Archive pour le Tag 'l’université'

Société-Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

 

 

Dans une interview au Figaro, Marie Duru-Bellat  explique certains éléments de la crise de l’université notamment le dualisme grandes écoles et université mais aussi la mode de la « diplomite » en France et indirectement le manque de sélection dans l’université.  Marie Duru-Bellat est sociologue, spécialiste des inégalités au sein de l’éducation. Elle a récemment participé à l’ouvrage collectif Altergouvernement (Le Muscadier, 2012).

Au-delà des problèmes de coûts de la scolarité, la vrai inégalité ne se situe-elle pas entre université et grandes écoles?

 

Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs .

La France a un système unique au monde. D’un côté les Grandes Écoles, qui paraissent plus attractives pour les jeunes, et de l’autre l’Université, qui est actuellement un second choix pour de nombreux étudiants. Notre faiblesse internationale en matière de recherche s’explique sans doute en partie par cette dichotomie: les meilleurs étudiants français vont dans les Grandes Écoles, et délaissent l’Université. Les premières ont donc le plus de moyens – rappelons qu’elles sont extrêmement favorisées par l’Etat -, les meilleures étudiants, et siphonnent la force vive de la recherche universitaire. Le problème vient, de plus, des lobbys qui défendent les Grandes Ecoles, extrêmement valorisées par nos décisionnaires politiques: il est probable que la majorité des parlementaires ont un enfant dans ces écoles, et il est donc impossible de mettre fin à cette dichotomie structurelle! De nombreuses tentatives avaient déjà été mises en œuvre pour réformer ce système, mais elles ont toutes échoué. Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs, qui sont pourtant les fonctionnaires les mieux payés aujourd’hui! Les lobbys sont donc organisés pour lutter contre toute modification du système.

 

Vous avez écrit un livre intitulé «l’inflation scolaire»: les soucis d’égalité s’est-il transformé en égalitarisme, finalement contre-productif? Faut-il introduire une forme de sélection à l’université?

 

De très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. En réalité, l’ouverture de l’enseignement supérieur est due aux injonctions européennes, pour que les jeunes européens soient le mieux armé possible face à la compétition internationale. Cette thèse a surtout été très défendue dans les années 2000. Aujourd’hui, cependant, on revient quelque peu sur cette politique, car multiplier les diplômes ne suffit pas pour faire baisser le chômage des jeunes, pour créer des emplois qualifiés. On arrive donc à un déclassement, où de très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. Ce problème est en réalité mondial, on le retrouve aux Etats-Unis ou à Cuba… On croit au pouvoir magique de l’instruction. Cela explique le désenchantement actuel. Les jeunes sont, pour beaucoup, trop qualifiés, trop diplômés par rapport au marché du travail. L’Union Européenne et l’OCDE mettent donc aujourd’hui l’accent sur la formation tout au long de la vie, plutôt que l’accumulation de diplômes et les études très longues.

 

«L’islamo-gauchisme dans l’université»

«L’islamo-gauchisme  dans l’université»

 

 

- Le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, qui a créé à la Sorbonne une formation de «référent laïcité», appelle dans le Figaro à prendre des mesures contre l’activisme islamiste, soutenu par l’extrême gauche, que l’on constate à l’université.

- «Le poisson pourrit par la tête», a déclaré Jean-Michel Blanquer, évoquant «des courants islamo-gauchistes très puissants dans les secteurs de l’enseignement supérieur qui commettent des dégâts sur les esprits.» Partagez-vous l’inquiétude du ministre de l’Éducation nationale?

Pierre-Henri TAVOILLOT. - Je suis surtout sidéré que le monde académique ne mobilise pas aujourd’hui toute son énergie pour éviter qu’advienne dans l’université ce qui est tragiquement arrivé dans le secondaire. Au lieu de cela, le premier réflexe est d’accuser de chasse aux sorcières et de maccarthysme ceux qui tentent de proposer des instruments permettant de lutter contre l’islamisme et contre le terreau qui lui est favorable. C’est ahurissant! Par quoi la liberté académique est-elle le plus menacée aujourd’hui? Est-ce vraiment par une Grande Inquisition d’État ou par la montée des idéologies hostiles aux valeurs de la République?

Pour moi la réponse est claire, mais je suis surpris de voir que ceux-là

Un « plan d’investissement massif » pour l’université (Thomas Piketty)

Un « plan d’investissement massif » pour l’université (Thomas Piketty)

Thomas Piketty réclame un « plan d’investissement massif » pour l’enseignement supérieur français après les « six mois de blanc complet » dans les universités liés au confinement imposé par la crise du covid19.

Avec l’épidémie, « il y a eu six mois de blanc complet, qui viennent après un début d’année très chahuté par les grèves sur les retraites. Aujourd’hui, on a besoin d’un plan d’investissement massif » pour l’université déclare M. Piketty dans un entretien au Journal du Dimanche durant lequel il estime que la situation de la jeunesse représente le « plus grand gâchis depuis dix ans ».

« Le nombre d’étudiants a augmenté de 30% mais le budget de l’enseignement supérieur n’a absolument pas suivi. Les places disponibles, en particulier en IUT et BTS pour les bacheliers technologiques, sont insuffisantes. Elles sont prises par des bacheliers généraux qui eux-mêmes fuient un système mal financé. C’est un gâchis gigantesque », dénonce l’économiste, qui est directeur d’études à l’ Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

Il fustige aussi un « double discours avec d’un côté la start-up nation et l’innovation, et de l’autre la paupérisation de l’enseignement supérieur »« Le budget total des universités, hors recherche, stagne autour de 12-13  milliards d’euros depuis dix ans. En récupérant les 5  milliards d’euros perdus » lors de la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) et la flat tax, on augmenterait de 40 % leurs moyens, estime-t-il.

 

Voile à université : le gouvernement bredouille

Voile à université : le gouvernement bredouille

Vals pas opposé à l’interdiction du voile à l’université, la ministre de l’université, Fioraso (au fait c’est qui ?) si ! La grande cohérence quoi ; les français, eux ,ont tranché : pas de voile pour 78%. On attend Hollande qui va sans doute d’abord tourner autour du pot comme sur le chômage avant de reconnaître mais un peu tard que la seule priorité devait être le chômage. Curieux raisonnement que celui de ce ministre inutile de l’enseignement supérieur (pourquoi pas un ministre des crèches, un autre des maternelles, un pour le primaire, un pour le secondaire ?). Le voile est interdit dans le secondaire pas dans l’université, pourquoi ? La ministre de l’Enseignement supérieur ne veut pas de « polémique » sur le sujet. Geneviève Fioraso. Vendredi sur France Inter, la ministre a évoqué un faux débat.  »Aucune université n’a saisi le ministère à ce sujet : c’est donc que ça ne pose pas de problème. Qu’on n’invente pas des problèmes là où il n’y en a pas », a-t-elle déclaré. La publication lundi par Le Monde d’un rapport du Haut conseil à l’intégration (HCI), réclamant l’interdiction du foulard islamique dans l’enseignement supérieur a créé la polémique, avant que l’Observatoire national de la laïcité et l’université ne le récusent formellement. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, estime pourtant vendredi dans Le Figaro que l’ensemble des propositions HCI étaient  »dignes d’intérêt » Interrogé sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur a précisé que, sans vouloir se « prononcer à ce stade sur le fond », certaines situations « mériteraient d’avoir plus de cohérence » : « dans les universités c’est possible, dans les IUT c’est interdit… », a-t-il dit.  »Je suis partisan d’une laïcité qui nous permet de vivre ensemble, qui permet d’émanciper les femmes », a-t-il encore déclaré. Mais « laissons travailler l’Observatoire de la laïcité (…), il faut prendre le temps (…) et surtout chercher le consensus le plus large possible », a-t-il précisé. Du « temps », c’est également ce que réclame sa collègue Geneviève Fioraso.  »Ne nous précipitons pas, ne faisons pas une polémique d’un sujet qui n’en est pas un », a conseillé la ministre de l’Enseignement supérieur en soulignant que « l »université, ce n’est pas comme le collège ou le lycée, il s’agit de jeunes majeurs« . Pour la ministre, « l’université est le lieu de rencontres de l’ensemble des cultures ». La France a banni en 2004 le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements secondaires par une loi qui ne concerne pas l’enseignement supérieur. A l’université, le niqab, ou voile intégral, est interdit, mais le foulard autorisé. Le Défenseur des droits Dominique Baudis a souhaité cette semaine que la loi de 2004 soit « précisée ».  »C’est cette cohérence qui doit être recherchée, avec du temps et sans stigmatiser personne », a insisté Manuel Valls sur BFMTV. Même au sein de l’équipe gouvernementale, le débat ne fait pourtant que commencer.

A.

 




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