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Élections européennes : la liste LREM, surtout des cadres

Élections européennes : la  liste LREM, surtout des cadres

 

Personne ne sera étonné de ne pas trouver de gilet jaune dans la liste de la république en marche ! Par contre on trouve essentiellement des cadres avec à la tête de la liste une supère techno aussi charismatique qu’une limande mais surdiplômée. Elle a même été directrice de l’ENA, une référence pour Macron. Une décision curieuse  car c’est au moment où l’Europe a besoin de politique pour retrouver une légitimité que Macron décide de faire diriger sa liste par une supère techno. Pas vraiment de quoi emballer sur des perspectives de vraies réformes de l’Europe et surtout de prise en compte des préoccupations légitimes et concrètes des Européens. Sans doute pour compenser les insuffisances de la tête de liste, la république en marche présente une sorte de liste en forme d’auberge espagnole où tous les secteurs d’activité ou de pensée, voire d’absence de pensée sont représentées. Il n’y a pas beaucoup de cohérence dans la vision commune. Un peu finalement comme la composition du gouvernement ou mieux celle de l’assemblée nationale. Sorte de cocktail sans ancrage politique ou social et sans vision. Bref le type de profil qui plaît à Macron qui demeure le seul chef d’orchestre de cette formation composite. Une formation qui évitera toutefois les fausses notes comme à l’Assemblée nationale parce que nous n’autoriser à penser et à s’exprimer. Bref des godillots. Des opportunistes en plus qui seront bien au chaud en Europe pendant que vraisemblablement la France connaîtra des soubresauts politiques d’ici 2022. Ce qui caractérise le plus cette liste c’est sa composition sociologique. Non seulement on ne trouve pas de gilet jaune mais pratiquement pas de représentants des couches moyennes et populaires.

 

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La liste complète des 30 premiers candidats

  • 1. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance pour les élections européennes. (Île-de-France)
  • 2. Pascal Canfin, ancien président de WWF. (Île-de-France)
  • 3. Marie-Pierre Vedrenne, juriste et directrice de la Maison de l’Europe à Rennes. (Bretagne)
  • 4. Jérémy Decerle, exploitant agricole et président des Jeunes Agriculteurs. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 5. Catherine Chabaud, navigatrice et journaliste. (Pays de la Loire)
  • 6. Stéphane Séjourné, directeur de campagne. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 7. Fabienne Keller, sénatrice. (Grand-Est)
  • 8. Bernard Guetta, spécialiste de géopolitique internationale. (Île-de-France)
  • 9. Irène Tolleret, vigneronne et conseillère départementale. (Occitanie)
  • 10. Stéphane Bijoux, directeur des rédactions des télés Outre-mer chez France Télévision. (Réunion)
  • 11. Sylvie Brunet, juriste et présidente de la section Travail et Emploi du Conseil économique social et environnemental. (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
  • 12. Gilles Boyer, ancien conseiller du Premier ministre. (Île-de-France)
  • 13. Stéphanie Yon-Courtin, maire de la commune Saint-Contest dans le Calvados. (Normandie)
  • 14. Pierre Karleskind, vice-président du Conseil régional de Bretagne, en charge de la mer et des infrastructures portuaires. (Bretagne)
  • 15. Laurence Farreng, directrice de communication à Pau. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 16. Dominique Riquet, député européen. (Hauts-De-France)
  • 17. Véronique Trillet-Lenoir, chef de service d’oncologie médicale du Centre Hospitalier Lyon Sud. (Rhônes-Alpes)
  • 18. Pascal Durand, député européen. (Île-de-France)
  • 19. Valérie Hayer, vice-présidente du Conseil départemental de la Mayenne. (Pays de la Loire)
  • 20. Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 21. Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue-chirurgienne et co-fondatrice de l’association Info-endométriose. (Grèce)
  • 22. Sandro Gozi, ancien secrétaire d’État italien aux affaires européennes. (Italie)
  • 23. Ilana Cicurel, avocate. (Île-de-France)
  • 24. Max Orville, directeur d’école. (Martinique)
  • 25. Catherine Amalric, médecin et adjointe au Maire à Aurillac. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 26. Guy Lavocat, référent du département Puy-de-Dôme et spécialiste des questions de défense. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 27. Charline Mathiaut, gestionnaire immobilier. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 28. Xavier Fournier, conseiller municipal de Nantes. (Pays de la Loire)
  • 29. Nawel Rafik-Elmrini, avocate et adjointe aux affaires européennes à Strasbourg. (Grand Est)
  • 30. Mao Péninou, ancien adjoint à la Mairie de Paris. (Île-de-France)

 

 

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

 

 

 

Plus que jamais, il faudra prendre les sondages avec des pincettes. On le voit avec les sondages de popularité de Macron (qui monte ou qui descend selon les enquêtes … et les préférences des patrons de médias). On le constate aussi avec ce sondage concernant les européennes.  Un sondage Harris Interactive- Agence Epoka réalisée pour LCI, RTL et Le Figaro publié dimanche. En Marche serait en tête mais avec un seul point d’avance sur la liste du rassemblement national. Autant dire dans la marge d’erreur qui pourrait tout aussi bien placer le rassemblement national en tête. D’après ce sondage, avec 23 % des intentions de vote, en hausse d’un point, elle est talonnée par la liste du Rassemblement national, emmenée par Jordan Bardella, et créditée de 22 % (+  1 également). Encore distancés, Les Républicains ferment le trio de tête avec 13 % d’intentions de vote (- 1). Derrière, les différentes composantes d’une gauche éparpillée se retrouvent dans un mouchoir de poche: la liste LFI (8 %) arrive devant EELV (7 %) et la nouvelle liste PS-Place publique (7 %), qui progresse de deux points depuis l’annonce de l’alliance entre le parti d’Olivier Faure et le mouvement de Raphaël Glucksmann.

En tête de peloton, le duel LREM-RN s’installe donc durablement dans l’opinion. Et les motivations du vote sont très disparates selon les électorats potentiels. Les sondés s’exprimant en faveur d’une liste LREM assurent voter par «adhésion» (61 %) et privilégier «la capacité de la liste à bien représenter la France en Europe» (65 %). À l’inverse, les soutiens de la liste RN se positionnent surtout en fonction de «la capacité d’une liste à bien représenter leurs préoccupations» (56 %). Ce que reflètent bien les thèmes que privilégient les sondés dans cette élection: le pouvoir d’achat et l’immigration font figure de priorités (43 %, en hausse depuis la dernière vague, il y a deux semaines), devant les impôts (37 %), la lutte contre le terrorisme (36 %) et l’environnement (32 %). Les thématiques strictement européennes, comme la réforme des institutions européennes (22 %), la démocratie en Europe (19 %) ou la question des travailleurs détachés (17 %), n’apparaissent pas pour l’instant comme structurantes.

Si la crise que traverse l’exécutif au niveau national, symbolisé par le regain de violence des «gilets jaunes», n’a pour l’instant pas pénalisé la liste LREM-MoDem, un signal pourrait inquiéter les cadres de la majorité: 47 % des Français exprimant un vote indiquent souhaiter manifester une insatisfaction à l’égard d’Emmanuel Macron et du gouvernement, une proportion en hausse de cinq points en un mois.

 

Sylvain Maillard (LREM), le bulldozer, veut reconnaître l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme

Sylvain Maillard (LREM), le bulldozer,  veut reconnaître l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme

 

 

 

 

Il est clair que toute forme d’antisémitisme mérite d’être dénoncée et surtout sanctionnée. De ce point de vue, des propos tenus à l’égard du philosophe Finkielkraut, en marge de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» sont intolérables. Pour autant se saisir de cet événement pour une nouvelle fois réglée cette question paraît sans doute précipité. L’initiateur de cette loi et le bulldozer Sylvie Sylvain Maillard, ancien entrepreneur qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle par exemple quand il considère qu’être SDF et vivre dans la rue est un choix des intéressés. L’idéologie condescendante et méprisante de quelqu’un qui sans doute a réussi sur le plan économique mais qui paraît un peu court au niveau idéologique et philosophique, aussi au niveau politique (même si l’intéressé de 44 ans a déjà slalomé entre quatre ou cinq partis). Un peu de connaissances juridiques et philosophiques ne serait pas inutile pour traiter cette question complexe. D’abord il faudrait perdre l’habitude de régler par une loi chaque fois qu’un problème émerge avec force dans les médias. Deuxièmement il conviendrait de prendre du recul sur la définition exacte du sionisme. Autant la reconnaissance d’Israël en tant que pays ne peut être contestée, autant le sionisme assimilé à une extension sans limite des territoires et plus que discutable. Ce qui évidemment ne dédouane pas les responsabilités des autorités palestiniennes. Un autre bulldozer à savoir Manuel Valls avait été l’un des premiers à considérer que les deux notions d’antisionisme et d’anti sémitique étaient synonymes,  cela alors que l’intéressé était à Matignon et qu’il intervenait en 2016 devant le dîner du Crif. Avant de se prononcer éventuellement l’Assemblée nationale ferait bien d’engager une réflexion dans un groupe composé notamment de juristes et de philosophes. Notons que les dispositions actuelles de la loi permettent de poursuivre et de sanctionner ceux qui manifestent  publiquement des sentiments d’anti sémitisme. Il y a la sémantique, mais aussi l’intention, la posture et le profil des coupables

Européennes : RN ou LREM en tête ? Ou le bidouillage des sondages

Européennes : RN ou LREM en tête ?  Ou le bidouillage  des sondages

 

 

 

Depuis maintenant quelques semaines, on assiste à un grand bidouillage des sondages en vue de sauver la peau d’un pouvoir très déstabilisé. Ainsi les médias du groupe Lagardère ont-ils lancé les premiers l’hypothèse d’une remontée de Macron dans l’opinion publique. Une remontée pour le moins hypothétique puisque les derniers sondages montrent que Macron n’est soutenu que par 24 % des Français. Une «  remontés » de 2 points justes dans la marge d’erreur. Même chose depuis quelques semaines aussi les sondages annoncent que la liste de la république en marche serait en tête autour de 24 % pour les européennes et le rassemblement national autour de 20 %. Une curieuse inversion puisque les scores étaient opposés. Un nouveau sondage montre que le parti d’extrême droite est crédité de 22% et la majorité de 20%, dans une enquête commandée par Les Echos et Radio Classique, qui ne retient pas l’hypothèse d’une liste de “Gilets jaunes”. Le rejet de cette hypothèse est curieux dans la mesure où une liste des gilets jaunes a un potentiel électoral de 10 à 15 %. Il apparaît clairement que la plupart des médias détenus par les financiers sont très inquiets de la dégradation de la popularité de Macron et de la déstabilisation du pouvoir. Du coup faute de pouvoir agir sur le réel, on utilise les vieilles pratiques de l’intox et des sondages bidonnés.  Selon le sondage OpinionWay-Tilder publiée jeudi, le RN  serait  crédité de 22% et la majorité de 20%, dans cette enquête commandée par Les Echos et Radio Classique, qui ne retient pas l’hypothèse d’une liste de “Gilets jaunes”. Les Républicains sont à 12%, La France insoumise et Europe écologie-Les Verts à 8% chacun, Debout la France à 7% et le Parti socialiste à 6%.Les autres listes, dont celles du Parti communiste et des centristes de l’UDI, échoueraient sous le seuil de 5% requis pour obtenir des sièges au Parlement européen.

Cette étude a été réalisée en ligne, du 17 au 25 janvier, auprès d’un échantillon de 1.810 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon plus large de 1.905 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 » La redevance télé pour tout le monde » (Aurore Bergé -LREM)

 

La jeune députée aux dents longues, Aurore Bergé (qui n’a vécu que dans les milieux politiques), transfuge des républicains aujourd’hui à la république en marche ne manque pas de culot en affirmant la nécessité pour tous les Français de payer la taxe audiovisuelle même pour ceux qui ne possèdent pas de radio ou de télévision. La très libérale députée propose en outre que les chaînes publiques se débarrassent de la publicité. Une publicité qui sera évidemment récupérée par les chaînes et les radios privées. Un bel exemple de néo libéralisme : faire payer la masse même si ce n’est pas justifié et parallèlement permettre au privé de récupérer la manne de la pub. On objectera que ce n’est pas forcément le rôle de l’audiovisuel public de faire de la pub. Ceci étant  tant qu’on ne pourra pas réformer de manière substantielle le fonctionnement des radios et télés publiques les ressources seront toujours insuffisantes puisque pour l’essentiel tout est mangé en fonctionnement. En fait l’objectif pour la députée qui propose ces mesures est de récupérer 100 millions d’impôts supplémentaires. Le reste est littérature car il est clair qu’avec l’énorme offre d’information et de distraction,  on peut facilement se passer des chaînes publiques  et même de télévision  Notons que ce montant de la redevance, est de 139 euros.

Européennes : offre d’emploi de LREM pour carriéristes

Européennes : offre d’emploi de LREM  pour carriéristes

On se souvient que la république en marche avait déjà lancé un premier appel public à candidatures pour les élections européennes. Cette fois, la République en marche a lancé lundi un appel aux femmes pour les inciter à se porter candidates pour représenter le mouvement présidentiel aux élections européennes en mai prochain. Un mail en ce sens va être adressé a indiqué un responsable du mouvement. Un nouveau concept de la démocratie ou la France considérée comme une start-up et gérée comme tel.  les structures intermédiaires sont inexistantes et le patron ou la direction centrale choisit directement ses cadres. C’est le procédé qui avait été utilisé pour désigner les députés lors des dernières législatives. Du coup on a vu émerger des cadres sans doute compétent professionnellement mais n’ayant aucune expérience politique et pour la plupart aucune légitimité sociale. Bref pour tout bagage idéologique, un  soutien inconditionnel à Macron. Bref comme au foot, des supporters. Cet appel par mail prouve aussi que le parti en marche est une organisation complètement virtuelle sans fonctionnement, sans représentants locaux. On a pu vérifier l’indigence des députés de la république en marche lorsqu’ils participent  à des tables rondes dans les médias. Pas étonnant, ces députés n’ont qu’un rapport approximatif à l’intérêt général. Maintenant l’appel concerne les femmes paraît-il pour respecter les quotas. En réalité il s’agit d’une opération de com. On pourrait aussi suggérer à la république en marche de recruter de la même façon quelques candidats de couches moyennes ou défavorisées curieusement absentes de la sociologie du parti de Macron

Gilles Le Gendre, un pitbull mondain et giscadien à la tête des députés LREM

Gilles Le Gendre, un pitbull mondain et giscadien à la tête des députés LREM

 

Gilles Le Gendre, a été élu au second tour président du groupe LaREM, avec 157 voix contre 106 pour Roland Lescure, président de la commission des Affaires économiques. Le Figaro évoque ainsi « son style de dandy et son vocabulaire légèrement suranné ». Le JDD note  »ses phrases à rallonge aux adjectifs racés, son extrême politesse venue d’une stricte éducation catholique… Tout, chez cet homme, est d’une élégance nonchalante un peu surannée. » Cet ancien giscardien derrière son style mondain se cache en fait un pit-bull. Aussi autoritaire, aussi faux-cul et aussi terne que Richard Ferrand, il y a chez le nouveau président de l’assemblée  Gilles Le Gendre, un vrai pit-bull prêt à mordre le moindre auteur de contestation avec la bave aux lèvres avec en plus comme Macon une condescendance et un mépris qui laissent pantois. Comme Macron,  il a aussi le mérite de n’avoir aucune légitimité politique sociale et plus généralement citoyenne ; une raison suffisante pour réussir et plaire à Macron. On se réjouit à l’avance des prises de positions d’un personnage aussi charismatique qu’un gardien de prison, aussi triste qu’un croque mort et aussi chaleureux qu’un huissier.  On ne peut pas dire que le casting de Macron pour remplir les différentes responsabilités politiques soit réellement une réussite. Au gouvernement,  il n’a choisi que des seconds couteaux pour éviter que n’émerge un éventuel concurrent. Édouard Philippe et Lemaire sont bien gentils mais aussi charismatiques qu’une planche à repasser. Globalement il n’y a guère que le ministre de l’éducation nationale qui parvient à émerger. Même chose au Parlement où les députés sélectionnés par voie de petites annonces pour leur souplesse d’échine et non sur leurs convictions citoyennes évitent de monter le ton. Sur plus de 300 députés aucun n’émerge réellement. C’était aussi la volonté de Macron de se doter d’un parti de qui lui doive tout puisqu’une chèvre étiquetée Macron aurait été élue lors des législatives. Pour maîtriser les velléités de démocratie et de contestation de ces députés,  Macon avait mis à sa tête le sulfureux Ferrand dans l’exploit politique restera d’avoir permis l’enrichissement de sa compagne pour un montant d’environ 500 000 € (affaire toujours en cours en train de s’enliser dans les sables judiciaires). L’intéressé s’est évertué à faire taire aux parlementaires qu’il présidait.

 

Après Hulot, la députée Frédérique Dumas démissionne de LREM

Après Hulot,  la députée Frédérique Dumas démissionne de LREM

 

Une nouvelle défection pour le pouvoir,  celle de la députée Frédérique Dumas qui dénonce en particulier les méthodes monarchiques de r et les affaires qui viennent en contradiction avec les promesses d’exemplarité. Bref une sorte de réquisitoire un peu comme Hulot. Elle critique  le pouvoir autoritaire qui est en contradiction totale avec les promesses de nouvelle démocratie. La députée s’étonne aussi du  particulier le soutien dont bénéficie Benalla de la part du pouvoir :

Elle énumère: «Ce que dit Alexandre Benalla des sénateurs montre qu’il a encore une forme d’impunité. Et Richard Ferrand, à la présidence de l’Assemblée… Sa procédure judiciaire, même s’il n’est jamais mis en examen, est une épée de Damoclès sur une fonction très importante. Il ne s’agit pas de mettre en cause leurs compétences, mais pourquoi nomme-t-on consul Philippe Besson qui a fait un livre sur le président? Pourquoi, quand on a décapité pratiquement tout le ministère de la Culture, la seule nomination que l’on fait est celle d’Agnès Saal (condamnée pour «frais de taxis indus»)? L’exemplarité, c’est aussi une question de bon sens», explique Frédérique Dumas, appelant le président à «se reprendre». La députée égratigne également Françoise Nyssen: «la question de son maintien au ministère de la Culture ne se pose pas, alors qu’elle est en charge de la réglementation du patrimoine qu’elle reconnaît elle-même ne pas avoir respectée. Le jugement est sévère: «On a le sentiment d’être sur le Titanic», résume Frédérique Dumas dans Le Parisien. Elle critique la méthode Macron. Ce départ risque de faire d’autant plus de bruit qu’il s’agit de la deuxième défection dans le groupe LREM à l’Assemblée, si l’on fait exception de Jean-Michel Clément, député de la Vienne qui avait préféré prendre les devants après s’être opposé à la Loi Asile et immigration. Frédérique Dumas, passée autrefois par l’UDI, annonce qu’elle rejoint donc sa «famille d’origine», ainsi que le club de Xavier Bertrand, La Manufacture.

 

 

Sondage Européennes : chute de LREM

Sondage Européennes : chute de LREM

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 13 septembre, le parti présidentiel récolte 21,5% des intentions de vote, tandis que 21% des sondés voteraient pour le parti de Marine Le Pen si les élections avaient lieu dimanche prochain. LREM, associée au Modem, fait les frais de l’impopularité du président de la République. Avant l’été, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale enregistrait entre 23 et 26% dans les sondages d’intentions de vote effectués au mois de juin par l’Ifop (23%) et Ipsos (26%). Le score de La République en marche se situe également près de trois points en dessous du score d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle. LREM fait même huit points de moins que son score aux législatives. Si l’on compare aux élections européennes de 2014, le Modem avait enregistré à lui seul 14% des suffrages. De son côté, le Rassemblement national résiste plutôt bien malgré une situation difficile. Avec 21% des intentions de vote, le parti de Marine Le Pen progresse par rapport aux enquêtes du mois de juin. Il était crédité de 18% des suffrages selon Ipsos, et de 19% selon l’Ifop. La France insoumise ne profite pas vraiment de l’impopularité d’Emmanuel Macron. Avec 12,5% des intentions de vote, le parti de Jean-Luc Mélenchon n’arriverait que quatrième du scrutin européen, soit à la même place que lors de la présidentielle de 2017. Autre enseignement de l’enquête d’Odoxa-Dentsu Consulting : les très faibles scores de LR et du PS. Avec 14% des intentions de vote, Les Républicains perdent du terrain depuis la présidentielle. LR recule de six points par rapport à l’échec de François Fillon en 2017. Le parti de Laurent Wauquiez engrangerait même moitié moins de suffrages que lors du scrutin européen de 2014. A l’époque, l’UMP avait remporté 27% des voix. Enfin, le Parti socialiste continue sa chute. Selon le sondage, il n’est crédité que de 4,5% des suffrages, soit « le record absolu de gadin pour ce parti toutes élections confondues et toutes époques confondues », soulignent les auteurs de l’enquête.  Si les élections avaient lieu dimanche prochain, le PS ferait jeu égal avec la liste EELV de Yannick Jadot (5%) et celle de Génération.s soutenue par Benoît Hamon (4%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 12 et 13 septembre 2018, sur un échantillon de 998 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus. L’intention de vote a été établie sur la base de 535 personnes se déclarant certaines d’aller voter.

Pas de rentrée politique pour LREM

Pas de  rentrée politique pour LREM

Traditionnellement les partis font leur rentrée politique en s’appuyant sur des rassemblements nationaux notamment des universités d’été. C’est l’occasion de faire un bilan économique et politique du pays et de tracer des perspectives d’action. Pour la république en marche il n’y aura pas d’événement de ce type. Une raison fondamentale ce parti n’existe pas. Il n’a aucune structure, pas de militants locaux, aucun fonctionnement démocratique. On connaît tout juste à peine les députés qui ont été désignés au niveau central grâce à des petites annonces. Bref le parti la république en marche est resté un club de supporters pour Macron qui se méfie par ailleurs comme la peste d’un parti qui serait susceptible de contester son autorité. La meilleure preuve de cette inexistence sur le terrain de la république en marche c’est que la majorité va débaucher le plus possible d’élus municipaux de droite et de gauche afin de les présenter avec une étiquette la république en marche. En effet des candidats inconnus auraient peu de chances d’être élu compte tenu de l’inconsistance totale de la présence politique de la république en marche sur le terrain. L’activité politique essentielle de la république en marche consiste comme une start-up à adresser des messages par mail à des adhérents supposés. Des messages à caractère davantage commercial que politique. . Pour l’essentiel on vante en permanence l’action du gouvernement et le débat n’a pas sa place. D’ailleurs on se demande bien avec qui car localement personne ne connaît les responsables désignés eux aussi par Paris et sans doute plus intéressé par d’éventuels responsabilités nationales futures que par l’animation d’un débat démocratique local. La république en marche reste un club de fans, sorte de club de supporters comme au football, voire de club évangélique qui ne peut qu’adhérer à la parole jupitérienne de Macron. Lequel est assez imperméable à toute contestation qu’elle vienne du gouvernement, des parlementaires est encore davantage des troupes plébéiennes.

LREM : des députés pas à la hauteur

LREM : des députés pas à la hauteur

Ce qui surprend le plus dans la majorité, c’est l’indigence des députés. Aucun n’arrive réellement à émerger. La première raison est sans doute liée à la volonté de Macron d’imposer une discipline quasi militaire aux parlementaires. Mais la raison profonde tient à l’absence de personnalité politique de ces députés. Des députés qui comprennent quelques ralliés du parti socialiste et surtout d’autres recrutés par petites annonces qui n’ont aucune expérience en général de la vie politique, pas même sans doute une vision très claire de l’intérêt général. La plupart du temps des cadres sans doute compétent dans le métier qu’ils exerçaient mais bien ignorants des contraintes de la vie publique et de la démocratie. Dans les débats télévisés les chaînes cherchent en vain une personnalité qui émerge un peu. On voit se succéder des députés complètement inexpérimentés d’un point de vue médiatique qui se font balayer par leurs interlocuteurs ou à leurs choisissent de reprendre à leur compte la vieille dialectique partisane qui s’appuie sur la langue de bois. Leur message est toujours le même faute d’idéologie claire, c’est la célébration de la personnalité de Macron  . Le reste relève de la vieille politique. Un seul exemple le fait que le groupe parlementaire soit présidé par un cheval de retour ancien PS, s terni par l’affaire qui a permis à sa compagne de s’enrichir grâce aux responsabilités politiques de Richard Ferrand. Quant au parti lui-même la république en marche, c’est un parti virtuel, un parti de clics, sans aucun fonctionnement local. Bref un club d’élus nationaux.

LREM : des responsables surtout pas à la hauteur

LREM : des responsables surtout pas à la hauteur 

L’affaire Benalla  aura donné l’occasion de mesurer le relatif amateurisme de nombre de responsables de la république en marche, à commencer  même par le président de la république. Chez les députés de base on a surtout vu des courtisans paralysés par les enjeux et le risque de se mettre à dos le président. La plupart d’abord ont tenté d’éviter les questionnements des médias. Quand enfin ils ont été contraints de s’exprimer les balbutiements et les contradictions se sont multipliés. L’exemple le plus significatif par ailleurs très suivi par l’opinion constitue sans doute l’audience du ministre de l’intérieur visiblement perdu, affolé et agacé d’avoir à porter le chapeau de l’Élysée. Lui comme d’autres n’ont cessé de bafouiller sur le fond comme sur la forme. Même la responsable de la commission d’enquête s’est montrée en-dessous de tout pour animer des réunions de ce type. Du coup, elle a utilisé l’argument d’autorité puisque l’autorité de l’argument était complètement défaillante. En clair elle  a autoritairement mis fin  à la commission en refusant de nouvelles d’audience. Il y aura des leçons à tirer de cet événement qui a bien montré que Macron s’est surtout entouré de potiches et courtisans bien incapables en cas d’enjeux  majeurs d’être à la hauteur de responsabilité nationale.

Censure de la commission d’enquête par LREM

Censure de la  commission d’enquête par LREM

Devant le succès médiatique des interrogatoires de la commission parlementaire enquêtant sur l’affaire Benalla, la présidente LREM de la commission a décidé de limiter le nombre d’audition. L’objectif est clair : clore rapidement travaux de cette commission qui montre tellement les contradictions et les mensonges des plus hauts responsables de l’Etat. Sans parler aussi de l’amateurisme de LREM y compris de la présidente de la commission.  - La présidente LaREM de la commission des Lois de l’Assemblée a en effet  refusé mercredi les demandes de nouvelles auditions de l’Elysée présentées par son corapporteur Les Républicains dans l’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla, motivé selon elle par un souci de polémique plus que de vérité. Les membres des cabinets présidentiels et de l’Intérieur ont démontré leur absence de lien avec l’affaire Benalla, a-t-elle estimé, justifiant le refus de LaREM d’auditionner de nouveaux responsables de la présidence et du gouvernement comme le demandait le député d’opposition Guillaume Larrivé.

“Il est manifeste que l’opposition privilégie une approche politique et polémique qui vise à tirer profit de l’actualité loin de tout souci de la  “Il nous apparaît donc inutile d’auditionner d’autres membres des cabinets du président et du ministre de l’Intérieur, dont les auditions que nous avons menées jusqu’à ce jour ont montré qu’ils n’avaient aucun lieu avec cette affaire.” L’opposition a estimé que Yaël Braun-Pivet avait par cette décision sonné le glas de sa commission. Face à la présidente, son corapporteur (LR) Guillaume Larrivé a longuement pris la parole pour marteler la nécessité d’autres auditions, et plaider, en vain, pour un report de l’élaboration du calendrier. “Après seulement deux jours et demi de travail, madame la rapporteure propose d’entraver les travaux de la commission d’enquête en nous proposant en réalité de clore pour l’essentiel le cycle des auditions”, a-t-il déclaré, après avoir dénoncé “une majorité aux ordres de l’Elysée”.

 

La présidente LaREM a fait ensuite voter par la commission, sous les huées de l’opposition, une liste limitée de trois nouvelles auditions, comprenant le directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) Alain Gibelin, dont les déclarations sous serment devant les députés ont par deux fois été “remises en question”, le préfet de police de Paris et le chef de la compagnie CRS 15 “présente place de la Contrescarpe ce jour-là”.

Congrès : encore des boycotts y compris de LREM

Congrès : encore des boycotts y compris de LREM

 

 Les insoumis seront absents, Hamon aussi,  les élus LR seront présents dans leur majorité à Versailles. Pour autant, l’opposition n’entend pas applaudir des deux mains l’organisation de ce rendez-vous déplorant «la déconsidération d’Emmanuel Macron pour le Parlement». Si le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, et le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, seront aussi présents tous les deux pour répondre à Emmanuel Macron dans la foulée du discours, ils ne participeront pas au déjeuner organisé par le chef de l’État avant son discours à Versailles. Outre les deux présidents de groupe LR, les membres LR du bureau de l’Assemblée nationale, les députés Éric Ciotti (questeur), Annie Genevard (vice-président) et Marc Le Fur (vice-président) ne viendront pas non plus au déjeuner. Les élus LR «ne souhaitent pas servir de faire valoir à un Président de la République qui n’a jamais manifesté la moindre considération pour l’opposition parlementaire», explique Christian Jacob au Figaro. A noter aussi l’absence dans les rangs de LREM dont un député s’interroge aussi »

«  Je m’interroge un peu sur cette façon de communiquer. D’autant plus que cela coûte extrêmement cher. On parle toute de même de 400 000 euros…. Le Président s’exprime régulièrement, on l’entend régulièrement, il fait passer des messages régulièrement. Je ne comprends pas trop l’utilité de ce Congrès. Sur un certain nombre de points, je ne suis pas d’accord avec le Président – par exemple sur certains points de la réforme constitutionnelle. Ce n’est pas nouveau. Je ne l’étais pas non plus tout le temps avec François Hollande. Un parlementaire est un homme libre. Mais ce n’est pas par désaccord politique que je n’y vais pas, c’est simplement que je pense que ce n’est pas utile. Si j’avais été à Paris, j’y serais allé. Mais comme je n’y suis pas, je ne vois pas l’intérêt d’y aller exprès.

 

Macron doit lâcher sur le social (Brigitte Bourguignon, LREM)

Macron doit lâcher sur le social (Brigitte Bourguignon, LREM)

C’est en substance ce que dit  la présidente En Marche de la Commission des Affaires sociales Brigitte Bourguignon qui ne remet pas en cause la politique libérale conduite jusque là mais qui demande un sérieux équilibrage au profit du social notamment des plus défavorisés.

Ce pourrait bien être un avertissement pour Macron qui par ailleurs dévisse sérieusement dans les sondages pour  les catégories les moins aisées.  La grande faiblesse de Macron concernant le manque d’équilibre de sa politique économique et sociale est confirmée  par les enquêtes notamment  un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances publié jeudi. Un an après son élection, 58% des Français ont une mauvaise opinion de sa politique économique et fiscale, une proportion qui monte à 88% parmi les sympathisants de La France insoumise, 75% des sympathisants Front national, 59% des sympathisants socialistes et 56% des sympathisants Les Républicains. Les sympathisants La République en marche la plébiscitent (92%). Cette politique est jugée favorable aux entreprises (70%), plutôt “de droite” (69%) et a rehaussé l’image de la France (55%). Une majorité estime qu’elle n’a pas amélioré la situation économique de la France (58%). (Le sondage a été réalisé les 25 et 26 avril)  Députée du Pas-de-Calais, ancienne du PS et leader de l’aile gauche du groupe La République En Marche, Brigitte Bourguignon,  lance dans le JDD un cri d’alarme pour un rééquilibrage social de la politique de l’exécutif. « Ce pari de la première année, qui visait à libérer l’économie et à renforcer la compétitivité des entreprises, je le soutiens, dit-elle. Mais il faut désormais déployer la même énergie au service du grand projet social que le Président a appelé de ses vœux. S’il y a un élan économique, on ne peut pas admettre que les plus fragiles, en particulier les mères célibataires, les jeunes, les seniors et les territoires abandonnés, restent à l’écart. » La vérité c’est que Macron est considéré comme le président de riches ; D’après un  sondage Odoxa pour Aviva, Challenges et BFM Business publié jeudi  82% des Français estiment que les grandes fortunes sont “plutôt avantagées” par la politique fiscale voulue par le président de la République. Les sondés sont également 77% à dire que les chefs d‘entreprises sont plutôt avantagés et 74% à dire que les salariés à haut revenus le sont aussi. Les propriétaires immobiliers assujettis à l‘ISF sont également considérés, par 68% des personnes interrogées, comme plutôt avantagés. A l‘inverse, les retraités modestes sont considérés, par 76% des sondés, comme plutôt désavantagés. Les salariés modestes sont également considérés, par 69% des Français, comme plutôt désavantagés par la politique fiscale. Du coup l’ancienne socialiste aujourd’hui en marche lance un appel à Macron. « Nous devons veiller à ce que notre action poursuive ces deux objectifs pour créer un nouvel équilibre. Je suis convaincue que l’investissement social est la clé de cet équilibre. Nous avons le devoir de faire plus, et plus vite, pour ceux qui ont moins. Il ne faut pas rater cette marche-là. » Elle revient également sur la baisse des APL décidée l’été dernier (« une erreur tant sur le fond que sur la forme ») et la cheffe de file de l’aile gauche du groupe LREM fait part « d’un certain trépignement et un désir d’avancer sur les sujets sociaux ». « De plus en plus de parlementaires disent : ‘Maintenant, on veut porter plus de mesures fortes sur le social’ », explique-t-elle. Pas sûr que Macron tellement persuadée la justesse de sa politique entende beaucoup de son oreille gauche !

 

Réforme immigration : JM Clément (LREM contre)

Réforme immigration : JM Clément (LREM contre)

Jean-Michel Clément  menacé d’expulsion  du groupe LREM explique sur Franceinfo  pourquoi il votera contre ce projet de loi.


« Alors que le projet de loi était initialement baptisé « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », l’expression  »intégration réussie » s’est, au terme des premiers débats parlementaires, invitée dans l’intitulé de la loi.

Cette nouvelle formulation résume l’idée que l’on se fait du phénomène migratoire :

- la France serait « submergée » par une vague migratoire ;

- la France accueillerait mal ceux qui cherchent chez nous une protection ;

- la France intégrerait mal ceux qui recherchent cet ailleurs protecteur.

Nombre d’avis vont dans ce sens, comme celui, éclairé, du Conseil d’Etat qui remet en cause l’opportunité d’un nouveau texte, alors que le dernier remonte à moins de… deux ans ! Un temps bien trop court pour en mesurer les effets, les bons comme les mauvais.

Le rapport d’évaluation, que j’ai rédigé avec mon collègue Guillaume Larrivé (LR), a été présenté le jour même où le nouveau projet de loi était examiné en Conseil des ministres ! Interrogeons-nous, à cette occasion, sur la considération accordée au travail parlementaire… Au caractère prématuré s’ajoute « une absence de stratégie publique éclairée par l’exacte mesure des défis à relever », constate le Conseil d’Etat dans son avis.

Tout cela fait de ce texte un problème de police, alors qu’il s’agit d’un problème de société pour Jacques Attali, mais aussi d’humanité ou d’inhumanité pour Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, c’est un texte inutile et inefficace, qui risque, en plus, aux yeux de Benjamin Stora, président du conseil d’orientation du Musée national de l’histoire de l’immigration, de stigmatiser des personnes d’origine étrangère installées en France depuis longtemps !

Contrairement à une idée trop répandue, la France n’est pas « submergée » ; le solde migratoire est le même depuis 1975. Ceux qui frappent à notre porte sont vingt fois moins nombreux qu’au Liban, dix fois moins qu’en Allemagne. Notre pays de 67 millions d’habitants pourrait parfaitement prendre sa part et l’assumer, si nous le décidions ; et si nous décidions d’allouer « le budget du non-accueil » à un traitement digne des personnes arrivant sur notre sol.

Nous allons continuer de transformer de très nombreux exilés en des personnes instables, insécurisées sur le plan juridique. Beaucoup, non expulsables, resteront trop longtemps avec des droits incomplets, sans possibilité de travailler, ni de se loger ou d’apprendre le français. Cette clandestinité nourrira les simplismes et les amalgames inhumains.

Au-delà de l’accueil dont ne traite pas ce texte, nous réduisons les droits des demandeurs d’asile en raccourcissant les délais dont ils disposent pour solliciter une protection et en écartant le caractère suspensif du recours devant la Cour nationale du droit d’asile. Sans parler du placement en centre de rétention administrative 90 jours durant, pour des individus dont nous ne sommes pas sûrs d’obtenir le laissez-passer consulaire nécessaire à leur renvoi dans leur pays d’origine. Ils resteront enfermés dans des conditions de promiscuité comparables

Intégrer, nous ne savons pas le faire non plus. Les non-nationaux en France sont inférieurs à ceux d’Espagne, d’Allemagne ou d’Angleterre… Et le nombre de naturalisations a baissé en 2017. Il faut également dire la vérité sur ce sujet.

La vérité est que nous sommes engagés dans une spirale tragique.

Qu’est-ce que la France d’aujourd’hui ? Est-elle toujours fidèle à la tradition d’accueil qui a fait son histoire et son honneur ? »

LREM : la dictature comme ciment des godillots?

LREM : la dictature comme ciment des godillots?

 Chez Macron comme à LREM, on ne tolère pas la contestation. Le parti du président est tellement ficelé qu’on a du mal à citer un nom de député ayant un peu d’originalité et de charisme. Un vrai parti de godillots avec la menace d’expulsion pour les contestataires. Cette expulsion pourrait être réalité pour un député LREM de la Vienne  qui ne veut pas voter la loi immigration. D’autres sont en désaccord mais il ses taisent. La quasi totalité des députés ne sont redevables de leur mandat qu’envers Macron qui les a recrutés par petites annonces. Et le chef des députés Richard Ferrandd (lui aussi ficelé mais en plus avec un affaire politico financière sur le dos)  obéit et confirme que l’exclusion du député sera nécessaire en cas de vote négatif de l’intéressé. Encore heureux qu’on ne fasse pas venir un bataillon de CRS pour l’expulser de l’assemblée au nom de «  L’état de droit » bien sur !  Richard Ferrand pourrait ordonner l’expulsion de Jean-Michel Clément, élu de la Vienne, qui a annoncé son intention de voter contre le projet de loi Asile et Immigration. Pour le chef du groupe LREM à l’Assemblée, Richard Ferrand, seule l’abstention est tolérée: « Si s’abstenir était un péché véniel, voter contre un texte était un péché mortel qui méritait l’exclusion », avait-il déclaré, comme le rappelle Le Parisien. « Mourir pour ses idées, il y a pire comme sanction », a rétorqué Jean-Michel Clément, assurant que la question de son exclusion « n’était pas d’actualité». Pourtant, l’élu de la Vienne devrait recevoir un courrier pour une convocation à une réunion spéciale du bureau du groupe le 9 mai. « Les règles statutaires sont claires: tout le monde peut faire valoir ses raisons mais ensuite c’est la position majoritaire du groupe qui prévaut. Sinon c’est l’anarchie », explique l’entourage de Richard Ferrand.

SNCF : L’argumentaire gnangnan de LREM

SNCF : L’argumentaire gnangnan de LREM

 

On savait que LREM n’était pas vraiment un parti politique mais plutôt un club de fans sans structure  et sans débat. Cette fois, la start-up de supporters de Macron adresse un argumentaire gnan-gnan sur la SNCF qui témoigne sans doute de l’idée qu’on se fait du militant : un consommateur de pub politique (en plus très mal faite). A noter en particulier l’amalgame entre les 50 milliards de dettes et le statut.

 

 

Document adressé aux « adhérents »

«Chères adhérentes, chers adhérents,

Comme 4 millions de Français, vous êtes peut-être touchés depuis lundi soir par la grève qui perturbe fortement la SNCF et nous vous adressons notre soutien plein et entier si tel est le cas.

Nous sommes tous attachés au service public ferroviaire. Il est essentiel pour assurer nos déplacements quotidiens, le développement économique et l’aménagement de nos territoires.

Mais nous ne devons pas nous voiler la face. Depuis des années ce service public coûte de plus en plus plus cher sans que la qualité  soit à la hauteur pour les usagers.

Face à cette situation, le plus grand danger aurait été de faire comme avant : ne rien changer, opter pour le statu quo. Nous avons fait le choix de mettre le sujet sur la table et de défendre une réforme indispensable pour la SNCF.

Que va permettre cette réforme ?

1️⃣ La réforme va permettre d’investir massivement dans le réseau

L’État va investir 10 millions d’euros par jour pendant 10 ans pour remettre à niveau le réseau et éviter retards, incidents, ralentissements qui pénalisent lourdement et mettent en danger les usagers. Ces investissements ont trop tardé. Ils sont indispensables.

Ces investissements auront un effet très concret pour les usagers. Par exemple, la ligne Brest-Quimper vient d’être rénovée. Résultat ? Le temps de trajet sur les 75 km est passé de 1h45 à 1h15 avec davantage de gares desservies.

2️⃣ La réforme va permettre de préparer  l’ouverture à la concurrence pour davantage de trains et de nouvelles offres

L’ouverture à la concurrence est actée. Elle est connue de tous, depuis presque 10 ans. Elle permettra de diversifier les offres, les services et de proposer aux voyageurs davantage de petits prix, en particulier à tous ceux pour qui prendre le train est aujourd’hui un service inaccessible.

La simple perspective de l’arrivée de la concurrence a d’ailleurs poussé la SNCF à créer les TGV OuiGo. Résultat ? Des voyageurs qui ne prenaient pas le train avant peuvent désormais profiter de ce service pour leurs déplacements.

La réforme donne les moyens à la SNCF de préparer cette ouverture à la concurrence. À l’avenir, les personnes recrutées ne le seront plus sous le statut de cheminot qui coûte trop cher à l’entreprise. Avec une dette de  50 milliards d’euros, la SNCF ne peut pas rester la seule entreprise à recruter au statut alors que le secteur s’ouvre à de nouveaux acteurs.

3️⃣ La réforme permet de réorganiser la SNCF

Savez-vous qu’aujourd’hui dans une gare, ce n’est pas la même direction de la SNCF qui gère les quais, la verrière ou les panneaux d’informations. Ce n’est pas non plus la même direction qui gère le grand panneau d’informations dans le hall et celui sur le quai.

La réforme permet de remettre de la cohérence dans  l’organisation de la SNCF. Les trois entités actuelles (SNCF, SNCF Mobilités et SNCF Réseau) vont être réunies pour créer un seul groupe plus uni et plus efficace.

 

 

Et nous, que pouvons nous faire pour défendre cette réforme indispensable ? Certains relaient des contre-vérités pour alimenter les peurs et justifier la grève. Rétablissons les faits :

  • · Cette réforme n’est pas la privatisation de la SNCF
    La SNCF deviendra une Société Anonyme dont les capitaux seront à 100% publics et incessibles, c’est-à-dire que l’Etat ne pourra pas vendre ses parts au capital de la SNCF.
  • · Cette réforme ne “casse pas le service public”
    Jamais un Gouvernement n’aura autant investi dans le service public ferroviaire : ce sont 36 milliards d’euros qui seront investis pour la décennie à venir.
  • · Cette réforme n’est pas la fermeture des petites lignes
    Le Gouvernement ne suivra pas un rapport indépendant (le rapport “Spinetta”) qui avait proposé cette mesure. L’avenir des petites lignes ne sera pas décidé depuis Paris mais sera décidé au plus près des réalités du terrain.
  • · Cette réforme ne “stigmatise” pas les cheminots
    La réforme assure au contraire leur avenir en renforçant leur entreprise. En l’état actuel des choses, l’attitude de certains met en danger l’avenir de la SNCF et des cheminots qu’ils prétendent défendre.
  • · Cette réforme n’est pas “un passage en force”
    La grève a débuté lundi alors même que les concertations entre le Gouvernement et les syndicats sont en cours pour préparer le débat parlementaire à venir »

Loiret élections partielles : nouvel échec pour LREM

Loiret élections partielles  : nouvel échec pour LREM

Dimanche, Jean-Pierre Door des Républicains  l’emporte nettement avec  67,08 % des suffrages contre seulement 32,92 % des voix pour Mélusine Harlé.  Un recul  qui s’ajoute à celle de Belfort et  du Val d’Oise. Ces mauvais résultats expliquant le  tassement de la popularité de Macron. Un président de la république dont l’image de président des riches lui colle un peu trop à la peau et qui n’est pas démentie  par la sociologie des responsables de la république en marche à peu près tous appartenant aux catégories sociales supérieures. Il s’agit là d’un handicap qui brouille la vision du parti au pouvoir concernant les réalités sociales voir sociétales. On objectera à juste titre que la participation aux deux élections partielle a été particulièrement faible mais ceci vaut pour tous les partis; bien que concernant l’élection d’un député, cette  échéances électorale prend surtout un caractère local car on sait que le résultat ne remettra pas en cause les équilibres nationaux. Alors dans ce domaine la république en marche ajoute une autre faiblesse à savoir la quasi inexistence de structures locales et de militants. Une telle faiblesse voulue au niveau national où le pouvoir est hyper centralisé et où on craint surtout l’établissement de baronnies locales. Résultat une grande insuffisance de relais sur le terrain Dans la première circonscription du territoire de Belfort, le LR Ian Boucard s’était nettement imposé avec 59,18 % des voix, plus de huit points de mieux qu’en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82 %). Et dans la première circonscription du Val d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55 %) a perdu la circonscription prise en juin à la droite : son rival LR Antoine Savignat l’a emporté avec 51,45 %, six points de mieux qu’en juin.

 

Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très net recul de LREM

Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très  net recul de LREM

Dans le Loiret, le député sortant Jean-Pierre Door (LR) est arrivé largement en tête au premier tour d’une législative partielle dans la 4e circonscription du Loiret et affrontera Mélusine Harlé (LREM) au second tour.  Dans la de la 8ème circonscription de la Haute-Garonne. Joël Aviragnet (PS) va retrouver son siège de député de Haute-Garonne. Il a remporté ce dimanche soir le second tour de la législative partielle face au candidat de la République en Marche Michel Montsarrat avec plus de 70 % des voix. Dans les deux cas le recul de LREM est très important.  Après l’invalidation de son élection en décembre, Jean-Pierre Door, cardiologue qui aura 76 ans le 1er avril et brigue un quatrième mandat, a ravi 38,20% des suffrages. En juin 2017, Jean-Pierre Door l’avait emporté de justesse au second tour face à Mélusine Harlé, avec seulement huit voix d’avance. Le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection, notamment à cause de la diffusion de messages de propagande électorale, le jour même du scrutin, sur la page Facebook du candidat élu, un acte jugé « de nature à altérer la sincérité du scrutin ».  Dans le département de la Haute-Garonne. Ce dimanche, Joël Aviragnet (PS) a largement remporté l’élection partielle sur la 8ème circonscription face à son adversaire Michel Montsarrat (LREM). Joël Aviragnet remporte 70,31 % des voix contre 29,69 % à Michel Monsarrat. La participation s’est légèrement redressée par rapport au 1er tour du dimanche 11 mars. Cette mobilisation a visiblement profité à Joël Aviragnet. Les score du candidat En Marche sont, selon un membre de son équipe, « mauvais partout sauf à Luchon ». Les deux hommes s’étaient déjà affrontés en juin 2017 et Joël Aviragnet l’avait déjà emporté mais son élection avait finalement été annulée par le Conseil constitutionnel.   Contrairement à 2017, Joël Aviragnet était arrivé largement en tête au premier tour devançant son adversaire de près de 20 points. Michel Montsarrat avait perdu près des deux tiers des voix de 2017.  Ces législatives partielles sont un nouveau revers pour la majorité présidentielle.

 

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