Archive pour le Tag 'mal !'

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réforme des retraites est à la fois mal engagée et trop tardive. Elle est mal engagée car ce type de réforme complexe et délicate doit en général être mise en œuvre dès le début de mandat et non dans une période qui compte tenu du quinquennat s’inscrit dès maintenant dans une campagne  électorale. La réforme est également mal engagée car elle contredit une promesse de Macron qui lors  de la campagne électorale de 2017 avait promis de ne pas toucher à l’âge  la retraite. Or dans les faits, l’âge réel de départ sera bien prolongé d’environ deux ans,  pour commencer. En effet pour équilibrer les retraites, le pouvoir propose de rallonger la durée de cotisation à 43 ans. En moyenne les Français entrent sur le marché  du travail à 21 ans, on aboutit donc à l’âge de 64. Encore une fois, ce n’est qu’un début, il y aura d’autres reports. Le gouvernement a aussi nettement sous-estimé la complexité de cette réforme en masquant son incompétence derrière des slogans de type un euro égale un euro, un régime universel pour tous, la retraite universelle. Autant de slogans qui ne veulent pas dire grand-chose quand on ne précise pas les modalités concernant l’essentiel, à savoir le niveau de la retraite et l’âge auquel on peut y prétendre. Comme d’habitude le gouvernement a voulu s’asseoir sur les corps intermédiaires en tentant de pratiquer la démocratie directe.

 

Du coup, il a mis dans une situation ingérable le négociateur Delevoye  en intervenant de façon maladroite sur les négociations en cours. Le gouvernement doit s’attendre évidemment à rencontrer l’opposition des syndicats marqués à l’extrême gauche mais aussi d’autres catégories comme les travailleurs libéraux qui ne veulent pas voir liquidé leurs régimes. On a bien noté que le gouvernement était très fébrile désormais dans la mesure où le mécontentement risque de pourrir le climat de la majorité. Le Premier ministre a commencé à désamorcer la colère en indiquant que la réforme pourrait être reportée aux calendes grecques elle ne s’appliquerait qu’à partir de 2025 et pourrait s’étaler qu’en 2040 ou 2050, le temps nécessaire pour les régimes spéciaux de s’intégrer progressivement dans le régime général. D’ici ces échéances,  de l’eau aura coulé sous le pont et de nombreux gouvernements pourront revenir sur la question comme ils le font d’ailleurs à peu près régulièrement tous les cinq ans !

 

Après la RATP, c’est au tour du collectif SOS Retraites, emmené par les avocats et représentant pas moins de 14 professions libérales en colère (sans parler des pilotes de ligne et autres stewards ou hôtesses de l’air qui se sont joints au mouvement), de battre le pavé à Paris. Leur message? «Ne touchez pas à nos retraites», comme ils l’ont encore martelé ce dimanche dans le JDD, refusant que leurs régimes soient fondus dans le «régime universel à points» préconisé par le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, dans son rapport.

Le classement universités de Shanghai : la France toujours mal classée

 Le classement universités de Shanghai : la France toujours mal classée

 

Ce classement, distingue depuis 2003 les 500 meilleurs établissements d’enseignement supérieur du monde. Pour cette édition 2019, elle publie le classement de 1 000 universités. Le top 10 est identique à l’an dernier, avec 8 universités américaines et 2 britanniques occupant le haut du classement.

Harvard est en tête pour la dix-septième année consécutive, devançant sa compatriote Stanford. L’université britannique Cambridge conserve la troisième place du podium. On trouve ensuite les américaines MIT (4e), Berkeley (5e) et Princeton (6e).

 

Comme en 2018, seules quatre universités non américaines atteignent le top 20 : les britanniques Cambridge, Oxford (7e place) et University College de Londres (15e, + 2 places), tandis que l’Institut fédéral de technologie de Zurich pointe à la 19e place (inchangé).

Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature. Si le cabinet présente ce classement comme « le plus fiable », ces critères sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements.

 

Alain Sarfati, président de l’université Paris-Sud, qui se distingue comme la première université française du classement 2019 de Shanghai explique son classement sur France info

 

Est-ce un motif de fierté d’être la première université française de ce classement ? Qu’est-ce que ça vous apporte d’être bien classé ?

Alain Sarfati : C’est un sentiment de fierté bien sûr. Mais il faut prendre tout ça avec beaucoup de recul. Les classements se basent sur un certain nombre de critères qui sont plus ou moins pertinents. Le classement de Shanghai s’appuie sur des données qui sont relativement objectives. Il est plutôt pertinent sur le domaine de la recherche. Il n’a pas vocation à juger la qualité d’une université sur l’ensemble de ses missions, mais sur l’avancée des connaissances, qui est quand même un des points les plus importants pour les universités.

Il y aura des choses à redire, mais en tout cas il y a une certaine pertinence et une cohérence dans ce classement d’une année sur l’autre. Ça nous apporte une visibilité. Qu’on soit d’accord avec les critères ou pas, c’est un classement qui est vu et ausculté par beaucoup de monde.

Lorsqu’il s’agit de choisir une université, les étudiants regardent-ils ce genre de classement ?

Les étudiants internationaux, oui très certainement. Pour les Français, je pense que ça commence à se faire, parce que c’est la force des médias de communiquer sur tel ou tel type de données. En l’occurrence le classement de Shanghai est un classement qui est vu. Je pense que pour les étudiants internationaux et en premier lieu les Chinois, être dans une université bien classée, ça ouvre des portes, ne serait-ce qu’en termes de bourses.

Faut-il se battre pour grimper dans ce classement ? Ou est-ce que la domination anglo-saxonne est inéluctable ?

Je crois qu’il est important de ne pas faire des classements un outil pour notre stratégie. La stratégie de l’université doit se baser sur des éléments au-delà du classement, parce qu’un classement se base sur un certain nombre de critères, et ce ne sont pas forcément les bons. Il faut avoir du recul.

Maintenant il faut regarder ça de façon attentive, ne pas se pénaliser, et il faut que la France apparaisse dans les radars internationaux. Mais si un classement a une trop grande visibilité et qu’il est très clairement basé sur des critères qui ne sont pas les bons, il faudra se battre pour faire évoluer les choses.

Paris-Sud fait partie du regroupement d’établissements d’enseignement supérieur Paris-Saclay. Ces rapprochements sont-ils de nature à favoriser votre poids à l’international ?

Très clairement. Ce regroupement à Saclay n’est pas fait uniquement pour ça, comme parfois je l’entends. Il y a beaucoup d’autres objectifs qui sont bien plus importants. Mais effectivement la transformation de Paris-Sud en Paris-Saclay doit avoir comme conséquence de grimper dans différents classements, et en particulier dans le classement de Shanghai.

 

 

 

Les 10 meilleures universités du monde (en 2019) :

Rang Etablissement
1 Université d’Harvard
2 Université de Stanford
3 Université de Cambridge
4 Massachusetts Institute of Technology
5 Berkeley
6 Université de Princeton
7 Oxford
8 Université Columbia
9 California Institute of Technology
10 Université de Chicago

Le top 10 n’a pas évolué entre 2018 et 2019.

Les universités françaises dans le Top 200 (en 2019) :

Rang Etablissement
37 Université Paris-Sud (Paris 11)
44 Université Sorbonne Université
79 Ecole Normale Supérieure (Paris)
101-150 Aix-Marseille Université
101-150 Université de Grenoble-Alpes
101-150 Université de Strasbourg
101-150 Université Paris Diderot (Paris 7)
151-200 Université de Montpellier
151-200 Université Paris Descartes (Paris 5)

Les universités françaises dans le Top 200 (en 2018) :

Rang Etablissement
36 Université Sorbonne Université
42 Université Paris-Sud (Paris 11)
64 Ecole Normale Supérieure (Paris)
101-150 Aix-Marseille Université
101-150 Université de Strasbourg
101-150 Université Paris Diderot (Paris 7)
151-200 Université Joseph Fourier (Grenoble 1)
151-200 Université Paris Descartes (Paris 5)

Les universités en tête du classement mondial les années précédentes :

Année Etablissement le mieux classé
2018 Université d’Harvard
2017 Université d’Harvard
2016 Université d’Harvard
2015 Université d’Harvard
2014 Université d’Harvard
2013 Université d’Harvard
2012 Université d’Harvard
2011 Université d’Harvard
2010 Université d’Harvard

 

Universités -Classement de Shanghai : la France toujours mal classée

Classement de Shanghai : la France toujours mal classée

 

Ce classement, distingue depuis 2003 les 500 meilleurs établissements d’enseignement supérieur du monde. Pour cette édition 2019, elle publie le classement de 1 000 universités. Le top 10 est identique à l’an dernier, avec 8 universités américaines et 2 britanniques occupant le haut du classement.

Harvard est en tête pour la dix-septième année consécutive, devançant sa compatriote Stanford. L’université britannique Cambridge conserve la troisième place du podium. On trouve ensuite les américaines MIT (4e), Berkeley (5e) et Princeton (6e).

 

Comme en 2018, seules quatre universités non américaines atteignent le top 20 : les britanniques Cambridge, Oxford (7e place) et University College de Londres (15e, + 2 places), tandis que l’Institut fédéral de technologie de Zurich pointe à la 19e place (inchangé).

Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature. Si le cabinet présente ce classement comme « le plus fiable », ces critères sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements.

 

Alain Sarfati, président de l’université Paris-Sud, qui se distingue comme la première université française du classement 2019 de Shanghai explique son classement sur France info

 

Est-ce un motif de fierté d’être la première université française de ce classement ? Qu’est-ce que ça vous apporte d’être bien classé ?

Alain Sarfati : C’est un sentiment de fierté bien sûr. Mais il faut prendre tout ça avec beaucoup de recul. Les classements se basent sur un certain nombre de critères qui sont plus ou moins pertinents. Le classement de Shanghai s’appuie sur des données qui sont relativement objectives. Il est plutôt pertinent sur le domaine de la recherche. Il n’a pas vocation à juger la qualité d’une université sur l’ensemble de ses missions, mais sur l’avancée des connaissances, qui est quand même un des points les plus importants pour les universités.

Il y aura des choses à redire, mais en tout cas il y a une certaine pertinence et une cohérence dans ce classement d’une année sur l’autre. Ça nous apporte une visibilité. Qu’on soit d’accord avec les critères ou pas, c’est un classement qui est vu et ausculté par beaucoup de monde.

Lorsqu’il s’agit de choisir une université, les étudiants regardent-ils ce genre de classement ?

Les étudiants internationaux, oui très certainement. Pour les Français, je pense que ça commence à se faire, parce que c’est la force des médias de communiquer sur tel ou tel type de données. En l’occurrence le classement de Shanghai est un classement qui est vu. Je pense que pour les étudiants internationaux et en premier lieu les Chinois, être dans une université bien classée, ça ouvre des portes, ne serait-ce qu’en termes de bourses.

Faut-il se battre pour grimper dans ce classement ? Ou est-ce que la domination anglo-saxonne est inéluctable ?

Je crois qu’il est important de ne pas faire des classements un outil pour notre stratégie. La stratégie de l’université doit se baser sur des éléments au-delà du classement, parce qu’un classement se base sur un certain nombre de critères, et ce ne sont pas forcément les bons. Il faut avoir du recul.

Maintenant il faut regarder ça de façon attentive, ne pas se pénaliser, et il faut que la France apparaisse dans les radars internationaux. Mais si un classement a une trop grande visibilité et qu’il est très clairement basé sur des critères qui ne sont pas les bons, il faudra se battre pour faire évoluer les choses.

Paris-Sud fait partie du regroupement d’établissements d’enseignement supérieur Paris-Saclay. Ces rapprochements sont-ils de nature à favoriser votre poids à l’international ?

Très clairement. Ce regroupement à Saclay n’est pas fait uniquement pour ça, comme parfois je l’entends. Il y a beaucoup d’autres objectifs qui sont bien plus importants. Mais effectivement la transformation de Paris-Sud en Paris-Saclay doit avoir comme conséquence de grimper dans différents classements, et en particulier dans le classement de Shanghai.

 

La France, Macron   et l’Afrique : la grande hypocrisie

 

 Macron a rendu hommage aux héros africains de 1944 en Provence. C’était évidemment nécessaire mais bien insuffisant voir même assez hypocrite. On le sait, les Africains et les indigènes en général ont payé un lourd tribut aux guerres de 39 45 et surtout de 14-18. . Pire, la plupart de ceux qui ont été incorporés dans la Grande guerre de 14 18 l’ont été de force malheureusement ces soldats n’ont pas ensuite été récompensés puisqu’ils ont même été privés de leurs droits en matière de primes et de pension. La France a d’ailleurs été condamnée par les instances juridiques internationales pour cette discrimination. Ce n’est qu’à partir de 2007 que la situation a été régularisée. Autant dire que la plupart des Africains bénéficiaires était déjà morts.  La seconde critique qu’on peut adresser à la France, c’est qu’elle s’est montrée bien incapable de contribuer au développement de l’Afrique en installant une situation de post colonisation avec la France Afrique en soutenant le plus souvent des chefs d’État corrompus et en favorisant seulement les investissements de multinationales françaises. Par contre,  les politiques de développement bureaucratique ont rarement atteint le terrain. Souvent les fonds se sont perdus dans les sables des grandes superstructures de coopération et dans les poches des dirigeants africains sans parler des retours financiers pour assurer les campagnes électorales des présidents français. Bref,  la politique française a été tellement inefficace que la place a été prise en Afrique par d’autres pays notamment par la Chine qui de façon encore plus scandaleuse que la France pille  les ressources du continent. Certes les Africains eux-mêmes ont leur responsabilité dans le sous-développement du fait de l’instabilité politique, parfois des conflits aussi malheureusement de la concussion érigée en pratique générale. Pourtant la France avec notamment le soutien de l’Europe aurait pu décider depuis longtemps un véritable plan Marshall pour développer l’Afrique en même temps pour éviter la contamination par le radicalisme islamique et pour réguler l’immigration.  Une nouvelle fois s’est contenté de mots vis-à-vis des africains “Nous n’oublierons jamais rien ni personne”, a-t-il dit en lançant un plaidoyer pour la cohabitation entre les Français et ceux sans lesquels la France n’aurait pas retrouvé sa place dans le monde après l’épisode de la collaboration avec les nazis.

 

 

 

Les 10 meilleures universités du monde (en 2019) :

Rang Etablissement
1 Université d’Harvard
2 Université de Stanford
3 Université de Cambridge
4 Massachusetts Institute of Technology
5 Berkeley
6 Université de Princeton
7 Oxford
8 Université Columbia
9 California Institute of Technology
10 Université de Chicago

Le top 10 n’a pas évolué entre 2018 et 2019.

Les universités françaises dans le Top 200 (en 2019) :

Rang Etablissement
37 Université Paris-Sud (Paris 11)
44 Université Sorbonne Université
79 Ecole Normale Supérieure (Paris)
101-150 Aix-Marseille Université
101-150 Université de Grenoble-Alpes
101-150 Université de Strasbourg
101-150 Université Paris Diderot (Paris 7)
151-200 Université de Montpellier
151-200 Université Paris Descartes (Paris 5)

Les universités françaises dans le Top 200 (en 2018) :

Rang Etablissement
36 Université Sorbonne Université
42 Université Paris-Sud (Paris 11)
64 Ecole Normale Supérieure (Paris)
101-150 Aix-Marseille Université
101-150 Université de Strasbourg
101-150 Université Paris Diderot (Paris 7)
151-200 Université Joseph Fourier (Grenoble 1)
151-200 Université Paris Descartes (Paris 5)

Les universités en tête du classement mondial les années précédentes :

Année Etablissement le mieux classé
2018 Université d’Harvard
2017 Université d’Harvard
2016 Université d’Harvard
2015 Université d’Harvard
2014 Université d’Harvard
2013 Université d’Harvard
2012 Université d’Harvard
2011 Université d’Harvard
2010 Université d’Harvard

 

Classement de Shanghai : la France toujours mal classée

Classement de Shanghai : la France toujours mal classée

Alain Sarfati, président de l’université Paris-Sud, qui se distingue comme la première université française du classement 2019 de Shanghai explique son classement sur France info

 

Est-ce un motif de fierté d’être la première université française de ce classement ? Qu’est-ce que ça vous apporte d’être bien classé ?

Alain Sarfati : C’est un sentiment de fierté bien sûr. Mais il faut prendre tout ça avec beaucoup de recul. Les classements se basent sur un certain nombre de critères qui sont plus ou moins pertinents. Le classement de Shanghai s’appuie sur des données qui sont relativement objectives. Il est plutôt pertinent sur le domaine de la recherche. Il n’a pas vocation à juger la qualité d’une université sur l’ensemble de ses missions, mais sur l’avancée des connaissances, qui est quand même un des points les plus importants pour les universités.

Il y aura des choses à redire, mais en tout cas il y a une certaine pertinence et une cohérence dans ce classement d’une année sur l’autre. Ça nous apporte une visibilité. Qu’on soit d’accord avec les critères ou pas, c’est un classement qui est vu et ausculté par beaucoup de monde.

Lorsqu’il s’agit de choisir une université, les étudiants regardent-ils ce genre de classement ?

Les étudiants internationaux, oui très certainement. Pour les Français, je pense que ça commence à se faire, parce que c’est la force des médias de communiquer sur tel ou tel type de données. En l’occurrence le classement de Shanghai est un classement qui est vu. Je pense que pour les étudiants internationaux et en premier lieu les Chinois, être dans une université bien classée, ça ouvre des portes, ne serait-ce qu’en termes de bourses.

Faut-il se battre pour grimper dans ce classement ? Ou est-ce que la domination anglo-saxonne est inéluctable ?

Je crois qu’il est important de ne pas faire des classements un outil pour notre stratégie. La stratégie de l’université doit se baser sur des éléments au-delà du classement, parce qu’un classement se base sur un certain nombre de critères, et ce ne sont pas forcément les bons. Il faut avoir du recul.

Maintenant il faut regarder ça de façon attentive, ne pas se pénaliser, et il faut que la France apparaisse dans les radars internationaux. Mais si un classement a une trop grande visibilité et qu’il est très clairement basé sur des critères qui ne sont pas les bons, il faudra se battre pour faire évoluer les choses.

Paris-Sud fait partie du regroupement d’établissements d’enseignement supérieur Paris-Saclay. Ces rapprochements sont-ils de nature à favoriser votre poids à l’international ?

Très clairement. Ce regroupement à Saclay n’est pas fait uniquement pour ça, comme parfois je l’entends. Il y a beaucoup d’autres objectifs qui sont bien plus importants. Mais effectivement la transformation de Paris-Sud en Paris-Saclay doit avoir comme conséquence de grimper dans différents classements, et en particulier dans le classement de Shanghai.

Des élus mal aimés : pourquoi ?

Des élus mal aimés : pourquoi ?

38 % seulement de la population ont une bonne image des lithiques et ce chiffres peut descendre jusqu’à 20 % dans les partis extrêmes. En cause, évidemment certaines affaires mais aussi le contenu général de la politique dans les domaines économique, social, sociétal et culturel. En réalité c’est le contenu même de la démocratie qui est critiqué. Avec d’une part un mode d’élection qui repose trop sur l’argent, les lobbys et les réseaux d’influence ensuite et surtout par le décalage entre les intentions manifestées lors  des campagnes électorales et les orientations prises après élection. La démocratie se limite trop souvent au dépôt d’un bulletin dans l’urne ensuite les élus se comportent  comme dans la monarchie au plan national comme dans les baronnies au niveau plus local. La concertation et le contrôle par les citoyens pendant un mandat est à peu près inexistant. Certes heureusement encore la liberté d’expression n’est pas entravée mais cela ne change rien du fait des majorités dont disposent les décideurs. L’autre phénomène qui peut expliquer le désamour vis-à-vis des élus c’est peut-être leur origine sociologique pour une grande majorité presque tous formatés de la même manière en provenance d’instituts politiques, souvent des fonctionnaires ou des barons dont la notoriété repose sur le clientélisme. Enfin trop nombreux sont les élus qui ont transformé le mandat politique en métier.

Les Français estiment d’abord que « les carrières politiques sont trop longues » (70%), que les élus « gagnent trop d’argent » (66%), qu’ »ils ont trop de pouvoirs ». Ils ne sont que 30% à penser que les élus sont compétents, 26% qu’ils sont « proches des préoccupations des citoyens », et 20% qu’ils sont honnêtes.

Concernant les actes de vandalisme commis contre des permanences d’élus de la majorité, 47% les condamnent, 44% les comprennent mais ne les approuvent pas, 9% les approuvent.

Le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1006 personnes, selon la méthode des quotas, réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 9 août 2019.

Union européenne : Von der Leyen mal élue

Union européenne : Von der Leyen mal  élue

 

Ce n’est pas seulement à cause du nombre de voix que Ursula Von der Leyen  a été mal élue mais aussi et surtout au fait  qu’elle a dû faire un discours un peu sulfureux sorte de cocktail de conviction très libérale, d’orientation keynésienne, de promesses vertes et d’assurances floues concernant l’immigration. Certains diront une sorte de synthèse des différents courants qui traversent l’Europe. Le problème c’est que les courants sont parfois très contradictoires par exemple entre le courant ultralibéral et courant nationaliste, entre le courant productiviste et le courant écolo, entre le courant gauchiste et le courant d’extrême droite etc. L’Allemande Ursula von der Leyen a donc été élue mal avec  seulement  383 voix contre 327. Plusieurs rasions parfois contradictoires.  à cela.  Certains petits pays n’apprécient pas spécialement que l’Allemagne prenne la gouvernance de l’union européenne. La seconde raison c’est que la plupart des candidats présentés par les groupes politiques européens ont été balayée par les chefs d’État. La troisième raison provient des contradictions internes de l’Allemagne. En effet le premier candidat de l’Allemagne a été éliminé par les Allemands eux-mêmes en raison des conflits au sein même de la majorité gouvernementale allemande entre chrétiens-démocrates et sociaux démocrates. Certains partis extrêmes ne se sont pas retrouvés derrière l’Allemande Von der Leyen. Il a même fallu la démocrate-chrétienne Allemande Ursula donne des gage pour recueillir des voix qui ont permis son élection. Le PPE et Renaissance, le groupe centriste où siège La République en marche, l’ont toutefois assurée de leur soutien. Le groupe des sociaux-démocrates, plus divisé, s’est in fine prononcé en sa faveur par une majorité des deux tiers, au vu de l’inflexion donnée par la candidate à son programme. La délégation française est de celles qui ont voté contre sa nomination, aux côtés des Verts, de la gauche radicale et de l’extrême droite. Mère de sept enfants et médecin de profession, Ursula von der Leyen est néanmoins créditée d’une fibre sociale et d’une approche libérale sur les sujets de société.

Le commerce extérieur : légèrement moins mal

Le commerce extérieur : légèrement moins mal

Le déficit du commerce extérieur (baromètre de la compétitivité) est légèrement moins mauvais que précédemment. Ceci étant, il faudra sans doute s’attendre à un déficit de l’ordre de 50 milliards pour l’année en cours. Notons que l’Allemagne, elle, dégage un excédent moyen de 200 milliards mais qui cette année pourrait nettement s’affaiblir en raison des tensions commerciales Le déficit commercial de la France s’est replié à 3,3 milliards d’euros en mai, son niveau le plus bas depuis décembre 2017, grâce notamment aux exportations militaires qui ont atteint leur niveau le plus élevé des 15 dernières années, ont indiqué vendredi les douanes. . Sur les cinq premiers mois de 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés (CVS-CJO) – atteint 23,5 milliards d’euros, contre 28,1 milliards un an plus tôt. Ces performances favorables interviennent alors que la plupart des institutions anticipent un coup de frein du commerce planétaire pour 2019.  La contribution du commerce extérieur à l’économie française serait légèrement négative (-0,1 point) après une année 2018 plutôt favorable (+0,7 point) au regard des années précédentes. L’activité reposera essentiellement sur la demande intérieure mais qui se tasse aussi. Du coup,  la croissance pourrait être limitée à 1,2 %. En mai, les importations sont reparties à la hausse après leur recul de 2,7% en avril mais n’ont connu qu’une faible progression. Elles ont enregistré une hausse de 0,8% (+0,3 milliard), pour atteindre un montant de 47,5 milliards d’euros. Les exportations, qui s’étaient repliées de 2,1% en avril, ont en revanche bondi de 4,6% (soit une hausse de 2 milliards d’euros), pour un montant total de 44,3 milliards d’euros.

 

Prime à la casse : victime de son succès ou mal adaptée

Prime à la casse : victime de son succès ou mal adaptée

 

 

  • La question brutale,  c’est de savoir si cette prime à la casse est destinée à soutenir le marché automobile ou à lutter contre les émissions polluantes. D’après le gouvernement,  la prime à la conversion serait victime de son succès. Mais peut-on parler vraiment de succès environnementales quant à cette prime arrose tout les candidats à l’achat d’une voiture neuve ou d’occasion y compris le diesel ! La vérité c’est que cette mesure prise à la hâte est particulièrement mal ficelée notamment lorsqu’elle permet d’acheter des véhicules haut de gamme qui forcément polluent davantage que les autres ou encore des diesels relativement polluants. N’oublions pas que le marché automobile est entré dans une phase baissière inquiétante qui va sans doute durer plusieurs années d’où des mesures de soutien ambigu qui s’abrite sous le parapluie environnemental. Le dispositif a été lancé en janvier 2018 et renforcé en janvier 2019 en réponse à la crise des Gilets jaunes. Le montant de la prime dépend du véhicule acheté et de la situation fiscale du foyer. Elle est comprise entre 1.000 et 5.000 euros.  Le problème pour le gouvernement est que le nombre de primes à la conversion a explosé. Au 30 juin, plus de 220.000 demandes avaient été déposées. Pratiquement autant que sur toute l’année 2018. Il risque de manquer 300 millions d’euros à l’Etat pour honorer ses promesses. Mais si le dispositif a réellement une dimension écologique pourquoi alors limiter l’enveloppe budgétaire. Finalement cette question renvoie la contradiction entre les discours sur le climat et la politique réellement menée.

 

Sondage fiscalité – l’impôt mal utilisé pour 80% des Français

Sondage fiscalité – l’impôt mal utilisé pour 80% des Français

 

Comme nous le suggérions hier dans un article hier, la recherche d’économies doit concerner tous les champs de l’action publique, aucun ne doit être exempté même les secteurs prioritaires. Cela pour ne pas confondre la priorité des champs d’intervention régaliens avec leurs conditions d’exécution. Selon un sondage  l’institut Elabe pour BFM , 85% des Français estiment que les recettes fiscales sont mal utilisées et confirment dons sans doute la nécessité d’un audit concernant toute les dépenses publiques ;   Car si une majorité de Français (59%) considère que le paiement des impôts et taxes est justifié pour financer les services publics, 83% affirment que la lutte contre la fraude fiscale est insuffisante et 85% estiment que les recettes fiscales sont mal utilisées, selon notre dernier sondage* « L’Opinion en direct » dévoilé ce mercredi par l’institut Elabe. 

Les Français sont également 78% à estimer que le système fiscal actuel ne permet pas une redistribution des richesses entre les différentes catégories de la population.

Pour rendre l’impôt plus juste et plus efficace, 57% des sondés préconisent de faire de la lutte contre la fraude fiscale une priorité, devant la suppression des niches fiscales (42%) et le rétablissement de l’ISF (37%). Viennent ensuite la création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu pour les hauts revenus (36%) et la baisse de la TVA (35%), rendre l’impôt plus progressif en ajoutant des tranches d’imposition (32%), faire payer l’impôt sur le revenu à tous les ménages (26%) et revenir sur l’augmentation de la CSG (18%).  »Nous devons baisser plus vite les impôts », a déclaré Edouard Philippe lors de la restitution du grand débat lundi. Pour répondre à « une immense exaspération fiscale », le Premier ministre s’est engagé à alléger la fiscalité pour les ménages, sans donner davantage de détails. Une sortie qui n’a visiblement pas convaincu les Français. En effet, 71% des personnes interrogées ne croient pas à l’annonce du chef du gouvernement. Dans le détail, ils sont 48% à penser qu’elle n’est « pas vraiment crédible » et 23% à juger cet engagement « pas crédible du tout ». Paradoxalement, ils sont 69% à assurer que la baisse des impôts doit s’accompagner d’une baisse de la dépense publique.

*Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 9 et 10 avril 2019. 

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

 

 

Il est clair que le salaire des enseignants est scandaleusement insuffisant au regard de la qualification et des résultats attendus. En gros, pour un instituteur le salaire net est voisin de celui d’un ouvrier qualifié Les montants indiqués correspondent aux salaires mensuels bruts.

Salaire d’un instituteur

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur certifié

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur agrégé

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 2076 euros
Année de titularisation 2334 euros
10 ans 2896 euros
20 ans 3547 euros
30 ans 4555 euros

 

 

D’une manière générale, les salariés de l’enseignement subissent le sort de l’ensemble de la fonction publique qui se caractérise par une faible productivité mais par des salaires assez dérisoires au regard du privé. Cependant cette question reste relativement taboue du fait du corporatisme un peu aveugle des syndicats qui réclament en même temps l’augmentation des effectifs et l’amélioration du niveau de rémunération. Il ne serait pas indécent d’augmenter les salaires de 30 à 50 % en quelques années mais cela supposerait à la fois un changement de stratégie syndicale et un autre management de la part de l’État. D’après le sondage Odoxa/Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 70 % des Français jugent les enseignants «compétents», 62 % «travailleurs» et 55 % «efficaces». Et les difficultés de leur métier sont bel et bien reconnues: on estime assez unanimement (86 %) qu’ils sont «confrontés à des élèves et des parents de plus en plus durs» et que face à cela, ils ne «sont pas assez soutenus par l’administration» (69 %).

Par ailleurs, cette difficulté dans l’exercice de leur travail se doublerait, selon les Français, d’un manque de reconnaissance: 54 % considèrent aussi qu’ils sont «mal payés». Pour une majorité de l’opinion, ce ne sont pas des privilégiés malgré les congés et autres avantages.  La réforme des lycées et du baccalauréat est plutôt soutenue par l’opinion: 50 % estiment que c’est une bonne réforme, contre 28 % qui jugent que c’est une mauvaise réforme (1 sur 5 ne la connaît pas)… Pourtant, les Français sont pourtant 59 % à soutenir la grève des enseignants de ce jeudi.

 

Macron, un bourgeois mal élevé, prétentieux et méprisant

Macron, un bourgeois mal élevé, prétentieux et méprisant

 

 

Il est clair que Macron est complètement inconscient du rejet qu’il provoque dans l’opinion publique. Certes sa politique économique et sociale est contestée et contestable eu égard aux résultats catastrophiques concernant aussi bien la croissance, le chômage que les équilibres financiers mais le pire c’est sans doute cette espèce condescendance aristocratique qui caractérise le rapport de Macron aux  citoyens. Pour résumer,  Macron est un gosse mal élevé. Fils d’un milieu bourgeois il a été gâté, pourri au point qu’il ignore les éléments de base de la politesse, du respect et de l’humanisme. Adulte, il n’a guère connu de difficultés. Il s’est marié avec Brigitte, elle-même fille de grands bourgeois qui a pris pour premier époux un banquier (déjà !),  Macron est beaucoup trop jeune et inexpérimenté  pour exercer un mandat de président, il n’a rien vécu en parcourant le chemin doré qui mène à l’ENA, aux cercles élitistes, à l’argent et au pouvoir. Comment pourrait-il avoir la moindre idée de ce que c’est que vivre avec un SMIC de 1150 € ? Le pire évidemment c’est cette tonalité de ses discours, une tonalité professorale, agressive et méprisante. En gros il explique aux Français déjà en détresse que ce sont des incompétents et des paresseux. Pas vraiment un discours dynamique et  rassembleur.  Et pour finir le portrait, le jeune homme se prend pour un monarque et il ne se prive pas de prendre les Français et ses collaborateurs pour  de simples sujets. Voir par exemple à cet égard comment il a corrigé récemment Philippe à propos du moratoire sur la taxe carbone ou encore la pauvre Schiappa qui avait suggéré que la suppression de l’ISF pourrait être mise en cause. Une gifle en pleine assemblée pour Édouard Philippe, une autre en plein conseil des ministres pour Schiappa. La France a bien eu tort d’élire ce petit jeune homme précieux et prétentieux qui ne connaît rien aux réalités sociales et économiques. En général en choisissant un homme de 50 à 60 on a davantage de chances d’éviter les erreurs de jeunesse même si ce n’est pas totalement garanti.

 

 

Macron, un gosse mal élevé, un jeune homme prétentieux et méprisant

Macron, un gosse mal élevé, un jeune homme prétentieux et méprisant

 

 

Il est clair que Macron est complètement inconscient du rejet qu’il provoque dans l’opinion publique. Certes sa politique économique et sociale est contestée et contestable eu égard aux résultats catastrophiques concernant aussi bien la croissance, le chômage que les équilibres financiers mais le pire c’est sans doute cette espèce condescendance aristocratique qui caractérise le rapport de Macron aux  citoyens. Pour résumer,  Macron est un gosse mal élevé. Fils d’un milieu bourgeois il a été gâté, pourri au point qu’il ignore les éléments de base de la politesse, du respect et de l’humanisme. Adulte, il n’a guère connu de difficultés. Il s’est marié avec Brigitte, elle-même fille de grands bourgeois qui a pris pour premier époux premier époux un banquier ( déjà !),  Macron est beaucoup trop jeune et inexpérimenté  pour exercer un mandat de président, il n’a rien vécu en parcourant le chemin doré qui mène à l’ENA, aux cercles élitistes, à l’argent et au pouvoir. Comment pourrait-il avoir la moindre idée de ce que c’est que vivre avec un SMIC de 1150 € ? Le pire évidemment c’est cette tonalité de ses discours, une tonalité professorale, agressive et méprisante. En gros il explique aux Français déjà en détresse que ce sont des incompétents et des paresseux. Pas vraiment un discours dynamique et  rassembleur.  Et pour finir le portrait, le jeune homme se prend pour un monarque et il ne se prive pas de prendre les Français et ses collaborateurs pour  de simples sujets. Voir par exemple à cet égard comment il a corrigé récemment Philippe à propos du moratoire sur la taxe carbone ou encore la pauvre Schiappa qui avait suggéré que la suppression de l’ISF pourrait être mise en cause. Une gifle en pleine assemblée pour Édouard Philippe, une autre en plein conseil des ministres pour Schiappa. La France a bien eu tort d’élire ce petit jeune homme précieux et prétentieux qui ne connaît rien aux réalités sociales et économiques. En général en choisissant un homme de 50 à 60 on a davantage de chances d’éviter les erreurs de jeunesse même si ce n’est pas totalement garanti.

 

« Gilets jaunes » : des revendications mal comprises par les médias

« Gilets jaunes » : des revendications mal comprises par les médias

Ce que révèle une étude du Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (LERASS) de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse.  Les préoccupations des « gilets jaunes » ont été pour le moins mal perçues par la presse. Les chercheurs ont notamment analysés plus de 700 articles produits par les journaux nationaux publiés entre le 5 et le 26 novembre. En parallèle, ils ont passé au crible un grand nombre de commentaires et réactions publiés sur différentes plateformes et réseaux sociaux. « Au départ, il y a eu une tentative de cadrage et une vision simplifiée des médias qui tentent d’expliquer sous l’angle de la pédagogie pourquoi la transition écologique est nécessaire, souligne Nikos Smyrnaios, un des coauteur de l’étude, cité par 20minutes. Alors qu’au cœur des préoccupations des ‘gilets jaunes’, il y a la question des inégalités fiscales et une critique sociale. [...] Mais cela est minoré dans les médias. » Pour le labo toulousain, la presse n’a globalement pas suffisamment évoqué cette montée et cette éclosion des « revendications citoyennes » des « gilets jaunes » : « Des revendications qui ne semblaient au départ concerner que l’usager automobiliste et qui peu à peu, montent en généralité pour se transformer en revendications citoyennes. Des revendications étayées par des arguments contrairement à ce que la profusion de commentaires et le cadrage médiatique laissait penser en amont de notre étude ». Pour les chercheurs, le mouvement « semble principalement cadré sous l’angle du conflit d’usages l’automobiliste qui veut rouler sans dépenser davantage et sous l’angle plus psychologisant du ressentiment aveugle des citoyens que les médias semblent penser peu acculturés ou indifférents à la question environnementale ».Les chercheurs estiment que leur constat « rejoint finalement les conclusions d’une précédente étude réalisée sur la pétition contre la loi travail ». Laquelle souligne que « la place de la politisation dans les pratiques socio-numériques doit être sérieusement mesurée car son importance est systématiquement minorée, notamment par les autorités et les figures installées du monde politique, intellectuel et médiatique ».

Afrique : Bolloré s’explique ….mal

Afrique : Bolloré  s’explique ….mal

Bolloré tente de s’expliquer dans le JDD après sa mise en examen pour corruption en Afrique. Mais il s’explique mal puisqu’il nie  même  toute existence de corruption dans un continent qui pourtant souffre de cette tare majeure encouragée en plus par les entreprises étrangères comme celles de Bolloré. Chacun sait pourtant que les sommes détournées par les responsables africains et placées aux Etats Unis ou en Europe représentent à peu près l’équivalent de la dette africaine. Rares sont les anciens chefs d’Etat africain qui ne sont pas concernés par des enquêtes pour détournement de fonds publics ; Une situation que nie

 l’industriel breton qui  dénonce en premier lieu la suspicion portée sur cette « terre de non-gouvernance, voire de corruption » : « On y imagine des chefs d’États décidant seuls d’accorder des contrats mirobolants à des financiers peu scrupuleux… » Après deux jours de garde à vue, Vincent Bolloré a été mis en examen, jeudi, pour « corruption d’agent public étranger », « complicité d’abus de confiance » et « complicité de faux » dans l’enquête sur les conditions d’attributions de ses concessions portuaires en Afrique de l’Ouest. Les juges Serge Tournaire et Aude Buresi soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de Havas, filiale du groupe, afin de décrocher la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Celui qui s’apprête à passer la main à son fils Yannick à la tête du conseil de surveillance de Vivendi défend dans sa tribune au JDD les réalisations de son groupe en dépit d’un climat proche de la « chasse aux sorcières » en Afrique.

« Le développement de salles de cinéma que réalise Vivendi dans des pays qui n’en avaient plus depuis trente ans, le développement d’expériences d’électrification grâce aux technologies exceptionnelles de nos batteries, vont-ils être considérés comme des cadeaux ayant une finalité corruptrice? Toute embauche peut-elle être requalifiée comme un service rendu? » Dans sa tribune, Vincent Bolloré s’interroge surtout sur l’avenir de son groupe : « Faut-il abandonner l’Afrique? ». Vincent Bolloré dresse malgré tout le portrait élogieux d’un continent tourné vers l’avenir : « Loin des clichés d’une Afrique misérabiliste, je vois les buildings, les réseaux informatiques se créer, le souhait d’une vigoureuse jeunesse pour dessiner un futur démocratique et serein. »Un constat réel mais qui oublie l’autre coté du miroir avec la pauvreté et la maladie.

Justice : « J’ai mal à ma France »( Laugery, bâtonnier)

Justice : « J’ai mal à ma France »( Laugery, bâtonnier)

 

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Justice et que le JDD publie, Pierre-Ann Laugery, bâtonnier des Hauts-de-Seine depuis le 1er janvier 2017 et avocat pénaliste depuis 40 ans, exprime ses craintes vis-à-vis de la réforme de la justice.

« J’ai rarement eu mal à ma France comme aujourd’hui. Il m’est arrivé d’avoir peur, de douter de notre capacité nationale à combattre les extrémismes dans ce qu’ils ont de plus abject ou les petites blessures du quotidien qui empoisonnent l’existence. Il m’est arrivé d’être confronté, durant mon exercice professionnel, au grand sentiment d’injustice qui vous laisse abasourdi et pantois face à une décision incomprise. Il m’est arrivé de maudire, de tempêter, de pleurer et de rire aussi, de tirer le diable par la queue, de rentrer chez moi épuisé et de boire tout mon saoul pour chasser le stress après des jours d’audience, d’arrêter de fumer et de reprendre la cigarette, de soutenir un confrère plus jeune et d’écouter religieusement plaider un ténor du barreau, de faire des conclusions la nuit, de me garer si mal au Tribunal de Police, Rue Ferrus, qu’on en a enlevé ma voiture, de négocier un découvert avec ma banque, de recevoir des remerciements, des insultes, des menaces, un calendrier srilankais, des babouches, et même une poésie d’enfant que je garde tout près de mon cœur. J’ai aidé du mieux que j’ai pu des femmes battues ou violées et des violeurs, des maris infidèles et des femmes volages, des enfants perdus et des demandeurs d’asile, des familles en décomposition et d’autres recomposées, des tueurs, des accidentés de la vie, des malades et des trafiquants, des escrocs, des prostituées, un prêtre pédophile et même un élu de la République désargenté. J’ai laissé à d’autres plus compétents que moi le droit du travail et sa cohorte de drames, le droit fiscal et ses enjeux économiques, les autres, et tous ces droits du quotidien des tribunaux, ceux-là mêmes que vous voulez brader sur l’autel du numérique et de la rentabilité budgétaire réunis. Mais aujourd’hui, j’ai mal à ma France. Je suis avocat. Un avocat de base, pas un de ceux qui défraient la chronique judiciaire, qui publient des commentaires ou des livres et qui sont comme chez eux sur les plateaux de télévision. Je suis avocat par vocation et par instinct des autres, pour faire du bien autour de moi et espérer dans le regard d’un juge étonné, d’un client surpris ou d’un adversaire décontenancé, l’approbation muette, le remerciement discret ou la reconnaissance de l’équilibre. Je suis avocat. Pas pour le pouvoir éphémère que cela procure, le statut social ou la reconnaissance que cela induit lors des dîners en ville, mais parce que j’aime d’abord les gens et que je déteste l’injustice. Fondamentalement. Alors, voyez-vous, ce que vous êtes en train de faire à la justice de mon pays est très grave, mais cela, vous ne vous en rendez même pas compte, car totalement contre-productif, tant l’éloignement programmé du citoyen de son juge, l’aseptisation des modes d’accès aux droits et vos économies de bout de chandelles, finiront par vous couper vous-mêmes des réalités. Disparu le juge d’instance, juge de paix, qui réussissait le tour de force d’être à la fois juge et médiateur.

Disparue la greffière qui accueillait la peine incommensurable avant que de constituer le dossier, Disparu le juge d’instruction, à terme, au profit de l’enquête policière et du parquet souverain. Disparu le tribunal de proximité, le havre des doléances comme la maternité, le médecin, la petite gare ou le policier du même nom. Disparue l’empathie, remplacée par l’écran, l’accueil par le SAUJ et le JAF par la CAF pour une erreur de lettre qui frise l’indécence. Disparue la mission de service public que les avocats font vivre quotidiennement, au risque d’être inféodés à l’argent d’un Etat, juge et partie. Disparu enfin le lien qui nous unit dans la défense des faibles, ce lien qui nous permet de rester des êtres humains avant que de devenir des robots. Vous portez et porterez une considérable responsabilité dans cette modernisation de façade puisque vous préférez rentabiliser la justice plutôt que lui donner les moyens de se rendre. Car, ne vous y trompez pas, ce sont d’abord de femmes et d’hommes dont nous avons besoin avant que de les remplacer par des algorithmes, ce sont des sentiments et des doutes, des colères et des emportements des regards bienveillants ou non, des oreilles attentives ou pas, mais du charnel, de la moelle, du vivant qu’il nous faut, avant des polices de caractères et la valse des écrans morts et un droit sous cellophane. Et puis, je ne voudrais pas finir cette lettre ouverte et incantatoire sans vous dire combien notre profession tout entière est blessée par votre indifférence, qui n’a d’égale que celle des médias et cette propension, semble-t-il toute naturelle, aux contre-vérités, lorsque vous employez les termes de concertation, de dialogue, de respect des principes et de maintien des acquis. Alors oui, j’ai mal à ma Justice et j’ai mal à ma France, Madame la Ministre, Mais j’ai encore plus mal pour tous ces gens qui ne savent pas ce qui se prépare et qui s’amusent de nos faibles cris dans le danger assourdissant de vos silences, ou de vos approximations.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de mon respect républicain. »

Micro-entreprise : un mini-job mal payé

Micro-entreprise : un mini-job mal payé

 

 

La sémantique a changé mais pas les revenus pour les micros entrepreneurs devenus autos entrepreneurs devenus micro entrepreneurs depuis 2014. Avec un revenu d’un peu plus de 400 € qui rémunèrent une activité principale complémentaire on ne peut pas parler réellement d’emploi ou sens classique du terme. Il faudrait plutôt parler d’un petit boulot dans le cadre d’un statut libéral. Faut-il ou non condamner ce statut ? La situation est évidemment complexe car il existe différentes catégories de micros entrepreneurs par exemple ce qui veulent compléter une retraite, ce qui ont un travail classique qui font des études et qui complète ainsi leurs revenus, ce aussi qui ont épuisé leurs droits à l’ASSEDIC et tente de retrouver une activité et un revenu. D’autres cas encore. Seulement 23 % encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. Le secteur le plus rémunérateur est celui de l’hébergement-restauration avec, en moyenne, 14.300 euros de chiffre d’affaires annuels. Enfin, seulement 3% des autoentrepreneurs hors commerce déclarent un chiffre d’affaires supérieur au seuil de 32.900 euros, contre 56% des entrepreneurs classiques. Malgré quelques formalités allégées au moment de la création d’entreprises et un mode de calcul simplifié pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, le statut d’auto-entrepreneur offre une pérennité bien plus faible que le statut d’entrepreneur classique, ainsi que des revenus bien moins élevés. Selon une étude de l’Insee publiée ce mardi 13 février, la France, en 2015, comptait 2,7 millions de personnes exerçant une activité non salariée (hors secteur agricole). Sur ce total, 29% sont microentrepreneurs. Ce qui représente environ 810.000 personnes. Les microentrepreneurs économiquement actifs retirent en moyenne 440 euros net par mois de leur activité non-salariée en 2015«    A la fin de l’année 2015, 795.000 microentrepreneurs étaient économiquement actifs. « Leurs effectifs continuent de progresser (+ 5,9 %), mais moins que les années précédentes (+ 8,2 % en 2014 et + 15,8 % en 2013) ». L’organisme de statistiques relève que ce ralentissement peut être lié au durcissement des conditions d’accès à ce statut fin 2014. Ce revenu est à comparer aux salaries moyen de l-ordre de 1740 euros.

Heures travaillées par an: les salariés français mal classés

Heures travaillées par an: les salariés français mal classés

En France en moyenne, le nombre d’heures travaillées est inférieur de 7 % à celui de la moyenne européenne. Mais les Allemands font mieux encore, puisqu’ils travaillent 111 de moins que leurs voisins français. Avec 1371 heures travail annuelles, personne ne fait mieux dans l’OCDE. Des chiffres cependant à prendre avec des pincettes dans la mesure il existe bien davantage de contrats à temps partiel en Allemagne ce qui mécaniquement fait diminuer le nombre d’heures travaillées par salarié. Même observation concernant la productivité. En France, la productivité horaire s’élevait à 67,5 dollars en 2015 et en Allemagne à 66,6 dollars. Le problème c’est que les Allemands sont beaucoup plus nombreux à travailler qu’en France proportionnellement à leur population. Concernant la durée du travail au plan mondial les Mexicains sont ceux qui ont le moins de temps libre, avec 2246 travaillées par an. Les Coréens du sud passent eux aussi beaucoup de temps au travail (2113 heures), suivie par les Grecs qui consacrent 2042 heures par an à leur activité professionnelle. Ce sont les seuls pays qui dépassent les 2000 de travail annuel. Même si la Chili et la Russie sont juste en dessous de cette barrière symbolique, avec respectivement 1988 et 1978 heures.

« Les Français dépensent mal et trop » ( Jean-Claude Juncker)

« Les Français dépensent mal et trop » ( Jean-Claude Juncker)

D’une  certaine faon Juncker, le président de la commission européenne a raison, la France dépense trop et mal. Trop en dépenses publiques de fonctionnement et pas assez en dépenses d’avenir (investissement, recherche, innovation, formation.). Du coup en dépit d’un record mondial de fiscalité,  la bulle de la dette ne cesse de grossir (en moyenne 33 000 euros par Français).   »Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit », a déclaré lundi 8 mai, depuis Berlin (Allemagne) Jean-Claude Juncker, au lendemain même de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence française. « Les Français consacrent entre 53% et 57% de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette, cela ne peut pas fonctionner dans la durée », a ajouté le président de la Commission européenne.   Il estime que le futur chef de l’État français ne pourra pas compter à sens unique sur la mansuétude de ses partenaires européens sur ces questions. « Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres » en faisant les réformes nécessaires, a-t-il souligné.   Ces propos surviennent alors que la Commission doit publier en fin de semaine ses prévisions économiques de printemps pour les pays de l’Union européenne, suivies le 17 mai de recommandations. Or la France est sous pression pour respecter enfin les règles européennes, selon lesquelles les déficits publics doivent être en-dessous des 3% du PIB. Le président élu français a prévu dans son programme une réduction des dépenses publiques de 60 milliards d’euros en cinq ans, passant entre autres par la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Mais il a dans le même temps appelé l’Europe à se réformer et entend promouvoir des investissements au sein de l’Union européenne. Les conservateurs et sociaux-démocrates au sein du gouvernement de coalition de la chancelière Angela Merkel paraissent divisés sur l’attitude à adopter face aux projets européens du président élu français. Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, un social-démocrate, milite pour qu’Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble mettent en sourdine leur orthodoxie budgétaire afin de donner une marge de manoeuvre à Emmanuel Macron. Il a concrètement plaidé pour la création d’un Fonds d’investissement franco-allemand en faveur de la croissance, dont il entend donner les contours « dans les prochains jours ».  « Nous devons à présent tout faire pour que la politique d’Emmanuel Macron réussisse en France et en Europe, car si ce n’est pas le cas Marine Le Pen est assez jeune pour se représenter dans cinq ans », a-t-il encore mis en garde lundi à Berlin. « J’ai demandé un jour à la chancelière ce qui était plus coûteux, un déficit de 0,5% plus élevé que prévu en France ou Madame Le Pen » présidente, a-t-il dit.

Inflation : Un rebond des prix mal expliqué

Inflation : Un  rebond des prix mal expliqué

 

Ps très convaincantes les explications de l’INSEE pour justifier le fort rebond de l’inflation en mars à + 0,6% en mars sur un mois, après 0,1% en février. D’autant qu’il y a tassement des produits frais, de l’énergie et des services. En cause surtout sans doute comme d’habitude une méthodologie discutable de l’INSEE qui par exemple attribue une grande partie de l’inflation de mars à la hausse du tabac alors que la consommation ne cesse de diminuer. Il serait temps que l’INSEE prenne nettement plus rapidement en compte la déformation de la structure de consommation.  Ceci étant,  l’INSEE constate que la hausse ralentit sur un an, à 1,1% contre 1,2%. De ce point de vue la tendance de long terme paraît plus pertinente que la tendance sur un mois Le redressement des prix en mars serait  dû au rebond des produits manufacturés « après la fin des soldes d’hiver » et à une « nouvelle hausse des prix du tabac », a précisé l’Insee dans un communiqué. En revanche, les prix de l’alimentation se sont repliés en mars, tout comme ceux de l’énergie en raison de la baisse du prix du pétrole. La hausse des prix des services a par ailleurs ralenti.        Sur un an, le léger ralentissement est attribué par l’Insee aux prix des services et de l’énergie, ainsi qu’à une « nette décélération des prix des produits frais ». Ces évolutions seraient toutefois « en grande partie compensées par une moindre baisse des prix des produits manufacturés et par une accélération des prix du tabac », a précisé l’Insee.

 

 

Robert Bourgi : l’ami de Fillon qui veut du bien….ou du mal !

Robert Bourgi : l’ami de Fillon qui veut du bien….ou du mal !

Sur Franceinfo, la journaliste  la journaliste grand reporter du Monde Raphaëlle Bacqué s’étonne que François Fillon ait commis « l’imprudence » de s’être offrir des cadeaux par un homme dont « la réputation n’est plus à faire ».
Franceinfo : Êtes-vous étonnée de retrouver Robert Bourgi derrière cette affaire des costumes de luxe de François Fillon ?

Raphaëlle Bacqué : En tout cas c’est un homme que l’on voit depuis longtemps dans les milieux du pouvoir, dans les sillages de la droite. C’est un homme qui a repris l’héritage de Jacques Foccart sur la Françafrique et dont tout le pouvoir, l’entregent, repose sur le fait de monnayer son carnet d’adresses auprès des dirigeants africains. On l’avait déjà vu dans le sillage des gaullistes, dans le sillage de Jacques Chirac, puis de Dominique de Villepin, de Nicolas Sarkozy, et le revoilà du côté de François Fillon. C’est un ami assez dangereux. Il peut vous aider à nouer des contacts auprès des chefs d’État africains et notamment des dictateurs, parce qu’il est assez puissant. Et puis, si vous ne lui rendez pas la pareille, il peut vous dénoncer. Il peut raconter vos turpitudes. C’est ce qu’il avait fait avec Dominique de Villepin en 2011 et c’est ce qu’il fait d’une certaine façon en laissant filtrer cette affaire de cadeaux auprès de François Fillon.

 

Robert Bourgi a-t-il laissé filtrer cette affaire de cadeaux de manière délibérée ?

En tout cas ce n’est pas la première fois. Lorsqu’il dit « je lui ai offert des costumes et il ne m’a pas remercié », il avait déjà eu une attitude et une expression semblable avec Dominique de Villepin. Il l’avait aidé, et quand il avait vu qu’il n’avait aucune chance d’être Président de la République et qu’il s’était éloigné de lui, il avait raconté la façon dont il avait apporté des valises de billets à Dominique de Villepin ce qui était incroyablement compromettant.

 

Robert Bourgi pris ses distances avec François Fillon. Pourquoi ce rebondissement ?

Parce que c’est un homme qui est toujours du côté du pouvoir. Le principe même de son métier est de monnayer aux chefs d’États africains les contacts qu’il peut avoir au sein du pouvoir français. Son intérêt est d’être toujours du côté de celui qui peut potentiellement devenir le Président de la République. Il s’était rapproché de François Fillon en 2012 après la défaite de Nicolas Sarkozy, puis au moment des primaires. Il ne croyait pas en la victoire de François Fillon, il était de nouveau revenu vers Nicolas Sarkozy. Et quand François Fillon a gagné la primaire, il s’est rapproché de lui. C’est ainsi qu’il s’est mis à lui faire ces cadeaux pour de nouveau lui montrer sa sympathie.

Est-ce dangereux pour François Fillon d’avoir un tel ami ?

Oui, car ce n’est pas un ami. C’est quelqu’un qui fait de vous son obligé, qui tisse avec vous une relation d’intérêt. C’est toute la difficulté et l’imprudence de se laisser offrir des cadeaux par un homme tel que lui. Si c’était un ami, on pourrait discuter de la nécessité de faire ce genre de cadeaux si dispendieux. Mais là ce n’est pas un ami.

 

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