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Medef : « pas un crédit dimpôts mais moins de charge »

Medef : « pas un crédit dimpôts mais moins de charges »

Sauf catastrophe, Pierre Gattaz sera élu président du Medef, le 3 juillet prochain. Le successeur de Laurence Parisot avait, au début de sa campagne, promis un « Medef de combat ». Mais qu’en est-il, maintenant que la victoire est acquise? Invité de BFMTV, mardi 18 juin, le dirigeant a répondu aux interrogations de Ruth Elkrief: « ce n’est pas un Medef de combat de rue. Je voudrais incarner un Medef d’action, de proposition, d’action, de dialogue, et de pédagogie. Car je crois que le pays ne comprend pas vraiment ce que l’on fait, ne comprend pas l’économie. Selon lui, « l’économie doit être mondialisée, peut être vertueuse et humaine. L’économie et l’entreprise créent des emplois. » Même s’il reconnaît que les relations entre l’Etat et les entreprises se sont améliorées ces derniers temps, le gouvernement en place en prend tout de même pour son grade. « Le Budget 2013 a été un scandale, dogmatique, punitif. C’était politique », a-t-il assené.  Pierre Gattaz, promet donc, après son élection, la création d’une « commission fiscale » pour être sûr que « la fiscalité permettra d’être incitative pour l’emploi et pour l’investissement. » « Nous avons besoin de vrais chocs, de compétitivité », a-t-il poursuivi, assurant que les marges des entreprises étaient « extrêmement faibles. On ne peut donc plus embaucher ni investir ». « Nous avons 28% de marges », a-t-il précisé,  » contre 40% en Allemagne. 12% de moins en France, c’est catastrophique! » Interrogé sur le Crédit d’impôt compétitivité (CICE), qui semble boudé par les PME, le futur patron des patrons a affirmé que les entreprises n’avaient « pas demandé un crédit d’impôt, mais une baisse du coût du travail. Il faut une baisse des charges.(…) Il faut désasphyxier l’entreprise française. »

 

Suisse: durcissement pour les réfugiés mais pas pour l’asile fiscal !

Suisse:  durcissement pour les réfugiés mais pas pour l’asile fiscal !

L’asile des personnes va être désormais limité en Suisse mais rien évidemment pour l’exil fiscal ; des réfugiés, oui, mais essentiellement fiscaux ! Les Suisses se prononcent ce dimanche sur le durcissement de la loi sur l’asile, entré en vigueur à l’automne dernier et contesté par une fraction de la population.  Ce dimanche est l’un des quatre dans l’année où les Suisse se rendent aux urnes, conformément à leur système politique de démocratie directe, pour voter sur des sujets d’ordre fédéral, cantonal ou communal.  Les premiers résultats seront connus en début d’après-midi, après la fermeture des bureaux de vote à midi (10h00 GMT).  De nombreux bureaux de vote ont aussi déjà été ouverts samedi.  Beaucoup de Suisses votent également par correspondance, car chaque électeur reçoit à son domicile une enveloppe réunissant tous les documents concernant les objets soumis à vote, leur explication exhaustive, ainsi qu’un bulletin de vote à renvoyer.  Ce week-end, deux questions sont posées aux électeurs au niveau fédéral : l’approbation ou non de la loi sur le durcissement de l’asile, et l’élection éventuelle des membres du gouvernement par le peuple, et non plus par le parlement.  Les derniers sondages ont montré que la nouvelle loi sur l’asile devrait être acceptée par le peuple, alors qu’il refuserait de modifier le mode d’élection de son gouvernement.  La loi sur l’asile a été révisée l’année dernière, pour tenter d’endiguer le flot des requérants d’asile de plus en plus nombreux à venir en Suisse, considérée comme un eldorado.  Actuellement, quelque 48.000 personnes sont en attente d’un droit d’asile. Ce nombre tient compte des 28.631 nouveaux arrivants en 2012, un chiffre record depuis 1999.  Seuls 11,7% des requérants ont décroché l’asile en 2012, après des années d’attente.  La révision de la loi, entrée en vigueur à l’automne, a pour objectif principal de réduire la durée de la procédure à quelques mois et non plus quelques années.   »Laisser des personnes et leur famille aussi longtemps dans l’incertitude est inacceptable », avait déclaré la ministre suisse Simonetta Sommaruga, en charge du dossier.   »Des procédures qui traînent en longueur et le statut de requérant empêchent une intégration rapide », avait-elle ajouté.  Dès l’adoption de la loi, les opposants, des représentants d’associations de défense des droits de l’homme, d’églises et de syndicats, ont lancé une campagne pour réunir le nombre de signatures nécessaires à l’organisation du référendum.  Ils se sont rassemblés sous le collectif « Coordination contre l’exclusion et la xénophobie ».  Mais selon les derniers sondages, le durcissement de la loi devrait être approuvé par le peuple.  L’autre objet, qui vise à instaurer l’ »élection du Conseil fédéral par le peuple », risque de passer à la trappe.  Ce texte, élaboré par le parti UDC (droite populiste) n’a reçu que très peu de soutien. Il prévoit notamment, outre l’élection par le peuple, que deux des 7 postes du gouvernement soient réservés à des représentants de la Suisse romande et la Suisse italienne.

Croissance : révision à la baisse pour la BCE mais on ne bouge pas !

Croissance : révision à la baisse pour la BCE mais on ne bouge pas

La récession va s’accentuer, une raison pour la BCE pour ne pas bouger. La Banque centrale européenne (BCE) a revu à la baisse sa prévision de croissance 2013 pour la zone euro, mais à la hausse celle de 2014, selon des chiffres présentés par son président Mario Draghi. La BCE s’attend désormais à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro cette année de 0,6% contre un recul de 0,5% prévu jusqu’ici, mais table sur une hausse de 1,1% en 2014 contre 1% jusqu’ici. Sa prévision d’inflation pour 2013 a été abaissée à 1,4% contre 1,6% attendu jusqu’à présent, mais maintenue inchangée pour 2014, à 1,3%. Pour autant la BCE ne prend aucune mesure nouvelle face à cette dégradation ; comme toujours on attend des jours meilleurs en 2014 alors qu’on n’en sait strictement rien.

Météo pourrie: mais que fait le gouvernement ?

Météo pourrie: mais que fait le gouvernement ?

Météo pourrie, un mois de mai pire qu’octobre et personne ne réagit. Pas étonnant,  il n’y a pas de ministre de la météo. On pourrait, il y a déjà 37 ministres, un de plus, un de moins ! Voilà pourtant un sujet qui fait l’unanimité ; certes les grincheux répliqueront qu’on n’y peut rien mais ce n’est pas une raison pour renoncer à  faire semblant. Sur le chômage , en fait,  on ne fait rien mais on fait semblant, au moins  en parle, le gouvernement prend des mesures, il inverse les courbes de l’illusion ; On pourrait décider de mesures de réchauffement en imposant  par exemple le port obligatoire d’un pull supplémentaire ou de chaussettes de laine ,( françaises bien sûr que pourraient porter Montebourg),avec une taxe évidemment pour ceux qui se mettraient hors la loi. On pourrait aussi relancer l’industrie du parapluie pour créer des emplois ; Ou mieux après le choc de compétitivité, le choc de simplification, créer un choc météorologique en lançant des fusées pour faire tomber la flotte sur l’Allemagne ou ailleurs. Ou alors c’est plus grave, le gouvernement a changé le calendrier sans nous en parler (par ordonnance peut-être ?) ; en réalité la Toussaint a été décalée à la Pentecôte et inversement. Peut-être pour inciter les français à travailler davantage ; peine perdue, ils sont 80% (statistiques officielles) à être en congé ou  en RTT ce lundi de Pentecôte. Pas étonnant que les français partent à l’étranger, après l’exil fiscal, c’est l’exil météorologique (en plus c’est vrai). Bref, l’austérité dans tous les domaines, économiques, sociaux et environnementaux. Davantage  de fiscalité, moins de pouvoir d’achat, moins d’emplois et moins de soleil. Etonnant que Bruxelles n’ait pas déterminé des normes dans ce dernier domaine ; Au plan mondial rien non plus, le G7 le G « vain » ne bougent pas ? Pourtant sur l’évasion fiscale ils ont bien pris des mesures illusoires , pour quoi pas sur le temps ? Décidemment le système politique est vraiment en crise, comme le temps,  pourri.  

Météo pourrie, un mois de mai pire qu’octobre et personne ne réagit. Pas étonnant,  il n’y a pas de ministre de la météo. On pourrait, il y a déjà 37 ministres, un de plus, un de moins ! Voilà pourtant un sujet qui fait l’unanimité ; certes les grincheux répliqueront qu’on n’y peut rien mais ce n’est pas une raison pour renoncer à  faire semblant. Sur le chômage , en fait,  on ne fait rien mais on fait semblant, au moins  en parle, le gouvernement prend des mesures, il inverse les courbes de l’illusion ; On pourrait décider de mesures de réchauffement en imposant  par exemple le port obligatoire d’un pull supplémentaire ou de chaussettes de laine ,( françaises bien sûr que pourraient porter Montebourg),avec une taxe évidemment pour ceux qui se mettraient hors la loi. On pourrait aussi relancer l’industrie du parapluie pour créer des emplois ; Ou mieux après le choc de compétitivité, le choc de simplification, créer un choc météorologique en lançant des fusées pour faire tomber la flotte sur l’Allemagne ou ailleurs. Ou alors c’est plus grave, le gouvernement a changé le calendrier sans nous en parler (par ordonnance peut-être ?) ; en réalité la Toussaint a été décalée à la Pentecôte et inversement. Peut-être pour inciter les français à travailler davantage ; peine perdue, ils sont 80% (statistiques officielles) à être en congé ou  en RTT ce lundi de Pentecôte. Pas étonnant que les français partent à l’étranger, après l’exil fiscal, c’est l’exil météorologique (en plus c’est vrai). Bref, l’austérité dans tous les domaines, économiques, sociaux et environnementaux. Davantage  de fiscalité, moins de pouvoir d’achat, moins d’emplois et moins de soleil. Etonnant que Bruxelles n’ait pas déterminé des normes dans ce dernier domaine ; Au plan mondial rien non plus, le G7 le G « vain » ne bougent pas ? Pourtant sur l’évasion fiscale ils ont bien pris des mesures illusoires , pour quoi pas sur le temps ? Décidemment le système politique est vraiment en crise, comme le temps,  pourri.

Automobile: petit rebond mais à très bas niveau

Automobile: petit rebond mais à très bas niveau

Les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne ont progressé de 1,7% sur un an en avril, alors qu’elles ne cessaient de baisser depuis septembre 2011, un renversement de tendance à mettre sur le compte de jours ouvrés supplémentaires, selon les constructeurs.  Pour autant, le niveau de voitures vendues (1,038 million) a été l’un des plus bas jamais enregistré pour un mois d’avril, souligne l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) qui a publié ces données vendredi.  Les 27 pays de l’UE (hors Malte pour laquelle les données n’étaient pas disponibles) « ont compté en moyenne deux jours ouvrés de plus qu’à la même période de l’an dernier », a mis en avant l’ACEA pour expliquer le léger rebond enregistré.  Les performances ont été variables selon les pays. Les immatriculations au Royaume-Uni ont continué à augmenter (+14,8%). Celles en Espagne ont bondi de 10,8% car les vacances de Pâques sont tombées cette année en mars et non pas en avril, mais aussi grâce à la seconde phase du plan gouvernemental de soutien, qui prévoit une aide de 2.000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf « efficace sur le plan énergétique » contre une voiture de plus de 10 ans.  En Allemagne, elles sont en hausse de 3,8%. Pour autant, la fédération de l’automobile VDA a légèrement abaissé sa prévision pour l’année et elle table à présent sur des ventes comprises entre 2,9 et 3 millions d’unités, contre 3 millions auparavant.  En France, les immatriculations ont continué leur dégringolade (-5,3%). Le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) s’attend à voir le marché reculer de 8% cette année. En Italie, les ventes ont chuté de 10,8%.  Sur les quatre premiers mois de l’année, les immatriculations dans l’UE ont baissé de 7,1% à 4,026 millions et le Royaume-Uni est le seul pays où elles ont progressé.  La morosité des marchés affectent plus ou moins les constructeurs. Le numéro un européen, l’allemand Volkswagen, a bien tiré son épingle du jeu le mois dernier avec des ventes en hausse de 9,9%.  Celles du numéro deux, le français PSA Peugeot Citroën, ont en revanche chuté de 10,1%. Le groupe Renault a progressé (+5,3%) grâce à sa marque à bas coûts Dacia.

 

Hollande : volontarisme mais sans changement

Hollande : volontarisme mais sans changement

Le volontarisme sans changement de cap affiché par François Hollande apparaît au mieux comme un « pari » osé, au pire comme un « optimisme de commande », estiment vendredi les éditorialistes, peu convaincus par la deuxième conférence de presse du chef de l’Etat.  Comme à l’accoutumée, Le Figaro éreinte la prestation présidentielle et son « volontarisme de façade ». « Il y a dans ce contraste entre une situation dont chacun reconnaît qu’elle est désastreuse et l’optimisme de commande du chef de l’Etat quelque chose de proprement stupéfiant », commente Alexis Brézet, le directeur du quotidien conservateur.  Le journal communiste L’Humanité n’est pas moins sévère. « Pour des millions de Français, notamment dans les couches populaires qui avaient été sensibles au slogan +le changement, c’est maintenant+, le sentiment amer d’avoir été trompés n’a malheureusement pas été dissipé par les réponses du chef de l’Etat », écrit Jean-Paul Piérot.  François Hollande s’est voulu « offensif » face à la récession mais La Croix l’a trouvé « très peu disert sur les réformes de structure ». « Il a esquivé la question des changements en profondeur nécessaires pour dynamiser l’économie française », déplore l’éditorialiste du quotidien catholique, François Ernenwein.   »Le chef de l’Etat a été plus prolixe sur un retour de la croissance venant de l’Europe plutôt que de nos propres réformes structurelles », constate à son tour Jacques Camus de La Montagne-Centre France.  Dans Libération, Eric Decouty a jugé la prestation du locataire de l’Elysée, au plus bas dans les enquêtes d’opinion, réussie « sur la forme », « mais il n’est pas certain que la correction de son image suffise a retrouver un peu de confiance ».  Ce que confirme David Guévart dans Le Courrier picard : François Hollande « est sympathique, il décide, mais n’enclenche pas la dynamique attendue ».   »Le Président sait que sa cote d’amour, réduite à son poids électoral du premier tour, restera calquée sur la courbe du chômage et du pouvoir d’achat. Il espère seulement qu’un coup de talon au fond de la piscine l’aidera à refaire surface », analyse Michel Urvoy dans Ouest France.  Mais, « à garder vaille que vaille un cap qui est loin d’avoir fait ses preuves, il prend le risque de précipiter sa chute », estime Christophe Bonnefoy dans Le Journal de la Haute-Marne.   »C’est en réalité un pari sur l’avenir. Tous les indicateurs économiques ne devant pas repasser au vert avant au moins un an, le président de la République s’en remet à un hypothétique retournement de tendance », écrit Yann Marec du Midi libre, concluant : « François Hollande a misé gros. Hier, il a fait tapis avec peu de sous ».

 

SocGen : le PDG se gave, bonus en hausse de 75% mais 6 à 700 suppressions d’emplois !

SocGen : le PDG se gave, bonus en hausse de 75% mais 6 à 700 suppressions d’emplois !

600 à 700 suppressions d’emplois à prévoir mais le montant de la rémunération variable accordée au PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, a augmenté de 75% en 2012 par rapport à 2011, à 1,19 million d’euros, selon le document de référence de la banque disponible sur son site internet. Sa rémunération fixe est restée inchangée à 1 million d’euros. Selon le document, la rémunération variable de Frédéric Oudéa sera « entièrement différée et convertie en actions ou équivalents cessibles sur 3 ans entre 2014 et 2016″, c’est-à-dire qu’il ne percevra pas de paiement pour ce bonus en 2013. « Le Conseil d’administration (…) a estimé que la direction générale avait très largement atteint ses objectifs fixés en matière de renforcement des fonds propres et de la structure du bilan, de réduction des risques, de consolidation des franchises commerciales et d’adaptation des métiers », indique la banque. Société Générale a dégagé en 2012 un bénéfice net de 774 millions d’euros, divisé par trois en raison d’éléments exceptionnels, et vise 1,450 milliard d’euros d’économies entre 2012 et 2015. Le directeur général de sa concurrente BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, a perçu 1,68 million d’euros de bonus pour 2012, soit une hausse de 40% par rapport à l’année d’avant. Dans le même temps,  La Société générale a dévoilé nouveau plan d’économies destiné à doper sa rentabilité d’ici à 2015 à l’issue d’un premier trimestre marqué par une chute de 50% de son bénéfice net. La banque française veut dégager 900 millions d’euros d’économies supplémentaires pour porter à 1,45 milliard d’euros ses réductions de coûts au cours de la période 2012-2015, ce qui devrait lui permettre d’afficher une rentabilité des capitaux propres (ROE) de 10% dans deux ans. « Ce (nouveau) programme s’accompagne d’environ 600 millions d’euros de coûts de transformation et d’investissements et n’aura pas d’effet sur l’activité », souligne SocGen dans un communiqué. Une moitié des réductions de coûts attendues devrait provenir des activités de banque de détail en France et à l’international et une autre de la banque de financement et d’investissement ainsi que du siège. Des sources syndicales avaient révélé à Reuters début avril que SocGen envisageait de supprimer 600 à 700 postes en France dans le cadre de sa réorganisation. La banque, qui évoque pour l’heure des « rationalisations » et des « optimisations », précise que son ROE « hors éléments non économiques, non récurrents, et hors actifs gérés en extinction » atteignait 7,4% à la fin mars. En tenant compte de tous ces éléments, ce taux s’élevait à 2,7%. 

 

 

Blé et maïs : baisse des cours pour 2013 ?

Blé et maïs : baisse des cours  pour 2013 ?

Contrairement à 2013, les cours du blé et du maïs pourraient bien baisser en 2013. Les Etats-Unis prévoient en effet une récolte « record » de maïs dans le monde et de blé en hausse de 3% pour la campagne 2013/2014 après les difficultés consécutives à la sécheresse l’an dernier, selon les estimations du ministère de l’Agriculture (USDA) publiées ce vendredi 10 mai. La récolte de maïs atteindrait 966 millions de tonnes et celle de blé 701 millions de tonnes, selon les premières estimations de l’USDA.

 

Sondages popularité Hollande : à la hausse, mais pas tout de suite, en 2020 !

Sondages popularité Hollande : à la hausse, mais pas tout de suite, en 2020 !

 

Hollande pourraient remonter en popularité d’après les sondeurs ; pourquoi pas ? Mais sans doute pas avant 2020 ! Un an après son élection, le président de la République, dont la cote n’a jamais gravi les sommets (58% de confiance en mai 2012, selon l’institut CSA), atteint les cimes de l’impopularité. Avec 74% de mécontents dans le baromètre Ifop-JDD du 20 avril, il détient le record absolu depuis la création en 1958 de cet indicateur qui le crédite de 25% de satisfaits.  Deux des quatre enquêtes réalisées depuis un mois pour connaître les intentions de vote si la présidentielle avait lieu en ce moment donnent même François Hollande éliminé dès le 1er tour, devancé par Nicolas Sarkozy mais aussi par Marine Le Pen. Un troisième le donne à égalité avec l’ex-candidate du Front national.  Pourtant, « remonter la pente, c’est possible, cela a déjà été fait », assure Emmanuel Rivière, de TNS Sofres. « Il y a des précédents », confirme Gaël Sliman, de BVA.  En 1995, la cote de Jacques Chirac avait dégringolé dans les six mois suivant son élection, tombant à 38% de confiance selon CSA. Mais le président était remonté à 44% en mai 1996. D’après le même institut, Nicolas Sarkozy, lui, était descendu à 38% douze mois après son élection.  A la fin de l’été 2008, Nicolas Sarkozy « était à un niveau pratiquement aussi faible » que celui de François Hollande aujourd’hui, rappelle M. Rivière. Il avait regagné une dizaine de points fin 2008, apparaissant comme un capitaine solide dans la tempête déclenchée par la crise de Lehman Brothers aux Etats-Unis.  Toutefois, à court et moyen terme, affirme M. Rivière, « je n’entrevois pas d’amélioration » car aucune embellie économique n’est attendue, alors même que François Hollande « a fait de la lutte contre le chômage sa bataille principale ». En outre, « quelques rendez-vous compliqués » pour l’exécutif vont se présenter, dont une énième réforme des retraites, sujet sensible s’il en est, comme l’ont encore montré les mobilisations massives de 2010.  Frédéric Dabi, de l’Ifop, souligne que la popularité du chef de l’État « est fortement indexée sur la situation économique et sociale ». Selon lui, la mauvaise note décernée au président par les Français sanctionne « l’absence de résultats » sur ce plan.  Une inflexion de la courbe du chômage ne suffira pas à redresser la cote présidentielle. Il faudrait « une amélioration durable », estime le sondeur de TNS Sofres.  Frédéric Dabi remarque néanmoins que « les Français ont intériorisé la crise et, surtout, l’absence de marge de manoeuvre pour le pouvoir politique ». A l’entendre, « il suffirait » pour que François Hollande retrouve des couleurs, « d’un petit retour à la croissance, et que l’opinion en fasse crédit au président ». Mais pour l’heure, les Français « doutent de la capacité présidentielle à faire face à un contexte exceptionnel », celui d’une crise économique durable.  Pour Emmanuel Rivière, la question est plutôt de savoir si François Hollande « peut supporter dans la durée l’impopularité ».  Il peut être tenté de « chercher le coup qui va le rendre populaire », peut-être par un changement de gouvernement. Mais il peut tout autant miser sur « une forme de sérénité face à l’adversité » et espérer que « si la situation s’améliore, l’opinion lui saura gré de ne pas avoir paniqué ».  Gaël Sliman n’est pas loin de penser la même chose et fait l’hypothèse d’un président raisonnant ainsi : « Au point d’impopularité où je suis, je dois absolument montrer que je suis capable de prendre des mesures très difficiles », mal vues par l’opinion.  Car c’est cette dimension d’homme fort qui manque au capitaine. « Il n’y a pas de hollandophobie », observe M. Sliman. Alors qu’un fort rejet de la personnalité de Nicolas Sarkozy s’exprimait, « François Hollande reste perçu comme sympathique, honnête », voire « sincère, proche des préoccupations des Français », selon les sondeurs. Presque son seul atout.

Gouvernement : un remaniement mais avec Ayrault

Gouvernement : un remaniement mais avec Ayrault

 

Acculé Hollande devrait se résoudre à changer le gouvernement mais en gardant Ayrault, une sorte de jeu de chaises puisque le gouvernement sera plus resserré. Ayrault a d’ailleurs décidé de ne pas se présenter aux élections municipales de Nantes. En fait un changement style Hollande, on change mais sans changer. Un gouvernement qui de toute façon sera discrédité en moins de 6 mois avec l’austérité, le chômage, la récession et l’endettement. Exacerbées il y a quelques semaines au moment des aveux de Jérôme Cahuzac, ces rumeurs de remodelage de l’équipe ministérielle s’étaient un peu tues, avant de reprendre de plus belle ces derniers jours.  Jeudi, c’est le président PS de l’Assemblée, Claude Bartolone, déjà critique sur les déclarations de patrimoine, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui ont relancé les spéculations en plaidant pour un « nouveau moment du quinquennat », plus offensif sur les plans économiques et sociaux.   »Nous sommes à la fin du premier moment du quinquennat, ce temps où on met en place les outils et les politiques », a dit aussi vendredi le ministre du Travail, Michel Sapin, sur RMC/BFM TV. Selon ce proche du chef de l’Etat, le « deuxième moment », celui « de la cohérence, de la cohésion, de l’efficacité », viendra « quand François Hollande l’aura choisi ».  Le quinquennat de M. Hollande semble ainsi traverser un moment charnière, un an presque jour pour jour après le retour de la gauche à l’Elysée.  Est-ce la bonne fenêtre de tir pour changer de Premier ministre? « Non, je ne pense pas du tout », rétorque M. Sapin. « Je crois profondément que Jean-Marc Ayrault a le caractère, la personnalité de ce temps de l’effort, de ce temps du redressement », assure-t-il.   »On n’est pas en train de faire nos cartons », confirme un conseiller de M. Ayrault. Le chef du gouvernement, dont la cote de popularité est aussi basse que celle du président, multiplie d’ailleurs les interventions médiatiques et veut incarner la bataille pour l’emploi et la compétitivité.  Changer de Premier ministre moins d’un an avant les municipales, ce sera donc non. Mais remanier « c’est autre chose », explique M. Sapin.  Une source gouvernementale décrit ainsi un « glacis » qui aurait saisi certains ministères, où il ne se passerait presque plus rien, « les administrations considérant que ce n’est pas la peine de se bouger pour des ministres qui ne vont pas rester ».  Certains pourraient en effet faire les frais d’un remaniement autour d’une équipe resserrée à une vingtaine de membres, contre 38 actuellement.  Un nombre limité de ministres aurait bien des avantages, avec en particulier des « réunions qui dureraient moins longtemps », selon un conseiller de M. Ayrault. Mais ce n’est pas non plus la panacée. Avec moins de ministres, « vous couvrez plus ou moins bien les sujets » et ne pouvez pas livrer de « travail d’écoute, de réception des informations », explique ce membre du cabinet du Premier ministre.  Sans réduire le nombre de ministres, un remaniement pourrait cependant permettre de fluidifier l’organisation gouvernementale, en particulier à Bercy, où cohabitent pas moins de sept ministres. Un nouveau gouvernement Ayrault pourrait aussi accueillir des poids lourds de la majorité comme Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal. Lionel Jospin avait ainsi musclé son équipe en 2000 en faisant appel à Laurent Fabius ou Jack Lang .  Le président du groupe PS au Sénat, François Rebsamen, a quant à lui plaidé sa cause sur Public Sénat: « Si j’étais ministre, je vous assure, on ne m’entendrait pas, je ferais mon boulot et puis c’est tout ».   »S’il (M. Hollande) ne voulait pas que je l’affaiblisse, il fallait qu’il me propose l’Intérieur », ironise le maire de Dijon, qui avait refusé un poste ministériel en mai 2012 et s’est depuis opposé à une application du non-cumul des mandats dès 2014.  En attendant un éventuel changement d’équipe autour de l’été, M. Ayrault et ses ministres tentent d’améliorer le fonctionnement de la majorité. « Il faut plus parler avec les parlementaires, il faut plus parler avec les partis de la majorité », conseille ainsi M. Sapin.  Une ministre estime pour sa part qu’il faut au sein du gouvernement « des prises de position plus solidaires et loyales avec ceux qui nous ont donné des responsabilités ». MM. Hollande et Ayrault avaient fait un même rappel à l’ordre ces dernières semaines quand Arnaud Montebourg, Cécile Duflot ou Benoît Hamon avaient réclamé une inflexion de la politique économique.

 

« Mur des cons »: démonté mais devant le CSM

« Mur des cons »: démonté mais devant  le CSM

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), instance de nomination et de discipline des magistrats, devra apprécier s’il y a eu « manquement à la déontologie » de la part du SM, qui avait exposé dans son local syndical parisien un « mur des cons » regroupant des dizaines de photos de personnalités du monde politique, médiatique et judiciaire.  Pour la garde des Sceaux, le syndicat « a pris des risques (…), à en juger les menaces de récusation (de magistrats) » dans des procédures en cours.   »C’est un acte insupportable, stupide et malsain », a-t-elle dit en réponse au sénateur UMP Antoine Lefèvre, qui lui reprochait d’avoir minimisé l’initiative du 2e syndicat de magistrats, classé à gauche.  La ministre condamne ainsi dans des termes plus forts le trombinoscope du SM, qu’elle avait seulement qualifié la veille d’ »action malheureuse » et « inadmissible » devant l’Assemblée nationale, affirmant que les offensés étaient libres de porter plainte.   »Ce qui est important, c’est que notre magistrature retrouve sa noblesse et que nous puissions la débarrasser du soupçon qui pèse sur son impartialité », a-t-elle justifié au Sénat.  Plus tôt dans la journée, Mme Taubira exprimait dans un communiqué sa « vive émotion » et sa « consternation » au sujet de l’initiative du SM, qu’elle « condamne ». Mais restait silencieuse sur l’hypothèse d’une saisine du CSM plusieurs fois réclamée par la droite, notamment par le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, qui a écrit au président Hollande en ce sens.   »Ce mur a été fait à une ancienne époque, sous l’ère Sarkozy, où les magistrats étaient attaqués de toutes parts », avait tenté de relativiser mercredi la présidente du SM, Françoise Martres, qualifiant ce trombinoscope de « défouloir » sur un mode « potache ».  Le SM a depuis démonté son « mur ». Dès mercredi, le syndicat avait jugé que sa « private joke » étant devenue publique, elle n’avait plus lieu d’être.  Mais la classe politique de droite a condamné à l’unisson « une liste noire » et « une remise en cause de l’impartialité de la justice », selon les termes du député UMP Luc Chatel, lui-même un épinglé du mur.  Le feu des critiques était également attisé par la gauche, qui après être restée discrète a elle aussi condamné jeudi le désormais célèbre « mur des cons ».   »C’est pas supportable », a réagi dans la matinée le président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS), tandis que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine jugeait la démarche « inappropriée ».  Sur ce panneau aux multiples visages, on pouvait reconnaître Nadine Morano, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le juge Philippe Courroye, Jacques Attali ou le journaliste David Pujadas, parfois affublés de légendes infamantes.

France : fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

France :  fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

 

Au même moment on a annoncé l’extinction définitive des hauts fourneaux de Florange et le vote du mariage pour tous. Tout un symbole des priorités de la politique de Hollande. Une excuse cependant, Hollande ne croyait pas que l crise serait aussi importante. ! Il y a de toute évidence un léger décalage entre les préoccupations de l’oligarchie politique et celles de la France profonde. Comme dit Rocard sur RTL ce matin, il faudrait que Hollande change de vision. Après 20 mois de lutte sociale et de polémiques, la Lorraine tourne mercredi une page de son histoire industrielle avec la mise à l’arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange, une étape symbolique que certains syndicalistes veulent célébrer par la pose d’une stèle en mémoire des « promesses non tenues » de François Hollande.   »Pendant qu’on posera cette stèle, derrière nous, ils seront en train de porter le dernier coup dans la mise à mort de notre outil de travail », a résumé mardi Walter Broccoli, représentant FO ArcelorMittal à Florange.  Le gaz alimentant les quatre tours de chauffe encore en état de marche dans les deux cathédrales d’acier du site d’ArcelorMittal, le P3 et le P6, sera coupé entre mercredi et jeudi, au cours d’une procédure qui durera 48 heures.   »Ça veut dire qu’on ne pourra plus redémarrer les hauts fourneaux, à moins d’investir dans de nouvelles installations », analyse François Lopera, de la CGT.  La procédure complète de mise sous cocon de l’usine à chaud, qui devrait être achevée d’ici fin juin, comprend l’arrêt et la consignation de toutes les installations de la « phase liquide » de Florange, ainsi que la mise en sécurité du site.  Cette fermeture d’une partie de l’usine, qui conserve ses activités dites à froid (packaging et automobile), était prévue dans l’accord conclu fin novembre entre le gouvernement et le numéro un mondial de l’acier, qui la jugeait inéluctable en raison du contexte économique.  Ce texte prévoyait également qu’il n’y aurait aucun licenciement sec pour les 629 salariés concernés (sur les quelque 2.500 du site), 206 d’entre eux ayant atteint l’âge de la retraite depuis la signature de l’accord, alors que la promesse de reclassement des 423 salariés encore en activité sera l’objet des prochaines négociations sociales.  L’accord prévoyait par ailleurs l’engagement d’ArcelorMittal d’investir 180 millions d’euros en cinq ans dans la filière à froid.   »Ces engagements seront tenus et j’en serai, avec le gouvernement, le garant », a assuré François Hollande en décembre.  Mais pour les syndicats, qui reprochent au gouvernement d’avoir capitulé face à la stratégie industrielle à court terme de Mittal, cet accord est un échec.  C’est ce qui a valu au Premier ministre Jean-Marc Ayrault d’être qualifié de « traître » par Edouard Martin, militant CFDT devenu le chef de file médiatique du combat des « Florange ».  Après l’abandon du projet Ulcos visant à réduire les émissions de CO2 dans le processus de fabrication de l’acier et dans lequel les salariés de Florange voyaient le dernier espoir de sauver les hauts fourneaux, ArcelorMittal a assuré qu’il poursuivrait ses programmes de recherche en France, autour d’un nouveau projet baptisé Lis.  Lundi, le groupe a annoncé 32 millions d’euros supplémentaires d’investissements dans ce programme par le biais d’un partenariat public-privé, mais les possibles applications industrielles ne seront pas connues avant six ans, durée de la mise sous cocon des hauts fourneaux.  En 2009, une stèle en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été érigée après la fermeture de l’aciérie voisine de Gandrange.

 

Scandale patrimoine : la « socialiste » Marisol Touraine redevable de l’impôt sur la fortune mais comme Montebourg très endettée !

Scandale patrimoine : la « socialiste »  Marisol Touraine redevable de l’impôt sur la fortune mais comme Montebourg très endettée !

La mascarade des déclarations de patrimoine continue ; cette fois avec Marisol Touraine  qui reconnaît payer l’impôt sur la fortune ; un patrimoine (appartement à Paris et « autres biens immobiliers « ; on appréciera la précision. )  toutefois avec des emprunts « qui courent toujours».  La ministre de la Santé Marisol Touraine a indiqué mercredi qu’elle était assujettie à l’impôt sur la fortune pour un patrimoine de 1,4 million d’euros constitué de plusieurs biens immobiliers. «Je suis propriétaire avec mon mari d’un appartement dans le 13e arrondissement» et «personnellement propriétaire d’autres biens immobiliers que j’ai acquis avec des emprunts qui courent toujours. Je suis donc redevable de l’ISF, je n’ai pas d’avoir mobilier, pas d’actions ou de choses comme ça et mon patrimoine personnel s’élève à 1,4 million d’euros», a déclaré Marisol Touraine sur RTL. Alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault doit dévoiler dans la matinée en Conseil des ministres ses premières pistes pour moraliser la vie publique après l’affaire Cahuzac, Marisol Touraine a déclaré que «la transparence ne (lui) posait pas de difficultés». Communiquer son patrimoine quand on est élu ou ministre «fait partie des choses assez normales», a expliqué la ministre en ajoutant que «l’essentiel c’est le travail fait au service des Français». Après le choc de l’affaire Cahuzac, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a imposé à ses ministres la publication avant le 15 avril de leur patrimoine, une mesure critiquée à droite comme à gauche, où l’on redoute un grand déballage en relevant qu’il faut aussi prévoir les moyens de vérifier la véracité de ce qui est avancé. Tu m’étonnes !

 

Evasion fiscale : « environ » 50 milliards par an mais des mesurettes

Evasion fiscale : « environ » 50 milliards par an mais des mesurettes

 

Environ 50 milliards par an, c’est l’évaluation très approximative du Sénat sur l’évasion fiscale. De quoi remettre dans les clous les équilibre budgétaires et relancer la croissance sans  tuer la compétitivité. Mission pourtant impossible car la politique de la zone euro repose précisément sur le principe de la concurrence fiscale. Comment faire avec la financiarisation internationale de l’économie ? Il y a environ 30 000 filiales françaises à l’étranger ; des filiales dont l’objet pour beaucoup est de faciliter l’externalisation des bénéfices et l’internalisation des pertes. Exemple, Total qui n’a pas payé de bénéfices en France pendant des années. Le mécanisme est simple pour les grands groupes ( pas les PME) :on surfacture des pseudos prestations de l’étranger et à l’inverse on minimise les coûts de celles destinées à l’export. Ensuite pour laver encore plus blanc, on délocalise ces profits dans des paradis fiscaux. La lutte fiscale supposerait donc de mettre en cause ce principe de financiarisation excessive de  l’économie, d’harmoniser aussi les conditions de concurrence (fiscale, sociale, environnementale etc.). Qui peut s’attaquer à ce système, le FMI, les banques centrales ? L’OMC ? Surement pas car leur philosophie repose sur la libre circulation des biens et des capitaux. Dès lors es mesures préconisée par le sénat paraissent bien dérisoires.  Pour lutter contre l’évasion fiscale, évaluée annuellement en France à plus de 50 milliards d’euros, le sénateur Eric Bocquet (PCF), rapporteur d’une commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion des capitaux, a suggéré la création d’un Haut-commissariat. Selon le sénateur PS Yannick Vaugrenard, membre de cette commission d’enquête présidée par Philippe Dominati (UMP), l’évasion fiscale, évaluée entre 50 et 60 milliards d’euros chaque année en France, « représente, au moins, le montant du remboursement des intérêts de la dette française chaque année ».  Les sénateurs avouent avoir eu le plus grand mal à chiffrer l’évasion fiscale. Si M. Vaugrenard a évoqué la fourchette de 50 à 60 milliards d’euros, Eric Bosquet a, devant la presse, parlé d »un risque fiscal compris entre 30 et 36 milliards d’euros », précisant que « cette évaluation ne compren(ait) pas une série de risques ». « Si bien, ajoute-t-il, que la limite supérieure n’est pas définissable: est-ce 50 milliards, 80 milliards ? » « Il y a donc une impérieuse nécessité à faire cesser cette fraude fiscale », ont souligné les sénateurs au cours d’une conférence de presse rendant compte de cinq mois de travaux de leur commission dont le rapport a été adopté à l’unanimité.   »C’est un axe politique majeur sur lequel le gouvernement va devoir travailler à la rentrée », ont estimé les membres de la commission qui proposent une cinquantaine de propositions pour lutter contre l’évasion fiscale. Pour Eric Bocquet, un « Haut-commissariat à la protection des intérêts financiers publics » doit être « la pierre angulaire » contre l’évasion fiscale. Placée sous l’autorité directe du Premier ministre, cette autorité devrait bien sûr être dotée d’un « outil statistique » solide, dispositif qui fait « cruellement défaut actuellement », a insisté M. Bocquet.  Eric Bocquet a dénoncé en particulier « la misère des évaluations » ainsi que l’existence d’une « véritable ingénierie de la fiscalité » qui rencontre « une culture de la faille secrétée par un système économique de la performance financière ». Le sénateur communiste a fait part de son « effarement » devant « l’horreur économique » recelée par la fraude fiscale, de son « malaise » aussi: « quel sentiment voulez-vous que l’on éprouve à constater que des jeunes gens intelligents consacrent toute leur activité à inventer des moyens de jouer avec les lois ? »  M. Bocquet a accusé une « Europe trop absente » des voies de lutte engagée contre la fraude fiscale par l’OCDE et le GAFI, car elle est « paralysée par les concurrences fiscales qu’elle abrite en son sein » et que c’est sur son territoire que résident « les paradis fiscaux les plus puissants du monde ». « La politique franco-française de lutte contre l’évasion fiscale porte la marque de ces enlisements », a-t-il aussi remarqué. Aussi, les sénateurs veulent-ils, parmi leurs propositions, « intégrer la fraude et l’évasion fiscales au débat parlementaire » et procéder à une « évaluation régulière » des différents dispositifs qui seront mis en place.

Taxe 75% : un rapport ridicule mais nécessaire pour faire passer la pillule de l’austérité

Taxe 75% : un rapport ridicule mais nécessaire pour faire passer la pillule de l’austérité

 

Théoriquement la taxe devrait rapporter 500MF, en fait ce sera beaucoup moins car nombre de hauts salaires visés vont décaler leurs revenus au-delà des 2 ans prévus par cette taxe, d’autres recevront leur rémunérations dans des filiales situées à l’étranger (il y a le choix, il y a 30 000 filiales françaises à l’étranger). En fait l’assiette de cet impôt (destiné surtout  à faire passer de la pilule fiscale avalée par tous les français) va se réduire comme peau de chagrin grâce aux conseils avisés de l’armée de fiscalistes qui conseillent les grandes entreprises. « Il y aura cet effort demandé aux plus riches. C’est un acte de solidarité, presque un acte patriotique ». Mais « la taxe ne serait pas instaurée pour faire du rendement« , avait affirmé sur BFMTV et RMC, Pierre Moscovici, le 21 mars dernier à propos de la taxe sur les hauts revenus.  Mais la nouvelle mouture de ce prélèvement présentée par François Hollande lors de son intervention télévisée du 28 mars devrait finalement rapporter davantage que les modestes 210 millions d’euros par an budgétés dans le projet de loi de finances pour 2014. Selon Les Echos de ce 2 avril, citant Bercy, elle devrait carrément être du double, soit 500 millions d’euros.  Le nombre d’assujettis sera pourtant moins important: environ un petit millier contre 1.500 à 2.000 dans la version initiale. Seuls les salariés- y compris les joueurs de football !- seront concernés via leurs entreprises qui paieront la taxe.  En revanche, le taux du prélèvement sera supérieur à celui prévu dans le budget 2013. Au total, il sera de 75%, soit 50% de taxe plus 25% de charges salariales, sur les rémunérations supérieures à un million d’euro par an. Or, le taux facial de la première taxe n’était que de 18%.

 

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