Archive pour le Tag 'Macron'

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Macron chez Jeanne d’Arc !

Macron chez Jeanne d’Arc !

Après avoir été souverainisée et par le Front  national, Jeanne d’Arc est maintenant républicanisée et par Emmanuel Macron qui va présider les cérémonies en hommage à la libératrice d’Orléans. Pas sûr que la présence d’un ministre de l’économie s’impose vraiment pour une telle commémoration mais celle d’un éventuel candidat à la présidence de la république sans doute ! Après les traditionnelles festivités frontistes du 1er mai, c’est au tour d’Emmanuel Macron, dimanche, de présider les « fêtes johanniques » commémorant la libération d’Orléans assiégée par les Anglais. Objectif : rattacher la sainte catholique, souvent récupérée par les souverainistes et le Front national, à l’idéal républicain. Mais la venue du ministre de l’Economie n’enchante pas vraiment les élus locaux, pas plus que ses « camarades socialistes ».Bien qu’invité par le maire LR d’Orléans, Olivier Carré, Emmanuel Macron n’aura pas le loisir de défiler avec les élus locaux d’opposition. Dans un communiqué révélé en début de semaine par la République du Centre, cinq parlementaires de droite ont en effet annoncé leur intention de boycotter la venue du ministre et de défiler à ses côtés, allant ainsi à l’encontre de la tradition républicaine « Le choix d’Emmanuel Macron, invité d’honneur à l’occasion des Fêtes johanniques, est la compétence exclusive du maire d’Orléans et nous l’admettons. Les parlementaires Jean-Noël Cardoux, Claude de Ganay, Marianne Dubois, Éric Doligé et Jean-Pierre Door honoreront seulement le défilé des militaires, des forces de police, de gendarmerie et des pompiers. Ils ne défileront pas avec l’invité d’honneur, ne cautionnant pas la politique du gouvernement dont il est un des ministres », peut-on lire dans ce texte. Le député-maire d’Orléans Olivier Carré a regretté « l’attitude peu républicaine que [ses] collègues parlementaires ont l’intention d’avoir (…] Je tiens à les inviter à prendre un peu de hauteur ». Sans effet, pour le moment. des élus locaux de gauche ont également fait part de leur incompréhension face à la venue de ce ministre qui fait tant parler de lui. Corinne Leveleux-Teixeira, chef de file de l’opposition socialiste à Orléans, a ainsi également fait savoir qu’elle ne marcherait pas aux côtés du ministre : « il ne fait pas partie du PS et n’est pas de gauche. Je remarque juste qu’avec un nom de mouvement comme ‘En marche !’, il est prêt pour la procession. Mais pour une ville de droite, Emmanuel Macron n’est pas dans l’opposition… », a-t-elle confié à la République du Centre. « Cela sent la politique politicienne à plein nez. C’est le rassemblement des libéraux sur le dos de Jeanne d’Arc », tacle Michel Ricoud, élu Front de gauche.  »La figure de Jeanne d’Arc, personne ne peut se l’approprier ». Emmanuel Macron sera donc boycotté par la droite en raison de la politique du gouvernement. Et il le sera aussi par la gauche en raison lui. Pas de quoi faire vaciller l‘ambitieux ministre, qui fait rappeler par ses proches que « la figure de Jeanne d’Arc, personne ne peut se l’approprier, pas plus qu’on ne peut s’approprier la République ».

 

(Europe 1)

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

On se doutait évidemment que les relations entre Hollande, Valls et Macron  étaient  de plus en plus délétères en raison d’une part de la descente aux enfers en matière de popularité pour Valls et Hollande alors que Macon incarne de plus en plus la modernité et s’envole dans les sondages. Les oppositions sont telles que l’hypothèse d’un départ de Macon du gouvernement n’est pas à exclure. Manuel Valls aurait même menacé Macron en lui promettant le sir de Montebourg. Bref une ambiance quasi idyllique au sein du gouvernement ! Un problème toutefois si Macron devait être exclu du gouvernement ou s’il devait partir de lui-même ce serait un coup supplémentaire porté à la popularité du gouvernement et de Hollande. Il est clair que cette guerre entre Valls et Hollande Macon va encore se poursuivre car l’enjeu c’est la succession de Hollande soit en 2017, soit en 2022 Manuel Valls ne semble donc pas cacher son agacement vis-à-vis d’Emmanuel Macron, qui ne cesse de s’attirer les lumières des projecteurs avec son nouveau mouvement politique « En marche » et ses nombreuses prises de parole qui ont le don d’agacer la gauche. Selon Le Canard Enchaîné du mercredi 4 mai, le Premier ministre aurait sérieusement averti son ministre de l’Économie en lui assénant la semaine passée : « Tu finiras comme Montebourg, si tu continues comme ça !«  C’est le pensionnaire de Bercy qui aurait lui-même rapporté cette pique auprès de son entourage.  Avec cette phrase lourde de sens, Manuel Valls semble laisser entendre qu’il pourrait bien finir par évincer Emmanuel Macron du gouvernement. Il suivrait alors la voie d’Arnaud Montebourg qui, après avoir publiquement désavoué la politique de l’exécutif, avait été écarté de son poste au ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique en août 2014.  Pour ne pas en arriver là, le Premier ministre aimerait donc que son jeune ministre se fasse plus discret. « Il faudrait qu’Emmanuel (Macron) s’occupe davantage de ses dossiers. Il en a beaucoup à régler, comme EDF, Areva ou les télécoms. Il a de quoi faire », aurait d’ailleurs aussi lancé le locataire de Matignon à des visiteurs.

 

(RTL)

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

 

 

 

Sur la forme Emmanuel Macron semble s’engager dans un  conflit vis-à-vis de Carlos Ghosn concernant l’augmentation de son salaire chez Renault. Mais lorsqu’on n’y regarde de plus près on peut observer que la menace du ministre de l’économie largement, rapportée dans les grands médias, demeure de pure forme. En effet il n’est pas demandé au patron de Renault de renoncer à la croissance de ses revenus mais de réfléchir pour les revenus à venir portant sur 2016. D’une certaine manière Emmanuel Macron ne remet donc pas en cause la croissance du salaire octroyé par le conseil d’administration contre l’avis de l’assemblée générale et invite seulement à une réflexion faute de quoi le gouvernement pourrait éventuellement légiférer concernant les entreprises où l’État conserve de fortes participations.  En effet Emmanuel Macron a seulement demandé mardi au PDG de Renault Carlos Ghosn de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Le ministre de l’Economie a menacé de légiférer sur ce sujet s’il n’était pas entendu. Alors que l’assemblée générale de Renault avait voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée juste après. « Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que, sur sa rémunération de 2016, les conséquences soient tirées de ce vote, (et) c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote », a-t-il ajouté. « Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer », a poursuivi le ministre. Le président du Medef Pierre Gattaz s’était dit lundi « très surpris » de la décision du conseil d’administration de Renault. « Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération », avait-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef. (Avec Reuters)

2017 : Macron vainqueur face à Sarkozy

2017 : Macron vainqueur face à Sarkozy

Un nouveau sondage qui montre que seule Macron aurait de chances de qualifier la gauche au second tour et même de l’emporter face à Sarkozy au second tour. Macron pourrait même faire mieux mais de très peu face à Marine Le Pen au premier tour. De quoi évidemment inquiéter Hollande dont la popularité chute encore en dépit du léger mieux constater tant sur le plan de la croissance que sur le plan de l’emploi. De quoi inquiéter aussi Sarkozy qui dans une interview au JDD s’attaque à macro en le qualifiant de cynique. Valls de son côté a bien compris le danger  c’est pourquoi il a décidé de lancer lui aussi une série de meetings destinés à porter sa vision dans la perspective de 2017. Compte tenu de ces résultats on comprend mieux les tensions qui règnent au sein même du gouvernement et la question du départ de macro se pose de plus en plus.  Dans le sondage Elabe Emmanuel Macron apparaît comme le seul à pouvoir qualifier la gauche pour le second tour. Face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, le ministre de l’Economie sortirait même en tête du premier tour, avec une très faible avance toutefois sur Marine Le Pen (25% contre 24% des intentions de vote). Le président Les Républicains serait en retrait, à six points de la qualification avec 18% des intentions de vote. Dans une autre hypothèse face à Bruno Le Maire, Emmanuel Macron est également donné en tête, à 25,5% contre 25% pour Marine Le Pen et 18% pour le député de l’Eure. Ce dernier n’est d’ailleurs testé qu’avec Emmanuel Macron. En revanche, le jeune ministre serait distancé par Alain Juppé (36% contre 21%), tout en restant à portée de Marine Le Pen (23%) et donc du second tour.  François Hollande et Manuel Valls nettement en retrait. Avec le Président ou le Premier ministre, la sentence est la même : le PS serait éliminé dès le premier tour. Face à Alain Juppé (39% et 38%), François Hollande et Manuel Valls seraient nettement à distance d’une qualification (respectivement 9 et 8,5 points de Marine Le Pen, qui est à 26%). Face à Nicolas Sarkozy, qui ne dépasserait pas la présidente du FN (22-23% contre 25-26% des voix), les deux socialistes seraient dans une situation moins inconfortable avec 18 et 18,5% des intentions de vote. A noter aussi que Manuel Valls ferait jeu égal face à François Fillon (19% chacun, contre 28,5% pour Marine Le Pen). Un scénario non-testé pour François Hollande.

‘(Avec JDD)

Coup de patte de Valls à Macron

Coup de patte de Valls à Macron

 

Il est clair que les préliminaires pour le choix du candidat de la gauche sont lancés entre Hollande, Valls et Macron. Valls qui reproche à Macron d’avoir un autre agenda politique que celui du gouvernement. Un reproche un peu culotté car si d’une certaine manière Macron est un peu désœuvré, la faute en revient à Valls  qui a dessaisi Macron de la gestion de la loi. Précisément pour l’empêcher d’occuper la scène médiatique. Une erreur sans doute car Macron en profite pour développer sa vision stratégique bien au-delà du champ de son portefeuille de ministre de l’économie. C’est un peu en vain que Valls tente de récupérer l’étendard de la modernité incarnée désormais par Macron. Pour cela, Valls s’attribue les mérites du changement, pas celui attendu mais celui qui s’impose après le virage social libéral du gouvernement. « Nous n’assumons pas ce que nous faisons et c’est là un problème majeur de la gauche française. Nous n’assumons pas ce que nous faisons dans le domaine économique ni dans celui de la sécurité », déplore le chef du gouvernement. « Du coup, quand on n’assume pas, s’ouvre toujours le procès en trahison: ‘Vous avez trahi vos promesses, vous avez trahi le discours du Bourget.’ C’est devenu un leitmotiv », ajoute-t-il, en référence au discours de campagne de François Hollande lors duquel il avait qualifié le monde de la finance d’ »adversaire ». « C’est une vieille rengaine de la gauche, même si je comprends qu’il puisse y avoir des déceptions », poursuit-il. Citant la politique de baisse du coût du travail pour les entreprises, Manuel Valls ajoute qu’ »il va falloir être capable d’expliquer que oui, sur certains sujets, nous avons changé, que ça ne correspond pas forcément à tel ou tel engagement. Il vaut mieux dire clairement les choses et agir en transparence ». Toujours à destination de la gauche, dont une partie conteste des choix comme l’instauration et le maintien de l’état d’urgence, il reconnaît que « l’exercice du pouvoir n’est pas exempt de contradictions entre les engagements et la réalité ». Interrogé sur ses ambitions personnelles, Manuel Valls répète : « je me dois d’être à la hauteur de l’exigence des Français jusqu’au bout, en 2017. » « Après, que je me projette dans l’avenir, que j’explique ce qu’il faut pour mon pays, quelle est mon idée de la France, que je crois en la République, en la laïcité, ce qu’il faut faire pour l’éducation, ce revenu universel, oui, je me projette dans l’avenir, bien évidemment. » Prié de commenter le lancement par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, de son mouvement politique, il plaide pour le « jeu collectif » sans le condamner. »On ne peut pas être ministre et préparer un autre agenda que celui du président de la République », prévient-il cependant. « Il ne peut pas y avoir dans l’équipe gouvernementale ceux qui sont à la tâche tous les jours, qui sont mobilisés pour la réussite du quinquennat, et ceux qui ont un autre agenda. Quand ça se voit, ça crée forcément des tensions. »

(Avec Reuters)

 

« Macron, c’est Coluche » (Hollande)

« Macron, c’est Coluche » (Hollande)

Ce n’est plus la guerre en dentelle entre Macron et Hollande ; le président de la république a en effet sorti le bazooka en comparant le phénomène médiatique Macron à celui de Coluche. Une attaque violente pour démontrer le caractère éphémère de la popularité du ministre de l’économie sans doute aussi pour souligner le caractère dérisoire voir comique des prétentions de macro. De quoi nourrir de plus en plus la perspective d’un départ prochain de Macron du gouvernement. « Il pouvait élargir ma base, aurait déclaré à des proches le président de la République. Mais à chaque fois qu’il parle, c’est une attaque contre moi. » Dans Le Canard Enchaîné du 27 avril, qui rapporte ces conversations, François Hollande se « désole » de cette situation et de l’ambition personnelle du jeune ministre. Et de poursuivre: « Donc au lieu d’élargir (la base électorale, NDLR), il soustrait. Ca ne pourra pas durer, il est en train de gâcher ce qu’il fait au gouvernement. » François Hollande envisagerait-il de renvoyer Emmanuel Macron? De nombreux membres du gouvernement pousseraient en tout cas le président en ce sens. Un chef de l’Etat qui a alerté son ministre de l’Economie: « Tu devrais faire attention, prévient-il. Je reçois des textos de ministres qui me demandent de restaurer mon autorité en te virant ». Quand Najat Vallaud-Belkacem estime qu’il n’y a pas besoin « d’aventure solitaire », Jean-Yves Le Drian appelle le locataire de Bercy a joué collectif, Michel Sapin, lui, ironise. « Faire de la politique quand on est ministre c’est bien, mais il faut d’abord faire son travail », lance le ministre du Travail. Au point que le Premier ministre, rival affiché de Macron, l’aurait surnommé « Emmanuel Microbe ». François Hollande tenterait toutefois de siffler la mi-temps. Avec son humour bien connu, le président de la République préfère relativiser les ambitions présidentielles du ministre de l’Economie en se basant sur l’histoire. « Il y a toujours un personnage mythique qui sort comme ça à un an de la présidentielle », rappelle-t-il à ses proches. Avant de se lancer dans une comparaison qu’appréciera certainement le principal intéressé. « Un personnage qui vient expliquer que la politique telle qu’elle est conduite n’est pas bonne. Avant 1981, c’était Coluche. Cela aurait pu être, aujourd’hui, Nicolas Hulot. » Car François Hollande assiste à la montée dans les sondages d’un autre potentiel trublion pour 2017: Nicolas Hulot. « Le lancement de la fusée Hulot a d’ailleurs été paralysé par le lancement de la fusée Macron. Mais ensuite, tout ça se dégonfle, parce que c’est hors-sol. » Paralysé, Nicolas Hulot? Dansun sondage Odoxa, son ancien envoyé spécial pour l’écologie devient la personnalité politique préférée des Français, devant Alain Juppé et un certain Emmanuel Macron.

 

Hollande à Macron : « tu dois jouer collectif »

Hollande à Macron : « tu dois jouer collectif »

 

Nouvelle réplique du berger Hollande à la bergère Macron : « tu dois jouer collectif ». Une invitation du président de la république à son ministre de l’économie qui avait déclaré dimanche dans une interview que la gauche ne le « satisfaisait pas ». De toute évidence les saillies répétées du jeune ministre agacent de plus en plus l’Élysée qui admet de moins en moins les critiques adressée au gouvernement. Des divergences de points de vue qui nourrissent de plus en plus l’hypothèse d’un départ prématuré d’Emmanuel  Macron d’autant que les sondages récents montrent que le ministre de l’économie est aussi affecté par la baisse de popularité de François Hollande.  L’omniprésence médiatique d’Emmanuel Macron n’est donc pas du goût de François Hollande. Le ministre de l’Économie s’est une nouvelle fois retrouvé sous le feu des projecteurs pour avoir déclaré, dans une interview télévisée diffusée dimanche 24 avril : « La gauche d’aujourd’hui ne me satisfait pas« . Cette nouvelle petite phrase, qui intervient quelques jours après avoir fait savoir à la presse régionale qu’il n’était pas « l’obligé » du président, aurait conduit le chef de l’État à opérer un petit recadrage. Selon les informations du Point, François Hollande aurait échangé plusieurs SMS avec son ministre pour lui demander de se faire plus discret et moins individualiste. « Emmanuel, tu dois jouer collectif. [...] En t’exposant, tu risques de t’exposer à des maladresses« , aurait ainsi écrit le Président dans deux textos. S’il n’a pas vraiment apprécié ce dénigrement de la gauche, l’interview accordée au JDD concernant les dossiers économiques semble avoir été nettement plus à sa convenance car « elle était centrée sur EDF, un sujet sur lequel Macron est attendu », indique l’entourage du locataire de l’Élysée à l’hebdomadaire.

(Avec AFP)

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

 

Bientôt le départ d’Emmanuel Macron ? Vraisemblable après la déclaration de guerre au PS et à la vieille gauche. Non à cette vieille gauche, C’est en substance c’est en substance ce que déclare Emmanuelle macro dans une interview sur Arte. Une déclaration qui pourrait bien préparer le départ du gouvernement. Certes l’actuel ministre de l’économie affirme être de gauche mais d’une certaine manière il condamne la pensée dominante de son camp, pensée qu’il juge archaïque. Une critique qui vise évidemment l’extrême gauche, aussi très largement le parti socialiste et même le gouvernement. En outre Emmanuel Macron estime à juste titre que le clivage actuel gauche droite est obsolète et que la véritable opposition se situe entre les réformateurs et les archaïques. D’une certaine manière c’est une condamnation de tout le système politique quand Macron déclare que lui ne ment pas et qu’il dit ce qu’il pense. Une critique directe sans doute adressée à Hollande et à son gouvernement qui risque d’appeler de nombreuses réactions négatives au point de créer les conditions du départ d’Emmanuel Macron ; lequel  qui se trouve aujourd’hui coincé dans un gouvernement relativement paralysé dont il est cependant parti prenante alors que sur nombre de sujets il tient des propos novateurs qui constituent une rupture avec la gauche traditionnelle. Dans un entretien accordé à Arte, Emmanuel Macron a assuré avoir lancé « En marche! » parce que « la gauche, aujourd’hui », ne le satisfaisait pas. Pour l’actuel locataire de Bercy, « le vrai clivage dans notre pays » est « entre progressistes et conservateurs ». Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a expliqué avoir lancé son propre mouvement politique « En Marche », car « la gauche aujourd’hui » ne le « satisfait) pas », lors d’une interview qui sera diffusée dimanche sur Arte. « Moi je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c’est mon histoire. Mais la gauche aujourd’hui ne me satisfait pas », a déclaré Emmanuel Macron lors de cet entretien réalisé une semaine après le lancement de son mouvement le 6 avril et dont des extraits sont publiés sur internet. « A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (…) est entre progressistes et conservateurs, c’est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017″ pour cela, a-t-il ajouté. « Je veux pouvoir construire une action commune avec toutes les bonnes volontés qui croient à ce progressisme pour le pays », a conclu le ministre. Cette sortie intervient au terme d’une intense semaine médiatique pour le ministre de l’Économie, qu’un sondage Vivavoice pour Libération a érigé en candidat de gauche préféré des Français et qui a semblé voler la vedette à François Hollande lors d’une visite d’entreprise jeudi à Chartres.

 

(Avec AFP)

SONDAGE popularité: Hollande tire Valls et Macron vers le bas

SONDAGE. Hollande tire Valls et Macron vers le bas

Un sondage Ifop –JDD  montre que l’impopularité de François Hollande et contagieuse pour Macron mais surtout pour Valls. Une enquête qui pourrait bien convaincre Macron de se désolidariser encore un peu plus du gouvernement et même de le quitter. Ceci étant, la présence de Macron et de  Valls est considérée comme positive par 30 % des sondés. Un avis qui évidemment constitue un encouragement pour Hollande à conserver les deux intéressés au sein du gouvernement dans la mesure où la popularité de l’actuel président de la république est toujours entre 10 et 15 %. L’Ifop a demandé aux Français pour le JDD si la présence de ­Manuel Valls d’une part et ­d’Emmanuel Macron de l’autre auprès de François Hollande serait en 2017 - dans l’hypothèse où le président sortant serait candidat à un second mandat - un atout ou un handicap pour lui. Les deux hommes sont pratiquement à égalité : 30% des sondés jugent que la présence du Premier ministre serait un atout pour Hollande, 29% en disent autant pour le ministre de l’Économie. Autre enseignement de ce sondage publié dimanche par le JDD : la cote des deux hommes est clairement indexée sur la chute spectaculaire de popularité du chef de l’État. Par rapport à une étude similaire effectuée par l’Ifop en juin 2015, Manuel Valls recule ainsi de 16 points et Emmanuel Macron, à un degré moindre, de 5. Manuel Valls, sans surprise, est mieux noté chez les sympathisants socialistes (45% tiennent une association Hollande-Valls pour un « atout ») qu’Emmanuel Macron. Mais l’écart est étroit, puisque le ministre de l’Économie recueille les faveurs de 40% des soutiens du PS. Situation inverse lorsqu’on prend en compte cette fois les sympathisants de la « droite modérée » : eux préfèrent Macron (39%) à Valls (32%).

 

(Avec JDD)

Macron :  » trop de dividendes chez EDF » ! (Macron)

Macron :  » trop de dividendes chez EDF » ! (Macron)

Nul ne peut contester le caractère dramatique de la situation financière d’EDF qui traîne une dette de 40 milliards doit faire face à une opération de carénage d’un coût de 50 à 100 milliards et prévoir le coup de traitement des déchets pour un montant d’environ 50 milliards ; sans parler du coût des centrales de nouvelle génération comme à Flamanville, en Grande-Bretagne et en Chine. Mais de là à considérer que l’État a prélevé trop de dividendes il y a un pas que franchit un peu vite Macron.  En effet depuis une dizaine d’années l’État prélève de l’ordre de 2 milliards en moyenne par an  mais ce chiffre n’a rien d’excessif en raison du niveau de capitalisation de l’entreprise. La vraie question qui est posée et celle de la rentabilité de l’entreprise,  du choix du tout nucléaire et de sa gestion. D’une certaine manière pour faire face à la situation financière dramatique d’EDF Macron habille la décision de l’État de renoncer à ses dividendes notamment pour augmenter le capital de l’État dans l’entreprise. (Interview de Macron dans le JDD)

 

Déchets Pourquoi l’Etat recapitalise EDF aujourd’hui?
Nous appliquons une stratégie de refonte de la filière nucléaire décidée par le président de la République en juin dernier. Nous avons consacré EDF comme chef de file alors que le marché de l’énergie connait des bouleversements sans précédent. EDF a besoin de visibilité sur le long terme et pas de mesures de court terme. Le groupe assume 37 milliards d’euros de dettes et fait face à une baisse des prix de 30% depuis novembre. Il a besoins d’investir fortement pour entretenir le parc nucléaire et se déployer dans les énergies renouvelables comme l’a souhaité Ségolène Royal dans la loi de transition énergétique.

Quelles sommes seront réellement injectées dans le groupe?
L’Etat injecte 5 milliards d’euros dans EDF pour renforcer ses fonds propres. D’abord à travers l’augmentation de capital de 4 milliards d’euros  à laquelle il participera pour 3 milliards. Ensuite, nous renonçons à nos dividendes en cash pour 2016 et 2017 après l’avoir déjà fait pour 2015. EDF conservera ainsi 2 milliards d’euros dans ses caisses. C’est un investissement nécessaire pour la refondation de la filière.

 

L’Etat a bien profité de ces dividendes depuis qu’EDF est côté en Bourse…
Oui en 10 ans, l’Etat a prélevé 20 milliards d’euros de dividendes. C’est trop. Il avait poursuivi une politique trop budgétaire à laquelle nous avons mis fin. Nous adaptons notre politique de dividendes en évitant d’affecter la trésorerie d’EDF à court terme. L’Etat en retirera les bénéfices plus tard grâce aux investissements dans le parc nucléaire et dans les énergies renouvelables. Notre politique de long terme place EDF en ordre de marche pour les prochaines années.

Macron l’obligé de Hollande ou l’inverse ?

Macron l’obligé de Hollande ou l’inverse ?

 

Il était clair que Macron désormais engagé dans une démarche d’investiture pour 2017 ne pouvait passer pas laisser passer la phrase méprisante de François Hollande qui avait déclaré lors de son intervention télévisée sur France 2 : « Il sait ce qu’il me doit ». Du coup le ministre de l’économie avait sèchement répliqué qui ne fallait pas confondre le concept de fidélité avec celui de serviteur. D’une certaine manière comme la lutte est engagée de fait pour la candidature en 2017, la question se pose de savoir qui est l’obligé de l’autre. Il se pourrait bien que Hollande doive davantage à Macron que l’inverse. Si l’on s’en tient aux sondages récents on constate que l’opinion publique considère qu’Emmanuel Macon pourrait faire un bon président pour 40 % environ des sondés (derrière Juppé) tandis que François Hollande dépasse tout juste 10 %. Même si on peut discuter ce chiffre d’un sondage qui constitue une photographie de l’état d’esprit de l’opinion à un moment donné reste la tendance lourde : François Hollande est scotché entre 10 et 15 %  dans tous les sondages, on ne lui donne même pas une chance de se qualifier pour le second tour. Dès lors  sa candidature est largement hypothéquée par le soutien indispensable que Macron pourrait lui apporter du fait de sa modernité et de la jeunesse du ministre de l’économie. L’enjeu pour Macron n’est peut-être pas tellement de gagner la bataille de 2017 mas de se positionner comme le leader incontestable dans la perspective de 2022. Un score très honorable en 2017 serait le meilleur tremplin pour l’échéance suivante. François Hollande a donc tout intérêt à s’attirer les bonnes grâces de Macron dont la popularité lui est indispensable,  ce qui n’est pas le cas de l’inverse. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron affirme cependant très habilement  dans une interview à paraître vendredi 22 avril dans L’Est Républicain avoir une « loyauté personnelle envers François Hollande », sans avoir le sentiment d’être « son obligé » ou l’homme d’un « clan ».  »J’ai une loyauté personnelle envers François Hollande. Je lui dois de m’avoir fait confiance et de m’avoir nommé au gouvernement. En même temps, lorsqu’un président nomme quelqu’un ministre, il le fait parce qu’il pense que c’est bon pour son pays, pas pour en faire son obligé », affirme le ministre.  Le ministre, qui a lancé le 6 avril son mouvement, En marche!, entend bousculer le « système bipartiste, avec d’un côté le PS et de l’autre les Républicains », et prendre le « calendrier politique dans le bon ordre ». « Il faut une recomposition de l’offre politique, et il la faut maintenant », insiste-t-il.

(Avec AFP)

 

2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

Le ministre de l’économie Emmanuel Macron  ne manque pas d’aplomb en déclarant que François Hollande possède encore une chance de gagner en 2017 s’il se montre suffisamment courageux. En creux, c’est évidemment une forte critique de l’attitude du président de la république qui se réfugie le plus souvent dans le consensus mou. Un règlement de comptes aussi dans la mesure où Emmanuel macro a été dessaisi de la gestion de la loi travail au profit de l’inexpérimenté Myriam el Khomri. Une réplique aussi d’Emmanuel macro a François Hollande qui pour tempérer les velléités électorales de son ministre de l’économie avait indiqué avec une certaine condescendance qu’Emmanuel macro devait se souvenir « de ce qu’il lui doit ». Il s’agit évidemment de sa nomination comme conseiller à l’Élysée puis de sa promotion comme ministre de l’économie. D’une certaine manière cette impertinence d’Emmanuel Macron démontre que la course pour le leadership à gauche est bien engagée entre Hollande, Valls et Macron,  lequel ne désespère sans doute pas de représenter la gauche en 2017 pour le cas où faute de popularité Hollande serait contraint de se retirer. François Hollande a des chances d’être réélu en 2017 s’il prend des « décisions très courageuses » et explique son action, a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien diffusé dimanche sur la BBC. Pour le ministre de l’Economie, qui a lancé son propre mouvement transpartisan, « En Marche », pour dresser le « bilan » de la France et proposer des « solutions radicales », l’échéance présidentielle est encore « trop loin » pour se prononcer sur l’offre politique à gauche en 2017. Prié de dire s’il croyait en la possible réélection de François Hollande, au plus bas dans les sondages, Emmanuel Macron a toutefois répondu : « Je pense que s’il prend des décisions très courageuses, s’il explique ce qu’il fait, il pourrait certainement être en situation de gagner. » A la question de savoir s’il songeait lui-même à se présenter, il a répondu : « Je ne veux pas entrer dans ce genre de discussion ». De nouveau interrogé à ce sujet, il a ajouté : « Un an avant, c’est impossible » [de le dire]. En clair Emmanuel macro n’excluant pas cette hypothèse de candidature autant dire qu’il s’y prépare dès maintenant. Selon un sondage Odoxa avec Dentsu-Consulting pour BFMTV et Le Parisien-Aujourd’hui diffusé samedi, François Hollande serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle dans tous les cas de figure alors qu’Emmanuel Macron permettrait à la gauche d’accéder au second tour.

2017-SONDAGE. Hollande battu et Macron pas un vrai sauveur

2017-SONDAGE. Hollande  battu  et  Macron pas un vrai sauveur

C’est le énième sondage qui annonce la non qualification de François Hollande pour le second tour des présidentielles ;  l’actuel président de la république serait largement battu. Pour autant pour le cas où Macron représenterait la gauche les chances de se  qualifier ne seraient cependant pas complètement certaines. En effet Macron ne devancerait Sarkozy que de 2% au premier tour, soit l’épaisseur d’un trait ou plus exactement un écart qui se situe dans la marge d’erreur des sondages. Selon un sondage Odoxa pour BFMTV et Le Parisien, François Hollande n’accéderait au second tour de la présidentielle 2017 dans aucun cas de figure. Emmanuel Macron permettrait en revanche à la gauche de se qualifier. François Hollande serait éliminé dès le 1er tour de la présidentielle de 2017 dans tous les cas de figure, tandis qu’une candidature d’Emmanuel Macron permettrait à la gauche de se qualifier, selon un sondage Odoxa pour BFMTV et Le Parisien publié samedi. Si le premier tour de l’élection avait lieu dimanche prochain, François Hollande (15% des intentions de vote) arriverait derrière Marine Le Pen (31%) et Nicolas Sarkozy (20%) si ce dernier gagne la primaire de la droite. Ils seraient suivis de François Bayrou (13%), Jean-Luc Mélenchon (11%), et Nicolas Dupont-Aignan (5%). Cécile Duflot et Philippe Poutou feraient égalité, 2%, et Nathalie Arthaud serait à 1%. Si Alain Juppé représentait la droite, il recueillerait 34% des votes en bénéficiant du report des voix de Bayrou et devancerait Marine Le Pen (32%), tandis que François Hollande baisserait à 14%. En revanche, dans l’hypothèse où Emmanuel Macron serait candidat, il aurait 21% des voix, derrière Marine Le Pen (30%), mais devant Sarkozy (19%). Au cas où Juppé et Macron sont candidats, Marine Le Pen arrive toujours en tête (31%), devant le maire de Bordeaux (29%) et le ministre de l’Économie (18%). Au second tour, Nicolas Sarkozy (55%) emporterait un duel face à Marine Le Pen (45%). L’écart en faveur de l’ancien président était plus net en janvier 2016 (56%-54%) et surtout en mai 2015 (59%-41%). Emmanuel Macron (61%) serait vainqueur face à Marine Le Pen (39%). Le rapport entre les deux était de 65%-35% en janvier. Alain Juppé recueillerait de son côté 66%, contre 70% en janvier et 67% en mai 2015. En revanche, si François Hollande franchit l’obstacle du premier tour, il serait battu au second tour contre la dirigeante du FN (47% contre 53%). Il l’emportait en janvier avec 54% des intentions de vote contre 46%.

Rédaction (avec AFP) – leJDD.fr

Macron : « il sait ce qu’il me doit» (Hollande)…. ou la condescendance de la monarchie républicaine

Macron :  « il sait ce qu’il me doit» (Hollande)….  ou la condescendance de la monarchie républicaine

 

 

Hollande a confirmé lors de son émission télévisée sur France 2 la logique de l’oligarchie.  A la tête, il y a le monarque républicain, omniprésent, autour des courtisans qui attendent la faveur du roi et très loin dans un horizon difficile à distinguer : des sujets. Hollande rappelle donc les règles en vigueur dans cette oligarchie : les jeunes aristocrates de la politique sont d’abord choisis comme membres des cabinets avant éventuellement de postuler pour un mandat électoral et pour une échéance comme 2017 il faut forcément être adoubé par le monarque lui-même à moins d’être accusé de trahison. C’est d’ailleurs de cette manière que François Hollande est entré en politique après avoir soutenu la candidature de Mitterrand, il est devenu chargé de mission à l’Élysée. Il s’est lui aussi ce qu’il doit à Mitterrand, c’est-à-dire à peu près tout à moins comme Cheminade de finir dans un placard d’un quelconque ministère. C’est de cette manière que l’oligarchie se reproduit, c’est-à-dire de manière tout à fait aléatoire, injuste et corporatiste. Rien évidemment ne prédestinait François Hollande à devenir président de la république, il aura fallu de nombreux concours de circonstances. Mais les circonstances ne transforment pas un homme aussi habile fut-il en homme d’État. C’est tout le drame de l’actuel président de république dont le costume est beaucoup trop large pour lui en dépit de l’embonpoint retrouvé depuis 2012. On voit bien que la Ve République qui fait tout reposer sur les décisions de son président a atteint les limites de l’acceptable. S’autoriser à déclarer en substance « tais-toi tu me dois tout »  démontre à à l’évidence la confusion mentale du plus haut magistrat du pays qui confond concept de mandat et pouvoir autocratique.

En réaction à Macron, Valls veut conserver le clivage droite gauche

 

Manuel Valls qui s’est fait dérober à gauche  l’image du plus réformiste par Emmanuel Macron ; il  réagit avec une certaine vigueur en même temps qu’une grande maladresse à la proposition d’Emmanuel Macron de dépasser les vieux clivages droite gauche. Pourtant il est souvent bien difficile d’identifier des clivages  essentiellement artificiels et finalement régulés  par l’immobilisme. Pour Valls qui veut conquérir le parti socialiste il est nécessaire de conserver des marqueurs à gauche. Ce qui n’est pas le cas d’Emmanuelle Macron qui lui cherche plutôt un positionnement au centre de l’échiquier politique et chez les plus réformateurs. L’argumentaire de Manuel Valls est par ailleurs assez fumeux et contradictoire puisque le Premier ministre  propose de maintenir en l’état les partis de droite et les partis de gauche il estime en même temps nécessaire de dépasser les clivages partisans. Justement ce que propose Emmanuel M Macron. En réalité Valls et Macron sont sans doute idéologiquement assez proches mais c’est justement cette proximité qui les conduit à se différencier de manière un peu outrancière voir caricaturale pour décrocher le titre de leader de la gauche. Il serait absurde de vouloir effacer « les différences entre la gauche et la droite, a donc déclaré jeudi à Metz Manuel Valls, au lendemain du lancement du mouvement «transpartisan» du ministre de l’Économie Emmanuel Macron baptisé En Marche! Dans une démocratie, «il y a forcément des forces politiques. Il y a même une gauche et même une droite. Il y a des extrêmes gauches et une extrême droite. Et heureusement. C’est ainsi que fonctionne notre démocratie. Il serait absurde de vouloir effacer ces différences», a déclaré le Premier ministre, en marge de la cérémonie de la pose de la première pierre du centre des congrès Robert-Schuman à Metz. «Mais nous savons aussi que ces perceptions ont changé, que les différences se sont estompées et parfois même elles ne sont pas perçues par nos concitoyens», a-t-il poursuivi. «C’est pourquoi nous devons être capables de dépasser les clivages partisans et de nous situer au-dessus des petites querelles.»

Emmanuel Macron en marche vers où ?

Emmanuel Macron en marche vers où ?

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la décision d’Emmanuel Macron de créer un parti politique intitulé en marche suscite à la fois intérêt, interrogation mais aussi rejet chez certains. La première question est de savoir si Macron se prépare pour l’échéance présidentielle de 2017. Cela supposerait toutefois que François Hollande renonce à se présenter, ce qui est encore loin d’être évident. Peut-être s’agit-il davantage de préparer des élections présidentielles suivantes en 2022. On se demande également s’il s’agit d’une sorte de club de réflexion ou d’une organisation dont l’ambition est plus large. Officiellement Emmanuel Macron  qui s’affirme de gauche ne dispose pas du soutien de structures politiques classiques, il n’est pas même adhérent au parti socialiste. Son nouveau parti en marche pourrait constituer la base nécessaire pour exister politiquement au plan national et y de disposer de relais. Plus fondamentalement Emmanuel Macron s’appuie sur le  rejet assez global du système politique pour proposer autre chose.  C’est-à-dire une vision qui dépasse les clivages traditionnels, clivages d’ailleurs souvent artificiels et qui ne conduisent qu’à l’immobilisme. Du côté du parti socialiste on n’apprécie pas forcément cette démarche qui veut rompre avec les approches idéologiques classiques.  A droite, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de sensibilité centriste parmi Les Républicains, se félicite d’un mouvement qui « va plutôt dans la bonne direction » et estime que le jeune ministre pourrait travailler avec son champion pour la présidentielle de 2017, Alain Juppé. « Je ne vois aucune incompatibilité entre Emmanuel Macron et Alain Juppé. Là, il y a peut-être pour l’avenir des signaux intéressants », a jugé le sénateur sur France 2, évoquant l’idée d’avoir « des partenariats », un peu comme la grande coalition en vigueur en Allemagne entre chrétiens et sociaux-démocrates. C’est à gauche, dont Emmanuel Macron est la bête noire, que les crispations sont les plus fortes. Pour le cofondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, la ficelle tirée par François Hollande est un peu grosse. « Vous et moi, on ne sait pas très bien qui manoeuvre pour qui dans cette histoire, mais on voit bien qu’ils sont en pleine préparation de la campagne présidentielle de François Hollande », a-t-il déclaré sur France Info. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a estimé qu’Emmanuel Macron et, par ricochet, François Hollande, montraient leur vrai visage à travers cette initiative. « Le ni droite ni gauche est le masque de ceux qui finiront à droite », a-t-il dit sur BFM TV. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui tente d’apaiser un parti au bord de l’explosion, est quant à lui réservé face à un ovni politique qu’il a souvent critiqué. « S’il contribue à élargir la majorité, son apport est positif. S’il provoque crispation et réduction, son action l’est moins. Il a le choix des armes. S’il veut changer le centre de gravité de la gauche, il fait fausse route. »

(avec Reuters)

Macron, atout ou handicap pour la gauche ?

Macron, atout ou handicap pour la gauche ?

Pour 52% des Français, le ministre de l’Economie représente « plutôt un handicap » pour la gauche, selon le sondage Elabe pour BFMTV. Un résultat plus nuancé chez les sympathisants de gauche: ils ne sont que 50% à le considérer comme un atout. A l’inverse, pour une large majorité des sympathisants PS, Emmanuel Macron est un atout: ils sont 64% à le penser, contre 36% qui estiment qu’il est un handicap. Par ailleurs, les questions soulevées par le ministre à propos de la fonction publique semblent rencontrer un écho auprès des Français. 65% d’entre eux se déclarent favorables à ce que le statut des fonctionnaires soit le même que celui des salariés du privé, contre 34% qui y sont opposés. Même chez les sympathisants de gauche, et plus particulièrement au PS, la proposition d’Emmanuel Macron rencontre un succès, bien que plus nuancé: 52% s’y déclarent favorables contre 47%. Du côté des sympathisants PS, 57% y sont favorables.  C’est à droite que les soutiens à l’alignement du statut des fonctionnaires sur celui des salariés du secteur privé sont les plus nombreux: 79% des sympathisants de droite et du centre sont pour, dont 74% à l’UDI et 88% chez les Républicains. De même, 67% des sympathisants FN se prononcent en faveur d’une telle mesure.

Primaire à gauche : Aubry ou Macron ?

Primaire à gauche : Aubry ou Macron ?

Dans le cadre d’une éventuelle primaire à gauche un sondage Elabe pour BFM montre que les Français accordent leur préférence à Macron mais les électeurs de gauche sollicitent de manière très nette Martine Aubry.  Emmanuel Macron, apparaît comme le meilleur candidat de la gauche. Ainsi, 46% des sondés pensent qu’il ferait un bon représentant, devant Nicolas Hulot, issu lui de la société civile, qui remporte 44% d’opinions favorables et Manuel Valls (42%). L’enquête confirme le désamour des Français vis-à-vis de François Hollande qui apparaît auprès de seulement 20% des sondés comme un bon candidat. Alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, annonce souhaiter qu’un seul candidat socialiste se présente dans l’éventualité d’une primaire à gauche, pour les partisans du courant, ce devrait être Martine Aubry. La maire de Lille est plébiscitée à 71% par les partisans de la gauche. Nicolas Hulot, encore une fois en deuxième position, est, pour 58% des sondés un bon candidat pour la gauche, devant, encore lui, Manuel Valls (56%). Un sympathisant de gauche sur deux estime également qu’Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron seraient une bonne chance pour leur parti. Martine Aubry arrive également en tête du classement des meilleures chances pour la gauche en 2017 réalisé auprès des sympathisants du Parti socialiste avec 73% d’opinions favorables. Ses poursuivants reçoivent un meilleur accueil puisque Manuel Valls représente pour 70% d’entre eux un bon candidat. François Hollande est lui choisi à 61%, juste devant Emmanuel Macron (60%).  Si les Français espèrent l’organisation d’une primaire, il fait peu de doutes pour eux que malgré tout François Hollande sera candidat à la prochaine échéance présidentielle. 63% des sondés pensent que l’actuel président de la République se présentera à sa propre réélection. Cette hypothèse est partagée par l’ensemble des électeurs, quelle que soit leur sensibilité politique. Ainsi, 68% des sympathisants de la gauche, et 77% au Front de Gauche

Emmanuel Macron annonce la création de son mouvement politique

Emmanuel Macron annonce la création de son mouvement politique

 

L’idée d’Emmanuel macro c’est de créer un mouvement qui dépasserait les clivages gauche droite actuels. En clair Emmanuel macro veut contourner le parti socialiste qui ne l’apprécie guère mais aussi les autres formations situées au centre et à gauche. Une initiative assez originale mais dont la portée opérationnelle ne sera sans doute pas immédiate. En effet pour 2017 les élections présidentielles seront encore sous maîtrise des partis politiques traditionnels. Mais compte tenu de la lassitude voire du désintérêt total d’un grand nombre d’électeurs à l’égard du système politique,  il se pourrait que la démarche de Macron  trouve le moment venu un écho dans l’opinion. Beaucoup de clivages actuels entre la gauche et la droite demeurent  en effet assez artificiels et sont finalement arbitrés par l’immobilisme. (D’où sans doute le nom du parti d’Emmanuel Macron : « en marche ») Macron devra cependant étoffer son projet, lui donner une consistance, une crédibilité bien sûr sur le plan économique mais aussi dans les domaines sociaux, environnementaux et sociétaux. Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a donc annoncé ce mercredi 6 avril la création d’un nouveau mouvement politique lors d’une réunion citoyenne dans sa ville d’Amiens (Somme). Il a donc profité de cette occasion pour dévoiler la création d’une structure pour soutenir ses idées à un an de l’élection présidentielle de 2017. Depuis plusieurs mois, des rumeurs avaient annoncé que ce mouvement consisterait à être « à mi-chemin du laboratoire d’idées et du parti politique » qui ne sera « ni à droite, ni à gauche ».  « J’ai pris du temps, j’ai réfléchi, j’ai consulté, j’ai associé et j’ai décidé qu’on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau« , a déclaré Emmanuel Macron, affirmant aussi qu’une candidature en 2017 n’était pas sa « priorité aujourd’hui ». « Cela fait plusieurs mois que l’on s’organise, mais ça y est, ça va venir vite, ce n’est plus qu’une question de semaines », expliquaient des proches du ministre le 2 mars. Un lancement qui s’est concrétisé par la création d’un compte Twitter officiel, un site internet, et une véritable opération de communication pendant le discours d’Emmanuel Macron.

Loi Travail: Macron se rebiffe

Loi Travail: Macron se rebiffe

Le ministre de l’économie n’est pas content des arbitrages rendus à propos de la loi. Il a des raisons pour cela d’abord parce qu’il n’a pas été associé à ces arbitrages ensuite parce qu’il conteste nombre de modifications qui ont été apportées au projet initial notamment en matière de définition des licenciements, d’indemnisation des licenciements et de forfait jours mais aussi sur l’apprentissage Selon le site internet LeMonde.fr, Emmanuel Macron a regretté cette décision, en marge d’un déplacement à Cannes au Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim). « J’espère que le débat parlementaire permettra de réintroduire des dispositions de bon sens qui ont été retirées à la demande des syndicats réformistes et des organisations de jeunesse », a-t-il déclaré, selon le site. « A force de vouloir prendre des mesures protectrices pour les jeunes, on ne les protège pas au travail mais on les protège du travail. J’avoue que je n’arrive pas à m’y résoudre », a ajouté le ministre de l’Economie, cité par LeMonde.fr. Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a pris mardi le contre-pied de Manuel Valls en souhaitant le rétablissement par le Parlement des dispositions initiales du projet de réforme du Code du travail sur les apprentis, dénoncées par les syndicats, une partie de la gauche et des mouvements de jeunesse. Le texte initial prévoyait que les apprentis de moins de 18 ans pourraient travailler jusqu’à 10 heures par jour et 40 par semaine « à titre exceptionnel ou lorsque des raisons objectives le justifient », dans des secteurs déterminés par décret, après information de l’inspecteur et du médecin du travail. Aujourd’hui, le Code du travail prévoit que de telles dérogations exceptionnelles peuvent être accordées dans la limite de cinq heures par semaine par l’inspecteur du travail, après avis conforme du médecin du travail.

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