Archive pour le Tag 'Lufthansa'

Lufthansa : suppression de 27 000 postes au lieu de 22.000

 Lufthansa : suppression de 27 000 postes au lieu de 22.000 

 

Le groupe Lufthansa prévoyait jusqu’ici de supprimer 22.000 postes, soit 17% de ses effectifs. Ce sera hélas plus 27.000 selon l’AFP. La faute à une nouvelle réduction de la flotte à cause de la crise que traverse le transport aérien. Le groupe qui exploite 763 avions va se séparer de 150 appareils .

Une véritable hécatombe pour l’ensemble du secteur aérien qui aura perdu 70 à 80 % de sa clientèle en 2020. Le pire c’est qu’on ne prévoit pas un retour au niveau de 2019 avant plusieurs années ce qui signifie un changement structurel de comportement de l’usager par rapport à la mobilité aérienne.

Notons qu’en France le groupe Air France KLM est loin d’être des difficultés. En effet, on a appris de la direction du groupe qu’en dépit de l’aide d’une dizaine de milliards la survie de la société ne pouvait être assurée que seulement pour une année. Le ministre de l’économie néerlandais réclame par ailleurs un plan de réduction des dépenses beaucoup plus draconien.

 

Lufthansa : réduction de revenus des pilotes

Lufthansa : réduction de revenus des pilotes

comme la plupart des autres compagnies internationales,  Lufthansa a fait accepter aux pilotes une réduction des revenus pour sauvegarder l’emploi. Des mesures valables jusqu’au printemps prochain. Il n’est pas sûr cependant que cela soit suffisant pour une compagnie qui a perdu 1,7 milliards sur un trimestre. La reprise escomptée du trafic ne sera sans doute pas au rendez-vous car on estime généralement qu’il faudra plusieurs années pour retrouver le niveau de 2019.

En échange d’une garantie provisoire d’emploi au moins jusqu’au 31 mars 2021, le syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit (VC) a accepté la réduction des compléments de rémunération qui s’ajoutent aux allocations pour chômage partiel ainsi qu’une diminution des prestations de retraite jusqu’à la fin 2020, a précisé la compagnie aérienne allemande, qui emploie quelque 5.000 pilotes.

Les augmentations salariales précédemment négociées pour cette année seront par ailleurs reportées à janvier 2021.

Selon le syndicat VC, cet accord de court terme donne aux deux parties le temps de travailler sur un accord à plus long terme.

Lufthansa, qui a publié la semaine dernière une perte d’exploitation de 1,7 milliard d’euros au titre du seul deuxième trimestre, a déjà averti qu’elle ne pourrait éviter des suppressions de postes de pilotes au-delà de mars prochain qu’à condition qu’un accord à long terme ne se traduise par une réduction de la masse salariale.

La compagnie, qui a reçu en juin une aide publique de neuf milliards d’euros, s’attend à revenir à environ 50% de sa capacité normale d’ici la fin 2020 et aux deux tiers du niveau de l’année dernière en 2021.

Le personnel navigant a voté en faveur d’un accord visant à interrompre les augmentations de salaires et à réduire le temps de travail, a déclaré samedi le syndicat du personnel de cabine UFO.

Lufthansa : réduction de l’administratif

Lufthansa : réduction de l’administratif

La compagnie allemande confirme que sur 140 000 salariés dans le monde 22 000 postes seront supprimés. En outre- Lufthansa a annoncé mardi de nouvelles mesures dans le cadre de son plan de restructuration, comprenant notamment une réduction de 20% des postes de direction et la suppression de 1.000 emplois administratifs.

Le groupe allemand, frappé comme les autres compagnies aériennes par la pandémie due au nouveau coronavirus, va également réduire de moitié ses achats d’appareils. Son plan prévoyait jusqu’ici l’achat d’un maximum de 80 avions d’ici à 2023.

Ses actionnaires ont approuvé le mois dernier à la quasi-unanimité le plan de sauvetage de neuf milliards d’euros proposé par le gouvernement allemand.

Après, British Airways, Lufthansa, 30% en moins chez Air France

Après, British Airways, Lufthansa, 30% en moins chez Air France

 

Le séisme dans l’activité aérienne continue. Le premier séisme est celui de la demande qui devrait être réduite d’environ 50 % en moyenne d’ici la fin de l’année, le second c’est la situation financière des entreprises;  situation, qui conduira certaines (les plus petites à disparaître complètement et des grosses à résister  grâce au soutien de leurs états respectifs et aux plans de licenciement . La troisième dimension est évidemment sociale et elle découle des deux autres à savoir la suppression de 25 à 30 % des effectifs. Après l’annonce de British Airways de supprimer 27 % de ses effectifs , c’était au tour de la Lufthansa d’annoncer la suppression de 22 000 postes dans le monde soit 16 % de ses effectifs (135 000 personnes.) .) Une manière aussi de peser sur les compagnies concurrentes bénéficiaires elles aussi de prêts ou d’aides des gouvernements afin les contraindre aussi à réduire la voilure car sinon cela serait considéré comme une distorsion  de concurrence.

 

 La pression sera terrible aussi sur toutes les compagnies et notamment Air France. Il est d’ailleurs probable que des recours auront lieu  devant l’union européenne. La situation du transport aérien est un effet dramatique on ne compte pas une reprise normale du trafic avant 2023 2025 et d’ici là nombre de compagnies seront contraintes de se débarrasser d’appareils, d’annuler ou de retarder des commandes. D’une façon générale, l’offre de transport aérienne devrait être inférieure à 50 % de ce qu’elle était précédemment ici la fin de l’année. De son coté la facture sociale à Air France serait de 30 % des effectifs

 

Aérien: Lufthansa : suppression de 22.000 postes

  • Aérien:   Lufthansa : suppression de 22.000 postes

Après l’annonce de British Airways de supprimer 27 % de ses effectifs , c’est au tour de la Lufthansa d’annoncer la suppression de 22 000 postes dans le monde soit 16 % de ses effectifs (135 000 personnes.) .) Une manière aussi de peser sur les compagnies concurrentes bénéficiaires elles aussi de prêts ou d’aides des gouvernements afin les contraindre aussi à réduire la voilure car sinon cela serait considéré comme une distorsion  de concurrence. La pression sera terrible aussi sur toutes les compagnies et notamment Air France. Il est d’ailleurs probable que des recours auront lieu  devant l’union européenne. La situation du transport aérien est un effet dramatique on ne compte pas une reprise normale du trafic avant 2023 2025 et d’ici là nombre de compagnies seront contraintes de se débarrasser d’appareils, d’annuler ou de retarder des commandes. D’une façon générale, l’offre de transport aérienne devrait être inférieure à 50 % de ce qu’elle était précédemment ici la fin de l’année

 

. Le groupe allemand justifie de telles coupes par la faiblesse de la reprise.

« La demande du trafic aérien va visiblement reprendre très lentement », explique Lufthansa. Alors que seuls 80 de ses 760 avions sont en service, le groupe opère aujourd’hui 160 appareils pour desservir plus de 100 destinations, principalement en Allemagne et en Europe. L’ajout des capacités sera en effet très progressif. D’ici à septembre, l’offre en sièges ne dépassera pas 40% de ce qui était prévu avant la crise. Lufthansa compte maintenir au sol 300 avions en 2021 et 200 en 2022, et se séparer d’une centaine d’appareils. Le retour au niveau de trafic de 2019 n’est pas attendu avant 2023.

« Sans une réduction significative des coûts de personnels pendant la crise, nous gâcherons la possibilité d’un meilleur redémarrage, et risquons d’affaiblir Lufthansa« , commente Michael Niggemann, responsable des ressources humaines au conseil exécutif du groupe.

De son côté, British Airways a déjà annoncé fin avril une suppression de 12.000 postes, soit près de 30% des effectifs. Membre du groupe IAG qui compte également Iberia, Vueling, Aer Lingus, la compagnie britannique veut même aller plus loin en cherchant à durcir les conditions de travail et à baisser les salaires.

Lufthansa : 9 milliards d’aides par l’Etat allemand

Lufthansa : 9 milliards d’aides par l’Etat allemand

 

Un plan de sauvetage d’une valeur allant jusqu’à neuf milliards d’euros et incluant une prise de participation de l’état de 20% dans la compagnie.

Dans un communiqué, Lufthansa a déclaré que l’accord impliquerait que le gouvernement occupe deux sièges au sein de son conseil de surveillance, mais qu’il n’exercerait ses droits de vote que dans des cas exceptionnels.

Lufthansa a déclaré qu’elle s’attendait à ce que les conditions de l’accord incluent la renonciation aux futurs paiements de dividendes et des limites sur la rémunération des cadres.

La compagnie aérienne a ajouté que l’accord devrait être approuvé par la Commission européenne.

L’aide à Lufthansa transformée en participations

L’aide à Lufthansa transformée en participations

l’Allemagne envisage d’apporter une aide significative à sa compagnie nationale de l’ordre de 10 milliards. La moitié de cette somme sera convertie en participations au capital de la compagnie, soit 25 % . En France, le plan d’aide forme de prêts sera lui de lors de 7 milliards. Pour l’instant on ne parle pas de transformation de cette aide en prise de participation de l’État.

Pour autant cette aide à Air France, par ailleurs sans doute e,  ne pourra jamais être remboursée. En tout cas pas avant 10 ou 20 ans voire jamais.  Le plan de sauvetage que Lufthansa négocie actuellement avec le gouvernement allemand aboutira à la prise par l’Etat d’une part de 25,1% dans le capital de la compagnie aérienne, écrit Der Spiegel vendredi.

Le plan de renflouement de la compagnie, frappée de plein fouet par l’arrêt du trafic aérien pour cause de coronavirus, se monte à 10 milliards d’euros selon l’hebdomadaire. Sur cette somme, 5,5 milliards d’euros seraient constitués d’actions sans droit de vote, pour lesquelles le gouvernement allemand réclame le versement d’un dividende de 9%.

Des prêts à hauteur de 3,5 milliards d’euros seraient également accordés à Lufthansa par la banque publique KFW(Kreditanstalt für Wiederaufbau).

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Retraite pilotes Lufthansa : des bonus malus

Retraite pilotes Lufthansa : des bonus malus

Finalement c’est un peu comme pour les retraites complémentaires en France, on envisage pour les pilotes de Lufthansa un système de bonus malus pour encourager à prendre sa retraite à la carte. Lufthansa a en effet annoncé lundi avoir présenté à ses personnels navigants commerciaux de nouvelles propositions en matière de retraites, à condition qu’ils acceptent de travailler au-delà de 55 ans, ainsi que des hausses de salaires, dans l’espoir de mettre fin à plusieurs mois de conflit social. La compagnie aérienne allemande est engagée dans des négociations avec les différentes catégories de son personnel avec pour objectif de réduire ses coûts globaux pour gagner en compétitivité face à la concurrence des compagnies du Golfe et des « low cost ». Les pourparlers entre la direction et le syndicat UFO, qui représente quelque 19.000 personnels navigants, sont en cours depuis près de deux ans et ont donné lieu à des mouvements de grève cet été. Mais les deux parties affichent désormais leur volonté d’aboutir d’ici novembre.  Lufthansa explique que le nouveau projet présenté à l’UFO permettrait aux personnels de cabine de percevoir une meilleure pension de retraite – jusqu’à 98% de leur salaire – s’ils travaillent jusqu’à l’âge de 65 ans.  Les salariés concernés conserveraient le droit de prendre leur retraite dès 55 ans mais leur pension ne représenterait alors qu’environ 43% de leur retraite, a précisé l’entreprise, ajoutant que la possibilité de départ anticipé ne s’appliquerait aux nouveaux embauchés que sur les dix prochaines années.  De plus, tous les personnels de cabine recevraient une prime exceptionnelle de 2.000 euros et ceux qui ont été recrutés avant 2013 bénéficieraient d’une augmentation de salaire de 1,7% en 2016 et en 2017.

Lufthansa, modèle pour Air France ?

Lufthansa, modèle pour Air France ?

 

 La plus grosse compagnie d’Europe, avec 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, connaît les mêmes maux qu’Air France : des coûts trop élevés face à la concurrence des compagnies du Golfe et des low cost. Chez elle aussi, l’affrontement avec les pilotes a été brutal : 13 mouvements de grève en dix-huit mois pour une perte sèche de 300 millions d’euros. Côté Lufthansa, le plan de restructuration s’est déployé à la vitesse d’une attaque de la Mannschaft. La direction a d’ailleurs baptisé son plan « 7-1″, en référence à la victoire historique de son équipe nationale de football contre le Brésil lors de la dernière Coupe du monde. Plus inspirant que les petits noms choisis par Air France pour ses plans de restructuration : Transform 2015 et Perform 2020.   Pilotes et direction d’Air France se sont enfin assis autour de la même table, vendredi, pour renouer le dialogue. Les premiers semblent disposés à faire des efforts, les autres à apaiser les tensions. Le résultat reste une perte de temps considérable face au grand concurrent historique du ciel européen, l’allemand Lufthansa. Pour Lufthansa  l’ offensive commerciale est programmée début novembre : les premiers appareils aux couleurs d’Eurowings, la filiale low cost, se déploieront dans toute l’Europe. Dans la foulée décolleront des vols à prix cassés vers Bangkok, Dubai ou les Caraïbes. La nouvelle compagnie sera même implantée en France, dans pas moins de huit aéroports, d’où elle proposera 24 destinations. Lufthansa va-t-elle réussir là où Air France a échoué : bâtir, rapidement, un géant européen des airs susceptible de rivaliser avec Ryanair et Easyjet sur un marché du low cost qu’elle regardait de haut? Il y a un an, Air France renonçait à ses ambitions pour Transavia Europe face à la colère de ses pilotes, et ferraille toujours avec eux pour réduire ses coûts d’exploitation. Comme en France, le conflit entre pilotes et direction s’est envenimé autour d’une question moins technique et plus stratégique : le développement d’une filiale low cost au sein du groupe. Lufthansa n’a eu aucun état d’âme pour lancer Eurowings. Face à la fronde de ses navigants, la direction a porté l’affaire devant les tribunaux. Résultat : les pilotes sont interdits de grève depuis le 8 septembre. « Nous étudions actuellement la façon de réagir au verdict de la cour de Francfort », explique au JDD Markus Wahl, porte-parole du Vereinigung Cockpit, principal syndicat de pilotes. En attendant, Eurowings va lancer les 100 avions de sa flotte en recrutant de nouveaux pilotes. « Nous avons déjà reçu 1.900 candidatures », assure la compagnie qui, au 1er novembre, va déménager à Vienne, en Autriche, loin de l’état-major de Francfort. Deux filiales du groupe vont aussi prendre leur indépendance et lui être rattachées : le fret et la restauration à bord. Des activités qu’Air France a bien du mal à mettre à l’équilibre. « Etre géré de façon autonome devrait permettre à Eurowings de se développer plus vite », a justifié Carsten Spohr, le patron du groupe, qui s’est aussi attelé à réduire les échelons hiérarchiques, pour gagner en « agilité », et à faire 500 millions d’euros d’économies par an. L’autre grand projet de Lufthansa consiste à aller décrocher le label « cinq étoiles » dont se targue une poignée seulement de compagnies dans le monde, dont Qatar Airways ou Singapore Airlines, mais aucune européenne. Elle a déjà investi 1,5 milliard d’euros dans sa montée en gamme avec, depuis trois ans, la rénovation de sa classe éco, la création de sièges premium éco et surtout une nouvelle classe affaires. À la fin de l’automne, ses 106 appareils long-courriers auront été relookés. Là encore, l’allemand a pris une longueur d’avance.

Ryanair veut sauver Lufthansa !

Ryanair veut sauver  Lufthansa !

Le patron de Ryanair, Michael O’Leary, offre à Lufthansa de « l’aider à résoudre son problème avec les syndicats » en « menaçant » ceux-ci de reprendre le trafic moyen-courrier de la compagnie allemande, dans une interview mardi au quotidien Handelsblatt. « Parler de négociations serait excessif. Mais il y a eu de nombreuses rencontres avec le patron de Lufthansa Carsten Spohr – un gars vraiment malin. Nous pourrions l’aider à résoudre son problème avec les syndicats », assure M. O’Leary. « Il suffit qu’il les menace de confier à Ryanair le trafic moyen-courrier », conseille le patron de la compagnie irlandaise, qui plaide depuis des semaines pour un partenariat lui permettant d’alimenter les grandes compagnies en sièges à bas coûts sur les courtes distances. M. O’Leary, qui réitère sa proposition dans le Handelsblatt, se dit « convaincu » que Lufthansa, British Airways ou Air France passeront de tels accords « dans cinq ou dix ans », faute de pouvoir assumer les « pertes élevées » sur ce créneau peu rentable pour les grands groupes. « Pour Air France, le coût d’un siège moyen courrier doit tourner autour de 100 à 120 euros », alors que ceux de RyanAir « sont à 30 euros », calculait le patron du groupe irlandais fin septembre à Paris. Lufthansa, dont les pilotes ont mené début septembre leur 13e mouvement de grève en 18 mois, n’exclut pas une coopération de sa plateforme à bas coûts Eurowings avec la compagnie britannique EasyJet, affirme le magazine Der Spiegel, sans que le groupe ne confirme. Michael O’Leary raille dans le même entretien le récent conflit social chez Air France, marqué la semaine dernière par des violences contre des vigiles et deux dirigeants, y voyant « la conséquence du modèle social français ».

Air France : s’inspirer de British Airways et de Lufthansa

Air France : s’inspirer de British Airways et de  Lufthansa

 

+ 8% de taux de rentabilité pour British Airways, 3 % pour   Lufthansa à et -1,2 % pour le groupe Air France, une différence qui milite pour qu’Air France s’inspire sérieusement des compagnies concurrentes. Des compagnies qui sont assez voisines et qui sont affrontés au même environnement concurrentiel. Bref s’il faut reconnaître qu’Air France a fait quelques efforts ils sont loin encore d’être à la hauteur de l’enjeu pour assurer l’avenir de la compagnie. En cause peut-être d’abord la responsabilité de l’État qui a  protégé en sous-estimant l’ampleur des évolutions structurelles au plan mondial. Aussi la responsabilité de l’entreprise dont la stratégie a manqué de précision et de détermination. Enfin les syndicats corpo notamment de pilotes qui s’accrochent désespérément à des conditions sociales dépassées qui à terme condamneront l’entreprise. . « Les majors, c’est-à-dire les compagnies traditionnelles comme Air France, Lufthansa et British Airways, sont prises en sandwich entre, d’un côté, les compagnies low cost qui sont les seules à gagner de l’argent sur les court et moyen-courrier en Europe, et, de l’autre côté, les compagnies du Golfe qui imposent une forte concurrence sur le long-courrier », rappelle Pierre Bergeron, analyste automobile et aérien chez Société Générale CIB.  Dans ce contexte, « elles doivent à tout prix devenir concurrentielles et trouver la bonne structure de coût avant que les low cost ne se lancent sur le long-courrier », ajoute-t-il.  Et sur ce dernier point Air France n’est pas encore à la page face à ses concurrents. Elle a notamment tardé à serrer la vis. « Air France a trop longtemps fait de la cogestion avec son personnel sans lui demander de faire les efforts structurels nécessaires pour s’adapter à un environnement concurrentiel qui se révolutionnait », relève Loïc Sabatier, analyste secteur aérien chez Mainfirst.   »Tout ce qui a été mis en place jusqu’au plan Transform 15 de 2012 ne demandait pas de gros sacrifices aux personnels. D’autres compagnies, y compris British Airways, opérant sur des pays à coût élevés comme la Grande Bretagne ont demandé des efforts en terme de salaires, d’heures de vol et d’avantages annexes », détaille-t-il. Ensuite, Air France a certes pris le train du low cost en Europe avec la compagnie sœur Transavia, mais il lui reste encore à progresser sur ce point. « Air France a monté Transavia et doit désormais augmenter son nombre d’avions pour être concurrentielle face au low cost », juge Pierre Bergeron. De plus, « Air France réagit (face à la concurrence des low cost, ndlr) avec les contraintes françaises, alors qu’ils n’ont pas encore les résultats financiers de leurs concurrents tout en ayant leur taille ».  Ce retard par rapport à ses rivales est assez net quand on regarde un chiffre très suivi par les analystes: la marge opérationnelle (résultat d’exploitation/ chiffre d’affaires). British Airways affichait un taux de 8,4% en 2014, Lufthansa 2,9% et Air France (avec KLM)…-1,2%.  Pierre Bergeron ajoute que la Lufthansa « a été en avance sur la mise en place du low cost avec deux compagnies à bas coûts, à savoir Eurowings et Germanwings ». L’analyste de Société Générale met également en avant la stratégie de « hub » de la Lufthansa. « Ces aéroports « hubs » vont servir de liens entre des vols court et moyen-courriers et des vols long-courriers, plus rentables. Les compagnies vont ainsi acheminer du trafic vers ces vols plus longs où les marges sont plus élevées. Et elles utilisent alors les low-cost pour amener les passagers vers les long-courriers », décrypte Pierre Bergeron. La Lufthansa possède trois aéroports « hubs: Munich, Francfort et Zürich. Air France, elle, n’en a que deux (Roissy et Schiphol, via KLM).  Mais l’exemple à suivre reste British Airways pour Loïc Sabatier. « IAG (la maison-mère de Iberia et British Airways) a restructuré ses deux compagnies très tôt ».

Transport aérien : accord chez Lufthansa avec les syndicats pour réduire les coûts

Transport aérien : accord chez Lufthansa  avec les syndicats pour réduire les coûts

 

Lufthansa a confirmé mardi avoir conclu un accord avec le syndicat du personnel navigant UFO pour réduire de 20% les coûts de ses futurs vols long-courriers à petits prix. La compagnie allemande, en pleine restructuration, négocie des réductions de coûts avec plusieurs organisations représentatives du personnel. Les plus délicates portent sur le régime de retraite des pilotes, qui ont observé plusieurs grèves pour faire pression sur la direction. En juillet, le président du directoire de Lufthansa Carsten Spohr avait annoncé son intention de lancer des vols long-courriers à bas tarifs sous une marque distincte pour contrer l’offensive des compagnies aériennes du Golfe et des transporteurs « low cost ». L’accord conclu avec le syndicat UFO permettra à l’entreprise de reconfigurer 14 avions A340-300 où la première classe sera supprimée et la classe affaires réduite, ce qui permettra de desservir des destinations populaires, par exemple dans les Caraïbes, avec moins de personnel à bord. « Cet accord nous permettra de rester concurrentiel sur des liaisons particulièrement sensibles aux tarifs avec un fort pourcentage de voyages privés », déclare dans un communiqué la directrice des ressources humaines Bettina Volkens.

 

 

 

 

 




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