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Ventes Automobiles : +5.5% en Europe en janvier mais 0.5% en France

Ventes Automobiles : +5.5% en Europe en janvier mais 0.5% en France

Les immatriculations automobiles dans l’Union européenne ont augmenté de 5,5% en janvier par rapport au même mois de l’an dernier, enregistrant leur cinquième mois consécutif de hausse, a annoncé mardi l’Association des constructeurs automobile européens (ACEA). A 935.640, le nombre de véhicules immatriculés se situe toutefois au deuxième rang des plus faibles volumes enregistrés pour un mois de janvier depuis le début du suivi du marché européen en 2003, précise l’ACEA. La plupart des marchés de l’UE ont progressé en janvier mais pour les principaux d’entre eux la croissance a été très variable, allant de 0,5% seulement en France à 7,2% en Allemagne et 7,6% au Royaume-Uni comme en Espagne. La hausse a été sensible dans les pays dits périphériques de la zone euro qui confirment leur sortie de crise, avec des bonds de 15,4% des ventes de voitures en Grèce, de 31,8% au Portugal et de 32,8% en Irlande. En Italie, le quatrième marché européen, la hausse des ventes a été de 3,2% par rapport à janvier 2013. Le détail des chiffres par constructeurs montre entre autres une bonne performance de Renault, dont les ventes ont augmenté de 13,4% sur un an grâce à un bond de 38,9% des immatriculations de Dacia, sa marque d’entrée de gamme. Volkswagen Group a vu ses immatriculations augmenter de 15,2% grâce notamment à des hausses de 10,3% pour sa marque Skoda et de 8,5% pour Audi. Toyota a enregistré une hausse de 15,2% et Ford a vu ses ventes augmenter de 8,8% mais General Motors accuse en revanche une baisse de 5,3% de ses ventes sur un an, la hausse de 8,9% des immatriculations de sa marque Chevrolet n’ayant pu compenser un recul de 7,6% des ventes des marques soeurs Opel/Vauxhall.

 

Le vote blanc officiellement reconnu, mais ça ne changera rien !

Le vote blanc officiellement reconnu, mais ça ne changera rien !

Le vote blanc est reconnu mais ça ne changera rien aux résultats, la démocratie avance… au pas d’escargot.  Trente textes parlementaires déposés en vingt ans : c’est peu dire que la reconnaissance du vote blanc est un serpent de mer politique. Et pourtant… Cette fois semble la bonne : les sénateurs ont voté cet après-midi le même texte que celui adopté, en deuxième lecture, par les députés. La proposition de loi est donc définitivement adoptée. Le rapporteur du texte au Sénat, François Zocchetto (UDI), parle d’une « avancée dans la transparence de la vie démocratique, et qui répond aux attentes de nombreux Français depuis de nombreuses années ». Et de poursuivre : « Cette absence de reconnaissance de la voix de l’électeur qui se déplace pour accomplir son devoir civique était choquante en démocratie. Car voter blanc n’est pas nul. » Que dit-elle, cette loi ? A partir du 1er avril 2014, les bulletins nuls seront décomptés séparément des bulletins blancs. Mais les « blancs » ne seront pas pour autant comptabilisés dans les suffrages exprimés… ce qui enlève une grande portée au texte. Le 1er avril, ça marche donc pour les européennes, mais pas pour les municipales. Et ce n’est pas tout : le vote blanc ne sera reconnu ni aux élections présidentielles ni aux référendums locaux, parce qu’il faudrait une loi organique. Une loi qu’appelle de ses voeux François Zocchetto, avant la prochaine présidentielle.

Moins de fonctionnaires mais en maintenant les départements (Baroin)

Moins de fonctionnaires mais en maintenant les départements (Baroin)

 

 

Baroin qui faat partie des jeunes loups à droite préconise légitimement le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour gérer la dette publique mais tout aussitôt se prononce pour le maintien des départements ; de quoi vraiment s’interroger sur la cohérence de nos politiques qui ne veulent surtout pas s’attaquer à l’oligarchie qui les a fait prince. Dommage car Baroin n’est pas le plus mauvais à droite. Interrogé, ce dimanche 9 février, lors du « Grand Rendez-vous » Europe 1, i>télé, Le Monde sur les sources d’économies (l’objectif fixé par le président François Hollande étant de 50 milliards), François Baroin a cité « les dépenses de l’État ». Selon lui, il faut restaurer la révision générale des politiques publiques », pour profiter de « la bosse démographique » qui provoque des départs de fonctionnaires. Au contraire, a déploré le député-maire de Troyes, la France a « été le seul pays à offrir comme réponse à la crise de la dette la création d’emplois publics ». Faut-il geler primes et avancements de fonctionnaires comme l’aurait suggéré Vincent Peillon qui l’a démenti ? François Baroin a défendu le gel du point d’indice, « élément constitutif d’une non-augmentation des dépenses ». »Je n’arrive plus à lire précisément la stratégie du gouvernement, je ne sais pas si ce sont des Tartuffe, des hypocrites, des maladroits ou si c’est une improvisation permanente », a soupiré le responsable d’opposition. « Vous n’allez pas faire payer aux fonctionnaires le poids de l’effort de la réduction de la dette et des déficits publics », a-t-il observé. « Lorsque nous avions fait le ‘un sur deux’, nous avons offert 50% de bonification indiciaire ». L’ex-hôte de Bercy a également proposé, pour les collectivités locales, un contrat inspiré par la RGPP. La « troisième source » d’économies, pour lui, « c’est le volet social, plus de 540 milliards de dépenses », dont « 30% liés au financement des retraites ». « La première erreur de François Hollande a été de modifier notre réforme des retraites ». Il doit « corriger cette erreur » (ndlr : retour à un départ à 60 ans pour certaines catégories). En revanche, il est opposé à une suppression des départements mais souhaite le retour au conseiller territorial (départements-régions) aboli par l’exécutif.

 

 

Pacte: « pas un cadeau aux patrons mais aux entreprises », la dialectique vasouillarde de Sapin !

 

Pacte: « pas un cadeau aux patrons mais aux entreprises », la dialectique vasouillarde de Sapin !

Sapin pédale dans la choucroute sémantique pour expliquer le pacte de Hollande. D’abord, il admet maintenant qu’on ne peut fixer à priori un chiffre pou la création d’emploi.  Ensuite il réaffirme quand même la nécessité de contreparties mais c’est pour le moins vasouillard et c’est précisément ce qui fera capoter la nouvelle cathédrale administrative de Hollande. Enfin à la veille des élections municipales, alors Sapin – pour faire gauche- de parle pas de réconciliation avec les patrons mais avec les entreprises. « Ce n’est pas aux patrons que l’on fait un cadeau mais aux entreprises à qui l’on donne les moyens de créer des emplois », a déclaré M. Sapin.  Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, qui l’accuse d’avoir passé un pacte avec le Medef, « fait une erreur d’appréciation et même d’expression », ajoute le ministre pour lequel « ce n’est pas un pacte avec le diable ». « L’entreprise est une communauté humaine dans laquelle il y a, avant toute chose, des travailleurs et des salariés », dit-il.   »Il y a dans l’entreprise des intérêts différents qui, à un moment donné, peuvent converger dans un compromis gagnant-gagnant : c’est cela le dialogue social. Ça n’efface pas le conflit, ça permet de le dépasser. Et c’est de cela que nous avons besoin aujourd’hui », poursuit-il.   »Je ne pense absolument pas que la gauche se sente en opposition avec ce qu’on appelle dans un jargon incompréhensible la politique de l’offre. A condition d’expliquer les efforts nécessaires et qu’il y ait des contreparties sur la table », explique M. Sapin.  Selon lui, « il faut moins afficher mais faire plus, et regarder plusieurs dimensions et pas une seule. Dans certains secteurs, l’enjeu, c’est d’éviter des destructions d’emplois. Dans d’autres, d’en créer le plus possible. Il faut que les engagements soient réels, mesurables et vérifiables ». Pour autant, « donner un chiffre global » semble « spectaculaire mais est peu opérationnel », juge-t-il.  Le ministre du Travail rappelle enfin que « le président de la République a dit que ce pacte devait être établi le plus rapidement possible ». « L’horizon, c’est celui du printemps, entre mars et juin », selon lui.

Google : déclare ses revenus français via une filiale étrangère… mais comme la plupart des grandes sociétés

Google : déclare ses revenus français via une filiale étrangère… mais comme la plupart des grandes sociétés

Les grands médias découvrent la lune avec Google. Google qui utilise une filiale en Irlande pour optimiser ses profits. Mais c’est ce que pratiquent  la plupart des grandes sociétés notamment celles du CAC 40, avec quelques variantes évidemment. La méthode la plus  simple, il suffit par exemple de surfacturer les achats en provenance d’une filière d’un pays à bas niveau de fiscalité. Ce qui permet d’externaliser les profits. Certes Google a poussé le bouchon un peu loin mais il n’y pas lieu d’être surpris ; ou alors comment expliquer les 50 à 80 milliards d’évasion fiscales dans les paradis fiscaux par an ? Comment expliquer que Total n’a pas paye d’impôts sur les bénéfices pendant des années ?  Google devrait donc un milliard d’euros à la France. A l’heure actuelle, ni le géant américain, ni Bercy ne confirment cette information délivrée par Le Point. Toujours est-il que l’enquête menée par le fisc a permis de mettre à jour les techniques de Google pour payer moins d’impôts en France. Le groupe possède en effet une filiale en Irlande d’où il déclare les achats d’espaces publicitaires de ses clients français, arguant qu’il n’y aurait, dans notre pays, qu’une simple assistance marketing et technique. Résultat : pour un chiffre d’affaires français d’un peu moins de 1,5 milliard d’euros, Google n’a payé que 5,5 millions d’euros d’impôts en 2011. La perquisition du fisc au siège parisien de l’entreprise a permis de prouver que les équipes françaises trouvent les contrats. La France devrait désormais se pencher sur les cas d’Amazon, Facebook et Apple, qu’elle soupçonne d’user des mêmes procédés.

Union bancaire : solidaires mais pas trop vite

Union bancaire : solidaires mais pas trop vite

 

Les européens veulent bien être solidaires mais pas trop vite notamment les allemands, dans un délai de 10 ans (en clair quand la crise sera terminée).  Le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, a invité mardi le Parlement et le Conseil européen à un compromis sur les modalités de restructuration et de fermeture des banques en difficulté de la zone euro. Selon un accord conclu en décembre dernier entre les ministres des Finances de l’UE, le futur Mécanisme de résolution unique (MRU) relèverait d’un accord intergouvernemental qui marginaliserait le Parlement et ne serait pleinement opérationnel qu’au bout de dix ans. Le Parlement européen, dans un consensus de tous ses groupes politiques, refuse une perspective qui n’est à ses yeux ni efficace, ni démocratique, et demande que le pilotage du MRU relève non des Etats, mais de la Commission européenne et du contrôle parlementaire. « La Commission partage largement les préoccupations du Parlement. Comme vous, nous voulons un système rapide, crédible, démocratique pour la gestion des crises bancaires en Europe », a rappelé Michel Barnier qui s’exprimait à Strasbourg devant les eurodéputés. Le commissaire français a toutefois jugé que la question du MRU, l’un des piliers de l’Union bancaire, avec le Mécanisme de supervision unique (MSU) et la garantie des dépôts, était « un sujet trop important pour prendre le risque d’un échec ». Alors que le MSU, assuré par la Banque centrale européenne, doit éviter que des établissements financiers se retrouvent dans une position trop fragile, le MRU, en mutualisant les opérations de secours, doit empêcher que la défaillance d’une banque entraîne la faillite d’un Etat. « L’objectif est maintenant, et en quelques semaines, de dégager sur le fond les éléments d’un compromis ambitieux et acceptable », a estimé Michel Barnier. L’acceptation par le Parlement européen d’un accord intergouvernemental limité à la période transitoire durant laquelle le fonds de résolution continuerait à relever des Etats membres serait, selon lui, « une grande concession ». Cette période fixée à dix ans par le Conseil, à l’insistance notable de l’Allemagne, pourrait en contrepartie être réduite à cinq, voire à sept ans, selon lui, avec une mutualisation accélérée du fonds qui pourrait être portée à 40% dès la première année.

 

Zone euro : la croissance mais sans la France

Zone euro : la croissance mais sans la France

 

La croissance repart en janvier dans la zone euro malheureusement sans la France même s’il faut noter un ralentissement de la contraction. En cause évidemment la compétitivité ; une compétitivité affectée par le matraquage fiscal et la bureaucratie. Deux indicateurs doivent attirer l’attention du déclin de la France d’uen part le déficit de la balance commercial (véritable indicateur de performance d’une économie)  et le recul de près de 77% des investissements étrangers en 2013. Aujourd’hui les filiales étrangères installées en France  lancent un appel à l’Etat français pour davantage de compétitivité et en premier lieu pour le stabilité fiscale largement bousculée par les différentes réformes (CICE, remise à plat de la fiscalité de Ayrault et maintenant pacte de responsabilité). Au record du monde de prélèvement obligatoire, il faut en plus ajouter cette instabilité fiscale avec des propositions de toutes natures et parfois très contradictoires. Du coup entreprise et ménages décident d’attendre pour leurs investissements. Il est clair que le pacte de responsabilité n’est pas à la hauteur de l’enjeu, sans parler de ses contreparties bureaucratiques inapplicables. C’est d’un véritable choc fiscal dont a besoin la France et très rapidement aussi bien pour les entreprises que pour les ménages. Il n’est nul besoin d’inventer une nouvelle cathédrale administrative pour le décider. Sinon on assistera en 2014 comme en 2013 à une succession de fermetures de grandes ‘usines mais pas seulement encore davantage de petites entreprises, de commerces et d’activités artisanales.  10 milliards de baisse dimpôts sur les entreprises d’ici 2017 c’est très insuffisant pour permettre à nos entreprises de devenir plus concurrentielles ; c’est la croissance qui est en jeu et derrière l’emploi dont on est sûr maintenant qu’il a augmenté en 2013 et qu’il augmentera encore en 2014. Malheureusement le gouvernement est complètement perdu entre les réformettes économiques et sociales et les réformes sociétales ma préparées et non prioritaires. La croissance en Zone euro, sans doute (mais moins importante que dans d’autres zones économiques et en tout cas sans la France, le futur malade de l’Europe.

« Pas de fusion avec SFR Bouygues à ce stade» » ! Olivier Roussat… mais ça y ressemble

« Pas de fusion avec SFR Bouygues  à ce stade» » ! Olivier Roussat… mais ça y ressemble

Ce n’est pas une fusion mais un rapprochement technique. Pour autant du fait de le concurrence de Free les rentabilités sont d’être ce qu’elles étaient (- 20% chez SFR en 2012) et au-delà du rapprochement technique , on pourrait assister à la disparition d’un opérateur d’ici quelque  temps.Bouygues Telecom et SFR ont désormais scellé leur accord de mutualisation des réseaux. Dans un communiqué publié lundi 3 février, les deux groupes ont indiqué attendre les premiers fruits de ce contrat pour 2017. Bouygues Télécom table sur des économies de 100 millions d’euros par an. Invité de Good Morning Business, ce mardi 4 février, son PDG, Olivier Roussat, explique que « le paradoxe de la fusion des réseaux est qu’elle nécessite de surinvestir avant d’en tirer parti ». Les deux groupes vont ainsi devoir se délester de 7.000 antennes, ce qui représente « un surcoût », a-t-il poursuivi.  Mais la véritable question est de savoir si cet accord n’est pas la première pierre d’une fusion plus large entre les deux opérateurs. Arnaud Montebourg a d’ailleurs récemment vanté les mérites d’un marché avec un opérateur français en moins. Interrogé, Olivier Roussat a répondu : « ce n’est pas une question qui se pose à ce stade », affirmant que « les pouvoirs publics ont insisté pour que la fusion des réseaux ne soit pas un prélude à une fusion entre opérateurs ». Il a également rappelé que le gouvernement a interdit « la fusion à 100% des réseaux » excluant « les zones très denses », c’est-à-dire les villes de plus de 200.000 habitants. Le PDG de Bouygues Telecom a, par ailleurs, largement insisté sur l’intérêt de cet accord de mutualisation pour le consommateur. Selon lui, il va permette à SFR et Bouygues « d’améliorer la couverture dans les zones grises », zones où seul un ou deux opérateurs, souvent Orange, sont présents. « Ce que cherche le client, c’est avoir le choix. Avec ce type de mutualisation nous améliorons la concurrence », a-t-il assuré.

Sondage Théorie du genre : une majorité de Français approuve l’ABCD de l’égalité mais …

Sondage Théorie du genre : une majorité de Français approuve l’ABCD de l’égalité mais …

On comprend évidemment que les français (une majorité) approuvent l’ABCD de légalité enseignée désormais à l’école. Il y en effet encore beaucoup de travail à faire pour parvenir à une situation de parité dans tous les domaines sociétaux. Pour autant , on peut se demander, et en dépit de ce sondage, si cette question sociétale doit ou non être prioritaire par rapport à l’enseignement des matières fondamentales comme la lecture, l’écriture, le français, le calcul et les mathématiques ; En effet la France glisse doucement vers le bas du classement mondial dans ces domaines  ; d’uen certaine manière, c’est toute la problématique des priorités qui est posée au gouvernement qui tente régulièrement de masquer des enjeux centraux ( déficit, croissance, chômage, déliquescence du système éducatif)  par des questions sociétales certes importantes mais qui ne constituent la première priorité. L ‘ABCD de l’égalité est une  expérimentation conçue pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l’école dénoncée par des parents d’élèves qui y voient un supposé enseignement de la « théorie du genre ». Mais les parents qui croient à cette rumeur sont en fait minoritaires. 50% des Français approuvent l’ABCD de l’égalité selon un sondage BVA pour I-télé diffusé ce samedi 1er février. Dans les établissements publics, 68% en ont entendu parler contre 32% qui en ignorent l’existence. Il s’agit d’une « bonne chose » pour 53% (contre 37% et 10% sans opinion). Seul un tiers des Français (33%) juge cet enseignement « dangereux ». Enfin, il est un moyen de diffuser une « théorie du genre » pour seulement 37% des personnes interrogées.

Reprise économique mondiale mais sans emploi (OIT)

Reprise économique mondiale mais sans emploi (OIT)

 

Reprise économique mondiale mais sans véritablement d’emploi d’après l’organisation internationale du travail (OIT°). En fait l’institution regrette qu’on n’investisse pas assez dans les entreprises qui créent réellement des emplois nouveaux. Le rapport de l’Organisation Internationale du Travail sur les Tendances mondiales de l’emploi 2014 relève que la croissance de l’emploi reste faible, que le chômage continue d’augmenter, surtout parmi les jeunes, et que beaucoup de travailleurs découragés (23 millions) restent en dehors du marché du travail.  Au rythme actuel, 200 millions d’emplois supplémentaires seront créés d’ici à 2018, selon le rapport. C’est inférieur au niveau requis pour absorber le nombre grandissant de nouveaux arrivants sur le marché du travail.  Le nombre de demandeurs d’emploi devrait grimper de plus de 13 millions d’ici à 2018.   »Ce dont nous avons immédiatement besoin, c’est de repenser nos politiques. Nous devons accroître nos efforts pour accélérer la création d’emplois et soutenir les entreprises qui créent des emplois», souligne dans le rapport le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder.  Près de 74,5 millions de personnes de la tranche d’âge des 15-24 ans sont sans emploi, le taux de chômage des jeunes atteignait 13,1 pour cent en 2013, plus de deux fois supérieur au taux de chômage mondial tous âges confondus.  La reprise mondiale des marchés du travail est freinée par un déficit de la demande globale. Dans de nombreuses économies développées, les réductions drastiques des dépenses publiques et les hausses des impôts sur le revenu et des taxes à la consommation pèsent lourdement sur les entreprises privées et les ménages, estime l’OIT.  Le rapport met aussi l’accent sur le nombre de travailleurs pauvres vivant avec moins de 2 dollars par jour: 839 millions de travailleurs (soit 26,7% de l’emploi total).   »La leçon consiste à ne pas accepter une sorte de fatalité et de penser que nous sommes condamnés à une croissance du chômage », a affirmé lundi dans une conférence de presse à Genève M. Ryder. « Il est absolument nécessaire d’intervenir pour stimuler l’emploi comme voie de sortie de crise. Par définition la sortie de crise c’est quand les gens sont de retour au travail », a-t-il dit.  Le rapport appelle les gouvernements à dépenser davantage dans des politiques actives du marché du travail (PAMT), pour lesquelles 0,6% du PIB ont été dépensés en 2011. Si ce chiffre passait à 1,2% ce sont 3,9 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être créés dans les économies développées dont l’Union européenne, affirme l’étude.

 

Grandes entreprises : pas d’embauche mais restauration des marges et investissement

Grandes entreprises  : pas d’embauche mais la restauration des marges et l’investissement

Pas de vraie surprise concernant l’embauche dans les 100 plus grandes entreprises, l’année 2014 ne sera pas une année faste pour l’emploi. En clair, la priorité sera donnée à la restauration des marges historiquement basse et à l’investissement. »Resistance »: tel est le mot qui pourrait résumer l’état d’esprit des dirigeants des 100 principales entreprises françaises en ce début 2014, tel qu’il ressort de la septième édition du Baromètre des grandes entreprises françaises, réalisé par l’Observatoire BFM Business et Eurogroup Consulting « Résistance » en matière d’activité d’abord : sans surprise, c’est toujours l’international qui gonfle les carnets de commandes, mais moins qu’en 2013. L’écart entre optimistes et pessimistes reste élevé, 61,4%, mais s’avère moins favorable qu’en 2013 (plus de 70%). Quant à la France, elle suscite des espoirs de rebond nettement inférieurs à ceux enregistrés il y a un an : quasiment la moitié des dirigeants d’entreprise anticipe une stagnation de leur activité dans l’hexagone en 2014, 32% s’attendent à une hausse, mais 20% à une baisse. Hormis la plongée au moment de la crise des dettes souveraines en Europe, jamais le climat des affaires n’a été aussi maussade pour le territoire français. « Résistance » aussi pour maintenir la rentabilité aussi, rentabilité qui ne suit pas : elle devrait certes continuer à s’améliorer à l’étranger, mais l’érosion devrait se poursuivre en France. 25% seulement des patrons anticipent une amélioration, tandis que presque 30% d’entre eux redoutent une nouvelle dégradation. C’est le pire résultat jamais enregistré dans notre enquête : l’écart de rentabilité avec l’étranger n’a lui aussi jamais été si grand. Une tendance qui reflète bien la gestion « à la française » de la crise : comme l’ajustement ne s’est fait ni par les salaires comme en Espagne, ni par les effectifs (le chômage a moins augmenté que dans le reste de l’Europe en moyenne), c’est la rentabilité qui a trinqué.  Dès lors, dans ce contexte de marges de manœuvre limitées, l’effort portera d’abord, en France, sur le maintien de l’effort d’équipement, qui ne devrait quasiment plus baisser (environ un tiers des patrons anticipent une hausse, un tiers une stagnation, un tiers une baisse).  Cet effort se fera au détriment des effectifs : près de 40% des sociétés comptent encore dégraisser, alors que moins de 30% comptent renforcer leurs effectifs. Il n’y a donc pas d’amélioration à attendre sur le front du chômage. Le stabiliser sera déjà une belle performance.  L’obsession numéro 1 des dirigeants des grandes entreprises françaises en 2014 sera donc sans surprise la réduction de coûts de production trop élevés, comme l’an dernier, et les gains de productivité. Mais pas par la délocalisation, qui n’est plus un sujet : transférer la production à l’étranger n’est pas prioritaire pour 94% des sociétés interrogées !  Voilà pour le tableau de bord de la marche des affaires. Quels sont les mauvaises nouvelles qui pourraient perturber sa trajectoire ? La plus grosse crainte des patrons est la poursuite de la faiblesse de l’activité, devant l’alourdissement des contraintes sociales et fiscales et la détérioration du climat social en France. L’an dernier, les contraintes sociales et fiscales étaient clairement la première inquiétude.  C’est un message clair envoyé au gouvernement : la direction sociale libérale prise par le Président de la république rassure un peu les patrons, qui disent maintenant « chiche ». c’est dans les « business plans » pour 2015, 2014 semblant déjà joué, que se liera la confiance dans les réformes ou non. Les enjeux internationaux reculent : ni le taux de change euro/dollar, ni le coût des matières premières ne paraissent des inquiétudes majeures : elles ne figurent même plus dans le top 5, contrairement à l’année dernière.

Hollande : un tournant économique et idéologique. ? Mais il tourne en rond

Hollande : un tournant économique et idéologique. ?  Mais il tourne en rond

 

Comme d’habitude les éditorialistes se sont immédiatement enflammés après la conférence de Hollande quitte à dire le contraire dans deux ou trois mois. Hollande aurait opéré un véritable tournant économique et idéologique. Tournant économique d’abord en décidant des allégements des charges qui en faia=t seront une opération blanche puisqu’on inclut le CICE dans la suppression des cotisations familiales. En apparence il y aura 10 milliards de charges en moins mais à peu près autant d’impôt en plus sur les bénéfices. En plus c’est étalé sur 3 ans, donc en fait c’est 3 milliards de fiscalité (encore une fois compensés par l’impôt sur les sociétés)°. Quant aux économies des dépenses publiques elles restent encore très virtuelles. Le mille feuilles administratif n’a pas été réellement mis en question. Juste une allusion timide au nombre de régions, les départements qui décideront de leur avenir et le souhait d’un rapprochement des collectivités locales. Pas de vraies réformes structurelles décidées. Des effets d’annonce surtout. Sur la sécu, il faudra dépenser moins de médicaments (les générique),  sur l’Unedic ,  c’est aux partenaires de décider), sur le dimensionnement de l’Etat rien concernant le recentrage des véritables missions régaliennes. Bref du flou à la Hollande. Quant au recentrage idéologique, c’est tout autant virtuel. Hollande d’après l es grands médias complaisants  serait devenu social démocrate voire social libéral. En fait là aussi il tourne en rond par absence véritable de doctrine, de vision et de stratégie. En 2012, c’était le discours contre les fermetures d’usine, il menaçait alors notamment PSA pour Aulnay ou Mittal pour Florange., bien d’autres encore même la finance. En 2013 c’est le temps du matraquage fiscal et pour 2014 ce serait le contraire, l’allégement de la fiscalité. Sur le plan idéologique il tourne aussi en rond. Hollande abandonne aussi vite ses convictions qu’il les a formulées, exemple la fameuse inversion du chômage, disparue des écrans. Ni socialiste (pas plus que Mitterrand) ni social démocrate, ni social libéral, Hollande est avant tout un opportuniste qui fait du pouvoir sa seul objectif. Ensuite il navigue à vue en surfant sur l’évolution de l’opinion, de celle des experts, des courants. L’enthousiasme des éditorialistes va vite retomber avec la réalité économique de 2014 car la France va rater le train de la timide reprise européenne. D’ici la fin de l’année (après la fessée aux élections ?) ou début 2015, il faut s’attendre à un autre virage, plus interventionniste celui là car d’un part le chômage sera devenu encore plus dramatique comme sa cote de popularité. En tout état de cause selon uu sondage s’il convaincu les éditorialistes, Hollande n’a pas convaincu les français (30% seulement).

Le Foll : « L’axe du président, c’est toujours le chômage » ; oui mais on change de stratégie !

Le Foll : « L’axe du président, c’est toujours le chômage » ; oui mais on change de stratégie !

 Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, très proche de Hollande démine la conférence de presse du président. Il affirme que la lutte contre le chômage est toujours la priorité. Il pourrait cependant préciser que Hollande change totalement de stratégie en faisant succéder au matraquage fiscal l’allégement des charges. Encore qu’il faudra concrètement vérifier ce nouvel engagement et surtout son ampleur. Il est vraisemblable que Hollande ne voudra pas expliciter sa politique et son virage. Du coup on risque de demeurer dans l’ambigüité « hollandaise » habituelle  ; Le Foll  a voulu remettre la  politique et l’économie au cœur des débats, avant la conférence de presse de François Hollande mardi 14 janvier. L’objectif de la conférence de presse » de François Hollande mardi, « c’est de parler de la France, de la croissance, du chômage, de l’investissement », a déclaré Stéphane Le Foll sur RTL dimanche. « Elle n’a pas pour objectif de parler de ce qui a pu être publié dans un magazine et qui concerne, comme le Président l’a dit, la vie privée », a-t-il précisé. Le ministre de l’Agriculture a refusé de commenter davantage la liaison supposée par Closer entre François Hollande et l’actrice Julie Gayet. « L’axe du président de la République, c’est toujours la lutte contre le chômage et c’est en même temps un redressement productif d’un pays qui connait des déficits de sa balance commerciale », a-t-il expliqué. Stéphane Le Foll a ensuite évoqué le « modèle social » de la France, « qu’il faut à tout prix défendre ». « Et ce modèle, c’est l’accès à la santé pour tous, la question des retraites ». Mais il doit selon lui « être financé ». Il faut donc « lutter contre les abus », tout en essayant de « préserver » le système en place. « C’est vrai que la crise est plus profonde que ce que nous avions pu imaginer » Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture . L’ancien député de la Sarthe a conclu en évoquant « l’exercice du pouvoir », qu’il a jugé « difficile ». « C’est vrai que la crise est plus profonde que ce que nous avions pu imaginer », a concédé le ministre. « On doit être d’autant plus fier de ce que l’on fait car on le fait dans la difficulté », a-t-il estimé.

 

Hamon : « inversion de la courbe du chômage réalisée mais pas perceptible » !

Hamon :  « inversion de la courbe du chômage réalisée mais pas perceptible » !

En ces périodes de crise, on cherche des comiques pour égailler en peu la grisaille ambiante, On en a trouvé un, benoit Hamon, qui a décrété que l’inversion du chômage a été réalisée par le gouvernement mais qu’elle n’est pas perceptible sur France Inter dimanche 5 janvier.  Effectivement,  on ne la voit pas cette inversion et ce n’est pas 20 000 en plus un mois (novembre), 20000 en moins un autre mois (‘octobre) qui change la tendance structurelle. Surtout quand on tripatouille les chiffre avec les radiations (autour de 100 000 par mois). Pas facile d’être de gauche comme Hamon. Il faut affirmer le changement mais constater qu’on ne le voit pas ; bref ça change mais il faut une loupe ou des lunettes pour le voir. Des lunettes roses ou plutôt rouges pour Hamon. Pas étonnant, lui qui ne cesse de taper sur les entreprises, il  ne devrait pas être surpris  de la difficulté à percevoir réellement les avancées en matière d’emplois. Il aura au moins réussi une chose, faire fermer Spanghero. Il serait comique Hamon s’il n’était pas pathétique, en désaccord avec la ligne de Hollande mais contraint de la soutenir pour demeurer au gouvernement  où il ne sert strictement à rien. Bref choisir  entre révolutionnaire et notable,  pas facile sauf pour un  comique de gauche.

Sondage Hollande : sympa mais incompétent en tout

Sondage  Hollande : sympa mais incompétent en tout

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Sur 971 personnes interrogées le 2 et 3 janvier, 56% disent du président qu’il est sympathique mais seulement 37% le jugent courageux, 31% compétent et 26% capable de prendre les décisions qui s’imposent. (Selon un sondage BVA publié par Le Parisien Dimanche. Les sondés ne sont que 24% à estimer qu’il dit la vérité aux Français et qu’il sait où il va et 15% qu’il est solide et a de l’autorité. Au total, 71% des personnes interrogées disent avoir une mauvaise opinion de François Hollande contre seulement 27% d’un avis contraire. Elles sont 72% à ne pas faire confiance au chef de l’Etat pour redresser la situation de l’emploi, pourtant élevée au rang de priorité numéro un par le président lors ses voeux du 31 décembre aux Français. La même défiance est enregistrée pour la dette et les déficits publics (71%) ou les impôts (74%). Même en matière de politique étrangère, jusqu’ici secteur où François Hollande a montré le plus de détermination et d’autorité, 53% des sondés disent ne pas lui faire confiance.

 

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Il n’est pas évident de réformer le financement des syndicats car sans soutien de l’Etat, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de syndicats et que nombre d’organisations patronales auraient aussi disparu. En cause, la crise évidemment avec un nombre d’adhérents de plus en plus faible mais derrière surtout le fait que l’étatisation de la société annihile le rôle des partenaires sociaux contrairement à ce qui se passe en Allemagne par exemple. Du coup les syndicats français sont très peu représentatifs des salariés du privé et les syndicats patronaux très peu  représentatifs des PME. Or ce sont les salariés du privé et les PME qui constituent le socle essentiel de la croissance et de l’emploi en France. De fait la création d’un fonds cogéré par syndicats et patrons ne changera pas grand-chose. Il aurait sans doute fallu élargir la problématique aux  modalités de  gestion des questions sociales en France.  Pour Nicolas Perruchot, conseiller régional et auteur d’un rapport sur l’argent des syndicats, on est loin de la révolution annoncée. »On sait tous qu’il y a une énorme carence, on sait également que les cotisations ne représentent quasiment plus rien dans le budget des organisations syndicales et patronales » a-t-il affirmé, interrogé par BFM Business « mais on ne fait rien pour modifier cet état ».   »Certes, un nouveau fonds va être créé » a-t-il poursuivi. « Dans la répartition des postes au conseil d’administration de ce fonds, il y aura 50% pour les organisations patronales, 50% pour les organisations syndicales, et un représentant de l’Etat. J’aurais trouvé intéressant que des membres de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et du Sénat y siègent, par exemple. » « Comme toujours, dès que l’on parle du financement des organisations syndicales et patronales, on ne veut jamais introduire un contrôle parlementaire » a assuré l’ancien député centriste. « Il n’y a aucune évolution, on reste dans un dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux ».

 

Impôts:  » limites atteintes », selon Hollande mais par qui ?

Impôts:  » limites atteintes », selon Hollande mais par qui ?

 

« Trop de taxes de toutes natures au cours des ces dernières années » dixit Hollande. On croit rêver. Une sorte d’inversion ou d’ignorance des responsabilités ou le coupable qui rend la justice. Hollande rend son verdict, « la fiscalité a atteint ses limites », un doux euphémisme car la France est la championne du monde des prélèvements et les limites ont été franchies il y a bien longtemps, aggravées nettement par Hollande. Il faut par ailleurs ne pas manquer d’hypocrisie  pour faire cette constatation, le jour même de la mise en œuvre des nouveaux impôts. Cela démontre s’il le fallait qu’Hollande n’a aucune ligne sinon celle qui consiste à s’aligner bêtement sur Bruxelles mais en oubliant les réformes de structures. Perdu, déconsidéré Hollande reprend alors ce que l’opinion pense depuis longtemps : trop d’impôts, trop de procédures, trop de dépenses publiques. Bref il dit début 2014 le contraire de ce qu’il disait un an avant et de ce qu’il pratiquait il y a encore quelques semaines. Alors une girouette Hollande ? Pas forcément si l’on se réfère à Edgard Faure (champion lui aussi de retournements)  qui disait  « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le venet ». En ce début d’année, François Hollande tient donc à redonner le moral à ses troupes en même temps qu’aux Français. Et notamment en ce qui concerne la fiscalité, sujet devenu ultrasensible à mesure que les taxes et impôts s’accumulaient. Devant les membres du gouvernement, ce vendredi 3 janvier, le chef de l’Etat a une nouvelle fois voulu diffuser un message d’apaisement, comme il l’avait fait lors de ses voeuw, le 31 décembre dernier. Il a notamment répété qu’une « limite avait été atteinte » en matière d’impôts « ces dernières années ». « Si en 2012/2013, nous avons pu diminuer nos déficits grâce à une maîtrise des dépenses de l’Etat, nous avons été contraints de recourir à des impositions supplémentaires. Et nous savons bien qu’une limite a été atteinte à force d’accumulation de taxes de toute nature, tout au long de ces dernières années », a-t-il déclaré, selon une copie de son discours prononcé devant les membres du gouvernement et transmis à la presse en fin d’après-midi. « Aussi, d’ici la fin du quinquennat, c’est en dégageant des économies, et non en sollicitant davantage les contribuables, que nous pourrons diminuer nos déficits », a-t-il ajouté. »Ce programme d’économies », a-t-il précisé, « concerne l’Etat, qui doit montrer l’exemple – et qui d’ailleurs l’a déjà montré – mais aussi les collectivités locales et la sécurité sociale. Pour ne pas mettre en cause les services publics, des réformes de structure sont indispensables. Il s’agit de faire mieux en dépensant moins », a-t-il dit. Le chef de l’Etat a rappelé que le premier objectif restait l »‘emploi », qui passe par « l’investissement », « la compétitivité »", l »‘attractivité », la « simplification pour la création d’entreprise » ou encore « la formation ».

 

Centrafrique : Hollande obtient le soutien virtuel de l’Europe, mais sans soldat et sans argent !

Centrafrique : Hollande obtient le soutien virtuel  de l’Europe, mais sans soldat et sans argent !

Hollande obtient le soutien de l’Europe mais sans argent et sans soldat. Une sorte de soutien virtuel ; Merkel a dit clairement non à Hollande. En fait il est assez légitimement reproché à Hollande d’avoir décidé seul l’opération en Centrafrique et face aux difficultés notamment financières de demander après-coup la solidarité de l’Europe. Une Europe qui donne ainsi une légitimité juridique à son désintérêt pour l’Afrique. Une nouvelle défaite aussi pour Hollande après celle sur la croissance. L’enterrement également du couple franco-allemand comme moteur de l’Europe. La seule patronne, c’est désormais Merckel; et elle le faiat savoir sans ménagement y compris à Hollande.   La  question d’une participation de l’Union aux opérations en Centrafrique, en hommes et en moyens financiers, est renvoyée au conseil des affaires européennes de janvier. François Hollande était arrivé jeudi au conseil européen avec la volonté d’obtenir une implication de ses homologues. La France avait notamment laissé entendre qu’elle comptait sur un financement commun. Ce sujet sera tranché plus tard. « Pour l’instant, il n’y a pas de mission européenne, parce que les délais ne le permettaient pas », a justifié le chef de l’Etat. Une mise en œuvre nécessite un accord des Vingt-huit. L’hypothèse principale porte désormais sur une action humanitaire. François Hollande écarte de fait tout besoin supplémentaire pour mener des actions armées. « Il y aura sans doute une opération civile, et pour partie, sécuritaire », a-t-il estimé, évoquant l’aide aux populations, les soins de santé, et la protection de l’aéroport de Bangui. « Il ne s’agissait pas pour la France d’obtenir tout de suite un soutien financier », a assuré le Président. « Nous ne demandons pas une prise en charge » des 1.600 soldats français, a-t-il insisté, alors que plusieurs pays ont considéré que la démarche de Paris est intéressée. « Quand on lance une telle opération, il est important qu’on puisse se mettre d’accord avant. On ne peut envoyer l’addition après », a lancé le chancelier autrichien, Werner Faymann. François Hollande s’en est donc défendu : « Je le fais pour l’Europe, je ne le fais pas pour la France, je ne le fais pas pour gagner 30, 40 millions d’euros pour soulager je ne sais quelle dépense dans le budget de l’Etat ». Mais Paris n’est plus tout à fait seul. A ce stade, la Pologne promet d’engager un avion pour trois mois avec 50 militaires de l’armée de l’air. La Belgique et l’Estonie étudient une participation. François Hollande a salué le soutien de ces pays ainsi que celui du Royaume-Uni, de l’Espagne, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Angela Merkel a toutefois prévenu qu’elle s’opposerait à un financement rétroactif des déploiements français. Pour le reste « on verra », s’est contenté de dire la chancelière.

Formation professionnelle: Hollande content mais les mêmes gaspillages

Formation professionnelle: Hollande content mais les mêmes gaspillages

Hollande salue l’accord. En gros un compte individuel formation et une simplification du financement. Quelles avancées mais un accord qui ne s’attaque pas à l’essentiel à savoir l’énorme gâchis ; une raison, tout le mode se gave, les organismes collecteurs (OPCA), les organismes de formation, les syndicats (patrons et salariés). Il aurait fallu au préalable un audit des dépenses et remettre  plat toute l’organisation qui absorbe avec ses superstructure une grande partie de cette manne. Enfin il fallait faire une priorité de la formation des chômeurs. La manne de la formation professionnelle (32 milliards d’euros par an) représente 1,6% du PIB, ce qui est énorme. L’argent vient de l’Etat, des régions et des entreprises.  D’après un rapport public thématique sorti en janvier 2013, plusieurs choses ne vont pas.  D’abord, les salariés qui bénéficient le plus de la formation professionnelle sont ceux qui sont déjà … les mieux formés ! Un cadre, ou un ingénieur, a deux fois plus de chances qu’un ouvrier d’avoir une formation au cours d’une année. Par ailleurs, c’est dans les grandes entreprises qu’on accède le plus à la formation. Dans les entreprises de moins de 20 salariés, 15% des personnes seulement accèdent à une formation. 51% dans les sociétés de 500 salariés et plus.  Quant aux chômeurs, seuls 10 % d’entre eux suivent aujourd’hui une formation.     La solution serait-elle d’affecter les 32 milliards d’euros de la formation uniquement aux chômeurs, comme le suggère Jacques Attali ? Pas forcément. Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, explique que « la formation professionnelle est en soit un puissant outil de lutte contre le chômage en amont, en anticipation. Une personne qui, dans une évolution très rapide des connaissances, peut grâce à la formation professionnelle renouveler ses compétences ses capacités professionnelles est beaucoup plus à l’abri du chômage que quelqu’un qui pendant 20 ans, 30 ans 40 ans, travaille au même poste sur le même métier et sans renouveler sa connaissance ».  Reste qu’il y a d’autres problèmes dans la formation professionnelle. Celui du contrôle insuffisant des OPCA, ces organismes qui collectent l’argent. Les frais de fonctionnement y sont souvent élevés. Il peut aussi y avoir des dérives dans les centres de formation avec des stages fantômes. Quand au patronat et aux syndicats, ils sont effectivement fréquemment accusés de se servir de l’argent de la formation pour se financer, comme le dit Jacques Attali. Les partenaires sociaux ne gèrent toutefois pas l’intégralité des 32 milliards de la formation professionnelle, mais environ huit milliards.

 

Sondage popularité: Hollande: plus 2 points, mais 77% défavorables

Sondage popularité: Hollande:  plus 2 points, mais 77% défavorables

 

François Hollande regagne deux points de popularité en décembre, à 17% d’opinions favorables, tandis que Jean-Marc Ayrault stagne à 15%, dans le baromètre YouGov pour le Huffington Post et i>TELE publié jeudi. A la question « quel jugement portez-vous sur l’action de François Hollande comme président de la République », 3% des sondés répondent « très favorable » (inchangé par rapport à novembre) et 14% « favorable » (+2)  A l’inverse, 26% des sondés ont un jugement « plutôt défavorable » (-1) et 51% « très défavorable » (+2), soit 77% d’opinions négatives. 6% répondent ne pas savoir (-3).  La même question est posée sur l’action du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. 2% répondent avoir un avis « très favorable » (inchangé) et 13% « favorable » (idem), tandis que les opinions négatives s’élèvent à 77% (29% « plutôt défavorable », 48% « très défavorable »). 8% disent ne pas savoir.   »La baisse de popularité de l’exécutif est endiguée », écrivent les auteurs de l’étude. Toutefois, ajoutent-ils, « seul Jean-Marc Ayrault, qui concentre sur sa personne toute l’impopularité de +la remise à plat+ fiscale depuis la mi-novembre, ne progresse pas ».

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