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Afghanistan : la richesse de la mafia des talibans

Afghanistan : la richesse de la mafia des talibans

 

Michel Santi, économiste, explique comment fonctionne le système mafieux des talibans dans la Tribune (extrait)

l’Afghanistan (selon un rapport des Nations unies) produit actuellement 84% de l’opium mondial dont les revenus – 416 millions de dollars par an – vont dans leur écrasante majorité aux talibans qui pratiquent une gestion en bonne et due forme de ce qui est désormais une «industrie» taxée à hauteur de 10% à 20% de son chiffre d’affaires. Les minerais représentent par ailleurs une source de profits substantielle car les talibans se font en moyenne 500 millions de dollars l’an en autorisant les exploitants à poursuivre leur extraction de cuivre, d’or, de zinc, de marbre et d’autres métaux dont certains très rares.

Ce business est véritablement mafieux puisque les patrons de mines refusant ce type d’extorsions reçoivent dans un premier temps des menaces de mort avant d’être liquidés. Cet «impôt», qui est également prélevé sur la population et sur l’ensemble du milieu des affaires et du commerce évoluant dans les zones dominées par les talibans, leur a jusque-là rapporté 160 millions de dollars par an, chiffre qui inclut une taxe de 10% sur les récoltes et l’impôt islamique sur la fortune – « Zakat »-  de 2,5% sur les richesses détenues par les familles.

Les exportations de matériaux volés par les talibans (dont des armes Made in USA) et du minerai subtilisé aux exploitants leur procurent en outre 240 millions de dollars, auxquels doivent s’ajouter 80 millions de revenus immobiliers émanant entres autres du Pakistan. Les donations aux talibans, enfin, représentent 250 millions de dollars l’an, provenant d’institutions «charitables» et de trusts privés à travers le monde, principalement bien-sûr du Golfe Persique dont bien des pays et des citoyens éprouvent une grande sympathie pour la cause talibane. Le contre-terrorisme américain estime que 60 millions de dollars sont offerts annuellement aux talibans par des citoyens saoudiens, pakistanais, qataris et iraniens.

Il faut également être conscient du fait que les Etats de ces pays abreuvent les talibans à hauteur de 500 millions l’an, selon les mêmes sources qui reconnaissent toutefois que ces chiffres sont compliqués à vérifier car les pays donateurs usent évidemment de moyens de paiement échappant à tout contrôle.

Un chiffre (calculé par l’OTAN) démontre l’ampleur du pouvoir des talibans : c’est 1,6 milliard de dollars qui ont été générés par eux en 2020, montant qui achève de prouver la débilité de la politique et de l’approche américaines en Afghanistan et ce, dès le départ.

 

Il faut savoir (selon un tout récent rapport du  » US Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction »), que les Etats-Unis ont «investi» 1.000 milliards de dollars en Afghanistan en 20 ans… qui ne leur ont pas pour autant permis d’emporter l’adhésion populaire. Et pour cause puisque (selon ce même rapport) 86% de cette somme astronomique fut injectée en faveur de l’armée. (Souvenons-nous du discours du Président Eisenhower de 1961 mettant en garde contre le «complexe militaro-industriel» de son propre pays, toujours d’une actualité brûlante).

L’Oncle Sam a brûlé 1.000 milliards de dollars Toujours est-il que le peuple afghan n’aura reçu en 20 ans que 130 milliards de dollars dont 83 se logèrent dans des forces de sécurité nationales… dont on a bien constaté l’efficacité ces jours derniers. 10 autres milliards furent destinés à la lutte contre le trafic de drogue et 15 autres à des agences US opérant en territoire afghan. Bref, ce rapport officiel américain indique que 2% (!) de ce trillion de dollars dépensés par l’Amérique en 20 ans le furent réellement au bénéfice du peuple de ce pays, de ses infrastructures, de l’éradication de la pauvreté. Pas un sou ne fut consacré à construire des écoles et des hôpitaux, en équipements agricoles, en programmes de nutrition, à l’édification d’un réseau de distribution de l’eau digne de ce nom, etc. Après 20 ans, l’Oncle Sam quitte un pays où il a brûlé 1.000 milliards de dollars et laisse derrière lui une espérance de vie de 63 ans et un taux de mortalité enfantine de 38% !

L’aventure afghane fut qualifiée de «guerre oubliée» - »forgotten war »- dès lors que les Etats-Unis tournèrent leurs obsessions en direction de l’Irak. M’est avis que ce débat ne fait que démarrer.

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Violences en Haïti : une tradition de mafia et de corruption

 

Haïti souvent victime de catastrophes en tous genres a pourtant vu des pluies de milliards s’abattre sur l’île. Pour autant, le pays est demeuré l’un des plus pauvres au monde et des plus violents. Témoin l’assassinat récent du président haïtien, Frédéric Thomas, docteur en sciences politiques et chargé d’études pour l’ONG Centre tricontinental (Cetri), explique le contexte dans le JDD.

Interview (extrait )

L’assassinat du président Jovenel Moïse était-il prévisible?
Malheureusement, oui. Cela reste un choc, mais il y avait un environnement d’insécurité, d’impasse politique, de recrudescence de gangs armés, de « gangstérisation » de l’Etat qui rendait le scénario du pire possible. Jovenel Moïse est victime d’une violence dont il est largement responsable.

Que voulez-vous dire?
En Haïti, il y a une tradition d’instrumentalisation des bandes armées par la classe politique. Mais la violence a explosé ces derniers mois, avec des affrontements très violents au mois de juin dans le quartier populaire de Martissant, à Port-au-Prince. Ils ont provoqué 150 morts, dont 15 en une seule nuit, parmi lesquels le journaliste Diego Charles et la militante féministe Antoinette Duclair. Plus de 10.000 personnes ont été déplacées. L’assassinat du président s’inscrit dans cette recrudescence des bandes armées, qui contrôlent une large partie du territoire de Port-au-Prince, coupant même l’accès à la partie sud de l’île. Or ces violences se sont développées à partir de la fin 2018, en réponse aux contestations populaires contre la vie chère et la corruption. Cela a été une manière de contrôler ces contestations sociales et de s’assurer le pouvoir. Cette instrumentalisation est documentée par des enquêtes, qui montrent l’implication de policier, de fonctionnaires. Il y a une impunité totale qui permet ce cycle de violence. Et l’obstination de Jovenel Moïse à se maintenir au pouvoir n’a fait qu’alimenter cette violence, catalysée par la perspective des prochaines élections. En effet, ces bandes armées cherchent à assoir leur contrôle sur des territoires de la capitale afin d’assurer les votes à ceux qui les payent le plus.

Comment pourrait-on qualifier la vie politique haïtienne?
Il y a une vie politique de débat d’idées très active au sein de la société civile : des organisations sociales et syndicales, des mouvements de femmes, de paysans, mais avec des partis politiques peu représentatifs et peu institutionnalisés. Ce sont souvent des partis centrés autour d’une personne, qui se constituent en vue des élections pour mener campagne, mais qui n’ont pas une durée de vie très longue. Aux dernières élections, Jovenel Moïse a été élu avec un taux de participation autour de 20%. Il y a un discrédit très fort des partis politiques, qui ont un fonctionnement très clientéliste. Il y a quelques partis d’opposition, mais ils ont peu de poids face à une population qui témoigne d’une très grande défiance envers la classe politique, et plus généralement l’élite au pouvoir.

Ariel Henry avait été nommé lundi pour organiser des élections. Que devient ce calendrier électoral avec le meurtre du président?
Les seuls à croire à ces élections ce sont les Etats-Unis, la communauté internationale et le gouvernement. Il n’y a aucune conditions juridique, sécuritaire, politique ni même technique – toute une partie de la population n’est pas inscrite sur les listes électorales – pour que ces élections aient lieu dans moins de 100 jours. Par ailleurs, la majorité de la population ne veut pas de ce scrutin, parce qu’elle se défie du pouvoir. Le conseil électoral provisoire en charge de ces élections n’est pas légitime, il y a des irrégularités, des accusations de corruption… Ces élections sont une manière de reconduire l’impunité et le système dont la population ne veut plus. Elles ne sont portées que par le pouvoir et par la communauté internationale. Les Etats-Unis viennent de faire une déclaration pour appeler à maintenir le calendrier électoral. C’est aussi illusoire qu’absurde.

En attendant, Claude Joseph, Premier ministre sortant, a repris la gouvernance par intérim. Que peut-on dire de cet homme?
Les personnes autour de Jovenel Moïse sont ses dauphins. Aussi bien Claude Joseph, qu’Ariel Henry n’ont pas de parti politique derrière eux : ce sont des personnes de pouvoir qui ne représentent rien. Ils ne portent pas de projets différents, ils ne bénéficient pas de la confiance de la population et ne sont pas garants d’une transition, d’un renforcement démocratique. Nous sommes à nouveau dans une forme de rivalité au sein d’une même clique. Les enjeux de démocratie et de liberté se jouent ailleurs. Les organisations de la société civile ne croient pas du tout à ces hommes politiques. Ils ne sont là que pour reconduire le système, le mener à des élections qui seront une farce et se maintenir au pouvoir pour avoir accès à des ressources économiques et de pouvoir.

L’Etat de siège a été déclaré, est-ce que cela signifie que la police, l’exécutif vont reprendre le pouvoir?
Théoriquement oui, mais la police a été totalement absente au cours des derniers mois pour affronter les bandes armées. Que veut dire un état de siège alors qu’une partie de Port-au-Prince est aux mains de gangs armés qui agissent en toute impunité? Il y a une forme aussi de déliquescence, d’affaiblissement, de captation et de privatisation de toutes les institutions publiques qui font qu’il est difficile de faire la part des choses entre les effets d’annonce et ce qui va se dérouler sur le terrain. Mercredi, la plupart des gens à Port-au-Prince ne sont pas sortis parce qu’ils sont dans la crainte d’une fuite en avant, d’une dérive mafieuse et autoritaire encore plus accélérée, mais pas parce qu’il y a un état de siège. Le gouvernement gouverne très peu en réalité.

Puissances étrangères craignent une « spirale de violence », pensez-vous que la situation peut encore s’aggraver?
Le pays brûle déjà. Au moins de juin, les affrontements ont déplacé 10.000 personnes, réfugiées dans des écoles, des gymnases. Dans leurs quartiers, les commissariats sont tenus par les bandes armées. Il faut plutôt voir dans l’assassinat de Jovenel Moïse le retour du bâton de la communauté internationale qui ne veut pas regarder en face la situation et qui en appelle toujours aux même types de solutions faussées : des élections menées par un gouvernement illégitime dans un contexte de violence et de contrôle des gangs armés.

La police frappe la mafia russe en France

La police frappe la mafia russe en France

Les unités spécialisées de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) viennent de porter un rude coup contre une des formes les plus venimeuses de la mafia russophone qui sévit en France. Au terme de deux ans d’investigation, l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) a démantelé mardi et mercredi une redoutable équipe de «vor y zakone», les «voleurs dans la loi», reconnaissables pour certains aux bulbes orthodoxes, roses des vents et autres poignards qu’ils arborent tatoués sur le corps.

Organisant des raids très préparés, ces truands venus du froid disposent d’une armée de «petites mains» qui écument le pays pour commettre des délits de «basse intensité» afin de passer sous les radars des services. De manière indistincte, ces malfaiteurs recrutés parmi les migrants, et circulant volontiers avec le statut de demandeurs d’asile, cambriolent et raflent téléphones, ordinateurs, montres, alcools ou encore cosmétiques avec une étourdissante boulimie.

Iran : la corruption généralisée de la mafia au pouvoir (Hamid Enayat)

Iran : la corruption généralisée de la mafia au pouvoir (Hamid Enayat)

 

La prise de contrôle de l’économie par la mafia au pouvoir a provoqué son effondrement complet. Estime Hamid Enayat, analyste et écrivain iranien dans une chronique à la Tribune.

 

 

Les chiffres n’ont plus la capacité d’exprimer des détournements astronomiques. Des sommes capables d’affecter gravement le budget et les conditions économiques d’un pays ou qui pourraient assurer le financement de centaines voire de milliers d’écoles et d’universités.

La corruption étendue dans les organes gouvernementaux, les banques, le secteur privé, les entreprises publiques, semi-gouvernementales et affiliées, et des dizaines d’autres cas s’est tellement répandue la dernière décennie qu’elle a envahi toute l’économie iranienne : corruption en pétrochimie de 6,656 milliards de dollars en 2019 ; corruption de plus de 694 million dollars en 2011 ; corruption de la Fondation des Martyrs avec au total plus de 2 milliards de dollars en 2013 ; détournement de fonds d’environ 2,5 milliards de dollars au ministère du Pétrole en 2017 ; corruption de plus de 4,15 milliards de dollars en 2013, abus de pouvoir avec détournement de 750 millions de dollars en 2012, disparition de plates-formes pétrolières pour un montant de 124 millions de dollars en 2015, et ce n’est que la pointe de l’iceberg rendue publique.

95 milliards de dollars : le chiffre a de quoi donner le tournis mais, selon l’agence Reuters, l’ayatollah iranien Ali Khamenei règne bien sur un vaste empire économique représentant une somme aussi impressionnante. Cela équivaut à environ 71 milliards d’euros, soit davantage que la valeur actuelle des revenus pétroliers annuels de l’Iran.

Dans l’Iran actuel, la corruption et le pouvoir sont si étroitement liés qu’ils ne forment plus qu’un seul corps. De nombreuses personnes corrompues commettent des détournements de fonds en utilisant leur influence et leurs relations dans les organisations et les ministères. Mehdi Jahanguiri, le frère du premier vice-président, en est un exemple. En réponse à l’arrestation de son frère, le premier vice-président Ishaq Jahangiri a parlé de « corruption organisée » dans le pays.

Auparavant, le 16 juillet 2019, le frère du président Hassan Rohani, Hussein Fereydoun, avait été convoqué par la justice pour un délit financier. Le tribunal avait fixé une caution d’un montant très élevé. Le règlement de cette caution astronomique par le ministre de la Santé de l’époque avait fait la une des journaux.

Farshad Momeni, proche du régime iranien et professeur d’économie à l’Université Allameh Tabataba’i, a déclaré dans une cérémonie de la Journée des étudiants : « L’économie de l’Iran est de plus en plus est dominée par la mafia depuis la fin de la guerre Iran-Irak. » Soulignant que tous les gouvernements des 30 dernières années avaient développé ces relations mafieuses, il a noté que les classes défavorisées et les producteurs étaient les premières victimes de cette politique. Ce sont les sanctions et le Covid 19 qui ont mis à nu la mainmise de la mafia sur l’économie.

Hussein Raghfar, un économiste proche du pouvoir, cible lui aussi cette dérive : « Le principal problème de l’économie est le mensonge manié pour détourner l’opinion publique des réalités amères que le régime a apportées à la population. » Les États-Unis sont toujours cités comme la principale cause des problèmes du pays, alors que ces problèmes sont l’œuvre du pouvoir et n’ont rien à voir avec les sanctions.

Certes, ces dernières affectent l’économie quand elles détruisent la capacité de production nationale. Mais la capacité de production en Iran s’est détériorée à partir du neuvième gouvernement rendant le pays de plus en plus dépendant des importations, qui sont passées en valeur de 16 milliards de dollars en 1984 à 90 milliards de dollars en 1990. C’est de cette manière que les ressources de production ont été détruites jour après jour.

Un membre de la commission de la Santé du Majlis (parlement) a tweeté : L’augmentation des prix des matières premières n’a rien à voir avec les sanctions et le taux des devises. On a entendu dire qu’une cargaison de 81.000 tonnes de maïs a été dédouanée sans l’autorisation du ministère de l’Agriculture, et on ne sait pas à qui est allé le profit de la vente de ce maïs sur le marché noir, qui se monte à plus de 1.600 milliards de tomans.

En 1997 et 1998, selon la Banque centrale, 180 milliards de dollars ont été sortis du pays, mais on ne sait pas à quoi l’argent de ces exportations a été utilisé. Selon certaines études, cette somme aurait permis de fournir des biens et produits de base pendant trois ans à hauteur de 35 milliards de dollars.

Yahya al-Ishaq, un ancien ministre du Commerce qui a lui-même été impliqué dans la corruption institutionnalisée, décrit ainsi l’économie mafieuse : « Dans l’ombre de l’insouciance des responsables dans la guerre économique et avec le manque de courage de fonctionnaires pour prendre des décisions dans des circonstances particulières, on voit apparaitre des Arsène Lupin qui pillent tous les biens du pays sans le moindre souci. » (Agence Fars, 7 décembre 2020)

Les organisations internationales estiment qu’il y a environ 10.000 personnes en Iran qui détiennent et gèrent exclusivement des ressources financières, bancaires, pétrolières et autres. Étonnamment, le secrétaire général de la Société des comptables certifiés d’Iran a abordé les mêmes chiffres d’une autre manière : « Environ 12.000 personnes physiques et morales dans les 13.000 unités économiques du pays ont consommé près de 110 milliards de devises. Elles n’ont fourni de bilan financier vérifié à aucune institution et n’ont pas été contrôlées ni tenues responsables. » (Bazar, 6 décembre 2020)

Au moins 60 % de l’économie iranienne est entre les mains du corps des pasdarans. En détruisant la plupart des productions de produits de base, les pasdarans importent des richesses astronomiques à partir de produits de base de Chine et d’ailleurs et les stocke. Or tous les ports et quais sont entre leurs mains. Ce qu’on appelle la mafia du pouvoir n’est rien d’autre que le corps des pasdarans ou les sociétés géantes affiliées au guide suprême et aux cercles les plus proches du pouvoir, qui sont exonérées de tout audit et de toute taxe.

Plus de 150 milliards de dollars d’argent iranien bloqués ont été débloqués après l’accord nucléaire en 2015, et le régime iranien a vendu au moins deux millions de barils de pétrole par jour jusqu’au retrait américain du JCPOA et la mise en place des sanctions. Cependant, les soulèvements de 2017 et 2019 déclenchés par la pauvreté, l’inflation et le chômage ont secoué toutes les villes d’Iran et ébranlé le pouvoir.

Il est très clair que l’embargo pétrolier vise à exercer une pression sur l’économie iranienne. Mais la cause de la pauvreté de plus de 70% des Iraniens dans l’un des pays les plus riches, ce ne sont pas les sanctions mais la destruction des ressources, la corruption systématique et le pillage opérés par le corps des pasdarans.

Leurs actions destructrices, la répression et les meurtres auxquels ils se livrent ne se limitent pas à l’Iran. C’est pourquoi, la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes britannique a exhorté dans son dernier rapport le gouvernement du Royaume Uni à inscrire le corps des pasdarans du régime iranien dans la liste des entités terroristes.

 

La Mafia maîtrise la fraude à la TVA sur le CO2

La Mafia maîtrise la fraude à la  TVA sur le CO2

 

Grâce au système complètement tordu et inefficace de régulation marchande du CO2 la mafia engrange des fortunes sur le dos de la TVA. Dernier exemple en date, 385 millions d‘euros détournés au détriment de l‘Etat français entre avril 2008 et mars 2009 par la mafieuse Christiane Melgrani, 59 ans, marseillaise d‘origine corse, déjà condamnée à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants. Elle est accusée d‘avoir été une des actrices principales de cette fraude réalisée par le biais de sociétés à la tête desquelles elle avait placé des proches.  Pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, les Etats ont fixé aux usines les plus polluantes un plafond annuel de rejets de CO2. Si les entreprises dépassent leurs quotas, elles doivent acheter des « droits à polluer ». Si, à l’inverse, elles ne les épuisent pas, libre à elles de les revendre. Les fraudeurs ont vite détecté la faille: il suffit d’acheter, hors taxe, des quotas de CO2 dans un pays, puis de les revendre aussitôt dans un autre, taxe comprise cette fois… Sans reverser la TVA à l’Etat. Si fournisseur et client sont de mèche, l’opération peut être répétée. Un tel « carrousel de TVA », selon l’expression consacrée, rapporte 19,6% à chaque tour de manège. Tout cela grâce à de fausses entreprises, de faux noms de fausses activités et de fausses déclarations de TVA. Chaque année des milliards serait ainsi détournée par la mafia et autre entreprises indélicate. Non seulement la régulation marchande du CO2 et inefficace.  Le procès de la plus grosse fraude à la TVA sur le carbone à ce jour en France, 385 millions d‘euros détournés au détriment de l‘Etat français entre avril 2008 et mars 2009, a commencé lundi avec en vedette une femme, fait rare dans ce type de dossier. Surnommée la “marraine du Panier”, un quartier populaire de Marseille, Christiane Melgrani, 59 ans, marseillaise d‘origine corse, a déjà été condamnée à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants. Elle est accusée d‘avoir été une des actrices principales de cette fraude réalisée par le biais de sociétés à la tête desquelles elle avait placé des proches. Sont jugés avec elle 35 autres prévenus, dont sa compagne Angelina Porcaro, notamment accusée d‘avoir activement participé au recrutement des gérants de paille utilisés pour l‘escroquerie et le blanchiment du produit de la fraude. Selon l‘accusation, les liens supposés d‘Angelina Porcaro avec la mafia napolitaine et ceux de Christiane Melgrani avec le “milieu” corse ont été mis à contribution pour tenter de faire pression sur les autres protagonistes de ce dossier. Parmi les prévenus se trouvent également une figure du “milieu” marseillais de 75 ans, 12 fois condamné, Jean-René Benedetti, des “retraités”, un avocat, un expert comptable, une sculptrice et des promoteurs immobiliers. Un homme d‘affaires sulfureux d‘origine israélienne, résidant à Monaco avant son arrestation, Gérard Chetrit, seul autre prévenu détenu à ce stade, est soupçonné d‘avoir été avec Christiane Melgrani un des principaux auteurs de la fraude, notamment en apportant les fonds initiaux. Le produit de la fraude était soit réinvesti en nouveaux achats de quotas ou en produits immobiliers, soit blanchi par l‘intermédiaire d‘un réseau de sociétés. Une douzaine de réseaux similaires ont été mis au jour en France, souvent imbriqués, avec des liens entre certains de leurs membres et, parmi d‘autres points communs, le recours à Israël comme base arrière ou refuge. Au total, la Cour des comptes a évalué à 1,6 milliard d‘euros la perte subie par l‘Etat français du fait de leur activité entre l‘automne 2008 et juin 2009. Pour l‘ensemble de l‘UE, la perte serait de cinq à six milliards d‘euros.

Française des Jeux : vendue à la mafia ?

Française des Jeux : vendue à la mafia ?

Les honorables fonctionnaires de  l‘Agence des participations de l‘Etat (APE) s’apprêtent  à suivre les conseils de BNP Paribas, du  cabinet d’avocats Weil, Gotshal & Manges LLP, mandatés pour travailler sur l’ouverture du capital de la Française des Jeux. Nul doute que les candidats seront nombreux et il ne sera pas difficile de trouver des acheteurs à hauteur de 800 millions d’euros représentant pour l’instant 30 % du capital de la Française des jeux. En effet il n’y a pas d’activité plus rentable que la loterie dont le taux de retour aux parieurs avoisine les 50 %. Les autres 50 % vont dans la poche de l’État et de la société (moins le soutien à certaines activités notamment sportives). La Française des jeux (14 milliards de chiffres d’affaires quatrième loterie du monde) intéresse depuis longtemps la mafia non seulement en raison de son taux de rentabilité mais aussi de la possibilité qu’il y aurait, comme dans certains casinos, de recycler l’argent sale. Sans parler des manipulations possibles lors des tirages. Heureusement la vente de la Française des jeux est assez compliquée. Le dossier FDJ est particulièrement compliqué car il implique une myriade d‘acteurs: les actionnaires historiques (Union des blessés de la face et de la tête, fédération Maginot, actionnaires à 13,4%), les partenaires européens sur l‘Euro Millions, le réseau de distribution des buralistes (également actionnaires) et leur ministère de tutelle, l‘Intérieur, ou celui des relais presse qui dépendent eux du ministère de la Culture. Sans oublier le ministère de l‘Action et des Comptes publics – l‘Etat encaisse 22% de toutes les mises ainsi que de substantiels dividendes – le ministère des Sports, FDJ étant la première source de financement des activités sportives en France, ou encore les 2.100 salariés du groupe qui redoutent les implications de la privatisation partielle d‘une société qui pèse plus de la moitié des jeux d‘argent en France.

 

 

La Corée du Nord ravitaillée par la mafia russe ?

La Corée du Nord ravitaillée par la mafia russe ?

Il se pourrait bien que la mafia russe ait décidé de rompre l’embargo de l’ONU en ravitaillant en pétrole la Corée du Nord. Il ne semble pas que le gouvernement russe soit directement impliqué dans cette violation des sanctions prises contre la Corée-du-Nord après les menaces nucléaires. La Russie dispose   suffisamment de sociétés sulfureuses susceptibles de tirer profit d’un embargo très paralysant pour la Corée. Il se pourrait que Poutine ne soit pas impliqué dans cette affaire mais qu’il laisse faire, pas mécontent de contrarier les États-Unis en conflit avec la Corée-du-Nord .  “Des bateaux russes ont effectué les t armesransferts de produits pétrochimiques de navire à navire en violation des sanctions”, a dit la première des deux sources qui s‘exprimait sous le sceau de l‘anonymat.Une seconde source, également haut placée dans les services de sécurité européens, a confirmé ces transferts tout en précisant qu‘il n‘existait aucune preuve de l‘implication du gouvernement russe. “Rien ne prouve que le gouvernement russe appuie ces transferts, mais ces vaisseaux russes sont une bouée de secours pour les Nord-Coréens”, a dit cette source. L‘une et l‘autre de ces sources appuient leurs propos sur des informations issues du renseignement militaire et sur des images satellites qui montrent des bateaux russes opérant au large des côtes de l‘extrême-orient russe. Cité samedi par l‘agence de presse RIA Novosti, le ministère russe des Affaires étrangères a assuré que la Russie respectait les sanctions internationales contre Pyongyang. L‘entreprise propriétaire d‘un des pétroliers basé près de Vladivostok, le “Vityaz”, et qui aurait été utilisé pour cette contrebande a réfuté ces informations. Leur divulgation intervient alors que les Etats-Unis ont accusé cette semaine la Chine de continuer de fournir du pétrole russe, ce dont Pékin se défend.

Foot -Olympique de Marseille : plus de 60 millions détournés par la Mafia ?

Foot Olympique de Marseille : plus de 60 millions détournés par la Mafia ?

 

 

D’après le canard enchaîné plus de 60 millions aurait été détourné notamment à l’occasion du transfert des joueurs. Des dessous-de-table qui ont bénéficié de nombreux intermédiaires compris à des membres de la mafia. Cette affaire révèle une fois de plus que le football est bien malade du fric. À l’occasion du montant complètement déraisonnable des transferts nombre d’intermédiaires en profitent pour se gaver. Des transferts déraisonnables auxquelles s’ajoutent des rémunérations complètement folles qui mettent les clubs en difficulté financière sans parler du coût excessive des places qui interdisent l’entrée à nombre de spectateurs modestes. On objectera que la situation n’est pas seulement française qu’elle concerne pratiquement tout le foot mondial et de son point de vue ce ne sont pas les affaires de la FIFA normalement en charge de la régulation du sport le plus populaire qui peuvent rassurer sur les perspectives d’assainissement d’une activité sportive complètement pourrie par le fric. On peut évidemment aimer le foot, le sport en général (enfer c’est encore mieux sans pour autant cautionner les dérives financières. Pour l’OM le dossier indique que ces montants associés à des joueurs indiquent des sommes « destinées à la rétribution occulte de leurs agents » ou ont été versées illégalement lors d’une « renégociation ou la prolongation de contrat ». Dans le cadre de cette enquête tentaculaire, le juge Guillaume Cotelle a déjà convoqué Jean-Claude Dassier, qui a été mis en examen pour « abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée, association de malfaiteurs, faux et usage de faux », et Vincent Labrune.   Selon le tableau publié par le Canard Enchaîné, une vingtaine de joueurs sont concernés. Que ce soit à travers leur transfert ou leur prolongation de contrat, l’institution OM a été victime de sommes gonflées afin de contenter tous les gourmands. Mais la palme semble être attribuée à André-Pierre Gignac. Le natif de l’Étang de Berre a pour particularité d’avoir eu pour premier agent Christophe d’Amico, un patron de boite de nuit à Marseille. À l’occasion de l’explosion du joueur à Lorient, son avenir aurait commencé à intéresser plusieurs membres du « milieu » marseillais, à en croire le journal. Au point de provoquer une réunion entre plusieurs gros bonnets du milieu corso-marseillais. Ces derniers, qui « collaboreraient » avec des agents sous licence officielle, graviteraient autour du monde du football et de ses millions.  Le plus gros préjudice concerne l’image du club. Les innombrables affaires plombent un peu plus la réputation d’un club à vendre. Depuis l’annonce de la vente du club, les articles sur les écoutes de Didier Deschamps et Jean-Pierre Bernès ont déjà montré le climat délétère permanent qui entoure le club. De plus en plus, l’éventuel futur repreneur semble devoir composer avec des obligations qui n’auront rien de classiques. Souvent balayée d’un revers sous le tapis de la légende urbaine, l’influence du milieu est de plus en plus mise en évidence par des enquêtes judiciaires. La police judiciaire de Marseille et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) sont particulièrement attentifs au club, tant les ramifications avec des grands noms du crime corse et marseillais deviennent palpables et lisibles. À terme, si les dirigeants phocéens ainsi que sans doute d’anciens joueurs, devraient être entendus par la justice, les retombées pour le club seront surtout désastreuses

 

(Avec (RTL)

Un nouveau parrain pour la mafia de la FIFA

 

 

Il y aura  aujourd’hui l’élection d’un nouveau parrain pour la mafia de la FIFA. D’une manière ou d’une autre,  tous les candidats ont été impliqués dans la gestion précédente de l’organisation internationale. Une organisation  internationale véritable machine à cash qui récolte des milliards et les redistribue aux fédérations locales et à certains dirigeants pour perpétuer leur pouvoir. D’une certaine façon cette organisation n’est pas réformable compte tenu de son statut, de sa composition et de ses pratiques. Une organisation qui bénéficie en outre du seul statut d’association (type loi 1901 en France) dont la gestion est complètement opaque et localisée en outre en Suisse (comme la plupart des désorganisations sportives internationales. C’est le fric foot érigé en système qui permet toutes les dérives, trafics d’influence, corruptions, spéculations sur les joueurs y compris les enfants et tous les endettements de la plupart des grands clubs. L’accusation n’est pas nouvelle : « La FIFA se conduit comme une « famille de mafieux » avait affirmé l’ancien président de la Fédération anglaise, Lord David Triesman, commentant les accusations de corruption entourant l’attribution de la Coupe du monde2022 au Qatar.  « La corruption a été érigée en système et soutenue par l’absence d’investigations et où la plupart des accusés échappe aux enquêtes.. »  Cette interrogation sur la nature mafieuse de la FIFA concerne en fait la plupart des organisations internationales sportives. À commencer par le comité olympique (CIO), lieu de toutes les magouilles pour la localisation des jeux,  lui aussi disposant d’un statut d’association comme d’ailleurs la plupart des fédérations internationales des différentes  disciplines sportives. La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco pour des raisons de laxisme fiscal et d’absence de contrôle. Du coup c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong).

Platini : dissoudre la mafia de la FIFA

Platini : dissoudre la mafia de la FIFA

 

Même si Platini n’est pas complètement blanc dans l’affaire de la FIFA il n’empêche que la mafia de cette organisation en réduisant la suspension de Platini de huit à six ans vient de prononcer un jugement qui mériterait que cette organisation internationale soit purement et simplement supprimée.  Curieusement peu de responsables politiques français ou  étrangers ne réclament la dissolution de la FIFA. La FIFA objet d’un énorme scandale financier,  qui brasse des millions, autorise toutes les corruptions et justifie l’opacité de sa gestion par son statut d’association (équivalent du statut d’association de la loi 1901 en France.). Il faut sans doute s’interroger sur la nature de la FIFA véritable machine à fric  dont bénéficient  ses dirigeants mais qui autorise aussi toute les dérives financières dans les clubs. Cette interrogation sur la nature de la FIFA concerne en fait la plupart des organisations internationales sportives. À commencer par le comité olympique (CIO), lieu de toutes les magouilles pour la localisation des jeux,  lui aussi disposant d’un statut d’association comme d’ailleurs la plupart des fédérations internationales des différentes  disciplines sportives. La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco pour des raisons de laxisme fiscal et d’absence de contrôle. Du coup c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong). Le sport a grand besoin d’assainir son organisation et pour cela de se doter de base juridique officielle, contrôlable et démocratique…La mafia de la FIFA a donc décidé de réduire de 8 à 6 ans la suspension de Platini. Dans un communiqué envoyé à la presse mercredi soir, Michel Platini a dénoncé une décision « insultante, honteuse et un déni de droit », une décision « politique » prise par une « bureaucratie sans contre-pouvoir », « message de l’arbitraire et du cynisme de l’administration de la FIFA. » « Les motifs retenus contre moi sont sans fondement, poursuit-il, construits de toutes pièces et surréalistes au regard des faits et des explications que j’ai données au cours de l’audience de la Commission des Recours. »  Une dizaine de lignes plus loin : « J’irai jusqu’au bout de mon combat pour faire reconnaître mon innocence, être rétabli dans mes droits et déterminer qui sont les responsables de cette cabale. Si, comme je le pense, cette injustice profite à certains, alors cela s’appelle un scandale. »

Comment lutter contre la mafia de l’État islamiste (Franco Roberti)

Comment lutter contre la mafia de l’État islamiste (Franco Roberti)

Franco Roberti, procureur national de la Direction antimafia et antiterrorisme à Rome répond aux questions du JDD.

La Direction antimafia s’occupe depuis cette année d’antiterrorisme. L’État islamique est-il mafieux?
Oui. L’organisation terroriste État islamique a un profil mafieux élevé : pensons ­seulement au ­racket que ses hommes ­exercent dans les territoires qu’ils contrôlent. Sans parler de la contrebande et du trafic de drogue. Le ­terrorisme est un phénomène de criminalité transnationale qui a beaucoup d’affinités avec la criminalité mafieuse. Avant même l’État islamique, on savait qu’une bonne partie du financement du terrorisme dérivait du pétrole, du trafic de drogue, d’armes et de migrants, de la contrebande de marchandises ou de la traite d’êtres humains. Le blanchiment d’argent alimente également leurs caisses. Une fois cette nouvelle compétence en ­matière de lutte contre le terrorisme confiée par le législateur, nous avons constitué une section antiterrorisme, en vue d’une coopération internationale et d’échange d’informations, ­essentiels sur le sujet.

En parlant d’échange d’informations, justement, Salah Abdeslam, principal suspect des attentats de Paris en novembre, est passé par Bari cet été…
Nous avons en effet pu établir ce passage grâce à des informations financières. Il a utilisé des cartes de crédit qui ont été enregistrées entre juillet et août, bien avant les attentats de Paris. Je ne sais pas s’il a été contrôlé en Italie. Il l’a été en France, mais il n’y avait aucune charge contre lui. Il n’était pas connu pour être un islamiste radical. L’Italie a toujours été un pays de transit. Nous sommes habitués à lutter contre des individus qui offrent un support logistique aux entreprises terroristes. C’était déjà le cas lorsque nous avions affaire aux groupes salafistes ou au GIA algérien. Aujourd’hui, la situation a changé avec Internet. Nous devons enquêter sur le Web pour vérifier les traces du financement du terrorisme. Tout cela n’exclut pas que nous devons aussi prévenir des attentats dans notre pays. Pour l’instant, nous y sommes parvenus, grâce aux expulsions ou aux mesures préventives.

La Direction antimafia est impliquée dans la lutte contre le trafic de migrants. Ce trafic serait-il une ressource possible pour l’État islamique?
Nous n’avons pas de preuves formelles que l’État islamique se finance également avec le trafic de migrants. Mais la logique nous conduit à le penser. Le groupe contrôle des pans de territoires de deux pays de provenance des ­migrants, l’Irak et la Syrie, ainsi que des régions d’un pays de transit et d’embarquement comme la Libye. Il est impensable qu’une organisation de type terroristo-mafieux qui contrôle ces territoires et les activités qui s’y déroulent ne tire pas profit de ces activités. En imposant par exemple des pots-de-vin ou des pourcentages sur les ­profits illicites.

La mafia de la FIFA décide la suspension pour 8 ans de Platini

La mafia de la FIFA décide la suspension pour 8 ans de Platini

Sepp Blatter et Michel Platini ont été suspendus lundi pour huit ans de toute activité liée au football par la commission d’éthique de la Fifa. L’ex-meneur der jeu des Bleus écope également d’une amende de 80.000 francs (74.000 euros) suisses et 50.000 pour Blatter (46.000 euros). Ils peuvent encore faire appel. Blatter et Platini dans le même sac au mépris de toutes considérations juridiques pertinentes.  La commission dite d’éthique de la FIFA marche sur la tête et cela depuis longtemps. On se demande quand on mettra un terme à cette pantalonnade. Blatter s’est entouré des services de Platini pour conforter sa place à la tête de la FIFA mais c’est Platini qui risque de payer les pots cassés peut-être aussi par négligence administrative et juridique. Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui Blatter ne représente plus de danger pour les candidats potentiels à la direction de la FIFA ; Blatter aura 88 ans à la fin de sa suspension ! Il est de notoriété publique que l’homme à abattre était  Platini,  candidat beaucoup trop sérieux pour tous les autres prétendants qui grenouillent  dans la mafia de la FIFA parole.  La FIFA est un panier de crabes pour preuve 16 hauts responsable sont déjà inculpés pour corruption et conflit d’intérêts ; les déviances de la FIFA ne sont pas nouvelles elles sont même antérieures à la présidence de Blatter. La petite organisation FIFA est devenue au fil des ans un empire financier et politique où chacun a pu se servir financièrement ou utiliser son influence pour la localisation de la coupe du monde. Platini n’est sans doute pas complètement blanc mais il faut quant même observer qu’il ne s’est pas enrichi de manière considérable dans ses responsabilités de dirigeant puisqu’il a notamment mis fin à ses contrats de publicité lors  de son arrivée à la présidence de l’union européenne de football. Si les Etats  avaient un peu le sens de la responsabilité, ils suspendraient cette organisation comme toutes les autres organisations sportives qui se caractérisent par une opacité totale en matière comptable et fiscale et qui ne sont pas les localisées par hasard toutes  en Suisse ou à Monaco. De toute évidence Platini est victime d’un complot qui ne grandira pas le foot international car il y a fort à parier qu’un arriviste de type Blatter viendra aux manettes d’une FIFA toujours aussi sulfureuse. Sulfureuse parce que les enjeux financiers et politiques sont considérables n’a-t-on pas entendu ces jours derniers Poutine déclarés que Blatter méritait « le prix Nobel de la paix » !

 

Foot fric : 133 transactions douteuses reprochées à la mafia de la FIFA

Foot fric : 133 transactions douteuses reprochées à la mafia de la FIFA

 

 

il se confirme de jour en jour que la FIFA constitue une véritable mafia qui a permis à la plupart de ses dirigeants anciens comme actuels  de se livrer jusqu’à maintenant en toute impunité à des actes de corruption ou de conflits d’intérêts.  dans ces conditions on ne peut douter que de la probité du fameux comité d’éthique de la FIFA en charge d’examiner la candidature de Platini. D’une certaine manière c’est un peu comme si tribunal de la mafia jugeait  lui-même la mafia. La justice américaine enquête maintenant sur des flux financiers douteux via des banques. Selon le Financial Times, les procureurs menaceraient de sanctionner les banques qui refusent de transmettre des informations sur des activités suspectes autour de comptes bancaires liés à la FIFA. Agissant sur une demande d’assistance légale émanant des Etats-Unis, les autorités judiciaires suisses ont accepté de partager avec les procureurs américains des informations concernant cinq cas, a dit un porte-parole de l’Office fédéral de la justice (OFJ) de Berne. Les noms des banques concernées n’ont pas été rendus publics. Mais les actes d’inculpation du département américain de la Justice mentionnent au moins deux banques de Zurich, Julius Baer et la filiale suisse de l’établissement israélien Hapoalim BM. De leur côté, UBS et Credit Suisse ont annoncé avoir reçu des requêtes officielles relatives à leurs relations bancaires avec des personnes physiques et morales liées à la FIFA et fait savoir qu’elles coopéraient.

(‘Avec Reuters)

Platini suspendu pour plusieurs années » par la mafia de la Fifa.

Platini suspendu pour plusieurs années » par la mafia de la Fifa.

Avant même d’avoir entendu Platini comme c’était  prévu,  le porte-parole de la commission dite d’éthique de la FIFA déclare que Platini sera certainement suspendu pour plusieurs années.  Michel Platini et ses avocats ont évidemment pris connaissance « avec colère et consternation » de ces déclarations. Dans un communiqué, ils expliquent qu’il s’agit d’une « violation patente de la présomption d’innocence » puisque la sanction semble avoir déjà été fixée et que l’audience du 18 décembre ne sera « manifestement d’aucune utilité ». Cette fois la Fifa n’a pas fait dans la dentelle pour écarter définitivement Platini. Une sentence sera donc  rendue par le sulfureux comité d’ « éthique » de l’organisation. Sulfureux parce que ce comité s’est souvent livré à de drôles de manœuvres en couvrant des faits   de corruption et qu’il est composé de membres qui militent en faveur d’autres candidats pour la présidence de la Fifa. Bref ce comité n’a d’éthique que le nom et la plupart des dirigeants de la Fifa sont impliqués dans des affaires de corruption. D’une certaine manière c’est un peu le tribunal de la mafia qui juge la mafia. Pourquoi aussi ne pas condamner Platini à la peine de mort ? Certes Platini n’est pas complètement blanc, il a aussi couvert certaines pratiques douteuses pour l’attribution de la coupe du monde. Les conditions de sa rémunération par la Fifa manquent  aussi de clarté. Pour autant la proposition du comité d’éthique de la Fifa est complètement disproportionnée par rapport au fait reproché. Il serait temps  gouvernement français prenne enfin ses responsabilités dans cette affaire et la première orientation à prendre consiste sans doute à demander la dissolution pure et simple de cette organisation mafieuse qu’est la Fifa ou déjà 16 responsables ont été officiellement mis en examen par la justice. Mais des dizaines d’autres mériteraient le même sort pour leur implication dans des affaires de corruption, de conflit d’intérêts ou de manœuvres frauduleuses.

FIFA : arrestations à Zurich dans la mafia des dirigeants (New York Times)

FIFA : arrestations à Zurich dans la mafia des dirigeants (New York Times)

Un coup de filet vient d’être réalisé par la police suisse pour arrêter plusieurs dirigeants de la FIFA. Une organisation à caractère mafieux dont la plupart des dirigeants sont impliqués dans des affaires de corruption et de trafic d’influence. Sans parler des magouilles internes pour contrôler l’organisation. Curieusement peu de responsables politiques français ou  étrangers ne réclament la dissolution pure et simple de la FIFA. La FIFA objet d’un énorme scandale financier,  qui brasse des millions, autorise toutes les corruptions et justifie l’opacité de sa gestion par son statut d’association (équivalent du statut d’association de la loi 1901 en France.). Il faut sans doute s’interroger sur la nature de la FIFA véritable machine à fric  dont bénéficient  ses dirigeants mais qui autorise aussi toute les dérives financières dans les clubs. Cette interrogation sur la nature de la FIFA concerne en faite la plupart des organisations internationales sportives. À commencer par le comité olympique (CIO), lieu de toutes les magouilles pour la localisation des jeux,  lui aussi disposant d’un statut d’association comme d’ailleurs la plupart des fédérations internationales des différentes  disciplines sportives. La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco pour des raisons de laxisme fiscal et d’absence de contrôle. Du coup c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong). Le sport a grand besoin d’assainir son organisation et pour cela de se doter de base juridique officielle, contrôlable et démocratique. Les autorités suisses ont donc procédé à de nouvelles arrestations, dont certaines ont été effectuées avant l’aube dans un hôtel à Zurich, dans le cadre de l’enquête pour corruption présumée au sein de la Fédération internationale de football (Fifa), rapporte le New York Times. La police de Zurich s’est contentée de dire qu’elle prenait des mesures aujourd’hui dans le cadre de cette enquête au nom de l’Office fédéral de la justice, lequel n’a pu être joint dans l’immédiat. Les forces de l’ordre ont ciblé des responsables actuels et passés de la Fifa pour des soupçons de racket, de blanchiment d’argent et de fraude, selon le New York Times. Plus d’une dizaine de personnes devraient être inculpées, parmi lesquelles ne figure pas Sepp Blatter, le président de la Fifa, poursuit le journal.’ alt=skip v:shapes= »cross_skip_82332″>  Cette nouvelle vague d’inculpations devrait particulièrement viser des responsables d’Amérique centrale et du Sud, selon le journal.

Platini : radié à vie par la mafia de la FIFA ?

Platini : radié à vie par la mafia de la FIFA ?

 

Cette fois la Fifa n’a pas fait dans la dentelle pour écarter définitivement Platini. Elle propose tout simplement sa radiation à vie. Une sentence rendue mardi par le sulfureux comité d’ « éthique » de l’organisation. Sulfureux parce que ce comité s’est souvent livré à de drôles de manœuvres en couvrant des faits   de corruption et qu’il est composé de membres qui militent en faveur d’autres candidats pour la présidence de la Fifa. Bref ce comité n’a d’éthique que le nom et la plupart des dirigeants de la Fifa sont impliqués dans des affaires de corruption. D’une certaine manière c’est un peu le tribunal de la mafia qui juge la mafia. Pourquoi aussi ne pas condamner Platini à la peine de mort ? Certes Platini n’est pas complètement blanc, il a aussi couvert certaines pratiques douteuses pour l’attribution de la coupe du monde. Les conditions de sa rémunération par la Fifa manquent  aussi sérieusement de clarté. Pour autant la proposition du comité d’éthique de la Fifa est complètement disproportionnée par rapport au fait reproché. Le comité d’éthique de la Fifa a donc requis mardi la radiation à vie contre Michel Platini. Jacques Vendroux, le directeur des sports de Radio France, a eu l’ancien joueur des Bleus au téléphone. Sa priorité désormais, c’est de « sauver son honneur ». L’avocat du président de l’UEFA. Me Thibaud d’Alès, avocat de Michel Platini, dénonce un « pur scandale » et la « démesure » d’une telle peine demandée. Le verdict final sera rendu en décembre. Il est reproché à Michel Platini d’avoir touché 1,8 million d’euros de la part de Joseph Blatter, président démissionnaire de la Fifa, pour un travail de conseiller achevé en 2002. Joint au téléphone par Jacques Vendroux, directeur des sports de Radio France, l’ancien joueur des Bleus veut désormais « sauver son honneur« , c’est sa priorité. Selon Jacques Vendroux, proche du président de l’UEFA, la première des préoccupations de l’ancien meneur des Bleus n’est plus la présidence du foot mondial, « il est dans un autre film« , explique-t-il : « Il ne parle plus d’être candidat à la présidence, il veut sauver son honneur, c’est sa priorité parce qu’on est en train de l’accuser d’un certain nombre de malversations qu’il assure n’avoir jamais commises« .   »Ce bannissement requis est conditionné à la preuve d’une corruption« , explique Me d’Alès, l’avocat de Michel Platini. « Mais il y a clairement une démesure de la peine requise. Elle ne repose sur rien dans le dossier« , poursuit-il. D’après lui, « la personne chargée de l’enquête » est plutôt une personne « chargée d’éliminer Michel Platini en vue de la présidence de la Fifa« . « En rendant public cela, il y a clairement une volonté de nuire. Les masques tombent les uns après les autres à la Fifa, il y a une instrumentalisation du calendrier électoral et une stratégie d’élimination du candidat Platini« , a ajouté l’avocat de l’ex-triple Ballon d’Or.

Athlétisme -fric- magouille : la mafia des organisations sportives internationales

Athlétisme -fric- magouille : la mafia des organisations sportives internationales

 

L’athlétisme est à la une de la corruption après d’autres fédérations (comme le FIFA -foot). Cette fois ce sont des membres de la fédération internationale qui monnayaient  leur services pour étouffer des contrôles positifs de dopage. Tout le  monde se servait ou presque y compris l’ancien président de la fédération Une urgence donc : dissoudre la Fifa et les autres organisations  sportives internationales  où fric et magouille régulent les décisions. Après la FIFA, c’est à la fédération d’athlétisme d’être mise en, cause. L’ex-patron de la fédération internationale (IAAF), Lamine Diack, a été mis en examen pour corruption par deux juges françaises.  Curieusement peu de responsables politiques français ou  étrangers réclament la dissolution des ces fédérations   qui brassent  des millions, autorisent toutes les corruptions et justifient  l’opacité de leur  gestion par leur  statut d’association (équivalent du statut d’association de la loi 1901 en France.). La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco (Athlétisme) pour des raisons de magouillage  fiscal et d’absence de contrôle. Du coup,  c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong). Le sport a grand besoin d’assainir son organisation et pour cela de se doter de base juridique officielle, contrôlable et démocratique.

 

Cyberattaque TV5Monde : la mafia russe soupçonnée

Cyberattaque TV5Monde : la mafia russe soupçonnée

 

ce ne serait pas une attaque de terroristes mais sans doute de la mafia russe manipulée par Poutine pour répliquer aux sanctions économiques contre la Russie suite au conflit avec l’Ukraine. Une attaque tout à fait en tout cas dans le style Poutine qui voulait faire porter le chapeau aux islamistes. .  L’enquête sur le piratage informatique dont a été victime la chaîne TV5 Monde il y a deux mois « s’oriente en effet  vers la piste de hackers russes », a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information de L’Express. « Ça vient minorer l’hypothèse d’une attaque terroriste », a ajouté cette source, alors que les premiers éléments avaient conduit le gouvernement à dire que la piste d’un acte terroriste était privilégiée. L’attaque, jugée « grave » par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), a été lancée dans la soirée du 8 avril.  Des messages de soutien à l’Etat islamique en anglais, arabe et français, et des messages menaçants à l’égard des soldats français, ont été postés sur les sites et comptes en ligne du groupe. Le piratage avait interrompu la diffusion des 11 chaînes de 22h00 à 05h00 du matin.  Selon L’Express, qui dit avoir remis aux enquêteurs des éléments d’analyse venus de son propre réseau sur demande de l’Anssi, les éléments mènent vers un groupe appelé « Pawn Storm », expression qui désigne un assaut multiple dans le langage du piratage.  Ce groupe, écrit l’hebdomadaire, a pris pour cible par le passé les systèmes informatiques de la Maison blanche, des membres de l’Otan, ou encore des dissidents russes et militants ukrainiens. « Ces différents exemples, et leurs liens directs avec les intérêts de Moscou, ont poussé la société de cybersécurité FireEye à approfondir ses investigations (…) Deux autres éléments viennent à l’appui de ses conclusions : les lignes de codes ont été tapées sur un clavier cyrillique et à des moments correspondant aux heures de bureau à Saint-Pétersbourg et à Moscou », rapporte L’Express. Yves Bigot, directeur de TV5 Monde, explique au magazine que la revendication par le « CyberCaliphate » pourrait être « un leurre » et que ceci lui a été suggéré par l’Anssi. Les relations entre la France et la Russie se sont tendues sur fond de conflit en Ukraine et de sanctions européennes visant des intérêts russes.

 

La méthode Balkany : celle de la mafia

La méthode  Balkany : celle de la mafia

Décidément Sarkozy ne sait guère choisir ses amis les plus fidèles, la preuve ce reportage accablant  sur France 2 qui montre comment Balkany véritable chef de la mafia locale s ‘est enrichi ; tout y passe la spéculation foncière, les pots de vins , l’argent public détourné, les menaces sur les opposants, les fausses déclarations fiscales et patrimoniales, les commissions sur des marchés internationaux, les comptes dans les paradis fiscaux etc. Avec en plus une vulgarité et un mépris des contradicteurs lors des conseils municipaux qui transforment la démocratie en cirque pathétique. La démonstration en tout cas qu’on peut s’enrichir en politique avec forcément la complicité de certaines institutions car il y a trente ans que le business Balkany fonctionne. Jusque là, la justice « intraitable » vis-à-vis des voleurs de poules n’avait pas jugé utile de se  formaliser pour si peu. Elle se réveille enfin ; mais si c’est comme pour l’affaire Tapie ( qui dure depuis 20 ans) les Balkany n’ont pas lieu d’être inquiets. Surtout si Sarkozy revient et qu’on passe un coup d’éponges sur ses propres casseroles et celles de ses amis.  Dans le documentaire « Affaire Balkany, le poids du scandale », diffusé ce soir sur France 2, Jean-Pierre Aubry, l’homme de confiance, se détache du sulfureux couple qui dirige la mairie de Levallois. « J’étais le con du dîner de cons », témoigne-t-il. L’argent sans l’impôt sur la fortune, les propriétés à l’étranger, les programmes immobiliers… Dans un sujet diffusé jeudi dans « Complément d’enquête », sur France 2, le journaliste Romain Verley décortique le système Balkany. Pendant des mois, il a enquêté à Levallois-Perret, notamment pour percer le mystère de l’immobilier dans cette ville dont le député-maire (LR) Patrick Balkany détient les clés depuis vingt-cinq ans, expliquait le journaliste en achevant le montage du documentaire, hier en fin de journée. Romain Verley a accepté de dévoiler une partie du contenu de son reportage.. Pressions et intimidations seraient la méthode utilisée pour convaincre les occupants de logements destinés à être détruits de quitter les lieux. Un témoin le raconte. Le journaliste a remonté la trace d’au moins une commission versée par un « intermédiaire obscur » en marge d’un programme immobilier. Un virement de 31 000 $ ( environ 27 500 €) pose question, puisque l’argent aurait atterri sur le compte de la société du Lichtenstein, qui détient la désormais célèbre villa Pamplemousse, sur l’île Saint-Martin, aux Antilles, où le couple Balkany avait ses habitudes avant que la justice ne leur interdise de quitter le territoire. Ni la villa Pamplemousse ni le Riad de Marrakech, principaux lieux de villégiature du couple de Levallois ne leur appartiennent officiellement. Placée en garde à vue en mai 2014 dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à Paris sur son train de vie et celui de son mari, Isabelle Balkany, première adjointe du maire, « a avoué qu’elle est l’unique propriétaire de la villa », relève Romain Verley en s’appuyant sur l’enquête de la brigade financière. Quant au Riad de Marrakech, les frais de notaire auraient été réglés avec de l’argent en provenance de comptes étrangers. L’ombre du cheikh saoudien qui voulait s’offrir les tours jumelles à Levallois, projet pharaonique abandonné en 2011, plane aussi sur Marrakech. . Si les époux Balkany ont refusé de répondre aux questions de « Complément d’enquête », Jean-Pierre Aubry, le fidèle homme de confiance du maire de Levallois, apparaît dans le sujet. Présenté comme la clé de voûte du système, l’ex-président de la société d’économie mixte de Levallois et ancien directeur de cabinet de Patrick Balkany « est le propriétaire du Riad, mais il dort toujours à l’hôtel quand il se rend à Marrakech ». Fidèle parmi les fidèles, Jean-Pierre Aubry — également mis en examen dans l’affaire de blanchiment de fraude fiscale étendue à des soupçons de corruption — affirme qu’il n’a jamais touché un centime pour services rendus mais apparaît « très gêné », souligne Romain Verley. Peut-être tente-t-il de s’éloigner un peu de son ami de trente ans, dont les ennuis judiciaires deviennent sérieux. « J’étais le con du dîner de cons », a déclaré Jean-Pierre Aubry, sans savoir que ses propos étaient enregistrés.

Coupe du monde au Qatar: ou la mafia du foot

Coupe du monde au Qatar: ou la mafia du foot

Il est confirmé d’après un rapport du conseil de l’Europe que l’attribution de la coupe du monde de foot en 2022 n’a pu être possible que grâce à une vaste corruption Ce mardi 27 janvier, le Conseil de l’Europe appelle à un nouveau vote pour désigner le pays organisateur la Coupe du Monde 2022, alors que celle-ci doit se dérouler au Qatar. Dans un rapport, l’organisation inter-gouvernementale (chargée de la protection des droits de l’homme) parle d’une procédure « profondément entachée d’illégalité ».  Son rapporteur, lui, ne mâche pas ses mots et qualifie l’attribution de l’évènement au Qatar de « farce »… Il affirme avoir consulté des documents qui prouvent des versements d’argent en provenance de l’émirat, pour acheter le vote de certaines fédérations. Et il accuse l’instance dirigeante du football mondial d’avoir étouffé l’affaire.  Selon lui, une seule solution: annuler la procédure, et tout recommencer. Cette résolution, si elle est adoptée par les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, n’aurait aucune valeur contraignante. Mais elle constituerait une pression politique supplémentaire. Le tout alors que l’étau se resserre autour de la Fifa. Une coalition « pour une nouvelle Fifa » réclame de son côté plus de transparence.  Et les sponsors commencent à s’éloigner: cinq d’entre eux ont en effet lâché l’organisation depuis trois mois (Emirates, Sony, Continental, Johnson & Johnson et Castrol). La sérénité de Sepp Blatter va-t-elle flancher? Le mois dernier, le président de la Fédération internationale de football affirmait qu’il « faudrait vraiment un séisme » pour retirer l’organisation du Mondial au Qatar. Problème: les secousses se font de plus en plus fortes.

 

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