Archive pour le Tag 'Manif'

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Biélorussie : encore une grosse manif contre Loukachenko

Biélorussie : encore une grosse manif contre Loukachenko

Les dizaines de milliers de manifestants ont choisi le jour anniversaire du dictateur biélorusse pour manifester en masse leur mécontentement suite au trucage des élections présidentielles par l’intéressé. Loukachenko qui a déjà exercé le pouvoir pendant 26 ans a truqué les élections pour conserver son mandat. Il est malheureusement appuyé par Poutine l’autre dictateur qui s’apprête lui aussi à bricoler la constitution pour prolonger son mandat d’une vingtaine d’années alors que lui aussi a déjà exercé le pouvoir pendant environ 20 ans. D’une certaine manière, ces deux dictatures se font la courte échelle en matière de caricature démocratique.

Alexandre Loukachenko, qui a eu 66 ans ce dimanche, rejette les accusations de fraude électorale mais ne parvient pas éteindre la contestation de ses opposants, qui manifestent ou organisent des grèves dans les grandes entreprises publiques depuis près de trois semaines.

Son homologue russe Vladimir Poutine a souhaité bon anniversaire à Alexandre Loukachenko lors d’un entretien téléphonique et a profité de cette occasion pour l’inviter à Moscou, signe que le Kremlin paraît déterminé à soutenir le président biélorusse face à la contestation et aux menaces de sanctions occidentales.

“Il a été convenu d’organiser une rencontre à Moscou dans les prochaines semaines”, a dit le Kremlin à l’issue de cet entretien.

Dimanche, les manifestants ont convergé vers le centre de Minsk, la capitale, brandissant des ballons, des fleurs et des drapeaux blanc et rouge, éphémères couleurs de la Biélorussie au début des années 1990 devenues des symboles du mouvement contre Alexandre Loukachenko.

Certains automobilistes ont exprimé leur soutien aux manifestants en klaxonnant tandis que des femmes se sont allongées devant un cordon de policiers anti-émeutes.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la résidence du président biélorusse, dont l’accès était protégé par des agents armés de boucliers, des canons à eau et des fourgons.

L’agence de presse russe Interfax a fait état d’une colonne de véhicules blindés se dirigeant vers le centre de Minsk.

Tout au long de la journée, la police a procédé à des arrestations. Au moins 125 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur cité par l’agence russe RIA.

Des manifestants ont résisté à leur arrestation par ce qui semblait être des agents de sécurité en civil, a rapporté un témoin.

Sur des images diffusées par des médias locaux, on a pu voir des femmes vêtues de tenues traditionnelles déposer des citrouilles devant le principal bâtiment administratif du pays, un geste qui, selon la coutume, signifie le rejet d’un prétendant.

L’un des principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays, A1, a dit avoir réduit sa bande passante à la demande du gouvernement.

Selon des organisations de presse et une association de journalistes, la Biélorussie a retiré les accréditations de certains journalistes travaillant pour des médias étrangers et couvrant les manifestations contre Alexandre Loukachenko.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a condamné dimanche ces mesures “arbitraires”.

Biélorussie: énorme manif face à l’armée

Biélorussie: énorme manif face à l’armée

Enorme manifestation dimanche pour protester contre le trucage des élections présidentielles dans la capitale biélorusse. En face, l’armée qui désormais assure la sécurité à la place des policiers, ce qui traduit un net raidissement du pouvoir. Un pouvoir approuvé  par la Russie qui soutient le régime de dictature pour protéger le sien !

Le ministère de la Défense biélorusse a averti qu’il avait été chargé de la protection des monuments et que toute tentative des manifestants pour l’occuper serait réprimée par l’armée.

Décrivant les manifestants comme des “fascistes” et écrivant l’essentiel de sa déclaration en majuscules, le ministère de la Défense a déclaré que ces monuments, en particulier ceux qui rendent hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, étaient des lieux sacrés, qui ne devaient pas être profanés.

“NOUS AVERTISSONS CATÉGORIQUEMENT: EN CAS DE VIOLATION DE LA PAIX ET DE L’ORDRE DANS DE TELS ENDROITS – VOUS TROUVEREZ MAINTENANT L’ARMÉE FACE À VOUS ET NON LA POLICE.”

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur biélorusse a averti que toute manifestation non autorisée était supposée illégale, ajoutant que 22 personnes avaient été interpellées la veille lors de rassemblements dans 55 villes du pays.

La Russie, puissante voisine et traditionnelle alliée de Minsk, a tenu dimanche par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, de virulents propos à l’égard de Svetlana Tsikhanouskaïa.

“Il semble qu’elle n’ait pas été autorisée à se calmer et elle a commencé à faire des déclarations politiques sévères, exigeant des départs, des grèves, des manifestations”, a dit le chef de la diplomatie russe, cité par l’agence de presse RIA.

“Le fait qu’elle fasse ses déclarations de plus en plus fréquemment en anglais est également significatif”, a ajouté le ministre, qui accuse le programme politique de l’opposante de promouvoir un sentiment anti-russe et un rapprochement avec l’Union européenne et l’Otan.

Biélorussie : énorme manif et crainte d’une intervention russe

Biélorussie : énorme manif et crainte d’une intervention russe

 

Une manif énorme plus de 200 000 personnes qui a secoué le pouvoir contraint de solliciter l’aide du Kremlin pour se maintenir. Moscou a donné son accord pour une aide militaire car finalement la dictature en Biélorussie est à peu près de même nature que celle de la Russie. Poutine en protégeant les Biélorusses se protège en même temps puisque lui aussi va prolonger son mandat après un bidouillage des institutions.

Après une semaine de contestation pendant laquelle deux manifestants ont été tués et des milliers d’autres arrêtés, les Biélorusses ont scandé “Loukachenko démission” en brandissant le drapeau biélorusse.

Alexandre Loukachenko, à la tête de la Biélorussie depuis 26 ans, s’est une nouvelle fois entretenu dimanche avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Appelant ses partisans à “se battre pour l’indépendance de la Biélorussie”, Loukachenko a nié tout trucage de l’élection présidentielle et rejeté la tenue d’une nouveau scrutin, réclamé selon lui par la Pologne, la Lettonie, l’Ukraine et la Lituanie.

Dans un discours prononcé dans le centre de Minsk devant quelques milliers de fidèles, il s’est en revanche dit prêt à mener des réformes si ses compatriotes le demandent.

“Je ne vous ai jamais trahis et je ne le ferai jamais”, a déclaré le chef de l’Etat âgé de 65 ans.

Alors que Loukachenko a accusé dans son discours l’OTAN d’être “aux portes” de la Biélorussie, le ministre lituanien de la Défense, Raimundas Karoblis, a déclaré que son pays ne représentait aucune menace pour la Biélorussie et évoqué la tenue d’exercices militaires de l’Alliance atlantique prévus de longue date.

C’est depuis la Lituanie, où elle a trouvé refuge, que la chef de file de l’opposition, Svetlana Tikhanoskaïa, a appelé à la grande “Marche pour la liberté” qui s’est tenue dimanche à Minsk.

Le Kremlin a indiqué que Vladimir Poutine avait informé Alexandre Loukachenko que la Russie était prête à fournir une aide militaire à la Biélorussie dans le cadre des accords de défense qui lient les deux pays, si cela s’avérait nécessaire.

Moscou a accusé des pays étrangers de chercher à déstabiliser la Biélorussie, sans dire lesquels.

Manif en Biélorussie après le scrutin présidentiel truqué

  • Manif en Biélorussie après le scrutin présidentiel truqué
  • Alexandre Loukachenko a été réélu brillamment avec un score de leur de 80 % président  de la Biélorussie où il exerce les pouvoirs déjà depuis 26 ans ! Un scrutin totalement truqué qui a provoqué de nombreuses manifestations. Pour les réprimer,  le pouvoir a tiré à balles réelles et à emprisonné  des milliers de personnes. Le Pouvoir accuse les manifestants de conspirer pour renverser le gouvernement avec le soutien de la Russie ou d’autres gouvernements étrangers.
  • « Le noyau de ces soi-disant protestataires est constitué aujourd’hui de gens avec un passé criminel et de sans-emploi », a-t-il dit mercredi lors d’une réunion de son gouvernement.
  • La candidate de l’opposition à la présidence, Svetlana Tikhanovskaïa, dont le mari, blogueur et opposant, a été arrêté en mai, a annoncé mardi avoir quitté la Biélorussie pour assurer la sécurité de ses enfants.La Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a condamné l’arrestation de 6.000 personnes, « y compris des passants, des mineurs, ce qui suggère une vague d’arrestations massives qui viole clairement les règles internationales en matière de droits de l’homme ».
  • Lors d’un entretien téléphonique, Emmanuel Macron a fait part mercredi à Vladimir Poutine de « sa très grande préoccupation sur la situation en Biélorussie et la violence opposée aux citoyens lors des élections ».

Répression Russie: Manif contre contre l’arrestation d’un gouverneur

Répression Russie: Manif contre contre l’arrestation d’un gouverneur

 

Pour le cinquième week-end consécutif, les manifestants ont parcouru les rues le samedi 8 août dans la ville de Khabarovsk, en Extrême-Orient,, scandant des slogans anti-Kremlin et en soutien au populaire ex-gouverneur de la région, transféré et emprisonné à Moscou.

Les habitants de Khabarovsk manifestent en masse tous les samedis, en plus de plus petits rassemblements quotidiens. Ce mouvement de protestation contre le gouvernement est le plus important depuis plusieurs années en Russie hors de Moscou.

Sergueï Fourgal avait été élu gouverneur en 2018, battant largement le candidat du Kremlin. Les habitants de la région estiment que son arrestation alors qu’il était très populaire, pour des meurtres présumés remontant au milieu des années 2000, est politiquement motivée et se demandent pourquoi il sera jugé loin de Khabarovsk.

Selon les journalistes sur place, la manifestation a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants, tandis que la mairie de Khabarovsk a estimé que seulement 3.000 personnes se sont déplacées.

Chaussures André : manif aujourd’hui

Chaussures André : manif aujourd’hui

Les salariés de l’enseigne de chaussures André vont donner de la voix ce mardi. Les salariés de l’entreprise, placée en redressement judiciaire en raison de la crise du Covid-19, ont en effet été appelés à faire grève dans tous les magasins par l’intersyndicale.

Des rassemblements sont notamment prévus ce mardi à Paris (devant le magasin André Haussmann à partir de 11h), à Lille, à Cannes mais aussi dans de nombreuses autres villes, détaille la CGT au Figaro.

L’enseigne de chaussures, rachetée en 2018 par le site de vente en ligne Spartoo, se trouve actuellement en très mauvaise posture. Suite au confinement, la marque avait dû fermer tous ses magasins. «Nous perdons 250.000 euros par jour de chiffre d’affaires» depuis la décision gouvernementale de fermer les commerces «non essentiels», avait alors expliqué Boris Saragaglia, le PDG de Spartoo.

Après avoir perdu près de 4 millions d’euros en quinze jours, l’entreprise avait déposé le bilan le 23 mars avant d’être placée en redressement judiciaire le 1er avril. Pour rappel, en 2019 déjà, l’entreprise avait essuyé des pertes de 10 millions d’euros malgré un chiffre d’affaires de 100 millions.

Au total, André dispose d’environ 150 points de vente employant 600 salariés. «Les salariés ont été placés en redressement judiciaire mais ils n’ont aucune information sur l’avenir. Ils n’ont aucune nouvelle», explique au Figaro Élodie Ferrier, secrétaire fédérale CGT Commerce et Services. Au total, «on serait à 450 suppressions de postes», poursuit-elle. Dans un autre communiqué, l’intersyndicale déclare qu’«André existe depuis 120 ans» et que «la stratégie de Spartoo l’a conduit à sa perte en 18 mois». Les syndicats en appellent au gouvernement pour «éviter la casse sociale».

Personnel soignant: manif le 16 juin

Personnel soignant: manif le 16 juin

Journée d’actions et de grève à travers la France le 16 juin prochain pour obtenir d’avantage de moyens, en plein “Ségur de la Santé”, une vaste concertation servant à définir les contours d’un nouveau plan hôpital.

“Les politiques d’austérité menées par les différents gouvernements successifs (…) ont généré des carences en matière de prise en charge, qui se sont accentuées pendant la pandémie du Covid-19”, peut-on lire dans un communiqué commun, signé par la CGT, FO, Sud Solidaires, Unsa, CFE-CGC, les collectifs Inter Urgences, Inter hôpitaux, ou encore l’Association des médecins urgentistes de France.

“La meilleure des reconnaissances pour tous les professionnels des établissements du sanitaire, du médico-social et social, c’est que ce gouvernement enfin prenne en compte l’ensemble de leurs revendications”, poursuivent-ils.

Ils réclament, entre autres, une revalorisation générale des salaires, un plan de recrutement de personnels, des moyens financiers accrus pour les hôpitaux en 2020 et 2021 ainsi que l’arrêt des fermetures d’établissements et de lits.

Le gouvernement a promis de présenter un nouveau “plan hôpital” d’ici l’été, en lançant notamment le 25 mai le “Ségur de la Santé”, une vaste concertation avec les partenaires sociaux et les collectifs hospitaliers.

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Plus gros rassemblement organisé depuis le début du confinement contre l’épidémie de coronavirus avec  des slogans sur la liberté et l’indépendance . Les manifestants protestent contre les intentions de Pékin de resserrer les lois sur la répression et la liberté. En fait il s’agit d’arrêter plus facilement ceux qui sont considérés comme des fauteurs de troubles par Pékin. Une manière aussi pour le régime chinois de détourner l’attention sur les problèmes internes de la Chine caractérisée par un écroulement de la croissance ( proche de zéro) est une montée assez vertigineuse du chômage (20%). Une stratégie classique: désigner un ennemi pour mieux cacher les insuffisances internes. L’ennemi extérieur est désigné : ce sont les États-Unis. L’ennemi intérieur, lui, est Hong Kong. En plus on va profiter des risques du Coronavirus pour interdire tout rassemblement.

Première manifestation donc depuis que Pékin a proposé jeudi ses lois sur la sécurité nationale, elles constituent un nouveau test pour le président chinois Xi Jingping, qui peine à étouffer l’opposition publique au renforcement de la mainmise chinoise sur le hub financier de Hong Kong.

Le gouvernement de la ville a tenté dimanche de rassurer la population et les investisseurs étrangers sur l’impact des nouvelles lois, celles-ci ayant suscité des craintes sur les marchés financiers et une volée de critiques de la part de gouvernements étrangers et d’associations des droits de l’Homme.

Les lois chinoises font aussi craindre pour l’avenir du compromis de 1997, “un pays, deux systèmes”, qui garantissait à Hong Kong d’importantes libertés, notamment pour la presse et le système judiciaire, lors de sa rétrocession à la Chine par la Grande-Bretagne.

Dimanche, la police a mis en garde les manifestants de ne pas braver l’interdiction de se rassembler à plus de huit personnes, toujours en vigueur pour éviter la propagation de l’épidémie.

La nouvelle législation proposée par la Chine pourrait conduire à des sanctions américaines et menacer le statut de hub financier de la ville, a prévenu dimanche le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche Robert O’Brien.

“Il semblerait, avec cette loi sur la sécurité nationale, qu’ils soient partis pour s’emparer de Hong Kong, et s’ils font ça, (…) le secrétaire d’Etat Mike Pompeo sera probablement incapable de certifier que Hong Kong maintien un niveau élevé d’autonomie, et si cela arrive, des sanctions seront imposées sur Hong Kong et sur la Chine”, a-t-il déclaré sur NBC.

Hôpital : manif le 16 juin

Hôpital : manif  le 16 juin

Le collectif Inter-Urgences lance un appel à un «rendez-vous dans la rue» le 16 juin.

 «Nous tiendrons le cap de nos revendications. Nous sommes toujours présents et déterminés pour que la voix des personnels de terrain soit entendue et pas seulement celle des mêmes pontes habitués des couloirs du Ministère. Rendez-vous le 16 juin dans la rue !» peut-on lire dans un message posté sur Twitter.

«Nous ferons appel à toute notre imagination pour organiser un ou des rassemblements permettant l’expression collective des soignants et des usagers, adapté aux règles qui seront en vigueur. Merci pour votre soutien !», est-il précisé par le collectif Inter-Urgences dans un autre tweet.

«On souhaite se rassembler dans un lieu où la distanciation sociale sera possible. Par exemple les Champs-Élysées ou le Champ-de-Mars. Nous verrons ça avec la préfecture de Police», explique au Figaro, Candice Lafarge, aide-soignante et membre du collectif Inter-Urgences. «Il y a toujours une colère sur le terrain. Cette colère monte donc ce rassemblement est inévitable. Chez les soignants, plus personne ne croit les promesses de ce gouvernement», poursuit-elle.

«Nous donnerons rendez-vous le 16 juin à tous les citoyens qui soutiennent les soignants, pour une belle mobilisation populaire (dans le respect des mesures barrières) afin d’avoir des hôpitaux qui répondent aux besoins de santé de la population», écrit de son côté le SNPI CFE-CGC (Syndicat national des professionnels infirmiers), sur Twitter également.

 

. Les personnels hospitaliers veulent davantage de matériel, une revalorisation salariale de 300 euros par mois pour les paramédicaux (aides-soignants, infirmiers, ambulanciers…), 10.000 postes supplémentaires à temps plein, l’arrêt des fermetures de lits ou encore la fin de la «logique comptable». Ces revendications ont été exprimées lors de plusieurs manifestations nationales, notamment le 14 novembre 2019 et le 14 février 2020.

Retraites: nouvelle manif le 20 février

Retraites: nouvelle manif le 20 février

Un peu plus de 100 000 personnes d’après ministère de l’intérieur ont manifesté jeudi, soit une légère hausse qui sans doute a incité l’intersyndicale à prévoir une nouvelle journée de mobilisation le 20 février. L’intersyndicale, opposée au projet de réforme des retraites, s’est réunie jeudi soir à l’issue d’une neuvième journée de grèves et manifestations en France, pour décider des suites à donner au mouvement.

La CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires ainsi que des organisations de jeunesse (MNL, UNL, Fidl) et étudiante (Unef) «appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié(e)s, des privé(e)s d’emploi, des retraité(e)s à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février» soit trois jours après le début de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, a précisé l’intersyndicale dans un communiqué.

Ces annoncent interviennent au terme d’une nouvelle journée de manifestations où la mobilisation était en légère hausse, selon le ministère de l’Intérieur. D’après Beauvau, 121.000 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 15.000 à Paris contre 108.000 en France le 29 janvier, 13.000 dans la capitale. D’après la CGT, 130.000 personnes ont battu le pavé parisien contre 180.000 le 29 janvier.

En France, plusieurs rassemblements ont également eu lieu. Les manifestants étaient 5300 à Lyon, 4500 à Marseille, 3500 à Toulouse ou Bordeaux, 2700 à Rennes, 2300 à Nantes, 1700 à Lille ou encore 1600 à Clermont-Ferrand, selon les préfectures ou la police.

 

Manif Retraites: baroud d’honneur ou remobilisation ?

Manif Retraites: baroud d’honneur ou remobilisation ?

 

1,3 million de manifestants en France selon la CGT, 249.000 selon le ministère de l’Intérieur. une participation en hausse par rapport à la dernière manifestation mais en baisse en regard de la première du 5 décembre ou la CGT annoncée 1,5 millions de manifestants et le ministère de l’intérieur 800 000.

La CGT a annoncé que « plus de » 1,3 million de personnes ont manifesté contre la réforme des retraites à travers la France ce vendredi. Le ministère de l’Intérieur estime, quant à lui, à 249.000 le nombre de personnes mobilisées.

Le 16, lors de la précédente journée d’appel, 187.000 personnes avaient manifesté en France, selon l’Intérieur. La CGT n’avait pas donné de chiffre dans l’immédiat pour l’ensemble du territoire, mais estimé que 800.000 personnes avaient alors manifesté dans le pays.

 

Barcelone : manif contre l’indépendance

Barcelone : manif contre l’indépendance

Une toute petite participation à la manif des anti-indépendantistes de dimanche mais qui témoigne quand même que tous les catalans sont loin d’être favorable à la rupture totale avec l’Espagne.  Quelques jours avant, c’était l’énorme rassemblement de  500 000 manifestants officiellement d’après la police  (peut-être 1 000 000) à Barcelone pour protester contre la condamnation de neuf dirigeants séparatistes pour la tentative de sécession de 2017. Des mots un peut forts car les indépendantistes ont seulement organisé dans le plus grand calme un référendum sur l’indépendance. Un referendum certes un peu irresponsable mais qui juridiquement et politiquement ne pouvait pas aller loin surtout compte tenu du manque de participation. C’était quand même une faute politique mais qui ne méritait pas de neuf à treize ans de prison pour l’implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi.

 

Successivement la droite,  puis maintenant les socialistes au gouvernement choisissent la répression comme mode de régulation d’un conflit qui appellerait surtout le dialogue et le compromis vers une autonomie renforcée. Du coté des opposants indépendantistes, on se radicalise aussi, ce qui n’est pas la meilleure forme de responsabilité. De toute manière, l’indépendance de la Catalogne est une fiction notamment du fait que cela pourrait encourager une remise en cause de nombreuses frontières en Europe.

Il n’est pas du tout certain que la dureté du gouvernement espagnol  de nature à affaiblir le mouvement indépendantiste en Catalogne. Des sanctions plus clémentes auraient peut-être permis d’apaiser les tensions. Mais le gouvernement espagnol a voulu cogner fort. Le Tribunal suprême espagnol a en effet condamné lundi neuf dirigeants séparatistes à des peines de neuf à treize ans de prison pour leur implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi. L’ancien vice-président du gouvernement régional catalan Oriol Junqueras, élu au Parlement européen en mai, a écopé de la plus lourde peine de treize années de prison. La colère n’est pas retombée à Barcelone, au lendemain de la condamnation de neuf dirigeants indépendantistes à de lourdes peines de prison.  Jusqu’alors les Catalans sont très partagés sur la perspective d’indépendance, il n’y a pas de vraie majorité pour la rupture avec l’Espagne. Mais le camp de l’indépendantiste a été renforcé avec les sanctions complètement disproportionnées prises par le pouvoir central à l’encontre dans anciens dirigeants de la catalogne. La manif des antis indépendantistes n’a pas connu le succès espéré mais cela ne signifie pas qu’une majorité de Catalans veut pour autant l’indépendance.

 

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

Le « collectif inter-hôpitaux »  a décidé une grande manifestation » le 14 novembre à Paris qui devrait être très soutenue. Objectif  » obtenir un plan d’urgence pour l’hôpital public ». La première assemblée générale de ce collectif créé récemment s’est déroulée dans la capitale, à la faculté de médecine de la Pitié-Salpêtrière.

Deux motions proposées au vote ont été adoptées à l’unanimité. La première reprend les revendications portées depuis bientôt 7 mois par les grévistes des urgences et les syndicats, notamment une « augmentation immédiate de 300 euros net mensuels de tous les salaires » et « l’arrêt des fermetures de lits d’hospitalisation ». La seconde précise notamment les « modalités d’action » et appelle à rejoindre le mouvement des pompiers le 15 octobre, avant un « rassemblement à Paris le 29 octobre », à l’occasion du vote en première lecture du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, puis à une « grande manifestation » le 14 novembre, espérée « avec le soutien de la population ».

Manif pour le terroriste de la préfecture de Paris : l’initiateur en garde à vue.

Manif pour le terroriste de la préfecture de Paris : l’initiateur en garde à vue.

 

Il faut sans doute être à la fois complètement intoxiqué par le radicalisme et sans doute déséquilibré pour avoir appelé à une manifestation autour’ hui en soutien à l’auteur des crimes de la Préfecture de Paris. En plus avec en arrière pensée, des intentions politiques puisque l’initiateur de cette manifestation (qui ne mérite même pas qu’on indique son nom) se veut être le candidat des banlieues. La preuve, s’il le fallait, de l’ampleur d’un radicalisme dont la nature et la profondeur sont nettement sous estimées. Tout cela sur fond de salafisme, de communautarisme, de pauvreté et de trafic de drogue. Il aura quand même fallu 24 heures pour que le gouvernement et la justice régissent à cette monstrueuse initiative.

Castaner a en effet interdit hier un rassemblement pour l’auteur de l’attaque de la préfecture

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé mercredi qu’un rassemblement de soutien à Mickaël H., l’auteur de l’attaque à la préfecture de police de Paris, prévu jeudi dans le Val-d’Oise, serait interdit.

 

Manif en Suisse contre la 5G à Berne

Manif  en Suisse contre la 5G à Berne

 

 

Une manif en Suisse contre le déploiement de la 5G. Plus de 200 scientifiques et médecins ont d’ailleurs demandé un moratoire sur la 5G. Risques élevés de cancers, dommages génétiques et désordres neurologiques sont notamment mis en avant par ces savants. Les opposants à la 5G en Suisse craignent les effets des rayonnements électromagnétiques de cette technologie et plusieurs cantons, mis sous pression par des pétitions en ligne, ont gelé les procédures pour la construction d’antennes, au nom du principe de précaution, comme à Genève, Vaud, Fribourg et Neuchâtel.

La très puissante Fédération suisse des médecins (FMH) plaide aussi pour la prudence, expliquant que «tant qu’il ne sera pas prouvé scientifiquement qu’une augmentation des valeurs limites de rayonnement actuelles n’a aucun impact sur la santé, il faudrait renoncer à les augmenter».

 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans la capitale suisse, Berne, pour s’opposer à la 5G déploiement. «Boycott 5G» ou «Toujours plus vite, plus haut, plus loin, au détriment de l’homme et de l’Environnement, Stop 5G», pouvait-on lire sur les pancartes déployées par les manifestants, face au siège du Parlement suisse, pour dénoncer une technologie jugée nocive pour la santé.

«Qu’aujourd’hui, autant de personnes se soient rassemblées, c’est un signe fort contre l’introduction incontrôlée de la 5G», s’est félicitée Tamlin Schibler Ulmann, la co-présidente de Frenquencia, l’association à l’origine du rassemblement, dans un communiqué. Après la Corée du Sud, la Suisse est l’un des premiers pays au monde à s’être lancé dans la 5G, cette infrastructure mobile au cœur d’un affrontement technologique entre les États-Unis et la Chine.

 

 

Retraites : grosse manif des professions libérales

Retraites : grosse manif des professions libérales

 

 

On peut évidemment soutenir l’idée d’une réforme des retraites en raison notamment de l’évolution démographique. Reste que cette réforme ne peut être conduite que dans le cadre d’une négociation approfondie avec toutes les parties et en tenant compte des particularités des secteurs et des métiers. Si la concertation avait été un peu mieux organisée, on aurait dû commencer par là afin de mieux déterminer le champ du futur régime universel. En fait, le gouvernement a fait exactement l’inverse rendant ainsi très anxiogène toute perspective d’évolution. Certains secteurs et certains métiers justifient pourtant d’une prise en compte spécifique. En outre,  la situation des différents régimes de retraite doit être prise en compte. Certains régimes particuliers de retraite bénéficient d’une situation financière particulièrement satisfaisante et ne veulent pas d’un coup être jeté dans un régime global déficitaire. On craint aussi dans certains cas une augmentation considérable des montants de cotisations.

A Paris, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans l’après-midi entre la place de l’Opéra et la place de Nation à l’appel du collectif “SOS Retraites”, qui réunit, à l’initiative des avocats, 14 professions libérales auxquelles se sont joints notamment les pilotes de ligne, stewards et hôtesses de l’air.

Il estime que les propositions du Haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye aboutiraient à “supprimer ces régimes, à faire un hold-up d’Etat sur leurs réserves cotisées et à majorer le coût du maintien des retraites à leur niveau actuel, voire doubler les cotisations retraites versées par certaines de ces professions”.

Pour le Conseil national des barreaux (CNB), toutes ces professions aux régimes autonomes seront confrontées à “une équation infernale” à partir de 2025, lors de la fusion des 42 régimes existants : hausse des cotisations, baisse des pensions et “confiscation des réserves qu’elles ont constituées pour disposer d’un fonds de garantie”.

Pour le cas spécifique des avocats, Jean-Paul Delevoye propose de porter le taux de cotisation – autour de 14% actuellement – à 28,12% pour la première tranche de revenus allant jusqu’à 40.000 euros, puis de redescendre à 12,94% pour une deuxième tranche jusqu’à 120.000 euros. “C’est la mort économique programmée pour les petits cabinets”, craint le CNB. Les médecins s’inquiètent quant à eux d’une mainmise du gouvernement sur leur manne de sept milliards d’euros. “Nous, on doit tout payer de notre poche, les Urssaf, notre caisse de retraite. Nous ne sommes pas des salariés, nous n’avons pas de congés payés, nous devons payer toutes nos assurances, donc la justice n’est pas très juste dans l’histoire”, témoignait Astrid Perrin, kinésithérapeute libérale, au sein du cortège parisien.

Le SNPL, principal syndicat chez les pilotes, a accepté le principe du régime universel par points, en dépit d’une baisse probable du taux de rendement de leur régime. Il réclame en contrepartie un régime complémentaire par répartition pour les personnes percevant un salaire supérieur à 120.000 euros.

“On veut continuer à payer nos anciens, on veut rester solidaires les uns des autres”, souligne Olivier Rigazio, membre du bureau exécutif du SNPL. La fronde sociale grandit donc contre la réforme phare du second acte du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Manif Hong Kong : une marée noire humaine

Manif Hong Kong : une marée noire humaine

 

 

Sans doute près de 500 000 manifestants souvent vêtus de noir ;  Les organisateurs parlent de 1,7 million de manifestants. La police en a, elle, dénombrés 128.000 au parc Victoria, point de départ du défilé, au plus fort de la mobilisation. Une manifestation massive et pacifique pour manifester clairement l’adhésion de la population au mécontentement vis-à-vis de Pékin. Le caractère pacifique était aussi destiné à discréditer les propos outranciers et guerriers de Pékin qui parle de criminels et de terroristes.

“Ils disent que nous sommes des émeutiers. La manifestation d’aujourd’hui montre que nous ne le sommes pas”, a déclaré Chris, un jeune homme de 23 ans travaillant dans le marketing, entièrement vêtu de noir, le visage masqué par un foulard et une casquette de baseball. Plus loin dans le cortège, un homme réclame à un groupe de manifestants de cesser de huer les forces de police. “C’est une manifestation pacifique ! Ne tombez pas dans le piège. Le monde entier nous regarde”, leur intime-t-il.

Lancé à l’origine contre un projet de loi aujourd’hui suspendu qui aurait autorisé l’extradition de suspects vers la Chine, le mouvement s’est élargi à la défense des libertés garanties par le principe “un pays, deux systèmes”, accepté dans le cadre de la rétrocession de l’ex-colonie britannique, en 1997.Cette formule reconnaît la souveraineté chinoise sur la “région administration spéciale” tout en garantissant son autonomie et le respect des libertés individuelles.Pour de nombreux Hongkongais, Pékin a resserré son emprise sur le territoire et remet en cause ce principe. La contestation exige aussi la démission de la dirigeante de l’exécutif local, Carrie Lam, et une enquête sur les

La contestation en cours constitue la plus grave crise politique qu’ait vécue Hong Kong depuis la rétrocession. C’est aussi un défi sans précédent lancé au président chinois Xi Jinping au pouvoir depuis 2012, alors que le Parti communiste chinois se prépare à célébrer le 1er octobre prochain le 70e anniversaire de la fondation de la république populaire. Une contestation créée  par Pekin qui n’a pas respecté ses engagements.Il faut se rappeler que  lors du dernier congrès du Parti communiste, en octobre 2017, le numéro un chinois était on ne peut plus clair. « Après le retour de Hongkong et de Macao dans le giron de la patrie, la mise en pratique du principe “un pays, deux systèmes” a été une grande réussite universellement reconnue, expliquait-il. Les faits ont prouvé que ledit principe était la meilleure solution pour régler la question, léguée par l’histoire, de Hongkong et de Macao, de même que le meilleur régime pour y maintenir la prospérité et la stabilité à long terme. Dans ce but, il faut appliquer dans leur intégralité et avec précision les principes dits “un pays, deux systèmes” “administration de Hongkong par les Hongkongais”, “administration de Macao par les Macanais”, et le principe d’un haut degré d’autonomie. ». Depuis la doctrine a changé !

 

Hong Kong : nouvelle grosse manif avec des risques

Hong Kong : nouvelle grosse manif avec des risques

 

Il y a maintenant 10 semaines que les manifestations ce succèdent à Hong Kong dans un environnement de plus en plus hystérique où la police devient de plus en plus violente et où certains radicaux provoquent à dessein les autorités au risque de faire perdre sa popularité au mouvement. Justement samedi mais surtout dimanche seront organisés d’énormes manifestations pour prouver le caractère encore très populaire de la révolte de la population contre la dictature de Pékin. Les risques sont cependant importants avec notamment la possibilité d’une intervention de l’armée chinoise cantonnée près  de Hong Kong.

On peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier deux Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains.

 

L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes.

 

Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin.  Par ailleurs le langage de plus en plus guerrier employé par les responsables du gouvernemenet Chinois rappelle tragiquement les événements de Tienanmen.

Gilets jaunes: la manif de trop ?

Gilets jaunes: la manif de trop ?

 

Il se pourrait bien que la manifestation de ce samedi des gilets jaunes soit la protestation de trop. En effet avant le 1er mai, la tendance de la participation était déjà notoirement orientée à la baisse (entre 30 000 et 50 000). Grâce à la présence des syndicats,  le défilé du 1er mai a connu un regain de participation (entre 150 000 et 300 000 personnes). Il se pourrait bien que ce samedi on atteigne des chiffres parmi les plus bas simplement du fait de l’épuisement des troupes. Un phénomène bien connu dans tous les mouvements sociaux. En effet si la participation lors du 1er mai était conséquente, elle n’était toutefois pas exceptionnelle si l’on prend en compte la présence à la fois de gilets jaunes mais aussi de gilets rouges. Du coup cette fois, les gilets rouges devraient se faire rares et les rangs des gilets jaunes pourraient être particulièrement clairsemés. En cause évidemment un mouvement conduit de manière particulièrement anarchique, sans cohésion et sans coordination. Resteront comme dans tous les mouvements devenus minoritaires les plus radicaux. Ce qui aura pour effet d’effrayer un peu plus les manifestants pacifiques qui redoutent les affrontements avec la police. Notons qu’il y a aussi une certaine concurrence entre les différentes chapelles de gilets jaunes témoins des appels à manifester mais sans déclaration tandis que d’autres appellent dans le cadre de manifs déclarées mais dans des lieux différents. Bref ce mouvement est conduit de manière totalement irresponsable par des dirigeants autoproclamés de plus en plus radicaux qui conduisent les gilets jaunes dans le mur.

 

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

 

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Indiscutablement, la participation à la manif des gilets jaunes a diminué pour le 24e  épisode. Autour de 25 000 pour le ministère de l’intérieur et trois fois plus pour les gilets jaunes qui admettent eux-mêmes la baisse. Il y a effectivement depuis des semaines un réel phénomène d’épuisement lié essentiellement aux modes de gestion de ce mouvement social qui a eu tendance à trop se politiser  au détriment des objectifs sociaux. Ajoutons à cela les contradictions entre les leaders auto proclamés. Pour autant, faut-il en conclure que le mouvement des gilets jaunes est terminé ? Sans doute pas car le mécontentement social demeure et le rejet de la politique du pouvoir est toujours aussi important ; à savoir autour de 70 %. Il pourrait bien connaître un réveil lors du 1er mai où il y aura une convergence entre les gilets jaunes et les syndicats qui vont appeler à la manifestation traditionnelle. On peut craindre aussi que les Black blocs profitent du regain de mobilisation pour semer le trouble et finalement aussi la confusion entre les objectifs politiques et des objectifs sociaux. Officiellement lors de cette 24e journée des organisations de la CGT se sont jointes aux manifestations des gilets jaunes. En fait ils n’ont fait que compenser quantitativement les troupes qui manquaient aux gilets jaunes. Dernières éléments, la manifestation de ce samedi n’était peut-être pas très opportune. Il faut en effet laisser le temps à l’opinion publique de digérer les annonces de Macron même si d’ores et déjà 65 % ont été déçus par la prestation du président de la république. La mobilisation va reprendre le 1er mai mais reste à savoir ce que va devenir ce mouvement des gilets jaunes dont les chiffres de mobilisation deviennent relativement marginaux.

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