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Tunisie : manifestation contre le gouvernement

Tunisie : manifestation contre le gouvernement

 Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi soir dans le centre de Tunis pour réclamer le départ du gouvernement dirigé par les islamistes, manifestation d’opposition la plus importante depuis le début de la crise politique dans le pays il y a deux semaines. L’opposition, en colère après deux assassinats dans ses rangs, réclame la démission du gouvernement d’Ali Larayedh, issu du parti islamiste Ennahda, ainsi que la dissolution de l’Assemblée constituante qui a pratiquement terminé de rédiger le projet de constitution et la nouvelle loi électorale. Les chefs de file de l’opposition sont galvanisés par l’exemple de l’Egypte, où le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a été déposé le 3 juillet par l’armée malgré sa large victoire électorale un an plus tôt. La Tunisie traverse sa crise la plus grave depuis le renversement du régime autoritaire du président Zine el Abidine ben Ali, crise renforcée par une instabilité croissante due aux attaques de plus en plus fréquentes des activistes islamistes. Ce rassemblement de mardi intervient près de deux semaines après l’assassinat, le 25 juillet, du député laïque Mohamed Brahmi et six mois jour pour jour après le meurtre de Chokri Belaïd, autre grande figure de l’opposition laïque. « Le peuple veut la chute du régime », criait la foule rassemblée mardi sur la place Bardo, reprenant le slogan popularisé lors de la chute de Ben Ali en 2011. Samedi soir, une manifestation en faveur du gouvernement avait réuni 150.000 personnes selon ses organisateurs. Mardi, les manifestants étaient très nombreux mais pas autant que ceux de la manifestation des pro-Ennahda, selon les estimations d’un journaliste de Reuters sur place. Dans un autre mouvement surprise, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) a annoncé la suspension des travaux de la chambre mardi soir, au tout début de la manifestation. Il a dit que l’Assemblée ne se réunirait plus tant qu’il n’y aurait pas l’ouverture d’un dialogue entre le gouvernement et l’opposition laïque. Moustapha ben Jaafar, dont le parti Ettakatol est membre de la coalition au pouvoir, a expliqué sa décision au nom des intérêts du pays « dans le but de garantir sa transition vers la démocratie ». Cette suspension est un « coup d’Etat inacceptable » de Mustafa Ben Jaafar a déclaré Nejib Mrad, membre de l’ANC appartenant à Ennahda, à la chaîne de télévision Al Moutaouassit. À minuit passé, les manifestants continuaient d’affluer par centaines. Des feux d’artifices ont été lancés. Des élus d’opposition sont montés sur une estrade dressée au milieu de la foule, en faisant le signe de la victoire. Ils ont été acclamés. L’imam de la mosquée Zaitouna, située dans la vieille ville, est également monté sur la scène pour lire des versets du Coran. Les dirigeants de l’opposition espèrent ainsi envoyer un message clair : ils sont contre Ennahda, pas contre l’islam. « Dieu est grand », a crié la foule en réponse à l’imam. « Nous ne bougerons pas tant qu’ils (Ennahda) ne nous laisseront pas tranquilles », affirme Warda Habibi, une manifestante. « Nous n’avons pas eu peur de Ben Ali et nous n’avons pas peur de Ghannouchi. » Lundi, le président d’Ennahda, Rachid Ghannouchi, a exclu le départ du Premier ministre et la dissolution de l’ANC dans un entretien accordé à Reuters, mais il s’est dit favorable à la tenue d’un référendum et à des discussions avec ses adversaires. Commentant la foule réunie mardi soir place Bardo, Mongy Rahoui, un dirigeant Front populaire, une coalition de partis d’opposition, a déclaré : « Ces foules par légion sont une réponse à Ghannouchi et nous lui disons que nous sommes prêts pour un référendum (…) Nous sommes ceux avec la légitimité de la rue. Votre légitimité est une contrefaçon. » Parallèlement, la police a fort à faire avec la montée de violences attribuées aux islamistes depuis l’assassinat de Brahimi. Mardi soir, la police a abattu un activiste islamiste à Raoued, une banlieue de Tunis, a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur. D’après l’agence de presse officielle Tap, il a été tué par des policiers de la brigade antiterrorisme qui l’avaient pris en chasse et sur lesquels il a ouvert le feu. Dimanche, un militant islamiste a été tué par la police à Tunis et quatre autres arrêtés. Le 29 juillet, huit militaires avaient été tués par des activistes près de la frontière algérienne.

 

Notre-Dame des Landes: nouvelle manifestation contre l’aéroport inutile

Notre-Dame des Landes: nouvelle manifestation contre l’aéroport inutile

 

 

Nouvelle manifestation contre l’Ayraultport cette fois organisée par Europe Ecologie- Les Verts (EELV) qui  appelle dans un communiqué vendredi les citoyens opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique) à participer à un rassemblement organisé sur le site ce week-end pour « enterrer définitivement » ce projet. Projet qui n’est pas pertinent sur le plan des transports mais qui correspond en fait à une grande opération d’urbanisme. « Enterrons définitivement » le  » grand projet inutile et imposé de Notre Dame des Landes », lance EELV, qui pour « compléter les actions juridiques et les recours administratifs » déjà engagés « soutient, participera et appelle tous les citoyens à rejoindre le rassemblement les 3 et 4 août ».   »Il est essentiel de continuer la mobilisation pour confirmer le coup d’arrêt à l’avancée d’AGO/Vinci et de l’Etat sur le terrain », écrit Elise Lowy, porte-parole d’EELV, estimant que « les expulsions, agressions policières et destructions de maison qui ont eu lieu cet automne, n’ont fait que renforcer la détermination des militants ».  Le « grand rassemblement populaire » de ce week-end est « incontournable pour toutes celles et ceux qui œuvrent en faveur d’une véritable transition écologique et énergétique et la préservation de la biodiversité », conclut-elle.

 

 

Turquie : nouvelle manifestation

Turquie : nouvelle manifestation

Environ 10.000 opposants s’étaient donné rendez-vous dans le calme sur la place, théâtre de manifestations de masse contre le gouvernement pendant trois semaines de la fin mai et à la mi-juin. Ils ont déposé des œillets rouges à la mémoire des quatre personnes mortes pendant les troubles, avant d’être dispersés au canon à eau par la police. Au même moment, lors d’un nouveau meeting, le quatrième en quelques jours, le chef du gouvernement a eu recours à un angle d’attaque inédit contre les protestataires, les accusant par leur comportement de manquer de respect à la religion musulmane. « Qu’on les laisse entrer dans les mosquées avec leurs chaussures, qu’on les laisse boire de l’alcool dans nos mosquées, qu’on les laisse lever la main sur nos filles coiffées du foulard. Une seule prière de notre peuple est suffisante pour déjouer leurs plans », a-t-il dit devant ses supporters à Samsun, une ville de la mer Noire bastion du parti AKP au pouvoir. À la fin de son allocution, le chef du gouvernement a lancé des œillets rouges à la foule qui l’acclamait en agitant le drapeau national. Auparavant, il avait repris une thèse déjà développée, selon laquelle les troubles, fomentés selon lui par ses adversaires en Turquie et à l’étranger, ne servaient qu’une seule cause, celle de la finance et de la spéculation. « Qui a gagné avec ces trois semaines de protestation ? Le lobby des taux d’intérêt, les ennemis de la Turquie. Qui a perdu ? L’économie turque, même modestement, et le tourisme », a jugé Erodant. Place Taksim, devant des centaines de policiers anti-émeute qui les ont d’abord observés sans intervenir, les opposants ont martelé l’un de leurs slogans préférés, « Ce n’est qu’un début, le combat continue ». La foule s’est rapidement dispersée, tandis que des camions équipés de canon à eau prenaient position à plusieurs entrées de la place, « Policiers, ne trahissez pas votre peuple », ont scandé les manifestants, tandis les riverains de la place ont tambouriné avec des casseroles et des poêles en signe de solidarité avec les protestataires.

 

Manifestation anti- mariage gay : grosse mobilisation et débordements

Manifestation  anti- mariage gay : grosse mobilisation et  débordements

Ils étaient 300.000, estime la préfecture de police, selon laquelle les chiffres définitifs ne seront connus qu’en début de semaine. Les organisateurs revendiquent pour leur part 1,4 million de participants. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants qui tentaient de franchir des barrages interdisant l’accès à l’avenue des Champs-Elysées. La présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, victime d’un malaise après avoir été aspergée de gaz lacrymogènes, a demandé dimanche soir la démission du préfet de police de Paris et du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Les manifestants, dont de nombreuses familles, des jeunes et des élus ceints de leur écharpe tricolore, ont afflué en début d’après-midi sous une marée de drapeaux roses, blancs et bleus sur l’avenue de la Grande Armée pour demander à François Hollande de retirer le texte et de le soumettre à référendum. « On veut du boulot, pas du mariage homo » ou « Occupe-toi d’Aulnay, pas du mariage homo », proclamaient des pancartes en faisant allusion à la fermeture programmée et très médiatisée de cette usine du constructeur automobile PSA. L’avenue de la Grande Armée, qui prolonge les Champs-Elysées au-delà de l’Arc de Triomphe en direction de Neuilly, a vite été saturée et les manifestants ont débordé sur l’avenue Foch, puis sur la place de l’Etoile.  C’est alors que plusieurs centaines d’entre eux ont tenté de forcer le passage vers les Champs-Elysées. Les forces de l’ordre en tenue anti-émeute les ont repoussés avec des boucliers en plexiglas et des jets de gaz lacrymogènes et ont évacué manu militari certains d’entre eux. Les forces de l’ordre « ont été contraintes de faire usage ponctuellement de gaz aérosols compte tenu du comportement très agressifs de certains manifestants », a expliqué à la presse le directeur de cabinet du préfet de police, Laurent Nunez.   »C’est inacceptable d’envoyer des gaz contre des enfants. Est-ce qu’il est normal qu’on ait des forces de l’ordre dans la République qui tirent sur des familles et des enfants ? » s’est indigné l’ancien ministre UMP Laurent Wauquiez. « C’est juste le reflet de la violence avec laquelle le gouvernement traite ce mouvement. C’est inacceptable. Il faut que la préfecture de police soit sanctionnée », a-t-il ajouté. Henri Guaino, ancien conseiller spécial de l’ex-président Nicolas Sarkozy, a pour sa part qualifié de « honte » le fait que les autorités n’aient pas autorisé les opposants au « mariage pour tous » à manifester sur les Champs-Elysées. « Si aujourd’hui il y a autant de monde, c’est aussi parce que les gens sont en colère », a déclaré Laurent Wauquiez à BFM-TV. « Et ils sont en colère sur la façon dont le gouvernement a traité ce mouvement. Il l’a traité avec mépris. » « Un gouvernement républicain ne peut pas rester sourd à une mobilisation pareille », a renchéri Henri Guaino, qui avait lancé un appel à « censurer le gouvernement dans la rue ». Le président de l’UMP, Jean-François Copé, avait quant à lui appelé les adhérents du principal parti d’opposition à participer à ce rassemblement. Le texte de loi, qui ouvre aux homosexuels la possibilité de se marier et d’adopter, a été voté le 11 février par les députés à l’issue d’un débat marathon émaillé d’incidents. Il sera examiné en séance publique par les sénateurs à partir du jeudi 4 avril, l’objectif du gouvernement étant que la réforme soit définitivement adoptée avant les vacances d’été. Une figure du mouvement contre le « mariage pour tous », Frigide Barjot, a cependant déclaré sur i-Télé que les opposants au texte n’entendaient pas désarmer. « Au Sénat, la commission des lois a failli ne pas adopter cette loi à deux voix près », a-t-elle dit. « C’est toute la France qui est en train de se réveiller et donc nous allons dire au sénateur, ‘c’est ton heure’ et au président de la République (…) retirez-là pour la soumettre au peuple qui se lève. » 

 

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

 

De toute évidence la ligne de clivage entre le syndicalisme réformisme et le syndicalisme radical s’accroit. « Il y a des divergences, mais il n’y a pas de guerre syndicale ». Laurent Berger, leader de la CFDT, a pourtant tenté de relativiser lundi les tensions entre son propre syndicat, la CGT, et Force ouvrière, dans une interview aux Echos. Pourtant, le ton est bien monté d’un cran la semaine dernière. Vendredi, le même Laurent Berger avait accusé la CGT de parfois avoir des « positions dogmatiques » dans ses négociations avec le patronat. « Positions dogmatiques » qui seraient directement responsable de la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens nord. Simple « divergence » ? Les propos ont en tout cas suscité une vive indignation du côté de la CGT. Et Jean-Claude Mailly, leader de FO, a également exprimé son désaccord.  La fracture entre les syndicats se cristallise notamment autour de l’accord sur la sécurisation de l’emploi, conclu à la mi-janvier. CFDT, CFTC et CFE-CGC ont accepté de signer avec le Medef, tandis que CGT et FO le rejettent en bloc. Bernard Thibault, leader de la CGT, a même annoncé dimanche que sa confédération préparait une action commune avec FO. « On nous verra sans doute dans la rue dans les semaines qui viennent, avec Force ouvrière », a-t-il ainsi avancé. L’accord, qui prévoit notamment la possibilité pour une entreprise de baisser les salaires pendant deux ans en cas de difficulté économiques ou encore une simplification des procédures de licenciement, est jugé trop favorable au patronat par les deux syndicats. « Désormais la CFDT apparaît comme l’organisation grâce à qui – ou à cause de qui – cet accord a été signé », décryptait vendredi Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du Travail. « Elle conforte sa position de pilote du réformisme en France », expliquait-il. En face, FO et CGT se trouvent au contraire dans un contexte qui les pousse à se radicaliser. Selon le spécialiste, le débat autour de l’accord permet ainsi à la CGT d’affirmer « une ligne très dure et de rester unie dans le cadre de la préparation de son Congrès » de mars. Congrès lors duquel Bernard Thibault va passer le témoin à Thierry Lepaon, après une longue crise de succession. D’un autre côté, FO est « tentée de concurrencer », aux élections professionnelles, une CGT « avec laquelle elle partage, notamment dans l’industrie, un public assez comparable », relève Dominique Andolfatto, chercheur en sciences politiques, spécialiste du syndicalisme. « Cela semble être la course à celui qui sera le plus radical pour gagner les élections », résume le chercheur.  FO et CGT ne font d’ailleurs pas front commun sur tout. Jean-Claude Mailly a en effet exprimé vendredi son accord avec Laurent Berger pour critiquer le comportement de la CGT à l’usine PSA d’Aulnay. « Je ne suis pas d’accord avec ce qu’y fait la CGT. Il y a des menaces, y compris sur les délégués FO. C’est un comportement qui n’est pas normal », a dénoncé le responsable de FO. Et c’est entre la CGT et la CFDT que les tensions semblent les plus vives. Dans son interview aux Echos de lundi, Laurent Berger se montre ainsi bien plus critique à l’égard de centrale de Bernard Thibault. « L’accord a mis en lumière les différences profondes d’approche du syndicalisme entre la CGT et la CFDT. La CGT dénonce mais ne s’engage pas et demande à l’Etat d’agir », tacle ainsi le leader de la CFDT. « Il n’y a pas de guerre syndicale, a-t-il toutefois nuancé. Sur les négociations en cours sur la qualité de vie au travail par exemple, nous menons un travail en intersyndicale avec les autres organisations. »

 

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Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

 

 

Grosse manifestation en Espagne contre, l’austérité, la dictature des marchés et le gouvernement ;Dans le hurlement des sifflets et des percussions, enseignants en vert, médecins et infirmières en blanc, écologistes, groupes de la mouvance des « indignés », pompiers casqués ou mineurs du nord de l’Espagne, en noir, ont convergé vers la place de Neptuno, près du Congrès des députés.   »Démission », hurlait la foule, dans une marée de pancartes blanches portant un seul mot, « NO », frappées d’une paire de ciseaux, symbole des coupes budgétaires.   »Rajoy, pars », « Dictature des banques, NON », réclamaient d’autres pancartes.   »Nous en avons ras-le-bol », lançait Luis Miguel Herranz Fernandez, un médecin hospitalier de 38 ans, en dénonçant « les coupes budgétaires, la corruption, la baisse de qualité du système de santé ».   »Dans n’importe quel pays, cela servirait à quelque chose, mais ici, cela ne sert à rien. Le gouvernement ne nous écoute pas », s’indignait le jeune médecin alors que la foule multicolore déferlait sur les avenues.   »Nous sommes ici tous unis, les médecins, les pompiers, les mineurs, et cela leur est égal ».   »Non au coup d’Etat des marchés », pour « une véritable démocratie »: les mots d’ordre étaient multiples pour cette « marée citoyenne » du 23 février, jour anniversaire de la tentative de coup d’Etat qui avait terrifié la jeune démocratie espagnole, le 23 février 1981.  Une fois le rassemblement dispersé, quelques incidents ont éclaté dans les quartiers alentour entre la police anti-émeutes et de petits groupes de jeunes, qui se sont éparpillés en mettant le feu à des poubelles. Douze personnes ont été interpellées, selon la police.  Comme à Madrid, des « marées citoyennes » ont été organisées dans de nombreuses villes d’Espagne, rassemblant notamment des milliers de personnes à Barcelone, Valence, La Corogne, Séville ou Bilbao.   »Nous sommes très en colère », s’écriait Cristina Martin Benito, une infirmière de 35 ans vêtue de la chemise blanche de la « santé en lutte ». « Nous revendiquons la nécessité d’être protégés un peu plus, nous les citoyens, et pas les banques ».  Parmi la foule encore, des salariés d’Iberia, la compagnie aérienne qui doit suprimer 3.800 emplois, en gilets jaune fluorescent, les mineurs, casque et lampe sur le crâne, dénonçant derrière une grande banderole « la fermeture des bassins miniers, sans activité alternative ».  Cible de la colère des manifestants: la politique d’austérité menée depuis un an par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, visant à récupérer 150 milliards d’euros d’ici 2014.  Alors que tous les clignotants sociaux sont au rouge, que le pays en récession affiche un chômage de 26%, la grogne est accentuée par l’aide européenne de plus de 41 milliards d’euros accordée aux banques, une injustice pour beaucoup d’Espagnols.  Les affaires de corruption qui éclaboussent les grandes institutions du pays renforcent encore le malaise. Samedi, des drapeaux républicains, rouge, jaune et violet, flottaient dans la foule.  Car la monarchie, jusque-là réputée intouchable, se retrouve prise dans la tourmente d’un scandale sans précédent: le gendre du roi Juan Carlos, Iñaki Urdangarin, était interrogé samedi par un juge des Baléares dans une enquête sur le détournement de millions d’euros d’argent public.  Au point que la Maison royale a dû, vendredi, publier un démenti face à des rumeurs sur une éventuelle abdication du roi, âgé de 75 ans.  En janvier, c’est le nom de Mariano Rajoy qui était apparu dans une liste, publiée par le quotidien El Pais, de bénéficiaires présumés de paiements occultes.   »C’est une accumulation. Le chômage, la corruption, l’absence d’avenir pour les jeunes », résume Luis Mora, employé dans le secteur de la construction de 55 ans.

 

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Portugal: manifestation contre l’austérité

Portugal: manifestation  contre l’austérité

 

Pour les autorités européennes, le Portugal est un exemple de redressement, ce n’est pas l’avis des manifestants qui ont protesté contre l’austérité qui se traduit pas un taux de chômage de 17% (40%chez les jeunes). « Nos sacrifices tombent dans les poches des voleurs: les banquiers et les politiciens », clamaient des pancartes portées par les manifestants qui agitaient les drapeaux rouges de leur syndicat.  Le secrétaire général de la CGTP, Arménio Carlos s’est déclaré convaincu de la participation de « plusieurs dizaines de milliers de protestataires » aux défilés et rassemblements qui ont eu lieu dans une vingtaine de villes du pays.  La CGTP a assuré qu’à Porto, la grande ville du nord du pays, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient manifesté et plusieurs milliers dans le sud notamment à Faro et Portimao.  Un bilan précis sur l’ensemble du pays restait toutefois difficile à établir d’autant que les autorités ne communiquent généralement aucune estimation.  Le mouvement était destiné notamment à protester contre les hausses d’impôts sans précédent décrétées cette année par le gouvernement tandis que depuis l’année dernière salaires et retraites ont été nettement réduits.  En contrepartie d’un plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé en mai 2011 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, le gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho met en oeuvre un vaste programme de réformes et de rigueur.   »Nous voulons rompre avec les engagements pris en échange du plan d’aide, rompre avec la politique de droite, exiger la démission du gouvernement et de nouvelles élections », a résumé Arménio Carlos sans exclure un nouveau recours à « une grève générale au moment adéquat ».   »A partir d’aujourd’hui et jusqu’à la fin du mois de mars il y aura des grèves et des manifestations dans tout le pays », a-t-il annoncé lors d’une prise de parole à la fin de la manifestation à Lisbonne.  Les mesures d’austérité que le gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho juge indispensables pour rétablir les finances du pays ont contribué à aggraver la récession. L’économie a reculé l’année dernière de 3,2% et le chômage touche désormais 16,9% de la population active et 40% des jeunes.   »On ressent quotidiennement le manque d’argent, les transports ont augmenté, les frais de scolarité aussi. Cette politique n’a pas d’avenir, elle détruit l’économie du pays », estimait Maria Manuel Reis, 55 ans, employée au ministère des Affaires étrangères, également concerné par les coupes budgétaires.  Après les hausses d’impôts généralisées, le gouvernement prévoit d’ici 2014 une vaste « réforme de l’Etat » qui devrait permettre des économies supplémentaires de 4 milliards d’euros. Alors que la « troïka » représentant les créanciers du Portugal (UE-FMI-BCE) est attendue a la fin du mois pour un nouvel examen des réformes mises oeuvre en échange du plan d’aide, M. Passos Coelho a récemment admis qu’en raison d’une possible « spirale récessive » il pourrait revoir les objectifs fixés.

 

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Manifestation des victimes de « plans sociaux » chez Goodyear

Manifestation  des victimes de « plans sociaux » chez Goodyear

Face à des plans sociaux en cascade, des salariés venus des usines de Goodyear, PSA, ArcelorMittal ou Sanofi ainsi que le collectif Licenci’elles ont prévu de se rassembler en début de matinée devant le siège social de Goodyear France, en marge d’un comité d’entreprise consacré au site d’Amiens-Nord, promis à la fermeture avec ses 1.173 postes.  Alors que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est inquiété des risques « d’implosion ou d’explosions sociales » face à la montée du mécontentement social, la CGT Goodyear a appelé le gouvernement à cesser de « pointer du doigt des syndicalistes et des salariés qui se battent depuis cinq ans dans leur entreprise ». « S’il cherche des coupables et des voyous, il n’a qu’à regarder dans notre dos demain, il y aura écrit +Goodyear, patron voyou+ (…) et +Peugeot, patron voyou+ », a déclaré Michaël Wamen, affirmant que « le bien le plus précieux des salariés chez Goodyear, c’est leur outil de travail ». L’élu CGT a appelé le gouvernement à faire « une politique de gauche, parce que, pour l’instant, ce que le gouvernement fait, c’est du sarkozisme ». Il a également dénoncé « la radicalisation du Medef ».  Tous réclament une loi contre les licenciements boursiers dans les entreprises qui réalisent des bénéfices, une promesse de campagne du président François Hollande. « C’est particulièrement honteux. Ca devrait être complètement illégal », s’insurge également Thierry Bodin, élu CGT chez Sanofi dont le groupe, qui réalise des bénéfices de plus de 8 milliards d’euros entend mettre en oeuvre un plan de restructuration.  Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, a appelé les salariés « à prendre une part active » à la manifestation de Rueil-Malmaison alors que l’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) doit fermer d’ici à 2014.  Pour lui, un accord avec la direction de PSA sur son plan de restructuration serait « une honte » en l’état des négociations.  Entre 2012 et 2014, 11.214 suppressions de postes sont envisagées chez le premier constructeur français, dont 3.000 à Aulnay et 1.400 à Rennes, avec une phase de départs volontaires ouverte jusqu’au 31 décembre.  Pour leur part, la CFTC, FO et la CFE-CGC jugent possible de parvenir à un projet d’accord mardi sur les mesures d’accompagnement des salariés touchés par la restructuration. « Globalement, il y a eu des avancées intéressantes », a estimé Franck Don, élu CFTC. « Je pense que ça se présente convenablement », a jugé Christian Lafaye, représentant FO, tandis qu’Anne Valleron (CFE-CGC) a affirmé qu’ »on pourrait aboutir si chacun y met du sien ».  Chez les syndicats de Renault, au contraire, le ton est au pessimisme. Deux des syndicats du constructeur automobile, dont la CFE-CGC, majoritaire, ont averti qu’ils ne signeraient pas l’accord de compétitivité voulu par la direction en l’état actuel. Le projet porte notamment sur la suppression de 8.260 emplois en France d’ici à 2016, soit plus de 15% des effectifs, a priori sans fermeture de site ni licenciement. Mais la direction demande aussi le gel des salaires en 2013, un allongement du temps de travail, une plus grande mobilité et prévoit une augmentation des sites de production pour préserver l’avenir du groupe automobile.

 

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Arcelor Mittal : manifestation européenne

Arcelor Mittal : manifestation européenne

 

Les salariés prévoient une mobilisation à Strasbourg devant le Parlement européen. Il s’agit d’une manifestation coordonnée entre les syndicats français, belges et luxembourgeois. C’est la stratégie industrielle du groupe dans toute l’Europe que dénoncent les métallos d’Arcelor. Le dossier est à présent sur la table des autorités européennes. Une réunion est d’ailleurs prévue à la Commission européenne la semaine prochaine.  Aujourd’hui pour les salariés d’ArcelorMittal en Europe, la mobilisation se doit d’être commune. Et si chaque site du groupe a ses particularités et ses difficultés, le fond du problème est à peu près le même : surproduction, arrêt des machines temporaire ou définitif, et menaces de fermeture de sites et de suppressions de postes. A Liège, en Belgique, en plus des hauts-fourneaux, c’est désormais la branche transformant l’acier qui est en danger. Le gouvernement belge s’est emparé du dossier, tout comme le Français l’a fait il y a quelques semaines. Moins connu, au Luxembourg, là où est siège le du groupe, le site de Schifflange est lui aussi menacé. France, Belgique et Luxembourg ont donc décidé de faire cause commune. Trois ministres seront ainsi reçus par le Commissaire européen à l’industrie, Antonio Tajani, dont Arnaud Montebourg pour la France. Ces derniers ont demandé à la Commission européenne d’examiner spécifiquement la stratégie d’ArcelorMittal en Europe. Ils ont même écrit au Commissaire européen pour lui demander de convoquer Lakshmi Mittal en personne, afin qu’il explique quelles sont ses ambitions sur le sol européen

Madrid : manifestation pour la santé publique

Madrid : manifestation pour la santé publique

« Nous ne comprenons pas qu’ils veulent privatiser un centre qui est rentable, qui a obtenu des prix de la meilleure gestion. Nous ne voulons pas que cette rentabilité serve à d’autres », a déclaré à l’AFP Silvia Garcia, un médecin âgé de 33 ans de l’Hôpital del Henares, l’un des six établissements que le gouvernement régional veut privatiser.  Comme elle, des médecins, des infirmiers et des usagers de la santé publique ont formé quatre défilés à partir de plusieurs hôpitaux de la capitale espagnole avant de se rejoindre sur la place de Cibeles, dans le centre, et de se diriger ensemble jusqu’à la célèbre Puerta del Sol, où les manifestants ont lu un communiqué et observé une minute de silence.   »Ceci n’est pas la seule cause des syndicats ou des organisations, c’est une mobilisation de tous », a estimé Carolina, une infirmière âgée de 33 ans, de l’hôpital de la Croix-Rouge, après avoir recueilli des signatures en faveur de la défense de la santé publique.  Il n’est pas certain que le secteur privé dans le domaine de la santé soit moins onéreux que le secteur public », ont affirmé des manifestants, ajoutant que « les hôpitaux qu’ils veulent privatiser sont justement les plus rentables ».  A proximité, les manifestants scandaient « Santé publique » ou « rien, rien, rien pour le privé », tout en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « La santé on ne la vend pas, on la défend », ou « Ils te volent ta santé ».  Portant pour nombre d’entre eux leurs blouses blanches de travail ou des chemises de même couleur sur lesquelles était inscrit « la santé publique de tous, pour tous », les manifestants dénonçaient l’intention du gouvernement régional de Madrid de privatiser six hôpitaux et 27 dispensaires de la région dans le but d’économiser plus 500 millions d’euros.  Ces économies s’ajoutent à celles déjà annoncées par le gouvernement espagnol, lui aussi conservateur.  Engagé dans une cure historique de rigueur, le gouvernement de Mariano Rajoy entend économiser sept milliards d’euros par an dans le domaine de la santé, un effort qui se répercute sur les finances des régions, chargées de ce lourd budget.  Cette protestation fait suite à une série de manifestations des médecins et des infirmiers madrilènes ces dernières semaines pour protester contre le projet du gouvernement régional, accompagnées de mouvements de grève dans certains établissements hospitaliers.

Notre-Dame-des-Landes : grosse manifestation contre contre « l’Ayraultport »

Notre-Dame-des-Landes : grosse manifestation contre  contre « l’Ayraultport »

L’Acipa, une des principales associations hostiles au projet, a revendiqué 40.000 personnes. La préfecture de Loire-Atlantique a calculé 13.500 personnes sur place et s’est félicitée dans un communiqué que la manifestation se soit déroulée « sans incident et sans débordement », à l’exception de la dégradation d’un véhicule de presse.  Derrière une grande banderole: « Contre l’aéroport et son monde seule la lutte décolle », les manifestants ont gagné une zone boisée dans laquelle ils ont édifié un chapiteau censé abriter les opposants, expulsés le mois dernier par les forces de l’ordre. La préfecture a répété que ces constructions avaient « vocation à disparaître ».  Alors que la nuit commençait à tomber sur le bocage, les manifestants se disaient décidés à maintenir la pression. « Gardarem Notre-Dame-des-Landes », pouvait-on lire sur une pancarte évoquant la mobilisation au Larzac dans les années 70.   »Hollande, touche pas à Notre-Dame-des-Landes », proclamait une banderole brandie par certains manifestants, alors que d’autres lançaient « le changement c’est maintenant, l’aéroport c’est jamais ».  Parmi les personnalités politiques présentes, Jean-Luc Mélenchon a estimé que François Hollande et Jean-Marc Ayrault commettaient « une lourde erreur » en cherchant à imposer le projet d’aéroport. « Le projet est absurde », a estimé le coprésident du Parti de gauche. « Il y a un choix dicté par le nouveau gouvernement, qui est le choix du rapport de force brutal et violent », a-t-il dénoncé.  Vendredi, François Hollande a mis en garde les opposants au projet. « Je respecte le droit de manifestation » et « je fais en sorte que tous les recours puissent être traités par une justice indépendante », a déclaré le président. « Mais, en même temps, a-t-il ajouté, il y a aussi la force du droit et la primauté de la volonté, non seulement de l’Etat mais aussi des élus, et au-delà même des alternances politiques ».  Prenant le relais, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a affirmé samedi qu’un « parti de la majorité gouvernementale ne devrait pas s’impliquer dans des manifestations qui prennent pour cible le Premier ministre », à propos de l’opposition au projet des écologistes d’EELV, pourtant membres de l’exécutif.  En réponse, le secrétaire national d’Europe-Ecologie Les Verts, Pascal Durand, a assuré dans le cortège que « nous ne manifestons pas contre le Premier ministre ni le gouvernement, c’est le contraire ». « Nous manifestons pour que le gouvernement respecte les engagements de changement qu’il a pris devant les Français et les Françaises ».  Le projet est destiné à remplacer l’actuel aéroport de Nantes à partir de 2017.  Dans un communiqué, des élus socialistes locaux favorables au projet ont assuré qu’ils ne se laisseraient pas « des Bové, Joly ou Mélenchon mettre en cause le développement de ce territoire ». « Nous ne sommes pas le Larzac. Il ne s’agit pas d’implanter un camp militaire, mais de transférer un équipement qui permettra la création de milliers d’emplois », ont-ils fait valoir.

 

Manifestation Athènes : un banquier américain accuse l’Europe et le FMI

Manifestation  Athènes : un banquier américain  accuse l’Europe et le FMI

Devant un parterre de banquiers grecs, l’Américain Charles Dallara, qui dirige l’Institut de la Finance Internationale (IIF), un organisme basé à Washington qui représente les 400 plus grandes banques du monde, a lancé un pavé dans la mare en estimant qu’il était « temps de reconnaître que l’austérité seule condamne non seulement la Grèce, mais l’intégralité de l’Europe à la probabilité d’une ère douloureuse ».  Si la récession s’accélère, « il s’agirait d’une tragédie, pas seulement pour la Grèce et l’Europe mais pour le monde », a-t-il dit en lançant un appel pour que FMI et zone euro trouvent des solutions « créatives » et « non conformistes » afin de desserrer l’étau sur la Grèce et garantir la stabilité du système financier mondial.  Mettant l’accent sur la nécessité absolue d’un retour de la croissance, M. Dallara a sévèrement critiqué les cures d’austérité imposées à la Grèce depuis 2010 par ses créanciers, qui ont fait plonger l’économie du pays dans une récession historique cumulée équivalent à une chute de 20% du PIB. Au moment où il parlait, l’Autorité des Statistiques grecques indiquait d’ailleurs que le PIB de la Grèce avait chuté de 7,2% sur un an au troisième trimestre 2012.   »Sans une stabilisation de l’économie et une reprise de la croissance, la viabilité de la dette ne sera jamais atteinte » a ajouté M. Dallara, critiquant l’obsession actuelle à l’égard de la réduction des déficits budgétaires qui devient un « cercle vicieux » condamnant à une récession sans fin.   »Ce que les prêteurs officiels devraient faire en priorité, c’est de réduire les taux d’intérêt » que la Grèce doit payer, aussi bien sur les anciens prêts que sur d’éventuels prochains prêts, a préconisé M. Dallara.   »C’est à la zone euro et au Fonds monétaire international (FMI) de trouver le bon dosage » entre baisse des taux d’intérêt et extension des maturités, a-t-il ajouté.   »Le FMI a un programme permettant à certains pays d’avoir accès à des prêts à taux zéro. Il est limité actuellement aux pays à bas revenus. Mais, veut-on vraiment attendre que la Grèce tombe dans cette catégorie pour reconnaître que les circonstances exceptionnelles entourant le cas grec aujourd’hui justifient quelques idées non conformistes en matière de politique de prêt au FMI? » a-t-il lancé. M. Dallara a passé lui-même de longues nuits l’hiver dernier à Athènes à négocier au nom des banques privées face au gouvernement grec un effacement historique et volontaire de la dette souveraine détenue par les créanciers privés du pays.

 

Manifestation contre l’austérité le 14 novembre

Manifestation contre l’austérité le 14 novembre

 

Grèce, Espagne, Italie, Portugal et même la  Grande Bretagne, les manifestations anti austérité se développent. En France ce sera le 14 novembre ; Christine Lagarde, directrice du FMI, elle même, avait indiqué que l’austérité devenait socialement difficilement supportable en Europe. Une manière de signifier que la croissance devait pour l’instant prendre le pas sur la rigueur. Pour la première fois depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, la CGT et la CFDT vont défiler ensemble le 14 novembre dans le cadre d’une journée européenne contre l’austérité, mais si Bernard Thibault cible la politique menée en France, François Chérèque ne descend pas dans la rue « contre » le gouvernement. A l’appel de l’intersyndicale – CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa – des manifestations unitaires sont prévues dans toute la France, en écho au mot d’ordre de la Confédération européenne des syndicats (CES) « pour l’emploi, la solidarité en Europe et contre l’austérité ». Il s’agit avant tout de soutenir les salariés des pays les plus en difficulté, Grèce, Portugal, Espagne, Italie où des grèves sont prévues ce jour. « C’est la première fois dans l’histoire de l’Europe qu’on va avoir une mobilisation d’une telle ampleur simultanément dans nombre de pays », se réjouit auprès de l’AFP Philippe Lattaud, membre de la direction de la CGT. En France une centaine de manifestations et de rassemblements sont prévus dans 77 départements, selon un premier décompte de la CGT. Mais les appels à la grève sont rares ce qui risque de limiter la participation.  Pour le secrétaire général de l’Unsa, Luc Bérille, la journée d’action est « d’abord européenne » pour réclamer un « contrat social pour l’Europe, revendication phare de la CES ». De son côté, le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, qui habituellement ne participe pas aux défilés unitaires, manifestera à Madrid avec les syndicats espagnols « pour résister à ces rouleaux compresseurs de l’austérité ».

 

Appel de l’UMP à une manifestation contre le gouvernement

Appel de l’UMP à une manifestation  contre le gouvernement

 

A l’UMP, souffle un vent de rébellion. Invité du « Grand Jury » dimanche soir sur RTL, le candidat à la présidence du parti Jean-François Copé a affirmé qu’il pourrait appeler à des manifestations « dans la rue » pour protester contre certains projets du gouvernement. Dans le viseur : le mariage homosexuel ou le droit de vote aux étrangers pour les élections locales. Ce serait une première à droite depuis près de trente ans, depuis les manifestations pour l’école libre.

 

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