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Dérive de l’UNEF : Alexis Corbière, Insoumis ,appelle à « la défense » du syndicat « quoi qu’ils fassent »

Dérive de l’UNEF  : Alexis Corbière, Insoumis ,appelle à « la défense » du syndicat « quoi qu’ils fassent »

« Ce ne sont pas des réunions de direction, ce sont des groupes de parole », estime sur franceinfo le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, à propos des réunions en « non-mixité » organisées par le syndicat étudiant qui ont suscité la polémique.

« Je dis ‘défense de l’Unef’, quoi qu’ils fassent », déclare le député La France insoumise Alexis Corbière sur franceinfo dimanche 21 mars. Il se dit « inquiet du fait qu’il se discute le fait de dissoudre une organisation syndicale de jeunesse », après la polémique liée aux réunions en « non-mixité » au sein du syndicat étudiant de gauche, que plusieurs personnalités de droite et de la majorité dénoncent.

La dérive de l’UNEF

La dérive de l’UNEF

 

 

Un papier dans l’opinion qui explique la dérive de l’UNEF et plus généralement celle de l’extrême gauche qui se revendique de l’idéologie victimaire.

 

La présidente de l’Unef, Mélanie Luce, a admis l’existence de réunions entre personnes « racisées » au sein du syndicat étudiant, suscitant de vives critiques de responsables politiques. Plusieurs voix appellent l’exécutif à dissoudre l’organisation. L’étudiante de 23 ans a reçu des milliers de messages d’injures et de menaces de mort.

L’Unef a une faculté : celle de créer l’unanimité, de la gauche républicaine à l’extrême droite. Sa présidente, Mélanie Luce, étudiante en droit à Assas, a déclenché une réaction en chaîne après avoir admis, mercredi sur Europe 1, que le syndicat étudiant organisait des réunions « non-mixtes racisées ». A droite, Bruno Retailleau a réclamé des poursuites pour « provocation à la haine raciale ». Eric Ciotti a exigé la dissolution du syndicat étudiant, « devenu l’avant-garde de l’islamo-gauchisme » et « un mouvement clairement antirépublicain ». Le numéro 2 du RN, Jordan Bardella, a fait plus bref : « Racialisme, islamo-gauchisme : #UNEFDissolution ! »

Côté macronie, l’ex-ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a appelé à engager des « moyens judiciaires » contre une « forme de séparatisme » et un « clientélisme indigéniste ». Vendredi, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, disait vouloir interdire ces pratiques « racistes » qui « ressemblent au fascisme ». Gérald Darmanin s’exprimera à son tour, assure son cabinet à l’Intérieur. Voilà, ironiquement, la « cancel culture » dirigée contre l’Unef par ses meilleurs pourfendeurs…

Au cœur de la polémique, des réunions internes au syndicat qui se tiennent une fois par semestre, dénoncées comme interdites aux blancs. « On a mis en place des groupes de parole dans les années 2010 pour nos militants qui s’estiment victimes de discrimination, les femmes, les LGBT et les racisés », clarifie Adrien Liénard, vice-président de l’Unef. Il ne s’agit pas de réunions publiques, ni de débats politiques ou d’instances de décision, insiste-t-il : « C’est un lieu de libération de la parole sur les discriminations ressenties, hors des universités, pour que chacun vive bien son engagement. On ne peut pas combattre les discriminations si on ne le fait pas aussi en interne. On ne refuse personne. » Un compte-rendu anonymisé est ensuite diffusé à toute l’organisation.

». Ces groupes de « discriminés anonymes » en rappellent d’autres. En 1995, l’Unef Nanterre lançait la « Comas », commission anti-sexiste. « Des réunions entre filles, et nous, les mecs, on n’avait pas le droit d’y mettre les pieds », se remémore Thierry Keller, ancien militant Unef et coauteur de Ce qui nous rassemble. L’identité française à l’épreuve du XXIe siècle. La pratique s’est développée après la vague #MeToo, alors que des scandales sexuels ont éclaboussé l’organisation de jeunesse en 2017-2018. Mais l’époque a changé, et les anciens portent désormais le fer contre l’antiracisme communautaire : « L’Unef a cédé au saucissonnage des luttes, poursuit-il. J’étais un petit blanc de la classe moyenne, mais heureux de laisser mon identité au vestiaire pour me fondre dans un collectif. La catégorisation, c’est le grand échec de la gauche. »

«Ils ont tourné le dos à la tradition universaliste, alors que l’Unef était à la pointe du combat pour le droit à l’avortement, la sécurité sociale étudiante… Benoît Hamon a fait main basse sur le mouvement dans les années 2000. C’est Attila: partout où il passe, rien ne repousse» Julien Dray

L’Unef s’embourbe dans les controverses identitaires. En 2019, sa présidente a dû se désolidariser des posts de deux militants qui raillaient « l’identité française » et « un délire de petits blancs » après l’incendie de Notre-Dame de Paris. Plus grave, la branche Unef Grenoble a relayé sur les réseaux sociaux, début mars, la photo d’un collage accusant deux professeurs d’islamophobie, en pleine menace terroriste… Un proche de Frédérique Vidal évoque l’Unef comme « un problème », en lien avec la sortie de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche contre « l’islamo-gauchisme » — même si celle-ci visait des chercheurs.

Radicalité va de pair avec rétrécissement. « L’Unef est passée d’un mouvement de masse à une logique de fer de lance », analyse une source exécutive. Le syndicat vieux de 120 ans subit une chute électorale et, avec 30 000 adhérents revendiqués pour 2,5 millions d’étudiants, est désormais deuxième derrière la Fédération des associations générales étudiantes (Fage). « Plus on est petit, plus on crie fort, tacle un ancien de l’ère Bruno Julliard, président de l’Unef de 2005 à 2007. Les bagarres et les chaînes de vélo dans la figure, c’était violent mais au moins on se rencontrait. Aujourd’hui, chacun reste dans son couloir. Ils ne créent plus de projet de société ; ils créent de l’atomisation et de la cohésion contre eux. »

En défense, Jean-Luc Mélenchon dénonce « une histoire de fous » : « C’est comme si vous disiez que les réunions d’alcooliques anonymes sont des réunions anti-sobriété, c’est absurde… » « Le bilan de cette génération est une catastrophe, charge Julien Dray, ex-député PS, fondateur de SOS Racisme et ancien cadre de l’Unef. Ils ont tourné le dos à la tradition universaliste, alors que l’Unef était à la pointe du combat pour le droit à l’avortement, la sécurité sociale étudiante… Benoît Hamon a fait main basse sur le mouvement dans les années 2000. C’est Attila : partout où il passe, rien ne repousse. La confrontation viendra, le courant laïc universaliste ne baissera plus la tête ! »

A la direction de l’Unef, on évacue : « Ils étaient jeunes dans les années 2000 ; on est en phase avec notre génération ». « L’Unef s’y prend mal, mais c’est une erreur politique de tout balayer d’un revers de main, estime Hakim El Karoui, spécialiste des questions d’intégration et chroniqueur à l’Opinion. Les questions identitaires posées sont légitimes. L’universalisme ne fonctionne pas, on sait qu’il faut des actions correctrices, on a inscrit la discrimination positive dans la Constitution il y a vingt ans. Le plus inquiétant, c’est le gap générationnel. L’establishment est choqué, alors que les 18-25 ans y voient du respect, comme les féministes des années 1970. » Symbole de fractures, cette polémique révèle une France qui ne sait pas débattre de ses maux. Et préfère d’autres voies : mise au ban, judiciarisation, menaces… ou effacement.

«L’UNEF , acteur et complice de la lutte racialiste»

 «L’UNEF , acteur et complice de la lutte racialiste»

Une interview particulièrement intéressante de la présidence de l’UNEF qui s’est embourbée dans ses contradictions mais n’a pas réussi à masquer les positions et actions raciales est victimaires de l’organisation gauchiste qui est devenue l’UNEF. La réaction de Paul Melun , conseiller en stratégie et essayiste dans le Figaro.

 

. Il a récemment publié, avec Jérémie Cornet, Les enfants de la déconstruction. Portrait d’une jeunesse en rupture (éd. Marie B., 2019).

 

 


Ce matin sur Europe 1, la présidente de l’UNEF, Mélanie Luce, a admis que son syndicat organisait des réunions interdites aux Blancs. En tant qu’ancien président de l’UNEF à Science Po Bordeaux, de 2014 à 2016, avez-vous eu connaissance de ces pratiques?

 

Paul MELUN. - Durant mon engagement à l’IEP de Bordeaux, j’ai constaté le glissement idéologique du syndicat. D’une gauche traditionnelle, soucieuse de défendre les plus démunis, l’UNEF est devenu un supplétif des activistes de la lutte «anti-discriminations» et des «minorités», concepts tout droit sortis des campus américains. Dans sa tradition centralisatrice et peu démocratique, la direction nationale a peu à peu ordonné une nouvelle orientation politique des sections locales en ce sens.

Les méthodes de l’UNEF sont simples et reviennent à séparer le monde en deux catégories : les victimes et leurs bourreaux.

À ma grande surprise, les concepts de réunions en «non-mixité» ont fait leur apparition. Il m’était alors demandé d’organiser des réunions interdites aux hommes, catalogués comme oppresseurs héréditaires. J’ai naturellement refusé que de telles choses se produisent sous ma présidence. Mon positionnement a alors été marginalisé et j’ai subi une campagne d’intimidation pour me faire plier.

J’ai poursuivi une gestion de l’UNEF à Sciences Po Bordeaux différente de la doxa nationale qui ne me convenait plus. Je crois que beaucoup d’étudiants de l’époque ont pu constater comme moi l’OPA des luttes néoféministes ou racialistes sur la gauche républicaine. Leurs méthodes sont simples et reviennent à séparer le monde en deux catégories: les victimes et leurs bourreaux. Né homme blanc, j’appartiens naturellement à la seconde selon eux.

 

Selon vous, cette dérive témoigne-t-elle de convergences idéologiques entre la gauche et l’islamisme?

L’islamo-gauchisme comme l’ensemble des luttes intersectionnelles, reste minoritaire dans le peuple de gauche. Bien que très affaiblis, les sympathisants de gauche demeurent attachés aux valeurs françaises et subissent de plein fouet la francophobie de leurs élites. Incapable de répondre aux défis économiques, diplomatiques ou sociaux du pays, l’intelligentsia de gauche a délaissé ce peuple au profit d’hypothétiques minorités. C’est ainsi que la gauche féministe se retrouve à faire l’apologie du voile, ou que la gauche anti-raciste se retrouve à prôner l’exclusion des blancs à des réunions ou manifestations.

 

L’islam exerce une certaine fascination sur une partie de la gauche.

Les repères de la gauche se sont effondrés les uns après les autres. Le mur de Berlin est tombé, la désindustrialisation a sonné le glas des combats ouvriers et la sociale démocratie au pouvoir a déçu. Aujourd’hui, je crois que l’islam exerce une certaine fascination sur une partie de la gauche. Pour eux, les musulmans ne sont pas des Français qui doivent s’intégrer, mais les nouveaux damnés de la terre, les victimes du racisme structurel et de l’oppression éternelle de la France.

Cette gauche, sans culture ni esprit, rechigne à condamner les viols s’ils sont commis par des musulmans et accepte sans sourciller que la charia s’impose sur la liberté de caricaturer, de se vêtir ou de s’exprimer. En voyant dans l’islam politique l’idéologie d’un nouveau prolétariat, la gauche commet une grave erreur. Ce renoncement se ressent d’ailleurs dans les urnes. La gauche est historiquement faible et représente péniblement 25 % des suffrages totaux si elle se réunit. Signe que les électeurs de gauche n’adhèrent pas au virage «pro-minorités» de cette nouvelle gauche sans idées.

Faut-il, comme le suggère François-Xavier Bellamy, dissoudre l’UNEF?

Je ne crois pas qu’il faille dissoudre l’UNEF. Pas plus que les autres organisations politiques ou militantes qui font ou ont fait l’objet de dissolution récemment. L’UNEF doit pouvoir exister et défendre ses idées et nous devons avoir le droit de les contester sans être traités de fascistes par leurs leaders. Je suis navré de voir qu’aujourd’hui il y ait tant de sujets interdits, de concepts que l’on ne peut contester sous peine d’être traîné dans la boue, à l’instar des théories du genre, du décolonialisme ou de «l’islamophobie». Je ne vais pas appeler à encore davantage de censure à une époque où l’on empêche déjà beaucoup trop de penser librement à mon goût.

Face aux inepties de l’UNEF nous devons reconquérir idéologiquement le terrain. Les universités sont devenues le foyer de l’islamo-gauchisme et des théories du genre, il faut impérativement une contre-attaque intellectuelle, surtout à gauche. Je prône un débat d’idées totalement libre et sans barrières. C’est d’ailleurs toute ma différence avec l’UNEF qui préfère souvent faire interdire les conférences de ses adversaires ou les exclure à cause de leur couleur de peau.

Société– Syndicaliste voilée à l’assemblée: une provocation de l’UNEF

Société– Syndicaliste voilée à l’assemblée: une provocation de l’UNEF

Une provocation de plus de l’UNEF qui se fait représenter à l’Assemblée nationale par une femme voilée dans le cadre du débat sur la crise sanitaire. La preuve d’une nouvelle dérive gauchiste et communautariste du syndicat étudiant. L’UNEF qui a longtemps dominé le paysage syndical chez les étudiants est désormais passée derrière l’autre syndicat Fage en terme de représentativité en raison notamment de son positionnement politique à l’extrême gauche.

 

«Je ne peux accepter qu’au sein de l’Assemblée nationale, le cœur battant de la démocratie (…), nous acceptions qu’une personne se présente en hijab devant une commission d’enquête», a dénoncé , Anne-Christine Lang député ), a quitté ce jeudi la commission parlementaire qui avait pour but de «mesurer et prévenir les effets l’ancienne porte-parole de Cédric Villani lors des élections municipales. D’autres députés ont également quitté la séance.

«En tant que députée et féministe, attachée aux valeurs républicaines, à la laïcité et aux droits des femmes, je ne peux accepter qu’une personne vienne participer à nos travaux à l’Assemblée nationale en hijab, qui reste pour moi une marque de soumission», a ensuite insisté Anne-Christine Lang sur Twitter.

En mai 2018, elle avait déjà pointé la «dérive de l’Unef» à la suite de la nomination de Maryam Pougetoux. Tout comme Marlène Schiappa, alors secrétaire d’État à l’Égalité femmes hommes.

 




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