Archive pour le Tag 'Maîs'

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Fessenheim à l’arrêt… mais pas fermé

Fessenheim à l’arrêt… mais pas fermé

Ce n’est pas le premier incident et sans doute pas le denier. Pour l’instant La production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a totalement cessé depuis samedi soir, un défaut d’étanchéité ayant conduit à l’arrêt de son unité de production n°1 et la n°2 ayant été arrêtée la veille pour maintenance, a annoncé EDF. Un centrale dont la fermeture a été annoncée par Hollande au cours de sa campagne. Depuis, à vrai dire on hésite. Elle devait être fermée en 2016.  Mais  La ministre de l’Ecologie du développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a dit  que la centrale nucléaire de Fessenheim ne fermerait pas « forcément » en 2016. François Hollande avait promis durant sa campagne présidentielle en 2012 que la centrale devait être arrêtée avant la fin de son premier mandat. Rien n’est sûr mais ce nouvel incident risque de mettre le gouvernement dans l’embarras. Samedi à 18H55, l’unité de production n°1 « a été mise à l’arrêt suite à un défaut d’étanchéité constaté sur une tuyauterie située en aval du condenseur, dans la salle des machines (hors zone nucléaire) », a expliqué EDF dans un communiqué. « Les équipes de la centrale réalisent actuellement un diagnostic pour préciser les causes exactes de cet événement », a ajouté EDF, précisant que cet événement n’avait « aucune conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement et la sécurité du personnel ». Depuis la nuit de vendredi à samedi, la seconde unité de production de Fessenheim est aussi arrêtée, pour plusieurs semaines. Mais cet arrêt était programmé pour maintenance et rechargement du combustible. Installée en bordure du Grand Canal d’Alsace et dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun, Fessenheim est la plus vieille centrale en activité du parc nucléaire français (depuis 1978).

 

Grèce: un accord qui ne règle rien mais un bon compromis pour Hollande

Grèce: un accord qui ne règle  rien mais un bon compromis pour Hollande

 

L’accord obtenu à l ‘arrache  vendredi n’a pas encore donné lieu à beaucoup d’analyser de la part des médias ( normal c’est le week-end ! ). Pourtant cet accord ne règle rien. C’est simplement uen prolongation de 4 mois de l’aide européenne. En échange la Grèce s’est engagée à maintenir l’austérité .Elle doit faire des propositions qui seront examinées par l’Eurogroupe et la commission. Des propositions conciliables avec les exigences de Bruxelles et les résultats électoraux de Grèce. Autant dire l’impossible. En fait c’est l’ambigüité la plus totale puisque d’un coté Bruxelles considère que la Grèce doit appliquer ce qui a été décidés précédemment que la Grève , elle,  estime que le diktat de l’Europe est remis en cause. Bref rien n’est réglé. On a seulement sauvé la face et gagné du temps. Farce à cette  l’ambigüité,  Hollande, lui considère que c’est un bon accord ! ; Et pour cause, c’est à peu près la même ambigüité qui va permettre à la France d’obtenir en délai supplémentaire pour la réduction de ses déficits , en échange de réformes structurelles …à définir !  Après trois réunions des ministres des Finances de la zone euro en moins de 10 jours, les grands argentiers de l’Europe sont parvenus à un accord sur le sauvetage financier de la Grèce. Dès ce matin, le président François Hollande et le premier ministre grec, Alexis Tsipras, ont salué l’accord arraché lors de cet Eurogroupe.  Samedi matin, en marge d’une visite au salon de l’Agriculture, François Hollande a qualifié de «bon compromis» l’accord visant à prolonger de quatre mois, sous conditions, le financement européen de la Grèce, en évitant un risque de sortie de l’euro. «Sur le dossier de la Grèce, nous avons cherché la bonne solution», a-t-il expliqué.  «La bonne solution, c’était de prolonger le financement permettant à la Grèce d’assurer sa transition et de pouvoir honorer ses engagements». «La bonne solution, c’était aussi de lui laisser le temps pour que ses réformes soient engagées et que le respect des électeurs grecs soit aussi préservé», a-t-il encore précisé. L’Europe s’est engagée à prolonger le financement de la Grèce de quatre mois, mais sous de strictes conditions, soumises à examen dès la semaine prochaine. «L’Europe, elle doit montrer de la crédibilité, elle doit montrer aussi de la solidarité. De la crédibilité parce que nous devons montrer que nous avons des règles et qu’elles valent pour tous les pays (…) De la solidarité, parce que quand il y a des pays qui souffrent, il est légitime que nous puissions les accompagner tout en leur demandant de respecter leurs engagements», a expliqué François Hollande. «La Grèce a fait beaucoup d’efforts ces dernières années. Il y a eu beaucoup de sacrifices qui ont été demandés», a-t-il affirmé. «Maintenant il faut donner du temps, mais en même temps toujours respecter les engagements, car ce sont les contribuables français, allemands et européens qui ont permis que la Grèce puisse s’en sortir».

Sondage FN : un parti comme les autres mais pas pour gouverner !

Sondage FN : un parti comme les autres mais pas pour gouverner !

Curieux en apparence ce sondage qui démontre que 56% des Français considèrent le FN comme un parti comme les autres. La question set déjà ambigüe car que signifie une parti comme les autres : un parti responsable, un parti démagogique, un parti d’apparatchiks, un parti démocratique ? Seconde ambigüité quand les Français par contre estiment à seulement  28% que le FN est un parti en capacité de gouverner. Des contradictions toutefois apparentes car la vérité c’est que le FN est surtout un parti défouloir pour exprimer son opposition à peu près à tout et à son contraire ; Si on voulait faire une comparaison avec le syndicalisme on pourrait considérer que le FN est à la politique ce que Sud est au syndicalisme. Une organisation de contestation essentiellement.  Selon un sondage, plus de la moitié des Français estiment que le FN devrait être « considéré comme un parti comme les autres ».  Plus de la moitié des Français (56%) estiment que le Front national devrait être considéré comme un parti comme les autres, mais seulement 28% le croient capable de gouverner la France, selon un sondage Odoxa réalisé pour CQFD et iTELE publié ce vendredi 30 janvier. Dans cette enquête, 56% des Français jugent que le parti d’extrême droite « devrait être à présent considéré comme un parti comme les autres », 41% pensent l’inverse et 3% ne se prononcent pas. Chez les sympathisants de droite, ils sont 78% à soutenir cette idée, contre 28% chez les sympathisants de gauche. En revanche, 28% seulement considèrent que le FN est « en capacité » de gouverner la France (48% chez les sympathisants de droite, 11% chez ceux de gauche), 71% ne l’en jugent pas capable. 1% ne se prononce pas.
 

Kobané libérée mais détruite

Kobané libérée mais détruite

 

Une victoire symbolique et tragique de la résistance face aux terroristes de l’Etat islamique. La ville est libérée mais pratiquement détruite. Symbolique car l’Etat islamique a dû capituler avec de lourdes pertes. Une victoire surtout des milices kurdes (pourtant longtemps freinées par la Turquie dont la position est plus qu’ambigüe) grâce aussi à l’appui des frappes aériennes américaines ; un grand nombre d’étrangers figurent parmi les combattants du groupe Etat islamique (EI) tués dans la ville syrienne de Kobané, a rapporté un haut responsable américain du département d’Etat. Les milices kurdes syriennes (YPG, Unités de protection du peuple kurde) ont proclamé lundi leur victoire dans la bataille de Kobané, devenu le symbole de la résistance contre le mouvement djihadiste. Selon des observateurs, l’EI aurait perdu près de 1 200 combattants dans la bataille de cette ville frontalière de la Turquie, sur un total de 1 800 morts, en dépit de leur puissance de feu grâce à l’armement dérobé sur des bases militaires irakiennes et syriennes.  »Nous n’allons pas comptabiliser le nombre de corps, mais le nombre de combattants de l’EI tués atteint les milliers », a précisé le responsable. Et le nombre de combattants étrangers parmi eux est « extrêmement, extrêmement significatif », a-t-il ajouté, sans préciser leur nationalité.

 

Baisse prix du pétrole : l’Arabie saoudite souffre mais pas autant que les autres !

Baisse prix du  pétrole : l’Arabie saoudite souffre mais pas autant que les autres !

Comme tous les pays producteurs l’Arabie saoudite souffre de la  baisse des prix à tel point que le  budget de l’Etat pour 2015 prévoit un déficit de 38,6 milliards de dollars. En fait c’est surtout l’Arabie saoudite qui es t à l’origine de cette baisse en maintenant une offre supérieure à la demande. L’objectif est d’asphyxier financièrement  d’autres pays producteurs (notamment les compagnies américaines) pour lesquels le seuil de rentabilité est autour de 70 dollars. L’Arabie saoudite voit ses revenus diminuer mais c’est catastrophique pour certains pays comme la Russie ; l’Algérie ou encore le Venezuela. L’objectif c’est d’étouffer les investissements des pays producteurs concurrents de l’Arabie saoudite pour à terme faire remonter les prix sur une matière première qui s’épuise ; Du coup l’Arabie saoudite présente un budget déséquilibré (qui sera cependant compensé par de nombreuses réserves en devise accumulées depuis des annales).  Le Conseil des ministres a adopté un budget prévoyant des dépenses de 860 milliards de riyals (229,3 milliards de dollars) et des revenus de 715 milliards de riyals (190,7 milliards USD), selon un communiqué lu à la télévision d’Etat.  Les dépenses sont ainsi en légère hausse par rapport aux 855 milliards de riyals prévus dans le budget de cette année mais les revenus sont en baisse de 140 milliards de riyals (37,3 milliards de dollars) par rapport aux prévisions de 2014.  Il s’agit du premier déficit budgétaire du royaume depuis 2011, et le plus important jamais prévu par ce chef de file de l’Opep. Depuis 2003, date à laquelle l’Arabie saoudite a commencé à annoncer des budgets excédentaires après des décennies dans le rouge, le royaume avait en effet accusé un déficit réel de 23,1 milliards de dollars en 2009 après une chute des cours du brut consécutive à la crise financière mondiale de 2008. Avec l’actuel effondrement des prix du brut, dont l’Arabie saoudite tire jusqu’à 90% de ses revenus, les cours ont perdu environ la moitié de leur valeur depuis la mi-juin sur fond d’une surabondance de l’offre, d’un ralentissement de la demande mondiale sur le pétrole et d’un dollar fort.

Sondage popularité : Juppé en tête chez les Français mais Sarkozy en tête à droite.

Sondage popularité : Juppé en tête chez les Français mais Sarkozy en tête à droite.

Selon un sondage Viavoice à paraître lundi dans Libération, 56% des Français estiment que la droite ne ferait pas mieux que la gauche. Pour autant les préférences en terme de popularité vont à Juppé pour l’ensemble des Français et à Sarkozy pour les sympathisants de l’UMP.  Près de la moitié des Français (47%) estiment qu’Alain Juppé serait « un bon président de la République », tandis que 32% pensent de même pour Manuel Valls et 31% pour Nicolas Sarkozy. Marine Le Pen obtient 27% de réponses positives à la même question, François Fillon 26%, François Bayrou 24%, Martine Aubry 22%, Bruno Le Maire 21% et Ségolène Royal 20%. François Hollande n’obtient que 11%, derrière Emmanuel Macron (17%), Arnaud Montebourg (14%), Nathalie Kosciusko-Morizet (13%), Jean-Luc Mélenchon, Najat Vallaud-Belkacem et Xavier Bertrand (12% chacun), et à égalité avec Christiane Taubira et Nicolas Dupont-Aignan. Laurent Wauquiez et Nicolas Hulot récoltent 10% chacun. Les autres personnalités proposées aux sondés sont en dessous de 10%.74% des sympathisants de droite verraient en revanche Nicolas Sarkozy comme un bon chef de l’Etat, quand 67% ont la même opinion pour Alain Juppé et 49% pour François Fillon. Si on leur demande celui qu’il préfère comme candidat à la présidentielle – et donc à exprimer un choix et non simplement une opinion sur chacun -, 49% des sympathisants UMP désignent Sarkozy, 34% Juppé, 8% Le Maire, 2% Fillon, 1% NKM, 1% Laurent Wauquiez, aucun Xavier Bertrand, 2% « une autre personnalité de l’UMP » et 3% ne se prononcent pas. Les sympathisants de gauche sont 52% à penser que Valls serait un bon président, 51% ont la même opinion pour Martine Aubry et 50% pour Alain Juppé. 43% des personnes interrogées (toutes tendances politiques confondues) pensent que Manuel Valls « est plutôt un atout pour François Hollande », mais 33% estiment que le Premier ministre est « plutôt une menace » pour le président et 24% n’ont pas d’opinion. Enfin, 56% des sondés jugent que « si l’UMP était maintenant au pouvoir », elle ferait « ni mieux, ni moins bien » que la gauche, contre 26% qui jugent qu’elle ferait « mieux », 12% qu’elle ferait « moins bien » et 6% sans opinion.

 

BCE- une politique « plus adaptée » mais quand ?

BCE- une politique « plus adaptée » mais quand ?

En janvier, c’est ce que souhaite la France mais rien ne dit que Draghi aura les mains libres de la part de Merkel. Tant que l’Allemagne se porte bien, il n’y a aucune raison que la chancelière change de position. D’autant que l’indice IFO qui mesure le climat de affaires enregistre une hausse ce moi-ci. Du coup un éventuel changement de politique monétaire pourrait être reporté à plusieurs mois.  La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE se tiendra le 22 janvier. Les économistes interrogés par Reuters sont quasi unanimes pour considérer que l’institut d’émission décidera de lancer une opération d’assouplissement quantitatif (QE) impliquant des achats d’obligations souveraines européennes, mais la question est quand.  Le débat sur la politique européenne « sera porté par le président de la République dès demain pour avoir une politique macroéconomique plus adaptée dans le contexte actuel, en termes d’une meilleure coordination de nos politiques budgétaires et –même s’il ne faut jamais en parler — souhaiter que dès janvier une politique monétaire plus adaptée accompagne aussi nos efforts », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. François Hollande sera jeudi à Bruxelles pour un Conseil européen. Selon Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, un large consensus existe au sein du conseil des gouverneurs pour faire plus face « aux risques de désinflation ».

 

Conférence climat : un accord mais vide

Conférence climat : un accord mais vide

 

 

De toute manière c’est évidemment un faux accord d’une part parce que éventuelles mesures qui pourraient être adaptées n’entreront en vigueur qu’en 2020 or la première étape serait de savoir ce qu’on fait d’ici 2020 ; l’échéance de 2050 est beaucoup trop hypothétique. D’autre part en fait rien n’a été décidé, on s’est contenté de se mettre d’accord sur un calendrier de méthodes ;  exemple c’este chaque pays qui va décider de sa contribution à une date donnée ! Il y a également l’épineuse question des contributions finacières au Sud. Un document, qui servira courant 2015 de base aux négociations préalables à la conférence de Paris, a donc été adopté mais il ne contient pas grand-chose de contraignant. Salué par l’Union européenne comme « un pas en avant » et par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius comme « une bonne base de travail », cet accord à l’arrachée qui vise à réduire les émissions de 40 à 70% d’ici à 2050 est jugé insuffisant par les ONG. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent de croître chaque année, alors qu’elles doivent baisser pour que la hausse de la température du globe ne prenne pas une ampleur dangereuse. Le futur accord de Paris, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre d’initier cette transition. Et il y a encore du travail pour y parvenir. Selon Alden Meyer, expert de l’Union of concerned scientists et observateur des débats, « il y a de profondes et anciennes divergences: le financement, quels pays sont davantage obligés à agir pour réduire les émissions et faut-il donner une plus grande priorité à l’adaptation ». « Ces divisions ont presque fait capoter le processus de Lima, si on ne les résout pas, elles menacent de bloquer un accord à Paris », prévient-il.

 

Sondage Merkel : le oui mais des Français

Sondage Merkel : le oui mais des Français

Merkel obtient une bonne image chez les Français pour autant si ces derniers souhaitent des réformes  ce ne sont pas forcément celles qui ont été mené outre-Rhin. Peut-être là le paradoxe français !  72% des français ont une bonne opinion de Merkel selon un les  64% des sympathisants de gauche! Et de 51% des électeurs du Front de Gauche! Clairement, c’est davantage le personnage que la politique qu’elle mène qui séduit les Français. Car la grande majorité des sondés ont eu une vision tout à fait lucide des effets des réformes menées en Allemagne depuis plus de dix ans. Pour les trois quart d’entre eux, la première économie européenne connait des problèmes de bas salaires et de pauvreté, prix à payer pour obtenir un chômage à 4,9%, le plus bas de l’ensemble des pays de l’Union. Doit-on s’y résoudre  nous aussi? Après plusieurs années de dénigrement du fameux « modèle allemand », l’IFOP constate que pour trois français sur quatre l’Allemagne exerce une « trop forte influence » sur la politique de l’UE, 64% des Français le pensent lorsqu’ils estiment que la France devrait s’inspirer des réformes mises en place en Allemagne. Un score qui descend à 54% parmi ceux qui ont voté François Hollande en 2012, mais qui représente bien une majorité. 

 

Valls : réformer mais pas trop

Valls : réformer mais pas trop

 

En gros sur le principe Valls est accord pour suivre l’exemple de l’Allemagne en matière de réforme mais dans l’action et dans les détails c’est beaucoup, plus mesuré. Premier exemple les 35 heures, pas question d’y toucher alors que c’est à l’évidence l’un des facteurs explicatifs majeurs de la perte de compétitivité de la France. Il faut dire que les Français en majorité sont maintenant contre un retour en arrière car la culture RTT a triomphé. Même chose concernant le droit du travail et en particulier le contrat unique. Pas question de toucher au CDI dit Valls autrement dit c’est le statuquo alors que dans la réalité plus de 90% des embauches sont maintenant réalisées en  CDD, autrement dit c’est d’une certaine manière la mort du CDI à l’embauche. Valls l’a dit: pas   de sujets clivants et qui fâchent. Conséquence on va s’en tenir aux réformettes type travail le dimanche et réforme de la rémunération des notaires. Pas vraiment une reforme à l’allemande !  Des reformes donc  insuffisante pour inverser la courbe du «chômage de masse» qui «n’a cessé d’augmenter depuis six ans» en France. «Il n’y aura pas de reprise durable de l’emploi sans reprise de la croissance et sans augmentation des marges des entreprises», a reconnu Valls. Quant à la réduction des inégalités, «ça prend du temps (…), les mesures prises depuis deux ans et demi portent leurs résultats», a-t-il rappelé. Pas question donc de mettre en œuvre des réformes trop radicales dans une société à l’équilibre si fragile. Le contrat de travail unique, pourtant recommandé par le prix Nobel français d’économie, Jean Tirole? «On peut toujours en débattre», a murmuré Manuel Valls. Mais en fermant immédiatement la porte à son immixtion dans la loi Macron sur la croissance et l’activité, présentée mercredi en conseil des ministres et dont «l’objectif est de déverrouiller les blocages de l’économie». Idem pour une réforme en profondeur des 35 heures qui «ont déjà beaucoup évolué». Pour le premier ministre, il s’agit d’un faux débat qu’il est urgent de ne pas ouvrir. D’ailleurs, a-t-il rappelé, «les partenaires sociaux, et notamment les entreprises, ne souhaitent pas bouleverser la durée du travail». Si la croissance doit revenir, ce sera surtout grâce à la libéralisation du travail le dimanche dont les autorisations d’ouverture de magasins passeront «de 5 à 12», tout en reconnaissant qu’il y avait en France «un attachement au repos dominical» à prendre en compte.

Sondage 2017 : Hollande réélu mais…. s’il y a baisse du chômage

Sondage 2017 : Hollande réélu mais…. s’il y a baisse du chômage

 

 

Apriori Hollande n’a aujourd’hui aucune chance pour 2017 mais en cas de baisse très importante du chômage sa candidature pourrait être recredibilisée d’après un sondage IFOP pour le JDD. Un scénario cependant assez hypothétique quand on sait que la croissance de 1% en 2015 ne pourra pas créer d’emploi et que celle de 2016 sera de 1.5%. Il faut que le PIB soit au moins de 1.5% pour obtenir à nouveau un solde positif d’emplois pour  commencer à inverser la tendance  Interrogés par l’IFOP pour le JDD afin de savoir ce qui pourrait les amener à réviser à la hausse d’ici 2017 leur jugement sur François Hollande, les Français ont choisi de mentionner en premier le scénario d’une « baisse significative du chômage » : c’est le cas de 91% des sympathisants du PS mais aussi de 55% de ceux de l’UMP et de 49% de ceux du Front national.  François Hollande –que ses proches décrivent, à son retour de Moscou où il vient de rencontrer Vladimir Poutine, comme plus que jamais déterminé et persuadé que la présidentielle 2017 n’est pas jouée- est convaincu lui-même que la situation du chômage en France sera le facteur décisif. Il en est si convaincu d’ailleurs qu’il a récemment laissé entendre que la seule chose qui pourrait le décourager d’être candidat à un nouveau mandat en 2017, ce serait que le chômage, aujourd’hui massif, ne recule pas d’ici là. Mais le chef de l’État -qui a toujours cru à sa bonne étoile- n’est plus pessimiste : au fond de lui, il est décidé à briguer un second quinquennat (surtout si Nicolas Sarkozy se retrouve sur sa route) puisque, dit-on dans son entourage, plusieurs clignotants économiques passent actuellement au vert. Et peuvent lui laisser croire que la conjoncture globale, dans les mois qui viennent, va se retourner en sa faveur. « Il s’en sort, dit de François Hollande le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis. Petit à petit, les réformes passent. Il a beaucoup semé, on a beaucoup glosé sur la récolte mais elle viendra à point nommé ».

Elections fonction publique : CGT en tête mais ….

Elections fonction publique : CGT en tête mais ….

, le taux de participation était de 52,3% dans la fonction publique d’Etat, 51,2% dans la fonction publique hospitalière et 54,5% dans la fonction publique territoriale. La participation globale estimée (52,9%) est inférieure de 1,7 point à celle des élections de 2011 (54,6%). Un enjeu du scrutin est l’évolution du poids respectif des principaux syndicats dans la fonction publique. La CGT, arrivée en tête avec 25,4% des voix dans l’ensemble des trois fonctions publiques en 2011, risque fort de souffrir de la crise interne suscitée par les révélations sur les dépenses dont a profité son secrétaire général. Dans une vidéo diffusée vendredi sur le site de la CGT, Thierry Lepaon n’en a pas moins déclaré que son organisation restait « la première force syndicale dans la fonction publique », avant même que les résultats définitifs ne soient connus. A La Poste, où la direction fait état d’un taux de participation de 75,63% et où le vote s’est entièrement effectué par la voie électronique, la CGT a effectivement réussi à garder sa première place, avec 26,54% des suffrages, mais recule de près de trois points par rapport à 2011 (29,33%). Suit la CFDT (22,51%), qui fait une percée par rapport à 2011 (18,14%) et devance désormais Sud (20,17%), FO (19,97%), l’alliance CFTC-CGC-Unsa (9,71%) et la CNT (1,10%). Des résultats dont Sud a aussitôt contesté la « fiabilité ». La CFDT a pour sa part expliqué dans un communiqué sa percée par le fait que « le langage de vérité » avait été « entendu par les postiers » et a salué le recul des « organisations porteuses de messages démagogiques ». Dans l’éducation, le SNUipp-FSU reste largement en tête chez les enseignants des écoles avec 44,28%, devant l’Unsa (25,06%), Force ouvrière (13,40%) et le Sgen CFDT (6,20%). Il recule toutefois de quatre points par rapport à 2011. Dans le second degré, c’est le Snes, qui a revendiqué la victoire, avec 44% des suffrages exprimés. Les syndicats Alliance ont fait de même dans la police nationale et au ministère de l’Intérieur.  Les résultats définitifs seront annoncés mardi par la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

 

Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

 

C’est le paradoxe le plus étonnant du contexte actuel, la croissance est atone, le chômage au sommet mais la bourse tutoie le ciel. Finalement tout va bien et les médias même économiques ont fait l’impasse sur les indicateurs  très inquiétants concernant la croissance de novembre. Pourquoi simplement par les valeurs boursières se portent au mieux, que les dividendes versée aux actionnaires vont atteindre des sommets en 2014. Par contre les investissements sont en panne et les charrettes de licenciements succèdent aux charrettes. Pourtant nous sommes peut -être à la veille d’un nouveau choc mondial en tout cas d’une  dépression forte de la croissance. En cause évidemment la confusion ente la santé de la sphère financière et celle de l’économie réelle. Il a suffi pour rassurer les marchés que la Chine annonce des baisses d’intérêt et que Draghi permettent encore davantage de liquidités pour la cote se redresse en France mais aussi ailleurs. Pourquoi parce simplement ces politiques plus accommandantes permettent de davantage spéculer ; elles ne servent pas l’investissement, la consommation, elles encouragent les cotations à optimisme. Cela jusqu’au moment où un krach interviendra (bulle immobilière, bulle obligataire ou remontée brutale de taux d’intérêt pas exemple). Puisque la bourse va bien, vive la crise. D’ailleurs les charrettes de licenciements sont généralement très appréciées. Certes c’est souvent de la productivité en plus, donc de la compétitivité et des profits supplémentaires. Donc des marges et des dividendes.  Les actionnaires du monde entier devraient recevoir 133 milliards de dollars de plus en 2014 qu’en 2013. C’est ce qui ressort de l’étude trimestrielle publiée par Henderson Global Investors. 2014 sera donc une année record avec 1.190 milliards de dollars de bénéfices redistribués par 1.200 entreprises cotées. Cela représente une progression de 9,6 %, soit la meilleure année depuis 2011  Pourtant la conjoncture de l’économie réelle est mauvaise. La croissance se tasse aux Etats Unis.,  en Chine, l’indice PMI HSBC/Markit du secteur manufacturier a enregistré une croissance nulle en novembre à 50,0 contre 50,4 en octobre, selon une enquête menée auprès des directeurs d’achat. En zone euro, les indices « flash » des directeurs d’achat de Markit montrent que la croissance de l’activité en novembre a baissé à 51,4 contre 52,1 en octobre, soit un recul encore plus marqué que les prévisions les plus pessimistes.  Mais tout va bien, vive la crise !

Zone euro : excédent commercial en septembre mais pas en France

Zone euro : excédent commercial en septembre mais pas en France

 

L’excédent  de la zone euro en hausse  en septembre grâce à un bond des exportations, selon les chiffres publiés lundi 17 novembre par Eurostat. Le solde des échanges des 18 a ainsi atteint 18,8 milliards d’euros contre 10,8 milliards un an plus tôt et 8,6 milliards le mois précédent, ce dernier montant étant révisé par rapport au chiffre préliminaire de 9,2 milliards annoncé il y a un mois. Les exportations ont augmenté de 9% sur un an en données brutes, à 171,9 milliards d’euros, dépassant nettement la croissance de 4% des importations à 153,4 milliards. En données corrigées des variations saisonnières, la hausse des exportations ressort à 4,2% et celle des importations à 3,0%.Le solde s’améliore mais en France le déficit set de 4.72 milliards en septembre. L’Espagne a réduit son déficit commercial en septembre de 8,2% sur un an à 2,4 milliards d’euros, grâce à un niveau record d’exportations, a annoncé lundi le ministère de l’Economie. En Allemagne, c’est un excédent record de 18.8 milliards. En  Italie : un excédent commercial de 2 milliards d’euros. . L’excédent commercial de l’Italie a enregistré une nouvelle forte hausse en septembre sur un an, passant à 2 milliards d’euros, contre 700 millions en septembre 2013, a indiqué lundi l’Institut national des statistiques. En août déjà, l’excédent commercial avait doublé, passant à 2,1 milliards d’euros contre un milliard un an plus tôt. Sur un mois, les exportations ont augmenté de 1,5% et les importations de 1,6%.

Budget France : le oui mais de Bruxelles

Budget France : le oui mais de Bruxelles

 

C’est un oui mais de la commission de Bruxelles qui n’en pense pas moins. Un oui assez diplomatique car c’est la fin du mandat de l’actuelle commission et finalement ce sera à la prochaine commission de trancher. Il y a auusi un « mais » car la commison est lucide sur le tour de magie du gouvernement français, un tour de magie qui ne s’attaque pas aux réformes structurelles. . La Commission européenne a donc décidé de ne pas recaler le projet de budget français pour 2015, modifié in extremis par Paris ce week-end. «Après avoir pris en compte les informations et améliorations supplémentaires communiquées ces derniers jours, je ne peux pas immédiatement identifier des cas de manquement particulièrement grave (aux règles budgétaires européennes) qui nous obligeraient à considérer un avis négatif (sur un projet de budget national) à cette étape du processus», a déclaré en jargon bruxellois le vice-président de la Commission en charge du dossier, Jirky Katainen, mardi, en fin de journée.  Cette étape, qui clôt trois semaines de tension, après l’agitation de la menace de sanctions, ne marque pas pour autant la fin de la bataille entre Paris et Bruxelles. Et pour cause, la Commission n’hésitera pas à mettre en évidence les insuffisances du budget français dans un avis qu’elle rendra mi-novembre, conformément à la procédure. En attendant, le président sortant de la Commission, José Manuel Barroso, «ne veut pas finir son mandat sur un clash avec Cameron et un bras de fer avec Hollande», explique une source diplomatique. D’autant que la Commission n’a jamais retoqué un projet de budget national jusqu’à présent. C’est donc la nouvelle Commission présidée par Jean-Claude Juncker, en fonction le 3 novembre, qui récupérera la patate chaude. Et, plus spécifiquement, Pierre Moscovici, le nouveau commissaire en charge des affaires économiques et financières, qui devra agir en étroite coopération avec le vice-président chargé de l’euro et du dialogue social, Valdis Dombrovskis. «L’élément positif est que la France a modifié ses chiffres, après que Hollande a affirmé qu’il ne changerait rien. Cela permet d’éviter l’escalade entre Paris et la Commission, et de retrouver un ton plus constructif», constate une source bruxelloise, parmi d’autres. Plus particulièrement, ce sont les ajustements concernant le déficit structurel (diminution de plus de 0,5 point de PIB contre 0,2 point prévu jusqu’à présent) qui auraient sauvé la France. «C‘est l’ajustement minimum», explique Zsolt Darvas du think-tank bruxellois Bruegel qui permet à «la Commission de conclure que le projet de budget 2015 est acceptable». Ce qui ne signifie pas que Paris est rentré dans les clous budgétaires. Si la Commission ferme aujourd’hui les yeux, elle n’hésitera donc pas à revenir à la charge lorsqu’elle publiera, mi-novembre, ses avis détaillés sur les projets de budget pour 2015 des États de l’eurozone. Avis qui feront l’objet d’une discussion lors de la réunion des ministres des Finances de la zone, le 21 novembre. Ensuite, tout dépendra de la direction prise par Paris. Globalement, la Commission peut constater que des efforts ont été entrepris mais qu’en raison de la détérioration de la situation économique, la France ne peut pas tenir ses engagements de réduction de son déficit budgétaire à 3 % en 2015. Dans ce cas, elle peut proposer d’étendre une nouvelle fois le délai dans une recommandation soumise à l’adoption du Conseil des ministres de l’UE. La France table déjà sur 2017. Reste à savoir si les autres États, à commencer par l’Allemagne, donneraient le feu vert. Mais si Paris n’a pas entrepris d’actions suffisantes pour corriger son déficit, la Commission peut aller plus loin et proposer au Conseil de mettre la France en demeure de prendre des mesures pour réduire son déficit. Ce fut d’ailleurs le cas pour la Belgique en 2013 qui s’en est sortie en 2014. Cette mise en demeure pourra être assortie de sanctions sous forme d’amendes. Ici encore, il revient aux États de décider. Le député européen allemand, Markus Ferber, en ligne avec le gouvernement d’Angela Merkel, n’hésite pas à rappeler que «la France a déjà eu deux années supplémentaires et n’a rien fourni».

 

Routiers : la hausse du gazole mais pas la vignette

Routiers : la hausse du gazole mais pas la vignette

Il y aura 4 centimes d’augmentation du prix du gazole à la place de l’écotaxe. Les routiers s’y sont résignés.  Ils préfèrent encore cela à une vignette essentiellement pour des questions de trésorerie. En outre il existe un dispositif qui théoriquement permet de reporter cette hausse sur le chargeur (l’utilisateur du transport). Ceci étant la hausse du gazole pèsera peu sur les camions étrangers qui prennent leur carburant dans les pays moins taxés. C’est pour remédier à cet inconvénient majeur (l’écotaxe avait d’ailleurs été en grande partie faite pour ça…) que le gouvernement veut se donner le temps de la réflexion, et étudier notamment la création d’une vignette, qui aurait le mérite de frapper uniformément les transporteurs français et leurs rivaux européens. En théorie, les entreprises du secteur devraient être sensibles à cette équité. Et pourtant, selon plusieurs experts, ils préfèrent la hausse de la fiscalité sur le gazole. Car comme le rappelle Alain Borri, directeur associé du cabinet spécialisé BP2R, «les pouvoirs publics ont créé en 2006 pour les professionnels du transport, à une époque où le prix des carburants flambait, un mécanisme de répercussion automatique des prix du carburant sur le prix facturé au client. La hausse de la fiscalité rentre dans ce dispositif. Celui-ci va donc permettre aux entreprises de transférer la hausse de 4 centimes sur les chargeurs ». Certes, ce transfert n’est que théorique quand il s’applique aux appels d’offres, tempère un dirigeant du secteur. Ce dernier convient toutefois que la répercussion serait encore plus problématique avec une vignette. Cette dernière souffre d’un autre inconvénient aux yeux des professionnels : elle nécessiterait une importante sortie de trésorerie en début d’année (environ 1.000 euros par camion, selon une estimation qui circule dans le secteur), ce qui n’est pas le cas avec la taxe sur le gazole. Enfin, il y a une question d’image, pointe un professionnel : « En supportant les taxes comme les automobilistes, la profession ne sera pas stigmatisée. » La solution «temporaire» du budget 2015 a donc de fortes chances de s’inscrire dans la durée. Et les poids lourds étrangers seront toujours épargnés.

Immobilier: prix en baisse mais pas assez

Immobilier: prix en baisse mais pas assez

 

En dépit d’une baisse constatée par les notaires, le marché ne repart part pas. Sans doute des baisses encore très insuffisantes pour resolvabiliser les candidats à l’achat notamment les primo-accédants. Cela en dépit de taux historiquement bas. Bonne nouvelle pour les primo-accédants, les prix des logements anciens en France ont légèrement baissé au deuxième trimestre. Ils ont cédé 0,5% par rapport au trois mois précédents, selon les données définitives de l’indice Notaires-Insee publié ce 21 octobre.  D’avril à juin, les prix des maisons ont en revanche légèrement progressé de 0,2%.  Sur un an, les prix des logements anciens affichent un recul de 1,3% en France, plus marqué que celui annoncé le mois dernier dans des données provisoires, le prix des appartements baissant de 1,3% et celui des maisons de 1,2%.   »La tendance à la baisse se confirme, et ce un peu plus nettement en Ile-de-France qu’en province. La baisse cumulée de l’indice national atteint 4,4% depuis le point haut du troisième trimestre 2011″, estiment les notaires. Dans un marché qualifié « d’atone et attentiste », ils appellent à l’application imminente des mesures du plan de relance annoncé par le gouvernement, « afin d’en percevoir au plus vite les effets et rompre l’immobilisme des acteurs du marché ».  Du coté des taux, la baisse continue également. Sur 15 ans, ils ont cédé 0,25 point depuis un mois, selon les chiffres du courtier Empruntis, atteignant 2,45%. Sur 20 ans, ils ressortent à 2,75% et sur 25 ans 3,3%.  Le courtier table sur des taux stables ou en baisse pour la fin de l’année.

 

Djihadistes : pas vraiment fous mais atteints de troubles psychiques profonds (JM Hirt)

Djihadistes : pas vraiment fous mais atteints de troubles psychiques profonds (JM Hirt)

 

C’est ce que pense Jean-Michel Hirt, psychanalyste et auteur des essais Le Voyageur nocturne : lire à l’infini le Coran (Bayard) et Paul, l’apôtre qui « respirait le crime » (Actes Sud). (Intreview Francetv info )

Francetv info : Le fanatisme religieux est-il un champ exploré par la psychologie ?

Jean-Michel Hirt : Non, pas à proprement parler. Bien sûr, il existe des travaux sur la religion qui sont fondamentaux, comme ceux de Freud (L’Avenir d’une illusion, L’Homme Moïse et la religion monothéiste), mais le phénomène religieux reste trop peu exploré par les psychanalystes ensuite. Il y a même eu une époque où, en France, il était presque scandaleux pour un analyste de s’intéresser de façon ouverte au religieux. C’était une affaire classée, on était naturellement athée puisqu’analyste, et la messe était dite, alors que personne aujourd’hui ne peut plus ignorer la religiosité du psychisme, c’est-à-dire la répression du pulsionnel par le religieux ou son inverse : le pulsionnel mettant à son service le religieux pour se déchaîner.

On a pu s’imaginer, par exemple, que les pays arabes allaient connaître une évolution comparable à la nôtre, vers la sécularisation, grâce au nationalisme panarabe. On s’est fait de grosses illusions en prenant nos désirs laïcs pour la réalité. Aujourd’hui, il y a urgence à revenir là-dessus, à approfondir les analyses des grandes religions. 

Le déchaînement de violence de l’EI est-il une forme de folie ?

Un jihadiste n’est pas un « fou », pour peu que ce terme ait un sens. Le « fou », c’est un individu seul, qui est seul dans son monde et qui n’arrive pas à faire partager son monde aux autres. Précisément, les combattants de l’Etat islamique, ce sont des gens qui ne sont pas seuls. Ils sont en groupe, ils se reconnaissent dans un ensemble de références et ils luttent en se servant de la mise en commun de leurs savoirs pour imposer leur tyrannie. 

Ces jihadistes ne sont pas très différents de vous et moi. lls souffrent de toutes les pathologies que nous connaissons dans la société : certains sont très névrosés, d’autres délirent, d’autres sont psychotiques ou suicidaires. Ils tentent de résoudre des difficultés psychiques par des comportements dangereux à la fois pour eux et pour les autres. Pour parler en termes freudiens, chez eux, le conflit entre Eros (la pulsion de vie) et Tanathos (la pulsion de mort) tourne à l’avantage du dernier. Puisque Tanathos a l’ascendant, alors Eros se met à son service. Mais encore une fois, il s’agit juste d’une régression qui n’est pas irréversible. Saint Paul lui-même était un homme qui « respirait le crime », disent les Actes des Apôtres, avant de se convertir sur le chemin de Damas, de convertir ses pulsions de destruction pour se mettre au service de la construction de la religion chrétienne.

S’ils ne sont pas fous, comment expliquer ces actes qui nous horrifient ? On a l’impression que commettre ces crimes ne les affecte pas, qu’ils le font avec une grande légèreté…

Leur idéal mortifère a pris toute la place dans leur personnalité. Comme tous les passages à l’acte, les crimes que les jihadistes commettent se font dans une sorte d’aveuglement, de sidération de la conscience. La plupart des individus qui se retrouvent en prison pour avoir tué ont du mal à reconnaître ce qu’ils ont fait.

Mais on sait, parce que la guerre n’est pas une affaire nouvelle, combien les traumatismes peuvent se révéler considérables, quand les individus en reviennent. Certains ne peuvent plus continuer à vivre normalement et tombent malades. Tuer, ce n’est jamais quelque chose qui se fait comme on avale un verre d’eau. Aucun criminel n’est à l’aise dans sa culture et bien dans sa peau. Ce sont des individus qui souffrent de profonds troubles psychiques qu’ils n’arrivent pas à résoudre et qu’ils projettent violemment sur autrui. 

 

Pour éviter l’exclusion Lavrilleux quitte l’UMP mais pas son mandat de député européen

Pour éviter l’exclusion Lavrilleux quitte l’UMP mais pas son mandat de député européen

 

Pour avoir révélé la mise en place de fausses facturations à l’UMP, Lavrilleux,  le lampiste, va payer ; ce sera sans doute l’exclusion. Du coup il anticipe et décide de démissionner de l’UMP. Mais il conservera son mandat de député européen. On ne lui pardonnera sans doute pas d’avoir craqué en avouant les méthodes frauduleuses de l’UMP. En outre il clairement dit que Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant. L’ancien bras droit de Jean-François Copé a donc annoncé mercredi sur RTL qu’il se mettait « en congé de l’UMP ». « Je ne renouvellerai pas cette année ma cotisation à ce qui a été ma famille politique pendant très longtemps puisque j’ai adhéré au RPR en tant que militant en mars 1989, et je suis à l’UMP depuis sa création », a expliqué l’ex-directeur adjoint de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, à l’origine des révélations fracassantes sur la mise en place d’un système occulte qui permettait à son camp d’éviter de dépasser le plafond autorisé des frais de campagne. L’élu de droite, qui compte conserver son mandat européen, a également écrit une lettre au secrétaire général par intérim de l’UMP, Luc Chatel, transmise à la presse. Il y confirme sa décision de « reprendre (sa) liberté », qualifiant de « mascarade » la procédure d’exclusion. Celle-ci, explique-t-il, « n’a donc plus lieu d’être, et si vous deviez la prolonger, elle apparaîtrait pour ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, une mascarade, une justice d’exception ». La suspension de Jérôme Lavrilleux le mois dernier par une commission des recours avait ouvert la voix à sa procédure d’exclusion. Il devait être fixé sur son sort le 21 octobre. Sur RTL, l’élu a dit avoir l’impression que la décision du bureau politique était « déjà actée », que le rapport était « écrit ». « Il sera rendu public la semaine prochaine donc j’ai l’impression d’avoir à affronter une sorte de justice d’exception, avec un peloton d’exécution qui est déjà réuni », a-t-il ajouté. Jérôme Lavrilleux en profite pour régler ses comptes avec ses rivaux, en les nommant directement. « À un moment ou un autre, il faut arrêter de se ridiculiser : ceux qui ont engagé cette procédure le font pour des mauvaises raisons, des petites raisons de mesquineries personnelles pour régler des comptes par personnes interposées. Je pense clairement à François Fillon et sans doute à Alain Juppé. » Fin août, Jérôme Lavrilleux avait averti que s’il était exclu de l’UMP, il « parlerait ». « Si on m’exclut de l’UMP, ça se réglera devant les tribunaux. J’ai déjà pris plusieurs avocats », avait-il prévenu auprès du Parisien. Selon des propos rapportés par L’Express, l’eurodéputé affirmait par ailleurs avoir du « mal à imaginer que Nicolas Sarkozy ne connaissait pas le nom de Bygmalion », comme le prétend l’ancien chef de l’Etat. Mais Jérôme Lavrilleux ne l’accusait en rien : « L’honnêteté n’empêche pas la maladresse », disait-il, mettant plutôt en cause plusieurs proches de l’ex-Président, comme son ancien directeur de campagne, Guillaume Lambert, son conseiller communication à l’Elysée, Franck Louvrier et le sondeur Pierre Giacometti.

 

Système de retraites français : bon niveau mais qui ne durera pas

Système de retraites français  : bon niveau mais qui ne durera pas

 

Une évaluation approfondie des systèmes de retraites dans le monde met en évidence la fragilité du dispositif français : il ne tiendra pas et du coup la France ne se place qu’à la 14eme place mondiale d’après l’étude du cabinet Mercer.,  trois points en-dessous de la moyenne (la moyenne est de 60 et la France obtient 57), un  niveau équivalent à celui des  États-Unis. Le Danemark, l’Australie et les Pays-Bas occupent le podium de cette étude réalisée en coopération avec l’Australian Centre for financial studies (Centre australien d’étude économie) et parue le 13 octobre. Elle classe les systèmes de retraites à l’aide d’une quarantaine d’indicateurs répartis dans trois critères, chacun ayant un poids différent. La suffisance (niveau des allocations, d’épargne, aide fiscale) qui pèse pour 40% de la note finale, la durabilité (couverture, total des actifs, démographie) qui en représente 35% et enfin à 25% l’intégrité (coûts, protection, gouvernance).Salué pour le niveau des pensions de retraites, l’Hexagone se voit pénalisé par la durabilité de son système, qui affiche un indicateur de 37,7 contre 53,3 en moyenne. Le rapport met toutefois en avant la réforme du système de retraites français (allongement de la durée de cotisation, revalorisation du minimum vieillesse), qui a ainsi permis à la France de gagner quelques points. Cela ne lui permet néanmoins pas de rejoindre le groupe des bons élèves (note globale de 65 et plus) .

 

 

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