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Pouvoir d’achat: la France mal classée en Europe

Pouvoir d’achat: la France mal classée en Europe

 

 

D’après une étude de l’institut allemand d’études de marché Gfk en  2016, le revenu disponible des ménages en Europe (après paiement des impôts et charges sociales) atteint la somme globale de 9.180 milliards d’euros, soit un pouvoir d’achat de 13.672 euros par habitant en Europe. Précisons que GfK étudie l’ensemble des pays du continent et pas seulement ceux qui font partie de l’Union européenne. Il inclut ainsi l’Islande, la Norvège et même la Biélorussie, l’Ukraine et la Turquie. Sur cette base, GfK a établi un top 10 dominé par… le Liechtenstein, avec 63.000 euros de pouvoir d’achat par habitant! Ce qui est pour le moins discutable, puisque le pouvoir d’achat des résidents de l’autre richissime principauté d’Europe -Monaco- n’a, lui, pas été évalué dans cette étude. En deuxième position, s’impose la Suisse, où les habitants disposent de 42.300 euros par an  Derrière le Liechtenstein et la Suisse, figure le plus riche des états membres de l’Union européenne: le Luxembourg. Ses habitants jouissent d’un pouvoir d’achat de 30.248 euros, devançant ainsi les Norvégiens (27.839 euros) et les Islandais (24.272 euros). L’Allemagne (21.879 euros) et la Grande-Bretagne (21.141 euros) viennent clore le top 10 dont la liste complète figure à la fin de cet article. La France, elle, doit se contenter du 12e rang avec un pouvoir d’achat de 19.254 euros par habitant. Mais, cela dit, elle gagne une place par rapport au classement établi par Gfk l’an passé. Elle devance ainsi clairement l’Italie (16e avec 16.709 euros), l’Espagne (17e avec 13.840 euros) mais aussi les Pays-Bas (15e avec 17.901 euros).

(La tribune)

Elevage agriculture : un nouveau plan mal adapté

Elevage agriculture : un nouveau plan mal adapté

Le premier ministre doit annoncer un «pacte de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles». Mais ce plan copie des précédents se limite à quelques aides publiques. Pas vraiment ce qu’attendent les éleveurs, les producteurs de lait ou les céréaliers très touchés cette année. Ce qu’ils souhaitent  ce sont des prix qui rémunèrent leur travail et non des aides et de nouvelles possibilités d’emprunt

Le monde de l’élevage souffre depuis l’effondrement des   prix. Selon les dernières estimations, les producteurs de lait devraient afficher un revenu historiquement bas de 2500 euros en 2016. Pis, la moitié d’entre eux vont clôturer leurs comptes en déficit. Dans le blé, le printemps pluvieux au nord d’une ligne Nantes-Lyon a fortement réduit les rendements, de 30 % en moyenne par rapport à 2015. Quant aux céréaliers, ils accusent une perte de 400 à 500 euros par hectare. Manuel Valls doit annoncer des mesures exceptionnelles, du type de celles retenues l’an dernier, comme un fonds d’allégement des charges dont une baisse de la taxe du foncier non bâti, une exonération des charges et un refinancement des emprunts à des taux situés entre 0,5 % et 1 %.

Le gouvernement devrait annoncer la mise en place d’un fonds de garantie d’environ 1,5 milliard en faisant appel à Bpifrance et à la Société interprofessionnelle artisanale de garantie d’investissements (Siagi). Le plan de sauvetage de l’élevage en 2015 avait permis de traiter 45.000 dossiers. Les services du ministère estiment cette fois-ci que 80.000 à 100.000 exploitations ont aujourd’hui besoin d’être refinancées, faute de trésorerie.

 

 

Attentat de Nice: Guéant défend (mal) Sarkozy

Attentat de Nice: Guéant défend  (mal) Sarkozy

Dans une interview à RTL Guéant descend mal Sarkozy pour partie responsable de la désorganisation des services de renseignements en outre Claude Guéant n’apporte guère de solution très innovante illustrant ainsi le désarroi de la classe politique.

La suppression des Renseignements généraux (RG), décidée en 2008 sous Nicolas Sarkozy n’a-t-elle pas appauvri les moyens de la police?

Cette mise en cause de la fusion entre les anciens Renseignements généraux et la direction de la Sécurité du territoire (DST) est un procès politicien scandaleux. Les «RG» étaient un service dont la vocation n’était plus en accord avec son temps. J’ai connu une époque durant laquelle ils faisaient des sondages d’opinion et assistaient à des meetings politiques… Est-ce vraiment le rôle d’un service de police dans une démocratie moderne ? Après la fusion, les effectifs des anciens «RG» ont été affectés à la DST, qui a vu ses effectifs plus que doubler. Or, l’une des principales missions de la DST est précisément de lutter contre le terrorisme.

Mais le rôle des services de renseignements territoriaux est crucial dans la lutte contre le terrorisme

Les anciens «RG» territoriaux – environ 1 500 personnes à l’époque – n’ont pas disparu. Ils ont été réaffectés dans les commissariats de police. Depuis 2012, rien n’empêchait le gouvernement d’augmenter leur nombre s’il le souhaitait.

Après ce nouvel attentat à Nice, quelles mesures de sécurité devraient prendre le gouvernement ?

Dans la lutte contre le terrorisme, le «risque zéro» n’existe pas. Il n’y a pas de mesure qui constitue une parade à coup sûr contre tout attentat. D’autant que les responsables de l’Etat islamique appellent leurs partisans à frapper la France par tous les moyens : fusillade, bombe, attaque à l’arme blanche, voitures béliers et même jet depuis des précipices… La menace est de plus très diffuse entre, d’une part, des correspondants directs de Daech et, d’autre part, des initiatives isolées. Il ne suffit pas de démanteler un réseau de terroristes. A mon sens, le gouvernement tarde néanmoins à prendre quelques mesures importantes.

Lesquelles ?

La collaboration entre les pays européens doit d’abord être renforcée. Il est invraisemblable qu’il n’existe toujours pas un fichier commun des personnes suspectées d’être liées au terrorisme en Europe. Un tel fichier, qui pourrait s’appuyer sur le logiciel SIS Schengen et compterait quelques dizaines de milliers de personnes, éviterait que les contrôles aux frontières soient inopérants. Je rappelle que la gendarmerie a laissé filer Salah Abdeslam au lendemain de l’attentat du Bataclan alors même qu’il était connu des services belges !

Délais de paiement : le mal français

Délais de paiement : le mal français

 

 

Officiellement le délai moyen de paiement tournerait autour de 35 jours mais la règle c’est souvent le paiement à 60 jours ou 45 jours fins de mois. Une maladie bien française. Des retards  qui pèsent  sur la trésorerie des fournisseurs de prestations et de produits. Lesquels sont condamnés à emprunter en attendant le paiement et donc condamnés  à supporter des coûts supplémentaires. Malheureusement pour certaines entreprises notamment les PME lorsque les dépassements de délais de paiement s’ajoutent des difficultés structurelles c’est parfois la faillite assurée. L’impact des retards de paiements sur la trésorerie des PME françaises est estimé à 15 milliards d’euros, dont neuf milliards sont le fait des collectivités publiques, des montants qui fragilisent de nombreuses entreprises. La loi Hamon sur la consommation de 2014 a entraîné un renforcement des contrôles des délais de paiement, avec un ciblage plus particulier sur les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) ainsi qu’un durcissement des sanctions.  Aujourd’hui, 74% des dirigeants de PME et ETI considèrent le niveau de trésorerie comme l’indicateur prioritaire pour piloter leur entreprise, selon une étude réalisée par l’institut Ipsos pour American Express. Il permet de vérifier l’équilibre de la structure financière d’une entreprise. Or, une trésorerie positive passe par des délais de paiements clients courts, la moyenne nationale est de 35 jours. Ce délai est beaucoup plus élevé dans les secteurs de l’industrie et de la construction, où il monte respectivement à 44 et 49 jours. Une fois le délai de paiement négocié, faut-il encore le respecter! Au cours des 12 derniers mois, six entreprises sur dix ont subi des retards de paiement. Difficile dans cette situation de verser des pénalités au risque de dégrader les relations avec le client. Les entreprises relancent et privilégient le dialogue, 9% d’entre elles ont dû employer la manière forte après plusieurs rappels. Plus d’un dirigeant sur trois affirme que le versement des pénalités a détérioré la relation client fournisseur.

Sondage loi travail : 2 Français sur 3 contre mais mal informés !

Sondage loi travail : 2 Français sur 3 contre mais mal informés !

 

Un sondage Harris  pour le moins contradictoire puisque deux Français sur trois sont en opposition avec la loi travail mais que 54 % considèrent mal connaître le texte. En outre sur la disposition la plus contestée à savoir l’article 2 qui prévoit la décentralisation de la négociation au plan de l’entreprise en matière de conditions de travail plus de 60 % des Français y sont favorables. C’est sur cette disposition que se fonde surtout la contestation des syndicats opposés à la loi travail. Un sondage qui paraît donc difficile à interpréter et qui en même temps démontre toutes les contradictions de la société française vis-à-vis des réformes. La contradiction provient pour une grande partie du rejet systématique de la politique du gouvernement. Du coup l’amalgame contestataire fait rejeter toute mesure même celles qui peuvent paraître pertinentes. Aujourd’hui n’importe quelle réforme serait de toute manière contestée tellement le rejet du gouvernement est fort. Dans le détail des mesures concrètes il est possible de dégager des majorités mais globalement le principe même de la réforme est rejeté. En cause sans doute la complexité de la problématique économique et sociale qui nécessiterait sans doute une autre gestion du débat. En effet faute de débat suffisant et de compréhension des enjeux la réforme apparaît anxiogène et les Français se replient  sur des positions figées. Ajoutons à cela l’addition de tous les corporatismes qui défendent leur statut actuel et contribue au blocage de la société française en matière économique et sociale. D’une certaine façon il est assez caricatural et paradoxal que les plus mobilisés contre la loi soit les catégories sociales qui ne sont pas concernées par ce texte. Vu de l’étranger la France apparaît un peu schizophrène souhaitant d’un côté des réformes mêlées contestant violemment quand elle se présente. Plus de deux Français sur trois (67%) se disent donc  opposés auprojet de loi travail et dans le même temps 54% s’estiment mal informés sur le contenu du texte, selon un sondage Harris Interactive pour LCP-Assemblée nationale, publié dimanche. Le projet de loi n’est approuvé que par 31% des personnes interrogées, tandis que 67% se déclarent plutôt (31%) ou tout à fait opposés (36%). 2% ne se prononcent pas. Interrogés sur leur connaissance du texte de Myriam El Khomri, seuls 45% des Français se disent « bien informés ». A l’inverse 40% déclarent être « plutôt mal informés » et 14% « très mal informés » (1% ne se prononce pas). Pour 61% d’entre eux, les conditions de travail devraient être déterminées en priorité au sein de chaque entreprise. Le projet de loi prévoit dans son article le plus contesté, l’article 2, qu’un accord d’entreprise majoritaire prime sur l’accord de branche mais uniquement en matière d’organisation du temps de travail.

Des enseignants français mal payés ?

Des  enseignants français mal  payés ?

 

En dépit de l’augmentation de la prime des deux enseignants du premier degré.  (400 euros par an) qui sera alignée sur celle de leurs collègues du second degré (1200 euros en moyenne). Les enseignants français sont relativement mal rémunérés au regard de la collègue de leurs collègues internationaux. En moyenne, un enseignant français perçoit une rémunération brute mensuelle de 2971 euros qui équivaut à un salaire net de 2475 euros, selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par le ministère de l’Éducation nationale, datant de 2012. A l’époque, un professeur du premier degré (de maternelle au CM2) touchait 2633 euros bruts par mois (2187 euros nets). A titre de comparaison, un collègue du second degré gagnait, en moyenne, 3277 euros bruts (2736 euros nets). Soit un écart de plus de 25% qui s’explique par le fait que les seconds percevaient une prime mensuelle près de quatre fois supérieure aux premiers (463 euros contre 124 euros). Quatre ans plus tard, l’écart s’est donc réduit un tout petit peu (1200 euros contre 400 euros). Côté salaire, on notera qu’un professeur du premier degré doit attendre d’avoir 50 ans pour gagner autant qu’un collègue du second degré âgé de 30 à 50 ans. Les enseignants européens sont-ils mieux payés que leurs homologues français? Oui, quel que soit le cycle d’enseignement. Si l’écart avoisine les 1000 dollars par an pour le préprimaire et le secondaire, il est supérieur à 5000 dollars pour le primaire (36.120 dollars contre 41.248 dollars), selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par l’OCDE, datant de 2013. Sur les 36 pays pour lesquels les données sont connues, seuls 13 affichent des rémunérations moins élevées pour leurs enseignants que la France.

 

(Le Figaro)

Mal français : « La faute à l’Europe » ? Marcel Gauchet

Mal français : « La faute à l’Europe » ? Marcel Gauchet

 

Philosophe et historien, Marcel Gauchet dans une interview à la Tribune fait un inventaire des différents facteurs explicatifs du mal français et attribue notamment une grande responsabilité à l’Europe. Une interview intéressante mais qui peut cependant être contestée notamment sur l’insuffisance d’analyse des faiblesses spécifiquement françaises. Ou quand l’analyse philosophique pèche par manque d’approche sociaux économique !

 

LA TRIBUNE - Vous affirmez que nous nous dirigeons vers l’explosion de l’euro ?  Pourquoi ?

MARCEL GAUCHET - Je ne prétends pas parler en économiste et je ne prophétise rien. Je me contente d’observer que l’euro n’a pas été conçu sur la base d’une stratégie économique, mais en des termes politiques. S’il doit tomber, il tombera par la politique. Nous sommes dans une ambiguïté extrême: les gouvernements admettent que l’Europe monétaire ne fonctionne pas bien, mais refusent l’idée d’en sortir. Les économistes s’épuisent en discussions techniques sur l’euro, alors que ceux qui décident en dernier ressort, les responsables politiques, se déterminent non pas en fonctions de considérations économiques, mais uniquement politiques.  Ce qui maintient avant tout l’euro, c’est la peur d’en sortir, le refus du saut dans l’inconnu. On sait très bien, ainsi, en France, que les retraités y sont farouchement opposés. Cela donne une force immense au statu quo, mais celui-ci pourra-t-il tenir devant les conséquences  de l’euro tel qu’il fonctionne aujourd’hui ? Sans même évoquer les pays périphériques, la contrainte va devenir terrifiante, pour l’Italie, la France… En France, nous allons nous trouver devant un choix politique majeur,  à côté duquel le Brexit est une aimable plaisanterie. Que se passera-t-il quand nous atteindrons les 8 millions de chômeurs ?  Il paraît que la croissance devant repartir tôt ou tard, ces questions vont se résoudre d’elles-mêmes. Il est permis d’en douter. Ce que chacun peut constater, c’est l’affaissement continu du système productif français. La conscience de l’insupportable va finir par émerger, sauf  à nous condamner à une dépression perpétuelle.

À moins d’un grand saut vers l’Europe fédérale ?

Un saut fédéral ? La création d’un budget européen? Personne n’osera sauter le pas dans les conditions politiques actuelles. Certes, cette alternative se présentera à un moment donné. Les européistes forcenés la défendront, avec l’idée qu’il vaut mieux laisser les Allemands concevoir notre budget à notre place. Mais je doute ce que ce soit très populaire !  Il faudra alors admettre l’échec de cette construction purement politique, voulue par François Mitterrand pour des raisons absurdes -arrimer l’Allemagne à l’ouest par crainte de la voir partir vers l’Est.

Votre thèse centrale est celle d’un « malheur français ». Vous insistez notamment sur le mensonge de Mitterrand, qui a vendu aux Français l’idée que l’Europe, ce serait la France en plus grand, en plus fort… Mais quelle est la part de l’Europe dans ce malheur ?

En l’absence d’Europe, le malheur français serait tout de même là. L’Europe, c’est, en l’occurrence, un amplificateur et un révélateur. Dans un contexte où cette idée pouvait encore paraître plausible, au cours des années 1980, François Mitterrand a vendu aux Français la thèse selon laquelle l’Europe pouvait être la solution de tous leurs maux. Le discours était le suivant : « Nous avons les moyens militaires et stratégiques, les Allemands ont le poids économique ; construisons donc une Europe que nous allons conduire politiquement, pour contrer le néolibéralisme. » Comme si l’Europe allait nous permettre de bâtir une alternative sociale au monde néolibéral. Évidemment, l’inverse s’est produit. L’Europe a amplifié le basculement de la France vers le néolibéralisme. Et l’Europe a révélé à quel point nous, Français, étions isolés, à quel point nous ne pouvions plus peser sur le cours des choses. L’Europe que nous pensions piloter nous a échappé, nos partenaires se convertissant aux politiques néolibérales, tout comme la Commission européenne, devenue le fer de lance de ces politiques. Le mot d’ordre, c’est toujours plus de marché, de flexibilité, avec un rappel à l’ordre de Bruxelles quasi quotidien. Nous vivions sur l’image du village gaulois résistant à la vague néolibérale : elle l’a englouti. Les Français ont beaucoup de mal à se reconnaître dans ce cours des choses, ils accusent le coup quand ils constatent la faiblesse et l’isolement de leur pays.

Quel est le « vrai » malheur français ?

Il peut se constater à plusieurs niveaux. J’en vois trois. D’abord, d’un point de vue général, pour l’Occident, la mondialisation est synonyme de rapetissement. Les Européens ne représentent plus que 7 % de la population du globe. Et ce sera de moins en moins ! Tous les Occidentaux sont ébranlés par ce constat. Ensuite, nous nous sommes illusionnés sur le partage des tâches dans la mondialisation : les Occidentaux ont pensé qu’ils allaient faire suer le burnous des Asiatiques, et encaisser, eux, les royalties, puisque l’Europe et les États-Unis se réservaient l’innovation, la haute technologie. Comme si les Chinois n’allaient pas s’y intéresser ! Un racisme inconscient était là à l’oeuvre. Évidemment, cela n’a pas marché ainsi. Le réveil a été difficile. En fait, la mondialisation, c’est la relativisation de l’Occident. Cela ne concerne pas que l’Europe, du reste. Les Américains ressentent aussi ce choc. Enfin, s’agissant du modèle français, la marche du monde telle qu’elle s’est généralisée depuis quarante ans va à l’encontre de notre ADN, comme on dit. Certes, nous parvenons tant bien que mal à nous adapter à la situation. Mais c’est un modèle dans lequel les Français ne se reconnaissent pas. Un modèle construit sur l’approbation des inégalités au titre de la dynamique économique, alors que le problème français, depuis toujours, c’est l’égalité. Sur la place de l’État, l’idée du droit, le rôle de l’argent dans la vie sociale, les Français sont en décalage avec le modèle international dominant, mondialisé. Ils jouent le jeu, mais ont du mal à s’y retrouver.

La France, c’était, pour reprendre une formule un brin ironique, « le pays où le communisme a réussi » ?

C’est une aimable plaisanterie ! Ce qui pouvait rappeler le modèle soviétique dans le modèle français, lors de son dernier moment glorieux, celui des « Trente Glorieuses », justement, c’était l’aspiration égalitaire et l’idéal d’un gouvernement rationnel. Avec cette différence que cela fonctionnait, contrairement à l’Union soviétique. Nous avons obtenu de vraies réussites dans ce cadre, au cours des années 1950 et 1960. Cela s’exprimait dans les grands projets technologiques, les ingénieurs et la science au pouvoir ! Dans le monde néolibéral, c’est plutôt la réussite financière individuelle qui est au pouvoir. Les entrepreneurs « newlook », ça ne branche pas tant que ça les Français !

 

Comment le néolibéralisme s’est-il infiltré en Europe ?

Deux facteurs se sont conjugués. D’une part, l’impasse de la régulation keynésienne, de plus en plus perceptible au cours des années 1970. Les gouvernements se montraient impuissants à réguler la conjoncture, et les appareils publics n’étaient plus maîtrisés. Le néolibéralisme a eu pour atout majeur de relever ce défi grâce à l’outil monétaire, le monétarisme permettant de casser l’inflation. Les populations ne supportaient plus alors une inflation à deux chiffres, très déstabilisante. En outre, en raison de la crise, tous les États se sont endettés. Il a fallu colmater les brèches. La dérégulation financière a permis d’avoir pleinement recours aux marchés, et donc d’emprunter plus facilement. En matière économique, le néolibéralisme a gagné la bataille essentiellement pour des raisons pragmatiques… Mitterrand, Bérégovoy ou Delors n’avaient pas lu Milton Friedman… mais ils ont vu que la recette fonctionnait ! Le second facteur, c’est tout simplement la nécessité d’exporter, donc de s’ouvrir à la mondialisation, pour payer la facture énergétique. Mais la mondialisation n’est pas qu’un phénomène économique. Derrière, il y a un phénomène beaucoup plus profond qui est l’ouverture au monde de l’ensemble des sociétés. L’idée d’une libre circulation des marchandises, mais aussi des gens, s’est imposée partout. Elle s’est transformée en vision générale de la vie en société, devenant un fait politique majeur. Même les sociétés les plus fermées, la Chine ou l’Union soviétique, n’ont pas pu résister à cette vague. Elle a détruit le cadre classique de l’affrontement Est-Ouest.

Comment la mondialisation a-t-elle fait évoluer les sociétés en profondeur ?

La mondialisation, c’est l’aspect extérieur des bouleversements sociétaux. Il faut considérer aussi l’aspect intérieur, l’évolution en profondeur des sociétés : le fait majeur, c’est la disparition du sens du collectif. La mutualisation, l’État social, la primauté donnée au collectif, tout ce ciment des sociétés est délégitimé, au profit de l’axiome selon lequel il n’y a en droit que des individus. S’il n’y a que des individus, comment concevoir le lien social autrement que comme un marché généralisé ? Et ce, y compris dans la sphère politique ?

Curieusement, vous estimez que les États-Unis ont échappé pour partie à ce mouvement…

C’est la fable effectivement paradoxale de cette histoire : le pays matriciel du point de vue de l’idéologie néolibérale est celui qu’elle a le moins transformé. Le néolibéralisme y est pratiqué en grand, mais dans les limites du patriotisme : l’idée-force, c’est que ce dernier doit, in fine, l’emporter. Ce principe n’est absolument pas contesté, sauf par quelques « libertariens » excités. Aux États-Unis, on ne trouve pas cette antinomie que nous connaissons entre le marché et l’État. L’idéal américain, c’est le marché au service de la grandeur de l’Amérique. Il faut que l’Amérique soit forte, donc riche, et c’est grâce au marché qu’elle le sera. C’est à l’opposé de notre conception de l’idée sociale, selon laquelle il faut choisir son camp, l’État ou le marché.

C’est au nom de ce patriotisme, ce principe suprême, que l’Amérique sait se défendre. Et pas seulement l’Amérique…

C’est un principe supérieur qui existe aux États-Unis, mais aussi en Chine. En fait, il s’impose partout, sauf chez nous ! L’Europe ne sait pas se défendre, elle n’a aucune idée de sa place dans le monde, aucune vision stratégique, cela éclate au grand jour avec la crise migratoire. C’est comme si nous avions perdu quelque chose en route…

C’est un constat assez dramatique. Et comment peut-on en sortir ?

Effectivement, c’est dramatique. C’est pourquoi j’ai écrit ce livre. Je veux croire au réveil des populations, des élites dirigeantes Il faut repenser l’Europe, en fonction d’un fait simple : l’Europe doit être une entité politique, stratégique, conçue pour préserver la place de l’ensemble des pays qui la composent dans le monde. Il faut une articulation différente entre les nations et l’Europe : nos intérêts sont communs. Notre intérêt primordial, c’est de sauver ce qui a fait le dynamisme historique exceptionnel de l’Europe, afin de continuer à le développer. Or cela ne va nullement de soi dans le « Grand Jeu » global en train de s’engager. Dès lors que le principe est posé, quelles sont les formules politiques imaginables ? L’Europe des cercles – avec des pays participant à des politiques, d’autres exclus -, je n’y crois pas une seconde. Comme s’il pouvait exister une première, une deuxième et une troisième division… Il faut revoir les attributions de la Commission. Comment une administration peut-elle faire de la politique ? Elle n’est pas conçue pour… Ce poids politique de la Commission a correspondu à un moment historique, qui a été celui de la technocratie. Mais celui-ci est dépassé. Que veut-on ? Une banlieue médiocre des États-Unis ou une Europe consciente de son originalité, forte de son histoire particulière, de ses valeurs propres ? Sommes-nous obligés, par exemple, de nous aligner sur le droit américain ?

Une Europe plus forte, c’est celle qui va vers le fédéralisme ?

Pas forcément. Il faudrait un espace où chacune des nations pourrait s’exprimer beaucoup plus, politiquement. Cela ne va donc pas dans un sens fédéraliste. Rappelons-nous que l’Europe est et ne peut être qu’un projet politique entièrement neuf. D’ailleurs, si l’on voulait emprunter cette voie, qui pourrait incarner l’Europe ? Quel responsable ? Il n’y en a pas. Qui voudrait d’un Jean-Claude Juncker président de l’Europe ?

Pour qu’une Europe puisse agir, faut-il qu’elle s’incarne ?

Pas nécessairement. Je ne le pense pas. C’est l’erreur de base. Mieux vaut un concert polycentrique, où de fait, par exemple en matière de défense, les pays disposant d’une armée importante auraient naturellement une voix prépondérante dans la discussion. Et dans l’action. Pour une fois, le gouvernement français a eu raison de demander que soit reconnue la charge financière que représentait son intervention au Mali. Le problème est de trouver une formule institutionnelle permettant à de véritables perspectives politiques d’émerger. Le contraire du système actuel qui fonctionne comme un étouffoir.

Vous voulez que les politiques reprennent le pouvoir ?

Et qu’ils aient une ligne, qu’il s’agisse de la défense ou de l’économie ! Une des choses les plus scandaleuses que l’Europe ait faites ces dernières années, c’est l’adoption pure et simple des normes comptables américaines. Une Europe digne de ce nom définirait un statut de l’entreprise européenne, s’appliquant aux multinationales venant s’installer chez nous. Et avec un système comptable répondant aux exigences européennes, s’agissant de l’évaluation de la valeur des entreprises.

Cette Europe que vous appelez de vos voeux pourrait se défendre, affirmer ses vues… mais remettrait-elle en cause le néolibéralisme à l’origine du malheur des Français, selon vous ?

C’est une autre question. Ce n’est pas l’affaire d’une entité politique comme l’Union européenne de mener une bataille idéologique. C’est à ses citoyens de le faire. À ce niveau, ce qui compte, ce sont les politiques réellement menées. En l’état actuel des choses, elles ne pourraient être que des compromis avec les orientations qui dominent à l’échelle du monde. Ce serait déjà un considérable progrès.

Cela étant, tous nos problèmes ne se réduisent pas à l’Europe. Balayons devant notre porte pour tout ce qui reste de notre responsabilité directe. Le problème général est de retrouver un compromis viable entre la liberté individuelle et le pouvoir collectif. Ce compromis pourrait passer, si un gouvernement suffisamment pédagogue savait en convaincre les Français, par la sauvegarde de l’État social. L’État social est coûteux tout comme l’est l’éducation, et ils continueront de l’être. Il faut faire vivre cette construction, tout en la réformant pour la rendre plus efficace. La vraie contestation de l’idéologie néolibérale consisterait à montrer qu’il est possible de concevoir et de bâtir des institutions publiques performantes. C’est l’absence, ou pire, l’impossibilité de conduire de telles réformes qui alimentent la dépression française. Comme si la sécurité – sociale, de l’emploi – était nécessairement liée à un modèle dysfonctionnel, inefficace, mais assurant néanmoins une vague garantie. La perspective n’est pas de nature à soulever l’enthousiasme !

Le bonheur français, ce serait simplement de renouer avec un système public à la fois équitable et efficace. Mais pour impulser un tel mouvement, il faudrait un personnel politique inspirant la confiance. C’est la défiance qui nous paralyse.

Vous voyez de tels responsables ?

Non. J’ai beau scruter l’horizon, je n’en vois pas.

« BCE, ça va finir mal » (Nathalie Janson)

« BCE, ça va finir mal »  (Nathalie Janson)

 

Nathalie Janson, économiste, critique l’inefficacité de la politique de la BCE et même ses effets contreproductifs dans uen interview au Figaro.

 

Dans le plus strict respect du Foward Guidance Mario Draghi a fait ce qu’il a dit en janvier: il apportera un soutien sans limite. Il a même été au-delà des espérances puisque la nouvelle du taux d’intérêt de la facilité de dépôts et le renforcement du programme d’achat étaient attendus, la baisse du taux directeur à 0% et le lancement de 4 opérations de LTRO l’étaient beaucoup moins. Ses décisions ayant dépassé les attentes, les marchés européens l’ont salué comme il se doit positivement mais cet accueil chaleureux fut de très courte durée. Ils ont raison, il n’y a pas de quoi se réjouir, il y aurait même plutôt de quoi s’inquiéter fortement!

Des marchés sous emprise

La somme toute faible réaction positive des marchés financiers à l’annonce de mesures significatives montre qu’ils sont blasés. Après tout Mario Draghi ne fait que les brosser dans le sens du poil. On se demande qui est le chef dans cette histoire. Les marchés donnent des signes d’inquiétude depuis le début d’année et bien qu’à cela ne tienne redonnons leur de l’enthousiasme en baissant davantage les taux et en augmentant le montant du programme de rachat d’actifs. Néanmoins les marchés financiers enivrés de liquidités réagissent de moins en moins à toute dose supplémentaire comme tout alcoolique dont l’euphorie va décroissant malgré la prise croissante d’alcool. Et oui même dans ce domaine les rendements décroissants s’appliquent. Dans ces conditions il est légitime de se demander comment cette histoire va finir… sans doute mal.

 

 

La banque centrale Européenne en contradiction avec elle-même

Ce n’est pas la monnaie qui est à l’origine de la création de richesses mais l’innovation et l’augmentation de la productivité qui en découle.

Pourtant l’année dernière, au début de son action, Mario Draghi l’avait bien répété à qui voulait l’entendre: il ne peut pas tout, il ne peut que créer les conditions nécessaires pour que les pays de la zone euro mettent en œuvre des réformes structurelles afin de renouer avec la croissance. En effet, les injections monétaires ne peuvent se substituer aux réformes de structure. La monnaie n’est qu’un facilitateur, elle ne créée rien qui ne soit jamais. Ce n’est pas la monnaie qui est à l’origine de la création de richesses mais l’innovation et l’augmentation de la productivité qui en découle. En revanche, les injections volontaristes de monnaie comme c’est le cas en Europe depuis un an peuvent créer le terreau de la prochaine crise. En effet, la baisse forcée des taux des intérêts et l’aplatissement de la courbe des taux qui en résulte – la banque centrale sort même de son terrain de jeu habituel en achetant des titres de longs – conduit inévitablement à des prises de décision erronées en matière d’investissement. Le découplage des taux d’intérêt nominaux par rapport aux taux qui devraient prévaloir c’est-à-dire sans intervention de la banque centrale- et non pas les taux réels éloigne l’économie de son sentier de croissance soutenable. Inévitablement un jour le château de cartes s’écroulera. Malheureusement le symptôme qui habituellement révèle cette divergence – à savoir l’inflation semble absente – ce qui ne facilite pas la tâche de la banque centrale. Mais après tout l’inflation est-elle réellement absente? En apparence seulement… Si l’on y réfléchit bien la crise des subprimes de 2007 aurait dû conduire à une baisse des prix massive qui n’a pas eu lieu en raison de l’intervention des banques centrales. En Europe la crise de la dette souveraine aurait dû également conduire à des baisses de prix importantes dans les pays affectés. Ces baisses ont été somme toute limitées pour les mêmes raisons. En outre, si l’on prend également en compte le fait que la «nouvelle économie» engendre une concurrence exacerbée et donc une pression à la baisse sur les prix, nous devrions avoir en réalité une inflation négative plus importante aujourd’hui. Evidemment cette inflation est plus difficile à repérer et à mesurer! Les banques centrales ne sont pas armées pour ce genre d’exercice intellectuel.

Alors s’achemine-t-on vers un scénario catastrophe?

Ce n’est pas dit mais il est certain que ce n’est pas les annonces de ce jeudi 10 mars qui vont remettre en selle les économies européennes. Il devient plus qu’urgent – voire vitale – que Mario Draghi stoppe cette politique volontariste qui – outre le fait d’être inefficace – crée des effets pernicieux dont il n’est pas conscient, compromettant le retour à la croissance. Le meilleur cadeau à faire à Mario Draghi: l’essai de Frédéric Bastiat «ce qui se voit et ce qui ne se voit pas» …!

 

 

France : trop de réformes mal ficelées (Jean Pisani ferry)

France : trop de réformes mal ficelées (Jean  Pisani ferry)

Jean Pisani ferry, commissaire général à la prospective à Franc Stratégie, n’a pas tort de considérer que la France se caractérise trop de réformes mal ficelées.   En cause d’abord de manque de continuité dans l’action publique où chaque majorité détricote ce qu’a fait  la majorité précédente. En outre des réformes trop partielles parfois contradictoires. Exemple les mouvements de yo-yo sur la fiscalité ou sur les réformes de l’éducation nationale. Aussi la surproduction législative, produit de l’hypertrophie du Parlement et de l’administration française. Du coup les velléités de réforme structurelle s’enlisent dans les sables mouvants de la bureaucratie du corporatisme. Ce n’est pas un programme clés en main. Mais France Stratégie veut faire réfléchir les futurs candidats à l’élection présidentielle. Ce jeudi, en proposant une note sur la croissance mondiale dans les dix années à venir, l’organisme de réflexion lance le premier thème d’une série de douze, qui veut «éclairer» les débats des mois à venir. «Les nouvelles formes du travail et de la protection sociale», «Tirer parti de la révolution numérique», «Investir dans la jeunesse face au vieillissement», «Modèle de développement et répartition du revenu», «Compétitivité: que reste-t-il à faire?», «Dynamiques et inégalités territoriales»… Autant de sujets sur lesquels les politiques de gauche et de droite devront se pencher avant de dévoiler leurs choix au citoyen. Le commissaire général à la prospective, Jean Pisani-Ferry, explique au Figaro la nécessité d’un diagnostic et d’un inventaire des options.

 

LE FIGARO. - Quel rôle veut jouer France Stratégie dans le débat présidentiel à venir?

Jean PISANI-FERRY. - Celui d’un apporteur de matériaux pour un débat à la mesure des enjeux. Les candidats vont devoir offrir une lecture de la situation du pays, sélectionner des priorités, formuler des propositions… Le contexte dans lequel va se tenir cette élection rend d’autant plus nécessaire le débat: l’avenir européen est incertain ; le niveau de richesse par tête d’avant-crise n’a pas été retrouvé ; le pays est divisé entre des Français prospères et des Français appauvris. Nous voulons mettre sur la table des sujets à l’horizon dix ans, poser des diagnostics, cerner les options. L’élection présidentielle doit être l’occasion d’une délibération, pas d’une pluie d’invectives comme actuellement outre-Atlantique.

 

Comment expliquer que l’Hexagone ait tant de mal à se réformer?

Nous faisons beaucoup de réformes mais nous ne les faisons pas bien. Chaque gouvernement ouvre un ensemble de dossiers, modifie une série de paramètres et passe le bâton au suivant… Imaginez que nous avons fait cinq réformes des retraites en vingt ans et trois réformes de la formation en dix ans. Ce n’est pas rassurant pour les Français, et ça leur donne l’impression que chaque réforme ne fait que préparer la suivante. Cela ne crée pas de stabilité. Un jeune aujourd’hui n’a aucune idée de ce que sera sa retraite, s’il s’attend à en avoir une! C’est grave en termes de sécurité personnelle et de relations intergénérationnelles.

Assurance-chômage : un nouveau bras-de-fer mal entamé

Assurance-chômage : un nouveau bras-de-fer mal entamé

Il serait étonnant que les discussions relatives à la nouvelle convention d’assurance chômage ne s’éternisent pas encore voire même qu’elles finissent  dans un cul-de-sac contraignant alors  le gouvernement à prendre des décisions à la place des partenaires sociaux. Il faut convenir que la négociation débute dans un environnement plombé d’une part par la crise,  d’autre part par une réforme du travail très contestée par les syndicats et même très en colère. Conséquence de la crise,  plus le chômage se développe moins il y a de cotisants et plus il y a de bénéficiaires de l’allocation chômage. Mécaniquement le déficit s’accroît. Un déficit annuel de près de 4 milliards en 2016 qui s’ajoutent aux précédents pour aboutir à une dette qui sera d’environ 30 milliards en 2016. Pas d’autres solutions soit d’augmenter les cotisations, ce à quoi les patrons s’opposeront fermement, soit diminuer  les prestations,  ce à  quoi s’opposeront les syndicats. Cette négociation s’ouvre dans un climat particulièrement délétère en raison notamment du projet de loi sur la réforme du travail, réforme essentiellement inspirée par le Medef avec l’opposition à peu près unanime de tous les syndicats. Du cou, p la mauvaise humeur des syndicats de salariés pourrait bien se manifester à l’occasion de la renégociation de la convention relative à l’indemnisation du chômage. Les syndicats pourront  toujours argumenter puisque le montant moyen de l’allocation perçue dépasse à peine 1000 € nette par mois.  Dans le détail, 99% des demandeurs d’emploi indemnisés perçoivent moins de 3.872 euros brut par mois, 95% moins de 2.079 euros et 50% moins de 1.031 euros. Quant à la fameuse allocation maximale de 7.183 euros brut par mois, elle est perçue par… 1.440 allocataires, soit 0,04% des bénéficiaires. Les allocataires concernés sont des personnes qui percevaient un salaire d’au moins 12.516 euros bruts par mois en 2014. Et ils ont droit à une allocation égale à 57% de leur ancien salaire (dans la limite de ces 12.516 euros). Différentes hypothèses sont envisagées pour rééquilibrer les comptes mais compte tenu de l’ampleur du déficit annuel il est vraisemblable qu’il conviendra d’agir sur tous les paramètres entre parenthèses cotisations, montant des allocations, chant des cotisations comme les contrats courts. Le gouvernement lui semble militer surtout en faveur d’une dégressivité des allocations chômage.  Plusieurs pays européens ont institué une dégressivité des allocations. Ainsi, en Espagne, une réduction du montant de l’allocation de 10 points (de 60% à 50%) du salaire de référence a été instituée à partir du 7e mois. La Belgique sert une allocation dégressive par paliers correspondant aux périodes d’indemnisation. Et le Portugal sert une allocation réduite de 10% à partir du 181e jour d’indemnisation depuis le 1er avril 2012. En France, la question de l’instauration de la dégressivité des allocations est également mise régulièrement sur la table. Cependant il faut noter que  70 % des allocataires sont-indemnisés pendant moins d’un an.

 

Des médecins généralistes surbookés et mal payés

Des médecins généralistes surbookés et mal payés

 

En moyenne, les médecins généralistes gagnent un peu plus de 6500 € mais il faut rapporter ce revenu au nombre d’heures effectuées. En fait si on compare ce revenu avec celui d’un cadre d’un autre secteur d’activité qui effectue 35 heures,  le salaire du généraliste est un peu supérieur à 3000 €. Un salaire très faible compte tenu de la très longue formation du médecin, plus de 10 ans d’études. Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) éclaire le temps de travail passé par ces  professionnels dans leur cabinet. Interrogés en 2011 – les chiffres datent un peu – lors du second Panel d’observation des pratiques et des conditions d’exercice en médecine générale, les médecins généralistes déclarent travailler en moyenne 57 heures par semaine, en comptant toutes leurs activités professionnelles. Ils sont 78 % travaillent 50 heures ou plus. Cette durée du travail est restée relativement stable par rapport à celle déclarée par les médecins généralistes interrogés dans le cadre du premier Panel cinq ans plus tôt, précise la DREES. Cette durée hebdomadaire moyenne de travail varie selon le lieu d’exercice. Ainsi, elle s’élève en 2011 à 60 heures en moyenne en zone rurale contre 56 heures en zone urbaine. Elle est en revanche moins élevée pour les médecins femmes (53 heures contre 59 heures pour les hommes) et les praticiens de 45 ans ou moins (55 heures contre 58 heures pour les 45 ans ou plus). Elle est également un peu moins élevée pour les médecins exerçant en groupe (56 heures). A noter, les visites à domicile représentent 10% des consultations, consultations qui durent en moyenne un peu moins de 18 minutes.  » En combinant les informations relatives au nombre d’actes effectués en moyenne chaque année et à la durée de consultation, on peut estimer que les médecins généralistes passent en moyenne 33 heures par semaine au contact des patients de leur cabinet. Cette durée s’entrecroise cependant tout au long de la semaine avec d’autres types d’activités effectuées à l’intérieur du cabinet « , observe l’étude qui cite les activités suivantes : encadrement d’étudiants en médecine – cité par près d’un médecin sur cinq -, la formation, le temps passé à la lecture de journaux ou d’articles médicaux (en moyenne 2 heures par semaine), l’accueil des visiteurs médicaux – qui concerne trois médecins sur quatre -, la permanence des soins qui implique six médecins sur dix, bien que la participation aux gardes n’ait aujourd’hui plus de caractère obligatoire. À ces activités liées au soin s’ajoutent également les tâches de gestion et de secrétariat, qui, précise la DREES,  » pèsent relativement lourd dans le temps passé au cabinet « . « Souvent peu planifiées », elles représentent 4 heures en moyenne par semaine. « Si disposer d’un secrétariat est très fréquent pour les généralistes exerçant en groupe (76 %), ce n’est le cas que d’un tiers de ceux qui exercent seuls, les autres devant assurer eux-mêmes les tâches d’accueil et de prises de rendez-vous. En 2011, près d’un quart s’occupaient eux-mêmes de leur comptabilité », avance l’étude.

(Avec JDD)

 

« On a fait sérieusement mal à Daech »(Pierre de Villiers)

« On a fait sérieusement mal à Daech »(Pierre de Villiers)

Plusieurs sources semblent confirmer que les dernières frappes françaises ont durement touché l’état islamique dans la zone de RAKKA. Ont été en particulier& des cibles ou se concentrer des pianistes étrangers notamment français ainsi que certains centres de commandement. Dès leur on comprend mieux la violence des nouvelles menaces adressées à la France qui promet un concept en au pays. Une réaction de bête blessée Ce que confirme Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises dans une interview au JDD.

L’arrivée ce week-end du porte-avions Charles-de-Gaulle au large de la Syrie peut-elle changer la donne dans la guerre contre Daech?
C’est pour moi, en tant que chef d’état-major, une plus-value opérationnelle majeure. D’abord parce que le porte-avions va nous permettre de tripler notre capacité de frappe, avec 38 avions en tout. Ensuite parce que le groupe aéronaval dans son ensemble est une plate-forme inestimable pour nous donner une capacité supplémentaire de renseignement. Enfin, parce que le Charles-de-Gaulle nous conforte dans la coalition dans la mesure où il part aussi pour relever un porte-avions américain dans le Golfe. Cette interopérabilité avec les Américains est cruciale.

Plus de capacité, donc, mais pas de changement de stratégie militaire?
Non, la mission continue. Nos sorties aériennes visent à affaiblir Daech et à relayer des offensives au sol par des troupes locales. Entre dimanche et mardi, nous avons largué une soixantaine de bombes, soit l’équivalent de cinq semaines de frappes dans le cadre de l’opération Chammal. Nos six objectifs étaient des camps d’entraînement ou des centres de commandement. Je pense très franchement que nous leur avons fait sérieusement mal.

Vous le pensez ou vous le savez?
On leur a fait sérieusement mal. Ça se voit au travers nos capacités de renseignement d’origine image, et on peut aussi s’en rendre compte par d’autres moyens de renseignement.

Le président de la République a évoqué devant le Congrès lundi un « pacte de sécurité » qui passe avant « le pacte de stabilité ». Aurez-vous les moyens de mener cette guerre?
Notre costume est taillé au plus juste. Nous faisons face à des menaces et à un ennemi qui s’appelle Daech. Cela me donne une mission, et pour l’exécuter il me faut des moyens. Avec le ministre de la Défense, nous les avons obtenus, et le Président vient même d’annuler la déflation des effectifs jusqu’en 2019. Cette menace a augmenté. Aujourd’hui, 34.000 soldats sont déployés sur le territoire national comme sur les théâtres d’opérations extérieures. On n’a jamais connu cela depuis la fin de la guerre d’Algérie. Tout cela milite pour une réévaluation permanente des moyens en fonction des menaces et des missions. Pour gagner la guerre, il ne faut pas qu’il y ait de grain de sable. Je suis donc vigilant.

Foot affaire Fifa : Platini se défend…mal

Foot affaire Fifa : Platini se défend…mal

 

Platini reconnait le versement 1.8 millions de la FIFA pour des travaux effectués (des études ). Reste que le montant n’est pas anodin pour des travaux d’études et que Platini aura du mal à crédibiliser sa version.   Michel Platini a donné sa version des faits quant au paiement présumé illicite qu’il a reçu du président de l’UEFA en 2011. Version qu’il a résumé dans un communiqué transmis à l’AFP ce vendredi soir. Il y justifie cette rémunération en une phrase : « En ce qui concerne le paiement qui a été effectué en ma faveur, je désire clarifier que ce montant m’a été versé pour le travail que j’ai accompli de manière contractuelle pour la Fifa et je suis satisfait d’avoir pu éclaircir ce point envers les autorités« . Le Premier ministre Manuel Valls défend Platini et lui conserve toute sa confiance.  Ce paiement de deux millions de francs suisses, soit 1,8 million d’euros, effectué, donc, en 2011, serait lié à des travaux effectués entre janvier 1999 et juin 2002. La Justice suisse n’a pas précisé quelle était leur nature. En fin d’après-midi, une source judiciaire suisse indiquait à l’agence de presse Reuters que Michel Platini avait fourni des éléments de preuves aux enquêteurs en charge du dossier Blatter, là aussi, sans plus de précisions. Un proche de l’ancienne icône du foot français assure que Platini était à cette époque conseiller de Blatter. Il l’avait rejoint après la Coupe du monde 1998 : « Je peux vous dire que durant cette période, de janvier 1999 à juin 2002, Platini travaillait réellement et a fourni un vrai travail pour la Fifa« , affirme Alain Lieblang, ancien cadre de la Fifa et chef de presse sur plusieurs coupes du monde.  »Michel, directement rattaché à la présidence, se rendait régulièrement à Zurich, il appartenait à diverses commissions, mais pour des raisons personnelles il préférait vivre à Paris« , a-t-il ajouté.  »Durant cette période, je pense que Platini n’était pas payé. Ils ont dû prendre du temps, avec Blatter, pour trouver un accord financier, plusieurs mois ou plusieurs années« , a-t-il également supposé.

Grèce : des réformes qui vont faire mal

Grèce : des réformes qui vont faire mal

 

Ce qui caractérise les réformes imposées à la Grèce c’est d’abord leur caractère draconien ‘( pire que dans l’ancien accord qu’ont refusé les grecs par referendum ! ) et surtout les délais qui sont imposés : quelques jours pour nombre de mesures. Jamais un pays européen n’aura eu à subir une telle cure d’austérité et une  telle humiliation. Certes les grecs (depuis 35 ans) sont politiquement inconsistants et largement responsables de la dégradation économique de leur pays mais il n’était sans doute pas nécessaire de les humilier à ce point et de leur faire regretter d’avoir voté pour Cyrisa et Tsipras. Le parlement grec n’a donc que deux jours pour faire adopter notamment une série de réformes, notamment sur une unification de la TVA à 23%, y compris pour la restauration, ou le relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans dès 2022. Le Parlement doit aussi approuver la garantie de l’indépendance de l’Elstat, l’organisme des statistiques.  Avant le 22 juillet, les Grecs devront aussi adopter un code de procédure civile destiné à accélérer le système de justice civile afin de réduire ses coûts.  Ce sont les conditions préalables au déclenchement du processus formel d’un troisième plan de sauvetage évalué à 80 milliards d’euros. Les dirigeants européens redoutaient qu’après l’obtention des fonds, le gouvernement grec n’interrompe la mise en œuvre des privatisations et des réformes promises à ses créanciers, comme celle des retraites ou de la fiscalité.  Ils ont également durci de manière conséquente le plan de réformes approuvé samedi par le parlement grec et qui reprenait déjà de nombreuses exigences des créanciers, demandes pourtant rejetées par les citoyens grecs dimanche 5 juillet lors d’un référendum. Ces propositions étaient jugées insuffisantes par des pays comme l’Allemagne ou la Finlande, même si la France ainsi que les experts des « institutions » – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – leur ont donné un premier avis favorable vendredi. Athènes devra aussi réformer son marché du travail, privatiser le réseau de transport électrique, et renforcer le secteur financier, autant d’engagements qui vont à l’encontre de la ligne voulue par la gauche radicale d’Alexis Tsipras qui avait fait de la lutte contre les politiques d’austérité son cheval de bataille devant les électeurs.  Le leader de la gauche radicale grecque a cependant réussi à éviter lors des négociations qu’un fonds regroupant des actifs publics grecs destinés à être privatisés soit domicilié au Luxembourg. « L’accord est difficile mais nous avons coupé court au mouvement de transfert d’actifs publics à l’étranger. Nous nous sommes épargnés un étranglement financier et un effondrement du système bancaire », a dit Alexis Tsipras à la presse.  La question du rééchelonnement d’une partie de la dette grecque, qui représente 175% de son Produit intérieur brut (PIB), a aussi été actée par François Hollande (mais pas forcément par l’Allemagne !)  qui a évoqué un allongement des maturités des prêts et des aménagements sur les intérêts.  L’aménagement de la dette grecque suscitait de fortes réticences dans certains pays comme l’Allemagne mais constitue le principal argument d’Alexis Tsipras pour faire accepter par ses compatriotes les nouvelles mesures d’austérité.  Alors que les banques grecques sont fermées et complètement dépendantes des liquidités d’urgence accordées par la Banque centrale européenne, l’accord proposé à Alexis Tsipras est considéré comme sa dernière chance pour éviter l’effondrement financier et économique du pays.  Les ministres des Finances de la zone euro doivent aussi se pencher dans quelques heures sur les moyens de financer un prêt relais pour faire la soudure entre les besoins financiers immédiats de la Grèce et l’obtention des fonds du Mécanisme européen de stabilité. Les sacrifices faits par Athènes vont ouvrir la voie à un troisième plan d’aide qui devrait être financé via le MES (mécanisme européen de stabilité) et qui pourrait s’élever entre 82 et 86 milliards d’euros. Sur cette somme, 10 à 25 milliards d’euros devraient être servir à recapitaliser les banques helléniques. En outre, l’Eurogroupe s’est dit prêt à « évaluer » de nouvelles mesures pour tenter de rendre la dette grecque plus soutenable (allongement des délais de grâce et des maturités).

Berlin : Valls va rembourser ( une partie) mais le mal est fait

Berlin : Valls va rembourser ( une  partie) mais le mal est fait

Valls a la tête dure mais il va rembourser la part de ses enfants pour son escapade pour le match de foot Barcelone –Turin. Il aura quand même fallu 5 jours pour que Valls ( tancé aussi par Hollande) comprenne qu’il était à coté de ses pompes. Ceci étant il s’enferre quand même quand il décide de ne rembourser la part de ses enfants ; ce qui signifie qu’il ne rembourse pas sa part et qu’il maintient donc son invraisemblable rencontre avec Platini. La preuve sans doute de son entêtement ridicule et de sa difficulté à écouter. . Ceci étant le mal est faat et 77% des Français ont été choqués d’après un sondage BFM. L’affaire va donc se tasser mais Valls va en payer le prix en terme de popularité car c’est un sérieux accroc à limage du « père la rigueur ».  « Si c’était à refaire, je ne le referais pas. » Les mots viennent de Manuel Valls. A son arrivée à La Réunion dans le cadre d’un déplacement de trois jours dans les départements de l’océan Indien, le Premier ministre est revenu sur la polémique qui le touche depuis samedi et la finale de la Ligue des Champions opposant, à Berlin, les équipes de Barcelone et de la Juventus de Turin. Il s’y était rendu dans un avion de la République accompagné de ses deux enfants. « Dans le cadre de ce déplacement officiel, j’ai utilisé les moyens mis normalement à la disposition du Premier ministre (…) Mais je suis sensible, bien sûr, à la réaction des Français, je me dois d’incarner un comportement parfaitement rigoureux », a déclaré Manuel Valls jeudi matin, tentant de mettre un terme à la polémique. « Si c’était à refaire, je ne le referais pas. Et pour lever tout doute, j’ai décidé d’assumer la prise en charge pour mes deux enfants, soit 2.500 euros », a complété le Premier ministre face à la presse.

 

Attentats Tunis :encore un acte de fous et une réponse internationale mal adaptée

Attentats Tunis :encore un acte de fous et une réponse internationale mal adaptée

 

 

La Tunisie victime du terrorisme le plus aveugle . Touchée dans sa chair et dans son économie. Un pays qui tente de prouver que la démocratie a un sens dans cette région. Visée pour cela par ceux qui veulent imposer un stupide califat et la charia. Un pays qui vit du tourisme qui représente 7% de son PIB et emploie 400 000 personnes. Un coup très dur pour l’économie, pour le chômage et va faire croître le réservoir  de djihadistes. Déjà les plus nombreux après l’Arabie saoudite, les djihadistes tunisiens représentent  un danger mortel pour le pays d’autant que les forces de sécurité ne sont pas du tout à la hauteur de l’enjeu dans ce pays si hospitalier. Ils  ont frappé au nom de leur croyance totalitaire , ils ont tué, au nom surtout de leur violence et de leurs troubles mentaux. Une situation qui se reproduit trop souvent dans le monde et vis-à-vis de laquelle la coalition internationale encore paraît bien peu   coordonnée ,  bien mal adaptée, trop peu déterminée. Même en France les mesures prises ne correspondent pas du tout à l’enjeu. Au-delà de l’apparence pathétique des mots, c’est le vide presqu’absolu pour lutter avec efficacité contre le terrorisme. On va sans doute attendre les prochains attentats pour peut-être réagir…. un peu.  Au moins 17 étrangers, dont deux Français, et deux Tunisiens ont donc  été tués mercredi à Tunis par des hommes armés qui ont ouvert le feu sur des touristes à leur arrivée devant le musée du Bardo, avant de s’y retrancher avec des otages. Le président Béji Caïd Essebsi a imputé la responsabilité de l’attaque à des islamistes. « Deux ont déjà été identifiés. Nous savons que ce sont les extrémistes toujours, ce qu’on appelle Ansar al Charia, ce qu’on appelle les salafistes djihadistes », a-t-il déclaré sur France 24.   »C’est un acte sans précédent dans l’histoire de la Tunisie, c’est une catastrophe pour nous, nous avons eu beaucoup de victimes parmi les amis étrangers qui visitaient la Tunisie comme touristes », a ajouté le chef de l’Etat.  Deux Français ont trouvé la mort dans l’attaque et sept autres ont été blessés, dont l’un reste dans un état grave, a déclaré l’Elysée. Cinq Japonais, quatre Italiens, deux Colombiens, deux Espagnols, un Australien et un Polonais ont également péri, selon les autorités des pays concernés.  Deux heures après le début de l’attaque, les forces de l’ordre ont donné l’assaut. L’opération, qui a coûté la vie à deux assaillants et à un policier, a permis de libérer tous les captifs. « Deux terroristes déguisés en militaires ont pénétré dans l’enceinte du Parlement, puis dans le musée où ils se sont attaqués aux touristes », a déclaré Habib Essid.  Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier commis contre des touristes en Tunisie depuis celui du 11 avril 2002 contre une synagogue de l’île de Djerba. Revendiqué par Al Qaïda, il avait fait 21 morts, pour la plupart des touristes allemands et français. L’Union européenne a proposé son aide aux autorités de Tunis, par la voix de la Haute Représentante de l’UE pour la politique étrangère: « L’UE est décidée à recourir à tous les moyens à sa disposition pour soutenir pleinement la Tunisie dans son combat contre le terrorisme et la réforme du secteur de la sécurité », a déclaré Federica Mogherini.  Les Etats-Unis ont promis de « soutenir les efforts du gouvernement tunisien pour faire avancer une Tunisie sûre, prospère et démocratique ».  Plusieurs organisations extrémistes, dont Ansar al Charia, sont apparues en Tunisie depuis la « révolution du jasmin » qui a mis fin au règne du président Zine ben Ali en janvier 2011. Les autorités estiment en outre à 3.000 le nombre de Tunisiens qui ont rejoint les rangs de groupes djihadistes à l’étranger et craignent que certains ne rentrent pour commettre des attentats dans leur pays.

 

Presse : ça va mal

Presse :  ça va mal

 

Il ya eu un petit sursaut après les attentats en 2015 ( qui ne durera certainement pas) mais pour 2014 c’est la déprime. En cause évidemment le fait qu’il n’ya pas grand chose à lire dans les médias ; tous formatés  à peu près de la même manière, sans grande originalité et surtout bourrés de banalités. On se contente essentiellement des dépêches d’agences, du gouvernement, des grandes institutions et  des entreprises. Reprises sans approfondissement avec des photos pour meubler. Du coup la santé financière devient précaire, on réduit encore le nombre de journalistes et en même temps la qualité de l’info. Une presse qu’on peut lire à la rigueur dans la salle d’attente du dentiste ou du généraliste mais qui ne mérite pas d’être achetée. IL y a quelques exceptions mais rares. Avec les chaines d’infos en continu, surtout avec internet,  il conviendrait de changer de modèle tant sur le plan éditorial qu’économique Par ailleurs les journaux télé subissent la même érosion. C’est partout la même soupe, le journal aux infos congelés, formatés, la banalisation des lieux communs, des propos du café du commerce avec ici ou là,  pour tenter de remonter le niveau  , l’avis de expert autoproclamé ou un cacique de l’oligarchie, et ses poncif ou qui étale son ignorance. Heureusement, il y a internet même si c’est un peu l’auberge espagnole et qu’il faut fouiller. On peut aussi se nourrir du  regard de lecteurs qui sont aussi souvent   des producteurs d’infos, la langue de bois en moins.  les ventes de la presse people ont baissé de 4,8 % en 2014, contre -9,6 % en 2013. Les magazines télé également souffrent moins qu’avant, avec une baisse de 4,8 % contre -5,4 % l’année précédente. La presse féminine, quant à elle, stabilise son érosion des ventes (-4,3 % contre -4,6 %). A contrario, les news magazines ne parviennent pas à renverser la tendance: après une baisse de 3,2 % en 2013, leur diffusion payée a encore diminué de 5,4 % cette année. La situation des news est très contrastée. Leader du secteur avec 460 000 exemplaires, L’Obs a perdu 7,58 % en volume en un an. Ce sont les ventes en kiosque qui ont le plus souffert (- 19 %). Toutefois, le titre se reprend légèrement depuis l’arrivée de sa nouvelle formule en octobre. La maquette, rajeunie, et le pari des longs formats n’ont néanmoins pas occasionné le «boom» attendu sur les achats au numéro. L’Express (405 000 exemplaires) et Le Point (383 000) suivent, en légère baisse (respectivement -3,56 % et -3,94 %). Marianne, de son côté, ne parvient pas à enrayer sa chute, engendrée par l’arrivée de la gauche au pouvoir. Ses ventes ont dégringolé de 20,66 % en un an, à 155.500 exemplaires par semaine. L’hebdomadaire en vendait 100.000 de plus en 2011… À l’inverse, la conjoncture politique profite largement àvValeurs actuelles, qui gagne 16 %. Le magazine s’écoule en moyenne à 110.000 exemplaires, contre 85.000 avant la dernière élection présidentielle.

 

Lutte contre le terrorisme djihadiste : la démocratie mal armée

Lutte contre le terrorisme djihadiste : la démocratie mal armée

 

De toute évidence les démocraties sont mal armées pour lutter contre les nouvelles formes de terrorisme des djihadistes. L’environnement juridique, l organisation du renseignement et les forces de police ne paraissent pas adaptés pour faire face à cette barbarie. Comment en effet comprendre que près de 1000 français ait pu rejoindre la Syrie (le plus fort contingent d’Europe), Comment comprendre qu’ils puissent ensuite revenir souvent sans être inquiétés ? Comment enfin comprendre que nos sanctions soient  auusi dérisoires, voire nulles ? Témoins ces deux jeunes filles de 16 et 17 ans simplement remises à leur familles. Autre exemple ces trois djihadistes rentrés tranquillement en France sans être inquiétés.  Si on suite les procédures judicaires traditionnelles comment prouver que les djihadistes français ont commis des actes répréhensibles avec preuve à l’appui ? En fait les démocraties  sont plombées par leur respect des libertés individuelles et tétanisée par la violence cette barbarie. Certes il y a des réponses militaires mais sur le territoire d’origine la stratégie parait bien mal adaptée pour lutter contre le terrorisme ; Il faudra sans doute attendre plusieurs attentats pour qu’on se libère de l’approche classique  de la délinquance criminelle. En l’espèce, il s’agit d’une guerre, guerre contre un pays, guerre contre les Français  et guerre contre tous ceux qui ne pensent pas comme l’Etat islamique. Il faut donc des moyens d’exception adaptés aux situations de guerre tant à l’extérieur de nos frontières qu’à extérieur. En premier lieu sans doute réorganiser complètement les renseignements en sollicitant de nouvelles filières, en mobilisant toues les sources ; En second lieu en renforçant considérablement l’arsenal de sanctions enfin en prenant des mesures radicales vis-à-vis des recruteurs y compris en prison.

Plan anti terroriste : c’est mal parti !

Plan anti terroriste : c’est mal parti !

 

Grosse bavure du plan anti terroriste qui a oublié d’arrêter trois terroristes potentiels à leur retour de Syrie. Une bavure qui démontre à l’évidence que les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et que la démocratie fait preuve d’ amateurisme face aux barbares. En attendant les trois djihadistes supposés sont dans la nature !  Ratés à leur retour, ils n’avaient pas non plus été repérés à leur départ !  Le ministère de l’Intérieur a reconnu mardi soir avoir manqué à leur retour de Turquie trois djihadistes français présumés, dont le mari de Souad Merah. Dans l’après-midi, le même ministère avait pourtant annoncé leur arrestation à leur arrivée d’un séjour de plusieurs mois en Syrie, trois Français.  Le ministère de l’Intérieur a reconnu mardi soir dans un communiqué avoir manqué à leur retour de Turquie trois présumés jihadistes français parce qu’il n’avait pas été informé à temps d’un changement de destination de leur vol, les trois hommes étant arrivés à Marseille et non Orly. Confirmant une information du Point.fr et de BFMTV, le ministère de l’Intérieur avait pourtant indiqué mardi midi que trois jeunes français, arrêtés fin août en Turquie en provenance de Syrie, avaient été interpellés avant d’être mis en garde à vue au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Problème : cette information n’était plus si sûre dès la fin d’après-midi mardi. Un individu se disant être Imad D., l’un des trois Français, a indiqué à plusieurs journalistes dans la soirée être toujours en liberté. Me Dunac, l’avocat de l’une d’elles, cité par i-Télé avait ainsi indiqué : « Ils sont arrivés en France et ont  passé la douane sans être inquiétés. » Selon le site Internet du Point, Imad D., 27 ans, Abdelwahed B., 29 ans, et Gael M., 24 ans, « ont séjourné quelques mois en Syrie ». Abdelwahed B. n’est autre que le mari de Souad Merah, la sœur de Mohamed Merah, qui avait tué sept personnes à Toulouse et Montauban, en pleine campagne présidentielle de 2012. En mai dernier, tout le clan Merah, mené par Souad, était parti en Syrie. Selon les informations du JDD, Sabri Essid, le « demi-frère » de Merah pourtant visé par une information judiciaire, et une petite dizaine de Toulousains avaient ainsi quitté la France.

 

Croissance: quand le bâtiment va mal, tout va mal

Croissance: quand le bâtiment va mal, tout va mal

L’intérim constitue un bon indicateur avancé de la conjoncture, il est en recul d’enviton1% sur le premier semestre. Signe inquiétant, l’intérim s’écroule en juin dans le BTP. Quand le bâtiment va mal, tout va mal, adage inversé qui n’est pas sans fondement puisque la croissance, elle est à peu près à plat pour cette première moitié d’année. En effet l’intérim  s’effondre dans le BTP, à -15,9%. Déjà en avril et en mai, le secteur était en net recul, à -13,1% et -12,4% en variation annuelle. Le mois de juin marque donc une accélération de la chute. Le BTP reste malgré tout le second secteur d’activité pour les intérimaires, avec 14,8% des effectifs totaux, mais très loin derrière l’industrie (52,2%). Sur l’ensemble du premier semestre, l’intérim est en recul de 0,9% en France par rapport à la même période de 2013, essentiellement à cause du BTP. L’emploi intérimaire évolue aussi différemment selon la qualification de l’employé. Il est en hausse de 10,8% chez les ouvriers non qualifiés, qui constituent désormais 43,7% du total des intérimaires en France. Il progresse également chez les employés et les cadres et professions intermédiaires (respectivement + 5,5% et + 3,8% en juin) tandis qu’il baisse fortement chez les ouvriers qualifiés (-10,5%). Les écarts sont aussi marqués en ce qui concerne les régions. Les régions du sud de la France sont les premières frappées par la baisse de l’intérim. Ainsi, il recule de 7% en juin en région PACA, en Midi-Pyrénées et en Aquitaine (-6,5% et -5,7%). A l’inverse, l’emploi intérimaire progresse de 7,5% en Haute-Normandie, et de plus de 5% dans le Nord-Pas-de-Calais ainsi qu’en Lorraine et en Alsace.

 

 

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