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SONDAGE Chauffage: une majorité pour limiter à 19 degrés

SONDAGE Chauffage: une majorité pour limiter à 19 degrés

 Selon un sondage OpinionWay-Square pour « Les Echos », plus de 80 % des Français sont d’accord pour qu’une telle limite soit imposée dans les bâtiments publics (écoles, administrations…) et dans les entreprises privées. Ils sont 71 % à se déclarer prêts à l’appliquer chez eux. L’option d’un tarif progressif sur le gaz et l’électricité (les prix augmentent en fonction des volumes consommés) recueille 64 % d’approbation.

 57 % des Français sont néanmoins d’accord pour qu’on rationne les entreprises en gaz et électricité aux heures les plus tendues, et 40 % sont prêts à se l’appliquer. « Cela dénote un certain civisme », relève Frédéric Micheau, directeur général adjoint d’OpinionWay, même si 56 % des sondés estiment qu’il faut privilégier l’approvisionnement des particuliers plutôt que celui des entreprises en cas de pénurie.

Après les mises en garde de la Première ministre Elisabeth Borne, le risque de pénurie d’électricité, de gaz ou de carburant inquiète 71 % des Français. Les femmes, les plus jeunes et les plus modestes sont les plus préoccupés. « Après un an de hausse des prix, le sentiment qui se dégage est que le phénomène s’aggrave et que tout le monde est concerné ; cette situation alimente l’idée d’un déclassement et d’une fragilité de nos infrastructures », décrypte Frédéric Micheau.

Les Français jugent, dans l’ensemble, que le pays n’est pas plus durement touché que le reste de l’Europe. Environ deux tiers estiment que la hausse des prix de l’énergie a été moins ou aussi importante qu’en Espagne (67 %), Allemagne (67 %) ou Italie (68 %). Mais signe d’un problème de communication pour le gouvernement, le chiffre est le même quand on évoque le Royaume-Uni (64 %), alors que les prix de l’énergie ont beaucoup plus flambé outre-Manche.

Le gouvernement peut au moins se consoler : malgré la durée de la crise et ses conséquences, les Français continuent de soutenir les sanctions économiques instaurées à l’encontre de la Russie en représailles à l’invasion de l’Ukraine. Plus de deux tiers des personnes interrogées y sont favorables, un tiers y est même très favorable.

Le soutien est quasiment unanime parmi les sympathisants de la majorité présidentielle et de la droite (respectivement 91 % et 87 %). Si 78 % des sympathisants du Parti socialiste sont pour les sanctions, la proportion tombe à 60 % chez les proches de La France insoumise. A l’extrême droite, seuls 55 % défendent les sanctions.

 

 

Législatives : le pire scénario pour la majorité

Législatives : le pire scénario pour la majorité

Marie-Pierre Bourgeois tire les conclusions d’une élection législative catastrophique pour la majorité ( sur BFM)

 

 

Sans majorité absolue, le président va devoir s’assurer de la fidélité d’Édouard Philippe et de François Bayrou. La droite pourrait également jouer le rôle de force d’appoint. Dans cette nouvelle mandature aux contours déjà très compliquées, certains s’inquiètent du profil d’Élisabeth Borne.

La tension se lit sur les visages des piliers de Renaissance – le nouveau nom de LaREM – ce dimanche soir. « C’est loin de ce qu’on espérait », a concédé le ministre des Comptes publics Gabriel Attal, ajoutant que le camp présidentiel allait devoir « dépasser (ses) certitudes, (ses) clivages ».

L’absence de majorité absolue pour Emmanuel Macron dont la coalition ne devrait obtenir que 210 à 230 députés selon notre projection, très loin derrière les 308 sièges gagnés sur son seul nom en 2017, change la couleur du second quinquennat du président.

Le locataire de l’Élysée ne va pas avoir le choix. Pour tenter de faire passer son programme, il va devoir non seulement composer avec ses partenaires d’Ensemble – le Modem, Horizons et Agir – mais aussi aller au-delà. Il faudra « beaucoup d’imagination » pour agir, a reconnu le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ce dimanche soir.

Face à cette situation, certains essaient de se rassurer en convoquant un précédent historique. « François Mitterrand s’était retrouvé dans la même situation en 1988 et ça ne l’avait pas empêché de faire des réformes très emblématiques comme la création du RMI », analysait un conseiller du groupe macroniste à l’Assemblée auprès de BFMTV.com, avant de connaître l’ampleur de la contreperformance.

« La situation complique donc les choses mais ça ne nous empêche pas d’être aux manettes », assurait-il.

Peut-être bien mais le contexte, cette fois-ci, est très différent. « À l’époque, (les Premiers ministres) Michel Rochard puis Édith Cresson et enfin Pierre Béregovoy avaient eu recours très souvent au 49.3 (qui permet d’engager la responsabilité du gouvernement sur le vote d’un projet de loi, NDLR) », rappelle le constitutionnaliste Paul Cassia. « Ça, c’est fini. Maintenant, c’est une fois par an plus éventuellement pour les projets de loi de Finances. »

Très concrètement, cela signifie qu’Emmanuel Macron va d’abord devoir convaincre les troupes de François Bayrou tout comme celle d’Édouard Philippe. Pour s’assurer de leur fidélité, les députés se sont d’ailleurs engagés à « soutenir l’ensemble des engagements d’Emmanuel Macron » et à siéger dans l’un des groupes de la coalition présidentielle.

Problème: les deux hommes ont déjà commencé à jouer leur propre partition lors de ces derniers jours de campagne.

La preuve sur la question du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, au lieu de 62 aujourd’hui. L’ancien Premier ministre a par exemple expliqué dans les colonnes du Figaro en début de semaine dernière que la réforme des retraites devrait « être mené jusqu’au bout », se disant « certain qu’une réforme ambitieuse » était « possible ».

Le son de cloche est assez différent de celui d’Élisabeth Borne, qui a jugé que les 65 ans n’étaient pas « un totem ». Ou même de celui d’Emmanuel Macron qui a assuré vouloir « entendre les angoisses » pendant l’entre-deux-tours de la présidentielle tout en promettant l’application de la réforme à « l’été 2023″.

François Bayrou n’a lui pas hésité à remettre sur la table la question de la proportionnelle aux prochaines législatives, une option écartée tout le long du quinquennat par le président sortant, avant de revenir dans le débat ces dernières semaines.

 » Emmerder tout le quinquennat »

Preuve que les deux ténors ont bien compris leurs intérêts réciproques: Édouard Philippe et François Bayrou n’ont de cesse ces derniers temps de s’afficher ensemble tout sourire comme dans l’Yonne mercredi dernier pour un meeting. S’ils ont eu des relations très difficiles tout au long du quinquennat, les frères ennemis de la macronie ont su allier leurs forces pour peser lors des négociations liés aux investitures.

« C’est sûr qu’ils vont bien nous emmerder tout le quinquennat maintenant », lâche, remonté un cadre du parti présidentiel. « La question, c’est à partir de quand ils décident de marquer le premier acte de leur indépendance. C’est le pire scénario pour nous. »

« Je ne vois pas Édouard Phillippe marquer d’entrée de jeu sa différence », assure de son côté Frédéric Valletoux, élu député de Seine-et-Marne sous les couleurs d’Horizons, auprès de BFMTV.com. Avant de lancer: « Peut-être qu’au fur et à mesure des réformes, il fera entendre sa position s’il n’est pas entendu. »

Du côté du Modem, on se refuse à tout pronostic sur la suite. « On ne va non plus pleurer des larmes de crocodile sur l’absence de majorité absolue », sourit cependant une députée du Modem.

Pour faire passer ses lois, Emmanuel Macron pourrait également tenter de s’appuyer sur LR, qui limite la casse après sa déroute historique à la présidentielle avec Valérie Pécresse. Malgré la division par deux du nombre de leurs députés, avec 60 à 70 élus, le parti pourrait devenir un allié de circonstance pour la macronie.

« Chaque chose en son temps », commente-t-on ce dimanche soir au sein de la macronie, appelant à ne pas faire de « politique fiction ». « On a toujours bossé avec les autres », assure-t-on dans le camp présidentiel. « Soyez certains que nous trouverons les moyens d’agir au mieux pour les Français. »

Le gouvernement « composera avec toutes les bonnes volontés », a assuré sa porte-parole Olivia Grégoire sur BFMTV. La question est de savoir si Emmanuel Macron négocie une sorte de contrat de mandature, comme l’avait un temps espéré Nicolas Sarkozy et comme le réclame désormais une figure comme Jean-François Copé, ou si les discussions se font texte par texte.

« On ne va pas faire du cas par cas sur tous les projets de loi. On ira chercher des alliés solides, notamment pour voter le budget », reconnaisait, avant les résultats, un député marcheur issu des rangs du Parti socialiste.

Mais les choses ne seront peut-être pas aussi simples. Si plusieurs ténors de la droite ont déjà acté que certaines réformes pourraient recueillir leur assentiment, à commencer par la réforme des retraites à 65 ans, les raisons de passer un contrat de mandature avec Emmanuel Macron se font bien rares.

« Nous sommes dans l’opposition, nous resterons dans l’opposition », a tancé Christian Jacob dès ce dimanche soir.

La droite a en effet les moyens de patienter, avec un ancrage local qui reste puissant: elle dirige la moitié des villes de plus de 9000 habitants et 7 régions sur 17, tout en conservant une majorité forte au Sénat.

« On n’a pas tenu cinq ans loin de Macron pour tomber dans ses bras alors que c’est son dernier mandat. Quel intérêt on a aujourd’hui à se rapprocher de lui? Je ne vois pas bien », analyse un collaborateur du groupe LR.

La défaite dès le premier tour de Guillaume Larrivé, élu dans l’Yonne depuis une décennie, a d’ailleurs été vu par certains comme un signe. Conseiller politique de Valérie Pécresse pendant la campagne présidentielle, il avait appelé avant même l’entre-deux-tours à construire « une nouvelle majorité » avec Renaissance.

« Il n’y a pas de tentation Macron. On nous en promettait 25 députés qui partiraient vers le président, ils sont finalement 5« , avance de son côté l’ancien député LR Alain Marleix.

Pour affronter le Modem et Horizons qui feront acte d’indépendance et parvenir à convaincre les LR de s’allier au moins sur certains textes, Emmanuel Macron aura besoin de faire preuve d’un grand doigté politique et de pouvoir compter sur ses têtes de proue. Mais certains doutent que le casting gouvernemental soit à la hauteur des enjeux, à commencer par Élisabeth Borne.

« Je n’ai rien contre elle, c’est une très bonne technicienne. Mais on va avoir besoin de quelqu’un de très politique qui sache mettre les mains dans la tambouille politique et qui pourra calmer Édouard Philippe quand il faut et motiver les LR si nécessaire. Je ne la sens pas vraiment dans cette dynamique », analyse un conseiller ministériel de Bercy.

Sur les bancs de Renaissance, les prestations d’entre-deux-tours de la Première ministre, entre une prise de parole confuse sur les consignes de vote en cas de duels Nupes-RN le soir du premier tour et une visioconférence le lendemain dans la pénombre, son ordinateur juché sur un carton, n’ont pas convaincu.

De quoi la voir déjà en sursis ? « Emmanuel Macron déteste décider sous la pression. Mais si elle ne fait pas l’affaire dans ce contexte très compliqué, je doute qu’il ait beaucoup d’états d’âme », continue ce collaborateur.

Richard Ferrand, un intime du président, s’est d’ailleurs assuré de faire passer le message à sa façon. « Il ne faut pas qu’on fasse une campagne sous Lexomil », a-t-il tancé lors du petit-déjeuner de la majorité mardi dernier.

Certains voyaient d’ailleurs dans le président de l’Assemblée nationale, qui se verrait bien rester au Perchoir, le grand gagnant de cette séquence. « Le président va avoir besoin de quelqu’un qui maîtrise tous les rouages, qui tient la majorité et qui arrive à parler à tout le monde. Il a ce profil en or », reconnaît d’ailleurs un député LR. Las, il a été battu ce dimanche soir.

En attendant, au sein de la macronie, on tente se rassurer sur les résultas du gouvernement: « Plus de la moitié de (ses) membres se sont présentés dans leur circonscription », « et la très, très grande majorité a été élue ».

Législatives: Résultats catastrophiques pour la majorité

La seule lecture des résultats bruts témoigne du terrible échec politique de Macron lequel sur chaque texte devra désormais négocier avec d’autres forces politiques en attendant la dissolution de l’Assemblée nationale

 

Selon les résultats du ministère de l’Intérieur, qui a compilé les sièges par nuance politique, la majorité présidentielle Ensemble! disposera de 245 députés à l’Assemblée nationale.

La Nupes obtient 131 sièges.

Le Rassemblement national obtient 89 députés.

Les Républicains obtiennent 61 députés.

Les députés divers gauche seront 22 à l’Assemblée nationale.

Les régionalistes obtiennent 10 députés.

Les divers droite obtiennent 10 députés.

Les divers centre seront 4 à l’Assemblée.

L’UDI cumule 3 députés.

Un élu de droite souverainiste sera présent à la chambre basse du Parlement.

Aucun élu divers extrême droite (Reconquête!) n’a été élu.

Sondage législatives : la majorité absolue en danger pour Macron

Sondage législatives : la majorité absolue en danger pour Macron

 

Selon un nouveau sondage réalisé par Elabe pour BFMTV, l’Express , la coalition Ensemble (Renaissance, le MoDem, Horizons et Agir) n’est pas assurée de parvenir à remporter la majorité absolue à l’Assemblée nationale

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Ensemble pourrait en effet obtenir entre 255 et 295 sièges, ce qui représenterait entre 55 et 95 sièges de moins qu’en 2017. En cause, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes, composée de la France Insoumise, Europe Ecologie Les Verts, du Parti socialiste et du Parti communiste) qui parviendrait à obtenir entre 150 et 200 sièges, soit entre 77 et 127 de plus qu’en 2017.

Les Républicains et l’UDI, eux, n’obtiendraient qu’entre 55 et 75 sièges, ce qui représente 61 à 81 sièges de moins par rapport à 2017. Quant au Rassemblement National, il progresse en nombre de sièges par rapport à 2017, puisqu’il pourrait dégoter entre 30 et 50 sièges, ce qui représenterait 22 à 42 sièges supplémentaires par rapport à il y a cinq ans.

Par ailleurs, la projection du taux de participation se situe entre 44 et 47% des Français pour le second tour du scrutin, puisque 47% des sondés inscrits sur les listes électorales se disent « tout à fait certains d’aller voter », et 11% l’envisagent sérieusement. Pour rappel au premier tour, la projection du niveau de participation était également située entre 44 et 47%. Au final, le taux de participation à l’échelle nationale s’est élevé à 52,49%: soit une abstention record pour un premier tour.

Législatives : la majorité de Macron dérape

Législatives : la majorité de Macron dérape

 

L’élément le plus significatif de ces législatives résident sans doute dans le dérapage de la majorité de Macon. Une majorité qui passe de 32 % obtenus aux Législatives de 2017 à 26 %, autant que Mélenchon.

Après une campagne atone et dans un contexte d’abstention record de 52,49 %, Ensemble (25,81 %) est même  légèrement devancé par la Nupes (26,10 %), selon les résultats du premier tour du scrutin.

Emmanuel Macron avait choisi la « stratégie du chloroforme », selon ses opposants, pour tenter d’amortir l’impact d’un scrutin que les stratèges de la majorité sortante abordaient la boule au ventre explique France Info

A l’exception d’un texte sur le pouvoir d’achat, promis pour le début de l’été, le chef de l’Etat s’est volontairement rendu immobile pendant les sept semaines qui ont séparé le second tour de la présidentielle du premier tour des législatives, esquivant les points clivants de son programme, à commencer par la réforme des retraites. Ce n’est que dans les derniers jours que Macron a sorti de son chapeau un nouveau gadget le « Conseil national de la rénovation ». Une proposition qui n’a guère enthousiasmé la classe politique et d’une façon plus générale la société. D’une certaine façon avec cette propositions Macron réinventait l’eau chaude. Une curieuse proposition faisant doublon avec le Parlement qui justement a pour rôle de décider des nouvelles orientations pour le pays. Cela n’a pas suffi à endiguer la dynamique de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), qui dépasse, avec 26,10 % des voix au niveau national, les troupes macronistes d’Ensemble ! (25,81 %) selon les résultats définitifs.

 

Selon les projections d’Ipsos-Sopra Steria, la coalition présidentielle risque, avec 255 à 295 députés, de ne pas bénéficier de la majorité absolue à l’issue du second tour, le 19 juin, dont le seuil est fixé à 289 sièges.

Un dévissage précoce

La déconvenue est d’ores et déjà manifeste si l’on compare le score des macronistes aux 32,33 % qu’ils avaient obtenus au premier tour des législatives de 2017. Les candidats d’Ensemble ! ne parviennent même pas à égaler le résultat du chef de l’Etat au premier tour de la présidentielle, il y a moins de deux mois (27,85 %). Un dévissage précoce, qui envoie un signal d’alarme au locataire de l’Elysée sur la conduite des cinq années à venir. Symbole de cette mauvaise soirée, l’ancien ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, est éliminé dans la 4e circonscription du Loiret, où il s’était parachuté.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Elections législatives 2022 : le parachutage compliqué du candidat Blanquer dans le Loiret

Cette configuration est à mettre au crédit de Jean-Luc Mélenchon, qui est parvenu à allier autour de lui des forces de gauche jusque-là moribondes. Le troisième homme de la présidentielle, qui a uni le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Parti communiste français à La France insoumise (LFI) autour du mot d’ordre « Mélenchon premier ministre », a créé une dynamique dans cette élection. La seule, en vérité, tant personne n’a semblé s’intéresser à ce scrutin pourtant déterminant dans l’équilibre politique du second quinquennat d’Emmanuel Macron.

Législatives 2022 : Un Parlement sans majorité souhaitable ?

Législatives 2022 :  Un Parlement sans majorité souhaitable ? 

 

La perspective d’une Assemblée nationale dépourvue de majorité « n’est plus de l’ordre de la politique-fiction », explique dans une tribune au « Monde » le polytechnicien et chercheur François Hublet. Pour lui, la nécessité de former des coalitions postélectorales ou de compromis ne peut que renforcer le jeu démocratique.

Une vision évidemment très optimiste car il n’y a guère de points communs idéologiques entre les trois blocs, le bloc néolibéral, le bloc nationaliste et le bloc communiste. Le plus vraisemblable en cas de faiblesse de la majorité c’est qu’on parvienne à un Parlement ingérable. Compte tenu par ailleurs de la crise très grave qui s’annonce sur le plan économique, du climat et de ressources alimentaires, on peut d’ores et déjà faire l’hypothèse que ce gouvernement- comme même l’assemblée nationale- ne pourra pas tenir 5 ans . NDLR

 

Le scénario a longtemps été ignoré des analystes. Trop invraisemblable, trop insolite, trop hypothétique dans un système politique français si longtemps coutumier de la bipolarisation. Et pourtant. Après la publication, ces derniers jours, d’une série de sondages rendant cette issue plausible, la perspective d’une Assemblée nationale dépourvue de majorité n’est plus de l’ordre de la politique-fiction.

La situation, très rare dans l’histoire de la Ve République, mérite qu’on s’y arrête. Les élections législatives des 12 et 19 juin pourraient ne déboucher ni sur une majorité du parti présidentiel ni sur une cohabitation, mais sur un Parlement divisé en quatre blocs dont aucun ne disposerait à lui seul de la majorité des sièges. Ainsi, alors que la majorité s’élève à 289 sièges, une enquête publiée le 1er juin [sondage Elabe pour BFM-TV, L’Express et SFR] permet d’envisager un scénario dans lequel l’alliance présidentielle Ensemble ! obtiendrait 275 élus, contre 180 au mieux pour la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) et environ une centaine au total pour la droite et l’extrême droite.

Il va de soi que le Parlement acquerrait, dans ce contexte, un rôle bien plus considérable que lors des législatures passées, y compris celles marquées par une cohabitation. A défaut d’accords politiques structurés, un gouvernement d’une seule force politique s’exposerait à tout instant à la motion de censure d’une opposition supérieure par le nombre. Toute réforme visant à supprimer cette instabilité échouerait probablement pour la même raison. Une dissolution serait hasardeuse, car potentiellement nuisible au parti présidentiel – l’exemple chiraquien le prouve – ou susceptible de reproduire le statu quo. La promesse du chaos ?

En réalité, les Parlements sans majorité « naturelle » sont la norme dans les démocraties européennes. Dans l’Union européenne (UE), seuls six Etats sur vingt-sept (la France, la Grèce, la Hongrie, Malte, la Pologne et le Portugal) voient une unique alliance électorale disposer, à elle seule, d’une majorité parlementaire. Les vingt et un autres Etats membres connaissent des gouvernements de coalition formés sur la base d’accords postélectoraux, voire, pour sept d’entre eux, des gouvernements minoritaires. Dans ce dernier cas, le gouvernement s’appuie sur la tolérance d’une partie de l’opposition parlementaire et noue des alliances ad hoc pour chacun de ses projets de réforme.

Or, une telle concertation interpartisane apparaît plus que jamais nécessaire. Alors que le président français, même largement réélu au second tour, ne dispose pas d’une majorité dans l’opinion pour mener ses réformes – 64 % des personnes interrogées se disaient, à la suite de sa réélection, opposées à la réforme des retraites [sondage Elabe publié le 27 avril], et seules 35 % souhaitent qu’Emmanuel Macron obtienne une majorité parlementaire [sondage BVA du 3 juin] –, la société ne donne carte blanche à aucune force politique. En conséquence, faute d’imposer des compromis, le fait majoritaire peine à produire des décisions disposant d’une base solide dans la population. En plaçant les gouvernants face à la nécessité de la négociation, l’élection d’un Parlement sans majorité viendrait briser cette logique, sans nécessiter pour cela une révision de la Constitution ou du système électoral.

Sondage législatives: Nupes et majorité à égalité

Sondage législatives: Nupes et majorité à égalité

Selon un nouveau sondage Opinion 2022 réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, l’Express avec notre partenaire SFR, la formation Ensemble (La République en marche, le MoDem, Horizons et Agir) arrive tout juste devant la Nupes dans les intentions de vote au premier tour des élections législatives de ce dimanche.

Les candidats Ensemble sont ainsi crédités au niveau national de 27% des intentions de vote, quand ceux soutenus par la Nupes (Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale qui regroupe la France Insoumise, Europe Écologie Les Verts, le Parti Socialiste et le Parti communiste) sont donnés à 26,5% dans l’enquête d’opinion.

Les deux coalitions bénéficient toutes deux d’un double phénomène: une mobilisation des électeurs d’Emmanuel Macron et des électeurs de Jean-Luc Mélenchon en hausse ces dernières semaines pour se rendre aux urnes, et d’un soutien en augmentation pour chacune de ces alliances politiques.

À ce jour, 74% des électeurs qui ont l’intention d’aller voter se disent certains de leur choix. À l’inverse, 26% d’entre eux pourraient changer d’avis d’ici à l’élection. À trois jours du 1er tour des élections législatives, les électeurs les plus sûrs de leur choix sont ceux du RN, d’Ensemble, de la Nupes, soit les trois principales formations politiques en France.

Sondage Législatives : la majorité présidentielle menacée

Sondage Législatives : la majorité présidentielle menacée

 

Selon une réalisée par Ifop-Fiducial, les candidats de la confédération électorale Ensemble! qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir obtiendraient de 250 à 290 députés contre 195 à 230 sièges pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.

Dans le précédent sondage Ifop, la majorité obtenait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nupes. La majorité absolue correspond à la barre des 289 députés sur les 577 futurs élus qui siègeront sur les bancs du Palais bourbon.

En projection de sièges, LR avec ses alliés de l’UDI arriverait en troisième position avec de 40 à 55 députés, suivis par le RN de 20 à 45 sièges. Le score de Reconquête, le parti de l’ex-polémiste d’extrême droite Eric Zemmour oscillerait entre 0 et 2 députés, celui des divers gauche hors Nupes de 4 à 8. Six à douze élus sont rangés dans la catégorie divers.

Conclusion : la majorité absolue est loin d’être acquise pour la république en marche.

Politique Sondage Législatives : La majorité de Macron menacée ?

Politique Sondage Législatives : La majorité de Macron  menacée ? 

 
Selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, la  majorité présidentielle (Ensemble!) arriverait en tête en nombre de sièges pour les législatives de juin sans être toutefois certaine de décrocher la majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les projections d’un sondage diffusé mardi par France-Info. Les candidats de la confédération électorale Ensemble ! qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir obtiendrait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.

La majorité absolue correspond à la barre des 289 députés sur les 577 futurs élus qui siègeront sur les bancs du Palais bourbon. En projection de sièges, LR avec ses alliés de l’UDI arriverait en troisième position avec entre 35 et 55 députés, suivi par des élus du RN (de 20 à 50). Reconquête, le parti de l’ex-polémiste d’extrême droite Eric Zemmour pourrait glaner de 1 à 4 sièges dans la future assemblée.

 

Sondage Législatives : La majorité de Macron menacée ?

Sondage Législatives : La majorité de Macron  menacée ? 

 

 
Selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, la  majorité présidentielle (Ensemble!) arriverait en tête en nombre de sièges pour les législatives de juin sans être toutefois certaine de décrocher la majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les projections d’un sondage diffusé mardi par France-Info. Les candidats de la confédération électorale Ensemble ! qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir obtiendrait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.

La majorité absolue correspond à la barre des 289 députés sur les 577 futurs élus qui siègeront sur les bancs du Palais bourbon. En projection de sièges, LR avec ses alliés de l’UDI arriverait en troisième position avec entre 35 et 55 députés, suivi par des élus du RN (de 20 à 50). Reconquête, le parti de l’ex-polémiste d’extrême droite Eric Zemmour pourrait glaner de 1 à 4 sièges dans la future assemblée.

 

Le sondage pronostique également de 5 à 10 députés divers gauche, soit des candidats de gauche dissidents de l’accord de la Nupes. Huit à quinze élus sont rangés dans la catégorie divers dans ce sondage. En terme de pourcentage de suffrages exprimés au premier tour des élections législatives, la majorité présidentielle et la Nupes sont au coude-à-coude avec respectivement 27 et 25% des intentions de vote. Ils sont suivis par le RN avec 21% des intentions de vote.

Sondage Législatives : la majorité recule

Sondage  Législatives : la majorité recule

 D’après le baromètre OpinionWay-Kéa Partners (1) pour « Les Echos » et Radio classique publiée ce mercredi, l’alliance des partis soutenant Emmanuel Macron perd 1 point, à 26 % d’intentions de vote, et voit ainsi la coalition de gauche marcher sur ses talons.

 « En 2017, la nomination d’Edouard Philippe avait permis à En Marche de progresser dans les sondages avant les législatives en captant des voix à droite, rappelle-t-il. Mais Elisabeth Borne n’est pas perçue comme étant de droite ou de gauche, elle est identifiée comme macroniste. Cela a logiquement moins d’effet sur les électeurs. »

L’avance reste toutefois confortable. Bénéficiant de sa position centrale et de la dispersion des oppositions, La République En marche (LREM) rebaptisée Renaissance, le Modem de François Bayrou et Horizons, le parti d’Edouard Philippe, peuvent espérer obtenir entre 295 et 335 sièges à l’Assemblée nationale, soit au-dessus de la majorité absolue (289).

De son côté, l’alliance de gauche progresse doucement mais sûrement. Au niveau national, la Nouvelle union populaire et sociale (Nupes) gagne 1 point cette semaine, à 25 % d’intentions de vote, à 1 petit point seulement de la majorité présidentielle.

« La gauche surfe encore sur l’annonce de leur alliance, qui a dominé l’actualité politique ces dernières semaines. Il reste à voir si elle arrive à maintenir cette visibilité pour la suite de la campagne », avertit Bruno Jeanbart.

La coalition comportant le PS, EE-LV, LFI et le PCF pourrait remporter entre 155 et 185 sièges à l’Assemblée. Un chiffre largement insuffisant pour décrocher une majorité

Crédités de 11 % d’intentions de vote à l’échelle nationale, Les Républicains se retrouveraient en revanche considérablement affaiblis, avec entre 50 et 70 députés. Quant au Rassemblement national, il perd encore 1 point cette semaine, avec 21 % d’intentions de vote au soir du premier tour. Mais ne bénéficiant pas de réserves de voix, la formation de Marine Le Pen n’obtiendrait qu’entre 14 et 34 sièges, alors que la formation d’un groupe parlementaire nécessite au minimum 15 députés.

Sondage législatives : large majorité pour Macron

 

 

Sondage législatives : large majorité pour Macron

Selon un sondage OpinionWay-Kéa Partners, pour  Les Échos et Radio classique , Il y aurait entre 310 et 350 sièges à l’Assemblée à l’issue des législatives des 12 et 19 juin prochain pour la majorité présidentielle.

Selon ce sondage, l’union de la gauche pourrait aussi investir entre 135 et 165 députés et devenir, devant la droite, la première force d’opposition du pays.

Selon ce même sondage, Les Républicains passeraient de 101 députés actuellement à entre 50 et 70 dans la prochaine législature.

Et le Rassemblement national pourrait obtenir entre 20 et 40 sièges et ainsi constituer un groupe parlementaire. C’est une avancée pour le parti, mais un faible score au vu de son nombre de voix récoltées au second tour de la présidentielle.

Malgré cet avantage manifeste d’Emmanuel Macron lors du scrutin de juin, seuls 36% des Français disent souhaiter qu’il dispose d’une majorité, explique encore ce dernier baromètre. Et ils sont 61 % de l’avis inverse. Une confirmation du peu d’enthousiasme suscité par sa réélection, où le vote utile, le vote contre et l’abstention ont été les grands gagnants.

Sondage OpinionWay-Kéa Partners pour Les Échos et Radio classique réalisé du 5 au 9 mai 2022 sur un échantillon de 3.077 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

 

 

Covid: Omicron responsables de la majorité des décès

Covid:  Omicron responsables de la majorité des décès

Désormais Omicron domine largement chez les nouveaux contaminés et de façon mécanique, le variant est responsable de la plupart des décès à l’hôpital.

Certains font observer que le nombre d’hospitalisations graves ont tendance à stagner. Des baisses assez peu significatives pour considérer qu’on est sorti de la crise. En effet il faudra encore plusieurs semaines sinon plusieurs mois afin d’amortir le choc de contamination à 300 400 000 par jour actuellement. Les chiffres de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) révèlent ce vendredi qu’Omicron pèse donc  lourdement sur le système de soin.

De plus, selon la Drees, les personnes non-vaccinées âgées de 20 ans ou plus sont particulièrement touchées par Omicron. Leur proportion est plus importante parmi le nombre de tests positifs et parmi les admissions à l’hôpital développé une forme grave de la maladie explose par rapport au reste de la population.

« Ensemble citoyens !: Maison commune » majorité et ou une maison de « pass » politique ?

« Ensemble citoyens !: Maison commune » majorité et ou une maison de « pass » politique  ?

Le grand projet de maison commune soutenu par Bayrou accouche d’une souris. Le centriste voulait en effet créer un grand parti commun ; en fait, il faudra se contenter d’une sorte de club de quelques chapeaux à plumes délivrant la bénédiction macronienne  pour les législatives. « Ensemble citoyens ! », nom ridicule s’il en est, ne pourra même pas recueillir l’adhésion de soutiens de Macron . En réalité, il réunira Castex , Ferrand, Bayrou  et Édouard Philippe .

Une composition pas tellement disruptive mais des politiques chevronnés qui n’ont pas grand-chose à apporter à la France hormis des investitures aux arrivistes. Parmi ces derniers , beaucoup des 260 députés d’en marche qui   seront éjectés des listes de candidats. Il faut dire que très peu ont réussi à se faire une place et a émerger de ce magma très composite recruté sur Internet et dans les instituts politiques.

La maison commune « ensemble citoyens » risque de demeurer une résidence très transitoire juste le temps de récupérer la précieuse onction des autorités majoritaires pour les législatives ; bref une sorte de maison de « pass politique « où vont se côtoyer anciens républicains mécontents, ancien socialiste reconverti, chômeurs politiques en quête d’un job et autre personnalités médiatique soudain converti à l’intérêt collectif. Une hétérogénéité qui ne gênera pas Macron puisque voulue par le monarque républicain qui ne veut surtout pas s’encombrer d’un parti.

Sondage énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Enquête  énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Selon un sondage d »Elabe,  52 % des personnes interrogées jugent ainsi que la France devrait tout à la fois développer les énergies renouvelables et construire de nouvelles centrales nucléaires pour remplacer les anciennes et rénover les existantes.

Les partisans exclusifs du nucléaire, qui voudraient stopper le développement du solaire ou de l’éolien, représentent 10 % de la population. A l’inverse, l’idée d’une sortie progressive du nucléaire, avec priorité donnée aux renouvelables - soit ce que proposent peu ou prou Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon - rassemble 37 % de la population.

Selon  le président d’Elabe, Bernard Sananès. , l(opinion publique  pour une solution de compromis.

lequel la France opterait, il devrait permettre de répondre à une forte hausse des besoins en électricité dans les décennies à venir.

Dans une vaste étude qui doit servir de base aux autorités pour trancher sur l’avenir du nucléaire et des renouvelables, RTE assure qu’atteindre la neutralité carbone est « impossible » sans développer les énergies renouvelables de manière significative, mais il souligne aussi que le lancement de nouveaux réacteurs EPR constitue une voie moins chère pour y parvenir.

Les  Français sont actuellement, d’après l’enquête d’Elabe, 73 % à juger que le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France.

Sondage énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Sondage énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Selon un sondage d »Elabe,  52 % des personnes interrogées jugent ainsi que la France devrait tout à la fois développer les énergies renouvelables et construire de nouvelles centrales nucléaires pour remplacer les anciennes et rénover les existantes.

Les partisans exclusifs du nucléaire, qui voudraient stopper le développement du solaire ou de l’éolien, représentent 10 % de la population. A l’inverse, l’idée d’une sortie progressive du nucléaire, avec priorité donnée aux renouvelables - soit ce que proposent peu ou prou Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon - rassemble 37 % de la population.

Selon  le président d’Elabe, Bernard Sananès. , l(opinion publique  pour une solution de compromis.

lequel la France opterait, il devrait permettre de répondre à une forte hausse des besoins en électricité dans les décennies à venir.

Dans une vaste étude qui doit servir de base aux autorités pour trancher sur l’avenir du nucléaire et des renouvelables, RTE assure qu’atteindre la neutralité carbone est « impossible » sans développer les énergies renouvelables de manière significative, mais il souligne aussi que le lancement de nouveaux réacteurs EPR constitue une voie moins chère pour y parvenir.

Les  Français sont actuellement, d’après l’enquête d’Elabe, 73 % à juger que le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France.

Éoliennes : une majorité favorable mais chez les autres !

Éoliennes : une majorité favorable mais chez les autres !

D’après un sondage de  l’Ifop et Le Journal du Dimanche  54% Sont favorables aux éoliennes, contre 46% qui ne se déclarent pas favorables à une telle démarche.

 Il est d’ailleurs remarquable de constater que l’opinion des habitants de l’agglomération parisienne et des communes urbaines est majoritairement acquise au déploiement d’éoliennes (57 à 60%), contrairement à celle des personnes vivant dans les communes rurales (43%).

Mais selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting, réalisé pour Le Figaro,  ce sont 17 points d’opinion positive qui ont été perdus par l’éolien tandis que parallèlement le nucléaire a gagné 17 points. Pour la première fois, une majorité de Français (51 %) a une vision positive du nucléaire.

Non seulement l’éolien ne plaît pas à tout le monde, mais son image s’est nettement dégradée en quelques années, contrairement à celle du nucléaire qui ne cesse de s’améliorer. En décembre 2019, seuls 39% des Français approuvaient cette énergie aujourd’hui fortement contestée. Ils sont désormais 51%.

Le nucléaire est notamment perçu par la population comme étant plus efficace sur le plan énergétique. Ce serait également une source d’énergie sur laquelle la France est le plus en avance sur ses voisins. Enfin, l’impact du nucléaire sur la beauté des paysages est perçu comme moindre que celui des éoliennes.

 

Bref une légère majorité en faveur des éoliennes mais une même majorité pour qu’elles soient chez les autres notamment chez les « bouseux ».

Éoliennes : une majorité favorable mais pas chez les autres !

Éoliennes : une majorité favorable mais chez les autres !

D’après un sondage de  l’Ifop et Le Journal du Dimanche  54% Sont favorables aux éoliennes, contre 46% qui ne se déclarent pas favorables à une telle démarche.

 Il est d’ailleurs remarquable de constater que l’opinion des habitants de l’agglomération parisienne et des communes urbaines est majoritairement acquise au déploiement d’éoliennes (57 à 60%), contrairement à celle des personnes vivant dans les communes rurales (43%).

Mais selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting, réalisé pour Le Figaro,  ce sont 17 points d’opinion positive qui ont été perdus par l’éolien tandis que parallèlement le nucléaire a gagné 17 points. Pour la première fois, une majorité de Français (51 %) a une vision positive du nucléaire.

Non seulement l’éolien ne plaît pas à tout le monde, mais son image s’est nettement dégradée en quelques années, contrairement à celle du nucléaire qui ne cesse de s’améliorer. En décembre 2019, seuls 39% des Français approuvaient cette énergie aujourd’hui fortement contestée. Ils sont désormais 51%.

Le nucléaire est notamment perçu par la population comme étant plus efficace sur le plan énergétique. Ce serait également une source d’énergie sur laquelle la France est le plus en avance sur ses voisins. Enfin, l’impact du nucléaire sur la beauté des paysages est perçu comme moindre que celui des éoliennes.

 

Bref une légère majorité en faveur des éoliennes mais une même majorité pour qu’elles soient chez les autres notamment chez les « bouseux ».

Un nouveau parti fédérateur pour la majorité ?

Un nouveau parti fédérateur pour la majorité ?

 

« Il est à craindre que ce nouveau parti unique du Président ne retrouve pas l’adhésion dégagiste qui avait en 2017 propulsé LREM au panthéon des victoires électorales d’anthologie » par Gilles Savary (dans l’OPINION)

 

 

Au moment où s’enchaînent les déclarations de candidature à l’élection présidentielle de l’an prochain, il est légitime que les camps en présence se mettent en ordre de campagne. Si Emmanuel Macron, accaparé par ses responsabilités, attend son heure pour sortir du bois, sa majorité sortante cherche la martingale lui permettant de créer une dynamique de campagne gagnante. L’équation n’est pas simple après des élections intermédiaires marquées par une nette attrition de sa base électorale et un retour palpable des identités politiques.

Certes, les institutions de la Ve République structurent la vie politique française autour de l’élection présidentielle, dans un rapport singulier entre le Président élu et le pays. Et à ce titre, Emmanuel Macron est mieux placé que ses prédécesseurs pour en relever le défi, mais rien ne dit cette fois que sa majorité sortante sera reconduite aux législatives par la seule vertu de l’inversion du calendrier. Son positionnement centriste n’est pas le plus confortable dans un jeu électoral français qui privilégie naturellement une bipolarisation, et son parti, La République en marche, qui lui a assuré bravement une majorité parlementaire loyale, n’a pas réussi son implantation politique.

Stéphane Séjourné, le conseiller politique de l’Elysée, y voit la nécessité de rebattre les cartes en remettant sur l’ouvrage le vieux rêve de François Bayrou d’un « parti démocrate ». Cette proposition n’aurait pas grand-chose à voir avec le grand « parti démocrate » américain qui s’affiche clairement à gauche sur un échiquier politique bipartisan, mais elle permettrait opportunément de ripoliner LREM et d’introduire une confusion sémantique et politique avec le MoDem, dont l’implantation est incomparablement plus forte que celle des députés sortants LREM. Il est cependant permis de douter de sa force d’attraction sur les électorats de droite et de gauche, dont Emmanuel Macron a impérativement besoin pour élargir sa base électorale.

On saura très vite si les autres composantes de la majorité, notamment la future formation de droite réformiste d’Edouard Philippe, s’embarqueront dans ce nouveau véhicule, et dans quelle configuration.

 Dans tous les cas, il est à craindre que ce nouveau parti unique du Président ne retrouve pas l’adhésion dégagiste qui avait en 2017 propulsé LREM au panthéon des victoires électorales d’anthologie.

Le dépassement « gauche-droite » étant la marque de fabrique d’Emmanuel Macron, il y a deux façons de l’envisager : soit, par acte de foi, en considérant qu’il doit s’accomplir au sein d’un parti unique du Président, mais avec le risque que les électeurs ne retrouvent pas l’ADN du dépassement dans une formation centriste et n’aient plus envie de délivrer un blanc-seing à un clone de LREM. Soit, le Président étant réélu, en allant chercher ailleurs des renforts extérieurs, de gauche et de droite, disposés à ne pas rester cinq ans en jachère gouvernementale, sur la base d’un programme de coalition à l’allemande. L’un n’exclut pas la nécessité de l’autre.

Plus que jamais, l’élection présidentielle sera la mère des batailles, joker de la dissolution en main pour l’heureux élu, s’il s’avérait difficile de trouver une majorité à l’Assemblée nationale.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès.

Politique : Le «non au cannabis» torpille la diversité de la majorité

  • Politique : Le «non au cannabis» torpille la diversité de la majorité

 

  • dans le Figaro le journaliste Matthieu Deprieck estime que d’une certaine façon Macon a brutalement coupé l’air sous le pied des contestataires de la majorité qui sans doute aurait souhaité un débat plus ouvert laissant la place en particulier à la libéralisation du cannabis. Notons que la France est le pays au monde le plus consommateur de cette drogue qui fait surtout des ravages dans la jeunesse.

Article du Figaro

  • Le « oui, mais », le « en même temps », les « deux jambes », les phrases à rallonge. De tout cela, il n’était pour une fois pas question dans la bouche d’Emmanuel Macron. Dans un entretien au Figaro lundi, le chef de l’Etat a enfilé les habits du ministre de l’Intérieur pour résumer tout le mal qu’il pense du cannabis : « Dire que le haschisch est innocent est plus qu’un mensonge. Sur le plan cognitif, les effets sont désastreux. Combien de jeunes, parce qu’ils commencent à fumer au collège, sortent totalement du système scolaire et gâchent leurs chances ? Et je ne parle même pas des effets de glissement vers des drogues plus dures (…) On se roule un joint dans son salon et à la fin on alimente la plus importante des sources d’insécurité. »
  • Le président, jadis libéral, a éteint toute nuance sur un sujet, qui, justement, en réclame. Les vingt-huit députés membres de la mission d’information portant sur les usages du cannabis en savent quelque chose. Ils ont couvert toutes les sensibilités politiques et les six commissions permanentes de l’Assemblée pour, au terme d’un an d’auditions, conclure qu’on ne répond pas au cannabis « oui » ou « non ».
  • « C’est un sujet compliqué », confirme Agnès Firmin Le Bodo, députée Agir de Seine-Maritime. Elue de droite, ancienne adjointe à la sécurité au Havre, professionnelle de santé, elle était « plutôt opposée à ce que l’on autorise certains usages ». Après plus d’un an de travaux, elle a « lentement évolué vers l’idée que nous pouvons trouver un juste milieu ».
  • « Effets délétères ». « Si nous voulions arrêter tous les consommateurs, il faudrait procéder à 330 millions d’interpellations par an. Nous n’avons ni les moyens humains, ni les moyens financiers de mener une telle politique », ajoute Caroline Janvier, député LREM du Loiret, rapporteur du volet « cannabis récréatif ». De fait, la seule répression n’a pas empêché la France de devenir le premier consommateur de joints en Europe.
  • Ce sera une des leçons des deux rapports remis ces prochains jours : début mai pour le volet récréatif, à la mi-mai pour le rapport général, incluant le thérapeutique et le bien-être. Les députés de la majorité attendaient ce moment pour relancer le débat autour de la réglementation. Dans un souci d’apaisement, ils avaient écarté l’idée de déposer une proposition de loi et misaient plutôt sur des éléments à transmettre à leur futur candidat présidentiel. « Le débat doit avoir lieu en 2022. On ne peut pas l’ouvrir à la hussarde maintenant », explique Caroline Janvier.
  • « Rien ne dit que la vérité d’avril 2021 sera celle de janvier 2022 »
  • La position de fermeté prise par Emmanuel Macron vient leur couper l’herbe sous le pied. Comment espérer ouvrir un débat quand le futur candidat semble déjà sûr de lui ? Les députés de la majorité se raccrochent à ce qu’ils peuvent. « Sa position n’est pas si ferme que cela. Le Président dit qu’il faut un débat, eh bien, débattons », s’exclame Ludovic Mendes, député LREM de Moselle. « Cette consultation pourrait être intéressante si elle met vraiment à plat tous les enjeux de la consommation de cannabis », abonde le député LREM et porte-parole du parti, Roland Lescure. « La réflexion ne fait que commencer. Le Président propose un débat. Le rapport parlementaire peut l’alimenter. Il nous appartient de convaincre les Français que la légalisation est la meilleure solution », affirme Caroline Janvier.
  • Affaire de mots. Dans Le Figaro, le chef de l’Etat envisage effectivement un « grand débat national » mais son intitulé laisse peu d’espoir aux réformateurs : il devrait porter sur « la consommation de drogue et ses effets délétères ».
  • « Nous ferons notre travail en montrant que le débat est plus complexe que cela », ne se démonte pas Ludovic Mendes quand Roland Lescure espère que le chef de l’Etat lira les rapports de la mission d’information dont il fait partie. La porte n’est pas fermée, veulent-ils croire, même le député LREM des quartiers nord de Marseille, Saïd Ahamada, qui pourtant salue la fermeté d’Emmanuel Macron. « Les consommateurs de cannabis sont coresponsables de la situation dans les quartiers difficiles. Ils ont du sang sur les mains », dit-il, tout en jugeant que la question de la légalisation se posera, mais plus tard, quand la situation autour des points de deal sera revenue à un niveau plus contrôlable.
  • De toute façon, « rien ne dit que la vérité d’avril 2021 sera celle de janvier 2022 », se rassure un député de la majorité, favorable à ce que son futur candidat « bouge » sur la question lors de la prochaine présidentielle. Déjà en 2017, le cannabis avait valu à Emmanuel Macron des critiques en inconstance. Dans son livre Révolution, il semblait prendre position pour un assouplissement de la loi. Quand, quelques semaines plus tard, dans Le Figaro (déjà), il affirmait ne pas croire « à la dépénalisation des petites doses ». Il disait en réalité la même chose : il faut dresser des contraventions aux consommateurs plutôt que de les menacer de peines de prison inappliquées. Ce n’était qu’une affaire de mots : tendres dans Révolution, durs dans Le Figaro.
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