Archive pour le Tag 'Mali'

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Mali : Gao libéré

Mali : Gao libéré

 Les soldats français et maliens ont atteint samedi la ville stratégique de Gao, un bastion islamiste situé à 1.200 km de Bamako. Ils ont pris le contrôle de son aéroport ainsi que le pont Wabary, placé à l’entrée sud de la ville. « Ces deux endroits stratégiques sont sous contrôle des forces malienne et française », a déclaré à l’AFP une source de sécurité malienne. Quelques heures après avoir atteint ces deux zones, la ville a été définitivement reprise, a annoncé le ministère de la Défense, ajoutant qu’un contingent de soldats africains arrivaient pour soutenir les troupes françaises et maliennes. Vendredi, c’est une autre ville sur la route de Gao, Hombori, qui avait été reprise. Gao, l’une des trois principales villes du Nord-Mali, avait auparavant été pilonnée par l’aviation française, notamment par des avions de combat Rafale qui visaient « des camps d’entraînement, des infrastructures et des dépôts logistiques constituant les bases arrière des groupes terroristes », selon Paris. Cette ville est l’arrière-base du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, le Mujao, l’une des trois principales forces qui occupent la région depuis le printemps 2012. Ce groupe a d’ailleurs annoncé samedi matin à l’AFP qu’il était prêt à « négocier la libération » de l’otage français qu’il détient depuis deux mois. Gilberto Rodriguez Leal, 61 ans, a été enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali. Il est l’un des sept Français retenus en otage au Sahel, dont six sont entre les mains d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le Mujao n’a pas précisé si cette volonté affichée de négociation était liée à la situation sur le terrain.   Toujours dans la région de Gao, les groupes islamistes ont riposté en sabotant vendredi le pont de Tassiga, sur le fleuve Niger, à 60 kilomètres de la frontière nigérienne. Il s’agit de l’une des deux routes que pourraient emprunter les 2.000 soldats tchadiens et 500 nigérien, en cours de déploiement dans le pays voisin, pour remonter vers Gao. Une colonne de soldats et blindés tchadiens a d’ailleurs quitté la capitale Niamey pour se diriger vers Ouallam, près de la frontière. Plus à l’ouest, une autre colonne de soldats maliens et français progressait samedi vers Léré, avec pour objectif la ville de Tombouctou.

 

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Mali : la solution Touareg ?

Mali : la solution Touareg ?

Malgré l’optimisme dont font désormais montre les chefs militaires maliens, les responsables français soulignent que leurs adversaires islamistes semblent bien équipés et entraînés et pourraient se lancer dans une guerre de guérilla plutôt que dans un conflit frontal classique. Dans le même temps, le Mouvement islamique armé (MIA), une scission d’Ansar Dine, l’un des trois principaux mouvements islamistes engagés dans les combats avec Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique occidentale), s’est dit prêt à négocier avec le gouvernement malien. Une négociation qui pourrait peut-être éviter l’enlisement dans une guérilla. Ce week-end se tiendra à Addis-Abeba un sommet de l’Union africaine qui débattra du financement de la Misma, dont les effectifs devraient dépasser 5.000 hommes issus de pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) plus le Tchad. La question de leur formation et de leur équipement, qui nourrit quelques doutes, sera également posée dans la capitale éthiopienne, siège de l’UA. Paris compte déjà 2.500 soldats sur le terrain, un chiffre qui devrait atteindre 3.700 à en croire le ministère français de la Défense Les forces gouvernementales maliennes, qui combattent les groupes islamistes armés dans le Nord, ont avancé ce vendredi jusqu’à la ville de Hombori, à 160 km au sud de Gao, un bastion des insurgés, a indiqué une source présente sur le terrain. D’après la radio nationale, les habitants ont acclamé les militaires gouvernementaux à leur entrée dans Hombori. La source, qui n’a pas souhaité être identifiée, a précisé que les troupes maliennes avaient effectué leur avancée après des raids de l’armée française, qui ont chassé les islamistes présents sur le terrain. Ces raids ont eu lieu jeudi contre des positions insurgées à Ansongo, à une centaine de kilomètres au sud de Gao, sur la route du Niger où des contingents nigérien et tchadien – les Tchadiens seraient 1.500 au Niger, d’après le ministère français de la Défense – se rassemblent pour participer à la reconquête du Mali. Un officier malien ainsi que des habitants vivant dans une région située au sud de Gao ont rapporté que les rebelles islamistes avaient fait sauter un pont à Tassiga, au sud d’Ansongo, sur la route principale longeant le fleuve Niger et qui mène au pays du même nom. Deux civils auraient été tués lorsque leur véhicule a emprunté l’ouvrage détruit. Les autorités maliennes pensent que l’offensive contre Gao, située dans le Centre-Est, sur la boucle du fleuve Niger, pourrait intervenir dans les jours à venir.

Sondage : image de Hollande peu changée avec le Mali

Sondage : image de Hollande peu changée avec le Mali

Même si 75% des français soutiennent l’opération au Mali, limage de Hollande a peu changé. La gestion du conflit malien par le président de la République a eu un impact limité sur l’opinion, 60% des Français déclarant qu’elle n’a changé ni en bien ni en mal l’image qu’ils ont de François Hollande, selon un sondage BFMTV-CSA publié jeudi.  Ils ne sont que 19% à affirmer qu’elle a changé en bien, 10% répondant qu’elle a changé en mal et 11% ne se prononçant pas.  Le sentiment d’une image inchangée se vérifie dans toutes les catégories de la population. La proportion de sondés affirmant que l’image qu’ils ont du chef de l’Etat s’est améliorée atteint ses plus hauts niveaux chez les hommes (27%), les personnes âgées de plus de 65 ans (28%) et les catégories socioprofessionnelles supérieures (22%).  Les bénéfices en termes d’image s’avèrent par ailleurs importants parmi les sympathisants de gauche (31% contre 6% qui disent que l’image de M. Hollande s’est dégradée à leurs yeux) et ceux du MoDem (32% contre 1%).  Les sympathisants de droite apparaissent beaucoup plus partagés: 18% déclarent que leur image de François Hollande s’est améliorée, 11% disant au contraire qu’elle s’est détériorée.

 

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Mali : objectif, reconquête totale du pays

Mali : objectif, reconquête totale du pays

En France, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé dimanche que « l’objectif, c’est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches » de résistance, tout en espérant que la force régionale africaine en cours de déploiement prenne rapidement le « relais » de l’intervention française.   »Le déploiement vers le Nord des forces de l’opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours, vers les villes de Niono et de Sévaré, où elles sont arrivées », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, conseiller communication de l’armée française au Mali.  Niono (350 km au nord-est de Bamako) se situe à 60 kilomètres au sud de Diabali, localité, prise lundi par les islamistes qui, selon l’armée malienne, l’ont abandonnée après des bombardements français.  M. Le Drian a indiqué dimanche que Diabali n’avait « pas encore » été reprise par les forces maliennes. « Tout laisse à penser que l’évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent », a-t-il cependant ajouté.  Sévaré (630 km au nord-est de Bamako), qui dispose d’un aéroport, est une ville-clé d’où peuvent être menées des opérations plus au nord. Elle n’est qu’à 50 kilomètres de Konna, reprise jeudi par l’armée malienne aux jihadistes.  Konna, tombée le 10 janvier, avait précipité l’intervention de la France qui redoutait une percée des groupes islamiques liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique vers le sud et Bamako.  De nouveaux pays ont répondu dimanche aux demandes d’aide logistique et financière de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour le déploiement de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali).  Berlin, qui a déjà annoncé l’envoi de deux avions de transport, a promis une aide financière supplémentaire aux pays africains pour la réunion des donateurs prévue le 29 janvier à Addis Abeba.  Moscou a proposé à la France d’acheminer des troupes ou matériels français tandis que le Canada prendrait en charge une partie du transport de la force africaine au Mali.  Les Etats membres de la Cédéao ont quant à eux été appelés à fournir « sans plus tarder » les troupes promises à la force qui a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle de sa partie nord occupée depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions.  Le président de la Commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo, a appelé la communité internationale à « se mobiliser » pour boucler le financement de la Misma. Selon lui, un « première évaluation » situe les besoins à « environ 500 millions de dollars » (quelque 375 millions d’euros).   »Mais ce chiffre peut varier en fonction des nécessités » sur le terrain, a-t-il précisé à la télévision publique ivoirienne RTI.  Les besoins pour les opérations de la Misma étaient évalués jusque-là entre 150 et 200 millions d’euros. L’Union européenne a décidé de participer au financement à hauteur de 50 millions d’euros.  Quelque 2.000 membres de la Misma doivent être déployés d’ici au 26 janvier. Plus de 150 soldats sont déjà arrivés à Bamako, dont une cinquantaine de Sénégalais sur les 500 promis par Dakar.  Le président tchadien Idriss Deby Itno a visité dimanche le premier contingent de 200 soldats tchadiens, sur 2.000 promis, stationnés sur une base militaire à Niamey (Niger) avant qu’ils n’aillent au Mali.  Les Tchadiens, aguerris et rompus au combat dans le désert, devraient apporter une forte plus-value à la Misma.  Au Nigeria, le groupe islamiste Ansaru a revendiqué dimanche une attaque ayant tué la veille deux soldats nigérians, affirmant avoir agi en représailles à l’engagement du Nigeria à fournir 1.200 hommes pour l’intervention au Mali.  Deux mille soldats français y sont déjà déployés et leur nombre va atteindre 2.500, peut-être davantage, selon Paris.  Le groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) a affirmé dimanche avoir tué 60 soldats maliens et abattu deux hélicoptères français depuis le 10 janvier, reconnaissant la perte de huit « moujahidine ».  Les autorités maliennes avaient fait état de la mort de onze soldats dans des combats autour de Konna, tandis que Paris avait annoncé la mort d’un pilote d’hélicoptère. Plusieurs sources font état d’un repli des islamistes du centre du pays vers Kidal, dans l’extrême nord-est (1.500 km de Bamako). Kidal avait été la première ville conquise, en mars 2012, par les rebelles touareg et les islamistes, qui avaient ensuite évincé leurs anciens alliés.

 

Mali : l’Europe des faux-culs

Mali :  l’Europe des faux-culs

Le concept d’Europe va être considérablement affaibli par l’absence de solidarité à l’égard de la France au Mali. En dépit des messages de soutien, l’union européenne n’entend pas soutenir la France sur le terrain. Quelques soutiens logistiques, des soutiens financiers peut-être et essentiellement pour l’instant une aide à la formation des militaires maliens. Autrement dit pas grand-chose quand on sait qu’une formation de ce type demande des années ; le conflit démontre à l’évidence ce qu’est l’Europe, un espace de libre échange, point final ; Et sans régulation, sans vision et sans stratégie commune. Sur le plan économique, on a déjà bien compris que chaque Etat pense surtout à la seule défense de ses intérêts ; L’Allemagne en premier dont le développement économique a largement été soutenu par l’endettement des pays du sud à travers ses exportations (60% des exports sont destinés à l’union économique). Certes l’assainissement des déficits est nécessaire mais certainement de manière aussi brutale. Résultat, une croissance qui s’écroule, un chômage qui explose, des recettes fiscales qui diminuent et finalement qui  augmentent encore l’endettement ; L’Europe est une belle idée, un beau processus d’abord et en premier pour mettre fin aux conflits sur ce continent, un beau projet politique ; ensuite pour permettre de se doter d’une force économique susceptible de rivaliser avec les autres grands blocs. Malheureusement l’Europe est incapable de réagir efficacement face à la crise, c’est même devenu le maillon faible de l’économie mondiale ; En cause, une doctrine économique bureaucratique dictée par l’Allemagne  notamment celle de la BCE, la seule banque centrale à promouvoir la neutralité face à la guerre des monnaies. Certes une politique plus accommandante n’est sans doute pas glorieuse mais elle permet au moins de soutenir la croissance. A terme évidemment, la facture via l’inflation, sera payée pal ensemble des consommateurs et des épargnants ; pas glorieux mais sans doute la seule politique à court et moyen terme en attendant les reformes structurelles indispensables pour résister  la montée des pays émergents. Cette affaire du Mali aura des conséquences ; d’abord parce ce n’est pas une opération de courte durée qui demander des moyens considérables (avec hélas des pertes humaines) avec des risques d’enlisement compte tenu des moyens employés; ensuite parce que l’enjeu concerne tous les pays occidentaux notamment ceux de l’Europe, enfin parce qu’elle révèle une nouvelle fois le peu de degré intégration ; finalement une Europe de faux culs généreux sur le plan des discours mais lâches sur le plan de l’action.

Mali: appel au secours à l’ONU

Mali: appel au secours  à l’ONU

En faiat Afrique de l’ouest a lancé un véritable appel au secours à l’ONU. En clair l’Afrique n’a pas les mayens financiers, matériels, humains de constituer une véritable force africaine. En clair, cette force qui finira pas se constituer ne sera qu’un conglomérat de militaires mal formés ; quelle est la réalité sur ces forces africaines ? La plupart de ces militaires passent leur temps à faire des opérations de police ( quand ce ne sont pas des opérations de racket auprès de la population) et non à des actions ou à des formations militaires dans leur pays. Leur matériel est inexistant et quand il existe n’est pas en état de marche ; pour tout dire  cette force africaine a besoin de tout et en fait n’est pas du tout préparée à ce genre de lutte.  A Abidjan, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a donc demandé à l’ONU « de fournir immédiatement l’appui logistique et financier pour le déploiement de la Misma » (Mission internationale de soutien au Mali), à l’issue d’un sommet extraordinaire consacré au Mali.  Les Etats membres de la Cédéao ont été appelés à fournir « sans plus tarder » les troupes promises à cette force d’intervention. En ouvrant le sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara avait plaidé pour « un engagement plus large (…) autour de la France et de l’Afrique dans la guerre totale et multiforme contre le terrorisme au Mali ».  La force régionale, baptisée Mission internationale de soutien au Mali (Misma), a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays, occupé depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions.  L’opération française « n’a pas vocation à se substituer à l’action de la Misma » qui doit se déployer « le plus vite possible », a dit le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, présent au sommet.  Mais il a aussi insisté sur l’importance de la conférence des donateurs, prévue le 29 janvier à Addis Abeba, alors que l’incertitude règne sur la capacité des pays africains à financer leur déploiement militaire. « Il est essentiel que le maximum de pays dans le monde apportent leurs contributions » pour financer la Misma et l’armée malienne, a-t-il dit.

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Sondage popularité Hollande : effet Mali +1 point

Sondage popularité Hollande : effet Mali +1 point

 

Hollande gagne un point, en faiat il stoppe sa chute compte tenu des marges d’erreur des sondages ; surtout il stoppe sa Un point de gagné cote de François Hollande a progressé de 37% à 38% en janvier, selon notre baromètre exclusif IFOP-JDD. A la faveur de l’intervention militaire française au Mali, le chef de l’Etat reconquiert un point de popularité auprès des Français. Il enraye une chute jusque-là ininterrompue depuis l’élection présidentielle. Pour mémoire, il a débuté le quinquennat à 65%.Le président de la République semble profiter d’un « effet guerre » dans l’opinion. Sa fermeté face à la guérilla islamiste est saluée par les Français, sans pour autant provoquer un rebond plus marqué. Il progresse de plusieurs points chez les commerçants, artisans et chefs d’entreprises, parmi les professions intermédiaires et chez les retraités. Il reste néanmoins en-dessous de 50% dans toutes les catégories de la population. Dans l’Histoire, les présidents ont connu des fortunes diverses en engageant les troupes françaises dans des conflits. Entre août 1990 et mars 1991, François Mitterrand, en berne dans les sondages, avait regagné 19 points après avoir lancé l’armée dans les sables d’Irak, aux côtés des alliés. La première Guerre du Golfe lui avait permis de retrouver un étiage majoritaire en grimpant de 37% à 56%. En revanche, Nicolas Sarkozy n’a pas bénéficié d’une telle vague de soutien quand il a ordonné l’attaque en Libye contre les forces de Kadhafi – beaucoup plus courte. Cette intervention était approuvée par l’opinion. Mais le baromètre Ifop-JDD a continué de mesurer 71% à 72% de mécontents entre mars et mai 2011. Pourquoi le rebond de François Hollande n’est-il pas plus élevé? « La première préoccupation des Français n’est pas la guerre au Mali, ni le mariage homosexuel, mais le quotidien marqué par des difficultés économiques et sociales », répond Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. La durée et l’issue du conflit permettront de dire si la courbe de François Hollande suivra le chemin de Mitterrand ou celui de Sarkozy.

 

Mali: Diabali et konna repris

Mali: Diabali et konna repris

 

Les soldats maliens et français ont repris ce vendredi la ville de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, tombée lundi aux mains de combattants islamistes, ont indiqué une habitante de la ville, membre du conseil municipal et une source de sécurité régionale. «Diabali est libérée, les islamistes sont partis, les militaires français et maliens sont entrés dans la ville», a déclaré cette élue. Une source sécuritaire régionale a confirmé que Diabali était désormais sous le contrôle des forces françaises et maliennes. Diabali avait été prise lundi par des islamistes, apparemment dirigés par l’Algérien Abou Zeid, un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). La localité a été bombardée à plusieurs reprises mardi par l’aviation française, mais les islamistes ne l’avaient pas pour autant totalement quittée et, selon divers témoignages, ils cherchaient à se fondre dans la population dont ils se servent comme bouclier. «Depuis l’attaque des Français nous savons qu’ils ont rasé leurs barbes, rallongé leurs pantalons, ils se déguisent, tentent de se fondre dans la population», avait expliqué le capitaine malien Cheickné Konaté. Des combats rapprochés ont notamment opposé mercredi soldats français des forces spéciales et combattants islamistes à Diabali, selon deux sources de sécurité. Dans cette zone, «nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les plus déterminés et les mieux armés», avait indiqué leministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. «On a affaire à plusieurs centaines, plus d’un millier – 1.200, 1.300 -, de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain», selon lui. Plus tôt dans la journée, l’armée malienne avait affirmé avoir repris jeudi «le contrôle total» de Konna (centre), une localité à 700 km de Bamako, tombée le 10 janvier aux mains des combattants islamistes, ce qui avait précipité l’intervention française.  «Les combats les plus importants se sont déroulés à Ndégué, à 20 km de Konna. Nous avons écrasé l’ennemi», a assuré à l’AFP le colonel Didier Dakouo, qui dirige les forces maliennes dans le secteur. Plus de 1.400 soldats français sont ainsi déjà présents au Mali, un chiffre qui devrait prochainement atteindre 2.500 hommes, selon Paris.

 

Mali : à quoi sert l’Europe ? A rien

Mali : à quoi sert l’Europe ? A rien

Grande décision de l’Europe, l’union va désigner un représentant européen spécial pour le Sahel (sans doute entouré d’une cinquantaine de fonctionnaires qui ne servent à rien) ; la crise du mali révèle ce qu’est l’Europe une simple zone de libre échanges, sans vision, sans stratégie commune et même sans régulation mais qui sait pourtant multiplier les procédures administratives qui étouffent l’initiative et la compétitivité. Pour le mali, silence radio. La gauche comme à droite, la classe politique française fait le même constat : l’Union européenne reste spectatrice de l’intervention française au Mali, décidée par François Hollande en fin de semaine dernière. Ex-ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé s’en est inquiété mardi. « Je pense que l’Europe toute entière est concernée », a pourtant fait savoir le maire de Bordeaux, lors de ses voeux à la presse. « Il y a une inquiétude aujourd’hui, forte : la solitude de la France dans cette opération », a renchéri Jean-François Copé, mercredi matin sur France 2. Le président de l’UMP a dit ne pas avoir « le sentiment » que la France, qui va engager au total 2.500 soldats contre les force islamistes au Mali, soit vraiment soutenue. « Où est l’Europe? », s’est également interrogé François Bayrou sur BFMTV et RMC. « Comme d’habitude, insuffisante, absente, lointaine », a lui-même répondu le président du MoDem. Même amertume chez Daniel Cohn-Bendit « Tout le monde dit ‘nous’ mais il n’y a que des soldats français là-bas », a expliqué le chef de file des Verts européens. L’Europe « fournit les infirmières et les Français vont se faire tuer », a-t-il déploré. Le gouvernement français est plus mesuré. Ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies a évoqué mardi « des absences un peu regrettables » chez ses partenaires de l’UE. « C’est-à-dire qu’on peut constater en Europe une mobilisation un peu minimale », a-t-il précisé sur LCI. « Nous avons agi dans une situation d’urgence. Personne n’a dit non à rien… », a voulu positiver mardi sur RTL Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Officiellement, l’Union européenne salue l’initiative de la France au Mali. « Il est urgent de stopper (les djihadistes) et d’assister le gouvernement du Mali à retrouver le plein contrôle de son territoire », a affirmé lundi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « Je voudrais remercier les Etats membres de l’UE et surtout la France et les Etats de l’Ouest africain qui sont venus en aide au Mali », a complété mardi Catherine Ashton, représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, devant le Parlement européen à Strasbourg. Des déclarations de principe qui ne seront toutefois pas suivies d’actes concrets. « Un Etat membre a demandé un soutien mais nous n’avons pas de forces de défense européennes », a justifié Catherine Ashton. Prévue par le traité de Maastricht en 1992, la Politique commune de sécurité et de défense (PCSD) reste très limitée dans ce genre de situation. Elle n’a en effet pas vocation à devenirune politique de défense commune. Les intérêts des Etats-membres restent divergents et les budgets prévus par l’UE dans ce secteur sont d’ailleurs continuellement en baisse. En clair, l’Europe de la Défense n’est pas pour tout de suite. « Si l’Europe de la Défense existait, nous n’aurions pas besoin d’avoir toutes les interrogations qui sont les nôtres sur les transports : nous ne savons pas assurer les transports de nos troupes, nous avons des armements qui nous manquent comme les drones, ces avions sans pilote », a expliqué François Bayrou mardi matin. « Tout cela ne pourra être acquis que le jour où nous aurons fait le pas

 

Mali : Konna reprise par les armées française et malienne

Mali : Konna reprise par les armées française et malienne

C’est une prise hautement symbolique. Les forces françaises de l’opération Serval se sont déployées avec les soldats maliens dans la ville de Konna. Tandis que les rebelles islamistes semblent s’être retirés.  Cette localité, au nord de la ville de garnison de Sévaré, est considérée comme une étape-clé sur la route de Bamako. C’est d’ailleurs quand les islamistes se sont emparés de cette cité que la France a décidé de s’impliquer militairement, sans attendre le déploiement de la force ouest-africaine.   Il aura fallu pourtant près d’une semaine pour la reprendre. Un délai qui s’explique géographiquement. La commune de 50.000 habitants englobe 28 villages. Pendant les combats menés en partie par l’aviation française, les habitants sont restés cloîtrés chez eux, tandis que les djihadistes tentaient de se fondre dans le décor, cachant leurs véhicules sous le moindre abris, et dormant chez l’habitant.   Konna libéré, le front va se déplacer plus au nord, vers la ville de Douentza. Les armées française et malienne devraient recevoir dans les prochaines heures le renfort des premières troupes de la Misma, la force d’intervention africaine. Des combats sont aussi en cours dans la région de Djabali

Mali:  » les Européens ont salué l’action de la France » ; mais pour l’instant, c’est tout !

Mali:  » les Européens ont salué l’action de la France » ; mais pour l’instant, c’est tout !

Fabius a appelé les pays européens à soutenir la France au Mali car en réalité la France est bien seule actuellement ; certes l’Europe soutient moralement mais ne paraît s décidée à en faire beaucoup plus. Le drame de l’Algérie pourrait toutefois faire réfléchir l’Europe (les autres alliés occidentaux) sur l’enjeu de cette menace islamiste. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a assuré jeudi que « tous » les pays européens avaient « salué l’action de la France » au Mali.   »Les Français ne sont pas seuls, ils sont les précurseurs », a dit M. Fabius en quittant une réunion avec ses homologues européens consacrée au soutien de l’UE aux opérations engagées pour venir en aide au Mali.   »L’ensemble des pays a apporté sa solidarité à la fois au Mali et à l’action de la France », a-t-il ajouté.  Devant la presse, M. Fabius a refusé de commenter les informations concernant la prise d’otages en Algérie en raison de l’évolution constante de la situation.   »C’est une situation absolument dramatique qui démontre à quel point le terrorisme est un mal absolu », a-t-il dit.  Il a répété que l’intervention de la France, lancée vendredi dernier, était « nécessaire, urgente ». Il fallait « stopper les terroristes », car sinon ils auraient pris Bamako et le Mali « serait devenu un Etat terroriste », a-t-il expliqué.  Il y a une unanimité en Europe » sur le bien fondé de l’action française, a assuré M. Fabius, qui a appelé la classe politique française à « se garder de toute polémique » dans ce contexte.

 

Mali : l’’UE pas intéressée par l’Afrique

Mali : l’’UE pas intéressée par l’Afrique

L’Europe intervient pour réglementer les trous du gruyère français mais demeure absente sur la crise politique au Mali. Voilà qui révèle les rapports aux réalités économiques, sociales ou politiques de notre Union économique. Bayrou par exemple  s’interroge fortement sur le quasi silence de l’union européenne à propos du mali ; Pourtant pas une surprise, l’Europe n’est qu’une vaste zone de libre échange sans vision de long terme et sans réel projet politique. le business , c’est la priorité quitte à favoriser des frontières européennes passoire ( voire l’article du commissaire européen sur le thème «  le made in France c’est dépassé).  « Où est l’Europe? », s’est interrogé François Bayrou sur BFMTV et RMC. « Comme d’habitude, insuffisante, absente, lointaine », a lui-même répondu le président du MoDem. Même amertume chez Daniel Cohn-Bendit « Tout le monde dit ‘nous’ mais il n’y a que des soldats français là-bas », a expliqué le chef de file des Verts européens. L’Europe « fournit les infirmières et les Français vont se faire tuer », a-t-il déploré. Le gouvernement français est plus mesuré. Ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies a évoqué mardi « des absences un peu regrettables » chez ses partenaires de l’UE. « C’est-à-dire qu’on peut constater en Europe une mobilisation un peu minimale », a-t-il précisé sur LCI. « Nous avons agi dans une situation d’urgence. Personne n’a dit non à rien… », a voulu positiver mardi sur RTL Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Officiellement, l’Union européenne salue l’initiative de la France au Mali. « Il est urgent de stopper (les djihadistes) et d’assister le gouvernement du Mali à retrouver le plein contrôle de son territoire », a affirmé lundi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « Je voudrais remercier les Etats membres de l’UE et surtout la France et les Etats de l’Ouest africain qui sont venus en aide au Mali », a complété mardi Catherine Ashton, représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, devant le Parlement européen à Strasbourg. Des déclarations de principe qui ne seront toutefois pas suivies d’actes concrets. « Un Etat membre a demandé un soutien mais nous n’avons pas de forces de défense européennes », a justifié Catherine Ashton.Prévue par le traité de Maastricht en 1992, la Politique commune de sécurité et de défense (PCSD) reste très limitée dans ce genre de situation. Elle n’a en effet pas vocation à devenirune politique de défense commune. Les intérêts des Etats-membres restent divergents et les budgets prévus par l’UE dans ce secteur sont d’ailleurs continuellement en baisse. En clair, l’Europe de la Défense n’est pas pour tout de suite. « Si l’Europe de la Défense existait, nous n’aurions pas besoin d’avoir toutes les interrogations qui sont les nôtres sur les transports : nous ne savons pas assurer les transports de nos troupes, nous avons des armements qui nous manquent comme les drones, ces avions sans pilote », a expliqué François Bayrou mardi matin. « Tout cela ne pourra être acquis que le jour où nous aurons fait le pas décisif d’avoir une Europe de la volonté », a précisé le centriste. Ministre de la Défense de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, Alain Richard reconnaît lui aussi pour leJDD.fr « l’échec » de l’UE sur cette question. « Ça fait longtemps que les gouvernements français successifs montrent à nos amis européens qu’il y a en Afrique des enjeux importants pour la sécurité de l’Union, et intellectuellement ils le comprennent. Selon l’état de leurs autres engagements et les tendances de leurs opinions démocratiques, ils prennent des décisions plus ou moins engageantes », relève le socialiste.

 

Mali : les islamistes prennent 40 otages en Algérie

Mali : les islamistes prennent 40 otages  en Algérie

Une quarantaine d’otages occidentaux étaient mercredi soir encore entre les mains d’un groupe islamiste armé qui a attaqué dans la nuit de mardi à mercredi la base de vie d’un site gazier d’In Amenas, à 1500 km au sud-est d’Alger, à la frontière avec la Libye. Les kidnappeurs ont annoncé à deux sites d’information mauritaniens détenir, entre autres, des Américains, des Français, des Britanniques et des Japonais travaillant pour le groupe Japan Gas Corp. Le ministère français des Affaires étrangères a activé une cellule de crise, mais le président français, François Hollande, a déclaré qu’il n’y avait pas de certitude concernant la présence de ressortissants français sur le site. Washington a en revanche confirmé que des Américains figuraient parmi les captifs.  D’après l’APS, l’agence de presse algérienne, deux étrangers, un Britannique et un Algérien, seraient décédés tandis que six autres auraient été blessés dans l’attaque. Le ministère britannique des Affaires étrangères a confirmé dans la nuit de mercredi à jeudi la mort de ce ressortissant britannique, la qualifiant de «meurtre de sang-froid». Sur les quelque 400 personnes retenues, dont 150 employés algériens de la société française CIS Catering (hôtellerie, logistique), des travailleurs algériens ont déjà été relâchés par petits groupes. Jointe par téléphone, une de ces personnes retenues par les djihadistes raconte avoir vu un expatrié «se faire tuer à bout portant» avant de préciser que tous les otages ne se trouvaient pas au même endroit. RTL affirme ce jeudi matin que la quasi-totalité du personnel algérien aurait été relâché dans la nuit par les islamistes. Les ravisseurs souhaiteraient se concentrer sur leurs otages occidentaux.

 

Mali : la France au Sahel pour dix ans (Michel Rocard)

Mali : la France au Sahel pour dix ans (Michel Rocard)

 

Fidèle à son habitude, Michel Rocard a mis les pieds dans le plat. Au Sahel, c’est une « bagarre sur une dizaine d’années » contre le terrorisme qui est engagée. C’était avant que François Hollande rappelle que la France « n’a pas vocation à rester » au Mali au-delà du déploiement de la force africaine, attendu d’ici à dix jours.  Dix jours ou dix ans ? L’échelle n’est pas la même. Les accents de Cassandre de l’ancien Premier ministre, qui prévoit déjà pertes humaines et « contreparties effrayantes » sur le sol français, traduisent la crainte inhérente à toute intervention militaire : celui de l’enlisement et de la spirale d’un engagement croissant et prolongé.  Le chef de l’Etat en est conscient. Tout comme il sait que le consensus politique, respecté par le FN mais entaillé par les Verts, et qui s’exprimera aujourd’hui au Parlement, ne tiendra que s’il sait conclure l’opération Serval aussi rapidement et nettement qu’il a su la déclencher.  Les objectifs de guerre fixés par François Hollande – enrayer la progression des troupes terroristes, sécuriser les institutions maliennes et préparer l’entrée en lice de la force africaine – ne dépendent pas que de l’efficacité des frappes.  Si la France est en première ligne sur le plan militaire, elle ne veut pas être isolée sur le plan diplomatique. Pour ce qui dépend de François Hollande, le sans-faute est total. Le chef de l’Etat, qui est intervenu à la demande du Mali et des Etats de la région concernés, a obtenu une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu, le soutien politique et logistique de plusieurs pays, à commencer par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. A Abu Dhabi, il a reçu l’assurance d’une aide « humanitaire, matérielle, financière et éventuellement militaire » des Emirats arabes. Il a encore obtenu l’autorisation de survol des espaces aériens marocain et algérien. Berlin aussi a bougé. L’image de l’Allemagne avait pâti de son refus de s’associer à l’intervention en Libye contre Kadhafi. Cette fois, Angela Merkel envisage une aide « logistique ou humanitaire ». Reste à l’Union européenne à accélérer la mise en place de des soldats instructeurs afin que, comme le dit Alain Juppé, « cette solidarité morale se manifeste concrètement ». Mais, même aidée par d’autres, c’est la France qui, jusqu’au bout portera cette opération. Et François Hollande, seul, qui sera comptable de son issue.

 

Sondage Mali : 75% des français pour

Sondage Mali : 75% des français pour

Les trois-quarts des Français sont favorables à l’intervention militaire au Mali, ce qui est la plus forte approbation pour une opération de ce type depuis quinze ans, selon un sondage BVA pour Le Parisien. Le soutien a fortement augmenté en quelques jours, passant de 63% samedi et dimanche derniers à 75% dans l’enquête réalisée lundi et mardi.  Cette forte approbation se retrouve sur tout l’échiquier politique, à gauche (82%), comme à droite (69%). Les sympathisants à la gauche du PS (74%) et les sympathisants Verts (72%) sont presque les trois-quarts à soutenir cette intervention armée, malgré les réactions plus prudentes de Jean-Luc Mélenchon, du Parti de gauche, et celles encore plus critiques du député Noël Mamère. Dans une moindre mesure, 60% des sympathisants du Front national soutiennent, eux aussi, comme Marine Le Pen cette intervention militaire, alors qu’ils n’étaient que 51% à soutenir l’intervention armée en Libye en mars 2011.

 

Mali : la reconquête du nord engagée

Mali : la reconquête du nord engagée

La reconquête du nord du Mali est engagée avec l’arrivée de renforts. Une trentaine de blindés français se dirigeait mardi soir vers le Nord du Mali. Par ailleurs, les combats continuent dans le centre du pays. La ville de Konna n’a toujours pas été reprise aux islamistes, a précisé Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense a expliqué que l’offensive des insurgés avait été stoppée dans l’est du Mali.  Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué que 800 militaires français étaient déployés mardi soir au Mali, où la ville de Konna n’avait toujours pas été reprise aux jihadistes par les forces maliennes. « 1.700 militaires » français étaient engagés « dans l’opération Serval pour repousser les islamistes au Mali, dont 800 sur le territoire malien » lui-même, a affirmé le ministre lors de sa deuxième conférence de presse depuis le début de l’intervention française vendredi. En outre « douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs sont actuellement engagés« , a-t-il indiqué, précisant que les chasseurs opèrent « depuis le Tchad et Bamako ». « Il y a cinq aéronefs de transport tactique, des C130 et des C160 qui effectuent des liaisons internes au théâtre, depuis le Sénégal, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso », a-t-il précisé.  Jean-Yves Le Drian a par ailleurs annoncé que Konna, dans le centre du Mali, n’avait pas été reprise aux « groupes terroristes » par les forces maliennes, alors que cette ville, dont la chute a déclenchée jeudi l’opération militaire française, était considérée comme n’étant plus aux mains des jihadistes. « Sur le fuseau Est, Mopti, nous avons pu stopper l’offensive et les moyens des groupes terroristes, qui se sont répartis entre Douentza et Gao, et à cette heure, la ville de Konna n’a pas encore été reprise par les forces armées maliennes », a-t-il déclaré.  Les soldats français et maliens sont « en face d’un adversaire déterminé, bien équipé, qui n’a pas renoncé », a poursuivi Jean-Yves Le Drian, mais a-t-il dit, « nous lui avons porté de premiers coups durs ». « Les développements à venir seront marqués par trois efforts importants », a-t-il indiqué. « Premièrement, nous poursuivons les frappes sur les capacités des groupes terroristes au nord et sur l’ensemble du territoire malien pour diminuer leur potentiel », « deuxièmement nous poursuivons la montée de notre dispositif aéro-terrestre et troisièmement nous soutenons en coordination avec nos partenaires européens l’accélération de la force africaine ». L’action de la France, a-t-il dit, « s’inscrit pleinement dans les objectifs et le cadre fixés par les résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ». « Je constate depuis cinq jours que la plupart de nos partenaires européens se sont spontanément mobilisés pour nous apporter un soutien militaire concret », s’est-il félicité, citant notamment ses « collègues britannique, belge, polonais, danois, espagnol, allemand ». Outre cette « forte dynamique européenne », nous avons « un soutien de l’ensemble de la communauté internationale », a-t-il noté : « Les Américains se sont mobilisés à nos côté » et le Canada « a aussi répondu présent ».  Interrogé sur le déploiement de la force africaine, qui doit aider l’armée malienne a reconquérir le nord du pays, M. Le Drian a estimé que « ce n’est pas une question de mois, (ni) de jours, c’est une question de semaine ». « Nous irons jusqu’à ce que la souveraineté et l’intégrité du Mali soient reconnues et respectées », a-t-il conclu.

 

Mali : Mélenchon déraille

Mali : Mélenchon déraille

A force de vouloir jouer à l’opposant Mélenchon a déraillé. Sur nombre de question, ses analyses alimentent parfois utilement le débat même si on peut douter de la crédibilité de ses propositions. Cette fois, il déraille complètement sur le Mali en demandant un débat préalable au parlement. Pourquoi aussi envoyer un message officiel aux islamiste pour les prévenir de la riposte française afin qu’ils  puissent s’adapter à temps !  Les guerres ne se décident pas sur la voie publique. Il y avait sans des interrogations que Mélenchon a négligées par facilité ou ignorance. Comme la durée de l’opération et ses chances de réussite vis-à-vis de la réunification du Mali ou encore les risques d’attentats en France. (Jusque là toutes guerres de ce type ont été perdues). Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, a donc jugé vendredi « discutable » l’engagement de l’armée française au Mali et « condamnable » le fait que la décision ait été prise « sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement ».   »L’intérêt d’une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable. En décider alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le chef de l’Etat lui-même, et alors que les troupes africaines sont engagées, est discutable », écrit M. Mélenchon dans un communiqué.   »En décider seul, sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement, est condamnable », a-t-il ajouté. Remarque : n’intervenir que lorsque les intérêts fondamentaux sont en jeu relève d’une conception assez post colonialiste de la solidarité infranationale ; par ailleurs  quand on connait la réalité des forces africaines, on peut douter de la capacité d’évaluation des forces en présence de la part de Mélenchon.   François Hollande a confirmé vendredi l’engagement des forces armées françaises au Mali pour repousser les groupes armés islamistes en soutien aux troupes maliennes. Dans une déclaration à l’Elysée, le chef de l’Etat a affirmé que cette opération de lutte contre des « terroristes » durerait « le temps nécessaire », ajoutant que le Parlement serait « saisi dès lundi » sur ce dossier.

Mali : soutien unanime à l’engagement français

Mali : Soutien unanime à l’engagement français

Jean-Marc Ayrault a appelé l’ensemble des responsables politiques ce vendredi pour les informer de la situation au Mali. De l’UMP au Front national en passant par le MoDem, l’ensemble de l’opposition est unanime : l’annonce d’une intervention française au Mali par François Hollande est justifiée. Pour Jean-François Copé, « la France se montre fidèle à ses valeurs universelles, celles-là même qui ont justifié l’intervention en Afghanistan contre l’extrémisme, le fanatisme, le terrorisme et en faveur de la paix et de la sécurité internationales« . Même tonalité chez François Fillon qui déclare « considérer que la lutte contre le terrorisme exige l’unité de la Nation au-delà des clivages partisans« . Au Front national, Marine Le Pen juge l’intervention militaire de la France « légitime » et elle « doit être soutenue dans la mesure où notre pays a été appelé à l’aide par le gouvernement légitime du Mali en application d’une coopération de défense entre nos deux pays, dans une zone francophone« .  « La cause est juste et le Mali est un vieil allié de la France », Florian Philippot, vice-président du Front national   Au centre Jean-Louis Borloo (UDI), François Bayrou (MoDem) et Hervé Morin sont sur la même longueur d’onde. Le président du Nouveau centre, et ancien ministre de la Défense, estime que « cette intervention semble la bienvenue« . A gauche, on semble plus mitigé sur la façon dont a été annoncée cette intervention. Le député écologiste Noël Mamère s’étonne que le Président ne saisisse « le Parlement qu’une fois les opérations lancées. » Pour Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, « en décider seul, sans saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement, est condamnable« . « C’est un moment où il faut être solidaire envers les Maliens et unis derrière nos force » Harlem Désir, premier secrétaire du PS  .Matignon annonce par ailleurs que le Premier ministre recevra lundi « en fin de journée les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que les présidents de groupes politiques des deux assemblées et ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée et du Sénat« . « Rien ne justifiait de ne pas d’abord saisir le Parlement »-Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, à propos de l’intervention française au Mali. Réactions également du côté de la communauté internationale. « Je suis aux anges« , a dit Boni Yayi, président de l’Union africaine. « Je voudrais absolument, au nom du continent, exprimer notre gratitude à la République française, à son président, à son gouvernement, à tout le peuple français, qui ont su apprécier (…) la gravité de la situation« . A la Maison blanche, on indique que les Etats-Unis « partagent les objectifs » de la France au Mali.   »Le Royaume-Uni apporte son soutien à la décision française d’apporter son soutien au gouvernement malien face à l’avancée rebelle« , lance William Hague, chef de la diplomatie britannique sur Twitter.   A Berlin, Guido Westerwelle affirme que « la France agit à la demande du gouvernement malien. La France agit sur la base du droit international ». Le ministre des Affaires étrangères allemand ajoute que « les rebelles doivent cesser leurs attaques contre l’intégrité de l’Etat malien« .

Mali: Hollande déclare la guerre aux terroristes

Mali: Hollande déclare la guerre aux terroristes

La progression des islamistes, qui contrôlent depuis neuf mois le nord du Mali, a été « stoppée », a affirmé à l’AFP une source militaire malienne, selon laquelle la contre-offensive gouvernementale, forte du soutien international, se poursuivait.  L’armée malienne a affirmé dans la soirée contrôler la ville de Konna, tombée la veille aux mains des islamistes qui occupent le Nord du Mali. La contre-attaque est partie de Sévaré, localité à 70 km au sud de Konna, dotée du plus important aéroport de la région où, selon des témoins, des avions militaires ont atterri jeudi pour débarquer des armes et des soldats étrangers, parmi lesquels figuraient des Blancs.   »On nous impose la guerre (…) », le Mali portera « une riposte cinglante et massive » à ses « ennemis », a promis vendredi soir dans un message à la Nation le président par intérim Dioncounda Traoré.  La situation sur le front est globalement sous contrôle. Courageusement, nos forces armées, les fils de ce pays font face à la situation », a assuré M. Traoré, qui a « sonné la mobilisation générale autour de la grande armée malienne (…) ».  Le président François Hollande a quant à lui confirmé l’engagement des forces françaises, dont la présence sur le sol malien avait été révélée auparavant par des sources militaires maliennes.   »Le Mali fait face à une agression d’éléments terroristes venant du Nord dont le monde entier sait la brutalité et le fanatisme », a expliqué le président Hollande.  Il a expliqué avoir répondu à la demande d’aide du président malien, appuyée par les pays africains de l’Ouest ».  Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a indiqué que l’engagement français avait notamment pris la forme d’une « intervention aérienne », en réponse à une question lui demandant s’il y avait eu « des frappes aériennes ».  A Washington, la Maison Blanche a dit vendredi partager les objectifs de la France. Les Etats-Unis envisagent d’aider la France dans son engagement au Mali contre les islamistes grâce à un appui « logistique » et des drones de surveillance, a déclaré un haut-responsable américain qui a requis l’anonymat. « L’armée américaine étudie la possibilité de fournir des renseignements, du ravitaillement en vol et d’autres appuis aux forces françaises », a-t-il précisé.  Dans l’après-midi, le chef des opérations militaires malien, le colonel Oumar Dao, avait affirmé que des soldats français, sénégalais et nigérians étaient en appui dans la ville de Sévaré (centre).   »D’autres pays amis se sont déjà manifestés et nous les attendons », a ajouté le colonel Dao sans donner de détails.  Le Sénégal n’a « pas de troupes combattantes » au Mali, a démenti à l’AFP un responsable de l’armée sénégalaise.  Dans la soirée, les pays d’Afrique de l’Ouest ont officiellement autorisé l’envoi immédiat de troupes.  Le président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), la président ivoirien Alassane Ouattara, a « décidé d’autoriser l’envoi immédiat des troupes sur le terrain dans le cadre de la MISMA (Force internationale de soutien au Mali) (…) ».  La nature exacte du soutien français et ouest-africain reste encore inconnue. Un officier malien joint à Mopti a affirmé que des « appareils militaires de pays amis » participaient à l’opération et un témoin a dit avoir vu « deux petits avions tirer sur les islamistes ».  Depuis plusieurs mois, des éléments des forces spéciales françaises et des hélicoptères sont positionnés au Burkina Faso voisin.  Le nord du Mali est depuis début 2012 sous la coupe de groupes armés jihadistes, devenant un sanctuaire pour Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).  Alors que la situation militaire était gelée, les combats ont repris cette semaine, les islamistes s’emparant jeudi de Konna et menaçant de continuer leur offensive vers le Sud.  Paris a demandé vendredi à ses ressortissants « dont la présence n’est pas indispensable » de quitter le Mali.  Le président de l’UA « aux anges »  Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé jeudi soir un « déploiement rapide » de la force internationale prévue au Mali mais dont l’intervention devait prendre des mois.  Dans une lettre au Conseil de sécurité, la France demande également vendredi qu’on « accélère la mise en oeuvre de la résolution 2085″ qui autorise notamment le déploiement d’une force internationale au Mali (Force internationale de soutien au Mali – Misma).  Dans cette lettre, dont l’AFP a obtenu copie, Paris « informe » aussi le Conseil que « les forces armées françaises ont apporté, en réponse à la demande (malienne) et en concertation avec nos partenaires. Cette opération « durera le temps nécessaire », ajoute le texte.  Depuis plusieurs mois, l’Afrique de l’Ouest a proposé l’envoi, avec l’aval de l’ONU, d’une force armée de plus de 3.330 hommes, que des pays européens, dont la France, l’ancienne puissance coloniale, ont promis d’aider logistiquement, pour la reconquête du Nord du Mali.  Le déploiement de cette force a été approuvé le 20 décembre par le Conseil de sécurité, mais par étapes, et après un dialogue avec des groupes armés respectant certains préalables.  Le président en exercice de l’Union africaine, le chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi, s’est félicité en fanfare de la décision de la France: « je suis aux anges ».   »Je voudrais absolument, au nom du continent, exprimer notre gratitude à la République française, à son président, son gouvernement, à tout le peuple français (…) », a-t-il ajouté.   »Nous partageons l’objectif français d’empêcher des terroristes de bénéficier d’un sanctuaire dans la région », a commenté à l’AFP Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité nationale aux Etats-Unis.  Londres a déclaré « soutenir la décision française » tandis que Berlin a également défendu l’intervention française.

 

Mali : intervention début 2013

Mali : intervention début 2013

L’intervention militaire de la force africaine visant à chasser les rebelles islamistes du nord du Mali pourra avoir lieu au premier semestre 2013, déclare le ministre français de la Défense dans une interview au quotidien La Croix à paraître lundi. Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté jeudi à l’unanimité une résolution autorisant le déploiement d’une force africaine pour une période initiale d’un an afin de reprendre le contrôle du nord du Mali tombé en avril aux mains d’islamistes et de rebelles touareg. La force africaine, qui prendra le nom d’Afisma, devrait compter jusqu’à 3.300 hommes et aidera les forces gouvernementales maliennes à reprendre les zones du nord du pays. « L’intervention militaire pourra avoir lieu au premier semestre de l’année prochaine », déclare Jean-Yves Le Drian dans les colonnes du quotidien catholique, estimant que « pour l’instant, il n’y a pas de solution politique » au Mali.

 

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