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Malbouffe : «Tous les produits industriels sont suspects» (Christophe Brusset)

Malbouffe : «Tous les produits industriels sont suspects» (Christophe Brusset)

 

 

Christophe Brusset , expert en malbouffe industrielle estime que tous les produits sont suspects.

 

 

Les petits pots pour bébé, les petits déjeuners, les produits diététiques… Faut-il se méfier de tous les produits vendus en grandes surfaces?

 

Christophe Brusset. - Oui, j’ai travaillé pour différents produits, de la vente de miel au jus de fruit en passant par les épices, pendant des années, et j’ai observé des pratiques peu reluisantes dans tous les aliments transformés. Toutes les modes culinaires, comme le bio ou le végane, sont détournées par les industriels.

 

Quels sont les meilleurs et les pires produits?

Par nature, tous les produits industriels sont suspects. Nous pouvons quand même avoir de bons produits mais il faut être méfiant. Les produits frais et ceux qui comptent le moins d’additifs sont les plus sains. Mais même les fruits et légumes doivent être passés à la loupe car un grand nombre contient des pesticides. La viande s’en sort plutôt mieux, sauf la charcuterie et notamment le jambon.

Les sodas sont certainement les pires produits, ils contiennent uniquement du sucre et les sodas light sont à proscrire car le sucre est remplacé par des produits artificiels. Les boîtes de conserve sont également à retirer de nos placards. Je n’ai aucune confiance dans ces produits.

 

Quels conseils donner aux lecteurs pour éviter les pièges de la malbouffe?

Il faut éplucher les étiquettes des produits et fuir les longues listes d’ingrédients. Il faut privilégier les produits simples, les produits bruts, le moins transformés possibles. Les fruits et légumes bios, de saison et locaux.

 

Dans tous ce maquis peut-on se fier à des marques, des chaînes, des labels?

Les marques ne sont pas une garantie. Par exemple, le numéro un mondial du secteur, Nestlé, est aussi un champion de la malbouffe. Les slogans comme «élus produits de l’année» sont également de pures stratégies marketing mais cela ne recouvre aucune réalité, c’est du mensonge! Certaines appellations ont toutefois leur importance. Pour les yaourts par exemple, il faut les préférer aux «spécialités laitières» ou autres inventions de l’agro-alimentation. De fait, l’appellation yaourt est réglementée et doit remplir certains critères pour porter ce nom. Les innovations des industriels visent à contourner ces contraintes.

 

Vous appelez à la plus grande méfiance vis-à-vis des innovations culinaires…

La science est capable du meilleur comme du pire et plus le produit est chimique, plus il faut s’en méfier. En apparence il y a une prise de conscience et un début de rejet de la malbouffe mais la course au gigantisme dans l’agriculture, les cultures hors sols, les viandes sans viande ne sont pas rassurantes.

 

Vous dites que c’est aux consommateurs de reprendre le pouvoir. Que pensez-vous des applications comme Yuka?

 

Oui, les consommateurs ont le pouvoir. Si nous voulons plus de transparence, c’est possible. Yuka est une bonne chose car elle rend les informations des emballages plus claires. C’est une aide intéressante mais elle retranscrit les informations transmises par les industriels. Elle ne peut toutefois fournir plus que ce qu’il lui a été indiqué. Par exemple, impossible de savoir si un produit a été touché par la pollution aux métaux lourds, s’il contient des pesticides et en quelle quantité. Les industriels ne sont pas, non plus, tenus d’informer sur la présence ou non d’ «additifs techniques». Ces éléments chimiques permettent d’améliorer la texture ou la tenue d’un produit par exemple. Pour éviter qu’un jus de fruits ne mousse, certains industriels ajoutent du diméthicone. Cet élément est également utilisé comme traitement anti-poux et ajouté dans les shampoings pour donner du volume à la chevelure…

Elevage et Agriculture : crise et malbouffe

Agriculture : crise et malbouffe

 

 

C’est la crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil par exemple qui nourrit les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les industriels,  les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle, des céréales gonflées à l’azote et aux herbicides. Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. D’après  Stéphane Le Foll « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », déclare Stéphane Le Foll et de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». » Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, » En effet « viande de France » ne signifie rien sil s’agit d’élevage industriel de bêtes nourries par exemple avec du soja aux OGM importé du Brésil ou des Etats-Unis, de bêtes bourrées d’antibiotiques et autres cocktails vétérinaires. . Mais, à part accroître (encore) la pression sur la grande distribution et les industriels des abattoirs, les marges de manœuvre sont limitées dans un pays où l’Etat ne fixe plus les prix depuis belle lurette. Et le gouvernement ne se hasarde pas non plus à poser les questions qui fâchent : face à la concurrence internationale, faut-il concentrer les exploitations dans des fermes-usines, à l’allemande ? Pousser la taille des exploitations vers 1000 hectares en moyenne (au lieu de 60 actuellement) ? Enfoncer un peu les exploitants dans l’endettement pour faire racheter un jour les terres par des fonds d’investissement ? Ce qui signifierait la fin de l’agriculture à la française Ou alors réguler pour  privilégier vraiment la qualité. Le facteur explicatif dominant tient à la monoproduction et au modèle productiviste qui certes enrichissent  industrie alimentaire et les intermédiaire mais appauvrissent  les petits paysans. Sans parler des conséquences très graves pour la santé et environnement. Là où il y avait dix vaches il y a 50 ans, il en faut 150 aujourd’hui ;  là où on produisait sur 15 hectares, il en faut 200 aujourd’hui et c’est vraiment  un minimum. De toute manière, on ne concurrencera jamais les élevages du continent américain qui comprennent des milliers de têtes (jusqu’à 100 000 !) et des milliers d’hectares. La monoproduction est évidemment une  catastrophe économique, sanitaire et environnementale qui tue les paysans. Un modèle inspiré par les gouvernements, les chambres d’agriculture et la FNSEA.

 

Elevage : crise et malbouffe

Elevage : crise et malbouffe

 

 

C’est la crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. D’après  Stéphane Le Foll « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », déclare Stéphane Le Foll et de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». » Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, » Mais un label qui demeurera virtuel car privilégier la viande de France par voie réglementaire ne pourra être accepté par Bruxelles. Dès lors ce sont surtout des normes  d’hygiène, de qualité qui devraient être imposés par voie réglementaire. En effet « viande de France » ne signifie rien sil s’agit d’élevage industriel de bêtes nourries par exemple avec du soja aux OGM importé du Brésil et bourrées d’antibiotiques et autres cocktails vétérinaires. . Mais, à part accroître (encore) la pression sur la grande distribution et les industriels des abattoirs, les marges de manœuvre sont limitées dans un pays où l’Etat ne fixe plus les prix depuis belle lurette. Et le gouvernement ne se hasarde pas non plus à poser la question qui fâche : face à la concurrence internationale, faut-il concentrer les exploitations dans des fermes-usines, à l’allemande ? Ce qui signifierait la fin de l’agriculture à la française Ou alors réguler pour  privilégier vraiment la qualité.

 

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Une nouvelle fois, on va réunir la grande distribution pour discuter de la répartition de la valeur ajoutée des produits de l’élevage ;  en effet il s’agit «d’appeler ces acteurs à leur responsabilité» a indiqué vendredi Stéphane Le Foll sur France 2. Sur le plan économique,  la crise est dramatique pour les éleveurs condamnés par exemple à vendre le kilo de 1, 20 quand les coups dépassent 1,50 €. Fondamentalement ce qui est en cause c’est le modèle industriel et économique. On a choisi de produire de plus en plus mais à des qualités de plus en plus médiocres pour tirer sur les prix. Pour de nombreuses productions la viande est au même prix qu’il y a 30 ans mais quelle dégradation pour le goût aussi pour la santé. Impossible d’ailleurs d’identifier avec certitude l’origine de la viande. « Origine : France », « Viande bovine française », « Origine France garantie », etc. ; labels et indicateurs de traçabilité sont souvent du chinois pour les consommateurs d’autant plus que cet étiquetage est souvent approximatif.  Les normes minimales pour vendre de la viande de bœuf dépendent d’une directive européenne de 2000. Elle prévoit un certain nombre de mentions obligatoires :

  • pays d’abattage et abattoir ;
  • pays de découpage et atelier de découpe ;
  • animal ou groupes d’animaux dont provient la viande.

Sur le papier, la traçabilité semble relativement assurée pour la viande bovine. Mais il arrive qu’une seule mention soit présente, la seule totalement obligatoire : celle de la provenance de l’élevage bovin. Pour les autres viandes comme celles des cochons, volailles ou ovins-caprins, l’obligation d’étiquetage est plus récente (2013) et moins complète : la mention du lieu de naissance n’a pas été rendue obligatoire (seule est obligatoire la mention du lieu d’élevage et d’abattage). Les choses se compliquent lorsqu’on évoque les produits « transformés » : aucune traçabilité n’est obligatoire au plan européen sur les produits issus de la viande (nuggets de poulet, saucisses, saucisson, etc.). La France requiert cependant, depuis 2014 et la loi consommation, une indication de l’origine des ingrédients. Mais l’origine véritable de la viande française est très douteuse. On peut en effet produire de la viande française infectée par une alimentation animale importée très toxique. Les aliments du bétail sont souvent importés et contiennent de nombreuses substances toxiques. D’après le Monde,  analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, on a découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides. Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd’hui dans des termes neufs.  Nul besoin d’une vaste enquête pour avoir une idée de l’incroyable pharmacopée destinée aux animaux d’élevage. La liste des produits autorisés contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l’intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques. Sait-on comment l’oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l’azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d’un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d’une bonne vache charolaise ? Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n’est menée. Il n’est pas dit qu’elles seraient possibles. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l’agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central. Commentaire de l’un des auteurs, Claude Reiss : « Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés. » Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Mc DO : pas philanthropes, du fric et de la malbouffe

Mc DO : pas philanthropes, du fric et de la malbouffe

 

On découvre bizarrement les méthodes de management de Mc DO à travers les sanctions envisagées si le personnel se permet de donner sa propre nourriture à un clochard. Un événement pourtant significatif du management à la chlague de Mac Do. Cette entreprise de malbouffe est là pour faire du fric et gère le personnel à coup de trique. D’abord la plupart des salariés n’effectuent que quelques heures par ailleurs mal rémunérées. Et il faut surtout apprendre à se taire et à obéir, bref les méthodes américaines. Certes Mac Do offre des prix très compétitifs  mais possible grâce à des produits industriels de basse qualité et à une gestion du personnel très contestable. Dès lors il ne faut pas s’étonner que Mac Do puisse affirmer sans honte que son objet n’est pas de nature philanthropique ? L’entreprise n’est effectivement pas là pour nourrir les clochards mais pour faire du fric.  Le 25 juillet dernier, un restaurant Mc Donald’s à Hyères, dans le Var, a placardé une note à l’attention des employés qui a fait polémique. La direction a fait remarquer qu’il « est formellement interdit de procurer de la nourriture aux clochards » après qu’un employé ait donné, sur le menu qui lui est offert lorsqu’il travaille, un hamburger à deux sans-abris. La direction a même ajouté que « Mc Donald’s n’a pas vocation à nourrir tous les affamés du territoire« .
« En fait on a le droit à un repas quand on bosse et ce soir là mon collègue a vu deux clochards un peu saouls avec leur chien. Du coup comme il n’allait pas manger, il leur a donné son hamburger. Il a fait ça par solidarité, par sympathie, il n’a pas réfléchi. Ça n’a pas du tout plu à la direction sous prétexte que, soi-disant, ça allait attirer tous les sans-abris qui passaient. On nous a quand même menacé de licenciement si quelqu’un le refaisait », a résumé une employée du restaurant. L’interdiction concernerait donc les produits qui sont, selon le fast-food, « un avantage en nature personnel » qui ne doit profiter « qu’au salarié en question ».

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Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

 

C’est la grande crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. Chiffres collectés « département par département » à l’appui, Stéphane Le Foll affirme qu’entre « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan », dans Le Parisien/Aujourd’hui en France de vendredi.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés selon les calculs du quotidien.  »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », insiste-t-il.  Et Stéphane Le Foll de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, qui permet au consommateur d’être sûr de l’origine des produits. Alors, il sera prêt à payer un peu plus cher ».  Les éleveurs ont multiplié les actions ces dernières semaines, dans l’Ouest notamment, pour protester contre l’absence de remontées des prix de leurs productions. Une conférence agricole a été organisée jeudi au Sénat pour envisager les mesures d’urgence en faveur des éleveurs.

Agriculture : un suicide par jour et la malbouffe en plus

Agriculture  : un suicide  par jour et la malbouffe en plus 

L’industrialisation de l’agriculture fait deux types de victimes. Les paysans écrasés par les conséquences de l’agriculture et de l’élevage intensifs. De l’autre les consommateurs eux condamnés à la malbouffe,  aux pesticides, antibiotiques et autres OGM. Au milieu l’industrie agroalimentaire et surtout la grande distribution qui ramassent la mise. Un modèle économique qui appauvrit les uns, affecte la santé et enrichit les intermédiaires. Du coup les agriculteurs et éleveurs sont « À bout ». Pas moins de 12.000 agriculteurs au volant de 2.200 tracteurs, selon la FNSEA se sont rassemblés dans la nuit de jeudi à vendredi sur les grands axes et devant les grandes surfaces, à travers la France et en particulier en Bretagne. Et ce n’est que le début a promis Xavier Beulin, le président de la FNSEA qui compte maintenir la pression sur la filière et les pouvoirs publics pour obtenir la revalorisation promise des cours de la viande de porc et de bœuf, payée sous les coûts de production. Invité de RTL Grand Soir ce 3 juillet, le secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de Bretagne Emmanuel Turban a appuyé les propos de ce dernier. Il s’est dit « stupéfait » de voir tant de monde sur les routes. Selon lui cela prouve bien « la détresse » dans laquelle est plongée la profession. « On ne demande pas la lune », explique l’éleveur, seulement la mise en place des promesses qu’on leur a faite. Soit une augmentation progressive de 5 centimes par semaine pour arriver à une hausse de 60 centimes en 12 semaines. Mais avec une augmentation de 0,05 centimes cette semaine, les promesses sont loin d’être tenues.  Pour Emmanuel Turban, presque tous les agriculteurs et éleveurs travaillent aujourd’hui à perte, malgré l’augmentation de 7,6% en an du revenu moyen des exploitations, notamment tiré par le haut par les exploitations viticoles et laitières. Il avance un chiffre terrible : un suicide par jour d’agriculteur. « C’est plus qu’un mal-être, les gens n’en peuvent plus » dénonce celui qui assure travailler 7 jours sur 7, de 6h à « au moins 19h ». Alors si rien ne change, les agriculteurs et éleveurs « vont aller plus loin ». Contre la violence qui a pu illustrer la manifestation récente des taxis contre Uber, ils sont néanmoins prêt à prendre des mesures plus radicale. « La base » des syndicats est « chaud bouillant » assure-t-il. Concrètement comment cela va-t-il se traduire ? L’objectif est une « mise sous surveillance active » des différents acteurs de la filière, industriels ou distributeurs et de traquer ceux « qui ne jouent pas le jeu », quitte à vérifier dans les abattoirs ou les supermarchés quels sont les prix affichés. « On saura montrer qu’on n’est pas d’accord leurs pratiques » prévient-t-il.

 

La malbouffe tue l’agriculture aussi

La malbouffe tue l’agriculture aussi

 

Une émission remarquable sur France 3 lundi soir pour démonter  le système de la malbouffe et les conséquences également désastreuses pour les agriculteurs éleveurs. En gros les multinationales de l’agro alimentaire et la grande distribution ont imposé des normes de produits dangereux pour la santé , gonflé de produits chimiques et des prix dérisoires aux producteurs qui un à un quittent le métier. . ( tomates chimique, lait et poulet  aux OGM, poulet aux antibiotiques gonflé en 1 mois quand il en faudrait 3 !) ; bref de la merde, de la spéculation aussi pour les traders qui spéculent sur les denrée alimentaires et des paysans franaçis dépendants et misérables. Au fait Hollande avait promis de mettre fin à la spéculation sur les denrées alimentaires , depuis il a oublié !  Pas étonnant que le monde agricole batte vraiment la campagne et ne soit pas dans son assiette. Comme on ne peut pas imaginer que le monde politique ait sciemment précipité le monde rural dans le désespoir, force est de constater que les meilleures intentions du monde au départ, peuvent provoquer un désastre absolu à l’arrivée. La preuve ce soir sur France 3 avec « Que mangeons-nous vraiment? », une enquête à conseiller même aux célibataires de L’Amour est dans le pré en face sur M6. Histoire de leur « fournir » un bon résumé de l’évolution-dévaluation de leur secteur en 60 ans. On retient en vrac la décision d’Edgard Pisani de lancer en 65 la Bretagne dans « le tout export » de cochons et volailles ou la décision des paysans français de « se mettre au tout soja » après avoir été inondés de films de propagande américains vantant les qualités miraculeuses de cette légumineuse sans voir et savoir que l’Amérique cherchait un second marché pour écouler ses excédents et « asservir » littéralement nos exploitants. Quelle tristesse de voir ce soir sur France 3 un éleveur attachant devenir la nounou de 56.000 poussins livrés pour être engraissés en batterie et en 31 jours top-chrono jusqu’à ce qu’ils atteignent 1,4 kg pile poils (pardon, pile plumes), poids exigé par des pays arabes qui préfèrent pourtant aujourd’hui les volailles brésiliennes ou polonaises, d’où une faille et des faillites. Eté que dire des industriels du lait qui, fixant eux-mêmes les prix, veulent tout de même « payer encore moins ». Exemple avec les (quelques) inflammations de tétines de vache, inoffensives pour l’homme mais pratiques pour l’industrie laitière, qui inflige par principe des pénalités lui rapportant dit-on 140.000.000 d’euros par an. Ben voyons ! Ya-t-il des raisons d’espérer pour le monde agricole et donc pour le consommateur ? Oui, au nom du principe selon lequel il vaut mieux mourir debout, des éleveurs et des producteurs de fruits et légumes ont fait le pari de la qualité et du « grand air ». Aucun ne le regrette. Toujours endettés mais plus heureux et moins dépressifs.

 

Sondage – alimentation : non à la malbouffe !

Sondage - alimentation : non à la malbouffe !

 

 

Un étude de l’industrie alimentaire qui n’est pas sans doute complètement neutre  mais qui démontre quand même que les Français veulent des produits de meilleure qualité.. Pas étonnant ce que nous mangeons actuellement est en cocktail de pesticides, engrais chimiques, additifs, colorants, emballages sans doute à l’origine de cancers, maladies neurologiques et dysfonctionnements du système immunitaire du fait  l’exposition des quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre alimentation et notre environnement.  Les français seraient prêts à payer plus cher une meilleure alimentation d’après ce sondage.  L’étude publiée ce mercredi par l’association des industries alimentaires est précise : 80% des Français sont prêts à acheter plus chers des aliments s’ils sont de meilleure qualité. Une vigilance accrue vis à vis de l’alimentation qui n’est pas sans fondements. Depuis le scandale de la viande de cheval il y a deux ans l’image de l’industrie alimentaire s’améliore doucement mais les Français ont désormais besoin d’être rassurés. Plus d’un consommateur sur deux regarde désormais la composition des produits mis dans leurs caddies alors qu’ils n’étaient seulement que 35% en 2013.  Désormais, les acheteurs avertis sont de plus en plus attirés par la qualité des ingrédients. En effet, huit français sur dix sont prêts à acheter des produits plus chers s’ils contiennent des ingrédients de grande qualité. Les labels sont donc devenus un critère de séduction tout comme l’origine du produit. C’est un gage de sécurité supplémentaire car nous avons désormais besoin de savoir d’où vient le produit et quel a été son circuit, quasiment du champ à l’assiette. Dans les supermarchés, les rayons consacrés au terroir se multiplient et dans un contexte de crise cela donne l’impression de soutenir l’emploi ainsi qu’un savoir-faire à la française.

 

Sondage agriculture :87% pour les petites exploitations et contre la malbouffe

Sondage agriculture :87% pour les petites exploitations et contre la malbouffe

 

 

Pesticides, engrais , additifs chimiques viennent assaisonnerez la nourriture quotidienne grâce ‘uen part à l’agriculture intensive et à ‘industrie alimentaire. Au point de mettre en danger la santé. Une écrasante majorité de Français (87%) souhaitent donc que la politique agricole favorise les « petites exploitations qui privilégient la qualité des produits » tandis que 52% jugent les agriculteurs « pollueurs », selon un sondage Odoxa publié aujourd’hui dans Le Parisien. Selon cette enquête d’opinion publiée au lendemain de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, 70% des sondés estiment que l’agriculture est un secteur dont le développement doit être prioritaire pour la France, et 76% pensent qu’il faut « continuer à la subventionner pour maintenir une France rurale ». Mais 87% veulent donc que l’agriculture française donne la priorité aux « petites exploitations qui privilégient la qualité des produits », contre 12% qui sont plutôt favorable aux « grandes exploitations qui privilégient la quantité pour rester compétitives ». Les Français expriment par ailleurs de sérieuses réserves sur le respect de l’environnement par les agriculteurs : 52% les jugeant « pollueurs », 64% estimant que la profession n’est pas suffisamment attentive à l’environnement et 51% pensant qu’elle n’accorde pas assez d’attention à la sécurité sanitaire. Enfin 82% des Français ont une bonne opinion globale de la profession, jugée « utile » à 96%. Une prise de conscience aussi contre la malbouffe dénoncée dans un article du Point Chaque année en France, la malbouffe provoque trois fois plus de morts que le tabac et cinquante fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d’obèses. Effarant. En un demi-siècle, le contenu de notre assiette s’est radicalement transformé. Aujourd’hui, 80 % des aliments que nous avalons sont industriels. Souvent trop gras, trop sucrés, trop salés et bourrés de chimie. Un constat dénoncé dans un livre du docteur Laurent Chevallier qui  met les pieds dans le plat. « Plus personne ne peut nier le lien entre les dérives d’une certaine forme d’alimentation industrielle et l’augmentation significative de certains cancers et maladies cardiovasculaires, explique ce consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier. Je tire la sonnette d’alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe. »  Comment en est-on arrivé là ? Pour produire en quantité, le plus vite possible, au plus bas coût, les ingénieurs agronomes ont créé des variétés de légumes, de fruits et de céréales qui poussent plus vite, « boostées » à coups d’engrais et de pesticides dont on retrouve les résidus sous notre fourchette. De la même façon, on a sélectionné des races d’animaux à gros rendements. Des « usines sur pattes » qui fonctionnent avec des granulés hautement énergétiques. Un supercarburant qui a altéré la composition de la viande, du lait ou des œufs. Une matière première bas de gamme, qui est ensuite transformée au point de perdre une partie de ses nutriments, vitamines et arômes. Au milieu des années 80 la chimie s’est invitée en cuisine. Pour ressusciter le goût perdu dans le processus industriel, on a réinjecté en bout de chaîne des arômes artificiels, mais aussi des conservateurs pour allonger la durée de vie des produits, des colorants pour les rendre plus tape-à-l’oeil, des correcteurs d’acidité, sans oublier les émulsifiants, antiagglomérants, gélifiants et autres agents d’enrobage… Aujourd’hui, l’industrie agroalimentaire dispose de 357 additifs autorisés qui remplissent 24 fonctions différentes. « Un cocktail chimique dont on évalue mal tous les effets sur notre organisme », avertit Laurent Chevallier. Ajoutez-y des emballages en plastique dont certains composants ont une fâcheuse tendance à migrer vers les aliments…  « Notre nourriture n’est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l’a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l’huile de palme. Et surtout de sucre et de sel. » Trois ingrédients que l’on trouvait rarement au menu de l’omnivore tendance frugivore qu’était l’homme préhistorique et vers lesquels nous sommes naturellement attirés. Des appâts gustatifs désormais utilisés à tout-va par l’industrie agroalimentaire. Nous consommons ainsi chaque jour 8,5 grammes de sel, quatre fois plus que nos besoins physiologiques. Quant au sucre-une « calorie vide » dans le jargon des nutritionnistes, c’est-à-dire qui ne contient rien d’autre que de l’énergie-, nous en avalons 35 kilos par an. 75 % de ce sucre étant directement incorporé dans les aliments par les industriels. Avec certains produits, l’addition grimpe vite : un pain au chocolat représente l’équivalent de sept morceaux de sucre, un soda six. « C’est d’autant plus grave, dans le cas du soda, que notre cerveau ne comptabilise pas les calories sous une forme liquide. » Ce qui explique pourquoi, après avoir vidé une canette, on ne ressent pas la sensation de satiété. Notre cerveau se fait aussi berner par certains aliments industriels quasi prémâchés. « Le meilleur exemple, c’est la portion de céréales du petit déjeuner qui se transforme, avec le lait, en une bouillie vite gobée, plus ou moins grasse, salée et sucrée, indique le nutritionniste. C’est la mastication qui permet d’envoyer le signal de satiété au cerveau. Et le fait de mâcher imprègne de salive les aliments, ce qui facilite la digestion et dope l’immunité. »  Un désastre nutritionnel longtemps masqué par les progrès réalisés sur le plan de l’hygiène. En aseptisant notre alimentation, les industriels ont fait chuter le nombre de morts par intoxications alimentaires, et l’invention du réfrigérateur ajouté à l’usage des antibiotiques a fortement diminué l’incidence des cancers de l’estomac provoqués par des bactéries. Mais, dans le même temps, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité ont explosé. Pour la première fois, malgré les progrès continuels de la médecine, l’espérance de vie d’un Américain naissant aujourd’hui ne dépassera pas celle de ses parents. Elle sera même plus faible dans les classes défavorisées. Si l’on commence à se préoccuper de qualité nutritionnelle, le risque que fait peser la présence de molécules chimiques dans nos aliments n’est pas suffisamment pris en compte. Ce que dénonce Laurent Chevallier. « N’ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché. » La preuve, selon lui, que l’on nous met sur la table des aliments mal évalués. « On a mis trente ans à s’apercevoir que le E128, un colorant pour saucisses industrielles, attaquait les cellules du côlon chez le rat et la souris. » On a pourtant multiplié les instances de contrôle. « Pour évaluer la dangerosité d’une substance chimique, les agences se contentent la plupart du temps des études fournies par les industriels à partir de cahiers des charges inadaptés. Sans compter qu’un certain nombre de leurs experts travaillent avec ces mêmes industriels. » Bref, les mailles du filet seraient trop lâches. « Je suis sidéré que l’on n’avertisse pas les femmes enceintes des risques liés aux substances chimiques de notre alimentation. » Le cas du BHA fait bondir le nutritionniste. Cet additif, présent dans certains chewing-gums, est considéré comme cancérogène. Mais, au lieu de l’interdire, on a demandé aux industriels d’en diminuer la teneur, sans même les obliger à en indiquer la concentration sur l’étiquette.

 

 

Restauration : deux taux de TVA, une pour la bonne bouffe, une pour la malbouffe

Restauration : deux taux de TVA, une pour la bonne bouffe, une pour la malbouffe

Bruno Le Roux,. afin de faire la différence entre les « restaurateurs de tradition française » et les autres,  a proposé d’appliquer deux taux de TVA distincts en fonction des établissements. Selon le patron des députés PS, il y a donc deux types de restauration : « celle qui est de tradition française, transformant des produits » d’un côté, et « celle qui ne transforme pas les produits ». « Celle qui transforme les produits, elle embauche plus, elle a une masse salariale plus forte, elle a du monde en cuisine », a-t-il expliqué. Dans son idée, la première pourrait bénéficier d’une TVA à 5 %, tandis que la seconde devrait se contenter du taux appliqué aujourd’hui, soit 7 %. Une proposition avantageuse, donc, puisque certains d’entre eux verraient leur TVA baisser. La question de l’avenir de la TVA de la restauration est en effet au cœur d’une âpre négociation. A l’heure actuelle, le secteur est soumis à un taux à 7 %. A en croire le pacte de compétitivité annoncé lundi par Jean-Marc Ayrault, leur taux de TVA devrait donc augmenter à compter de 2014, pour atteindre 10 %. Pourtant, selon un rapport du député PS Nicolas Thévenoud publié la semaine dernière, il est » inévitable » que cet avantage soit supprimé, tant il coûte au budget. Ce sont en effet trois milliards d’euros qui ne rentrent plus dans les caisses de l’Etat depuis sa création en 2009. Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a par ailleurs exclu mercredi matin une remontée à 20%, alors que la veille l’entourage de la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme Sylvia Pinel ne l’excluait pas. En bref, un beau casse-tête, que la proposition de Bruno Le Roux ne simplifie pas. Car s’il a soutenu mordicus mercredi qu’il ne s’agissait que d’une réflexion personnelle, elle pourrait s’inviter rapidement dans le débat…

 




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