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Macron II» – Vers une archipélisation de la société ?

Macron II» – Vers une archipélisation de la société ?

Par Guillaume Labbez, Président de CommStrat, Enseignant à Sciences Po 

 

 

Emmanuel Macron a été largement réélu, mais avec des messages de l’électorat qu’il doit entendre, s’il veut qu’on se souvienne de ses dix ans de mandat comme un tournant historique, et non comme un moment où la France d’ «archipélisation» de la société, pour reprendre le concept de Jérôme Fourquet.

Avec au premier tour des candidats « anti-système » qui rassemblent 60 % des voix, une hausse de l’abstention et des votes blancs, puis une part substantielle de voix du deuxième tour motivés uniquement par un barrage face à l’extrême-droite, la marge de manœuvre d’Emmanuel Macron peut paraître étroite.

Si la politique menée, notamment depuis 2020, n’a pas été fondamentalement remise en cause par ses concurrents, c’est sur la manière de gouverner qu’Emmanuel Macron est attendu. La promesse d’une «Révolution» et l’espoir de l’entrée dans un nouveau monde, formulée en 2017, a peiné à se concrétiser. Le paysage politique à l’issue de l’élection présidentielle de 2022 est encore plus marqué qu’en 2017, par la montée des extrêmes et la désaffection des citoyens dans le «système».

Il est essentiel de revitaliser les pratiques institutionnelles créatrices de consensus, en associant réellement toutes les forces politiques, mais également la société civile organisée, aux réflexions et aux décisions

Insitutions. Une réforme des institutions peut participer à renouer un lien de confiance. Une conférence nationale, promise pendant la campagne, devrait être lancée dans les prochaines semaines, pour formuler des propositions, si possible faisant consensus.

Cette démarche semble aujourd’hui indispensable pour retrouver une autorité de la décision publique qui a été fortement mise à mal par la montée des complotistes de tous bords, qui remettent en cause, non seulement les institutions, mais également les consensus sur lesquels reposent notre démocratie. Si la verticalité du pouvoir, pratiquée pendant la crise sanitaire, a pu faire preuve d’une certaine efficacité à court terme, elle accroît la défiance politique sur le long terme. Une décision est d’autant mieux acceptée par ceux qui y sont soumis, qu’elle a été coconstruite en amont.

Il est donc essentiel de revitaliser les pratiques institutionnelles créatrices de consensus, en associant réellement toutes les forces politiques, mais également la société civile organisée, aux réflexions et aux décisions. Le nouveau rôle du Conseil économique, social et environnemental peut contribuer à ce travail. Il sera également nécessaire d’inventer des modalités d’association des citoyens à la chose publique, pour élargir la culture civique, et lutter contre le repli sur soi et une «archipélisation» galopante de la société française.

Alors que les gGouvernements semblent réagir naturellement par la centralisation de la décision face à la crise, la succession de crises (crises économiques, politiques, sanitaires, sécuritaires…) rend indispensable le renforcement de la démocratie et de la consultation. Après une pandémie et une guerre à nos frontières qui ont durablement perturbé l’économie mondiale, la France ne peut plus se permettre une nouvelle crise sociale, comme celle des Gilets jaunes.

La manière dont la réforme des retraites sera menée sera décisive et donnera le ton de la capacité du gouvernement et des acteurs économiques et sociaux à travailler, en confiance. L’ambiance de ce second quinquennat d’Emmanuel Macron pourrait se jouer dans les prochaines semaines, sur la façon de faire.

Guillaume Labbez, Président de CommStrat, Enseignant à Sciences Po.

Il faut l’union face à Poutine (président de la Pologne)

Il faut l’union face à Poutine (président de la Pologne)

« Le destin de notre continent se joue aujourd’hui dans les plaines d’Ukraine. Il s’y déroule un combat extrêmement dramatique pour un avenir sûr, la liberté, l’identité et la réputation de toute l’Europe »Par Andrzej Duda, président de la République de Pologne ( tribune dans le « Monde »)

 

Il y a presque un an, en célébrant à Varsovie le 230e anniversaire de la Constitution polonaise du 3 mai, nous avons reçu les présidents de l’Ukraine, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie. Nos pays sont liés par des liens de voisinage et des valeurs, une culture, une histoire et des défis actuels communs. Le symbole en est la deuxième loi fondamentale moderne au monde qui transforma la démocratie nobiliaire polonaise en une monarchie constitutionnelle plus efficace. Malheureusement, cela arriva trop tard. Trois absolutismes alliés – russe, prussien et autrichien – ont anéanti le projet politique et civilisationnel unique qu’était la première République polonaise, libertaire, multiethnique et multireligieuse. Pour la plupart, les ancêtres des citoyens d’Europe centrale et orientale d’aujourd’hui devinrent des sujets du tsar et furent forcés de soutenir l’expansion de l’Empire russe avec leur sang, leurs biens et leur travail.

Nous souvenant de cette leçon d’histoire – pillages, persécution, destruction du patrimoine culturel, actes de génocide commis contre nos nations par la Russie et l’Union soviétique – et face à l’occupation effective depuis 2014 d’une partie du territoire de l’Ukraine par les troupes de la Fédération de Russie, en tant que présidents des pays de notre région, nous avons signé une déclaration solennelle. Nous y soulignions que l’Europe qui s’unit doit être ouverte à tous les pays et nations qui partagent ses valeurs et que « pour nous tous, la solidarité des nations, en particulier face aux menaces actuelles qui pèsent sur notre sécurité commune, est l’une des pierres angulaires de la paix, de la stabilité et du développement. »

 Ces déclarations ont résonné tout aussi fort près d’un an plus tard, lors de la réunion des présidents de la Pologne, de l’Ukraine, de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie. Cette fois, le 13 avril de cette année, l’hôte était le président Volodymyr Zelensky. Nous nous sommes réunis à Kiev, sous le feu de l’envahisseur russe.

Répétés depuis des années, nos appels dramatiques à la fermeté et à la solidarité de l’Europe face au néo-impérialisme russe, n’ont pas convaincu une partie des élites politiques du continent. Volonté déclarée ouvertement par le régime de Poutine de recréer – sous une forme ou une autre – la « prison des nations » qu’était l’Union soviétique et de rebâtir la sphère d’influence dans les anciens États du bloc de l’Est ; glorification du communisme et de Staline ; introduction d’un esprit de division au sein de la famille européenne des nations; tentatives d’ingérence dans les procédures démocratiques des pays de l’OTAN et de l’UE ; répressions contre les dissidents russes et attaques perfides contre eux ; violations régulières de l’espace aérien et maritime des pays européens par les forces armées russes et actions hostiles dans le cyberespace ; invasion de la Géorgie en 2008 et guerre hybride contre l’Ukraine en 2014 ; attaque hybride en 2021, lorsque le régime de Loukachenko, subordonné à Moscou, a fait venir des migrants du Moyen-Orient pour les forcer à traverser la frontière orientale polonaise, qui est aussi la frontière de l’UE et de l’OTAN… Toutes ces « sonnettes d’alarme » n’ont pas empêché certains hommes politiques et leaders d’opinion de clamer la nécessité de « comprendre la Russie et sa sensibilité ». Quand ils avertissaient que de nouveaux investissements dans les infrastructures et des contrats pour la fourniture de ressources énergétiques russes seraient tôt ou tard utilisés par Moscou comme un outil de chantage brutal, les représentants des pays de notre région n’étaient pas dignes de confiance. Les faits récents nous ont donné raison.

Le 24 février 2022 est devenu un tournant dans l’histoire du monde. Après le tragique conflit en Bosnie-Herzégovine, il y a 30 ans, la guerre a de nouveau éclaté en Europe. Se reproduisent des événements qui n’y avaient pas été observés depuis 1945. Des milliers de soldats et de civils meurent. Des villages et des villes bombardés disparaissent de la surface de la terre et leurs habitants sont empêchés d’évacuer par l’agresseur russe. Les Russes utilisent des tactiques de terreur et de terre brûlée. Ils sont coupables de vols, de viols et de tortures – également à l’encontre des femmes et des enfants – et d’exécutions de masse. Les enquêtes en cours des procureurs de la Cour pénale internationale doivent aboutir à la condamnation des donneurs d’ordres et des auteurs de ces crimes atroces contre l’humanité.

Dès les premiers instants, les autorités, les volontaires et des millions de citoyens polonais ont aidé les réfugiés ukrainiens fuyant la guerre. Nous aidons les citoyens de plus de 150 pays à travers le monde à rentrer chez eux. Près de 3 millions de personnes sont arrivées sur le territoire polonais, dont près de 2 millions sont restées avec nous. Ce sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Bien que nous les appelions des hôtes et non des réfugiés, bien qu’ils trouvent refuge ici non pas dans des camps de transit, mais dans des appartements privés, des édifices paroissiaux et religieux, des établissements de santé et des bâtiments d’utilité publique, cela reste un énorme défi pour nous. À titre de comparaison, durant la crise migratoire de 2015, un peu plus de 1,8 million de personnes sont venues en Europe. Nous avons un besoin urgent de soutien financier, du moins comparable à celui que la Turquie a reçu après avoir accueilli 3 millions de réfugiés du Moyen-Orient.

Mais surtout, ceux qui ont besoin d’aide, ce sont les Ukrainiens qui défendent leur pays face à l’agression criminelle russe. Ils ont besoin d’équipements militaires et d’une pression économique sans relâche sur la Russie pour affaiblir sa machine de guerre.

Le destin de notre continent se joue aujourd’hui dans les plaines d’Ukraine. Il s’y déroule un combat extrêmement dramatique pour un avenir sûr, la liberté, l’identité et la réputation de toute l’Europe. Le temps des discussions est révolu. L’heure est à une action solidaire et déterminée.

Andrzej Duda est président de la République de Pologne

Sondage Législatives : 86 % des électeurs de gauche pour l’union

Sondage Législatives : 86  % des électeurs de gauche pour l’union

Selon l’enquête Odoxa Backbone-Consulting pour Le Figaro, l’alliance aux législatives est plébiscitée par les sympathisants : 86% d’entre eux la souhaitent. Parmi eux, 70% aspirent à une alliance impliquant les Insoumis.Jusque-là, les soutiens du parti de la rose aspiraient à une forme d’hégémonie au sein de la gauche. «À condition que le PS soit le leader, indique Gaël Sliman. Mais quand on fait dix fois moins que son adversaire à la présidentielle, le drame est que les sympathisants socialistes finissent par accepter l’idée qu’on puisse organiser des accords dans lesquels Jean-Luc Mélenchon serait la pierre angulaire du dispositif.»

À droite, en revanche, l’alliance est plus complexe ou plutôt, moins naturelle. Le concept d’«union des droites», qui illustre l’alliance des personnalités politiques des Républicains, du Rassemblement national et de Reconquête!, est rejeté par une majorité des Français (62%) contre 31% des sympathisants de droite. «Le front républicain et la ligne rouge qui existaient autrefois entre le RPR et le FN ont évolué», analyse Gaël Sliman.

Ceci étant dit, les sympathisants LR sont nettement moins favorables à une alliance en vue des législatives (57%) quand une nette majorité des sympathisants RN, eux, le sont (78%). Du côté des soutiens du parti d’Éric Zemmour, plus de 9 sympathisants sur 10 se prononcent pour ce rapprochement. Si les soutiens du parti des Républicains souhaitent une union de leur famille politique avec d’autres partis, c’est d’abord avec La République en Marche (LREM) : 36% d’entre eux souhaitent un rapprochement avec le mouvement d’Emmanuel Macron contre 26% avec les partis situés plus à droite.

Enfin, près d’un Français sur deux est favorable à ce que LREM obtienne une majorité absolue à l’Assemblée nationale. «Chose étonnante, précise Gaël Sliman, seule une minorité (44%) des sympathisants LREM la souhaite. C’est comme s’ils se disaient : le président a remporté la présidentielle avec 31% des inscrits. Si en plus, on se retrouve avec une majorité absolue, la seule opposition qui pourra se faire entendre sera dans la rue. Il vaut mieux une opposition à l’Assemblée.»

Les électeurs de gauche pour l’union aux législatives

Les électeurs de gauche pour l’union aux législatives

Rien n’est gagné pour Macron aux législatives d’une part parce qu’une majorité relative se prononce pour un virage à gauche et que 56 % des personnes interrogées souhaitent qu’ils perdent les élections de l’Assemblée nationale. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo, une majorité relative des personnes interrogées (43%) souhaite une politique  »ni plus, ni moins à gauche que lors du précédent quinquennat », contre 35% plus à gauche et 22% plus à droite. Au sujet des élections législatives, qui se dérouleront dans sept semaines, les 12 et 19 juin prochains, 56% des personnes interrogées souhaitent qu’Emmanuel Macron « perde les législatives », 20% souhaitent qu’il obtienne une majorité, et 24% d’entre eux jugent qu’il est « préférable par cohérence » qu’il obtienne une majorité.

Une écrasante majorité des sympathisants de gauche (93%) souhaitent une alliance pour ces élections legislatives. À droite, 37% des sympathisants du parti Les Républicains se disent en faveur d’un rapprochement avec LREM et la majorité présidentielle, 23% avec le Rassemblement national, et 40% ni avec l’un ni avec l’autre. Les sympathisants du Rassemblement national (74%) et de Reconquête (94%) se prononcent également en faveur d’une union des deux partis d’extrême droite, ce que ne souhaite pas une majorité des Français interrogés (65%) dans cette enquête.

*Ce sondage a été réalisé sur internet du 21 au 23 avril auprès de 4 000 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La méthode des quotas a été appliquée.

Ukraine : à quand un vrai soutien de l’Union européenne ?

Ukraine : à quand un vrai soutien de l’Union européenne ? 

 

Alors que les Russes ont commencé leur offensive dans le Donbass, l’Union européenne n’a pas d’autre choix que d’intensifier ses sanctions contre la Russie et son soutien à l’Ukraine.

 

Editorial du « Monde »

 

 L’offensive militaire dans le Donbass annoncée par Moscou et qui, selon le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a commencé lundi 18 avril, est d’abord un aveu d’échec. La première phase de la guerre russe en Ukraine, qui visait à prendre Kiev pour y placer un régime ami à la faveur d’une opération éclair, s’est heurtée à la formidable résistance de l’armée, de la population et du leadership ukrainiens. Vladimir Poutine a dû revoir ses plans et retirer ses troupes de la région de Kiev, pour se concentrer sur l’est.

 

Cette deuxième phase ne se déroule pas non plus tout à fait comme le voudrait le Kremlin. Moscou a massé ces derniers jours des dizaines de milliers de soldats dans l’est de l’Ukraine pour pouvoir s’emparer de la totalité des deux régions du Donbass, celles de Donetsk et de Louhansk, dont une partie est occupée depuis 2014, et lancé plusieurs frappes stratégiques visant à détruire les capacités de défense ukrainiennes avant le combat.

A ce stade, Marioupol, ville côtière sur la mer d’Azov, au sud-est, qui permettrait de faire la jonction avec la Crimée, aurait dû tomber. Pilonnée depuis sept semaines, la ville maintient pourtant une résistance désespérée, mobilisant des unités russes qui auraient dû être déployées dans le Donbass. Et Moscou vient de subir une perte cruciale avec le naufrage du croiseur Moskva, son navire amiral en mer Noire, que l’Ukraine affirme avoir coulé par un tir de missiles.

C’est donc un pouvoir russe en difficulté, malgré toute sa puissance de feu, qu’affrontent l’Ukraine et ses alliés occidentaux dans cette nouvelle phase. Ces derniers se trouvent eux aussi confrontés à des décisions majeures. Cinq trains de sanctions massives, destinées à paralyser l’économie russe, ont affaibli la Russie, mais ne l’ont pas empêchée de poursuivre son offensive.

S’ils considèrent réellement l’agression russe de l’Ukraine comme une attaque contre l’ordre mondial qui régit les relations entre Etats, les Occidentaux, et en particulier les Européens, dont le continent est le théâtre de cette guerre, n’ont pas d’autre choix que d’intensifier leurs sanctions contre la Russie et leur soutien à l’Ukraine.

Ils disposent pour ce faire de trois leviers. Celui des sanctions : un sixième paquet est en préparation à Bruxelles, il faut l’actionner. Il est important qu’il inclue, parmi les établissements financiers concernés, la banque Sberbank, jusqu’ici épargnée, qui représente 37 % du secteur bancaire russe. Les Etats-Unis viennent de la sanctionner aussi, ainsi qu’Alfa-Bank ; rien ne justifie à présent ces failles dans le dispositif européen.

Le deuxième levier est celui de l’embargo sur le pétrole et le gaz russes. Sa mise en œuvre aura un impact important pour plusieurs économies de l’UE, au premier rang desquelles celle de l’Allemagne. Mais continuer à financer la guerre de M. Poutine par ces achats de gaz contredit tous les discours et les efforts menés par ailleurs. La décision d’arrêter ces importations doit être prise sans attendre et de manière cohérente au niveau européen.

Le troisième levier est celui de l’assistance militaire à l’Ukraine. Elle est déjà importante. Mais la guerre se prolonge, et Kiev demande aux Occidentaux une montée en gamme des livraisons d’armes. Il faut satisfaire cette demande. « Ne pas le faire, disait il y a quelques jours le premier ministre italien, Mario Draghi, reviendrait à dire aux Ukrainiens : acceptez l’esclavage et la soumission. Un message contraire à nos valeurs européennes. » Ecoutons M. Draghi.

 

Elections Législatives : l’union des gauchistes ?

Elections Législatives : l’union des gauchistes ?

D’une certaine manière, on assiste au réveil des communistes version gauchiste  autour de Mélenchon. Le parti des insoumis propose en effet une union aux communistes( avoués ou non)  du parti communiste, de la ligue communiste révolutionnaire ( NPA), de lutte ouvrière et des extrémistes d’Europe écologie les Verts.

 

Bref pour résumer des étatistes, anticapitalistes, anti-impérialistes, anti-européens pour la plupart, anti tout avant d’être pour quelque chose. En plus avec des contradictions internes par exemple concernant l’Europe où la situation géopolitique en Ukraine. La plupart sont plus proches d’ailleurs de Poutine que du président ukrainien.

Un tel attelage porteur de telle scontradictions  risque de faire un score à peine supérieure à celui de Mélenchon et sans doute même beaucoup moins car les sociaux-démocrates ne peuvent se retrouver dans cette alliance pseudo révolutionnaire de théâtre.

Jeudi après-midi, Fabien Roussel lançait à Jean-Luc Mélenchon : « Voyons-nous ! ». La réponse n’a pas tardé. Dans un courrier adressé aux communistes, aux écologistes et au NPA – mais pas aux socialistes –, La France insoumise pose le cadre des négociations en vue des élections législatives de juin. « Nous vous proposons de nous rencontrer pour discuter de la constitution d’un nouveau Parlement, à l’image du Parlement de l’Union populaire ; de l’attribution du label commun pour des candidatures aux élections législatives », peut-on y lire. « La base de répartition pourrait être celle établie par les électeurs au premier tour de l’élection présidentielle , dans l’application du principe proportionnel commun à nos programmes respectifs », est-il également écrit.

Législatives : l’union des gauchistes ?

Législatives : l’union des gauchistes ?

D’une certaine manière, on assiste au réveil des communistes version gauchiste  autour de Mélenchon. Le parti des insoumis propose en effet une union aux communistes( avoués ou non)  du parti communiste, de la ligue communiste révolutionnaire ( NPA), de lutte ouvrière et des extrémistes d’Europe écologie les Verts.

 

Bref pour résumer des étatistes, anticapitalistes, anti-impérialistes, anti-européens pour la plupart, anti tout avant d’être pour quelque chose. En plus avec des contradictions internes par exemple concernant l’Europe où la situation géopolitique en Ukraine. La plupart sont plus proches d’ailleurs de Poutine que du président ukrainien.

Un tel attelage porteur de telle contradiction risque de faire un score à peine supérieure à celui de Mélenchon est sans doute même beaucoup moins car les sociaux-démocrates ne peuvent se retrouver dans cette alliance pseudo révolutionnaire de théâtre.

Jeudi après-midi, Fabien Roussel lançait à Jean-Luc Mélenchon : « Voyons-nous ! ». La réponse n’a pas tardé. Dans un courrier adressé aux communistes, aux écologistes et au NPA – mais pas aux socialistes –, La France insoumise pose le cadre des négociations en vue des élections législatives de juin. « Nous vous proposons de nous rencontrer pour discuter de la constitution d’un nouveau Parlement, à l’image du Parlement de l’Union populaire ; de l’attribution du label commun pour des candidatures aux élections législatives », peut-on y lire. « La base de répartition pourrait être celle établie par les électeurs au premier tour de l’élection présidentielle , dans l’application du principe proportionnel commun à nos programmes respectifs », est-il également écrit.

Hongrie et Pologne : Les canards noirs de L’Union européenne ….. malgré l’Ukraine

Hongrie et Pologne : Les canards noirs de L’Union européenne ….. malgré l’Ukraine

 

Les défenseuses des droits humains Marta Pardavi et Elena Crespi appellent, dans une tribune au « Monde », à refuser, malgré la guerre en Ukraine, les demandes de Budapest et de Varsovie de débloquer des fonds européens, « en l’absence de véritables gages de changement » sur les valeurs fondamentales de l’UE.

 

Tribune. 

Quatre ans de plus. C’était couru. Les pronostics n’ont pas menti, ils ont même été dépassés. Viktor Orban a à nouveau remporté le 3 avril les élections législatives en Hongrie, s’engageant pour un quatrième mandat consécutif. En pleine crise géopolitique, avec une guerre sanglante à ses portes et confrontée à des milliers de réfugiés fuyant le conflit en Ukraine, l’Union européenne pourrait avoir d’autres préoccupations en tête. Pourtant, cette réélection revêt une importance fondamentale pour le futur du continent, tant elle promet une mise au défi de ses valeurs les plus centrales.

M. Orban ne s’y est pas trompé, en lançant, bravache, depuis sa tribune, une mise en garde très claire : « Le monde entier a pu voir qu’à Budapest le patriotisme a gagné. C’est notre message à l’Europe : nous ne sommes pas le passé, nous sommes l’avenir ! »

Après douze ans de gouvernance par le Fidesz, le parti du premier ministre Orban, la démocratie en Hongrie a reculé de manière particulièrement inquiétante. Erosion de l’équilibre des pouvoirs, mise au pas des médias, en particuliers publics, qui ne sont plus que de vagues instruments de propagande, musellement de la moindre voix critique dans la société civile, ou sort des minorités, ethniques ou sexuelles, largement dégradé, c’est l’Etat de droit dans son ensemble qui a été ébranlé de façon alarmante et, potentiellement, irréversible.

Les élections du 3 avril l’ont encore prouvé. Parmi les critiques soulevées par les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l’inégalité des chances offertes aux candidats était notable : couverture médiatique biaisée, démarcation loin d’être nette entre Etat et parti au pouvoir, ou encore manque de transparence dans le financement de la campagne.

Le référendum anti-LGBTI+, qui a eu lieu en même temps que les élections et qui visait à assimiler l’homosexualité à la pédophilie, est un autre exemple marquant. Cette fois-ci, grâce à une mobilisation exceptionnelle de la société civile et des activistes, les Hongrois l’ont rejeté. Cette consultation populaire n’a été qu’une mascarade, mise en place dans le seul but de rallier du soutien en vue des élections : en effet, une loi similaire est déjà en vigueur depuis juin 2021. Mais avec ce référendum, le pouvoir a préparé les esprits à de nouvelles mesures ciblant les minorités sexuelles.

C’est ainsi que la Hongrie se transforme sous nos yeux en régime « illibéral », suivant l’inspiration poutinienne de son grand frère russe. Un modèle repris d’ailleurs par son voisin polonais, qui a certainement été galvanisé par ce précédent hongrois. Et qui risque d’en inspirer d’autres, ce que la victoire, ce même dimanche 3 avril, du populiste Vucic – grand ami d’Orban – en Serbie semble confirmer.

 

Ukraine : pour une adhésion plus rapide à l’Union européenne

Ukraine : pour une adhésion plus rapide à l’union européenne

 

Si l’on se fie au processus habituel à respecter pour l’adhésion à l’union européenne il faudra 10 à 15 ans à l’Ukraine. Or il y a urgence à assurer le développement économique de ce pays déconstruit par la Russie. Un véritable plan Marshall Européen pourrait permettre de remettre à niveau économique et social ce pays stratégique. En attendant, Bruxelles doit trouver le moyen de donner des signes tangibles en direction d’un rapprochement politique, estime dans sa chronique Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde »

 

Chronique.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, l’Union européenne (UE) est soumise à une double injonction. Il s’agit de répondre à la légitime impatience de Kiev à rejoindre les Vingt-Sept, sans risquer de déstabiliser la cohésion du projet communautaire. Jusqu’à présent, les Européens peinent à trouver le bon équilibre consistant à donner des signes tangibles de rapprochement politique tout en excluant une intégration difficilement réalisable à court terme. Le statu quo est pourtant difficilement tenable au moment où l’Europe fait face à un défi géopolitique inédit depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

La demande formulée auprès de Bruxelles le 28 février par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky consistant à rejoindre l’UE « sans délai », grâce à « une procédure spéciale » n’est pas réaliste, comme l’ont déploré les Vingt-Sept au sommet de Versailles des 10 et 11 mars, même s’ils ont rappelé que l’Ukraine fait partie de la « famille européenne ».

En résistant à l’agression russe, le pays a montré qu’il défend les mêmes valeurs. Pour autant, il ne serait pas juste de lui accorder un passe-droit par rapport aux pays des Balkans occidentaux, qui sont déjà dans la file d’attente, sans oublier la Moldavie et la Géorgie, dont un bout de territoire est aussi occupé par la Russie et qui frappent également à la porte de l’UE.

Surtout, l’Ukraine est loin de remplir les conditions d’une adhésion tant sur le plan économique qu’institutionnel. « En Ukraine comme en Occident, la dimension affective est très présente dans la façon dont les opinions publiques envisagent le sujet, mais cela conduit des deux côtés à sous-estimer les ajustements nécessaires pour rentrer dans l’UE », estime Sandrine Levasseur, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et spécialiste de l’élargissement de l’UE.

L’accord d’association signé en 2014 qui vise à renforcer les liens entre l’UE et l’Ukraine n’a que faiblement contribué à réduire les écarts. L’économie ukrainienne reste peu diversifiée, focalisée sur des industries lourdes à faible valeur ajoutée, tandis que les services demeurent insuffisamment développés. Le PIB par habitant est trois fois moins élevé qu’en Bulgarie et quatre fois moins qu’en Roumanie, deux des pays les moins riches de l’UE. L’indicateur de développement humain, qui croise les données de santé, d’éducation et de richesse classe l’Ukraine au 101e rang mondial, juste derrière le Sri-Lanka.

Élargissement de l’Union européenne : les enjeux géostratégiques

Élargissement de l’Union européenne : les enjeux géostratégiques 

Julien Arnoult, docteur en science politique, expert EuropaNova, explique dans le JDDles enjeux autour de l’élargissement de l’UE. 

 

 

La Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine ont adressé le 28 février 2022 une demande d’adhésion à l’Union européenne (UE). Au bout de onze jours, elle a rationnellement et sagement rejeté celle irréaliste de l’Ukraine. Le Président Emmanuel Macron, s’exprimant au titre de la présidence française du Conseil de l’UE (PFUE), a proposé comme alternative la formule éculée du partenariat, qui est aussi insatisfaisante pour les États candidats qu’elle est inefficace à dissuader la Russie de les attaquer. Sur le fond, ces demandes ouvrent la voie à un changement de conception quant aux futurs élargissements, tant sur la nature que la méthode. Il est autant d’ordre politique que juridique, les deux étant imbriqués.

La question dépasse le seul cas d’une Ukraine un jour en paix, que ce soit au mieux dans ses frontières internationalement reconnues, ou bien dans ses limites de fait que nous lui connaissons actuellement, ou pire dans une nouvelle démarcation qui l’aurait transformée en État démembré ou croupion. À moins qu’elle n’ait été rayée de la carte par la Russie.

La perspective d’élargissement posée par les demandes des trois États issus de l’éclatement de l’Union soviétique remet à jour un problème politique connu et en pose un nouveau.

Le premier a trait aux limites spatiales de l’Europe. Jusqu’alors, l’UE n’a pas voulu les définir, ce qui a conduit à intégrer en 2004 Chypre, située en Asie. Elle ne l’a pas fait non plus pour la Turquie, toujours formellement candidate, dont 97 % du territoire est en Asie. La Géorgie frappe maintenant à notre porte, or la partie de son territoire située en Europe est dérisoire. Cela va au-delà de la question de principe : comment l’UE peut-elle un jour porter secours à la Géorgie, isolée des autres États européens et voisine de la belliciste Russie ?

Le second est relatif à la durée d’attente entre le dépôt de candidature et l’intégration. Depuis l’entrée en vigueur du traité de Maastricht en 1993 et la création de l’UE, treize pays l’ont rejointe. Si le processus a duré trois ans et demi pour l’Autriche, la Finlande et la Suède, membres depuis 1995, il en a fallu quatorze pour Malte et Chypre, membres depuis 2004. Ce temps de latence se justifie par l’adoption par les État candidats de la volumineuse législation, appelée « acquis communautaire ». Mais il expose également ces pays à la menace étrangère, surtout s’ils ne sont pas déjà membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Et le risque est d’autant plus grand que la durée est longue.

Les problèmes politiques conduisent à des problèmes juridiques, d’autant plus que l’UE est avant tout une construction juridique. En voici quelques-uns.

Peut-on accueillir au sein de l’UE un État en guerre ? La réponse est dans la question, mais Emmanuel Macron, s’exprimant au titre de la PFUE, a été clair : c’est non. Reste à déterminer si ce principe doit être ancré dans un traité.Peut-on désormais intégrer dans l’UE un pays dont une partie du territoire est occupé directement par un autre État ou indirectement grâce à un État fantoche ? À ce jour, la réponse est oui, puisque le tiers de Chypre est sous contrôle turc, via la République turque de Chypre Nord, sachant que l’UE n’a jamais conditionné la poursuite des négociations d’adhésion avec la Turquie au retrait de ses troupes. La question se posera pour la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine, qui sont dans le même cas avec la Russie.

Peut-on prévoir un système d’adhésion graduelle pour aller plus vite dans la solidarité entre États de l’UE ? Les candidats adopteraient, par exemple, la législation relative à la citoyenneté, aux droits fondamentaux, à la souveraineté et à la défense, ce qui vaudrait adhésion immédiate. Puis ils intégreraient le reste de l’acquis communautaire au fur et à mesure. En outre, il existe déjà un système dérogatoire et des périodes d’adaptation. C’est ce qui a été décidé pour les élargissements de 2004, de 2007 et 2013 concernant l’espace Schengen.

Enfin, une fois les solutions trouvées, il faut réviser les traités ou en adopter un nouveau. Pour mémoire, s’agissant du traité de Lisbonne, il s’est écoulé deux ans et demi entre le début des négociations dans le cadre d’une conférence intergouvernementale et son entrée en vigueur en 2009. Quant au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, entré en vigueur depuis 2013, il a fallu un an. Il reste un peu plus de trois mois à la PFUE pour enclencher ce processus de clarification.

Ukraine: Le lâche abandon par l’Union européenne

Ukraine:  Le lâche abandon  par l’Union européenne

 

 

 

Inutile de tourner autour du pot en dépit des promesses et des vagues évolutions des relations économiques, politiques, l’Union européenne a décidé de lâcher l’Ukraine. On a d’abord refusé la protection aérienne comme les États-Unis, ce qui était prévisible. Mais on a évidemment exclu une éventuelle adhésion à l’OTAN mais aussi à l’union européenne. On a seulement promis des sanctions massives si la guerre se fait plus dure mais il s’agit surtout de dialectique politique pour cacher la mollesse de l’Europe. Et c’est cette mollesse que Poutine poursuit sa politique de terreur et de démolition de l’Ukraine. Car l’Ukraine va subir l’horreur avec la destruction matérielle de villes,  sans doute des centaines de milliers de blessés et de morts. Et en plus des pseudos référendums qui vont destituer les élus ukrainien. En clair l’union européenne a affiché son impuissance tout autant que sa lâcheté. Et le propos de Macron ne peut faire illusion :

« Soyons clair, il y a une guerre sur le terrain. Et nous ne sommes pas en guerre. Mais la réalité politique, le choix souverain, qui est le nôtre, est aussi celui-là. Et donc vous avez parfaitement le droit de dire que nous n’avons pas une réponse sur un théâtre de guerre, qui a été déclenchée par la Russie parce que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie », a expliqué Emmanuel Macron à l’issue du Sommet de deux jours des Vingt-Sept à Versailles en réponse à une journaliste qui lui demandait si les Vingt-Sept étaient impuissants face à Vladimir Poutine.

 

Les Etats-Unis ont affirmé jeudi que l’Ukraine n’avait pas vraiment besoin d’avions de combat MiG-29 polonais pour contrer les attaques russes, mais ont envisagé de lui fournir davantage de systèmes de défense sol-air. « Les avions, ce n’est pas ce dont nos partenaires ukrainiens ont principalement besoin en ce moment », a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. Clairement, les Etats-Unis et les Vingt-Sept ne veulent pas donner à Vladimir Poutine des arguments de co-belligérance, ce qui entrainerait une nouvelle guerre mondiale (OTAN contre Russie). Cela vaut aussi pour la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine réclamé par Volodymyr Zelensky. Cette option a été catégoriquement exclue par les Etats-Unis comme l’Otan.

Le lâche abandon de l’Ukraine par l’Union européenne

Le lâche abandon de l’Ukraine par l’Union européenne

 

 

 

Inutile de tourner autour du pot en dépit des promesses et des vagues évolutions des relations économiques, politiques, l’Union européenne a décidé de lâcher l’Ukraine. On a d’abord refusé la protection aérienne comme les États-Unis, ce qui était prévisible. Mais on a évidemment exclu une éventuelle adhésion à l’OTAN mais aussi à l’union européenne. On a seulement promis des sanctions massives si la guerre se fait plus dure mais il s’agit surtout de dialectique politique pour cacher la mollesse de l’Europe. Et c’est cette mollesse que Poutine poursuit sa politique de terreur et de démolition de l’Ukraine. Car l’Ukraine va subir l’horreur avec la destruction matérielle de villes,  sans doute des centaines de milliers de blessés et de morts. Et en plus des pseudos référendums qui vont destituer les élus ukrainien. En clair l’union européenne a affiché son impuissance tout autant que sa lâcheté. Et le propos de Macron ne peut faire illusion :

« Soyons clair, il y a une guerre sur le terrain. Et nous ne sommes pas en guerre. Mais la réalité politique, le choix souverain, qui est le nôtre, est aussi celui-là. Et donc vous avez parfaitement le droit de dire que nous n’avons pas une réponse sur un théâtre de guerre, qui a été déclenchée par la Russie parce que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie », a expliqué Emmanuel Macron à l’issue du Sommet de deux jours des Vingt-Sept à Versailles en réponse à une journaliste qui lui demandait si les Vingt-Sept étaient impuissants face à Vladimir Poutine.

 

Les Etats-Unis ont affirmé jeudi que l’Ukraine n’avait pas vraiment besoin d’avions de combat MiG-29 polonais pour contrer les attaques russes, mais ont envisagé de lui fournir davantage de systèmes de défense sol-air. « Les avions, ce n’est pas ce dont nos partenaires ukrainiens ont principalement besoin en ce moment », a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. Clairement, les Etats-Unis et les Vingt-Sept ne veulent pas donner à Vladimir Poutine des arguments de co-belligérance, ce qui entrainerait une nouvelle guerre mondiale (OTAN contre Russie). Cela vaut aussi pour la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine réclamé par Volodymyr Zelensky. Cette option a été catégoriquement exclue par les Etats-Unis comme l’Otan.

La candidature de l’Ukraine à l’Union européenne: Aux calendes grecques !

La candidature de l’Ukraine à union européenne: Aux calendes grecques !

Les chefs d’État réunis à Versailles doivent notamment examiner les demandes de candidature (Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie)  à l’Union européenne dont celle de l’Ukraine.

Il paraît peu vraisemblable que les Européens parviennent à se mettre d’accord non seulement sur une décision d’adhésion mais même sur un calendrier. Les Européens pourraient cacher leur division avec une vague promesse le moment venu, en clair au moins dans 10 ans, d’un élargissement Ukraine incluse.

La question n’est pas seulement économique ou technique, elle est aussi géopolitique et met en jeu la nature que chaque État entretient avec Moscou non seulement actuellement mais aussi pour le futur. Bref, pour un moment encore l’Europe sera à la traîne des États-Unis pour définir sa politique étrangère

Un groupe de huit pays - menés par la Pologne, la Slovaquie et la Bulgarie - soutient la démarche de Kiev et souhaite aller vite. D’autres freinent, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, mais aussi la France. «Aujourd’hui, il n’est pas question d’adhésion», souligne l’Élysée, pointant que la priorité sera d’aider ces pays après la guerre. Et pour les rapprocher de l’Union, circule l’idée de créer un nouveau statut de partenaire privilégié. Le processus d’adhésion est de toute façon très long.

Face à Poutine : enfin le sursaut de l’Union européenne

Face à Poutine : enfin le sursaut de l’Union européenne

 

 

En décidant d’une aide financière à l’envoi d’armes létales aux forces ukrainiennes pour résister à l’agression russe, l’UE a brisé « un tabou » et se donne enfin les moyens de se comporter en puissance géopolitique. ( papier du « Monde »)

Au quatrième jour de la guerre qu’il a déclenchée contre l’Ukraine, Vladimir Poutine avait déjà deux exploits à son compte, dimanche 27 février : il a rendu à l’OTAN sa raison d’être et il a amené l’Union européenne à se transformer en organisation capable de fournir de l’aide militaire à un pays étranger.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a raison : c’est bien « un moment décisif », un tournant historique dans sa politique de défense que l’UE a réalisé dimanche soir pour venir en assistance à l’Ukraine attaquée. Sous la conduite du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, les ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept ont adopté une aide de 450 millions d’euros pour financer l’envoi d’armes létales aux forces ukrainiennes pour résister à l’agression russe, ainsi que 50 millions pour des équipements non militaires. Cette assistance, qui pourra inclure des avions de chasse, s’ajoute aux livraisons d’armes déjà promises individuellement par plusieurs Etats membres. Jamais auparavant l’UE n’avait rempli cette fonction. « Un tabou est tombé », a commenté M. Borrell.

 

Outre les sanctions financières et économiques contre la Russie déjà décidées ces derniers jours, la Commission a par ailleurs annoncé deux importantes mesures dimanche : l’interdiction de l’espace aérien de l’Union à tous les avions russes ou contrôlés par des compagnies russes, et l’interdiction de la diffusion des médias russes RT et Sputnik, afin de bloquer leur campagne de désinformation.

 

Bruxelles vient ainsi de confirmer l’adage selon lequel l’UE n’avance que dans les crises, adage déjà éprouvé pendant la crise du Covid-19. Poussive face à la Russie ces dernières années, paralysée par les différences de sensibilité de ses Etats membres face à ce sujet, l’Union a été incapable jusqu’ici de mener une politique claire et unie à l’égard de Vladimir Poutine. Les sanctions décidées après l’annexion de la Crimée ont certes été reconduites à l’unanimité tous les six mois, mais elles l’ont été parce qu’elles étaient indolores. L’énormité de la faute de M. Poutine a cette fois provoqué l’indispensable sursaut européen.

Pour que ce sursaut fût possible, il a fallu le basculement des Etats qui bloquaient. La Hongrie, bien sûr, dont le premier ministre, Viktor Orban, vient de sacrifier son amitié avec le président Poutine. Mais surtout l’Allemagne, qui vient d’accomplir sa propre révolution en matière de défense et de sécurité. C’est le tournant dans le tournant. Après des jours de questionnements et de bouillonnement politique provoqués par la situation en Ukraine, le gouvernement d’Olaf Scholz s’est rendu à l’évidence : il n’était plus possible de rester sur le côté de la route.

« L’invasion de l’Ukraine nous a fait entrer dans une nouvelle ère », a reconnu dimanche le chancelier devant le Bundestag, annonçant que l’Allemagne allait augmenter ses dépenses de défense à plus de 2 % de son PIB – au-delà du minimum fixé par l’OTAN – et livrer des armes à l’Ukraine, ce qu’elle refusait de faire jusqu’ici. Un peu plus tôt, Berlin avait cédé à la pression et suspendu l’autorisation du gazoduc germano-russe Nord Stream 2.

Ces revirements spectaculaires, allemand et européen, auront des conséquences à long terme. Confrontée à la tragédie de la guerre à sa porte, l’Europe se donne enfin les moyens de se comporter en puissance géopolitique. Aux Etats membres de consolider cette posture : ils vont en avoir terriblement besoin.

Entrée de l’Ukraine dans l’union économique : Von der Leyen favorable

Entrée de l’Ukraine dans l’union économique : Von der Leyen favorable

 

La réponse favorable de la présidente de la commission européenne à l’entrée de l’Ukraine dans l’union européenne répond à des objectifs économiques mais aussi politiques.

 

L’union économique européenne a en effet un devoir de solidarité entre les membres. On peut d’ailleurs le vérifier actuellement avec le plan de soutien militaire de l’union à l’Ukraine.

Par ailleurs,  cette adhésion pourrait juridiquement être nettement moins contestée par Poutine. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a donc déclaré qu’elle était favorable à une adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE).

« À long terme, ils sont avec nous en fait. Ils sont des nôtres et nous les voulons avec nous », a déclaré von der Leyen dans une interview à Euronews dimanche, rapporte le service allemand de l’agence Reuters.

Von der Leyen s’est exprimé après que l’UE et ses 27 États membres ont décidé de fournir des armes à l’Ukraine – une première dans l’histoire de la communauté internationale.

Le rattachement immédiat va cependant se heurter à un certain nombre d’obstacles à commencer par l’organisation interne ukrainienne, ensuite par la situation de guerre enfin par la différence de niveau économique. Des étapes intermédiaires seront nécessaires avant l’adhésion. Du coup la clause de défense mutuelle de l’union économique ne pourra être déclenchée.

Et de fait, cette Clause de défense mutuelle, inscrite à l’article 42 paragraphe 7 du Traité de l’Union européenne (TUE), a été introduite en 2009 avec le traité de Lisbonne. Elle stipule que les pays de l’Union européenne sont obligés d’aider un État-membre si celui-ci est l’objet « d’une agression armée sur son territoire ». 

Il faudra sans doute plusieurs années pour que l’Ukraine puisse bénéficier de cette clause de défense et parvenir à adhérer à l’union européenne. En attendant, l’union européenne peut décider d’un soutien significatif notamment militaire, ce qu’elle fait actuellement . Des armes de toute nature sont en effet en cours d’acheminement vers l’Ukraine y compris des avions de combat.

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