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Syrie: Macron parle mais ne peut rien

Syrie: Macron parle mais ne peut rien

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L’affaire de L’offensive militaire de la Turquie dans le nord-est de la Syrie contre les alliés kurdes de la coalition anti-Etat islamique laissera des traces. D’abord parce que cela signifie l’éclatement de OTAN et que le bouclier américain devient illusoire. Ensuite parce que l’Europe et la France sont complètement impuissantes.  Pour compenser cet immobilisme, Macron parle, parle. , C’est une “faute lourde” de l’Occident et de l’Otan, a estimé vendredi Emmanuel Macron, épinglant au passage la “folie” d’Ankara qui sera “complice” en cas de résurgence de l’EI.

“Je considère que ce qui s’est passé depuis plusieurs jours est une faute lourde de l’Occident et de l’Otan dans la région et cela affaiblit notre crédibilité pour trouver des partenaires sur le terrain qui se battront à nos côtés en pensant qu’ils sont protégés durablement et ça interroge aussi le fonctionnement de l’Otan”, va-t-il dit.

“Il est important de nous réunir et nous coordonner entre les trois Européens et la Turquie”, a-t-t-il ajouté. “Il faut essayer de voir où la Turquie veut aller et comment la ramener à des positions plus raisonnables qui permettent d’articuler sa sécurité intérieure avec le respect de nos agendas et la juste solidarité qu’il y a au sein de l’Otan”.

“Je ne peux que constater aujourd’hui dans la région que ceux qui sortent gagnants, par la loi du plus fort, c’est la Turquie, la Russie et l’Iran, je ne suis pas sûre que c’était l’élément stratégique le plus pertinent pour l’Europe et les Etats-Unis”, va-t-il estimé. “C’est une folie de faire ce que les Turcs sont en train de faire”. Un constat juste sans doute mais qui démontre l’impuissance totale de l’UE comme de la France. Et la nécessité de revoir sérieusement la stratégie de défense.

Syrie: Un cessez-le-feu utile mais pour quoi faire ?

Un cessez-le-feu utile mais pour quoi faire ?

 

Le cessez- le feu constitue évidemment un bonne nouvelle, il convient de s’en réjouir a condition évidemment cela favorise un processus de paix. Or rien n’est sûr dans ce domaine. Puisque c’est un délai pour imposer  aux miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) de se retirer. Il ne s’agit pas d’un accord de cessez le feu entre les belligérants du terrain mais un accord entre les Etats-Unis et Erdogan. En gros, il est demandé aux forces kurdes d’abdiquer purement et simplement. Une hypothèse éventuellement envisageable avec des contreparties en termes d’autonomie et après des négociations directes avec la Syrie et/ou la Turquie. En fait, cet accord, encore une fois utile, vise surtout à répondre aux interrogations des opposants à Trump sur le sujet tant chez les démocrates que chez les républicains. L’instrumentalisation par Trump de ce cesse- le-feu est bien sûr ridicule quand il affirme  que cet accord allait “sauver des millions de vies”.

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

 

C’est le bilan de l’institut des politiques publiques (IPP). Ce CICE (23 milliards !) était destiné à baisser le coût du travail pour faciliter l’embauche, doper l’investissement et redresser les marges des entreprises. En fait, il a surtout profité aux grandes entreprises et peu aux entreprise moyennes et petites qui sont pourtant celles qui embauchent le plus. Le problème est que cette réduction de charges a été mal ciblée, il a même été destinée a des entreprises non soumises à la concurrence internationale ou même à la Poste ! L’efficacité de cette politique de l’offre reste toujours aussi floue malgré la multiplication des évaluations. Depuis le premier janvier 2019, le CICE a été transformé en baisse pérenne de cotisations patronales. Et là encore, des travaux des économistes de l’institut des politiques publiques (IPP) ont montré que son impact « sur la compétitivité et l’emploi est incertain » à moyen ou long terme.

L es mesures générales de baisse du coût du travail concernent un ensemble de dispositifs très disparate. Sur les 55 milliards d’euros, le CICE représente près de la moitié de l’enveloppe (23 milliards d’euros).

Les auteurs du rapport montraient que le taux de non-recours pour les micro-entreprises (10,9%), les petites et moyennes entreprises (4,8%) ou les entreprises de taille intermédiaire (6,3%) était très élevé au regard de celui des grandes entreprises. En effet, les grands établissements affichaient à l’époque un taux de non-recours de 0%.

Croissance France : ça résiste encore au troisième trimestre, mais à un bas niveau

Croissance France : ça résiste encore  au troisième trimestre, mais à un bas niveau

La croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissement, comme l’a rappelé Julien Pouget.« L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Sécurité routière : on ne sait rien mais on continue

Sécurité routière : on ne sait rien mais on continue

 

 

Dans son bilan 2018, le pseudo observatoire de la sécurité routière constate, avance des chiffres mais est bien incapable comme d’habitude de faire une analyse scientifique de l’évolution de l’accidentologie. Du coup, on fait porter le chapeau aux gilets jaunes pour l’augmentation des délits de vitesse. D’abord du fait de la mise hors service des radars ensuite parce que les forces de l’ordre étaient occupés à autre chose que le contrôle routier.

La baisse du nombre d’infractions routières constatées par le biais des radars et par les forces de l’ordre est spectaculaire. 19,7 millions d’infractions ont été relevées l’an passé contre 24 millions en 2017, soit une chute de 18%. Tel est le bilan communiqué ce mercredi par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Selon la sécurité routière, il s’agit d’une baisse «mécanique» qui, dit-elle, dans son communiqué «s’explique principalement par la dégradation massive subie par les radars à la fin de l’année 2018Ces appareils de contrôle ont été pris pour cible après que le 80 km/h a remplacé le 90km/h sur une partie du réseau secondaire le 1er juillet 2018. Ces actes de vandalisme se sont poursuivis avec le mouvement des «gilets jaunes», qui a débuté le 17 novembre 2018.

Avec des centaines de radars hors service, le nombre d’automobilistes flashés a donc diminué. Ainsi, 13,6 millions d’infractions à la vitesse ont été constatées en 2018 par le contrôle automatisé contre 16,6 millions en 2017, soit une baisse de 17,6 %. Mais hors d’état de produire des messages d’infractions, ces radars vandalisés auraient  continué (combien étaient encore en état ?). à enregistrer les vitesses des véhicules. Et celles-ci ont décollé. Le nombre d’excès de vitesse a été multiplié par quatre dans ces zones.

D’une manière générale, la sécurité routière alerte sur la persistance d’une dégradation générale des comportements au volant. Pour preuve les délits routiers, qui constituent les infractions les plus graves, sont en augmentation de 5,9 % en 2018 (629 601 délits). «Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il s’agit de la quatrième année consécutive de hausse», indique-t-on. Au palmarès de ces hausses, on trouve les refus d’obtempérer et les entraves à la circulation. Ces infractions font un bond de 36,3 % (38 087 infractions relevées l’an passé). En réalité, qu’entend-on par entrave à la circulation ? Des interdictions de stationner ? On est loin de la priorité de la sécurité routière.

La conduite de véhicule après l’usage de stupéfiants est elle intéressante, elle  augmente aussi de 29 % (63 369 infractions relevées en 2018, soit 10,1 % de l’ensemble des délits). Cette hausse est toutefois liée à un plus grand nombre des contrôles, grâce à la généralisation depuis 3 ans d’une nouvelle méthode de dépistage plus facile d’usage. Quant aux délits de fuite après un accident, ces derniers augmentent de +1,3 %. En augmentation constante depuis 2012, ces délits s’élèvent à 174 422 en 2018.

Ce bilan indique par ailleurs que 14,9 millions de points ont été retirés en 2018 (-1,9 %). Ces retraits se partagent notamment entre les excès de vitesse (9 909 451 points retirés, soit -6 %) et les franchissements de feux rouges (1 417 064 points, soit +4,1 %). Des automobilistes ont également perdu des points pour un téléphone tenu en main (1 046 176 points, soit +11,1 %) et là c’est vraiment tant mieux !

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même la spéculation !

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même  la spéculation !

Andy Warwick, gérant chez Newton (BNY Mellon Investment Management) met en cause l’influence des banques centrales sur l’économie et les marchés. Si effectivement ces banques centrales  ont pour la plupart épuisé leurs munitions destinées au soutien de l’économie par contre les marchés eux se sont gavés de ces liquidités à bon marché pour soutenir des cotes complètement déconnectées des réalités économiques.  Les largesses des instituts d’émission ont contribué à faire prospérer les actifs financiers mais pas à relancer l’économie réelle et elles ont nourri un mécontentement qui s’exprime notamment dans la montée des populismes, a dit Andy Warwick  mercredi à des investisseurs lors d’une conférence à Paris.

“La Banque centrale européenne est plus accommodante que jamais, la Réserve fédérale l’est encore et la Banque du Japon ne cessera jamais de l’être mais leurs politiques monétaires ont échoué”, a-t-il dit. Si les actions restent soutenues par les injections massives de liquidité par les banques centrales, le marché obligataire et les indicateurs économiques avancés adressent des signaux inquiétants, selon le gérant.

“De nombreux voyants d’alerte sont au rouge”, a-t-il dit.

Une forme d’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, auquel Donald Trump pourrait avoir intérêt s’il veut être réélu l’an prochain pourrait offrir aux actifs risqués un rebond de quelques mois, estime Andy Warwick. Un redécollage durable ne serait cependant possible, selon cet ancien de BlackRock, que si la Chine relançait la machine avec une stimulation monétaire massive. “C’est peu probable parce qu’elle pense d’abord et surtout à protéger son économie”, a-t-il dit.

Les banques centrales occidentales ont pour leur part épuisé leur arsenal, ce qui explique pourquoi elles ne cessent d’appeler la politique budgétaire à prendre le relais, a-t-il ajouté.

“Il faut quelque chose de structurel, comme une politique de relance budgétaire massive dans les économies occidentales qui ferait repartir l’inflation”, a dit le gérant de Newton. Dans ce contexte, la société de gestion privilégie la préservation du capital de ses clients et se tourne vers des actifs comme la dette émergente et le crédit à duration courte, sans oublier des actifs refuges comme l’or, a-t-il dit.

Le nombre d’apprentis en hausse mais très insuffisant

Le nombre d’apprentis  en hausse mais très insuffisant

On se félicite de l’augmentation du nombre d’apprentis. Une augmentation à relativiser dans la mesure où les apprentis (un peu plus de 400 000)  devraient être trois à quatre  fois plus nombreux. La formation d’apprentis est autrement plus qualifiante que la formation à certains bacs bidon complètement dévalorisés sur le marché du travail. Le nombre d’élèves ayant coché la case apprentissage lors de leur orientation en fin de troisième a augmenté « de 45% en deux ans », a-t-elle relevé, même si selon les derniers chiffres de l’Éducation nationale cela ne concerne encore qu’un élève sur 20.

On a dénombré ainsi 437 000 apprentis en France en décembre 2018 contre 419 000 en 2017, selon la ministre, qui attend « beaucoup plus d’apprentis dans les années qui viennent ».

Le gouvernement a entrepris une refonte de l’apprentissage en 2018 pour faire de ce secteur « une voie d’excellence » afin de lutter contre la déscolarisation des jeunes et diminuer le chômage en France. Le nombre d’apprentis a augmenté de 7,7% entre 2017 et 2018, a annoncé jeudi 21 février la ministre du Travail, qui qualifie cette progression d’historique et l’attribue en partie à la réforme du secteur adoptée en août 2018.

L’apprentissage bénéficie également de la bonne conjoncture économique et des difficultés de recrutement des entreprises qui sollicitent les CFA. Faute de place, « on doit refuser des apprentis qui ont des contrats« , a témoigné Anatole Micheaud, directeur de la maison familiale rurale « La Rousselière », près de Saumur, un CFA spécialisé dans la mécanique agricole et automobile. Selon le ministère, quelque 17.500 apprentis ont ou vont bénéficier de l’aide au permis de conduire de 500 euros pour un montant de près de neuf millions d’euros. Enfin, 57.000 jeunes vont entrer dans 61 prépas apprentissage en 2019 pour permettre à des jeunes insuffisamment préparés de réussir leur entrée dans ce système.

 

Le Russe Telegram pour menacer le Libra mais aussi Visa

Le Russe Telegram pour menacer le Libra mais aussi Visa

 

 

La guerre des moyens de paiement et derrière la guerre monétaire est sans doute engagée au plan international. Compte tenu de la conjoncture très maussade, nombre d’épargnants commence à douter de monnaies traditionnelles et convertissent leurs liquidités dans des actifs qui leur semblent plus stables. La conjoncture bien sûr exerce  un rôle mais de manière plus structurelle, on s’interroge à propos des bricolages monétaires des banques centrales qui objectivement aujourd’hui fabriquent de la fausse  monnaie pour tenter de sauver tout le système financier. Un jour ou l’autre une ou plusieurs bulles éclateront et l’inflation viendra remettre à leur vrai niveau la valeur des monnaies. Dans ce cadre, les cryptomonnaies  amènent un élément révolutionnaire à savoir la mise sous tutelle des banques centrales voir leur élimination. C’est l’objectif de monnaies virtuelles comme le Libra  de Facebook ou même de Telegram, la messagerie créée par le russe Pavel Dourov. Pour Telegram, il s’agit est de créer un produit plus facile d’accès que les cryptomonnaies actuelles, comme le Bitcoin, qui fédèrent essentiellement un public d’initiés.

Dans un document ayant fuité l’an passé, Telegram affirmait vouloir créer plus qu’une monnaie.

Son réseau TON (Telegram Open Network), reposant sur la technologie blockchain, devrait créer tout un système de paiement sécurisé et rapide se voulant  »une alternative à Visa et Mastercard pour une nouvelle économie décentralisée ».

Pour cela, Telegram a recueilli la somme record de 1,7 milliard de dollars auprès de 200 investisseurs privés, lors d’une levée de fonds massive en cryptomonnaies (ICO) effectuée en deux fois.

Le succès à été tel que la messagerie a annulé l’organisation d’une levée de fonds publique, imposant aux investisseurs non triés sur le volet d’attendre le lancement officiel du « Gram » pour pouvoir se procurer la nouvelle cryptomonnaie, qu’ils auraient pu commencer à acquérir au moment de la levée de fonds.

Projet en test dès le 1erseptembre

Telegram ne s’étant jamais exprimé sur le sujet, les informations filtrent au compte-goutte via les investisseurs, situés notamment aux Etats-Unis, en Asie et en Russie.

« Ils sont liés par un accord de confidentialité », a déclaré à l’AFP une source proche des milieux économiques de Moscou, affirmant connaître personnellement « au moins un banquier de premier plan et un homme d’affaires de la liste Forbes Russie », qui compile les hommes les plus riches du pays, parmi les investisseurs.

« On ne pouvait investir que sur invitation, beaucoup de gens voulaient y participer », ajoute cette source.

Selon le quotidien économique russe Vedomosti, Telegram commencera ainsi à tester son projet TON dès le 1er septembre, mettant en accès public du code et des instructions pour créer un « noeud » et devenir ainsi un acteur du réseau.

Les premiers Gram devraient être mis en circulation d’ici deux mois, selon le New York Times, qui cite anonymement des investisseurs. Soit avant la cryptomonnaie Libra, que Facebook espère mettre en circulation au cours du premier semestre 2020. C’est que le temps presse: selon la presse spécialisée, Telegram s’est engagé à remettre les Grams aux investisseurs d’ici le 31 octobre, ou à leur rendre l’argent.

Perte d’influence des Etats nations

« Facebook comme Telegram voient bien qu’il y a un espace à prendre: permettre aux gens d’échanger via internet des petits montants, sans passer par de la monnaie fiduciaire, des opérations bancaires ou des applications », affirme à l’AFP Manuel Valente.

« Cela va renforcer les craintes des Etats nations sur leur perte d’influence », ajoute le directeur analyse et stratégie de Coinhouse, qui propose au grand public des outils pour investir dans des cryptomonnaies.

A ce petit jeu, les services de messageries, comme Telegram ou Facebook avec WhatsApp, ont beaucoup à gagner. Selon un rapport d’Aton, un des principaux fonds d’investissement russe, « les cryptomonnaies qui auront du succès sont celles qui feront partie intégrante de l’écosystème de messagerie d’un réseau social existant ».

Un réseau d’utilisateurs important, à l’instar des 250 millions estimés de Telegram, permettrait « d’accroître l’acceptation de la cryptomonnaie auprès du grand public », ajoute Aton, selon qui des produits comme Gram ou Libra pourraient ainsi « littéralement introduire la cryptomonnaie dans chaque ménage ».

Reste un écueil soulevé par Aton: une cryptomonnaie qui fonctionne devra être en « parfaite conformité avec la réglementation en vigueur ».

Lors du sommet du G7 Finances en juillet à Chantilly, près de Paris, les ministres et banquiers centraux des pays membres avaient alerté sur les risques pour le système financier international de ces projets ambitieux de monnaie numérique.

La messagerie Telegram, créée en 2013 par les frères russes Nikolaï et Pavel Dourov, est avant tout connue pour sa capacité à protéger et anonymiser les échanges. Son utilisation par les mouvements jihadistes a régulièrement suscité la polémique.

Organisation à but non lucratif, Telegram est basée sur des logiciels en « open source », c’est-à-dire libres de droits et accessibles à tous afin d’en améliorer le programme, et rejette tout type de contrôle sur son fonctionnement et sa gouvernance.

 

Villani contre Griveaux … mais pas contre Macron

Villani contre Griveaux … mais pas contre Macron

 

 

 

Dans l’appareil de la république en marche comme chez  Villani, on commence à prendre des précautions oratoires afin de ménager l’avenir. Villani de son  côté affirme que sa candidature n’est pas érigée contre Macron. Une manière de dire que s’il est élu, il continuera de faire parti de la majorité présidentielle. De quoi rassurer Macron qui ne peut essuyer une défaite à Paris et qui fait savoir via  plus des responsables de la république en marche qu’il n’est plus question d’exclure le mathématicien. Villani espère ainsi récupérer certaines voies qui se sont portées sur la liste européenne de la république en marche quant à la république en marche, elle-même, elle espère récupérer la capitale. “ Dans cette affaire Griveaux  pourrait bien être le dindon de la farce. Il pourrait bien être sacrifié si comme c’est probable les sondages se montrent favorables à Villani.   Griveaux  commence d’ailleurs à manifester son dépit

Dans une lettre envoyée lundi aux militants “marcheurs” dont Reuters a consulté une copie, Benjamin Griveaux regrette par avance la décision de son collègue mathématicien.

“Après l’intense campagne médiatique des derniers jours, il apparaît désormais plus que probable que Cédric Villani annonce mercredi sa candidature à Paris”, écrit-il. “Si tel devait être le cas, je le regretterais. Je regretterais cette décision de partir en solitaire malgré l’engagement qu’il avait pris à maintes reprises de respecter le choix de la Commission nationale d’investiture.”

“Je suis convaincu qu’un marcheur sincère peut s’égarer, mais il finit toujours par retrouver le chemin du collectif”, ajoute l’ancien porte-parole du gouvernement.

Cédric Villani “a exprimé sa volonté que les Parisiennes et les Parisiens puissent se rassembler autour d’un projet d’avenir et novateur”, a fait savoir son entourage, sans dévoiler les intentions du scientifique, qui s’exprimera mercredi soir.

Dimanche sur BFM TV, le président du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, soutien de Benjamin Griveaux, s’est dit hostile à toute idée de sanction de LaREM à l’égard de Cédric Villani.

“Si on veut penser au rassemblement, le meilleur moyen de le préparer n’est certainement pas de créer des clivages par des sanctions et des divisions”, a expliqué le député de Paris. “Je suis contre toute forme d’exclusion ou de sanction vis-à-vis de Cédric Villani ou vis-à-vis de ses éventuels soutiens”. Bref un lâchage  en règle de Griveaux !

 

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

 

Dans un contexte de canicule, on s’est évidemment réjoui d’une récolte assez exceptionnelle pour les blés en 2019. Les céréales n’ont en effet pas eu trop à souffrir de la sécheresse qui est intervenue un peu avant les moissons. Du coup les céréaliers ce réjouissaient de cette situation. Le problème c’est que les moissons ont été également exceptionnelles dans bien d’autres pays et en particulier dans les pays de l’Est. Une année m^me exceptionnelle pour les moissons. Pour la France malgré la sécheresse, les 250 000 céréaliers ont récolté 38,2 millions de tonnes de blé tendre, la principale céréale cultivée dans le pays. Il s’agit du meilleur résultat après le record de 2015. Pourtant, les agriculteurs sont inquiets car les moissons ont été très bonnes aussi dans les pays de l’Est et les récoltes massives font baisser les prix. Il est probable que compte tenu de l’offre disponible les prix des céréales et en particulier du blé seront inférieurs en 2009 à ce de 2018, une baisse de l’ordre de 40 euros (Blé tendre 09/2019 165,5€, Chicago au 20 aout).

Ce qui est énorme compte tenu déjà de la baisse de rentabilité en France. Du coup nombre de céréaliers, les petits et moyens, risquent  de voir leur situation encore se détériorer. Cela pose évidemment la question du mode de production industrielle (en 2019 le rendement est près de 80 quintaux à l’hectare pour le blé tendre). Il y a la concurrence des pays de l’Est qui fausse les conditions par rapport à l’union européenne et la France en particulier. Avec la perspective du CETA accord commercial, avec le Canada et plus tard du Mercosur, accord commercial avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, l’environnement concurrentiel va encore se dégrader. La situation deviendrait alors non seulement pour les producteurs de viande mais aussi pour les céréaliers.

Etats-Unis : La récession n’est pas imminente mais …..

Etats-Unis : La récession n’est pas imminente mais …..

 

Les responsables politiques américains comme les banquiers centraux s’efforcent de rassurer en indiquant que la  récession n’était pas imminente aux États-Unis.  La question de la baisse des taux ne serait pas liée à ce risque. En tout cas ce que prétend Mary Daly, la présidente de la Fed de San Francisco, qui a déclaré mardi qu’elle s’était prononcée en faveur de la baisse de taux annoncée fin juillet dans le but de favoriser la poursuite de la croissance et non parce qu’elle croyait à l’imminence d’une récession. “Mon soutien à cette baisse est fondé sur mon désir de voir notre expansion économique se poursuivre, et pas parce que je vois une crise poindre à l’horizon”, a-t-elle dit.

La récession n’est sans doute pas imminente mais c’est une hypothèse qui devient de plus en plus crédible à l’échéance de 2021 pour beaucoup d’experts. La croissance est encore dynamique aux États-Unis, elle est sur une tendance de 2 % de la progression du PIB mais cette tendance pourrait être ramenée à 1 % en 2020 et pourrait tutoyer la récession en 2021. En cause,  la fin d’un site économique au plan mondial mais surtout les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis qui affectent l’ensemble du commerce international et les croissances internes. Le problème,  c’est que le président américain est en campagne électorale et qu’il doit multiplier les annonces populistes. Des annonces par ailleurs brouillées  par des contradictions permanentes qui déstabilisent les marchés. Il en sera ainsi jusqu’aux élections. Du coup,  le président américain réclame une forte baisse des taux qui jusque-là n’a pas trouvé d’écho à la Fed qui a seulement abaissé son taux directeur de 0,25 points. Cependant des voix se font entendre dans le sens des appels de Trump.

Evoquant des signaux économiques et financiers “mitigés”, Neel Kashkari, le président de la Fed de Minneapolis, a laissé entendre jeudi qu’il apporterait son soutien à une poursuite de la baisse des taux d’intérêt afin de soutenir la croissance. Les tensions commerciales incitent les entreprises à la prudence et l’inversion de la courbe des rendements obligataires américains qui a secoué les marchés cette semaine “est un indicateur de la nervosité des gens” même si le marché de l’emploi et la consommation des ménages restent solides, a-t-il dit à la radio publique de Minneapolis.

Les responsables de la Fed, lors de la prochaine réunion de politique monétaire, en septembre, devront étudier toutes les données disponibles avant de prendre une décision, a-t-il expliqué.

“Je penche en faveur du camp des ‘oui, nous devons apporter plus de stimulation à l’économie, plus de soutien, nous devons prolonger l’expansion et non permettre à une récession de nous toucher’”, a-t-il dit. Notons le signe avant-coureur de l’inversion des courbes des taux est assez controversé. Certains le jurent trop temporaires d’autres obsolètes. Jusque-là les experts considéraient en effet que le risque de récession apparaissait lorsque le coût de l’argent prêté à long terme devenait plus cher que le coût de l’argent prêté à court terme.

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

 

Globalement un sondage de l’IFOP montrerait que 83% des Français ont une bonne opinion des maires.  Une opinion nettement plus favorable que celle vis-à-vis d’autres élus notamment nationaux. Un sondage réalisé à l’occasion de violences ou d’insultes dont sont victimes environ 300 maires sur 35 000. Des violences évidemment à condamner sans réserve mais à mettre en parallèle avec le nombre global d’élus locaux. La conviction générale consiste à considérer que les maires font un travail particulièrement apprécié par les citoyens. Une vue un peu idyllique d’abord parce que dans les grandes agglomérations la plupart de ces maires sont à peu près inconnus sauf précisément si parallèlement ils occupent des fonctions nationales en vue. La plupart des urbains seraient bien incapables de dire qu’il est exactement l’action de leur maire. Il en est différemment dans les petits villages dans la mesure où ces mères ne disposent pas d’infrastructures technocratiques pour gérer les affaires municipales hormis un secrétaire de mairie. Ceci étant,  la gestion de la plupart de ces maires n’est guère plus démocratique que celle des élus nationaux, guère plus efficaces non plus. Régulièrement ces élus se plaignent de l’insuffisance de moyens financiers. En vérité, les moyens financiers ne manquent pas mais ils sont dépensés dans la plupart des cas sans évaluation cohérente de leurs conséquences économiques et sociales. Pire chaque maire s’efforce de marquer son passage avec la création d’un bâtiment ou d’une autre infrastructure sollicitant béton et bitume pour l’investissement sans parler ensuite des frais de fonctionnement. La vérité, c’est que bien peu de maires agissent  en faveur d’une politique de développement économique et de l’emploi. Sur le plan démocratique c’est aussi catastrophique qu’  au plan national. Certes des commissions, des comités sur des  questions un peu sensibles sont composés souvent avec des  copains favorables au projet étudié. D’une certaine manière, on peut dire au moins qu’il y a une cohérence entre les insuffisances démocratiques du plan national au plan local. Certains jouent  dans la cour royale à Paris,  d’autres se comportent comme des barons locaux. On objectera qu’il y a des exceptions mais elles ne sont pas représentatives de l’État démocratique réel du pays.

Sarkozy-Libye : Hortefeux mis en cause mais toujours témoin assisté.

Sarkozy-Libye : Hortefeux mis en cause mais toujours témoin assisté.

 

 

Brice Hortefeux n’est pas lavé de tout soupçon (Sarkozy non plus) mais il a évité d’être mis en examen dans l’affaire du financement de Sarkozy par Kadhafi. L’ancien ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a conservé jeudi son statut de témoin assisté. A l’initiative du JDD (en fait Bolloré le patron proche de Sarkozy et de Macron),  une opération de communication  a été montée pour dénoncer une  machination contre Sarkozy. Or les deux accusateurs libyens ont confirmé le financement par Kadhafi contrairement à ce que dit le JDD. . Les juges d’instruction en charge du dossier, qui auditionnaient Brice Hortefeux en matinée, n’ont donc pas considéré qu’il y avait suffisamment de preuve pour le mettre en examen, a dit Me Jean-Yves Dupeux, précisant que son client était “soulagé”.

“Pour un homme public, être mis en cause, pire, être mis en examen dans une affaire judiciaire importante, c’est presque, avant tout, une présomption de culpabilité et là, il n’a pas été mis en examen, et par conséquent, il est resté témoin assisté”, a dit Me Jean-Yves Dupeux à la presse. Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 21 mars pour financement illicite de campagne électorale, corruption passive et recel de détournement de fonds publics libyens.

Dans ce dossier aux ramifications internationales, les enquêteurs cherchent à savoir si l’ex-président a bénéficié de financements provenant de la Libye de Mouammar Kadhafi pour sa campagne de 2007.Nicolas Sarkozy, qui a contribué par la suite à renverser le même Mouammar Kadhafi, en 2011, a toujours nié les accusations lancées notamment par l’homme de réseaux franco-libanais Ziad Takieddine – un “escroc” doublé d’un “sinistre individu” selon lui.

L’intermédiaire a dit à Mediapart avoir remis en 2006-2007 un total de cinq millions d’euros d’argent libyen à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet de l’époque, Claude Guéant, une version qu’il a confirmée après la publication récente par le Journal du Dimanche d’articles alimentant la thèse d’une machination contre l’ancien chef de l’Etat.

Ziad Takieddine et Abdallah Senoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi et ancien chef des renseignements militaires libyen, affirment que Brice Hortefeux, un proche de Nicolas Sarkozy, a joué un rôle d’intermédiaire dans ce dossier, ce que ce dernier a toujours nié.

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

De toute évidence le symbole Greta Thunberg gêne surtout certains adultes bien installés dans le confort de leurs convictions rétrogrades. Parmi eux aussi des hommes politiques, des intellectuels qui n’apprécient pas de recevoir une leçon de la part de la jeunesse. Au-delà de l’« effet Greta Thunberg », qui insupporte certains adultes, la défense du vivant par la jeune génération marque le passage d’une adolescence assise à une jeunesse en action, souligne Marion Robin, psychiatre d’adolescents, dans une tribune au « Monde ».

« L’image dominante de l’adolescence est aujourd’hui représentée par des jeunes de 12 à 25 ans qui traversent une crise. Apathiques, repliés sur eux-mêmes, critiques envers leurs parents : la vision d’une adolescence « canapé-selfie » inquiète, et plus personne ne sait exactement à quel âge ce stade de développement est censé se terminer. Activisme idéologique et engagement politique paraissent loin de cette construction de l’adolescence occidentale des trente dernières années, qui a plutôt été l’objet d’une médicalisation à l’excès.

Pourtant, la génération Z, née après 2000, nous montre que cette époque est en train d’être révolue. Brutalement, en 2018, une mobilisation citoyenne émerge chez les jeunes, qui ne sont plus appelés adolescents. Greta Thunberg, 15 ans à ce moment, engage une grève étudiante qui mobilise des centaines de milliers de participants à travers le monde.

En fait, elle semble surtout avoir rendu visible un mouvement qui avait démarré quelques années plus tôt, une mobilisation croissante des jeunes pour la survie de l’espèce : en marge de la COP21, le mouvement COY (Conference of Youth) avait par exemple mobilisé des milliers de jeunes venant de nombreux pays pour la défense du climat. Leur organisation très précise incluait des méthodes collaboratives de travail et de modération de réunions inspirées des Nations unies, signant là une forme de maturité inédite. Ils montraient d’ores et déjà leur volonté d’accomplir une transition citoyenne aux côtés des nombreux adultes engagés dans cette voie.

Au-delà de la jeune Greta, qui a la particularité de questionner sans détour la lucidité et la culpabilité des adultes, les poussant ainsi à se mobiliser dans l’action ou à se replier dans le discrédit, cette nouvelle génération sollicite directement la fonction de « contenance » du monde adulte : il s’agit de la façon dont celui-ci est capable de répondre, de reformuler, d’agir et non seulement de réagir à cette jeunesse qui l’interroge et avance vite. Mais comment est-on passé si rapidement d’une adolescence assise à une jeunesse en action ?

Au premier plan, il existe une bascule individuelle : la conscience d’un danger a produit un passage à l’action en lieu et place de la dépression liée à une impuissance défaitiste (que peut-on faire face au système ?), d’un doute obsessionnel (une issue est-elle possible ?) ou d’un déni de la réalité (ça n’existe pas). Pour cela, il a fallu contenir individuellement les angoisses de mort, les dégager d’un sentiment de devoir et d’une culpabilité devenus paralysants. »

De Rugy : les repas étaient professionnels…. Mais pas les invités !

  • De Rugy : les repas étaient professionnels…. Mais pas les invités !

 

La sémantique a son importance dans les rapports complaisants de l’administration proche du pouvoir. Ainsi c’est le secrétaire général de l’assemblée nationale par ailleurs ancien subordonné de de Rugy qui a enquêté sur les fameux repas fastueux. En fait, le rapport retient seulement trois dîners privés sur une dizaine. Mais Mediapart soutient que les repas privés étaient beaucoup plus nombreux et que la plupart des invités étaient  ceux de l’épouse du ministre. Bref, on pourrait considérer qu’il s’agit effectivement de repas professionnels puissent qu’ils s’effectuent dans le cadre de fonctions électives mais les invités, eux, ne sont guère professionnels . Le résultat du contrôle ordonné par le président de l’Assemblée nationale doit être rendu public mardi. Mais déjà des premiers éléments vont dans le sens de l’ex-ministre François de Rugy. Selon France Info, qui cite une source proche de l’enquête, les dîners organisés à l’hôtel de Lassay étaient bien « des dîners professionnels ». …..sauf seulemenet 3. Observons que cette enquête a été diligentée par le président actuel de l’assemblée nationale. Lequel a dû aussi quitter à la son poste de ministre car impliqué dans une affaire où sa compagne a réaliér un petit bénéfice de l’ordre  de 800 000 € à propos d’un bâtiment loué par les mutuelles de Bretagne présidées précisément par Richard Ferrand. Dans un premier temp,s le tribunal de Brest avait prononcé l’absolution pour cette affaire considérant que la date était trop tardive pour enquêter. Depuis, une nouvelle plainte a été déposé par anticorps et comme on dit souvent pour enterrer ses histoires l’enquête a été dépaysée. Depuis ce transfert géographique aucune nouvelle ! Richard Ferrand est donc bien placé pour être en fait le garant d’une enquête sur les frasques de de Rugy. Un de Rugy qui ne cesse de s’enfoncer dans ses contradictions. En effet

 

Depuis le début de l’affaire, le désormais ex-ministre de l’Ecologie nie avoir commis une faute, mettant en avant « un travail de représentation » requis par ses fonctions. Il s’était aussi engagé, le cas échéant, à « rembourser chaque euro contesté ». « Pour moi, ce n’est pas privé parce qu’en fait, c’est du relationnel », avait pour sa part déclaré à Mediapart son épouse, Séverine de Rugy : « Certes, ça appartient à un cercle amical mais on n’est pas là pour se taper la cloche. » Des dîners «professionnels» dont Mme Rugy a confirmé dans un entretien enregistré le caractère «amical» des invités, que François de Rugy qualifie d’«informels» et dont plusieurs convives (ex: Aphatie) ont réfuté l’aspect professionnel…

Ceta : Macron pas naïf mais complice

Ceta : Macron pas naïf mais complice

Macron a envoyé sèchement baladé Hulot qui invitait les députés à ne pas voter le CETA. Macron accusé de naïveté par Hulot. En réalité, Macron n’est pas naïf mais complice. Complice de l’accélération des échanges qui vont fausser la concurrence dans l’agriculture, complice dans le développement de flux inutiles, complice dans la dégradation du climat liée aux délocalisations. Macron est toujours du côté des grands intérêts financiers et il sacrifie l’agriculture considérée comme une variable d’ajustement du commerce international de la France. Non seulement Macron se montre méprisant vis-à-vis d’Hulot mais en plus il s’essaye sur le terrain d’une philosophie très approximative en déclarant que le “véritable idéalisme” consiste “à regarder le réel”. Il y aurait beaucoup à dire sur cette citation qui permet une spéculation sur la définition du réel et condamne l’idéalisme de manière binaire. On sait que Macron a fait  des études littéraires mais il est loin d’être un philosophe, plutôt un courtisan de Machiavel qui montra comment devenir prince et le rester. Macron ne peut s’empêcher d’être à la foie condescendant et méprisant quand il affirme : » on ne peut ignorer un texte dans une condition, on ne peut dire quelques mois plus tard le contraire ou alors il fallait le dire quand on était aux responsabilités”, . Cette remarque vaut évidemment pour la position de Macon quand il était en campagne présidentielle !

“Je ne fais preuve d’aucune naïveté”, a-t-il ajouté. “Quel est le résultat de cette course au mieux-disant? La fermeture de toutes nos frontières? (….) Si nous décidons de tout refuser par principe comme accord commercial, alors nous nous isolons nous-mêmes”.Pourtant Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était dit prêt à reconsidérer sa position si l’impact du traité était jugé négatif par la commission d’évaluation mise en place en juillet 2017. Cette dernière a estimé que le traité devrait avoir un impact “légèrement défavorable” sur le climat et a émis neuf recommandations au gouvernement. Signe de la sensibilité du sujet, ce dossier, qui suscite des doutes y compris au sein de la majorité, a donné lieu la semaine dernière à de vifs débats à l’Assemblée, et le vote, initialement prévu mercredi dernier, a été repoussé à mardi après des protestations de l’opposition qui réclamait un scrutin public.“Vous allez le voir dans le vote, nous ne sommes pas seuls contre tous”, a déclaré le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume sur France 2. “Aujourd’hui, avec le Ceta, nous sommes assurés que nous n’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas”. Des arguments qui peinent à convaincre l’opposition, également hostile à un autre accord de libre-échange, le Mercosur, conclu récemment entre l’Union européenne et le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.

Affaire Tapie : il devra rembourser : mais quand ?

Affaire Tapie : il  devra rembourser : mais quand ?

 

Sans doute un peu bousculée par les réactions négatives  suscitées par la verdict surprise du verdict concernant l’affaire Tapie, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé mercredi 10 juillet que tout sera mis en œuvre pour récupérer les millions d’euros dus par l’homme d’affaires. Le problème est de savoir quand. En effet sur le plan civil, Tapie  a été condamné à rembourser les 400 millions obtenus frauduleusement. Mais depuis cette date, il n’a cessé de multiplier les procédures pour retarder l’échéance. Il faut dire aussi que les pouvoirs publics n’ont pas manifesté un grand dynamisme pour obtenir ce remboursement.  Complices, certains tribunaux de commerce ou même estimé que ce remboursement n’était pas possible sans mettre en péril l’existence d’entreprises que possède Tapie ! Notons cependant que Tapie possède une solide fortune personnelle évaluée autour de 200 millions en plus de ces entreprises. Les obstacles procéduriers retenus par les tribunaux de commerce concernant les sociétés de Tapie ne sauraient pour autant faire obstacle à la récupération de l’autre partie de la fortune personnelle de l’intéressé. Sans doute comme dans toutes les affaires politico financières, les bénéficiaires, les complices et les intermédiaires comptent sur le temps pour enterrer le dossier. Cela d’autant plus que nombre de représentants de l’État et de politiques sont aussi mouillés dans cette affaire. Le fait que la ministre de la justice indique que l’État ne fera pas appel de la décision en correctionnelle témoigne évidemment de la complicité des pouvoirs publics qui souhaitent entendre parler le moins possible de ce dossier judiciaire pourri. On peut s’interroger quand la ministre de la justice déclare “L’État se mettra en position de récupérer ce qui lui est dû. L’affaire étant terminée, l’État mettra en œuvre les moyens”, a déclaré la Garde des Sceaux sur France 2 !

Bernard Tapie devra rembourser : mais quand ?

Bernard Tapie devra rembourser : mais quand ?

 

Sans doute un peu bousculée par les réactions négatives  suscitées par la verdict surprise du verdict concernant l’affaire Tapie, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé mercredi 10 juillet que tout sera mis en œuvre pour récupérer les millions d’euros dus par l’homme d’affaires. Le problème est de savoir quand. En effet sur le plan civil, Tapie  a été condamné à rembourser les 400 millions obtenus frauduleusement. Mais depuis cette date, il n’a cessé de multiplier les procédures pour retarder l’échéance. Il faut dire aussi que les pouvoirs publics n’ont pas manifesté un grand dynamisme pour obtenir ce remboursement.  Complices, certains tribunaux de commerce ou même estimé que ce remboursement n’était pas possible sans mettre en péril l’existence d’entreprises que possède Tapie ! Notons cependant que Tapie possède une solide fortune personnelle évaluée autour de 200 millions en plus de ces entreprises. Les obstacles procéduriers retenus par les tribunaux de commerce concernant les sociétés de Tapie ne sauraient pour autant faire obstacle à la récupération de l’autre partie de la fortune personnelle de l’intéressé. Sans doute comme dans toutes les affaires politico financières, les bénéficiaires, les complices et les intermédiaires comptent sur le temps pour enterrer le dossier. Cela d’autant plus que nombre de représentants de l’État et de politiques sont aussi mouillés dans cette affaire. Le fait que la ministre de la justice indique que l’État ne fera pas appel de la décision en correctionnelle témoigne évidemment de la complicité des pouvoirs publics qui souhaitent entendre parler le moins possible de ce dossier judiciaire pourri. On peut s’interroger quand la ministre de la justice déclare “L’État se mettra en position de récupérer ce qui lui est dû. L’affaire étant terminée, l’État mettra en œuvre les moyens”, a déclaré la Garde des Sceaux sur France 2.

 

 

Foot : Neymar peut partir du PSG, mais où et surtout à quel prix ?

Foot : Neymar peut partir du PSG, mais où et surtout à quel prix ?

 

Il y a déjà un moment que le torchon brûle entre la direction du Paris-Saint-Germain et la star brésilienne, Neymar. La crise s’est accentuée depuis que Léonardo est revenu dans le club parisien assurer les fonctions de directeur sportif. Le club est fortement déçu par les prestations d’un joueur, certes exceptionnellement talentueux mais qui joue un peu quand il en a envie, ne se soumet pas forcément à la discipline imposée aux athlètes du football et qui n’a pas apporté à Paris-Saint-Germain ce qu’on n’en attendait. En particulier, pour la ligue des champions. En plus Neymar accumule les blessures et son  indisponibilité handicape le club. Des blessures dont  certaines viennent peut-être d’un manque de condition physique aussi de son attitude un peu trop fréquente à provoquer ses adversaires balle aux pieds. Alors que Neymar démontre que son physique n’est pas à la hauteur  de son potentiel technique. Officiellement donc la direction du PSG envisage le départ de  la vedette brésilienne. Il se pourrait aussi que l’intéressé ait envie de changer d’air car les résultats du club ne sont pas non plus à la hauteur de ses espérances. Le problème de son transfert, c’est surtout à quel prix. On se souvient en effet que Neymar avait été transféré au PSG pour la somme record de 222 millions. Il n’est pas sûr qu’aujourd’hui un club européen ait envie de payer ce prix pour un joueur aussi souvent blessé, un peu aussi trop fantasque. Et Leonardo de résumer la situation : «Neymar peut quitter le PSG, s’il y a une offre qui convient à tout le monde. Mais à ce jour, on ne sait ni si quelqu’un veut l’acheter ni à quel prix. Tout cela ne se fait pas en un jour, c’est sûr…» et d’indiquer que «le PSG veut compter sur des joueurs qui ont envie de rester et de construire quelque chose de grand. Nous n’avons pas besoin de joueurs qui feraient une faveur au club en restant ici.» A priori, ce n’est pas le portrait-robot de Neymar.

 

BCE : Christine Lagarde n’y connaît rien, mais elle est compétente !

BCE : Christine  Lagarde n’y connaît rien, mais elle est compétente !

 

 

Après Macron lui-même, c’est au tour de  la secrétaire d’Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin,  de monter au créneau pour défendre la crédibilité de Christine Lagarde à la banque centrale européenne. Il est vrai que sa nomination a constitué une certaine surprise. D’abord parce qu’elle  n’est pas banquière centrale ensuite parce qu’elle n’est même pas économiste. Il faut dire que Christine Lagarde a atterri un peu par hasard au poste de ministre de l’économie avec Sarkozy puis à  celui de directrice du fonds monétaire international. Elle doit surtout sa carrière aux frasques de Strauss-Kahn que la France tenait absolument à remplacer par un autre Français. On n’a pas choisi Christine Lagarde pour ses compétences mais essentiellement parce qu’elle parlait un excellent anglais. Certains objecteront que lors de la grande crise financière elle a participé au sauvetage général. Chacun sait qu’en réalité c’est Sarkozy qui a traité lui-même ce difficile dossier.  La secrétaire d’Etat aux affaires européennes, ancienne lobbyiste, défend cependant Christine Lagarde. “Quand Christine Lagarde résout des crises dans le monde, c’est avec les banquiers centraux”, l’a-t-elle déclaré. On se demande bien de quelle crise elle parle ! Peut-être de  celle de la Grève que le FMI a failli tuer !  “C’est un procès d’intention”, a encore dit la secrétaire d’Etat. “J’ai toute confiance et je pense qu’elle surprendra beaucoup de monde justement en étant capable de porter aussi une voix, qui certes est de la politique monétaire mais c’est aussi de la politique économique et c’est extrêmement politique.”Une remarque qui n’est pas fausse mais comme tout est politique, l’argumentaire peut permettre de nommer n’importe qui dans n’importe quel poste.

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