Archive pour le Tag 'Macron'

Page 59 sur 60

Loi Macron : premier recul du gouvernement

Loi Macron : premier recul du gouvernement

Les  greffiers ont réussi à faire reculer le ministre de l’Economie concernant leur  rémunération dans  les  tribunaux de commerce.  La loi Macron  prévoit désormais une ordonnance assez vague, « permettant de faciliter l’accès du public aux données contenues dans le RNCS, ainsi que la réutilisation de ces informations, en modifiant les conditions dans lesquelles l’INPI centralise le RNCS ». Bref, le mot gratuit a disparu du projet de loi -même s’il reste dans l’exposé des motifs et l’étude d’impact . Puis, la semaine dernière, le gouvernement a tenté un nouvel assaut. Le 8 janvier, il a déposé un amendement revenant à son texte initial: « l’INPI assure la mise à disposition libre et gratuite du public, à toutes fins de réutilisation, des informations techniques, commerciales et financières qui sont contenues dans le RNCS ». Mais, le gouvernement a ensuite retiré son propre amendement…  C’est d’autant plus regrettable que les prix des données sur les entreprises sont parmi les plus chers d’Europe. Ainsi, acheter les comptes annuels d’une entreprise coûte 9,36 euros chez Infogreffe, contre une livre en Grande-Bretagne (env 1,30 euro), 3 euros aux Pays-Bas, ou un euro au Luxembourg. Et c’est même totalement gratuit en Belgique!  Rappelons qu’Infogreffe est un groupement d’intérêt économique constitué par les différents greffiers, qui se partagent donc ses revenus. Ainsi, en 2013, Infogreffe leur a reversé 49,5 millions d’euros, soit 439.292 euros HT par greffe. Cette manne représente 23% des revenus des greffes.  Pire: les greffiers de tribunaux de commerce, grâce à leur monopole, ne sont pas à plaindre, avec des revenus astronomiques. Selon un rapport de l’Inspection des finances, leur rémunération s’élève en moyenne à 27.236 euros par mois lorsqu’ils sont en entreprise unipersonnelle, et à 43.740 euros par personne lorsqu’ils sont associés à plusieurs. « C’est 13,3 fois le revenu net annuel moyen d’un salarié en France », pointe l’Inspection des finances, qui « n’a pas identifié de justification économique à ce niveau de rémunération », et pointe « une rente non justifiée ».  Même son de cloche chez l’Autorité de la concurrence, qui, dans un avis publié mardi 13 janvier, dénonce: « la rentabilité de la profession (44% de marge nette) se situe à un niveau particulièrement élevé, notamment par rapport aux notaires (+10 points de rentabilité environ) ». Dans cet avis, le gendarme de la concurrence propose de réduire drastiquement les prix de vente par internet, et d’offrir « un accès plus ouvert aux données ».   Evidemment, un tel fromage est conservé jalousement: « la transmission des greffes est marquée par le poids des familles, qui organisent la transmission des structures entre parents et enfants, limitant la possibilité d’accès à de nouveaux entrants. Trois des quatre greffes de petite couronne de Paris, parmi les plus importants de France, sont caractérisés par l’association d’un greffier et de ses enfants. Et trois frères et leurs enfants contrôlent 4 greffes », relève le rapport de l’Inspection des finances.

Travail du dimanche: pas de marchandage (Macron)

Travail du dimanche: pas de marchandage (Macron)

 

Macron se positionne par avance vis-à-vis des députés socialistes en annonçant la couleur : pas de marchandage sur le nombre de dimanche dans sa loi. Une loi qui se réduit essentiellement à cette question très clivante (5 ou 12 dimanches). A 5, on reste à gauche, à 12,  on est de droite !! Un débat forcément caricatural des deux côtés. Si on peut  comprendre l’ouverture de magasins dans les zones touristiques, il ne faut sûrement en attendre des dizaines de milliers d’emplois nouveaux comme le proclame Macron. Avec le marchandage (il y en aura forcément) la loi Macron va se réduire à pas grand-chose et sera très éloignée de cette fameuse loi de modernisation économique. Pour ‘l’instant Macron l’affirme : il ne marchandera pas sur le nombre d’autorisations de travail dominical. Le projet de loi pour l’activité du ministre de l’Economie sera examiné au Parlement à la fin de ce mois de janvier. De nombreuses voix, y compris au sein de la majorité, ont émis d’importantes critiques sur ce texte, notamment sur la réforme du travail du dimanche. Mais le ministre l’affirme dans une interview publiée sur le site des Echos du  mardi 6 janvier: « Il n’est pas question de tomber dans un marchandage sur le nombre de dimanches travaillés à autoriser ». Le patron de Bercy explique que l’un des objectifs de son texte « est de donner plus de liberté au niveau des maires ». « C’est sur ce degré de latitude que doit se faire le débat pour trouver le bon mécanisme afin de préserver et d’encourager le commerce de proximité en centre-ville », ajoute-t-il. Le projet de loi d’Emmanuel Macron prévoit, en effet, de faire passer de 5 à 12 le nombre d’ouvertures administratives que les maires peuvent accorder.  Parmi les élus qui ont critiqué l’extension du travail dominical figure l’ancienne ministre du Logement, l’écologiste Cécile Duflot qui, le 4 janvier dernier, qualifiait la mesure de « renoncement social ». « Cécile Duflot me fait penser à Woody Allen: ‘Ma réponse est non… Mais quelle est la question?’ En relisant le projet de loi, elle découvrira que ses craintes ne sont pas fondées », répond Emmanuel Macron dans l’interview. Interrogé sur les répercussions économiques de son texte, Emmanuel Macron ne s’avance pas sur des chiffres précis. Mais il assure « avec certitude que cette loi va créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois d’ici à dix-huit mois, notamment dans les secteurs que l’on ouvre à la concurrence (autocars, professions réglementées) et via l’ouverture dominicale des commerces ».

Loi Macron : « Ramassis de vieilles idées des années 80» (Duflot)

Loi Macron : « Ramassis de vieilles idées des années 80» (Duflot)

 

 

Pour Cécile Duflot la loi Macron est un fourre-tout, un ramassis de villes idées des années 80. Elle n’a pas tort car c’est effectivement un inventaire à la Prévert sorti des vides greniers des ministères et de Bercy. Sur le fond, c’est clairement inspiré du social libéralisme. Même si passer de 7 à 12  jours de travail le dimanche dans certains cas ne peut par exemple constituer une révolution économique. La loi Macron n’est évidemment pas à la hauteur de l’enjeu et comme d’habitude chez Hollande pleine de contradictions. . Cécile Duflot estime qu’il faut refuser ce « tour de passe-passe idéologique ». « Non, la loi Macron n’est pas moderne. Elle est même d’un certain point de vue un grand bond en arrière, une occasion manquée de changer de modèle ».  « Beaucoup de critiques, souvent justes, ont ainsi pointé les risques sociaux du texte. Mais chose peu dite, ce projet de loi peut également marquer un net recul écologique du quinquennat » et « vient fragiliser le modèle environnemental français, déjà en retard », affirme-t-elle. L’ancienne ministre du Logement accuse le gouvernement de « passage en force » en proposant dans le texte « d’alléger par ordonnances toutes les mesures du code de l’environnement qui viendraient soi-disant gêner l’activité et la croissance ». « En prônant le transport par car », ajoute-t-elle, le projet de loi Macron « va renforcer le transport routier, premier facteur d’émissions de gaz à effet de serre » et « organise la concurrence entre le rail et la route ».  Outre la « cécité écologique », Cécile Duflot pointe aussi « un renoncement social » avec l’extension du travail du dimanche, « véritable régression et menace pour la cohésion sociale ». « En facilitant le licenciement et en affaiblissant le code du travail, cette loi prend le risque à court terme d’accroître le chômage » et « en matière de logement, elle encourage les pratiques spéculatives de ‘la vente à la découpe’ qui menace les locataires aux faibles revenus », accuse-t-elle encore. « Au final, le texte baptisé loi pour l’activité et la croissance, porté par Emmanuel Macron, est en fait un catalogue fourre-tout de vieilles idées des années 1980 enfouies dans les cartons de Bercy. Leur prétendue modernité est un recul », juge Duflot. « C’est pourquoi mettre en échec cette loi est un devoir pour tous ceux qui ont encore de l’espoir et veulent inventer le siècle qui vient. Parce que parfois le sursaut se fonde d’abord sur un refus », insiste-t-elle.

 

Loi Macron : Lefebvre (UMP) pour une union nationale

Loi Macron : Lefebvre (UMP) pour une union nationale

Frédéric Lefebvre s’étonne que son parti l’UMP ne soutienne pas un texte qui correspond à certaines des propositions de son parti. Il votera donc la loi Macron. En réalité ce n’est pas la loi Macron qui est l’acte fondateur de la modernisation de l’économie, loin s’en faut. Pour Lefebvre c’est l’occasion de plaider pour une union nationale de droite et de gauche de responsables  raisonnables. Frédéric Lefèvre a cependant peu de chances d’être entendu car il est sans doute sur ce point en avance de plusieurs années. Dommage !  Le député UMP Frédéric Lefebvre votera la loi Macron, un texte à ses yeux « bon pour le pays » et espère que les élus de son camp sur la même ligne seront « nombreux ».  Dans une tribune de ce mercredi 31 décembre publiée par L’Opinion, celui qui fut secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy écrit que le projet de loi préparé par le ministre de l’Economie va « dans le bon sens. D’autant que sur nombre de points, ce sont nos propres propositions ».Quand un texte proposé par la gauche me semble bon pour le pays, je le vote.  « Quand un texte proposé par la gauche me semble bon pour le pays, je le vote. C’est du bon sens, même s’il faudrait aller plus loin pour être pleinement efficace« , insiste l’élu des Français d’Amérique du Nord. Nous serons nombreux, j’espère, malgré les pressions, à aller au bout de cette logique de la sincérité.  « Je constate avec satisfaction que sur la loi Macron, cette fois, je ne serai pas seul. Hervé Mariton a annoncé son intention de la voter, Olivier Carré aussi. Nous serons nombreux, j’espère, malgré les pressions, à aller au bout de cette logique de la sincérité », poursuit Frédéric Lefebvre. Plus généralement, il exprime sa « certitude que la France rêve d’être gouvernée par un bloc central de responsables politiques raisonnables, de droite comme de gauche, capables de s’unir sur l’essentiel ».

 

Loi Macron un coup de jeunesse pour le pays !!! (Hollande)

Loi Macron un coup de jeunesse pour le pays !!! (Hollande)

 

Il ne faut décidément pas grand-chose à Hollande pour être satisfait ; d’après lui c’est la loi Macron qui va donner un coup de jeune à notre société ; En fait une loi qui n’est qu’un ramassis de de mesures de bric et de broc (un bout de truc sur les notaires, le travail le dimanche ou encore les cars sur autoroutes) Pas vraiment un programme de modernisation de l’économie. Là où il fallait saisir l’opportunité pour engager la réforme de l’Etat si coûteux et si paralysant. Pas possible sans doute car la mafia des énarques détiennent tous les postes et s’engraissent de ces superstructures inutiles.   François Hollande a jugé mercredi 31 décembre que la France « est capable de se transformer » jugeant que la loi Macron bientôt débattue au Parlement serait « un coup de jeune pour la société » lors de ses vœux aux Français. La France est capable de se transformer. Je sais que vous y êtes prêts (Hollande intégré là le résultat de sondage qui démontrent que les français sont davantage réformateurs que la classe politique°.    »La France est capable de se transformer. Je sais que vous y êtes prêts », a dit le chef de l’Etat, en citant en exemple le projet de loi Macron sur l’économie, qui sera débattu prochainement au Parlement et qui sera un « coup de jeune pour notre société ».  Cette loi « va libérer les initiatives, casser les rentes, libérer les énergies, l’activité, développer l’emploi, simplifier la vie des entreprises tout en protégeant les salariés », a-t-il détaillé, jugeant que cette loi était surtout « destinée à la jeunesse ». « La jeunesse ce sera toujours ma priorité » encore un slogan qui ne mange pas de pain), a-t-il assuré.  Aux entreprises maintenant d’embaucher et d’investir, c’est le sens du mot responsabilité  Revenant sur le pacte de responsabilité, qui entre en vigueur le 1er janvier, il a renvoyé la balle aux entreprises : « Aux entreprises maintenant d’embaucher et d’investir, c’est le sens du mot responsabilité », a dit le chef de l’Etat. « Notre obligation commune, c’est la lutte contre le chômage », a-t-il  ajouté. Un beau slogan mais vide de sens !

Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron, ancien banquier d’avoir gagné plus d’un million par an mais on peut s’étonner qu’il ait été choisi comme ministre d’un gouvernement socialiste. Un choix qui en dit long sur la sociologie des dirigeants du PS. A cet égard le rapport entre le PS et l’argent a toujours été ambigu. Officiellement le PS n’aime pas les riches (Hollande  » l’ennemi c’est la finances »!) d’où la fameuse et  fumeuse taxe de 75% (mais détournée de son objet puisque payée par les entreprises et non par le contribuable concerné°). Pour d’ailleurs pourquoi se priver puisque Hollande lui-même qui n’a pratiquement jamais mis les pieds à la Cour des comptes touchera quand sa retraite de haut fonctionnaire. Il n’y a pas de petits profits ! C’est toute le drame de ce parti censé représenter les couches populaire et qui ne compte dans les rangs de ses dirigeants que des bourgeois et-ou-ou  des apparatchiks professionnels de la politique. D’après , la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp) a ainsi publié ses déclarations de patrimoine et d’intérêts.  A seulement 37 ans, Emmanuel Macron apparaît comme l’un des ministres les plus fortunés du gouvernement. En 2011, il a ainsi déclaré 403.600 euros correspondant à son salaire chez Rothschild, mais aussi 706.300 euros issus de « bénéfices industriels et commerciaux » et 291.300 euros provenant de « parts de dividendes dans les sociétés du groupe Rothschild ». Au total, sa rémunération a donc atteint 1,4 million d’euros pour cette seule année.  Au cours des 5 mois suivants, le ministre a touché près d’un million d’euros pour ses activités au sein de l’établissement bancaire, qu’il a quitté en mai pour rejoindre l’Elysée. Nommé secrétaire général adjoint, il y a gagné 100.811 euros, ce qui porte sa rémunération totale à 1,09 million d’euros en 2012.  Côté patrimoine, Emmanuel Macron déclare un appartement de 83 m² dans le 15e arrondissement de Paris, acheté 820.000 euros et dont la valeur est maintenant estimée à 935.000 euros.  Possédant une voiture de marque allemande achetée 40.000 euros en 2005, il fait également état d’un patrimoine financier d’environ 1,2 million d’euros, si l’on additionne ses différents placements, comptes bancaires, etc.  Une situation confortable qui suscite déjà certaines interrogations, puisque L’Express avait révélé en septembre dernier que le patron de Bercy n’était pas assujetti à l’impôt sur la fortune (ISF). Or, Emmanuel Macron a déclaré 2,5 millions d’euros au total sur les années 2011 et 2012. Une situation qui est excusable Macron n’est même pas au PS !

Loi Macron : l’assemblée nationale contre

Loi Macron : l’assemblée nationale contre

 

 

 

Pour résumer personne ou presque ne soutient la loi Macron sauf Mariton et les radicaux de gauche. Comme c’était prévu,  cette loi fourre-tout sera donc détricotée et au final, il ne restera pas grand-chose. Le gouvernement va être contraint  de lâcher sur de nombreux peints y compris vis-à-vis de sa majorité mais le compromis final risque de tordre le coup à la volonté réformatrice de Macron. Au nom  des soixante-dix membres de la commission spéciale formée pour examiner la loi Macron le  rapporteur général, Richard Ferrand, a proposé que l’ouverture du travail le dimanche – dont la compensation reste à définir par des accords de branche – soit tout de même encadrée par un « plancher » fixé par la loi. Emmanuel Macron a retoqué cette idée en précisant que la fixation nationale d’un plancher de compensation risquait de mettre en difficulté de petites entreprises pour qui, par exemple, le doublement du salaire le dimanche est impossible. Il estime que le principe selon lequel il n’y aura pas d’ouverture le dimanche sans accord de branche est en soi suffisamment protecteur et souple. À l’UMP, Hervé Mariton, favorable au texte, reste isolé à ce jour. Le groupe UMP s’est exprimé contre ce texte, dont l’ampleur est minimisée. Au mieux, le groupe UMP apportera un soutien ponctuel sur quelques mesures utiles. Le groupe UDI se dit quant à lui « perplexe », s’agissant des dispositions touchant les professions réglementées, et souhaite faire des propositions.  Le groupe écologiste a égrainé de multiples craintes, notamment du fait que le texte ne s’inscrivait pas dans une philosophie de croissance verte, ne serait-ce qu’en raison de la promotion des lignes d’autocar. Le recours à de nombreuses ordonnances n’a pas non plus été du goût du groupe écologiste. Le groupe communiste a, lui, dénoncé une entreprise libérale, un « recul social » pris sous la dictée de Bruxelles. Ce qu’Emmanuel Macron a nié : « L’idée qu’il puisse y avoir un accord pétrole contre nourriture avec Bruxelles ne correspond pas aux traités européens que vous avez ratifiés », a rétorqué le ministre. Avant de moquer gentiment les communistes, qui prennent soudainement la défense des professions réglementées, selon le ministre, comme celle d’ »une nouvelle forme de prolétariat ». Il n’y a guère qu’Alain Tourret, au nom du groupe des radicaux de gauche, qui se soit montré véritablement enthousiaste vis-à-vis de la loi Macron. Le député du Calvados a provoqué des brouhahas de mécontentements chez les députés UMP en soulignant que la « valeur travail est une valeur de gauche » à propos de laquelle « Nicolas Sarkozy a fait un hold up ». Tourret a tout de même marqué une réserve à propos du statut de l’avocat d’entreprise que la loi Macron veut instaurer. Le député radical souligne que la profession d’avocat est attachée à la liberté de plaider, ce qui ne sera pas le cas des avocats d’entreprise. Emmanuel Macron ne fait pas de cette disposition « un point dur » de sa loi et se dit prêt à des concessions.

 

Sondage Macron : les patrons doutent

Sondage Macron : les patrons doutent

 

Les patrons sont moins enthousiastes que l’opinion générale à l’égard de Macron. Ils ont sans doute raison car Macron vit aujourd’hui sur sa posture de nouveau ministre qui veut faire de réformes. Vis-à-vis du Hollande, ringard et   discrédité,  il apparait forcément plus réformateur. En fait comme la loi Macron est une fourre tout finalement sur de questions assez accessoires l’opinion générale a du mal  à apprécier l’enjeu de cette loi. Pas les patrons qui connaissent mieux l’économie réelle et qui doutent. Ils savent évidemment que cette loi Macron n’est pas à la hauteur de l’enjeu, comme ils savent que la question de la fiscalité et des procédures bureaucratique sont loin d’être réglées. Des patrons qui ne veulent se contenter d’intentions mais qui veulent d’actes. D’où sans doute auusi leurs réticences à s’engager dans le pacte de responsabilité (pas encore en application) eu égard à l’environnement déprimé notamment sur le plan économique.   En attendant, seulement 44% des dirigeants lui font confiance pour prendre des mesures en faveur des ETI, et ils sont 43 % à penser qu’il est capable de le faire pour les PME, selon le baromètre OpinionWay pour BFM Business (1) publié ce lundi 15 décembre.  Ils ne sont pas plus confiants quant au développement des entreprises françaises : 40% des dirigeants pensent que le ministre de l’Economie peut le favoriser. Quant à l’allégement de la fiscalité, ils sont très pessimistes, puisque seulement 24% des patrons lui accordent leur confiance pour y parvenir.  Pour Charles-Henri d’Auvigny, directeur général adjoint d’OpinionWay, cette défiance serait principalement due au calendrier : « pour l’instant les mesures qu’il (Emmanuel Macron, ndlr) a proposé ne sont pas encore entrées en application. Par ailleurs le pacte de responsabilité qu’il doit porter, n’est pas non plus encore mis en application », avance-t-il. Pour rappel, le pacte de responsabilité, présenté il y a tout juste un an, doit faire bénéficier les entreprises de 40 milliards d’allégements d’impôts sur trois ans. Ainsi la première vague de baisse de prélèvement doit intervenir l’année prochaine, pour les salaires compris entre 1 et 1,6 Smic, pour un montant de 5,5 milliards d’euros. Et plusieurs mesures de réduction de la fiscalité des entreprises n’entreront en vigueur qu’à partir de 2016. « Concrètement, le chef d’entreprise lui voit des mesures qui viennent complexifier sa gestion quotidienne, comme le compte pénibilité, et par contre derrière, les autres mesures qui doivent venir simplifier sa vie, il ne les voit pas ou peu », poursuit  Charles-Henri d’Auvigny. C’est ainsi que seulement 37% des patrons pensent qu’Emmanuel Macron est en mesure de simplifier les démarches administratives qui paralysent les entreprises. De même, ils ne sont que 36% à penser qu’il va apporter de la flexibilité dans le marché de l’emploi.

 

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Finalement Juppé a raison, la loi Juppé se réduit à peu de choses ; sans doute auusi pourquoi elle est approuvée par les Français, car c’est une réforme économique complètement marginale. « La loi Macron (du nom du ministre de l’Économie, NDLR), c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. On nous a annoncé que ça allait révolutionner la façon dont les entreprises fonctionnent. Y a pas grand-chose dans cette loi », a déclaré le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à l’élection présidentielle en 2017, invité de l’émission La voix est libre sur France 3 Aquitaine.  Le texte présenté mercredi par Emmanuel Macron suscite de fortes réticences chez plusieurs élus socialistes, comme Martine Aubry, qui entendent peser pour le faire amender très sensiblement. « Quand on voit l’opposition de la gauche de la gauche, on se dit que l’immobilisme et le conservatisme au Parti socialiste sont vraiment des valeurs sûres », a ajouté Alain Juppé.  La principale pierre d’achoppement est le chiffre de 12 dimanches travaillés par an figurant dans le projet de loi, le PS souhaitant le ramener à « 5 à 7 dimanches ». « Pour le travail le dimanche, moi, je suis pour plus de liberté », a commenté le maire de Bordeaux : « Franchement, vivons dans le monde où nous sommes (…), est-ce qu’il serait vraiment scandaleux que les Galeries Lafayette sur le boulevard Haussmann à Paris soient ouvertes le dimanche ? » « Les gestionnaires des Galeries Lafayette disent que si c’est ça, on crée 1 000 emplois et des millions de touristes qui sont dans Paris viendront » y faire leurs achats. « Donc, il faut là aussi de la souplesse et la loi Macron est de ce point de vue extrêmement timide », a conclu Alain Juppé.

Sondage : 63% pour loi Macron !!

Sondage : 63% pour loi Macron !!

 

 

Un sondage ambigu car  la loi Macron est un fourre-tout. Macron soutenu par une majorité sans doute davantage en raison de son image que des propositions très disparates et floues y compris sur le travail du dimanche en matière de compensation. Une majorité de Français se déclare favorable à la loi Macron, et donne raison au ministre de l’Economie face à la maire de Lille Martine Aubry sur la question de l’élargissement du travail dominical, selon un sondage Odoxa pour iTélé publié ce samedi. Le projet de loi sur l’activité et la croissance dit « loi Macron » est importante pour l’économie pour 63% des personnes interrogées dans ce sondage. « Il n’y a pas de clivages partisans sur cette question, les sympathisants de gauche (65%) comme de droite (57%) la jugent importante », souligne l’étude.  Par ailleurs, 6 personnes interrogées sur 10 donnent raison à Emmanuel Macron contre Martine Aubry sur la question de l’élargissement du travail du dimanche, une des principales mesures du projet : 59% considèrent que c’est une avancée sociale contre 41% qui estiment que c’est une régression. Enfin, 53% des Français ont une bonne opinion du ministre de l’Economie, contre 46% qui en ont une mauvaise.

 

Macron: pas de double paie systématisée le dimanche

Macron: pas de  double paie systématisée le dimanche

Au départ on avait avancé le doublement de la paye pour le travail du dimanche mais Macron fait maintenant machine arrière En fait d’après lui tout dépendra de la situation des magasins. La loi va se limiter aux principes de compensation et ce sont des accords de branches qui vont – peut-être – prévoir les modalités concrètes. Le travail du dimanche continue de cristalliser les tensions, même au sein de la majorité où Martine Aubry  y voit une régression sociale. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui au travers de sa loi pour la croissance souhaite élargir l’ouverture dominicale à 12 semaines par an, y voit pour sa part une avancée pour les 30% des Français qui travaillent le dimanche car ils auront plus de droits.   »ll y a 600 zones touristiques où les Français travaillent sans aucune obligation de compensation. Désormais, sans compensation, il n’y aura pas d’ouverture le dimanche », a rappelé Emmanuel Macron, sur RTL ce 11 décembre. Et cela sera obligatoire, quelle que soit la taille de l’entreprise.  Pour Macron, la proposition du secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert de doubler le salaire le dimanche lui semble difficilement généralisable. « Faites deux secondes l’épreuve du réel, doublez le salaire, voyez si un petit magasin peut payer double. Il fermera », a-t-il affirmé. Il reconnaît que les montants pourront varier selon la situation des magasins ouverts même si « il y aura sans doute des branches qui prévoiront de payer double. »

 

La loi Macron : « la loi Bruxelles » (Philippot)

La loi Macron : « la loi Bruxelles »  (Philippot)

 

Philippot  ( comme Aubry !) n’a pas complètement tort, la loi Macron n’est pas destinée prioritairement à la modernisation de l’ économie mais à donner des gages à Bruxelles (et à l’Allemagne). Ses effets sur l’économie seront complètements marginaux mais c’est une loi d’affichage  qui cache mal  en faia=t l’incapacité du gouvernement à réaliser vraiment de réformes structurelles ; « On voit bien que c’est toujours la même logique, c’est une logique de détricotage social, libéralisation, dérèglementation, privatisation. La loi Macron devrait s’appeler la loi Bruxelles. Monsieur Macron n’est, comme ses prédécesseurs, qu’un pion de Bruxelles », estime Florian Philippot, vice président du Front national, sur le plateau du Grand soir 3 mercredi 10 décembre. « Il s’évertue en bon petit soldat de l’Européisme à faire ce qu’on lui demande de faire pour adapter la France à la mondialisation sauvage, sauf que ça ne produit pas de résultats », ajoute-t-il.  « Martine Aubry se positionne vis-à-vis de 2017, dans un trou et un petit jeu politicien », analyse Florian Philippot. « Si on est cohérent, on doit aller jusqu’au bout du raisonnement et remettre en cause l’Union européenne. » Si la loi sur le travail le dimanche passe, « les communes frontistes appliqueront la loi. Mais nous changerions radicalement de voie si nous arrivions au pouvoir national. Et cela devient urgent », déclare Florian Philippot. En France, les touristes dépensent moins qu’ailleurs. 1 514 euros aux Etats-Unis, 1 007 euros en Allemagne, 998 euros en Angleterre et seulement 520 euros en France. « Je n’ai pas très envie que la France soit un grand musée pour touristes chinois ou américains. Il faut relancer l’industrie », propose Florian Philippot. « Le travail le dimanche c’est un acquis, je ne suis pas pour le retour au 19ème siècle », ajoute-t-il.

 

Loi Macron : une loi pipeau

Loi Macron : une loi pipeau

 

C’est assurément une loi qui va faire parler delle au sein de la gauche mais qui laissera peu de traces. D’abord parce que c’est un fourre-tout qui ne traite pas véritablement de la compétitivité de l’économie ensuite parce que cette loi sera détricotée par la gauche elle même. Il ne restera que le nom ou presque. Mais pour le gouvernement c’est peut-être l’essentiel : afficher une loi de modernisation qui n’en est pas une mais qui affiche un pseudo volonté de s’attaquer aux réformes structurelles. Pour satisfaire l’opinion des réformateurs mais aussi pour donner des gages à Bruxelles et à l’Allemagne. Cette loi de bric et de broc, sorte de vide grenier, n’aborde nullement la question centrale de la pression fiscale, de la bureaucratie française, de la réforme de l’Etat ou encore du temps de travail (le temps de travail en France est le plus faible en France). En fait tout va surtout tourner autour du travail du dimanche, question qui peut présenter un intérêt dans certaines zones touristiques et pour certaines activités commerçantes mais qui n’es certainement pas susceptible de relancer la croissance. Comme cette  loi est vide , le travail du dimanche  sera le point d’ancrage des contradictions à gauche. Finalement Valls fera du Hollande et trouvera un compromis boiteux pour satisfaire à la fois les réformateurs et la fronde. Bref beaucoup de bruit pour rien. Et quoi en tout cas occuper la Une pendant des semaines, un vrai débat à la française sur des crottes de chat.

Loi Macron, c’est quoi ? Une modernisation de l’économie ou un fourre-tout ?

Loi Macron, c’est quoi ? Une modernisation de l’économie ou un fourre-tout ?

 

L’ambition du gouvernement  était de moderniser l’économie française, en fait la loi Macon est une sorte d’inventaire à la Prévert qui traite de tout et surtout de rien ; Elle évite surtout de parler des facteurs explicatifs structurels qui entame la compétitivité (fiscalité, procédures, temps de travail, réforme de l’Etat).  En fait une vraie loi fourre-tout qui non seulement ne répond pas du tout à l’enjeu (croissance, emploi) mais qui en plus risque d’être déshabillée par la gauche elle même.

  • Travail le dimanche

Le nombre d’ouvertures le dimanche est prévu pour passer de 5 à 12, selon le texte mais Emmanuel Macron serait prêt à débattre de ce chiffre lors de débat parlementaire. En outre, il proposera des « zones touristiques internationales » autorisant le travail dominical tous les soirs jusqu’à minuit. L’ouverture des commerces le dimanche est également prévue dans une vingtaine de grandes gares.

Concernant les compensations pour les salariés, les contreparties obligatoires comme le repos, ou le salaire sont prévues. Pour les PME de moins de 20 salariés, ce serait à chaque branche, territoire ou entreprises de négocier.

  • Statut d’avocat en entreprise conservé

Le statut d’avocat en entreprise est maintenu dans le texte alors qu’Emmanuel Macron avait laissé entendre le contraire vendredi 5 décembre, selon Les Échos.

Idem pour les tribunaux de commerce: « La présence de juges consulaires en appel et la spécialisation des tribunaux de commerce pour rapatrier les plus grosses affaires dans les tribunaux les plus importants » est conservée dans le texte, selon le journal.

  • Libéraliser le transport par autocar

Mieux relier les grandes villes françaises. C’est dans cet objectif que le texte propose de libéraliser le transport par autocar. Selon Les Échos, le gouvernement prévoit de nouvelles dessertes à un prix inférieur à celui du train.

  • Développer l’épargne salariale

L’objectif est d’améliorer l’épargne salariale dans les PME de moins de 50 salariés. Un forfait social plus faible sera proposé pour les entreprises qui fixent un accord « d’intéressement et de participation pour la première fois ».

  • Modernisation du dialogue social

Finalement, ce ne sera pas au menu de la loi Macron selon le quotidien. Toutefois, un projet de loi chapeauté  par le ministre du travail François Rebsamen serait présenté au Parlement au 1er semestre 2015.

  • Professions réglementées

Le texte prévoit notamment de libéraliser l’installation des nouveaux arrivants chez les huissiers, notaires et commissaires-priseurs. Mais également de bouleverser les grilles tarifaires ou de permettre l’ouverture du capital des sociétés à d’autres professions (y compris chez les avocats).

 

Aéroport de Toulouse : Macron ment (Mamère)

Aéroport de Toulouse : Macron ment (Mamère)

 

Noël Mamère accuse Macron de mentir à propos de la vente de l’aéroport aux chinois. « Vous nous dites qu’il s’agit (…) d’une ouverture du capital. Ce n’est pas vrai, vous mentez devant la représentation nationale, pour la simple et bonne raison que vous n’avez pas évoqué le pacte d’actionnaires » entre l’Etat et les acquéreurs, a affirmé le député, au cours de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale. Ce pacte permet « à l’acquéreur chinois de faire ce qu’il veut dans le rachat de l’aéroport de Toulouse », a ajouté Noël Mamère, brandissant un document présenté comme un fac-similé de ce pacte d’actionnaires. Le site d’information en ligne Mediapart avait publié dimanche ce document, non daté et non signé, qui stipule que l’Etat ne s’opposera pas aux « décisions prises en conformité avec le projet industriel » de « l’acquéreur » et qu’il appartiendra à ce dernier de nommer les trois membres du directoire de la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse. « Oui, nous avons des conventions de vote, mais en même temps, la négociation (…) qui a été menée pour conduire à cette opération a garanti une minorité de blocage aux collectivités locales sur le plan stratégique, sur le plan d’investissement et sur les grandes décisions », a répondu Emmanuel Macron Pour le ministre d’ailleurs, le document publié par Mediapart, est  »incomplet », a-t-il justifié, avant d’assurer :  »Je me réengage à ce que (l’Etat reste) à hauteur de 10% au capital ». Le gouvernement a annoncé jeudi dernier la cession de 49,99% du capital de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) au consortium chinois Symbiose. Les pouvoirs publics conservent 50,01%, répartis entre 10,01% à l’Etat, 25% à la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse (CCIT) et 5% chacun à l’agglomération Toulouse métropole, au département de Haute-Garonne et à la Région Midi-Pyrénées.

 

La loi Macron : un fourre-tout, un vide grenier controversé

La loi Macron : un fourre-tout, un vide grenier  controversé

 

Ce qui caractérise d’abord cette loi c’est son caractère fourre-tout : une loi normalement destinée à moderniser l’économie et qui  ressemble à un inventaire à la Prévert où on traite auusi bien des notaires, que des transports par car ou du travail du dimanche ; En réalité c’est la suite du travail de Montebourg qui a interpellé chaque ministère pour qu’on lui formule une ou deux idées d’où cette impression de patchwork. La principale controverse va concerne le travail le dimanche. Justifié par Valls pour permettre aux touristes notamment aux chinois de faire leurs emplettes !  Si le travail du dimanche peut se concevoir dans ce cas là par contre on voit mal quelles seraient les réserves d’emplois et de croissance pour par exemple les magasins de bricolage ou d’ameublement. Ce qui est acheté le dimanche ne le sera pas le lundi. En bref cette loi ressemble à un « vide grenier » et comme dans tout les vides greniers peu de chose seront achetées (par l’assemblée nationale) ;  Le projet de loi Macron n’est donc pas encore présenté qu’il divise en effet fortement la gauche, y compris les socialistes, et une majorité semble pour l’heure difficile à dégager, en particulier sur la question épineuse du travail dominical. Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a déjà lancé des appels « à l’unité » sur le texte : s’il y a des « réserves », « après le temps du débat, il fau(dra) le temps du compromis ».   »Réserves », le mot est faible. L’aile gauche du PS, pour la première fois, appelle à « voter contre », y voyant « la remise en cause de tous les combats historiques de la gauche ». Le député « frondeur » Christian Paul, proche de Martine Aubry, a une position d’ »hostilité » a priori, parce que le texte « participe d’une mise sous pression des salariés ». Le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis lui-même a plaidé pour que le projet de loi, qu’il a qualifié de « fourre-tout », revienne « à son objet initial, c’est à dire la lutte contre la rente ». Point d’achoppement chez les socialistes : l’assouplissement du travail dominical pour les commerces non alimentaires (passage de 5 dimanches à 12 dimanches par an). Olivier Faure, député (PS) de Seine-et Marne, a prévenu ce lundi qu’il n’y avait pas de « majorité » de gauche à l’Assemblée pour voter la mesure. Le Parti socialiste, dans un « memorandum » envoyé la semaine dernière au ministre de l’Economie et dont l’AFP a obtenu copie, écrit qu’il n’est « pas nécessaire d’aller sur l’ensemble du territoire national au-delà de cinq dimanches ouverts par an ». Il ne souhaite pas non plus « banaliser le travail de soirée jusqu’à minuit », jugeant que le travail au-delà de 21H00 reste « un travail de nuit » Dans les deux cas, « la compensation salariale » doit demeurer « la règle », et ce « pour toutes les entreprises de plus de 10 salariés » ajoute le parti, qui souhaite une « loi de gauche » pour la croissance et l’activité. Malgré tout, Manuel Valls s’est dit ce lundi soir « optimiste » sur l’adoption du projet de loi : « Moi, je suis toujours optimiste à partir du moment où il y a un bon débat et nous arrivons les uns et les autres à avancer dans un seul intérêt qui est l’intérêt général ». Le débat devra également se faire avec les partenaires de la majorité à l’Assemblée nationale, les écologistes. S’ils ont obtenu le retrait de l’article concernant l’enfouissement des déchets nucléaires, les écologistes n’en demeurent pas moins « circonspects ».

 

Loi Macron : une carte professionnelle obligatoire pour travailler

Loi Macron : une carte professionnelle obligatoire pour travailler

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, devrait lancer quelques pistes dès ce dimanche lors de son interview sur France 2. Dans un document envoyé au Conseil d’État que RTL s’est procuré, on y découvre notamment que les professionnels du bâtiment vont obtenir un moyen nouveau pour lutter contre le travail illégal venu de l’étranger : une carte professionnelle que devra porter tout employé sur un chantier. C’était une demande très forte de la profession.  Le ministre du Travail, François Rebsamen, l’a dit ouvertement : sauf arbitrage de dernière minute, cela figure dans la loi Macron. L’idée est d’obliger toute personne qui travaille sur un chantier de BTP à avoir une carte reconnue par les professionnels du bâtiment et par l’inspection du travail. Cette carte devra être détenue par un salarié en CDI, en intérim ou un employé qui vient d’un autre pays et qui a été embauché pour quelques mois en France.  C’est une vieille demande de la Fédération du bâtiment qui veut ainsi lutter contre le travail illégal et limiter la concurrence des ouvriers roumains, polonais ou portugais qui sont en moyenne 25 à 30% moins cher, y compris quand ils travaillent en toute légalité. Un peu plus de 150 inspecteurs du travail seront chargés de contrôler cette carte sur les chantiers. Elle serait munie d’une puce électronique avec le nom de l’ouvrier, la nature de son contrat et s’il est étranger, la date d’entrée et de sortie de France. En cas d’infraction, l’employeur sera condamné à 2.000 euros d’amende par travailleur non déclaré et 4.000 euros en cas de récidive. Le Medef défend cette idée, mais les artisans du bâtiment sont plus dubitatifs.

« Echec du pacte de responsabilité » ( Macron)

« Echec du  pacte de responsabilité » pour Macron

Curieux pour un ministre de l’économie de déclarer que le pacte de responsabilité est déjà un échec. D’abord il faudrait en imputer la responsabilité au gouvernement et surtout à Hollande qui n’a cessé de proclamer bien imprudemment que le remède miracle à la croissance et au chômage c’était ce fameux pacte de responsabilité ; ensuite Macron fait l’impasse sur la conjoncture économique, très mauvaise avec une croissance à peu près nulle qui évidemment empêche les patrons de s’engager sur l’emploi.  « Dans pacte de responsabilité, il y a responsabilité. (…) Très peu d’accords de branche ont été signés. C’est un échec et c’est aussi le sien », a déclaré le ministre, en référence au patron du Medef, Pierre Gattaz. Certes Gattaz n’est pas complètement blanc et pour le moins ses déclarations sont assez contradictoires ; pour autant l’erreur fondamentale est d’avoir tout misé sur ce pacte de responsabilité (curieux nom au demeurant) alors que  l’environnement économique exigerait bien d’autres réformes notamment structurelles. En cause évidemment le poids de l’Etat (et son armée de fonctionnaires) qui plombe la compétitivité et tue l’initiative. Du coup le MEDEF  organise mercredi 3 décembre une mobilisation contre la politique économique du gouvernement, après les manifestations de la CGPME lundi, à Paris et Toulouse. Chaque branche professionnelle doit engager des négociations entre syndicats et patronat pour prévoir des contreparties aux 40 milliards d’euros de baisse de prélèvements accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.  Concernant le compte pénibilité, fortement décrié par les organisations patronales qui le jugent « inapplicable », Emmanuel Macron a confirmé qu’un « groupe de travail » de PME plancherait pour « rendre la pénibilité supportable pour les entreprises », lesquelles y seraient représentées.  François Hollande avait annoncé le 6 novembre qu’un chef d’entreprise et un parlementaire seraient associés à la mission sur l’application du compte pénibilité, confiée en octobre à Michel de Virville, conseiller-maître à la Cour des comptes qui avait établi le mode d’emploi du compte cet été.  Cette mesure phare de la réforme des retraites, qui rentrera partiellement en vigueur le 1er janvier, donne la possibilité aux salariés subissant des conditions de travail difficiles de partir plus tôt à la retraite.  Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, s’est entretenu lundi après-midi avec le ministre de l’Economie. Emmanuel Macron a assuré le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises qu’un dirigeant de très petite entreprise ou de PME ferait partie d’une mission parlementaire qui doit être mise en place sur la question.

 

Projet de loi Macron : un fourre-tout pout Cambadélis (PS)

Projet de loi Macron : un fourre-tout pout Cambadélis (PS)

 

 

Net raidissement du Premier secrétaire du PS qui a sérieusement taclé Macron et sa loi fourre-tout ainsi que les velléités de d’amender les 35 heures. Un cambadélis visiblement agacés que les responsables du gouvernement (Valls compris) qui  passent leur temps à séduire la droite au lieu de suivre une ligne socialiste. Cambadélis à même posé une hypothèque sur la candidature de Hollande pour 2017 «  qu’on réussisse d’abord ce quinquennat, en verra après ». Une sorte d’avertissement donc auusi pour Hollande car les socialistes se sentent de plus en plus écartelés entre une politique social-libérale du gouvernement (qui ne donne aucun résultat)  et la ligne traditionnelle du PS. Un net rappel auusi à l’odore à l’égard du ministre Mandon qui avait évoqué la nécessité d’une primaire à gauche avec Hollande pour 2017. « Qu’il s’occupe de son portefeuille, la simplification administrative ;  il n’a  pas mandat pour s’immiscer dans  les affaires du parti ! » a dit en substance Cambadélis. Dernier avertissement enfin à légard des écolos et surtout des communistes : faute d’alliance le PC peut disparaître et les écolos devenir complètement marginaux. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a donc critiqué sévèrement dimanche le futur projet de loi d’Emmanuel Macron, jugeant trop importante l’augmentation du nombre de dimanches lors desquels il sera possible de travailler. Il a par ailleurs fermé la porte à un éventuel assouplissement des 35 heures, qui serait proposé par un rapport franco-allemand présenté la semaine prochaine, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Quand le projet de loi pour la croissance et l’activité sera présenté par le ministre de l’Economie, « il y aura vraiment un sujet sur la question du travail du dimanche », a dit Jean-Christophe Cambadélis lors de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Le nombre de semaines qu’on nous propose, c’est-à-dire 12 semaines, c’est trop », a-t-il ajouté, en référence au passage proposé de 5 à 12 du nombre de dimanches où il sera possible de travailler sous certaines conditions. « C’est une discussion que nous aurons avec le ministre mais je pense que c’est trop. » Plus généralement, « je trouve que c’est une loi fourre-tout, il y a trop de choses dedans », a poursuivi Jean-Christophe Cambadélis.  Le texte, qui prévoit aussi notamment des mesures pour les professions réglementées comme les notaires, pourrait être présenté fin janvier à l’Assemblée nationale et en mars au Sénat, selon Emmanuel Macron. Interrogé sur un éventuel assouplissement des 35 heures, Jean-Christophe Cambadélis a répondu: « Les 35 heures, je crois que le président de la République, et je suis certain le Premier ministre, ont fermé la porte à leur assouplissement. » « Le premier secrétaire du Parti socialiste dit: ‘non’ », a-t-il ajouté. Sans toucher à la durée légale du travail à 35 heures, Emmanuel Macron s’est à nouveau prononcé cette semaine pour un élargissement des possibilités d’y déroger en cas d’accord majoritaire dans l’entreprise ou la branche professionnelle.

35 heures : signal négatif pour l’emploi (Macron)

35 heures : signal négatif pour l’emploi (Macron)

 

Le ministre de l’économie  a estimé que la réforme des 35 heures   a « créé un signal négatif pour les entreprises étrangères qui voulaient investir en France », et ce malgré une durée effective du travail dans le pays qui dépasse ce volume horaire affiché, et une productivité qui a augmenté de 2 à 3%.  Le ministre avait déjà exprimé une position similaire dans une interview au magazine Le Point, parue en août dernier. Au moment de la tenue de l’entretien, il n’avait pas encore été nommé ministre. Avec moins de précautions, il déclarait « nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunérations, à la condition explicite qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés ». Ces accords de branches ou d’entreprises pour aménager le temps de travail sont déjà possibles. Ils ont été prévus dans l’accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi de janvier 2013. Mais ce dispositif ne s’adresse qu’aux entreprises en difficulté, et est limité dans le temps, à deux ans maximum. « Le cadre légal n’est pas suffisant parce que salariés comme entreprises ont besoin de plus de souplesse. Qui serions-nous pour dire à quelqu’un qui souhaite travailler plus que c’est impossible? », s’est interrogé le ministre devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le temps de travail.

 »

 

1...5657585960



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol