Archive pour le Tag 'Manif'

Les retraités : nouvelle manif

Les retraités : nouvelle manif

C’est la troisième manif en peu de temps des retraités.  “Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron n’a cessé d’ignorer les revendications des personnes retraitées, de les caricaturer comme des ‘riches’ et des ‘nantis’”, écrivent les neuf organisations de retraités à l’origine des manifestations du 14 juin. La CSG a augmenté de 1,7 point le 1er janvier 2018 pour compenser la suppression de certaines cotisations salariales conformément à un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. Cette mesure devrait permettre, selon l’exécutif, de redonner du pouvoir d’achat aux actifs en faisant contribuer l’ensemble des revenus (dont les pensions et l’épargne) au financement de la protection sociale. Le gouvernement avait annoncé que seuls les retraités percevant plus de 1.200 euros bruts mensuels seraient concernés mais l’équation est plus complexe, puisque le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer sont pris en compte.

Face à la grogne, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé en mars qu’il comptait “corriger le dispositif” dans la prochaine loi de Finances pour certains couples de retraités dont les revenus cumulés les placent “juste au-dessus du seuil de référence”. Pour les neuf organisations, “ce premier recul reste bien trop limité pour calmer les personnes retraitées en colère”. Elles exigent dans une pétition qu’une loi de finances rectificative soit prise annulant la hausse de la CSG pour tous et “décidant de la revalorisation de toutes les pensions”.

14 juin : manif de retraités

14 juin : manif de retraités

 

Nouvelle manif unitaire des syndicats de retraités

pour protester contre les amputations de d’achat en particulier via la CSG. Certes la participation ne sera sans doute pas massive en tout cas à assez conséquente pour menacer le pouvoir. Elle sera toutefois suffisante pour fabriquer de nouveaux mécontents. Précisément  ceux qui avaient massivement voté pour Macron. Une manif défensive mais aussi préventive dans la perspective de réduction des prestations sociales.  « Le social, ça coute un pognon dingue » (comme le renouvellement d’un service à vaisselle de l’Elysée à 500 000 euros).   Les  neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA) réclament une loi de finances rectificative, annulant notamment la hausse de la CSG pour tous, et vont apporter aux députés des paquets de pétitions récoltés sur le terrain

«Nous sommes 16 millions de retraités, soit un quart de la population, et nous n’avons pas d’interlocuteur. On nous avait envoyés vers la ministre des solidarités qui avait promis des groupes de travail, on les attend toujours. Et impossible de voir un député En Marche», s’indigne le représentant de LSR (Fédération Nationale des Associations Loisirs et Solidarité des Retraité).

À côté de la hausse de la CSG, les motifs d’inquiétudes sont nombreux. «On redoute une réduction des aides sociales, une hausse des tarifs réglementés du gaz, et l’impact de la réforme des retraites, qui n’épargnera pas les retraités actuels», estime le représentant de la LSR. Le gouvernement a pourtant indiqué que les retraités – et ceux à moins de 5 ans de la retraite au moment de l’entrée en vigueur de la réforme – ne seraient pas concernés. Et rien n’est encore tranché sur les aides sociales. Mais cela ne rassure pas. «La question de la revalorisation des pensions va se poser inévitablement dans le nouveau système en points, sans compter que la pension de réversion va être sérieusement remise en cause», estime pour sa part la CGT. Il s’agit de la partie de la retraite du conjoint décédé qui est reversée à sa veuve ou son veuf. Aujourd’hui, 3,8 millions de personnes en bénéficient, à 89% des femmes. Bref, les sujets qui fâchent ne manquent pas.

Manif de samedi : une marée plutôt basse

 

 

Manif de samedi : une marée  plutôt basse

 

Il est toujours difficile de prévoir l’évolution sociale et politique mais on reteindra sans doute que cette manif du 26 mai constitue une sorte de cérémonie d’enterrement de la convergence des luttes. Il y plusieurs manières de tuer la mobilisation mais la plus sûre est d’en abuser pour user les manifestants ; Trop de mobilisation tue la mobilisation surtout quand elle repose sur un amalgame politique et syndical ambigu.  Les chiffres de mobilisation varient selon la police et les organisateurs mais globalement la journée a été un échec.  A Paris, la manifestation a réuni 21.000 personnes selon la préfecture de police, 80.000 selon les organisateurs.  Ces derniers annoncent une participation de 280.000 personnes sur l’ensemble du territoire (Paris compris). Les chiffres du ministère de l’Intérieur n’étaient pas disponibles samedi en début de soirée.  A Lyon, la mobilisation a rassemblé 1.600 personnes, selon la police, 2.000, selon les organisateurs. A Marseille, 4.200 manifestants ont été recensés selon la police et 65.000 selon les organisateurs. La “marée populaire” était convoquée par des syndicats comme la CGT, Union solidaires et la FSU; des partis politiques, comme La France insoumise, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ou le PCF (Parti communiste français) ainsi que par des associations comme Attac et la Fondation Copernic. Découplée officiellement du Parti communiste (PCF) en 1996 dans le sillage de la chute de l’URSS, la CGT a défilé pour la première fois en plus de vingt ans aux côtés de partis politiques, au risque de voir ces derniers lui porter ombrage, estiment certains analystes. Force ouvrière et la CFDT n’ont pas participé à cette journée “par souci d’indépendance”.

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Il est clair  que la manif organisée par la CGT et Mélenchon n’a pas atteint le niveau de marée espérée. Peut-être 100 à 200 000 manifestants en tout en France. C était prévisible car cette mobilisation était portée par les organisations d’extrême gauche qui certes disposent des forces les plus déterminées à occuper la rue mais qui sont minoritaires dans le pays. Sur le plan syndical, les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires et la CFDT, l’UNSA ou encore FO refusent les amalgames avec des objectifs politiques. La mobilisation n’était pas négligeable mais trop minoritaire pour peser dans le débat social et même politique. Les insoumis représente eux sur le plan politique autour de 20%, c’est insuffisant pour entraîner uen majorité de Français. D’uen certaine manière, ce demi-échec sert le gouvernemenet. Dans une interview au JDD,  Edouard Philippe n’a pas manqué de souligner  pointe la mobilisation en baisse : 93.315 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac).  »Soyons honnêtes [...], c’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », répond le Premier ministre dans son interview au JDD. Et poursuit : « Les Français sont angoissés par la perspective d’une relégation collective et individuelle. Ignorer les frustrations et les colères serait méconnaître le pays. Mais nous voulons sortir de l’immobilisme et du sentiment d’impuissance. Nous avançons. » Le chef du gouvernement n’oublie pas les opposants à ses réformes, notamment les Insoumis. « Certains attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes. C’est un jeu dangereux : la démocratie a parlé », tranche Edouard Philippe. Outre une longue partie consacrée à la réforme de la SNCF, l’homme de Matignon évoque dans son entretien au JDD d’autres sujets chauds, comme l’avenir du plan Borloo pour les banlieues, mais aussi les récentes dissensions à Bercy, entre Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, sur une diminution des aides sociales.  »Nous refusons tous la politique du rabot », tempère Edouard Philippe.

 

Manif : une marée plutôt basse

Manif : une marée  plutôt basse

 

Il est toujours difficile de prévoir l’évolution sociale et politique mais on reteindra sans doute que cette manif du 26 mai constitue uen sorte de cérémonie d’enterrement de la convergence des luttes. Il y plusieurs manières de tuer la mobilisation mais la plus sure est d’en abuser pour user les manifestants ; Trop de mobilisation tue la mobilisation surtout quand elle repose sur un amalgame politique et syndical ambigu.  Les chiffres de mobilisation varient selon la police et les organisateurs mais globalement la journée a été un échec.  A Paris, la manifestation a réuni 21.000 personnes selon la préfecture de police, 80.000 selon les organisateurs.

 Ces derniers annoncent une participation de 280.000 personnes sur l’ensemble du territoire (Paris compris). Les chiffres du ministère de l’Intérieur n’étaient pas disponibles samedi en début de soirée.  A Lyon, la mobilisation a rassemblé 1.600 personnes, selon la police, 2.000, selon les organisateurs. A Marseille, 4.200 manifestants ont été recensés selon la police et 65.000 selon les organisateurs. La “marée populaire” était convoquée par des syndicats comme la CGT, Union solidaires et la FSU; des partis politiques, comme La France insoumise, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ou le PCF (Parti communiste français) ainsi que par des associations comme Attac et la Fondation Copernic. Découplée officiellement du Parti communiste (PCF) en 1996 dans le sillage de la chute de l’URSS, la CGT a défilé pour la première fois en plus de vingt ans aux côtés de partis politiques, au risque de voir ces derniers lui porter ombrage, estiment certains analystes. Force ouvrière et la CFDT n’ont pas participé à cette journée “par souci d’indépendance”.

Fonctionnaires : troisième jour de manif unitaire

Fonctionnaires : troisième jour de manif unitaire

 

Troisième journée de mobilisation unitaire pour les fonctionnaires. Les syndicats dénoncent la réforme du gouvernement qui prévoit la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, un recours accru aux contractuels, la fusion de certaines instances de représentation du personnel, la mise en place d’une rémunération au mérite ou encore l’introduction d’un plan de départs volontaires. Ils réclament également le dégel de la valeur du point d’indice, l’abrogation de la journée de carence, ainsi qu’une compensation “pérenne” pour la hausse de la CSG. Près de 320.000 personnes avaient défilé le 22 mars, dernière journée de mobilisation à laquelle s’étaient joints les cheminots. Et Les divergences entre les neuf syndicats de la fonction publique refont toutefois surface dès que surgit la question d’une mobilisation interprofessionnelle, objet de profonds désaccords entre les centrales contestataires et réformistes.  Les secrétaires généraux de la CFDT, Laurent Berger, de la CGT, Philippe Martinez, et de Force ouvrière, Pascal Pavageau, marcheront notamment dans le carré de tête de la manifestation des fonctionnaires de Paris, selon les neuf organisations syndicales à l’initiative de la journée de mobilisation. Par contre CFDT et FO  refusent de participer à la manifestation du 26 mais organisé par les Insoumis avec le CGT en raison de son caractère politique

Grosse manif contre l’arnaque des compteurs Linky

Grosse manif  contre l’arnaque des  compteurs Linky

 

 

Chaine humaine de 300 personnes, dans le village d’Autrans (Isère) pour protester contre l’arnaque des  compteurs communicants Linky. « Enedis touche pas à mon compteur » proclamait une grande banderole, tandis que les pancartes dénonçant le compteur communicant fleurissaient parmi les marcheurs. Une manif qui fait suite à celle organisée en Gironde. Rappelons que la  CNIL avait  son tour dénoncé aussi l’arnaque des compteurs Linky au motif qu’en réalité les clients ne sont pas réellement informés des conséquences relatives à l’exploitation des données.   Des contrôles ont, en effet, révélé que le consentement demandé aux clients n’était pas « libre, éclairé et spécifique » conformément à l’article 7 de la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978. La cour des comptes a critiqué = aussi  les fameux compteurs intelligents Linky. Une intelligence toutefois relative puisqu’elle ne permettra pas d’accéder à des données de consommation plus détaillée mais autorisera des augmentations de tarifs. À noter surtout le coût de la facture qui sera supportée le moment venu en grande partie pour le consommateur La facture globale s’élève à 5,7 milliards d’euros au total, dont 5,3 milliards d’euros pour Enedis, le solde concernant les distributeurs locaux d’électricité. Le gain prévu pour le consommateur a été évalué à 9,2 milliards d’euros : 5,2 milliards d’euros grâce à un accès à des offres plus concurrentielles liées à un accroissement de la concurrence entre fournisseurs ! 2,3 milliards d’euros correspondant à la valorisation de l’allégement des contraintes pesant sur lui (fin de sa présence obligatoire lors de certaines opérations) ! et 1,9 milliard d’euros liés aux économies de consommation, déduction faite du coût du compteur prélevé sur sa facture. Aussi la Cour des comptes conclut-elle que  le déploiement de Linky à l’échelle nationale pourrait finalement se conclure par un solde nul, voire négatif de – 0,2 milliard d’euros. En fait, le bénéfice sera surtout financier pour Enedis, ce que critique la Cour des Comptes.

 

 

Justice : grosse manif

Justice : grosse manif

 

Encore une  manif pour protester contre la réforme de la justice cette fois. Les avocats et les magistrats contestent  surtout le manque de négociation à propos de l’accélération et de la simplification  des procédures. Une évolution sans doute souhaitable compte tenu de l’engorgement de la justice mais mériterait une concertation plus approfondie. Encore une fois une  réforme un peu à la va vite et qui manque de dialogue. En outre, avocats et magistrat refusent les mesures d’économie implicitement contenues dans la réforme dans un secteur où déjà on manque de moyens. La France étant l’un des pays où on consacre le moins de moyens financiers à la justice.  Le gouvernement a notamment fixé pour objectifs au projet de loi de programmation pour la justice, qui reprend cinq chantiers qui ont fait l’objet de plusieurs mois de concertation, une accélération et une simplification des procédures civiles et pénales et une réorganisation des juridictions et des peines, pour désengorger tribunaux et lieux de détention. Les syndicats de magistrats, d’avocats et de personnels de la justice dénoncent un “simulacre” de concertation, une réforme dictée par des soucis d’économies budgétaires, prélude selon eux à une “justice illisible, déshumanisée et privatisée”. “Nous, les avocats, nous étions prêts à une grande réforme, nous connaissons les dysfonctionnements dans la justice, nous subissons les délais d’attente”, a ainsi déclaré à franceinfo Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux. “On peut y remédier. Il y a certainement des économies à faire »

 

Manif 22 mars : avec la CFDT et les cheminots

Manif  22 mars : avec la CFDT et les cheminots  

 

La journée nationale de grève de la fonction publique recevra le soutien de la confédération CFDT mais aussi des cheminots. Du cou, p la participation pourraiat être assez importante.  La CFDT Cheminots a décidé mardi de participer le 22 mars à la manifestation nationale organisée à Paris par la CGT Cheminots pour protester contre le projet gouvernemental de réforme de la SNCF et à laquelle participeront aussi l’Unsa, SUD-Rail et FO. Certains syndicats cheminots dont la CFDT n’était pas trop partisans de l’amalgame avec la fonction publique et inversement des fonctionnaires craignaient de voir leur manif écrasée par l’affaire de la SNCF. Cependant en l’état du rapport de force, il est apparu souhaitable de ne pas disperser les forces syndicales déjà affaiblies par Macron qui passe outre leur consultation. C’est à partir du 22 mars que pourrait être engagée une grève reconductible à la SNCF.   Le 22 mars  les fonctionnaires manifesteront également à Paris pour défendre leurs propres revendications (pouvoir d’achat, statut, recours aux contractuels) dans le cadre d’une journée nationale de grève et de mobilisation de la fonction publique.  Les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF, CGT (1er syndicat), Unsa (2e), SUD-Rail (3e) et CFDT (4e), doivent décider le 15 mars si elles lancent un appel à la grève nationale reconductible. S’il était décidé, un tel mouvement ne débuterait qu’après le 22 mars, avait précisé la CGT la semaine dernière. La CFDT, elle, souhaitait au départ une grève dès le 12 mars.

Les syndicats prendront leur décision au vu du résultat des premiers jours de la concertation lancée le 1er mars par le gouvernement et du contenu du projet de loi d’habilitation des ordonnances que ce dernier devrait présenter le 14 mars.

Manif sélection à l’université : échec

Manif  sélection à l’université : échec

Seulement 3000 manifestants à Paris pour protester contre la réforme de l’accès à l’université et celle du bac. Comme d’habitude les organisateurs comptent trois fois plus de participants. C’est évidemment un échec des désorganisations gauchistes qui appelaient à la manifestation à savoir  notamment SNES-FSU, CGT Educ’action, SNUEP-FSU et SUD-Education. Une participation très faible forcément aussi influencée par une météo détestable. Il est clair que le nouveau dispositif de sélection à l’université n’est guère apprécié par certains. Pourtant force est de constater que plus de la moitié des étudiants abandonnent  leurs études à l’université après 2 ans. Un vrai gâchis et une vraie hécatombe. La nouvelle réforme vise à orienter les futurs étudiants vers des filières dans lesquelles ils ont le plus de chances de s de réussir et de trouver un emploi. Les arguments des syndicats minoritaires sont surtout de caractère politique et font l’impasse sur les réalités évoquées. La sélection à l’université, en bonne place sur les banderoles et dans les slogans, n’est qu’une des raisons qui ont poussé l’intersyndicale à se mobiliser. En ligne de mire aussi, le rapport Mathiot sur la réforme du bac publié le 24 janvier et préconisant notamment de diminuer le nombre d’épreuves et de renforcer l’importance du contrôle continu, qui pourraient représenter 40% de la notation à l’avenir. . Selon l’intersyndicale, la hiérarchie entre les lycées et les inégalités entre les territoires en ressortiront amplifiées.

 

Manif Corse : échec et confusion

Manif Corse : échec et confusion  

Quelques milliers de manifestants seulement, un échec quantitatif relatif. En effet il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Les indépendantistes corses font une grande confusion entre le résultat d’élections locales et les velléités d’indépendance réelles de la population locale. Finalement, la même erreur qu’ont commise les indépendantistes de Catalogne. Les catalans choisissent les nationalistes pour gérer leurs affaires locales mais globalement une majorité souhaite rester dans l’Espagne. Il en est de même en Corse. Mais les nationalistes instrumentalisent les résultats électoraux locaux à des fins qui ne correspondent  pas aux motivations des électeurs. Évidemment à la veille de la visite de Macron,  les responsables nationalistes veulent donner l’impression que la Corse s’enflamme et d’en rajouter sur une manifestation qui souvent n’a fait que quelques lignes ou rien du tout dans les médias nationaux  “C‘est un moment historique, une manifestation qui est d‘une ampleur sans précédent à Ajaccio”, a déclaré à la presse Gilles Simeoni, alors que le cortège se dispersait. “Cela a été un moment extrêmement fort qui correspond à cette société corse qui est pleine d‘espoir”. La veille, l‘assemblée de Corse avait voté rappeler son cahier de revendications dont certaines évidemment inacceptables dans un cadre républicain. On peut sans doute convenir qu’il est souhaitable de déléguer davantage de responsabilité aux régions en général, leur donner une réelle autonomie notamment pour le développement économique mais on ne peut évidemment leur donner une exemption totale en matière de fiscalité. Un texte rappelle l‘alpha et l‘oméga des revendications nationalistes. “Cette résolution solennelle entend demander à l‘Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, a expliqué le patron de l‘exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques. Il est clair que Macron va décevoir les indépendantistes et autres nationalistes. En effet rien que sur le plan financier, la Corse bénéficie déjà de nombreuses exemptions fiscales « un maquis fiscal » pour la Cour des Comptes. Le solde contribution de l’État–impôts est largement en défaveur de la Corse dont un habitant coûte au moins six fois plus cher qu’un autre résident en France. Une plus grande autonomie fiscale pourrait cependant être utile ne serait-ce que pour faire prendre conscience de la nécessité d’une plus grande rigueur de gestion. Une plus grande autonomie pour la Corse comme pour les autres régions.

Manif : la PMA et à l’euthanasie dans le même sac !

Manif : la PMA et à l’euthanasie dans le même sac !

 

Il faut sans doute être vraiment tordu pour mettre dans le même sac la question de la PMA et de l’euthanasie. Ce qu’ont pourtant fait les protestataires initiés par un collectif d’associations En marche pour la vie, qui réunit notamment Choisir la vie, la fondation Jérôme Lejeune, Renaissance catholique ou les Survivants. La PMA vise évidemment à faciliter les naissances pour les couples ayant des difficultés à avoir des enfants, il n’y y’a pas d’idées de manipulation génétique là dedans. Par ailleurs la question de la GPA relève d’une autre problématique. Pourquoi mélanger cette question de la PMA avec le refus de l’euthanasie. Là aussi des questions qui n’ont rien à voir entre elles. Il faut vraiment être animé de sentiments réactionnaires pour contester le droit à la PMA. Ou alors  il faut aussi remettre en cause tout concept de gynécologie comme il y a 50 ou 100 ans à des accouchements à domicile sans aucune assistance médicale.

 

Grande manif à Barcelone

 

Sans doute plusieurs centaines de milliers de manifestants à Barcelone pour protester contre l’emprisonnement d’anciens membres du gouvernemenet régional. En fait,  la position radicale du gouvernement central de Madrid favorise l’identité catalane. Certes les indépendantistes ne sont pas sans responsabilité dans cette crise mais le Premier ministre espagnol et son gouvernement ne cessent  de jeter de l’huile sur le feu. Les deux grandes associations catalanes favorables à l‘indépendance avaient donc appelé la population à participer à cette manifestation, sous le slogan “Liberté pour les prisonniers politiques!” Huit ex-ministres du gouvernement régional et les chefs de file de ces deux grandes associations sont toujours en détention pour sédition. Jeudi, le Tribunal suprême d‘Espagne a remis en liberté sous caution la présidente du parlement catalan, l‘indépendantiste Carme Forcadell, et quatre autres membres du parlement catalan. Un cinquième député a été libéré sans avoir à verser de caution.

16 novembre : encore une manif fourre-tout

16 novembre : encore une manif fourre-tout

En décidant d’une nouvelle journée fourre-tout  le 16 novembre, certains syndicats démontrent à l’évidence que leur objectif est davantage politique que social. Difficile en effet de voir clair dans les plus objectives de l’action puisqu’on y traitera des ordonnances concernant le code du travail, des revendications étudiantes, de la formation permanente, de l’indemnisation du chômage, de l’apprentissage, du mécontentement des lycéens et des retraites. Bref le rituel social habituel en France qui privilégie la protestation globale à la négociation précise sur chaque dossier. Une stratégie de type mélenchonnienne. On peut d’ores et déjà prévoir son impact. Bien entendu elle sera suivie et on pourra afficher des chiffres en apparence satisfaisant de manifestations dans la rue. Pour autant les contingents de protestataires seront surtout fournis par les catégories habituelles ;  à savoir,  les fonctionnaires, le secteur public et nationalisé et des retraités. La majorité des travailleurs ne fera pas grève et sera absente des manifestations. Même dans le public les grévistes seront très minoritaires. Bref on sera quand même satisfait de l’effet médiatique mais une fois de plus on aura contribué à discréditer un peu plus un mouvement syndical dont la crédibilité est déjà fortement atteinte. Cette action est aussi une fuite en avant pour satisfaire les gauchistes de différentes organisations. Des gauchistes minoritaires dans la plupart des organisations syndicales mais cependant très agissants. La vérité c’est que les organisations ont été incapables de se mettre d’accord ni sur les objectifs ni sur les moyens d’action et  Pour la deuxième fois en deux semaines, elles ont échoué à s‘entendre. La CGT, FO, la CFE-CGC, Solidaires, la FSU, l‘UNEF, l‘Unl et Fidl n‘ont pas accepté le texte qui était porté par la CFDT, la CFTC, la Fage et l‘Unsa. Une partie d‘entre eux, dont la CGT et FO, ont décidé de lancer une nouvelle journée d‘action contre la politique “libérale” de l‘exécutif. Ce qui veut à la fois tout dire et ne rien dire du tout à moins évidemment de proposer comme le souhaitent  les gauchistes notamment des insoumis et autres micro partis d’extrême gauche de s’opposer à ce qu’il considère comme un coup d’État social, de contester la légitimité démocratique de Macron et de proposer une révolution de type bolivarienne (par parenthèse le Venezuela longtemps considéré comme modèle par les Insoumis est au bord de la cessation de paiement !). La CFDT, la CFTC, la Fage et l‘Unsa ont refusé de s’associer à cette agitation politicienne sans objectif précis qui une fois de plus discrédite le mouvement syndical. Pas étonnant si ces dernières organisations progressent de plus en plus chez les salariés et les étudiants au point même de devenir majoritaire pour la CFDT et Fage.

Manif CGT : l’enterrement de la contestation des ordonnances

Manif CGT : l’enterrement de la contestation des ordonnances

 

Un baroud d’honneur qui n’est pas glorieux car il sonne l’enterrement de la contestation dans la rue. Cette manif qui pourtant avait le  soutien de Solidaires, de la FSU, du syndicat étudiant UNEF, ainsi que de 13 fédérations de la CFE-CGC n’a réuni que  quelques dizaines de milliers” de personnes, selon la CGT, qui n‘a pas donné de chiffre précis. Le ministère de l‘Intérieur a recensé 37.700 manifestants dans le pays contre 132.000 le 21 septembre et 223.000 le 12 septembre. Ils étaient 5.500 à Paris, soit 11.000 de moins que le 21 septembre. La CGT a fait état de 25.000 personnes à  Marseille où  semble-t-il on a toujours des difficultés à compter  puisque la police chiffre le nombre de manifestants à 3000. . Pourtant on avait élargi le champ des indications : la contestation des ordonnances bien entendu mais aussi la défense du service public, l’austérité, les questions de la jeunesse, les retraites etc. Cette mobilisation constitue évidemment un échec pour la contestation dans la rue. Elle permet toutefois à la CGT de montrer que la mobilisation est sous contrôle du syndicat, ce qui d’une certaine manière coupe l’herbe  sous le pied à Mélenchon qui avait lancé une OPA sur le mouvement social en espérant que son ampleur pourrait même remettre en cause la légitimité de  Macron voir même pourrait lancer un processus quasi révolutionnaire pour combattre « le coup d’État social ». Cette faible mobilisation tout autant que les excès et les frasques des Insoumis mettent un terme à l’espérance d’un troisième tour social. Il se pourrait toutefois qu’à l’occasion des discussions sur l’Unedic, les organisations tentent d’organiser une journée fourre-tout  pour étouffer certaines contestations internes tout autant que pour contester la politique jugée trop droitière de Macon en particulier concernant la suppression de l’ISF. Une nouvelle intersyndicale, programmée le 24 octobre, pourrait donner lieu à un appel plus unitaire, éventuellement avec FO et la CFE-CGC, espèrent la CGT et Solidaires. Paradoxalement, cette réunion est prévue dans les locaux de la CFDT, dont le secrétaire général, Laurent Berger, a maintes fois répété qu’il refusait de faire «démonstration de faiblesse» en battant le pavé . 

Manif 12 septembre : Une manifestation surtout de militants

Manif 12 septembre : Une manifestation surtout de militants

222 000 manifestants, 500 000 pour la CGT, c’est le minimum syndical en matière de mobilisation estiment les experts du dialogue social. Pas de quoi faire reculer le gouvernement. Une manifestation qui n’a pas tellement mordu notamment dans le privé mais qui a été un peu compensé par les troupes du secteur public et les retraités.  “On est dans les niveaux bas pour les mobilisations de ce type”, a dit mercredi à Reuters Guy Groux, directeur de recherches associé au Cevipof de Sciences Po. “Si l‘on compare à des mouvements comme ceux de 1995, 2006 ou encore 2010, qui rassemblaient un million de personnes, c‘est plutôt marée basse”. Pour cette manif du 12 on a compté seulement 223000 participants (500 000 pour la CGT.  A titre de comparaison, au plus fort des manifestations contre la loi Travail, dite El Khomri, au printemps 2016, le ministère de l‘Intérieur avait dénombré près de 400.000 personnes dans les rues. Pour Jean Grosset, directeur de l‘Observatoire du dialogue social de la Fondation Jean Jaurès et ancien secrétaire général adjoint du syndicat UNSA, la manifestation n‘aura pas l‘impact escompté par ses organisateurs. “La manifestation a été avant tout à caractère militant”, a-t-il dit à Reuters. “Vous n‘avez pas là-dessus une émotion pour l‘instant des salariés qui les fait rejoindre les cortèges des syndicats.” Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy et grand spécialiste du mouvement syndical, la CGT ne fait que bâtir son image de syndicat “au plus près de la défense des salariés”. “Son objectif n’était pas de faire revenir le gouvernement sur les ordonnances”, dit-il, jugeant que le sort en est déjà jeté. “C‘est plus une manifestation de principe pour montrer son hostilité et surtout pour prendre date par rapport à une éventuelle montée des mécontentements dans les mois à venir.” Selon lui, la réforme du Code du travail, un thème complexe, n‘est pas aussi “inflammable” que les réformes de l‘assurance chômage et ou des retraites prévues pour le printemps prochain. Macron souhaite unifier le système des retraites et mettre fin aux régimes spéciaux. “Des corporations vont se sentir attaquées et vont se défendre dans des secteurs sensibles comme l’énergie et les transports”, dit Raymond Soubie, laissant présager un printemps 2018 explosif. Le second round social sur les retraites et l’assurance chômage risque d’être nettement plus difficile pour le gouvernement surtout si s agrègent à la mobilisation lycéens et étudiants.

Participation manif du 12 : le minimum syndical

Participation manif du 12 : le minimum syndical

Comme nous l’indiquons dans un article précédent, la participation devait atteindre 200 000 participants pour ne pas apparaître comme un échec. Le gouvernement a annoncé avoir compté 223.000 manifestants dans toute la France, alors que Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, syndicat co-organisateur, en a recensé «plus de 400.000». L’écart entre les deux comptages est assez habituel. Cette manifestation n’est pas un échec mais ce n’est pas un succès non plus. C’est en quelque sorte le minimum syndical de mobilisation. Compte tenu des mobilisations récentes, en particulier celles protestant contre la loi El Khomri, le succès  d’une mobilisation supposait  de rassembler au moins 200 000 personnes d’après les comptages de la police ou 500 000 personnes d’après les organisateurs. Le chiffre de 500 000 personnes (équivalent à 200 000 comptés officiellement))  correspond à la capacité de mobilisation de la CGT et autre syndicats contestataires. En dessous de ce seuil, on peut considérer que cette manifestation n’a pas atteint son objectif. Pour compenser l’insuffisance de participation du privé  on a mobilisé  les troupes habituelles des syndicats du secteur public qui ne sont pas vraiment concernés par la réforme en question. On a élargi le cahier revendicatif à tous les motifs de mécontentement qu’on peut résumer comme la lutte contre l’austérité Bref un cahier revendicatif fourretout qui mobilise surtout les plus militants mais pas la masse qui a un peu de mal à saisir l’objet de la protestation.  Contrairement à 2016 où la mobilisation contre la loi travail avait duré de mars à septembre, cette-fois ci les syndicats n’auront pas plusieurs mois devant eux pour tenter de faire grossir leur mobilisation. En effet, les ordonnances ont déjà été présentées publiquement. Elles doivent maintenant passer devant le Conseil des ministres le 22 septembre avant d’être ratifiées par le Parlement. Il faut toutefois noter qu’à partir du moment où les ordonnances seront prises en Conseil des ministres, elles s’appliqueront. La manifestation du 12 septembre est donc centrale. . Moins de 200.000 manifestants dans toute la France selon la police auraient représenté donc un sacré camouflet pour les organisateurs. « La CGT est capable de mobiliser seule au moins 200.000 personnes. Si elle ne fait pas plus, ce sera une défaite et un élément favorable au gouvernement pour mener ses réformes », confirmait dimanche dans le JDDStéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme à l’université de Cergy-Pontoise.    Evidemment les chiffres sont à prendre avec des pincettes  .par exemple à Marseille la préfecture a compté 7.500 manifestants, les organisateurs 60.000 !

 

Manif 12 septembre : succès ou échec ?

Manif  12 septembre : succès ou échec ?

Il sera sans doute difficile de se fier aux chiffres pour évaluer le succès ou l’échec de la manifestation du 12. Compte tenu des mobilisations récentes, en particulier celles protestant contre la loi El Khomri, le succès  d’une mobilisation supposerait de rassembler au moins 200 000 personnes d’après les comptages de la police ou 500 000 personnes d’après les organisateurs. Il est probable qu’en cas de faible participation, l’écart entre les comptages de la police et ce des organisateurs soient encore plus importants. Le chiffre de 500 000 personnes (équivalent à 200 000 comptés officiellement))  correspond à la capacité de mobilisation de la CGT et autre syndicats contestataires. En dessous de ce seuil, on pourra considérer que cette manifestation n’a pas atteint son objectif. C’est probable car la réforme du code du travail concerne essentiellement le secteur privé qui sera peu présent dans les cortèges. Cette absence sera compensée par les troupes habituelles des syndicats du secteur public qui ne sont pas vraiment concernés par la réforme en question. On a élargi le cahier revendicatif à tous les motifs de mécontentement qu’on peut résumer comme la lutte contre l’austérité Bref un cahier revendicatif Fourretout qui mobilise surtout les plus militants mais pas la masse qui a un peu de mal à saisir l’objet de la protestation.  Contrairement à 2016 où la mobilisation contre la loi travail avait duré de mars à septembre, cette-fois ci les syndicats n’auront pas plusieurs mois devant eux pour tenter de faire grossir leur mobilisation. En effet, les ordonnances ont déjà été présentées publiquement. Elles doivent maintenant passer devant le Conseil des ministres le 22 septembre avant d’être ratifiées par le Parlement. Il faut toutefois noter qu’à partir du moment où les ordonnances seront prises en Conseil des ministres, elles s’appliqueront. La manifestation du 12 septembre est donc centrale. . Moins de 200.000 manifestants dans toute la France selon la police représenteraient donc un sacré camouflet pour les organisateurs. « La CGT est capable de mobiliser seule au moins 200.000 personnes. Si elle ne fait pas plus, ce sera une défaite et un élément favorable au gouvernement pour mener ses réformes », confirmait dimanche dans le JDDStéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme à l’université de Cergy-Pontoise.

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

 

Cette manif du 12 risque de constituer un test de vérification de la légitimité respective des positions d’une part de Macron,  d’autre part de la CGT. Si la manifestation est mobilisatrice, en clair si elle rassemble au moins de 500 000 manifestants en France ce sera considéré comme un échec pour la CGT et les autres syndicats protestataires et cet échec hypothèquera  les manifestations ultérieures y compris celle de Mélenchon qui pourrait alors être renvoyé à son rôle de contestataire marginal. À l’inverse la crédibilité de Macon risque d’être entamée si cette manifestation est relativement bien suivie. Le mécontentement ainsi exprimé s’ajouterait à la baisse de popularité du chef de l’État qui, quoi qu’il en dise, devrait en tenir compte dans la rédaction finale des ordonnances. Il n’est pas certain cependant que la CGT réussisse à mobiliser car les syndicats paraissent relativement divisés. Nombre de syndicats ne veulent pas suivre la CGT dans sa posture traditionnelle d’opposants à toute réforme.  S’il veut désamorcer la mobilisation, le chef de l’État devra sans doute un peu rééquilibrer le contenu de sa réforme orientée vers davantage de flexibilité pour les entreprises. Une flexibilité qu’on peut comprendre pour permettre un meilleur ajustement du marché du travail aux mutations économiques en cours mais qui devrait être davantage équilibrée par des mesures en faveur des salariés et de leurs représentants. De ce point de vue, la grande lacune du projet concerne sans doute l’impasse faite sur les modes d’association des salariés et de leurs représentants à la gestion des entreprises. Une association qui aurait permis d’abord de relever le niveau du débat social en France aussi de désamorcer un climat par trop conflictuel dans le pays faute de compréhension des enjeux. De ce point de vue,  Macron a manqué le virage de la cogestion à l’allemande qui se caractérise par un souci permanent du compromis gagnant-gagnant. Un échec du mouvement de la CGT et autres syndicats contestataire aura forcément aussi des conséquences sur la manif de Mélenchon du 23 septembre. La prétention de Mélenchon à combattre ce qu’il appelle un coup d’État ressemblera à une promesse d’opérette et le renverra à une posture de gauchiste marginale. De ce point de vue Mélenchon joue encore plus gros que la CGT, il a placé la barre plus haut avec en clair la perspective de renverser le régime dont il conteste même la légitimité démocratique. Il est probable que Mélenchon aura bien du mal à réunir 100 000 manifestants en France soit cinq fois moins de ce que  peut attendre de la CGT.  Pour Emmanuel Macron, la séquence n’est pas anodine, après « un été difficile en matière de sondages » sur sa popularité, relève le politologue Jean-Daniel Levy (Harris Interactive). « Le sentiment que la réforme n’est pas juste commence à s’installer, ce qui n’est pas un bon signe » pour Emmanuel Macron, relève de son côté Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. L’enjeu, selon lui, est « de ne pas céder en début de quinquennat, pour ne pas donner un mauvais signe à son électorat ». Mais il doit aussi être « vigilant » pour que la fronde ne se transforme pas en une « contestation globale de l’action de l’Etat ».

 

 

Au moins la moitié des syndicats FO dans la manif du 12

Au moins  la moitié des syndicats FO dans la manif du 12

 

JC Mailly a du mal à se faire entendre de ses structures dont au moins la moitié participera à la manif du 12. Du temps et de l’argent perdu estime toutefois la confédération qui éprouve des difficultés à convaincre de son virage réformiste. Un virage sans doute nécessaire car la posture protestataire de FO par principe a surtout bénéficie à la CFDT devenue première organisation dans le privé. Plus d‘une dizaine de fédérations et une cinquantaine d‘unions départementales ont invité leurs membres à participer aux mobilisations organisées par la CGT, Solidaires et la FSU mardi prochain, a confirmé un cadre de Force Ouvrière. Certaines, comme la Fédération nationale de l’enseignement (FNEC-FP), la Fédération des services publics et des services de santé (avec le syndicat FO AP-HP) et la Fédération nationale transports et logistique (FO-UNCP) ont appelé à des grèves. D‘autres, comme FO Commerce ou la FAGE (Fédération de l‘administration générale de l‘Etat) disent seulement soutenir les actions. “Les appels aux manifestations n‘arrêtent pas de tomber. Ça va continuer”, a dit à Reuters Christophe Le Comte, le secrétaire de la section fédérale du Commerce, qui dit vouloir que le mouvement de mobilisation s‘inscrive dans la durée. Le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, avait pourtant dit ne pas vouloir participer au mouvement de contestation afin, selon lui, de conserver ses “forces” pour les concertations sur l‘assurance chômage. Ce deuxième chantier de réformes doit commencer le 2 octobre, selon le syndicat. Haussant le ton, Jean-Claude Mailly s‘est justifié jeudi devant ses sympathisants. “Nous, pendant trois mois, on s‘est battu. On ne s‘est pas battu publiquement dans la rue mais il faut se battre au moment où on peut discuter”, a-t-il dit lors d‘un meeting à Marseille, dans une vidéo diffusée par le journal La Marseillaise. “On estime que le gouvernement ne bougera pas. Les salariés vont perdre une journée de salaire à faire la grève. Ça ne nous semble pas raisonnable”, dit-on à FO. “Mais notre système est très décentralisé. Les unions départementales peuvent passer outre.”

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