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Politique : l’insaisissable idéologie macroniste

Politique : l’insaisissable idéologie macroniste

 

Un papier de Thomas Wieder dans le monde qui s’interroge sur l’insaisissable nature du macronisme

C’était le 13 avril. Ce soir-là, pour la troisième fois depuis le début de l’épidémie de Covid-19, Emmanuel Macron s’adressait aux Français depuis l’Elysée. Face à 36 millions de téléspectateurs confinés – un record d’audience absolu pour une allocution présidentielle –, le chef de l’Etat déclara notamment ceci : « Nous sommes à un moment de vérité qui impose plus d’ambition et plus d’audace. Un moment de refondation. (…) Ne cherchons pas tout de suite à y trouver la confirmation de ce en quoi nous avions toujours cru. Non. Sachons, dans ce moment, sortir des sentiers battus, des idéologies, nous réinventer – et moi le premier. »

Se « réinventer » ? La formule, teintée d’autocritique, en rappelait d’autres. « J’ai changé, parce que j’ai eu à supporter le poids des affaires pendant sept ans », avait lancé Valéry Giscard d’Estaing, le 5 mai 1981, lors du débat d’avant second tour qui l’opposait à François Mitterrand. « Je serai différent, parce que j’ai déjà été président pendant cinq ansEt on ne reproduit pas les erreurs qu’on a pu commettre », avait déclaré Nicolas Sarkozy à Paris Match, un mois avant la présidentielle de 2012.

L’analogie s’arrête là. Contrairement à ses prédécesseurs, qui tinrent ces propos en pleine campagne pour leur réélection, Emmanuel Macron est encore loin de la fin de son mandat. Mais, surtout, les mots qu’il prononça le 13 avril sont bien plus forts que ceux de Valéry Giscard d’Estaing ou de Nicolas Sarkozy. En promettant ni plus ni moins de se « réinventer », l’actuel chef de l’Etat a choisi, ce soir-là, de renouer avec l’imaginaire qu’il convoqua au moment de se lancer à la conquête de l’Elysée, et que résumait le titre du livre qu’il publia à l’époque : Révolution (éditions XO, 2016).

Depuis la crise liée au Covid-19, une nouvelle « révolution » macronienne serait donc en marche. Six mois plus tard, il est sans doute prématuré de vouloir en mesurer la portée. En revanche, il n’est pas trop tôt pour évaluer la nature de la première. Après tout, c’est le président lui-même qui invite à dresser un tel bilan : en prétendant aujourd’hui se « réinventer », il s’expose logiquement à ce que l’on s’interroge sur ce qu’il a « inventé » jusqu’à présent. Telle est la question que Le Monde a posée à une douzaine d’analystes et de chercheurs de différentes disciplines, français et étrangers, et que l’on peut formuler ainsi : le « macronisme » existe-t-il ?

 

L’imposture macroniste

 L’imposture macroniste

 

Non seulement Macron est difficilement compréhensible  avec ses discours à prétention philosophico- économique (qui plaisent tellement aux « élites » !) mais il n’est même plus écouté par les couches populaires notamment les gilets jaunes ; Son emphase mondaine, sa dialectique évangéliste, sa posture professorale et surtout son arrogance  quasi monarchique ne passent plus. Au delà des aspects quantitatifs qui alimentent le mouvement des gilets jaunes,  c’est le mépris des classes dirigeantes qu’incarne Macron qui est rejeté.  La déception vis-à-vis de Macron est d’autant plus importante que certains espéraient un véritable changement chez celui qui incarnait de fait le dégagisme et la rupture avec l’ancienne classe politique. Ceci étant, on doit relativiser la victoire de Macron,  élu comme souvent par effraction, davantage par rejet de François Hollande que par adhésion au projet macroniste On objectera que cette ambiguïté a déjà existé lors d’autres consultations présidentielles. Les élus à la magistrature suprême  se croient  investis pour mettre en œuvre un programme alors qu’ils ne sont réellement soutenus que par 20 à 25 % des électeurs. Macron, lui, a obtenu 24 % (mais 14% des inscrits).  Aujourd’hui c’est le retour à ce score puisqu’autour de 75 % des Français qui rejettent sa politique. L’atout premier de Macron,  c’était sa jeunesse, son culot et surtout le sentiment d’être sorti de nulle part. De s’être  affranchi des partis et autres groupes de pressions. Macron donnait l’impression de n’être ni à gauche ni à droite, bref ailleurs. On sait maintenant que cette élection n’a été permise que par le soutien des milieux financiers avec la médiation de Pierre Juillet, ancien secrétaire général de l’Élysée, d’Alain Minc conseiller des plus grands groupes ou encore de Jacques Attali, lui aussi conseiller des princes. Macron a rapidement oublié qu’il avait été ministre d’un gouvernement socialiste pour mettre en place dès son élection une politique de droite, se hâtant  de distribuer les cadeaux fiscaux aux plus nantis qui l’ont soutenu et maintenant à la recherche de ressources pour boucher les trous. Malheureusement la fiscalité a tué le pouvoir d’achat et la croissance. Contrairement aux idées reçues, Macron n’a pas de compétences (ni de formation) en matière économique et il est évident qu’il manifeste une certaine distance voire une condescendance avec le champ social. Bref, Macron est un incompétent dangereux doublé d’un personnage arrogant et prétentieux que l’opinion publique ne supporte plus. Le macronisme est une escroquerie intellectuelle, ce n’est que le retour de la vielle droite avec sa horde de courtisans incapables, qui se contentent d’ânonner obséquieusement la parole jupitérienne de Macron. «  J’assume,…. on ne lâche rien, ….on  maintient les réformes, ….on applique le programme. »  Autant de formules creuses qui cachent mal le vide idéologique et l’absence de connaissances des réalités. Le macronisme est une imposture et constitue sans doute aujourd’hui la plus grande menace pour le pays. Du point de vue économique, social mais aussi sociétal.




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