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Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

C’est devenu une habitude, une sorte de réflexe chez Macron ; chaque fois que ses plans sont contrariés, il pique une colère. Cette fois c’est contre tous les chefs d’État européens qui n’ont pas pu encore se mettre d’accord pour distribuer les postes (notamment : la présidence de la Commission, celle du Conseil européen, de la Banque centrale européenne, ou encore de la diplomatie de l’Union). Le plus ridicule dans cette affaire c’est que Macron est lui-même responsable de cette incapacité à se décider. En effet Macron s’est notamment opposé aux nominations d’un Allemand à la tête de la commission, il n’est pas chaud non plus pour mettre un Allemand à la tête de la banque centrale européenne. L’Allemagne porte aussi une responsabilité pour s’être opposée à la nomination de Français. De ce fait,  se rabat sur des seconds couteaux mais même ces seconds couteaux sont contestés. Du coup, on pourrait se mettre d’accord sur des personnalités au profil assez transparent en provenance de petits pays. Ce qui s’est passé déjà lors  de la dernière législature quand on a choisi le sulfureux Luxembourgeois Juncker dont les décisions ont grandement fragilisé l’union économique. En cette fois Macron, encore partisan il y a peu d’un élargissement sans condition de l’union européenne, se rend compte un peu tard que cette Europe là et presque ingérable «On ne peut pas être un club de 28 qui se réunit sans jamais se décider. Il faut une méthode beaucoup plus efficace sur les grands sujets. » Il a par ailleurs taclé les gens continuant à évoquer un « élargissement européen quand on n’arrive pas à se mettre d’accord à 28. » Il a livré quelques éléments des coulisses des négociations. Emmanuel Macron a d’abord glissé: « Il est clair que cet échec est dû aux divisions et à des ambitions personnelles qui n’avaient pas leur place autour de la table. (…) La dynamique collective n’a pas existé, quand on a trop d’agendas cachés on n’y arrive pas. »

Mercosur : le mensonge permanent de Macron

Mercosur : le mensonge permanent de Macron

 

Les revirements et les contradictions de Macron sont devenus tellement courants qu’elles ne sont plus relevées par les médias. Des médias d’autant plus complaisants qu’ils appartiennent presque tous à des financiers qui soutiennent Macron. Le président de la république venait à peine de sermonner l’ensemble des chefs d’État de la planète à propos de l’insuffisante prise en charge des questions climatiques qu’aussitôt il annonçait la conclusion d’un accord de libre-échange.  - entre la Commission européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). Pourtant Macron avait bien promis de mettre de côté les questions agricoles. Son ministre de l’agriculture avait même indiqué que la France ne signerait pas un accord qui porterait un tel préjudice à l’agriculture. Pourtant subitement l’accord honteux s’est transformé en accord acceptable. Une nouvelle trahison de Macron qui ne cesse de liquider l’économie française. Après avoir participé à la grande braderie de l’industrie (exemples Alstom ou Alcatel) Macron ouvre largement les portes de la France à l’industrie agricole sud-américaine. Même au sein du gouvernement et de la majorité des voix s’élèvent  pour dénoncer les contradictions de Macron qui une fois encore s’en tire  avec une pirouette en promettant une évaluation de cet accord. Il serait temps !

L chef de l’Etat a donc annoncé samedi le lancement “dans les prochains jours” d’une “évaluation indépendante, complète, transparente de cet accord, notamment sur l’environnement et la biodiversité pour que le suivi soit effectif et partagé avec tous nos concitoyens”.“Je considère que cet accord à ce stade est bon compte tenu du fait que les demandes que nous avions formulées ont été intégralement prises en compte par les négociateurs” mais “nous serons très vigilants sur toutes les rédactions finales”, a-t-il assuré en marge du G20 d’Osaka, au Japon. Si les contours de la mission d’évaluation restent flous, son objectif, lui, est clair – désamorcer les critiques des éleveurs, déjà échaudés par la volonté de l’exécutif de ratifier “dans les meilleurs délais” un autre accord contesté de libre-échange – entre le Canada et l’UE, le CETA.“Cette accumulation de mauvaises décisions ou marques de mépris pour les éleveurs bovins viande et le modèle de production vertueux qu’ils s’efforcent de préserver en France a assez duré”, a dit Bruno Dufayet, président de la fédération nationale bovine (FNB). “Un point de rupture a été atteint”. “Notre exaspération et notre colère, nous allons désormais dans les prochaines semaines et les prochains mois fortement l’exprimer”, a-t-il ajouté ce week-end, sans donner plus de précisions sur la forme que cette exaspération prendrait. Dans le collimateur des éleveurs français, l’arrivée de 99.000 tonnes de viande bovine par an – imposées au taux préférentiel de 7,5% – en provenance d’Amérique du Sud, qui est considérée comme une “concurrence déloyale». Prenant soin de préciser qu’il s’exprimait “à titre personnel”, le député LaREM Jean-Baptiste Moreau lui a emboîté le pas dans une interview au Monde publiée lundi matin. “Cet accord est signé par une Commission européenne en bout de course, sur un mandat de travail qui date d’il y a vingt ans”, fustige-t-il. “On a l’impression d’un passage en force. C’est cette Europe-là que les gens ont repoussée depuis des années. Cette Europe-là a provoqué le Brexit. Est-ce qu’on continue avec les mêmes âneries qu’on a faites depuis vingt ans ?”

Alstom : un massacre dont Macron est responsable

Alstom : un massacre dont Macron est responsable

 

 

D’une certaine façon Macron a largemenet participé à la liquidation branche énergie,  à  sa vente et maintenant à son massacre.   . Olivier Marleix, l’ex-président de la commission d’enquête parlementaire sur les décisions de politique industrielle de l’État, avait donc  décidé de saisir la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, selon une source judiciaire au Figaro. La confirmation que la gestion d’Alstom aurait été calamiteuse. L’erreur stratégique aura d’abord été de vendre la branche énergie d’Alstom. Ce que rappelle Wikipédia « Au début de 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonce les conditions de vente de l’entreprise Alstom au groupe General Electric (GE) soulignant que contrairement aux promesses d’Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d’accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l’assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises. « Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l’avenir de l’ensemble de notre filière nucléaire… ». Il met en garde également sur le fait que cette vente « donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l’ensemble de notre flotte de guerre ». Il évoque également la vente d’une filiale d’Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite, dont les produits équipent l’armée française ainsi que des entreprises du secteur de la défense et de l’espace qui tombe dans le giron de General Electric. Il évoque « la cupidité et l’incompétence de certains dirigeants d’entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité ». Certains analystes voient un lien direct entre la cession du pôle énergie du groupe à General Electric et l’enquête américaine pour des faits de corruption ayant débouché sur une amende de 720 millions d’euros et présentant des risques judiciaires pour plusieurs cadres d’Alstom dont Patrick Kron » ».De fait Patrick Tron aura été le fossoyeur d’Alstom.   Autre critique  Anticor reproche au gouvernement d‘avoir renoncé à lever des options qui lui auraient permis d‘acheter des actions Alstom au groupe Bouygues. Manque à gagner pour les caisses de l‘Etat, estime Anticor, qui dénonce une forme de détournement d‘argent public “par négligence” : 350 millions d‘euros. L‘opération à laquelle le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a renoncé 26 septembre 2017, lors de l‘annonce de la fusion entre Alstom et Siemens, découlait d‘un accord conclu avec Bouygues le 22 juin 2014.Pour Anticor, l‘abandon par l‘Etat de ces options “constitue une infraction pénale de la plus grande gravité”, car il a ainsi “renoncé à encaisser au bénéfice des caisses publiques dont il a la charge la somme de 350 millions d‘euros”.  Dans cette missive, dont l’existence a été révélée par Le Monde , Olivier Marleix s’étonne que les autorités françaises n’aient «jamais ouvert d’enquête» sur ce rachat alors qu’Alstom a reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011. L’entreprise a également versé une amende à la justice américaine en 2014. Pour étayer son argumentaire, Olivier Marleix s’appuie sur les travaux de la commission d’enquête qui «ont mis en évidence» la façon dont la procédure de contrôle des investissements étrangers en France «a été détournée». L’ex-maire d’Anet note qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a «formellement donné l’autorisation» de la vente d’Alstom énergie et a «également autorisé» d’autres cessions d’actifs «d’entreprises stratégiques françaises». En cause, les rachats d‘Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technologies. Dans sa missive, le député ajoute que le candidat Macron a bénéficié d’un «montant de dons records pour sa campagne» et estime que «le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées ne peut qu’interroger». Olivier Marleix émet l’hypothèse que le «système» mis en place dans le cadre de ces cessions aurait pu bénéficier à l’actuel président de la République pendant sa campagne. Emmanuel Macron a levé en un an, sans parti politique, environ 15 millions d’euros de dons, souligne-t-il. «Puisqu’une enquête préliminaire a été ouverte en novembre dernier sur les dons reçus par le parti En marche! (…) il m’a paru nécessaire de vous signaler ces éléments», ajoute-t-il. Ce signalement est en cours d’analyse au parquet de Paris !. «S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption», avance le député. Ce signalement intervient alors qu’un ex-dirigeant d’Alstom, Frédéric Pierucci, a livré un témoignage sur les dessous de ce rachat par General Electric dans un ouvrage («Le Piège américain», JC Lattès). Selon lui, l’entreprise a été contrainte de vendre sous la pression des États-Unis, où il a été arrêté le 14 avril 2013 à New York, à sa descente d’avion, dans ce qu’il décrit comme une «guerre économique souterraine» livrée à l’Europe.

 

Accord UE-Mercosur : Macron retourne sa veste

Accord UE-Mercosur : Macron retourne sa veste

Jusque là, Macron s’était montré particulièrement prudent vis-à-vis du projet d’accord commercial Mercosur entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay. Il avait même indiqué qu’il s’opposerait à cet accord s’il ne prenait pas en compte la problématique agricole française. Évidemment une simple précaution oratoire car Macron a toujours été favorable à tous les accords commerciaux très libéraux. En clair, on va sans doute sacrifier une partie de la production agricole française pour mieux exporter certains biens manufacturiers. La concurrence sur les produits agricoles risque d’être faussée compte tenu des conditions de production dans les pays d’Amérique du Sud sans parler évidemment de la qualité de produits poussés aux OGM et-ou  aux engrais et aux pesticides. De toute façon cet accord va entrer en vigueur avant même la ratification par chacun des pays membres de l’union économique. Une ratification qui demandera des mois et des années tandis que le traité lui sera immédiatement applicable. Pour se rendre compte du marché de dupes du Mercosur, il suffit de lire avec attention les déclarations particulièrement floues de Macron :“Je considère que cet accord à ce stade est bon compte tenu du fait que les demandes que nous avions formulées ont été intégralement prises en compte par les négociateurs”, a estimé le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse à Osaka, au Japon, à l’issue du sommet du G20.“Cet accord reconnaît nos indications géographiques”, il fait référence au “respect explicite de l’accord de Paris” sur le climat, il respecte nos “normes environnementales et sanitaires” et “les premiers éléments dont nous disposons indiquent” que les préoccupations en matière de protection des filières sensibles “ont été prises en compte”, a-t-il précisé.“Il faut maintenant vérifier tout cela dans les phases à venir, ça va dans la bonne direction, mais nous serons très vigilants sur toutes les rédactions finales, sur le processus de ratification et surtout sur le processus de suivi”, a-t-il poursuivi.“Quelques semaines après l’élection européenne, inacceptable signature d’un accord Mercosur-UE qui va exposer les agriculteurs européens à une concurrence déloyale et les consommateurs à une tromperie totale”, a dénoncé la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, sur Twitter.Pour la Confédération paysanne, il est “inadmissible de voir l’UE valider” cet “accord mortifère”. “Sacrifice de l’agriculture et de l’élevage sur l’autel d’un commerce cannibale et d’une course folle à la croissance au détriment du climat, de la planète et des hommes”, a-t-elle écrit sur Twitter.“A quoi bon demander en France et en Europe une montée en gamme en termes de qualité et de respect de l’environnement si c’est pour importer des produits contraires à cet effort?”, s’est interrogé pour sa part le syndicat Jeunes agriculteurs.

 

SNU : un bel exemple des renoncements de Macron

SNU : un bel exemple des renoncements de Macron

SNU service national universel qui n’est ni militaire, ni national, ni universel  mais seulement facultatif et ne réunit pour quelques jours de jeunes Français pour on ne sait pas trop quoi. L’idée de Macron et sa promesse était de reconstituer un service militaire obligatoire de l’ordre de six mois. Tout cela finit en eau de boudin  car le service est facultatif il ne concerne que quelques milliers de personnes alors que 800 000 pourraient être concernées. Pas question de service à caractère militaire, pas même question d’une référence à la défense du pays. Juste le rappel de quelques valeurs et des tâches d’intérêt général. On espère ainsi en une dizaine de jours avoir transformé les mentalités, ressoudée,, autour des valeurs françaises, réalisés, le brassage social.

Officiellement, il s’agit de « transmettre le socle républicain », « développer une culture de l’engagement », « accompagner l’insertion sociale et professionnelle » et « renforcer la cohésion nationale », Bref une grande rigolade et des stages type pâte à  modeler. On objectera que Macron n’est pas le seul responsable car l’armée s’est opposée de toutes ses forces à ce concept de service qui aurait pu émarger sur le budget du ministère de la défense. À gauche aussi les organisations de jeunesse ont protesté et protestent encore contre le fait que les jeunes soient contraints d’offrir gratuitement quelques jours au pays pour son intérêt général. Un exemple qui montre bien comment ce dénature un projet au point d’en être ridicule. Comment par exemple peut-on espérer en quelques jours ressouder autour de valeurs républicaines alors que  école qui a eue en charge ces jeunes n’a pas été capables de le faire pendant des années. Certes la responsabilité n’en incombe pas seulement qu’à l’école mais l’école est quand même le lieu privilégié d’apprentissage des connaissances et des valeurs.

 

L’écologie: le nouvel évangile de Macron

L’écologie: le nouvel évangile de Macron

 

 

« J’ai la foi des convertis récents » dit Macron qui conçoit la politique comme uen sorte de mouvement évangélique où la force parole fait oublier la modestie voire ‘incohérence de l’action. Macron, c’est une sorte de prophète : il décrit le futur, annonce la bonne nouvelle, sermonne en permanence ses compatriotes comme ses collègues chefs d’Etat. Au point d’ailleurs que la France est maintenant fâchée avec à peu près tout le monde. Pour l’écologie, Macron affirme être un nouveau converti ; Alors qu’il est au Japon notamment en prévision du G20, il sévèrement critiqué la plupart des Etats qui négligent la problématique économique et notamment la pollution et le dérèglement climatique ; Pas de chance, le jour même de ce sermon tombait le rapport du haut conseil du climat (encore un machin bien français) qui constatait que la France ne menait pas d’efforts par rapport aux objectifs affichés. Qu’a cela ne tienne Macron fait une pirouette dialectique et renvoie la responsabilité aux européennes ; La France a en effet  été appelée à revoir son action par le Haut conseil pour le climat, mis en place par Emmanuel Macron lui-même.  »Les actions engagées restent insuffisantes, alors que l’ensemble des politiques climatiques devrait dès maintenant être renforcé », note cette instance indépendante dans son premier rapport. Le chef de l’Etat en a profité pour répondre à ces remontrances. « En France, on a créé un Haut conseil indépendant qui nous dit qu’on ne va pas assez loin. Nous, on va continuer à avancer. A changer nos méthodes ». Et Macron renvoie la balle vers ses interlocuteurs européens, estimant que  »ça ne peut continuer que si tous les Européens s’y mettent ».

Popularité : Macron remonte grâce aux commémorations

Popularité : Macron remonte grâce aux commémorations

Au cours de ces dernières semaines Macron n’a cessé de multiplier les commémorations et de distribuer des médailles certaines justifiées d’autres discutables ; en tout cas ; grâce à cette politique de communication consensuelle, il remonte de trois points dans les sondages Macron a compris depuis longtemps (comme d’autres), qu’on n’est pas forcément jugé sur ses actes mais sur les mots mêmes s’ils en agacent certains. Il faut dire que le président est présent partout et chaque jour à la une d’une presse par ailleurs très bienveillante puisqu’elle appartient à 80 % aux financiers qui l’ont soutenu. Le baromètre mensuel réalisé par BVA pour La Tribune-Orange*-RTL indique que 35% des Français interrogés ont une opinion positive à l’égard d’Emmanuel Macron en juin, contre 32% en mai et avril.

 

*On se demande bien ce que fait orange dans cette galère des sondages, pourquoi pas aussi des sondages de EDF ou de Total sur la vie politique française ! Orange objectera sans doute qu’elle produit aussi de l’info (la reprise à peu près intégrale des agences de presse.)

Europe : Macron a tué l’entente franco allemande

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L’Echec des chefs d’État à trouver les nouveaux responsables de l’union européenne doit beaucoup à Macron. Jusque-là en effet, les principales nominations se préparaient entre les Allemands et les Français. Désormais chacun soutient son candidat. En outre, il n’y a pas d’alliance de substitution compte tenu de l’attitude de Macron fâché avec à peu près les trois quarts de l’Europe. Il y a d’abord évidemment la Grande-Bretagne que la France veut  voir partir le plus vite possible quand les Allemands eux tempèrent. Les relations exécrables avec l’Italie, aussi avec nombre de pays de l’Est. Elles ne sont pas bonnes non plus avec l’Espagne et certains pays nord. En cause, le faite que macro, manifeste la plus grande condescendance voir le mépris à l’égard des opinions qui ne rejoignent pas les siennes. L’axe franco-allemand qui constituait la base de l’union européenne a disparu. Les Allemands sont particulièrement agacés par les propositions de Macron qui en gros vise à dépenser les excédents allemands dans des structures bureaucratiques. Par exemple ce fameux ministère des finances de la zone euro, ce super ministre de l’économie, cette mutualisation des dettes, ces plans d’investissement etc. pour Macron, l’Allemagne manque totalement d’ambition. Pour l’Allemagne et Merkel Macron incapable de gérer son budget (le déficit est reparti) veut solliciter les ressources allemandes pour ses illusoires utopies. La France fournirait la matière grise et notamment celle de son chef qui deviendrait alors le seul leader de l’Europe et l’Allemagne pour fournirait les financements. L’Allemagne ne veut surtout pas de cette vision curieuse sorte de cocktail entre l’ultra libéralisme et un supra étatisme européen. D’une certaine manière, la position de Macron en Europe et dans le monde est assez à l’image de celle qu’il occupe en France. Macon est certes légitime mais il est très minoritaire. Il y a un énorme décalage entre l’ambition de ses discours et finalement sa politique à l’ancienne. Sa posture et son tempérament sont sans doute ses pires ennemis.

Brigitte Macron : la ferme !

Brigitte Macron : la ferme !

Il faut vraiment qu’Emmanuel Macron soit bas dans les sondages (70 à 75 % condamnent toujours sa politique) pour qu’il fasse monter au créneau son épouse dans les médias et pour reprendre des éléments de langage complètement éculés mais soufflés évidemment par les innombrables boîtes de communication qui conseillent  l’Élysée. Le pire sans doute que Brigitte macro affirme que le mouvement des gilets jaunes était prévisible. Ce que disent évidemment maintenant tous les journalistes qui ne lisent pas l’avenir dans le marc de café mais qui font de la rétrospective à bon compte. Si le mouvement des gilets jaunes était prévisible, on se demande vraiment pourquoi Macon n’a pas pris les devants. Brigitte Macron aurait mieux fait de se taire surtout quand elle reprend des propos aussi démagos “Cette crise était prévisible parce qu’en gros qu’est-ce qu’ils disent? ‘A partir du 15 du mois, la vie est impossible et on veut que nos enfants aient accès au meilleur.’ Or ce fameux ascenseur social, ils disent qu’il est en panne et je les crois”, a déclaré l’ancienne professeure de français dans cette longue interview. “En cela, c’est clair que le président va agir”, a-t-elle assuré. “Je ne pense pas qu’il l’avait minimisée (la crise) mais il y a des réformes qu’il avait planifiées plus tard qu’il a faites plus tôt.”“J’ai eu peur pour la France (…) On n’arrive à rien par la violence”, a-t-elle aussi confié à propos du mouvement social qui secoue le pays depuis la mi-novembre et qui a connu plusieurs pics de tension cet hiver. A ses yeux, le “grand débat national” organisé en réponse à cette crise, qui a vu le président participer à de nombreuses réunions publiques à travers le pays, a eu un effet positif sur le chef de l’Etat. “Il a évolué, il est plus près”, juge-t-elle.Brigitte Macron, qui se dit “heureuse” à l’Elysée, dit avoir vécu comme un “apprentissage” ce début de quinquennat, qui a vu son mari se doter d’une “carapace”, sans pour autant changer fondamentalement.“Il est dur au mal, résilient, résistant, et ça force un peu mon admiration. Je suis derrière, je vois ce qu’il donne, et je vois ce qu’il prend”, a-t-elle dit. En réponse aux critiques qui décrivent Emmanuel Macron comme un homme arrogant ou distant, Brigitte Macron évoque une sorte de malentendu. “C’est quelqu’un d’une grande sensibilité, il a une âme de poète, » !! On croit rêver ou plus exactement écouter les propos de bistrot d’une femme qui espère une autre tournée de son mari «  quand Brigitte Macron veut faire peuple c’est évidemment avec des excès qui ne passent pas et le meilleur service qu’elle puisse rendre au pays c’est sans doute de se taire au lieu de délivrer de telles idioties

Macron : maitre des commémorations et distributeur de légion d’honneur

 

Promis, juré, Macron avait solennellement affirmé qu’il mettrait de l’ordre dans la distribution des médailles notamment de la Légion d’honneur. force est de constater que chaque semaine ou presque, il profite d’un événement pour distribuer ces distinctions parfois méritées quand certains n’hésitent pas à mettre leur vie en jeu pour le service de l’intérêt général. Mais parfois c’est discutable  quand Macron distribue des médailles à tous les sportifs ou aux  au chanteurs. Dernière en date aujourd’hui Elton John. Un magnifique chanteur sans doute qui marquera le siècle mais dont les mérites ne sont peut-être pas supérieurs à ceux de cette infirmière condamnée à travailler 12 heures à 15 heurs  par jour sans interruption du lundi au dimanche simplement pour assurer des conditions minimales pour le maintien à domicile de personnes âgées et handicapées . . Il n’y a pas un jour sans que Macron ne saute sur une commémoration quelconque pour faire un discours est évidemment instrumentaliser  un événement historique ; cela  pour justifier du bien fondé de sa politique. Macron a compris depuis longtemps que ce qui compte dans le paysage politique contemporain-, ce nest pas de faire mais de parler et d’apparaître. S’il le fallait Macron présenterait la météo et en profiterait sans doute pour distribuer des Légion d’honneur aux météorologues, aux techniciens de la télé et peut-être même à lui-même ( mais ça c’est déjà fait !)

 

 

Stade de France : Macron sifflé

Stade de France : Macron sifflé

 

 

 

Curieux comme la presse dans sa majorité relativise les sifflets adressés à Macron l’heure de la finale du top 14 de rugby. D’après cette même presse si ces sifflets  ont bien  été réels, ils se seraient adressés autant. A Bernard Laporte, et celui de la Ligue nationale de rugby, Paul Goze. On voit vraiment difficilement comment ces journalistes qui rendent compte de l’événement peuvent être capables de distinguer la nature et la destination des sifflets. Certes certains dirigeants du rugby sont loin de faire l’unanimité mais rares sont ceux qui sont sifflés leur d’une grande finale. En outre il n’est pas dans la tradition des supporters de rugby de sifflets à tort et à travers comme le font trop souvent les publics du foot. Cela pose évidemment un nouveau la question de l’indépendance des médias dont 80 % sont dans les mains de financiers qui soutiennent Macron. On objectera que les cercles sportifs ne sont pas nécessairement les lieux les plus appropriés pour manifester des formes de mécontentement vis-à-vis de la gouvernance. Dans le même temps, il faut observer que Macron multiplie les risques en sautant sur toutes les occasions festives comme dramatiques pour manifester sa présence, sa compassion ou son enthousiasme selon les cas. Une confusion évidemment voulue entre la communication et l’action politique. On parle d’autant plus fort qu’on agit peu.

 

Macron, le distributeur de médailles

Macron, le distributeur de médailles

Paradoxe, Macron avait déclaré qu’il entendait réduire de manière drastique le volume des distinctions nationales en particulier la Légion d’honneur. Dans les faits, Macron chaque semaine ou presque attribue généreusement à telle ou telle  catégorie-les distinctions dont il avait promis une plus grande rareté. Si on peut comprendre que ces distinctions soient grandement méritées dans le cas d’actes courage exceptionnels notamment pouvant aller jusqu’au sacrifice de la vie dans l’intérêt général par contre la distribution de médailles est plus contestables  quand il s’agit de sportifs ou de vedettes du showbiz. Macron ne manque pas une occasion de présider des commémorations. Ce qui lui donne l’occasion de discours fleuves pour tenter de rassembler une opinion par ailleurs très critique sur la politique générale. Macron lui-même reconnaît cette sorte d’instrumentalisation de la douleur collective. Exemple ce qu’il a déclaré aux Sables d’Olonne «Aux Sables-d’Olonne, comme dans tous les ports de France, la mer c’est la vie, c’est la mort, ce sont nos joies, nos peines, nos souffrances et nos espérances. Parfois, dans la douleur du deuil, dans le brouillard de nos doutes, les naufrages nous rassemblent et nous transcendent.». Évidemment on aurait aussi souhaité des propos sur la prévention des risques en mer et sur une organisation des secours qui ne reposent pas uniquement sur le bénévolat.

 

 

Emmanuel Macron dénonce les dérives du capitalisme !

Emmanuel Macron dénonce les dérives du capitalisme !

Preuve que Macron peut tout dire et son contraire quand il condamne le capitalisme et ses dérives lors de sa déclaration devant l’organisation internationale du travail où il est de bon ton de parler à gauche « Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns .Emmanuel Macron. « Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d’ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux », a poursuivi le locataire de l’Elysée. Et d’ajouter : « Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès », il peut être « attiré par l’autoritarisme, qui dit : ‘la démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou. Nous allons faire des murs, des frontières, sortir de ce multilatéralisme, il est mou’. » Le problème c’est que cela n’empêchera pas Macron de militer pour le multi latéral isthme et les accords commerciaux qui favorisent une mondialisation dérégulée. On voit mal en effet Macron s’opposer à la ratification de l’accord commercial CETA avec le Canada et plus tard sans doute à celle du TAFTA  avec les Etats-Unis. Mais c’est tout l’art de la politique d’affirmer une chose et son contraire en fonction des auditoires. Bref la vieille politique qui continue

Le gouverneur de la Banque de France passe de la pommade à Macron

Le gouverneur de la Banque de France passe de la pommade à Macron

Exerce d’autosatisfaction du gouverneur de la Banque de France qui d’une certaine façon félicité Macron et sa politique. Aussi qui en profite pour prendre uen éventuelle option pour le poste convoité de président de la BCE. Interrogé sur Cnews ce mercredi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a estimé que l’économie française résistait «plutôt bien», alors que l’activité mondiale traverse une période de ralentissement. «Nous faisons, pour la première fois depuis longtemps, un peu mieux que la moyenne européenne», a-t-il commenté, ajoutant que la France faisait «deux fois mieux que l’Allemagne» et «quatre fois mieux que l’Italie».

Saluant les chiffres de l’emploi présentés par l’Insee, le gouverneur a résumé la bonne tendance perceptible ces derniers trimestres : au total, l’économie française a créé 740.000 emplois entre 2016 et 2018 et devrait en entraîner 150.000 de plus cette année. Le taux de chômage, au rythme actuel, devrait atteindre 8,1% en 2021

 

Macron contre les dérèglements du capitalisme !!!

Macron contre les dérèglements du capitalisme !!!

 

 

Pour récupérer des voix des déçus de sa politique, Marcro est prêt à leur délivrer les promesses qu’ils veulent entendre. Ainsi devant l’organisation internationale du travail dont c’était le centenaire, Macron n’a pas hésité à condamner les dérèglements du capitalisme. Précisément celui dont il est le produit et qu’il sert avec zèle et efficacité. Macron a par ailleurs affirmé qu’il voulait mettre désormais de l’humain dans sa politique, se montrer davantage à l’écoute, associer les préoccupations sociales, écologiques à la problématique économique. Bref, il  y en a pour tout le monde. Si  les nudistes avaient présenté une liste aux européennes en obtenant un score significatif, on imagine que Macron aurait accepté de développer les vertus de l’homme à poil. À la veille du discours de politique générale d’Édouard Philippe, Emmanuel Macron s’est engagé mardi à «plus d’humanité et plus de proximité» dans l’acte II de son quinquennat. Continuant sur les vertus du dialogue, le chef de l’État disait avoir vécu la crise des «gilets jaunes» comme «une forme d’opportunité»: «nous avons entendu l’intuition et le message profond: nos concitoyens veulent plus de sens, plus d’humanité et plus de proximité». Face à la «souffrance» exprimée ces derniers mois notamment par les «gilets jaunes», «je veux remettre de l’humanité, de la proximité, c’est un changement de méthode que j’ai dessiné», a indiqué Emmanuel Macron. Durant son discours, le chef de l’État a reconnu avoir fait une «erreur fondamentale» non de fond mais de méthode dans la gestion de la crise des «gilets jaunes». «Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu’il y avait des sachants et des subissants. C’était une erreur fondamentale», a-t-il admis. Bref Macron reprend à sa manière le fou mea culpa de l’inénarrable Gilles Legendre, président des députés en marche et qui avait déclaré lui : peut-être avons-nous été trop intelligent !

La Commission européenne : Macron soutient Merkel qui n’est pas candidate

La Commission européenne : Macron soutient Merkel qui n’est pas  candidate

Sans doute pour tenter d’amadouer l’Allemagne qui ne cesse de mettre des bâtons dans les roues de Macron vis-à-vis de ses velléités de changer l’Europe, le président français  sort de son chapeau la candidature de Merkel comme présidente  de la commission européenne à la place de Juncker. Le seul problème c’est que pour l’instant Merkel n’est pas candidate et que sa mise en minorité au sein de sa propre coalition constitue sans doute un n’obstacle de taille pour envisager cette candidature. Mais la proposition de Macron est un coup de billard à trois bandes. S’il avance ainsi Merkel, c’est pour fusiller par avance l’épouvantail qu’elle pourrait constituer aux yeux de certains gouvernements progressistes qui ne veulent pas d’une politique européenne dictée par l’Allemagne. Par ailleurs une candidature française, celle de Moscovici ou de Barnier rencontre aussi de Franches  oppositions. Du coup comme souvent en Europe, on pourrait se mettre d’accord sur un profil plus neutre, un candidat d’un petit pays qui resterait ainsi soumis à la double pression allemande et française.  Notons qu’il faudra aussi trouver un compromis permettant de satisfaire ceux qui veulent davantage d’Europe  et ceux qui en veulent moins. Autant dire qu’on risque de déboucher sur une candidature à l’eau tiède. Dernier aspect de la manœuvre de Macron faire semblant d’offrir le poste le plus important de l’union européenne à l’Allemagne en espérant en contrepartie récupérer par exemple celui de la banque centrale (ou là aussi les Allemands souhaiteraient bien mettre l’un des leurs).

Macron promet d’être plus humain !

Macron promet d’être plus humain !

 

Promis juré, Macron ne se comportera plus en petit dictateur méprisant. Il sera désormais plus humain et même plus social et davantage écolo. Bref un petit discours démago tout autant que ridicule à destination de certains électeurs qui ont exprimé leur mécontentement lors des élections européennes. On suppose que Macron aurait eu un mot pour les nudistes si cette catégorie avait obtenu un bon score aux européennes, sans parler des pêcheurs à la ligne, des animalistes et des jardiniers du dimanche. Et si les gilets jaunes avaient obtenu un meilleur score, il est probable  macro aurait revêtu aussi la tenue symbolique  de ces protestataires. D’une certaine manière, cette déclaration faite à une télévision Suisse préfigure le discours d’Édouard Philippe à l’Assemblée nationale avec en plus pour ce dernier une posture bien droite dans des bottes encore plus ridicules que celle de Juppé. Macron  répète évidemment tour ce que les innombrables boîtes de communication lui susurrent à l’oreille. Pour résumer,  peu d’action mais un déluge de discours et de postures. Bref le degré zéro de la politique. “Les réformes qui ont été conduites par le gouvernement” ces 24 derniers mois “ont remis de la confiance des investisseurs, de la possibilité de recréer de l’emploi, y compris de l’emploi industriel, et donc les choses sont reparties”, a estimé le chef de l’Etat français dans une interview à la Radio Télévision Suisse (RTS). “Il nous faut consolider ça et même le renforcer”, a-t-il poursuivi. “Dès demain, le Premier ministre aura une déclaration de politique générale à faire devant l’Assemblée qui portera ces réformes à venir, sur l’assurance chômage, les retraites et beaucoup de sujets économiques et sociaux”.“Mais nous avons dans le même temps à tenir l’urgence environnementale et la question sociale et je crois qu’on ne peut pas considérer que régler la question productive se règle à part”, a-t-il souligné. Face à la “souffrance” exprimée ces derniers mois notamment par les “Gilets jaunes”, “je veux remettre de l’humanité, de la proximité, c’est un changement de méthode que j’ai dessiné”, a indiqué Emmanuel Macron.“Pas de réduction de notre ambition sur le plan économique, une accélération de notre ambition environnementale et écologique, une accélération de notre préoccupation sociale, et dans la méthode plus d’humanité et de proximité : c’est comme ça que je crois qu’on peut répondre à la situation que traverse notre pays”.” Bref, toujours le même Évangile. Il y en a pour tout le monde même si certains devront attendre en vain et pendant longtemps les promesses paradisiaques. Davantage l’homélie d’un curé de campagne que d’un président.

Situation de la France: Les mensonges de Macron

Situation de la France:   Les mensonges de Macron

 

Le premier mensonge concerne la situation de la France quand Emmanuel Macron a affirmé dans son interminable conférence de presse  que la croissance du pays était plus forte que dans la plupart de l’union européenne, que les investissements reprenaient et qu’on recréait de l’emploi. Évidemment, c’est faux si l’on se fie aux résultats de 2018 où la croissance française à seulement atteint 1,5 % tandis que la moyenne de l’union européenne était de 2 % (1,9 % pour la seule zone euro). Notons que sur 18 mois , Macron a fait moins bien que Hollande en matière d’ emploi! Pour 2019, les perspectives apparaissent meilleures en comparaison des autres pays de l’UE  mais il est évidemment trop tôt pour le savoir.Il faut observer que pour le premier trimestre le PIB n’a augmenté que de 0.3% et que la consommation des ménages se tasse.  Dans le domaine du chômage, les choses on peu bougé; quand elles bougent  c’est à hauteur de quelques milliers d’emplois chaque mois quand on compte à 6  millions de chômeurs. Certes des emplois sont créés mais il faut prendre en compte le solde en incluant des emplois détruits y compris dans le secteur industriel. Les derniers résultats démontrent malheureusement le maintien d’une situation alarmante. À fin mars 2019,  le nombre d’inscrits à pôle emploi reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an. D’autres mensonges et autres approximations prouvent que Macron a tendance à tordre la vérité dans le sens qu’il souhaite. Un autre exemple significatif quand il reparle de ce chômeur rencontré en septembre 2018 dans les jardins de l’Elysée pendant les Journées du patrimoine, le chef de l’Etat a raconté : « Il m’a dit : ‘Je suis prêt à prendre un emploi dans l’hôtellerie, la restauration.’ » Ce n’est pas exactement ce qu’il s’était passé. Au contraire, c’est le président de la République qui avait suggéré à cet horticulteur sans travail de tenter sa chance dans des hôtels ou des restaurants. Globalement contrairement ce qu’affirme Emmanuel Macron les réformes engagées n’ont pas modifié de manière substantielle la situation du pays en matière économique et sociale. Sur le plan social au contraire des mesures ont été prises qui affectaient par exemple le pouvoir d’achat et sur lesquelles Macron a dû revenir en partie sous la pression. On ne peut pas parler vraiment de réforme.

 

Objectif zéro chômeur en 2025 (Macron) : du pipeau !

Objectif zéro chômeur en 2025 (Macron) : du pipeau !

 

Lors de sa conférence de presse, Macron a affirmé qu’il se donnait pour objectif d’atteindre le plein-emploi en 2025. Observons d’abord que cet objectif enjambe le mandat de Macron qui finira en 2022. Précisément pour 2022,  Macron retient un objectif moins ambitieux de 7 % d’ici la fin du quinquennat. Notons aussi que le concept de plein-emploi c’est-à-dire de chômage zéro n’existe pas.  En effet, compte-tenu des modifications conjoncturelles du marché du travail des adaptations permanentes sont nécessaires et il existe toujours pendant un temps autour de 3 à 4 % de chômage. L’essentiel consiste dans cette période de chômage de limiter le plus possible sa durée mais le chômage zéro ne peut exister ou alors il faudrait un très fort déséquilibre de l’offre et de la demande au profit de l’offre. En outre,  le marché du travail a déjà bien évolué notamment en raison du développement de postes beaucoup plus précaires soit à temps partiel, soit à durée limitée de sorte qu’on peut dans certains pays comme en Allemagne aux États-Unis avancer des chiffres de chômage très bas et en même temps une augmentation de la pauvreté des travailleurs. Pour prouver l’efficacité de son action, Macron a avancé le chiffre de création de 500 000 emplois en deux ans.  C’est ce qu’avait créé Hollande en 18 mois à comparer à moins de 300 000 emplois créés sous le mandat de Macron sur la même période. En clair, le mandat de l’actuel président de la république n’a pas apporté d’amélioration. Pour preuve encore les résultats du premier trimestre 2019 : globalement le nombre de chômeurs stagne.

Prime Macron: seulement pour 20% des salariés

 

 

Critique de la reconduction de la prime Macron

 

 

Deux critiques fondamentales peuvent faites à l’égard de la prime Macron, d’abord c’est une prime et non une vraie augmentation régulière du salaire, ensuite elle ne touche qu’un petite minorité de salariés.  Gilles Saint-Paul, spécialiste du marché du travail critique dans une interview au Figaro l’annonce de la reconduction de la prime macro chaque année. En 2019, 5,5 millions de salariés (soit 20%)  l’ont reçu avec un montant moyen de l’ordre de 400 €. (Notons cependant qu’il n’y a pas obligation pour les entreprises de verser cette prime ce qui affaiblit notoirement son intérêt))

 

  Chaque année les employeurs pourront verser une prime exceptionnelle défiscalisée à leurs salariés. Que peut-on penser de cette prime?

Gilles Saint-Paul. - Elle s’inscrit évidemment dans une perspective de baisse des charges et de défiscalisation d’une partie de la rémunération de l’employé. C’est une politique qui s’apparente à celle que l’on pouvait mener dans les années 1980, la philosophie est la même. Mais par cette prime, je pense que l’on se pose une simple question: le coût du travail est trop élevé, comment fait-on? Et si l’on veut répondre à cela, je ne suis pas certain que ce soit la bonne mesure qui ait été prise. Sous forme de prime, c’est peut-être moins pérenne que ça ne l’aurait été avec d’autres mesures.

Donc malgré son grand succès, elle présente aussi ses effets pervers?

Absolument. Et je ne parle pas que de cette mesure, mais plus globalement de la manière de faire de la politique économique de la sorte et de réagir dans l’urgence. En plus d’être défiscalisée, la prime est complètement exonérée de toute charge et évidemment, si l’on réduit les charges sociales, on réduit les droits à la retraite. C’est un peu comme la défiscalisation des heures supplémentaires, c’est une mesure faite sous le coup de l’impulsion. Ça a été trop peu pensé et peu réfléchi, sous la pression de l’actualité et du moment.

Aurait-il donc été préférable de la présenter autrement?

Si votre entreprise va bien, elle peut verser une prime de son plein gré, sans qu’on le lui propose. Si elle est versée telle qu’elle l’a été, elle a plusieurs effets secondaires. Outre évidemment le fait qu’elle prive l’État de recettes, comme toute niche fiscale, elle peut aussi faire stagner les salaires, par exemple. C’est d’ailleurs pour cela que les syndicats ne la défendent pas, ainsi qu’à cause de la réduction des droits de retraite. La philosophie générale ici fait l’objet d’un certain consensus: le travail est trop taxé. Et je pense que ce n’est pas sous le coup de l’impulsion que l’on pourra répondre à cette question.

 

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