qui ont accueilli des matches, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Le nombre de nuitées dans les hébergements touristiques a ainsi chuté de 4,8%, à 92,4 millions, sur avril-juin par rapport à la même période de l’an passé, après une hausse révisée à 1,1% (1,0% estimé précédemment) au premier trimestre 2016. L’Insee souligne que le deuxième trimestre a compté cette année deux jours fériés, contre cinq en 2015. La baisse a été particulièrement marquée pour les nuitées étrangères (-8,5% contre -2,7% au 1er trimestre), atteignant une ampleur comparable à celle du 4e trimestre 2015, qui a été touché par les attentats de Paris et de Saint-Denis. La fréquentation des seuls hôtels a reculé de 3,5%, effaçant son rebond du 1er trimestre (+1,9%). La clientèle étrangère, en baisse pour le troisième trimestre consécutif, s’est encore contractée de 7,3%. Seuls les hôtels situés dans les grandes villes de province ont vu leur fréquentation augmenter (+1,5%) en partie grâce à l’Euro de football. Mais ceux de l’agglomération parisienne (-10,3%) ont été plus pénalisés par la défection de la clientèle étrangère. La fréquentation des autres hébergements collectifs touristiques (résidences, villages vacances) a chuté de 6,4%, là aussi en raison de la défection des étrangers (-20,2%). Les campings ont connu de leur côté un début de saison difficile avec un recul de 6,8% de leur fréquentation par rapport au printemps 2015.

(Avec Reuters )

 

 

Après les manifs, le moral des ménages en baisse en juin

Après les manifs, le moral des ménages en baisse en juin

Sans  doute la conséquence des désordres qui frappent la France en particulier les manifs et autres blocages, les ménages qui étaient plutôt confiants jusque là retombent dans la déprime (en dessous de leur moyenne de long terme). Du coup la consommation pourrait être affectée et derrière la croissance et l’emploi. L’indicateur mesurant le moral des ménages a en effet  fléchi en juin, en raison d’un regain de pessimisme sur leur niveau de vie, a annoncé mardi l’Insee. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion, a baissé d’un point pour s’établir à 97 points, restant ainsi toujours sous sa moyenne de long terme qui est de 100 points, indique l’institut statistique dans un communiqué. L’Insee établit cet indicateur à partir de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives) divisés en deux grandes catégories: l’une portant sur la situation personnelle des ménages, l’autre sur leur perception de l’évolution économique en générale.
Le moral des ménages est un élément-clé pour évaluer le niveau à venir de la consommation, moteur important de la croissance en France. « Après une opinion en nette amélioration en mai sur le niveau de vie en France, passé ou à venir, les ménages sont à nouveau plus pessimistes en juin », explique l’Insee. Le solde sur l’évolution passée du niveau de vie en France perd 4 points et celui sur l’évolution au cours des prochains mois, traduisant leurs perspectives de pouvoir d’achat, perd 6 points.  L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore, elle, de deux points, mais celle sur leur situation à venir est en légère baisse, d’un point. Fait notable, « la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse fortement », de 9 points.  La confiance des ménages dans leur capacité d’épargne future est en hausse de 2 points, et la proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner se redresse de 4 points. Les craintes concernant le chômage sont pour leurs parts quasi-stables (-1 point), se situant à leur plus bas niveau depuis juin 2008.

 

Loi travail – manifs : ras-le-bol

Loi travail – manifs : ras-le-bol

Alors que de nouvelles manifestations sont programmées les 23 et 28 joints, l’opinion commence sérieusement à réagir vis-à-vis des débordements que cela génère. Il y a bien sûr les actes de violence, les dégradations,  les perturbations économiques notamment dans le domaine touristique mais aussi et surtout l’image déplorable que ses actions donnent du pays. Des actions qui relèvent de stratégies gauchistes des trotskistes, des anars, des autonomes et autres alters. Mais une stratégie gauchiste qui maintenant a largement pénétré la CGT tant au niveau local que national. D’une certaine manière la CGT se transforme en un mouvement politique d’opposition dont l’objet est moins dans la prise en compte de l’intérêt des salariés que le combat contre le gouvernement et la social-démocratie. Pas étonnant depuis des années les gauchistes devant la déliquescence de leur organisation (autour de 1 % chacune lors des élections politiques) se sont massivement investis dans les syndicats CGT et FO pour substituer la lutte révolutionnaire au combat syndical traditionnel. Par ailleurs les milliers de gauchistes qui ont quitté la CFDT ces dernières années ont  rejoint Solidaires (sud) ou la CGT. Des gauchistes qui grâce à leur discours populiste n’ont aucun mal à recueillir l’adhésion des corporatistes qui veulent surtout protéger leur statut au détriment de la croissance et de l’emploi. Pas sûr cependant qu’en dépit des menaces verbales le gouvernement prenne les moyens pour mettre un terme à ces débordements gauchistes. Certes on peut comprendre le désarroi voire l’opposition de certains vis-à-vis de la manière dont a été géré le projet de loi travail : un véritable fiasco du point de vue de la concertation. Pour autant, on ne saurait tolérer qu’une très faible minorité s’autorise à de tels dérèglements qui discréditent l’image du pays. Or les organisateurs de ces manifs n’ont ni la possibilité parfois ni la volonté de gérer ses dérèglements. Seule la pression de l’opinion publique pourra discréditer des actions devenues désormais irresponsables et intolérables. Au lendemain d’une manifestation émaillée de nombreuses violences, François Hollande a mollement  annoncé qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si la préservation des «biens et des personnes» ne pouvait être «garantie». «Pour l’instant, elles ne le sont pas ; à ce moment-là, les décisions seront prises au cas par cas de ne pas autoriser les manifestations», a insisté le chef de l’État. La CGT, de son côté, a réaffirmé ce vendredi qu’elle maintenait pour l’instant son appel à la mobilisation les 23 et 28 juin prochains. Les menaces de l’Exécutif peuvent-elles être mises à exécution et s’imposer aux organisations syndicales? Consacré par la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH), le droit de manifester n’existe pas à proprement parler dans le droit français. En revanche, «il existe un système déclaratif qui permet ces rassemblements», explique Maître Olivier Vasset, avocat spécialisé en droit social au cabinet Baker & McKenzie. Détaillée dans le décret d’octobre 1935, conservée par une ordonnance de mars 2012, la procédure consiste en un dépôt en préfecture ou en mairie, par les organisateurs, d’une déclaration de manifestation au moins trois jours avant la date de la mobilisation.

Grèves, Manifs, blocages: entre 0.1 et 0.3 points de croissance en moins

Grèves, Manifs, blocages: entre 0.1 et 0.3 points de croissance en moins

 

Hollande pourrait changer son slogan »ça va mieux » en « ça pourrait aller mieux » tellement la situation risque de se dégrader en raison des grèves, blocages et autre pénurie de carburant. En l’état actuel de la mobilisation, finalement relativement faible mais très spectaculaire, l’impact devrait être limité autour d’une baisse de 0.1% de la croissance du PIB. Mais si les grèves devaient se prolonger encore une quinzaine de jours, l’impact pourrait atteindre 0.3% comme lors des manifestations contre la réforme des retraites en 1995. Mais les dégâts les plus importants concernent l’image de la France auprès des investisseurs. La presse étrangère juge très sévèrement ces mouvements considérant d’ailleurs qu’en France les reformes sont difficilement réalisables. Et qu’il s’agit là du premier facteur explicatif de l’ampleur du chômage alors que l’emploi a été nettement redynamisé ailleurs notamment en Allemagne et en Grande Bretagne.  Alors que les mouvements sociaux s’étendent et se prolongent, les blocages commencent donc  à impacter l’activité des entreprises dans un effet domino. Ainsi, les pénuries de carburant affectent d’abord les routiers et taxis, puis le BTP alors que les livraisons de matériaux ne parviennent pas, ralentissant d’un coup les chantiers, puis le commerce alors que les clients limitent leurs déplacements, puis tous les secteurs, avec les salariés en voiture qui ne viennent plus travailler et les commandes qui ne peuvent plus être livrées. Et la crainte grandit de coupures d’électricité, encore bien plus pénalisantes, avec la contestation qui gagne les centrales nucléaires. Les organisations patronales tirent la sonnette d’alarme: « Certaines entreprises tournent au ralenti, les plus fragiles voient même leur existence menacée », avertissent, dans un communiqué commun publié mercredi, le Medef, la CGPME, l’UPA, l’UNAPL, la FNSEA et l’UDES.  Les grèves et blocages organisés par une CGT vont-ils entraver la fragile reprise de l’économie française alors qu’elle commence enfin à s’affirmer (+ 0,5% de hausse du PIB eu premier trimestre)? Evidemment, tout dépend de la durée: la CGT parviendra-t-elle à maintenir ses troupes mobilisées? Le gouvernement va-t-il capituler ou bien passer en force pour obliger à des déblocages ponctuels? Quelques jours, c’est un désordre vite rattrapé. Plusieurs semaines, c’est le risque d’un trou définitif dans les comptes.

(Avec Challenges)

Sondage- manifs- blocages : catastrophiques pour 70% des Français

  • Sondage- manifs- blocages : catastrophiques pour 70% des  Français

 

Alors que la France perd depuis longtemps  en attractivité, les manifs et blocages sont considérés comme catastrophiques par les Français dans un  sondage France info ; blocages  et manifestations sont durement jugés, ils auront de graves conséquences sur l’économie aussi sur limage du pays notamment à l’occasion de l’euro de foot. La plus large responsabilité est aujourd’hui attribuée au gouvernement beaucoup moins aux syndicats. Ceci étant l’opinion pourrait bien se retourner contre les syndicats radicalisés  avec la pénurie d’essence aussi l’entrée dans le conflit de nombreuses entreprises publiques qui vont également porter préjudice à l’économie. Et alors que les salariés de ces entreprises (fonctionnaires, SNCF, RATP, EDF etc.) ne sont nullement concernés par la loi travail puisque protégés par des statuts particuliers. Pour une majorité,  blocages et manifestations seraient catastrophiques pour l’image de la France (71%), ainsi que pour le tourisme (70%) et l’attractivité économique de la France (63%). La majorité des personnes interrogées (61%) estime que le gouvernement serait le premier responsable des perturbations, en raison de son obstination sur la loi Travail, plus que les syndicats (37%) Interrogés, dans le même sondage, sur les événements qui, selon eux, ont marqué le mois d’avril, les sondés notent en premier lieu les « manifestations en marge de la loi El Khomri » (69%), suivies de « l’utilisation du 49-3 pur faire passer la loi » (65%) et la poursuite du mouvement Nuit Debout (29%). Notons que ce sondage été réalisé les 19 et 20 mai c’est à dire avant la pénurie de carburant.

Casseurs : faire payer les dégâts aux organisateurs des manifs (Sarkozy)

Casseurs : faire payer les dégâts aux organisateurs des manifs (Sarkozy)

 

Nicolas Sarkozy était l’invité du JT de 20 heures de TF1 ce dimanche soir. il a notamment proposé que les organisateurs de manifestations assume la responsabilité civile et financière des dégâts causés par les casseurs.  Revenant sur la contestation du projet de loi Travail, la multiplication des manifestations et les incidents ou violences qui en découlent, l’ancien chef de l’Etat a tenu à préciser qu’il était là en tant que «responsable de l’opposition». «La place de la République est occupée on se demande pourquoi », a interrogé Sarkozy, a propos du mouvement citoyen Nuit debout qui occupe la place parisienne depuis le 1er avril. Avant d’enchaîner. «Premièrement je propose le rétablissement de la peine plancher pour toute personne portant atteinte à un représentant de la République.» Puis de demander que cela soit les organisateurs déclarés des manifestations qui assument la responsabilité civile, et donc financière, des dégâts occasionnés lorsque celles-ci dégénèrent. «Il n’y pas de raison que ce soit les contribuables qui paient», insiste le président du parti Les Républicains. Troisième proposition de Nicolas Sarkozy : l’interdiction préventive des « casseurs reconnus et que l’on connaît, comme on a fait avec les hooligans.» Enfin, quatrième de ses solutions à la crise sociale : la dissolution immédiate «de tous ces groupes d’ultra gauche». Et de citer le collectif  « Silence la police assassine» (sic, le collectif luttant contre les violences policières se nomme en réalité Urgence-notre-police-assassine) comme une véritable « injure».»

 

(Le Parisien) 

Loi travail: reprise des manifs et des grèves dès mardi

Loi travail: reprise des manifs et des grèves dès mardi

Nouvelle série de grèves et de manifs dès mardi pour protester contre la loi de travail. Pas sûr cependant que le mouvement sera très suivi car la multiplication des protestations depuis des semaines favorise l’épuisement des troupes. En outre  les violences qui suivent les manifestations discréditent la mobilisation. Ainsi si près de 70 % de l’opinion désapprouvent encore le projet de loi ils ne sont plus que 50 % à approuver manifestations et grèves. Il faut dire que la radicalisation, inversement proportionnelle à la mobilisation, ternit sérieusement la contestation. D’une certaine manière la multiplication des grèves et autres manifs est peut-être un des moyens pour la CGT de réguler par l’épuisement des troupes qui  lui échappent  au profit des gauchistes. Sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, l’Unef, l’UNL et Fidl) ont appelé leurs organisations respectives à « construire » deux nouvelles journées de grèves et manifestations les 17 et 19 mai, les sixième et septième en un peu plus de deux mois. Dans leur ligne de mire, le texte de la ministre Myriam El Khomri, adopté sans vote jeudi après le recours à l’article 49-3 et contesté jusque dans les rangs de la majorité. Les syndicats jugent le texte trop favorable aux entreprises et pas assez protecteur pour les salariés, en particulier parce qu’il instaure la primauté des accords d’entreprises sur les accords de branche. Mais « les salariés sont décidés à s’engager dans un mouvement dur », assurait récemment Philippe Martinez, le leader de la CGT. Des grèves reconductibles sont ainsi prévues chez les routiers, dockers, marins, facteurs, à la SNCF ainsi qu’à Aéroports de Paris, le rejet de la loi travail se greffant parfois sur des revendications propres à chaque secteur. Les routiers ouvriront le bal dans la nuit de lundi à mardi, à l’appel des fédérations FO et CGT. Un mouvement qui devrait toucher le Nord, Nantes, Caen, Marseille et surtout Bordeaux, mais pas l’Ile-de-France, selon FO, la CGT prévoyant de bloquer les ports du Havre et de Nantes-Saint-Nazaire. A la RATP, le préavis déposé par la CGT ne couvre que la journée de mardi. Mais à la SNCF, la CGT-cheminots (premier syndicat) appelle à cesser le travail chaque mercredi et jeudi, et SUD-Rail (troisième) tous les jours à partir de mardi. Les cheminots entendent dénoncer la loi El Khomri, mais surtout peser dans les négociations en cours sur leurs conditions de travail. Le préavis de Sud-Rail s’étend jusqu’au 11 juillet, soit le lendemain de la finale de l’Euro de football. Côté transports aériens, des débrayages sont attendus dès mardi à Aéroports de Paris à l’appel de la CGT notamment, tandis qu’une grève sera lancée jeudi par l’Usac-CGT, premier syndicat de la Direction générale de l’Aviation civile, qui représente les contrôleurs aériens, les administratifs ou encore les techniciens. Son impact sur le trafic sera connu mardi. Perturbations en vue aussi dans les ports mardi et jeudi à l’appel de la CGT, qui invite par ailleurs à un blocage progressif des produits pétroliers dans les raffineries.  Les opposants au projet de loi travail vont à nouveau battre le pavé mardi dans plusieurs villes à l’appel de l’intersyndicale. A Paris, ils se retrouveront à 14 heures sur la place de l’Ecole militaire pour défiler en direction de Sèvres-Babylone, non loin du Sénat où la ministre du Travail Myriam El Khomri sera auditionnée par la commission des Affaires sociales. Les manifestants se retrouveront une nouvelle fois dans la rue dès jeudi. Le cortège parisien défilera cette fois de Nation à place d’Italie. Leur objectif: prouver leur détermination, malgré l’essoufflement constaté lors des dernières manifestations, moins fournies, et les casseurs qui, pour la première fois le 12 mai, s’en sont pris physiquement aux services d’ordre syndicaux. « Le gouvernement n’arrivera pas à faire taire les jeunes », a assuré le président de l’Unef, William Martinet, lors de cette dernière mobilisation, qui a vu 55.000 personnes défiler en France, dont 43.000 en province, selon le ministère de l’Intérieur. Les syndicats n’ont donné de chiffre que pour la capitale (50.000 manifestants).

(Avec AFP)

Loi Travail : encore des manifs les 17 et 19 mai prochain

Loi Travail : encore des manifs les 17 et 19 mai prochain

 

Après la manif du 12 mai ce seront les manifs des 17 et 19. Bref les manifs sont d’autant plus nombreuses qu’elles comportent de moins en moins de participants. Mais des participants plus radicalisés qui peut-être recherchent l’incident dramatique pour relancer une dynamique qui s’épuise. Ou alors certaines organisations syndicales inquiètes de cette radicalisation qui leur échappe utilisent la stratégie classique pour contrôler le mouvement en en abusant de la mobilisation pour user la contestation. De nouvelles manifestations d’ampleur dans toute la France ? Sept syndicats opposés au projet de loi Travail ont appelé leurs organisations respectives à « construire » deux nouvelles journées de grèves et manifestations les 17 et 19 mai, ont-ils annoncé dans un communiqué à l’issue d’une intersyndicale. La CGT, FO, FSU, Solidaires, l’Unef, l’UNL et FIDL vont également adresser un courrier « au Président de la République pour être reçues rapidement ». Elles « appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai prochains« . En outre, elles « n’écartent aucun type d’initiatives pour les semaines à venir, y compris une manifestation nationale » contre le projet qui fait la part trop belle aux entreprises, selon elles.  Parmi les points les plus conflictuels du texte, figure l’article qui accorde la primauté aux accords d’entreprise pour l’organisation du temps de travail et rend possible l’organisation de référendums.  »Alors que les salarié-es, les jeunes, les privé-es emploi, les retraité-es sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, alors que l’opinion publique reste massivement opposée à ce texte, le gouvernement décide de passer en force en utilisant le 49.3. Inacceptable ! », indiquent-elles.  Ces sept organisations prévoient déjà une nouvelle journée nationale de grèves et manifestations jeudi 12 mai. Il s’agira de la cinquième mobilisation nationale et unitaire d’actions contre le projet de loi à l’appel de l’intersyndicale, après les 9 et 31 mars, et les 9 et 28 avril. D’autres journées d’action ont été organisées par les seules organisations des jeunes et les traditionnels défilés du 1er mai ont été focalisés contre le projet de loi.  La dernière mobilisation nationale organisée par ces syndicats, le 3 mai, avait rassemblé plusieurs milliers de salariés, syndicats et jeunes, nettement moins que lors des précédentes.

(Avec RTL)

 

Loi travail : manifs les 9, 12 et 31 mars

Loi travail : manifs  les 9, 12 et 31 mars

 

 

Tous  les syndicats n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des contre-propositions à présenter au gouvernement, plusieurs appels à manifester ont également été lancés :

  • A l’appel d’une vingtaine d’organisations de la jeunesse et de syndicats, des manifestations sont prévues dans toute la France le mercredi 9 mars. Les instigateurs de la pétition sur Change.org — qui a recueilli à ce jour 1 million de  signatures —, ont recensé près de cent rassemblements ce jour-là sur l’ensemble du territoire.
  • Après leur communiqué listant les propositions pour amender le projet de loi de Myriam El Khomri, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA et la FAGE ont appelé « leurs structures territoriales à organiser des rassemblements dans toute la France » samedi 12 mars.
  • A l’issue d’une rencontre au siège de la CGT, à Montreuil, sept organisations ont appelé en outre à la grève et à manifester le jeudi 31 mars. Du côté des syndicats, la CGT, FO, Solidaires, FSU font partie de ces signataires. Ils sont rejoints par les organisations étudiantes UNEF, UNL et FIDL. La CFE-CGC, qui n’a pas participé à une manifestation depuis 2010, pourrait rejoindre le mouvement : « Si le texte ne bouge pas, nous appellerons à des manifestations le 31 mars », a annoncé Carole Couvert, présidente de la centrale des cadres, qui prendra sa décision le 21 mars.

Et maintenant des manifs de VTC ?

Et maintenant des manifs de VTC ?

Maintenant ce sont les fVTC qui pourraient bien manifester dans la rue les 2 pour protester contre les mesures qui ont été négociées par les taxis classiques avec le gouvernement Parmi les concessions faites aux taxis classiques la décision de faire la chasse à l’utilisation frauduleuse des capacités dites LOTI (nom de la loi sur les transports) .  «Lotis capacitaires» : Il s’agit en fait de transporteurs publics routiers de personnes (TPRP), dont le statut est défini par la loi d’orientation des transports intérieurs (Loti, donc). Cette autorisation concerne les transports de groupe, et leur titulaire ont obligation de transporter au moins deux passagers. Ce statut permet beaucoup plus de souplesse que celui de VTC : le chauffeur TPRP est toléré sur les couloirs de bus dès lors qu’il est chargé, la formation est plus courte (140 heures au lieu de 250 pour les VTC), etc. Or  les «capacitaires» présents sur les plateformes de VTC prennent aussi des clients uniques, ce qui est interdit, rappelle sans cesse les syndicats de taxis. «Il y a détournement de la loi, s’insurge Rabah Toursel. Il faut dénicher les capacitaires qui font du VTC et les sanctionner. Uber ne doit pas servir ces gens-là, ils sont en infraction.» Il n’y a pas de comptage officiel du nombre de TPRP en France. Mais selon l’Observatoire Taxi/VTC, il y aurait 70 000 véhicules légers sous statut «Loti». Outre le renforcement des contrôles, que les chauffeurs de taxis jugeaient insuffisant, le gouvernement va donc mettre la pression sur les plateformes afin qu’elles déconnectent les comptes de milliers de «Loti». Et elles ne pourront plus dire qu’elles n’ont pas été prévenues. Dès vendredi matin, des lettres ont été envoyées par le gouvernement à une vingtaine de sociétés de réservation de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) pour les mettre en demeure de respecter la loi, conformément aux engagements pris devant les représentants des taxis.

Eleveurs : encore des manifs, la FNSEA le cul entre deux chaises

Eleveurs : encore des manifs, la FNSEA le cul entre deux chaises

 

 

En dépit de l’accord avec le gouvernement les éleveurs et producteurs  de lait continuent  d’être mobilisés aussi bien dans l’est de la France que dans l’ouest. Beaucoup de ces les éleveurs considèrent en effet que la négociation n’a pas réglé  les questions structurelles essentielles relatives au prix, à la régulation de la concurrence et à la répartition des profits sur l’ensemble de la chaîne de production et de distribution. D’une certaine manière la FNSEA est un peu sur la corde raide elle fait le grand écart entre un gouvernement qui accepte de prendre quelques mesures conjoncturelles  et une base très remontée qui ne croit guère au succès de la récente négociation. Les éleveurs restent mobilisés dans plusieurs régions de France, en dépit des accords sur le relèvement des prix du bœuf, du porc et du lait, et appellent notamment à un grand rassemblement lundi en Mayenne. Les agriculteurs du Bas-Rhin ont décidé pour leur part d’établir à partir de dimanche soir des barrages filtrants sur six points-frontières avec l’Allemagne, de Lauterbourg, au Nord, à Marckolsheim, au Sud, à l’appel de la FDSEA. Seuls seront visés les camions entrant avec des produits agricoles. Le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a appelé samedi à poursuivre le « combat pour l’élevage français » tout en exhortant au respect des biens et des personnes lors des actions syndicales à venir. « Ne prêtons pas le flanc à la critique. Désespoir, colère et passion du métier se mêlent, ces trois sentiments sont désormais compris de tous », souligne Xavier Beulin dans une déclaration transmise aux représentants locaux du syndicat et aux médias. Blocages, péages gratuits, opérations escargots, actions et contrôles dans les supermarchés sont à prévoir. Des éleveurs projettent de bloquer lundi matin avec des tracteurs l’autoroute A81 entre Le Mans (Sarthe) et le péage de La Gravelle (Sarthe) à l’appel de la FDSEA de Mayenne. Les manifestants devraient ensuite se rassembler près du siège du groupe laitier Lactalis, à Laval. Les organisateurs attendent quelque 500 manifestants et au moins 300 tracteurs. Les fédérations syndicales agricoles de Bretagne, des Pays-Loire et de Normandie ont annoncé leur participation au mouvement, qui devrait se conclure par des réunions avec des représentants de la grande distribution, des industriels et des élus.  

 

 

Manifs contre le traité de libre-échange Etats-Unis Europe


Un traite dont finalement on parle peu puisque la commission négocie assez secrètement cet accord avec les Etats-Unis.  Mais malgré l’appel, en décembre, des chefs d’État et de gouvernement européens à conclure la négociation sur le traité transatlantique (TTIP aussi appelé Tafta) d’ici à la fin de l’année, il paraît de plus en plus improbable que ce délai soit tenu. Le TTIP, dont les discussions ont démarré en 2013, vise à libéraliser le commerce entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis.  Plusieurs milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui en Allemagne contre l’accord TTIP négocié entre les États-Unis et l’Union européenne, à l’occasion d’une journée d’action mondiale contre les traités de libre-échange qui devait être marquée par des centaines de manifestations dans le monde.
En Allemagne, où le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership – en français TAFTA), déchaîne les passions, l’appel lancé par un collectif international d’associations, d’ONG, de syndicats, de partis politiques, et relayé dans 45 pays- a connu un écho particulier. Selon une porte-parole d’Attac Allemagne, « plusieurs dizaines » de milliers de personnes manifestaient samedi après-midi dans ce pays, avec 230 actions organisées dans 170 « villes et villages ». Parmi les nombreux chapitres de cette négociation très contestée sur le Vieux Continent en particulier les question d’hygiène, de santé , de sécurité, d’environnement  la procédure d’arbitrage prévue pour régler un différend entre une entreprise et un État suscite toujours la méfiance car cette procédure se substituerait aux décisions de justice.   Pour répondre aux critiques de la société civile et de plusieurs partis politiques sur le manque de transparence de cette négociation, la Commission a lancé en mars dernier une consultation, uniquement centrée sur cette question du règlement des différends entre investisseurs et États. Cette consultation sur Internet a recueilli 150.000 réponses, a annoncé mardi la Commission. Parmi elles, 145.000 contenaient des réponses envoyées automatiquement depuis des sites de différents lobbies. Au total, 450 organisations non gouvernementales (ONG), professionnelles ou syndicales ainsi que 3000 particuliers ont donné leur avis. Souvent plus général que la question pointue à l’ordre du jour, mais parfois aussi des avis très précis.

Manifs interdites à Sivens : qui provoque ?

Manifs interdites à  Sivens : qui provoque ?

 

Les manifs à Sivens ont été interdites, motif : éviter les affrontements. Des risques d’ affrontements dus à la décision aujourd’hui du conseil général du Tarn sur le projet. Pourtant on se demande pourquoi le gouvernement demande à un conseil général ( majorité PS) qui n’a plus qu’une quinzaine de jours à vivre de décider dans l’urgence. D’une certaine manière ,il s’agit d’uen provocation à la veille d’élections départementales que le PS va perdre.une occasion pour Valls aussi de monter ses muscles et de clamer encore et encore « son autorité ». Si par malheur il devait y avoir des affrontements graves, le gouvernement porterait uen gave responsabilité pour avoir instrumentalié ce conflit local. Le préfet du Tarn a suivi la demande de Bernard Cazeneuve et a interdit « toute manifestation » vendredi. Des affrontements ont éclaté entre agriculteurs et zadistes à la veille d’un débat au Conseil général à Albi sur des projets alternatifs au barrage. La FNSEA appelle “au calme”.  A la veille d’une importante réunion sur l’avenir du barrage de Sivens (Tarn), les choses s’enveniment. Depuis trois jours, les agriculteurs bloquent l’entrée à la Zone à défendre de Sivens (Zad) et sont entrés sur le site ce jeudi. Des affrontements ont éclaté avec les militants opposés au projet, les zadistes. Ces derniers manifestent devant le Conseil général du Tarn ce jeudi après-midi.   Ce face-à-face est décrit par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve comme une « situation d’extrême tension« . Il a appelé « solennellement à l’apaisement et à la responsabilité de chacun« . Il a demandé au préfet du Tarn d’interdire la manifestation prévue vendredi à Albi. Dans un communiqué, le ministre a rappelé que ce site a été le théâtre d’un drame l’année dernière : « La France garde en mémoire les conséquences dramatiques des manifestations du mois d’octobre 2014, qui avaient conduit au décès tragique de Rémi Fraisse. Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence susceptibles de conduire à de nouveaux drames« .  Dans la soirée, le préfet du Tarn a annoncé qu’il interdisait « toute manifestation ou rassemblement ayant pour objet le projet de construction d’un barrage sur le site de Sivens« . L’interdiction a été décidée « en raison de la concomitance de deux manifestations aux objets opposés » qui « risque de conduire à une confrontation violente entre manifestants« , a expliqué Thierry Gentilhomme.

 

Rémi Fraisse : des manifs agitées, d’autres calmes, pourquoi ?

Rémi Fraisse : des manifs agitées, d’autres calmes, pourquoi ?

Finalement on a du mal à comprendre pourquoi certaine manifestations sont interdites d’autres autorisées, pourquoi auusi certaines sont très calmes d’autres parfois violentes. Certes dans certains cas la présence de casseurs permet d’expliquer les débordements mais des interrogations subsistent quant à la nature de ces casseurs (des voyous, des jeunes sauvageons, des anars, des provocateurs ?). Par ailleurs le dispositif policier est parfois surdimensionné comme à Sivens (précédemment  à Notre dame de landes), ce qui donne l’impression qu’on recherche à provoquer l’incident afin de montre l’autorité de l’Etat et l’autoritarisme de ses dirigeants. Dans une période de crise comme la notre, il convient de se méfier de l’instrumentalisation des débordements de manifestations car le pouvoir politique aux abois peut être prêt à tout pour recrédibiliser son autorité et sa légitimité. En tout état de cause la violence ne saurait d’une coté comme de l’autre constituer une réponse démocratique pour exprimer ou réprimer les libertés collectives.  Plusieurs défilés ont été organisés samedi après-midi pour dénoncer « les violences policières » après la mort de Rémi Fraisse. Une manifestation autorisée à Paris, mais interdite à Toulouse où des échauffourées ont éclaté.  Plusieurs rassemblements étaient à nouveau organisés samedi à la mémoire de Rémi Fraisse. Certains ont été autorisés comme à Paris. D’autres cortèges ont été maintenus malgré des interdictions. A Toulouse, 16 personnes étaient en garde à vue en soirée samedi. A Paris, près d’un millier de manifestants se sont rassemblés place de la Bastille en début d’après-midi samedi et le défilé en direction de Gambetta a été suivi par plusieurs cars de CRS. De nombreux jeunes gens dans le cortège ont scandé des slogans hostiles aux forces de l’ordre et porté des banderoles demandant « justice pour Rémi Fraisse », mort le 26 octobre sur le site de Sivens, après avoir été touché par une grande offensive lancée par les gendarmes. A Rennes, plusieurs dizaines de manifestants ont maintenu leur rendez-vous malgré l’interdiction préfectorale. A Toulouse, où la situation était tendue, 400 personnes ont manifesté en ville où le haut des allées Jean-Jaurès avait été bloqué par la police. Les forces de l’ordre sont intervenues au moment de la dispersion du rassemblement. Des échauffourées ont éclaté en fin d’après-midi lorsque 150 manifestants ont jeté des projectiles sur les policiers, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogène. Au moins 21 personnes ont été interpellées, 16 étaient en garde à vue en soirée samedi. Un bilan faisait aussi état de deux policiers blessés. Les transports en commun en centre-ville étaient à l’arrêt ce samedi en fin de journée.  A Lille, entre 130 et 200 manifestants ont manifesté sans incidents, le rassemblement n’était ni déclaré, ni interdit. En Loire-Atlantique, un défilé rassemble près de 2.000 personnes à Notre-Dame-des-Landes, sur le site du projet contesté de l’aéroport. Une marche très calme regroupe des familles, des agriculteurs et des associations. Les participants veulent montrer que leur opposition au projet est intacte et rappeler qu’il y a eu sur le site des heurts violents avec la police, il y a deux ans. 

 

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