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Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron, ancien banquier d’avoir gagné plus d’un million par an mais on peut s’étonner qu’il ait été choisi comme ministre d’un gouvernement socialiste. Un choix qui en dit long sur la sociologie des dirigeants du PS. A cet égard le rapport entre le PS et l’argent a toujours été ambigu. Officiellement le PS n’aime pas les riches (Hollande  » l’ennemi c’est la finances »!) d’où la fameuse et  fumeuse taxe de 75% (mais détournée de son objet puisque payée par les entreprises et non par le contribuable concerné°). Pour d’ailleurs pourquoi se priver puisque Hollande lui-même qui n’a pratiquement jamais mis les pieds à la Cour des comptes touchera quand sa retraite de haut fonctionnaire. Il n’y a pas de petits profits ! C’est toute le drame de ce parti censé représenter les couches populaire et qui ne compte dans les rangs de ses dirigeants que des bourgeois et-ou-ou  des apparatchiks professionnels de la politique. D’après , la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp) a ainsi publié ses déclarations de patrimoine et d’intérêts.  A seulement 37 ans, Emmanuel Macron apparaît comme l’un des ministres les plus fortunés du gouvernement. En 2011, il a ainsi déclaré 403.600 euros correspondant à son salaire chez Rothschild, mais aussi 706.300 euros issus de « bénéfices industriels et commerciaux » et 291.300 euros provenant de « parts de dividendes dans les sociétés du groupe Rothschild ». Au total, sa rémunération a donc atteint 1,4 million d’euros pour cette seule année.  Au cours des 5 mois suivants, le ministre a touché près d’un million d’euros pour ses activités au sein de l’établissement bancaire, qu’il a quitté en mai pour rejoindre l’Elysée. Nommé secrétaire général adjoint, il y a gagné 100.811 euros, ce qui porte sa rémunération totale à 1,09 million d’euros en 2012.  Côté patrimoine, Emmanuel Macron déclare un appartement de 83 m² dans le 15e arrondissement de Paris, acheté 820.000 euros et dont la valeur est maintenant estimée à 935.000 euros.  Possédant une voiture de marque allemande achetée 40.000 euros en 2005, il fait également état d’un patrimoine financier d’environ 1,2 million d’euros, si l’on additionne ses différents placements, comptes bancaires, etc.  Une situation confortable qui suscite déjà certaines interrogations, puisque L’Express avait révélé en septembre dernier que le patron de Bercy n’était pas assujetti à l’impôt sur la fortune (ISF). Or, Emmanuel Macron a déclaré 2,5 millions d’euros au total sur les années 2011 et 2012. Une situation qui est excusable Macron n’est même pas au PS !

Loi Macron : l’assemblée nationale contre

Loi Macron : l’assemblée nationale contre

 

 

 

Pour résumer personne ou presque ne soutient la loi Macron sauf Mariton et les radicaux de gauche. Comme c’était prévu,  cette loi fourre-tout sera donc détricotée et au final, il ne restera pas grand-chose. Le gouvernement va être contraint  de lâcher sur de nombreux peints y compris vis-à-vis de sa majorité mais le compromis final risque de tordre le coup à la volonté réformatrice de Macron. Au nom  des soixante-dix membres de la commission spéciale formée pour examiner la loi Macron le  rapporteur général, Richard Ferrand, a proposé que l’ouverture du travail le dimanche – dont la compensation reste à définir par des accords de branche – soit tout de même encadrée par un « plancher » fixé par la loi. Emmanuel Macron a retoqué cette idée en précisant que la fixation nationale d’un plancher de compensation risquait de mettre en difficulté de petites entreprises pour qui, par exemple, le doublement du salaire le dimanche est impossible. Il estime que le principe selon lequel il n’y aura pas d’ouverture le dimanche sans accord de branche est en soi suffisamment protecteur et souple. À l’UMP, Hervé Mariton, favorable au texte, reste isolé à ce jour. Le groupe UMP s’est exprimé contre ce texte, dont l’ampleur est minimisée. Au mieux, le groupe UMP apportera un soutien ponctuel sur quelques mesures utiles. Le groupe UDI se dit quant à lui « perplexe », s’agissant des dispositions touchant les professions réglementées, et souhaite faire des propositions.  Le groupe écologiste a égrainé de multiples craintes, notamment du fait que le texte ne s’inscrivait pas dans une philosophie de croissance verte, ne serait-ce qu’en raison de la promotion des lignes d’autocar. Le recours à de nombreuses ordonnances n’a pas non plus été du goût du groupe écologiste. Le groupe communiste a, lui, dénoncé une entreprise libérale, un « recul social » pris sous la dictée de Bruxelles. Ce qu’Emmanuel Macron a nié : « L’idée qu’il puisse y avoir un accord pétrole contre nourriture avec Bruxelles ne correspond pas aux traités européens que vous avez ratifiés », a rétorqué le ministre. Avant de moquer gentiment les communistes, qui prennent soudainement la défense des professions réglementées, selon le ministre, comme celle d’ »une nouvelle forme de prolétariat ». Il n’y a guère qu’Alain Tourret, au nom du groupe des radicaux de gauche, qui se soit montré véritablement enthousiaste vis-à-vis de la loi Macron. Le député du Calvados a provoqué des brouhahas de mécontentements chez les députés UMP en soulignant que la « valeur travail est une valeur de gauche » à propos de laquelle « Nicolas Sarkozy a fait un hold up ». Tourret a tout de même marqué une réserve à propos du statut de l’avocat d’entreprise que la loi Macron veut instaurer. Le député radical souligne que la profession d’avocat est attachée à la liberté de plaider, ce qui ne sera pas le cas des avocats d’entreprise. Emmanuel Macron ne fait pas de cette disposition « un point dur » de sa loi et se dit prêt à des concessions.

 

Sondage Macron : les patrons doutent

Sondage Macron : les patrons doutent

 

Les patrons sont moins enthousiastes que l’opinion générale à l’égard de Macron. Ils ont sans doute raison car Macron vit aujourd’hui sur sa posture de nouveau ministre qui veut faire de réformes. Vis-à-vis du Hollande, ringard et   discrédité,  il apparait forcément plus réformateur. En fait comme la loi Macron est une fourre tout finalement sur de questions assez accessoires l’opinion générale a du mal  à apprécier l’enjeu de cette loi. Pas les patrons qui connaissent mieux l’économie réelle et qui doutent. Ils savent évidemment que cette loi Macron n’est pas à la hauteur de l’enjeu, comme ils savent que la question de la fiscalité et des procédures bureaucratique sont loin d’être réglées. Des patrons qui ne veulent se contenter d’intentions mais qui veulent d’actes. D’où sans doute auusi leurs réticences à s’engager dans le pacte de responsabilité (pas encore en application) eu égard à l’environnement déprimé notamment sur le plan économique.   En attendant, seulement 44% des dirigeants lui font confiance pour prendre des mesures en faveur des ETI, et ils sont 43 % à penser qu’il est capable de le faire pour les PME, selon le baromètre OpinionWay pour BFM Business (1) publié ce lundi 15 décembre.  Ils ne sont pas plus confiants quant au développement des entreprises françaises : 40% des dirigeants pensent que le ministre de l’Economie peut le favoriser. Quant à l’allégement de la fiscalité, ils sont très pessimistes, puisque seulement 24% des patrons lui accordent leur confiance pour y parvenir.  Pour Charles-Henri d’Auvigny, directeur général adjoint d’OpinionWay, cette défiance serait principalement due au calendrier : « pour l’instant les mesures qu’il (Emmanuel Macron, ndlr) a proposé ne sont pas encore entrées en application. Par ailleurs le pacte de responsabilité qu’il doit porter, n’est pas non plus encore mis en application », avance-t-il. Pour rappel, le pacte de responsabilité, présenté il y a tout juste un an, doit faire bénéficier les entreprises de 40 milliards d’allégements d’impôts sur trois ans. Ainsi la première vague de baisse de prélèvement doit intervenir l’année prochaine, pour les salaires compris entre 1 et 1,6 Smic, pour un montant de 5,5 milliards d’euros. Et plusieurs mesures de réduction de la fiscalité des entreprises n’entreront en vigueur qu’à partir de 2016. « Concrètement, le chef d’entreprise lui voit des mesures qui viennent complexifier sa gestion quotidienne, comme le compte pénibilité, et par contre derrière, les autres mesures qui doivent venir simplifier sa vie, il ne les voit pas ou peu », poursuit  Charles-Henri d’Auvigny. C’est ainsi que seulement 37% des patrons pensent qu’Emmanuel Macron est en mesure de simplifier les démarches administratives qui paralysent les entreprises. De même, ils ne sont que 36% à penser qu’il va apporter de la flexibilité dans le marché de l’emploi.

 

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Finalement Juppé a raison, la loi Juppé se réduit à peu de choses ; sans doute auusi pourquoi elle est approuvée par les Français, car c’est une réforme économique complètement marginale. « La loi Macron (du nom du ministre de l’Économie, NDLR), c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. On nous a annoncé que ça allait révolutionner la façon dont les entreprises fonctionnent. Y a pas grand-chose dans cette loi », a déclaré le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à l’élection présidentielle en 2017, invité de l’émission La voix est libre sur France 3 Aquitaine.  Le texte présenté mercredi par Emmanuel Macron suscite de fortes réticences chez plusieurs élus socialistes, comme Martine Aubry, qui entendent peser pour le faire amender très sensiblement. « Quand on voit l’opposition de la gauche de la gauche, on se dit que l’immobilisme et le conservatisme au Parti socialiste sont vraiment des valeurs sûres », a ajouté Alain Juppé.  La principale pierre d’achoppement est le chiffre de 12 dimanches travaillés par an figurant dans le projet de loi, le PS souhaitant le ramener à « 5 à 7 dimanches ». « Pour le travail le dimanche, moi, je suis pour plus de liberté », a commenté le maire de Bordeaux : « Franchement, vivons dans le monde où nous sommes (…), est-ce qu’il serait vraiment scandaleux que les Galeries Lafayette sur le boulevard Haussmann à Paris soient ouvertes le dimanche ? » « Les gestionnaires des Galeries Lafayette disent que si c’est ça, on crée 1 000 emplois et des millions de touristes qui sont dans Paris viendront » y faire leurs achats. « Donc, il faut là aussi de la souplesse et la loi Macron est de ce point de vue extrêmement timide », a conclu Alain Juppé.

Sondage : 63% pour loi Macron !!

Sondage : 63% pour loi Macron !!

 

 

Un sondage ambigu car  la loi Macron est un fourre-tout. Macron soutenu par une majorité sans doute davantage en raison de son image que des propositions très disparates et floues y compris sur le travail du dimanche en matière de compensation. Une majorité de Français se déclare favorable à la loi Macron, et donne raison au ministre de l’Economie face à la maire de Lille Martine Aubry sur la question de l’élargissement du travail dominical, selon un sondage Odoxa pour iTélé publié ce samedi. Le projet de loi sur l’activité et la croissance dit « loi Macron » est importante pour l’économie pour 63% des personnes interrogées dans ce sondage. « Il n’y a pas de clivages partisans sur cette question, les sympathisants de gauche (65%) comme de droite (57%) la jugent importante », souligne l’étude.  Par ailleurs, 6 personnes interrogées sur 10 donnent raison à Emmanuel Macron contre Martine Aubry sur la question de l’élargissement du travail du dimanche, une des principales mesures du projet : 59% considèrent que c’est une avancée sociale contre 41% qui estiment que c’est une régression. Enfin, 53% des Français ont une bonne opinion du ministre de l’Economie, contre 46% qui en ont une mauvaise.

 

Macron: pas de double paie systématisée le dimanche

Macron: pas de  double paie systématisée le dimanche

Au départ on avait avancé le doublement de la paye pour le travail du dimanche mais Macron fait maintenant machine arrière En fait d’après lui tout dépendra de la situation des magasins. La loi va se limiter aux principes de compensation et ce sont des accords de branches qui vont – peut-être – prévoir les modalités concrètes. Le travail du dimanche continue de cristalliser les tensions, même au sein de la majorité où Martine Aubry  y voit une régression sociale. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui au travers de sa loi pour la croissance souhaite élargir l’ouverture dominicale à 12 semaines par an, y voit pour sa part une avancée pour les 30% des Français qui travaillent le dimanche car ils auront plus de droits.   »ll y a 600 zones touristiques où les Français travaillent sans aucune obligation de compensation. Désormais, sans compensation, il n’y aura pas d’ouverture le dimanche », a rappelé Emmanuel Macron, sur RTL ce 11 décembre. Et cela sera obligatoire, quelle que soit la taille de l’entreprise.  Pour Macron, la proposition du secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert de doubler le salaire le dimanche lui semble difficilement généralisable. « Faites deux secondes l’épreuve du réel, doublez le salaire, voyez si un petit magasin peut payer double. Il fermera », a-t-il affirmé. Il reconnaît que les montants pourront varier selon la situation des magasins ouverts même si « il y aura sans doute des branches qui prévoiront de payer double. »

 

La loi Macron : « la loi Bruxelles » (Philippot)

La loi Macron : « la loi Bruxelles »  (Philippot)

 

Philippot  ( comme Aubry !) n’a pas complètement tort, la loi Macron n’est pas destinée prioritairement à la modernisation de l’ économie mais à donner des gages à Bruxelles (et à l’Allemagne). Ses effets sur l’économie seront complètements marginaux mais c’est une loi d’affichage  qui cache mal  en faia=t l’incapacité du gouvernement à réaliser vraiment de réformes structurelles ; « On voit bien que c’est toujours la même logique, c’est une logique de détricotage social, libéralisation, dérèglementation, privatisation. La loi Macron devrait s’appeler la loi Bruxelles. Monsieur Macron n’est, comme ses prédécesseurs, qu’un pion de Bruxelles », estime Florian Philippot, vice président du Front national, sur le plateau du Grand soir 3 mercredi 10 décembre. « Il s’évertue en bon petit soldat de l’Européisme à faire ce qu’on lui demande de faire pour adapter la France à la mondialisation sauvage, sauf que ça ne produit pas de résultats », ajoute-t-il.  « Martine Aubry se positionne vis-à-vis de 2017, dans un trou et un petit jeu politicien », analyse Florian Philippot. « Si on est cohérent, on doit aller jusqu’au bout du raisonnement et remettre en cause l’Union européenne. » Si la loi sur le travail le dimanche passe, « les communes frontistes appliqueront la loi. Mais nous changerions radicalement de voie si nous arrivions au pouvoir national. Et cela devient urgent », déclare Florian Philippot. En France, les touristes dépensent moins qu’ailleurs. 1 514 euros aux Etats-Unis, 1 007 euros en Allemagne, 998 euros en Angleterre et seulement 520 euros en France. « Je n’ai pas très envie que la France soit un grand musée pour touristes chinois ou américains. Il faut relancer l’industrie », propose Florian Philippot. « Le travail le dimanche c’est un acquis, je ne suis pas pour le retour au 19ème siècle », ajoute-t-il.

 

Loi Macron : une loi pipeau

Loi Macron : une loi pipeau

 

C’est assurément une loi qui va faire parler delle au sein de la gauche mais qui laissera peu de traces. D’abord parce que c’est un fourre-tout qui ne traite pas véritablement de la compétitivité de l’économie ensuite parce que cette loi sera détricotée par la gauche elle même. Il ne restera que le nom ou presque. Mais pour le gouvernement c’est peut-être l’essentiel : afficher une loi de modernisation qui n’en est pas une mais qui affiche un pseudo volonté de s’attaquer aux réformes structurelles. Pour satisfaire l’opinion des réformateurs mais aussi pour donner des gages à Bruxelles et à l’Allemagne. Cette loi de bric et de broc, sorte de vide grenier, n’aborde nullement la question centrale de la pression fiscale, de la bureaucratie française, de la réforme de l’Etat ou encore du temps de travail (le temps de travail en France est le plus faible en France). En fait tout va surtout tourner autour du travail du dimanche, question qui peut présenter un intérêt dans certaines zones touristiques et pour certaines activités commerçantes mais qui n’es certainement pas susceptible de relancer la croissance. Comme cette  loi est vide , le travail du dimanche  sera le point d’ancrage des contradictions à gauche. Finalement Valls fera du Hollande et trouvera un compromis boiteux pour satisfaire à la fois les réformateurs et la fronde. Bref beaucoup de bruit pour rien. Et quoi en tout cas occuper la Une pendant des semaines, un vrai débat à la française sur des crottes de chat.

Loi Macron, c’est quoi ? Une modernisation de l’économie ou un fourre-tout ?

Loi Macron, c’est quoi ? Une modernisation de l’économie ou un fourre-tout ?

 

L’ambition du gouvernement  était de moderniser l’économie française, en fait la loi Macon est une sorte d’inventaire à la Prévert qui traite de tout et surtout de rien ; Elle évite surtout de parler des facteurs explicatifs structurels qui entame la compétitivité (fiscalité, procédures, temps de travail, réforme de l’Etat).  En fait une vraie loi fourre-tout qui non seulement ne répond pas du tout à l’enjeu (croissance, emploi) mais qui en plus risque d’être déshabillée par la gauche elle même.

  • Travail le dimanche

Le nombre d’ouvertures le dimanche est prévu pour passer de 5 à 12, selon le texte mais Emmanuel Macron serait prêt à débattre de ce chiffre lors de débat parlementaire. En outre, il proposera des « zones touristiques internationales » autorisant le travail dominical tous les soirs jusqu’à minuit. L’ouverture des commerces le dimanche est également prévue dans une vingtaine de grandes gares.

Concernant les compensations pour les salariés, les contreparties obligatoires comme le repos, ou le salaire sont prévues. Pour les PME de moins de 20 salariés, ce serait à chaque branche, territoire ou entreprises de négocier.

  • Statut d’avocat en entreprise conservé

Le statut d’avocat en entreprise est maintenu dans le texte alors qu’Emmanuel Macron avait laissé entendre le contraire vendredi 5 décembre, selon Les Échos.

Idem pour les tribunaux de commerce: « La présence de juges consulaires en appel et la spécialisation des tribunaux de commerce pour rapatrier les plus grosses affaires dans les tribunaux les plus importants » est conservée dans le texte, selon le journal.

  • Libéraliser le transport par autocar

Mieux relier les grandes villes françaises. C’est dans cet objectif que le texte propose de libéraliser le transport par autocar. Selon Les Échos, le gouvernement prévoit de nouvelles dessertes à un prix inférieur à celui du train.

  • Développer l’épargne salariale

L’objectif est d’améliorer l’épargne salariale dans les PME de moins de 50 salariés. Un forfait social plus faible sera proposé pour les entreprises qui fixent un accord « d’intéressement et de participation pour la première fois ».

  • Modernisation du dialogue social

Finalement, ce ne sera pas au menu de la loi Macron selon le quotidien. Toutefois, un projet de loi chapeauté  par le ministre du travail François Rebsamen serait présenté au Parlement au 1er semestre 2015.

  • Professions réglementées

Le texte prévoit notamment de libéraliser l’installation des nouveaux arrivants chez les huissiers, notaires et commissaires-priseurs. Mais également de bouleverser les grilles tarifaires ou de permettre l’ouverture du capital des sociétés à d’autres professions (y compris chez les avocats).

 

Aéroport de Toulouse : Macron ment (Mamère)

Aéroport de Toulouse : Macron ment (Mamère)

 

Noël Mamère accuse Macron de mentir à propos de la vente de l’aéroport aux chinois. « Vous nous dites qu’il s’agit (…) d’une ouverture du capital. Ce n’est pas vrai, vous mentez devant la représentation nationale, pour la simple et bonne raison que vous n’avez pas évoqué le pacte d’actionnaires » entre l’Etat et les acquéreurs, a affirmé le député, au cours de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale. Ce pacte permet « à l’acquéreur chinois de faire ce qu’il veut dans le rachat de l’aéroport de Toulouse », a ajouté Noël Mamère, brandissant un document présenté comme un fac-similé de ce pacte d’actionnaires. Le site d’information en ligne Mediapart avait publié dimanche ce document, non daté et non signé, qui stipule que l’Etat ne s’opposera pas aux « décisions prises en conformité avec le projet industriel » de « l’acquéreur » et qu’il appartiendra à ce dernier de nommer les trois membres du directoire de la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse. « Oui, nous avons des conventions de vote, mais en même temps, la négociation (…) qui a été menée pour conduire à cette opération a garanti une minorité de blocage aux collectivités locales sur le plan stratégique, sur le plan d’investissement et sur les grandes décisions », a répondu Emmanuel Macron Pour le ministre d’ailleurs, le document publié par Mediapart, est  »incomplet », a-t-il justifié, avant d’assurer :  »Je me réengage à ce que (l’Etat reste) à hauteur de 10% au capital ». Le gouvernement a annoncé jeudi dernier la cession de 49,99% du capital de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) au consortium chinois Symbiose. Les pouvoirs publics conservent 50,01%, répartis entre 10,01% à l’Etat, 25% à la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse (CCIT) et 5% chacun à l’agglomération Toulouse métropole, au département de Haute-Garonne et à la Région Midi-Pyrénées.

 

La loi Macron : un fourre-tout, un vide grenier controversé

La loi Macron : un fourre-tout, un vide grenier  controversé

 

Ce qui caractérise d’abord cette loi c’est son caractère fourre-tout : une loi normalement destinée à moderniser l’économie et qui  ressemble à un inventaire à la Prévert où on traite auusi bien des notaires, que des transports par car ou du travail du dimanche ; En réalité c’est la suite du travail de Montebourg qui a interpellé chaque ministère pour qu’on lui formule une ou deux idées d’où cette impression de patchwork. La principale controverse va concerne le travail le dimanche. Justifié par Valls pour permettre aux touristes notamment aux chinois de faire leurs emplettes !  Si le travail du dimanche peut se concevoir dans ce cas là par contre on voit mal quelles seraient les réserves d’emplois et de croissance pour par exemple les magasins de bricolage ou d’ameublement. Ce qui est acheté le dimanche ne le sera pas le lundi. En bref cette loi ressemble à un « vide grenier » et comme dans tout les vides greniers peu de chose seront achetées (par l’assemblée nationale) ;  Le projet de loi Macron n’est donc pas encore présenté qu’il divise en effet fortement la gauche, y compris les socialistes, et une majorité semble pour l’heure difficile à dégager, en particulier sur la question épineuse du travail dominical. Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a déjà lancé des appels « à l’unité » sur le texte : s’il y a des « réserves », « après le temps du débat, il fau(dra) le temps du compromis ».   »Réserves », le mot est faible. L’aile gauche du PS, pour la première fois, appelle à « voter contre », y voyant « la remise en cause de tous les combats historiques de la gauche ». Le député « frondeur » Christian Paul, proche de Martine Aubry, a une position d’ »hostilité » a priori, parce que le texte « participe d’une mise sous pression des salariés ». Le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis lui-même a plaidé pour que le projet de loi, qu’il a qualifié de « fourre-tout », revienne « à son objet initial, c’est à dire la lutte contre la rente ». Point d’achoppement chez les socialistes : l’assouplissement du travail dominical pour les commerces non alimentaires (passage de 5 dimanches à 12 dimanches par an). Olivier Faure, député (PS) de Seine-et Marne, a prévenu ce lundi qu’il n’y avait pas de « majorité » de gauche à l’Assemblée pour voter la mesure. Le Parti socialiste, dans un « memorandum » envoyé la semaine dernière au ministre de l’Economie et dont l’AFP a obtenu copie, écrit qu’il n’est « pas nécessaire d’aller sur l’ensemble du territoire national au-delà de cinq dimanches ouverts par an ». Il ne souhaite pas non plus « banaliser le travail de soirée jusqu’à minuit », jugeant que le travail au-delà de 21H00 reste « un travail de nuit » Dans les deux cas, « la compensation salariale » doit demeurer « la règle », et ce « pour toutes les entreprises de plus de 10 salariés » ajoute le parti, qui souhaite une « loi de gauche » pour la croissance et l’activité. Malgré tout, Manuel Valls s’est dit ce lundi soir « optimiste » sur l’adoption du projet de loi : « Moi, je suis toujours optimiste à partir du moment où il y a un bon débat et nous arrivons les uns et les autres à avancer dans un seul intérêt qui est l’intérêt général ». Le débat devra également se faire avec les partenaires de la majorité à l’Assemblée nationale, les écologistes. S’ils ont obtenu le retrait de l’article concernant l’enfouissement des déchets nucléaires, les écologistes n’en demeurent pas moins « circonspects ».

 

Loi Macron : une carte professionnelle obligatoire pour travailler

Loi Macron : une carte professionnelle obligatoire pour travailler

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, devrait lancer quelques pistes dès ce dimanche lors de son interview sur France 2. Dans un document envoyé au Conseil d’État que RTL s’est procuré, on y découvre notamment que les professionnels du bâtiment vont obtenir un moyen nouveau pour lutter contre le travail illégal venu de l’étranger : une carte professionnelle que devra porter tout employé sur un chantier. C’était une demande très forte de la profession.  Le ministre du Travail, François Rebsamen, l’a dit ouvertement : sauf arbitrage de dernière minute, cela figure dans la loi Macron. L’idée est d’obliger toute personne qui travaille sur un chantier de BTP à avoir une carte reconnue par les professionnels du bâtiment et par l’inspection du travail. Cette carte devra être détenue par un salarié en CDI, en intérim ou un employé qui vient d’un autre pays et qui a été embauché pour quelques mois en France.  C’est une vieille demande de la Fédération du bâtiment qui veut ainsi lutter contre le travail illégal et limiter la concurrence des ouvriers roumains, polonais ou portugais qui sont en moyenne 25 à 30% moins cher, y compris quand ils travaillent en toute légalité. Un peu plus de 150 inspecteurs du travail seront chargés de contrôler cette carte sur les chantiers. Elle serait munie d’une puce électronique avec le nom de l’ouvrier, la nature de son contrat et s’il est étranger, la date d’entrée et de sortie de France. En cas d’infraction, l’employeur sera condamné à 2.000 euros d’amende par travailleur non déclaré et 4.000 euros en cas de récidive. Le Medef défend cette idée, mais les artisans du bâtiment sont plus dubitatifs.

« Echec du pacte de responsabilité » ( Macron)

« Echec du  pacte de responsabilité » pour Macron

Curieux pour un ministre de l’économie de déclarer que le pacte de responsabilité est déjà un échec. D’abord il faudrait en imputer la responsabilité au gouvernement et surtout à Hollande qui n’a cessé de proclamer bien imprudemment que le remède miracle à la croissance et au chômage c’était ce fameux pacte de responsabilité ; ensuite Macron fait l’impasse sur la conjoncture économique, très mauvaise avec une croissance à peu près nulle qui évidemment empêche les patrons de s’engager sur l’emploi.  « Dans pacte de responsabilité, il y a responsabilité. (…) Très peu d’accords de branche ont été signés. C’est un échec et c’est aussi le sien », a déclaré le ministre, en référence au patron du Medef, Pierre Gattaz. Certes Gattaz n’est pas complètement blanc et pour le moins ses déclarations sont assez contradictoires ; pour autant l’erreur fondamentale est d’avoir tout misé sur ce pacte de responsabilité (curieux nom au demeurant) alors que  l’environnement économique exigerait bien d’autres réformes notamment structurelles. En cause évidemment le poids de l’Etat (et son armée de fonctionnaires) qui plombe la compétitivité et tue l’initiative. Du coup le MEDEF  organise mercredi 3 décembre une mobilisation contre la politique économique du gouvernement, après les manifestations de la CGPME lundi, à Paris et Toulouse. Chaque branche professionnelle doit engager des négociations entre syndicats et patronat pour prévoir des contreparties aux 40 milliards d’euros de baisse de prélèvements accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.  Concernant le compte pénibilité, fortement décrié par les organisations patronales qui le jugent « inapplicable », Emmanuel Macron a confirmé qu’un « groupe de travail » de PME plancherait pour « rendre la pénibilité supportable pour les entreprises », lesquelles y seraient représentées.  François Hollande avait annoncé le 6 novembre qu’un chef d’entreprise et un parlementaire seraient associés à la mission sur l’application du compte pénibilité, confiée en octobre à Michel de Virville, conseiller-maître à la Cour des comptes qui avait établi le mode d’emploi du compte cet été.  Cette mesure phare de la réforme des retraites, qui rentrera partiellement en vigueur le 1er janvier, donne la possibilité aux salariés subissant des conditions de travail difficiles de partir plus tôt à la retraite.  Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, s’est entretenu lundi après-midi avec le ministre de l’Economie. Emmanuel Macron a assuré le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises qu’un dirigeant de très petite entreprise ou de PME ferait partie d’une mission parlementaire qui doit être mise en place sur la question.

 

Projet de loi Macron : un fourre-tout pout Cambadélis (PS)

Projet de loi Macron : un fourre-tout pout Cambadélis (PS)

 

 

Net raidissement du Premier secrétaire du PS qui a sérieusement taclé Macron et sa loi fourre-tout ainsi que les velléités de d’amender les 35 heures. Un cambadélis visiblement agacés que les responsables du gouvernement (Valls compris) qui  passent leur temps à séduire la droite au lieu de suivre une ligne socialiste. Cambadélis à même posé une hypothèque sur la candidature de Hollande pour 2017 «  qu’on réussisse d’abord ce quinquennat, en verra après ». Une sorte d’avertissement donc auusi pour Hollande car les socialistes se sentent de plus en plus écartelés entre une politique social-libérale du gouvernement (qui ne donne aucun résultat)  et la ligne traditionnelle du PS. Un net rappel auusi à l’odore à l’égard du ministre Mandon qui avait évoqué la nécessité d’une primaire à gauche avec Hollande pour 2017. « Qu’il s’occupe de son portefeuille, la simplification administrative ;  il n’a  pas mandat pour s’immiscer dans  les affaires du parti ! » a dit en substance Cambadélis. Dernier avertissement enfin à légard des écolos et surtout des communistes : faute d’alliance le PC peut disparaître et les écolos devenir complètement marginaux. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a donc critiqué sévèrement dimanche le futur projet de loi d’Emmanuel Macron, jugeant trop importante l’augmentation du nombre de dimanches lors desquels il sera possible de travailler. Il a par ailleurs fermé la porte à un éventuel assouplissement des 35 heures, qui serait proposé par un rapport franco-allemand présenté la semaine prochaine, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Quand le projet de loi pour la croissance et l’activité sera présenté par le ministre de l’Economie, « il y aura vraiment un sujet sur la question du travail du dimanche », a dit Jean-Christophe Cambadélis lors de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Le nombre de semaines qu’on nous propose, c’est-à-dire 12 semaines, c’est trop », a-t-il ajouté, en référence au passage proposé de 5 à 12 du nombre de dimanches où il sera possible de travailler sous certaines conditions. « C’est une discussion que nous aurons avec le ministre mais je pense que c’est trop. » Plus généralement, « je trouve que c’est une loi fourre-tout, il y a trop de choses dedans », a poursuivi Jean-Christophe Cambadélis.  Le texte, qui prévoit aussi notamment des mesures pour les professions réglementées comme les notaires, pourrait être présenté fin janvier à l’Assemblée nationale et en mars au Sénat, selon Emmanuel Macron. Interrogé sur un éventuel assouplissement des 35 heures, Jean-Christophe Cambadélis a répondu: « Les 35 heures, je crois que le président de la République, et je suis certain le Premier ministre, ont fermé la porte à leur assouplissement. » « Le premier secrétaire du Parti socialiste dit: ‘non’ », a-t-il ajouté. Sans toucher à la durée légale du travail à 35 heures, Emmanuel Macron s’est à nouveau prononcé cette semaine pour un élargissement des possibilités d’y déroger en cas d’accord majoritaire dans l’entreprise ou la branche professionnelle.

35 heures : signal négatif pour l’emploi (Macron)

35 heures : signal négatif pour l’emploi (Macron)

 

Le ministre de l’économie  a estimé que la réforme des 35 heures   a « créé un signal négatif pour les entreprises étrangères qui voulaient investir en France », et ce malgré une durée effective du travail dans le pays qui dépasse ce volume horaire affiché, et une productivité qui a augmenté de 2 à 3%.  Le ministre avait déjà exprimé une position similaire dans une interview au magazine Le Point, parue en août dernier. Au moment de la tenue de l’entretien, il n’avait pas encore été nommé ministre. Avec moins de précautions, il déclarait « nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunérations, à la condition explicite qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés ». Ces accords de branches ou d’entreprises pour aménager le temps de travail sont déjà possibles. Ils ont été prévus dans l’accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi de janvier 2013. Mais ce dispositif ne s’adresse qu’aux entreprises en difficulté, et est limité dans le temps, à deux ans maximum. « Le cadre légal n’est pas suffisant parce que salariés comme entreprises ont besoin de plus de souplesse. Qui serions-nous pour dire à quelqu’un qui souhaite travailler plus que c’est impossible? », s’est interrogé le ministre devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le temps de travail.

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Déchets nucléaires : dans la loi Macron !

Déchets nucléaires : dans la loi Macron !

 

Le projet d’enfouissement des déchets nucléaires qui avait été supprimé dans la loi de transition énergétique de Ségolène Royal a été discrètement inséré dans la loi de modernisation économique de Macron. . Au milieu des mesures sur le travail du dimanche et les professions règlementées, son chapitre III consacre un article au projet Cigeo à Bure dans la Meuse. Il donne le calendrier à suivre par l’Andra, l’Agence nationale de gestion des déchets nucléaires pour construire le site. Et la loi acte son entrée en service d’ici dix ans. Ce site doit enfouir à plus de 500 mètres sous terre nos déchets nucléaires les plus radioactifs pour des millions d’années. Florent Compain, président des Amis de la Terre juge « que Cigeo et la gestion des déchets nucléaires méritent à elles seules une propre loi pour pouvoir être mis en place ». Selon lui « on ne doit pas abandonner la recherche. Ce dont on parle – et la piste qu’on envisage à l’heure actuelle – c’est le stockage à quelques dizaines de mètres de profondeur mais il faut que l’on puisse intervenir sur les déchets. Le problème, c’est qu’à 500 mètres de profondeur, on ne peut pas intervenir. »

Retraites chapeau : Macron fait semblant de menacer !

Retraites chapeau : Macron fait semblant de menacer !

Encore une promesse qui ne sera pas tenue. Surtout de la part de Macron ancien banquier. Ce n’est pas la première menace mais pas la dernière, toujours auusi vaine. La consanguinité finance-économie, politique s’oppose à toute réforme d’envergure en matière de finances et de rémunérations des patrons ; La meilleurs preuve c’est que Hollande a dû se coucher devant le lobby bancaire pour faire une fausse réforme qui permet donc aux banques de spéculer avec l’argent des dépôts comme avant et aux dirigeants de se rémunérer grassement.  Lors des questions au gouvernement mardi 18 novembre, Emmanuel Macron crée la surprise en se prononçant pour la suppression des retraites-chapeau, qui permettent à certains patrons de bénéficier de millions d’euros provisionnés par leur entreprise pour leurs vieux jours. C’est celle accordée à Didier Lombard, ex-patron de France Télécom, qui a remis le sujet sur le devant de la scène : près de 350 000 euros de retraite annuelle. Or, en 2007, année de la décision, la participation publique dans France Télécom s’élève encore à 27 %, ce qui donne aux représentants de l’État au conseil d’administration la possibilité de s’exprimer sur le sujet. Circonstance aggravante : Didier Lombard n’est pas parti de son entreprise sous les vivats, mais contre son gré. Il ne s’agissait donc nullement de retenir un personnage d’exception. Son successeur, Stéphane Richard, a au contraire eu l’élégance de se prononcer publiquement contre ce type d’avantages. Emmanuel Macron, donc, prétend supprimer les retraites-chapeau dans leur ensemble, alors qu’elles se pratiquent dans des entreprises dans lesquelles l’État est actionnaire, comme GDF Suez ou France Télécom devenue Orange. Il ferait mieux de commencer par là ! De plus, il se pare de pouvoirs qu’il ne peut nullement exercer, comme l’explique Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, agence française de gouvernance d’entreprise : « Avant de vouloir interdire les retraites-chapeau, ce qui revient à peu près à vouloir interdire le mauvais temps, il fallait commencer par avoir le courage de faire une vraie réforme financière, au lieu de caler devant les desiderata des banques. Cela aurait été un premier pas, un premier acte d’autorité. Aujourd’hui, des propos pareils font rire tout le monde. »

 

Autoroutes : Macron veut faire baisser les prix

Autoroutes : Macron veut faire baisser les prix

Contrairement à Sapin,  Macron veut faire baisser le prix des autoroutes. , le ministre de l’Économie a présenté plusieurs plans du projet de loi sur l’activité qui doit être présenté en décembre au Conseil des ministres. Il est en particulier revenu sur les tarifs autoroutiers, près de deux mois après la publication d’un rapport de l’Autorité de la concurrence qui pointait une rentabilité de 20% ou plus des sociétés concessionnaires, sur fond de prix des péages augmentant plus vite que les prix depuis la privatisation de 2006. « Nous allons mettre beaucoup plus de pression sur les sociétés d’autoroutes. Ce ne sont pas des mots. Une autorité de régulation, un gendarme, qui agit déjà sur certains transports va étendre ses compétences », a affirmé Emmanuel Macron, alors que l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a déjà indiqué qu’elle pourrait ainsi voir sa mission élargie. « Concrètement, année après année, nous allons verrouiller et maintenir la pression pour baisser la rentabilité des sociétés d’autoroutes. Nous ferons baisser les tarifs là où c’est possible », a ajouté le ministre. Cette promesse s’annonce difficile à tenir. L’Autorité de la concurrence, lors de la présentation de son rapport le 18 septembre, avait constaté que les formulations des contrats de concession barraient dans les faits la voie à une telle baisse, même en cas de déflation. Une thèse soutenue par le ministre des Finances Michel Sapin au début du mois d’octobre. Il estimait que les sociétés autoroutières taxées procéderaient à une « augmentation du péage ».

 

Macron : banquier, fonctionnaire ou ministre ?

Macron : banquier,  fonctionnaire ou ministre ?

 

Emmanuel Macron était-il fonctionnaire en étant banquier chez Rotchild, et question subsidiaire, depuis qu’il est ministre est-il ancien banquier ou encore fonctionnaire ; c’est toute l’ambigüité de l’oligarchie en France. La plupart des politiques sont des fonctionnaires mis en situation de détachement (avec ou sans maintien du salaire selon les cas) ; Macron lorsqu’il a été banquier chez Rotchild a-t-il conservé son statut de fonctionnaire ; personne ne le sait puisqu’on ne veut publier plus les listes de détachement ! Mais question tout auusi importante quel est son statut actuellement : a-t-il réintégré son statut de fonctionnaire depuis qu’i a été conseiller de Hollande et maintenant Ministre ? Personne ne le sait non plus. Et pour cause nombre de fonctionnaires sont simplement mis à disposition (avec maintien du salaire) dans les fonctions politiques. Une situation qui n’est pas prés d’évoluer car la plupart des politiques sont des fonctionnaires.  Emmanuel Macron a été inspecteur des finances avant de rentrer chez Rothschild en 2008. Rien n’indique qu’il a bien été mis en disponibilité de la fonction publique, selon « Marianne ». Son cabinet assure que les arrêtés existent mais que l’IGPN a décidé de ne pas les publier. Marianne remet les pendules d’Emmanuel Macron à l’heure ce matin. Non, on ne peut pas être fonctionnaire et banquier en même temps. Le magazine lève un lièvre : il n’existe aucune trace prouvant qu’Emmanuel Macron a été mis en disponibilité pour devenir banquier chez Rothschild en 2008. Auparavant il était inspecteur des finances, il est resté chez Rothschild de 2008 à 2012. Or tout fonctionnaire qui passe dans le privé doit faire l’objet d’une mise en disponibilité obligatoirement publiée dans le Journal Officiel (JO). Les journalistes de Marianne ont eu beau chercher, aucun arrêté au JO, et même le cabinet du ministre n’a pas été capable de fournir le document au journal. Emmanuel Macron était bien « en mobilité » selon son cabinet Le ministre serait donc resté fonctionnaire de sa sortie de l’ENA en 2006 jusqu’à aujourd’hui, même quand il était banquier. Et question subsidiaire : a-t-il continué à percevoir une rémunération de fonctionnaire en plus de son salaire chez Rothschild ? Marianne conclut que le ministre de l’Économie ne fera pas l’économie précisément d’une explication sur une éventuelle phobie administrative. Le cabinet du ministre de l’Économie précise à RTL que les arrêtés existent bien. Mais l’Inspection générale des finances a récemment décidé de ne pas les publier. L’entourage du ministre assure qu’il était donc « en mobilité » de la fonction publique lorsqu’il était chez Rothschild. Mais maintenant il est encore fonctionnaire ou pas ?

 

 » Chacun pour soi  » l’Europe de Macron !

  »Chacun pour soi  » l’Europe de Macron !

Après l’échec de sa visite à Berlin, Macron en tire les conséquences et définit la nouvelle sa nouvelle philosophie ‘ « chacun pour soit » ! « Nous devons réformer pour nous-mêmes, l’Allemagne peut investir pour elle-même. C’est l’esprit de la nouvelle donne européenne que je porte ».En fait c’set l’aveu de l’impuissance totale de la France à impose quoi que ce soit en Europe. D’une certaine manière Macron rejoint le libéral Premier ministre britannique Cameron qui considère que chacun doit poursuivre  ses intérêts propres et l’Europe avancera. La somme des intérêts particuliers assurera donc le bonheur commun. C’est la nouvelle donne de l’Europe d’après Macron qui ne fait qu’acter la paralysie des institutions de Bruxelles et la domination de l’Allemagne. On ne peut donc plus compter que sur les efforts de compétitivité interne et le  soutien intérieur aux investissements. Or les réformes en engagées, si elles réussissent, ce qui n’est pas certain car tout dépendra aussi du contexte international, ne pourront  pas donner d’effets significatifs avant 5 ans d’après les estimations de Goldman-Sachs.  Par ailleurs ces reformes sont pas à la hauteur de l’enjeu car l’écart de compétitivité avec d’autres pays concurrents est trop important comme en témoigne le tragique déséquilibre de la balance commerciale. Il faudrait une révolution fiscale, une révolution impossible tant qu’on ne s’attaque pas à la réforme de l’Etat qui plombe les prélèvements obligataires. Bref on tourne en rond. Macron dit à peu près le contraire de Hollande. Le président voulait bousculer l’Europe, Macron, lui, propose l’immobilisme.

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