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Sous-marins australiens : « Un affaiblissement de l’OTAN »

Sous-marins australiens : « Un affaiblissement de l’OTAN »

Les Etats-Unis ont fait preuve d’une « véritable irresponsabilité » : ils ont provoqué une crise avec un allié et affaibli l’OTAN, estime l’ancien diplomate Michel Duclos, dans une tribune au « Monde ».(extrait)

 

Les dirigeants français ont-ils raison de dramatiser la crise qui les oppose aux Etats-Unis dans l’affaire des sous-marins australiens ? La comparaison faite par certains observateurs avec la crise sur l’Irak en 2003 a-t-elle vraiment un sens ?

A ces deux questions, il nous semble qu’il faut répondre oui, au moins dans une certaine mesure. D’abord, bien sûr, parce que, sur la méthode, nous ne pouvons pas laisser sans riposte un traquenard qui nous a été tendu dans un style à la hauteur des préjugés gaulois sur la duplicité « anglo-saxonne ». Ensuite, et surtout, parce que cette affaire est révélatrice d’enjeux profonds, comme l’était celle de 2003.

Avec l’Irak, la question était de savoir si les Etats-Unis allaient se substituer au Conseil de sécurité des Nations unies comme arbitre suprême du recours à la force. Aujourd’hui, à notre sens, l’enjeu porte sur la volonté de Washington d’organiser les équilibres dans l’Indo-Pacifique – donc dans l’environnement de la Chine – à ses conditions, privilégiant certains alliés (ou « vassaux »), en excluant d’autres, de manière délibérée. Nous centrons notre raisonnement sur les Etats-Unis parce qu’on peut comprendre que l’Australie, la plus coupable sur la forme, ait sur le fond poursuivi ce qu’elle considère comme son intérêt vital ; s’agissant des Britanniques, on ne peut s’étonner qu’ils cherchent à tirer leur épingle du jeu, en exploitant leur avantage comparatif de leur relation spéciale avec l’Amérique.

Et si nous insistons sur l’enjeu Indo-Pacifique, c’est parce que nous devons anticiper les suites qu’aura le pacte tripartite, du fait, par exemple, du signal qu’adresse la rupture du tabou touchant à la dissémination de technologies de pointe (propulsion nucléaire). Allons-nous assister à des répliques de l’Aukus [alliance entre l’Australie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis] avec d’autres pays – par exemple, l’Inde –, éventuellement sur d’autres types d’armement ? Le réengagement militaire américain dans la zone, s’appuyant, comme il est légitime, sur des liens de sécurité avec les Etats de la région, va-t-il se produire en écartant les intérêts européens, voire au détriment de ceux-ci ? Notons au passage que certains se réjouissent que les capitales européennes restent indifférentes au camouflet reçu par les Français : là aussi, rien d’extraordinaire mais attendons que les Européens découvrent progressivement toutes les implications de l’Aukus.

Afghanistan : un « désastre » pour l’OTAN

Afghanistan :  un « désastre » pour l’OTAN

 

Les chancelleries occidentales disent leur effarement devant l’arrivée au pouvoir des talibans. Le ministre britannique de la Défense reconnaît un « échec de la communauté internationale », tandis que le patron du parti CDU, au pouvoir en Allemagne, évoque « le pire désastre de l’Otan » depuis sa naissance. Emmanuel Macron a lui aussi exprimé son inquiétude.( Les Échos, extrait)

Les images de la débâcle et ces grappes humaines accrochées aux avions s’apprêtant à quitter Kaboul évoquent la fuite des Américains de Saïgon en avril 1975. Celles des talibans entrant dans la capitale afghane rappellent l’arrivée des Khmers rouges dans Phnom Penh il y a aussi quarante-six ans. Pour les dirigeants occidentaux, c’est un sentiment de fiasco, voire d’humiliation qui dominait ce lundi.

Le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a estimé que le retour des talibans constituait un « échec de la communauté internationale ». Il y a quatre jours, il avait déjà qualifié d’erreur la décision américaine, celle-ci pouvant profiter à Al Qaida qui représente « une menace sécuritaire pour nous ». Le Premier ministre, Boris Johnson, devait présider lundi un cabinet de crise, le troisième en quatre jours. Le Royaume-Uni était le pays le plus impliqué militairement en Afghanistan, où il a perdu 457 soldats depuis 2001.

Le pire désastre depuis la naissance de l’OTAN

Pour sa part, Armin Laschet, patron du parti CDU au pouvoir en Allemagne et peut-être futur chancelier, a jugé que l’arrivée au pouvoir des talibans constituait « le pire désastre de l’Otan depuis sa création » en 1949.

Le président français, Emmanuel Macron, est intervenu à la télévision lundi soir. « L’Afghanistan ne doit pas redevenir le sanctuaire du terrorisme qu’il a été », a-t-il déclaré, appelant à une action commune de l’ONU. Il a également confirmé l’opération militaire d’évacuation baptisée « Apagan », qui mobilise deux avions de transport de l’Armée de l’air, un C130 et un A400M. Des forces spéciales françaises seront elles aussi du voyage.

Le chef de l’Etat a en outre fait part de son inquiétude vis-à-vis des « flux migratoires importants » à venir, et réclamé une coordination des Européens à ce sujet. Néanmoins, « l’Europe n’a pas à assumer seule les conséquences migratoires », a-t-il prévenu.

Si les chancelleries occidentales reconnaissent une déroute géopolitique, leurs rivaux traditionnels s’en réjouissent. Un émissaire de la Russie, dont l’ambassade à Kaboul reste ouverte, doit rencontrer ce mardi un dirigeant des talibans. Le Kremlin a estimé que la situation en Afghanistan se stabilisait, les talibans y assurant « l’ordre public » et ayant « confirmé des garanties de sécurité pour les civils locaux et les missions diplomatiques ». La Chine, qui partage 76 km de frontière avec l’Afghanistan, a indiqué lundi qu’elle souhaitait des « relations amicales » avec les talibans. Pékin avait jugé ces dernières semaines « irresponsable » le retrait américain d’Afghanistan.

L’Otan et l’UE des partenaires ?

L’Otan et l’UE  des partenaires ?

C’est ce qu’affirme en tout cas Hans-Dieter Lucas Hans-Dieter Lucas, ambassadeur d’Allemagne en France.( Une Allemagne pas très favorable à prendre ses distances avec l’OTAN  et a confier la sécurité de l’Europe à une force commune NDLR)

 

Tribune dans l’Opinion

« L’Amérique est de retour », c’est l’un des grands messages des sommets des derniers jours. Il ne sera toutefois pas possible de revenir au monde transatlantique d’avant la présidence de M. Trump. Même avec le président Biden, les Etats-Unis ne renoueront pas avec leur rôle traditionnel de puissance régulatrice mondiale. Les bouleversements politiques mondiaux — montée en puissance de la Chine, concurrence entre grandes puissances, changement climatique et numérisation — imposent de réajuster les relations transatlantiques.

L’Alliance Atlantique jouera un rôle important à cet égard. Elle reste le premier forum institutionnel et multilatéral de coordination de la politique de sécurité entre l’Amérique et l’Europe. Nous avons progressé sur la voie d’une Europe de la défense, notamment grâce aux initiatives franco-allemandes. Mais l’Alliance, avec l’engagement des Etats-Unis et sa garantie de sécurité nucléaire, reste incontournable pour la défense collective de l’Europe.

Il faut donc saluer le signal d’unité et de modernisation que le sommet de l’Otan a donné à travers ses décisions sur l’agenda de réformes « Otan 2030 ». Cela suppose d’améliorer la cohésion politique — mise à mal ces dernières années — de l’Alliance ainsi que ses mécanismes consultatifs. L’Otan doit en outre élaborer un nouveau concept stratégique d’ici au prochain sommet en 2022. L’Alliance doit dire comment, face à des défis inédits, elle entend remplir ses tâches centrales de défense collective, gestion de crise et sécurité coopérative.

Boussole stratégique. Les méthodes et stratégies d’hier ne suffiront pas pour parer aux guerres hybrides, aux menaces cyber, aux avancées dans le domaine spatial, aux technologies de rupture, à l’influence croissante de la Chine dans la zone euro-atlantique, à l’instabilité au sud ou à la politique agressive que continue de mener la Russie. L’Otan se saisira par conséquent aussi des liens entre changement climatique et sécurité.

La modernisation de l’Otan signifie-t-elle que les Européens peuvent à nouveau relâcher leurs efforts ? Certainement pas. Les Etats-Unis attendent à juste titre d’eux qu’ils apportent une contribution politique et militaire plus substantielle à l’Alliance, dans un esprit de partage équitable des charges. Pour mieux défendre nos intérêts et nos valeurs, en particulier dans notre voisinage immédiat, notamment en Afrique, il est aussi urgent de renforcer la souveraineté de l’Europe, c’est-à-dire sa capacité à façonner activement l’ordre mondial et à assumer plus de responsabilité pour sa sécurité.

C’est l’un des principaux objectifs de la boussole stratégique de l’UE qui doit être adoptée sous la présidence française. L’Europe a besoin d’une vision commune des enjeux de politique de sécurité et des capacités nécessaires pour y faire face, sur les plans politique comme militaire. N’oublions pas que 21 Etats européens font partie de l’Otan. C’est pourquoi le concept stratégique de l’Otan et la boussole stratégique de l’UE doivent se compléter. Nous devrions développer des capacités disponibles à la fois pour l’Otan et pour l’UE. Un partenariat Otan/UE efficace est indispensable pour que les Occidentaux puissent s’affirmer dans un monde de plus en plus instable et dangereux.

Hans-Dieter Lucas est ambassadeur d’Allemagne en France.

Turquie : de plus en plus loin de l’OTAN

Turquie : de plus en plus loin de l’OTAN

Les relations compliquées avec Moscou, qui maintient une attitude provocatrice, et Ankara, qui reste dans une politique stratégique ambivalente, sont un sujet délicat, avant le sommet de l’OTAN le 14 juin, explique, dans une tribune au « Monde », Marc Pierini, ancien ambassadeur de l’Union européenne en Turquie.

Tribune. 

 

Le prochain sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord [OTAN], le 14 juin à Bruxelles, est crucial pour l’Alliance atlantique : si Joe Biden apporte un ton plus constructif dans les discussions, il n’en reste pas moins que l’organisation est confrontée à une posture provocatrice de la Russie et à une politique plus qu’ambivalente de la Turquie qui, elle, souhaite se situer à égale distance de l’Alliance et de Moscou.

La cohésion de l’OTAN est mise à rude épreuve. Le sommet du 14 juin, doublé d’un sommet Union européenne – Etats-Unis le lendemain, sera, au moins sur la forme, un immense soulagement pour les dirigeants européens par rapport aux quatre années écoulées : les Etats-Unis, tout en restant fermes quant à leurs intérêts économiques et au partage du fardeau au sein de l’OTAN, ne vont plus agir sur le mode impulsif cher à Donald Trump.

Par-delà la réaffirmation de la force de la relation transatlantique, le plat de résistance du sommet de Bruxelles sera assurément la relation avec la Russie, dont la politique étrangère est articulée sur la perception aiguë d’un « encerclement » de la part de l’OTAN. Dans ce contexte délicat, l’Alliance devra aussi tenter de rationaliser le comportement de la Turquie au cours des deux dernières années. Dans un style agressif, la Turquie a agi en Syrie, en Libye et en Méditerranée orientale, de manière unilatérale, sans concertation avec ses partenaires transatlantiques. Bien plus fondamentalement, au prétexte du refus de Washington de partager la technologie de ses missiles Patriot, la Turquie a acquis et déployé des systèmes russes antimissiles S-400, créant ainsi une situation hors norme au sein de l’Alliance.

Certes, le discours politique turc autour de ce déploiement est bien rodé : le monde a changé avec la chute de l’Union soviétique, la Turquie est montée en puissance économiquement et militairement, elle ne peut donc plus se satisfaire d’être liée uniquement à la communauté transatlantique. En d’autres termes, l’objectif d’Ankara serait de parvenir à une position équidistante des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de la Chine, tout en exploitant au mieux les images attendues de la rencontre Erdogan-Biden, en marge du sommet de l’OTAN.

Vue depuis l’OTAN, la réalité est plus complexe. Tout d’abord, l’armée de l’air turque se trouvera scindée en deux. Ses forces conventionnelles (notamment ses 245 chasseurs-bombardiers F-16) sont reliées opérationnellement à l’OTAN, mais sa défense antimissile (les S-400, par définition déconnectés des mécanismes de l’OTAN) restera dépendante de Moscou pour son entretien, et posera donc un inextricable problème d’accès de la Russie à des données concernant les forces alliées.

Violence faite aux femmes : La Turquie quitte la Convention d’Istanbul ! ….Avant de quitter l’OTAN ?

Violence faite aux femmes : La Turquie quitte la Convention d’Istanbul ! ….Avant de quitter l’OTAN ?

 

 

La Turquie, ancien modèle laïc revient avec Erdogan à l’ère moyenâgeuse. L’islamisation forcée vient de conduire la Turquie a quitté la convention internationale d’Istanbul dont l’objet est de lutter contre la violence faite aux femmes.

 

Évidemment aucun parti islamiste local n’a protesté, au contraire c’était l’une des revendications de mettre fin aux « tracasseries » faites aux hommes qui maltraitent les femmes.

 

Il faut dire que dans les milieux traditionnels et archaïques le meurtre de femmes est admis. Pas moins de 300 femmes assassinées en Turquie par an. Le décret présidentiel, qui annule l’engagement de la Turquie, signé en 2011, à adopter une législation réprimant la violence domestique, signale une régression de la condition des femmes en Turquie. Il est d’autant plus choquant qu’il intervient à l’issue d’une année particulièrement meurtrière : en 2020, 300 femmes ont été assassinées en Turquie.

 

Un responsable du parti islamo-conservateur au pouvoir, l’AKP, eut ouvertement suggéré d’abandonner le traité l’année dernière. Raison invoquée : la charte nuirait à l’unité familiale, encouragerait le divorce et ses références à l’égalité favoriseraient la communauté LGBT, actuellement dans le collimateur des autorités. De quoi faire bondir les associations féminines et les défenseurs des droits de l’homme qui avaient déjà signifié leur inquiétude en descendant à plusieurs reprises dans les rues d’Istanbul et d’autres villes pour exhorter le gouvernement à renoncer à son dessein. En vain.

L’objectif d’Erdogan et de renforcer de renforcer sa base conservatrice tout en donnant des gages à ses alliés ultranationalistes dans la perspective du scrutin présidentiel de 2023. Un jeu d’équilibriste à la fois risqué et dangereux pour l’avenir du pays que l’Europe – qui venait tout juste d’amorcer un dégel avec Erdogan – observe avec préoccupation. «La décision de la Turquie (…) est une nouvelle dévastatrice (…) qui compromet la protection des femmes», déclare le Conseil de l’Europe dans un communiqué.

 

La question maintenant de savoir combien de temps encore la Turquie restera au sein de l’organisation atlantique cela d’autant plus qu’Erdogan ne cessent de multiplier les coups de couteau dans la solidarité militaire occidentale en s’approvisionnant notamment en matériel russe .  Pause

Polémique sur l’augmentation des salaires de l’Otan

Polémique sur l’augmentation des salaires de l’Otan

L’organisation de défense internationale a créé une polémique en proposant une augmentation de 2,2 % des salaires. Une proposition mal acceptée par nombre de pays.

“Il y a une crise économique à cause de la pandémie et ils demandent de l’argent pour une institution où les salaires les plus bas sont de 4.000 euros. C’est une blague !”, s’est insurgé un diplomate européen informé du dossier. “Demander aux États d’augmenter les contributions pour payer les salaires pendant le COVID-19 est irresponsable”, a-t-il ajouté.

Environ 1.000 civils, tous issus des pays membres de l’Otan, travaillent au sein de l’organisation international. Ils fournissent des conseils, des orientations et une aide administrative aux délégations nationales basées au siège de l’alliance.

Menaces sur l’Otan : une erreur stratégique ( Berlin)

 

 

D’une certaine manière,  Merkel critique aussi bien Trump que Macron quant à luer positionnemenet vis à vis de l’l'OTAL. Merkel a effet considéré que les propos de Macron étaient excessif quand il a affirmé que l’OTAN était morte. Mais des critiques s’adressent aussi à Trump pour ses décisions unilatérales concernant l’application de la solidarité de l’OTAN en particulier en Syrie. “Ce serait une erreur que d’affaiblir l’Otan. Sans les États-Unis, ni l’Allemagne ni l’Europe ne seraient en mesure de se protéger efficacement. C’est pourquoi nous travaillons d’arrache-pied avec la France à la construction d’une Europe plus unie en matière de sécurité”, écrit Heiko Maas, chef de la diplomatie allemande, dans une tribune publiée sur le site du magazine Der Spiegel.

“Oui, nous voulons une Europe forte et souveraine, mais nous en avons besoin dans le cadre d’une Otan forte, pas pour s’y substituer”, poursuit-il, plaidant en outre pour la création d’un Conseil de sécurité européen dont la Grande-Bretagne ferait partie, qu’elle quitte l’Union ou non.

Heiko Maas dit coopérer étroitement sur ce point avec son homologue français Jean-Yves Le Drian et ajoute que l’Allemagne souhaite la soumettre à ses partenaires au second semestre 2020, lorsqu’elle occupera la présidence tournante de l’UE.

De son coté, e président allemand a exhorté samedi 9 novembre les Etats-Unis de Donald Trump à faire preuve de  »respect » à l’égard de leurs alliés et à tourner le dos à « l’égoïsme national », lors des cérémonies des 30 ans de la chute du Mur de Berlin.

Alors que ces festivités s’annonçaient comme consensuelles, Frank-Walter Steinmeier, dont le rôle est honorifique mais qui est considéré comme l’autorité morale du pays, a mis les pieds dans le plat en soulignant à cette occasion la dégradation des relations translantiques ces dernières années.

Syrie : « La fin de l’OTAN » ? (Jean-Yves Le Drian)

Syrie : « La fin de l’OTAN » ? (Jean-Yves Le Drian)

 

Le  ministre de la défense adopte la posture de Macron qui consiste à accuser les  autres et à s’exonérer de responsabilité à bon compte. Par vraiment une attitude diplomatique très constructive. Pour preuve, c’est à Poutine qu’il faut maintenant s’en remettre pour les conflits du proche et du moyen orient. C’est le retrait brutal des américains en Syrie qui justifie les critiques de Le Drian  rendant compte au Sénat. «  Les Américains ont renoncé à assurer la sécurité collective. Cela pose la question du lien transatlantique », a jugé le ministre des Affaires étrangères. Cette offensive turque met la sécurité de la France et de l’Europe en jeu, va-t-il rappelé. Un constat qui acte en fait une certaine fin de l’OTAN, d’autant que la Turquie qui en fait partie a voulu faire la police en Syrie.

« Concernant le manque d’anticipation par les Européens et la France de cette évolution, il faut avoir conscience que nous avions reçu des assurances des États-Unis. Il y a eu un revirement soudain qu’il était difficile d’anticiper », a souligné Jean-Yves le Drian, qui était interrogé sur le manque d’anticipation de l’Europe.

 

Que s’est-il exactement passé ? Selon Jean-Yves Le Drian, le président Erdogan a averti au cours d’un entretien téléphonique le 6 octobre, le président Trump de ce qu’il comptait faire, à savoir engager une offensive dans le Nord-Est syrien. Le président turc lui a demandé son soutien. « Le président américain a indiqué qu’il n’approuvait pas cette offensive, mais qu’il ne s’opposerait pas à ses plans et, le lendemain, il a ordonné à une cinquantaine de soldats présents sur la zone de se retirer, laissant l’opportunité aux forces turques d’entrer sur le territoire syrien, trois jours plus tard, le 9 octobre, et de le faire sans prendre le risque de menacer la sécurité de soldats américains. C’est ainsi que l’offensive a commencé », a raconté le ministre des Affaires étrangères. Un habillage de histoire car en réalité il y a déjà au moins un an qu’on sait que les Etats-Unis vont se retirer de Syrie. L’Europe bien sûr a failli mais la France aussi.

« Le président Trump a choisi le retrait, et cette décision a été annoncée, sans aucune coordination avec la coalition dimanche [le 13 octobre, ndlr] à la télévision américaine par le ministre de la défense américain. Voilà la réalité de ce qui s’est passé », a poursuivi Jean-Yves Le Drian qui oublie évidemment ce qui était prévisible depuis un an. Renvoyer la seule responsabilité aux américains et un peu court : «Le président Trump et le président Erdogan portent la responsabilité de ce qui est, in fine, une victoire des Turcs, Russes et Iraniens, amenés à se partager le Nord-Est selon une forme qui reste à déterminer », a fait observer Jean-Yves Le Drian.

En fait le Drian fait surtout des constats et ne propose rien et de façon un peu naïve déclare « C’est évidemment un tournant majeur dans le conflit syrien, et il conviendra d’en apprécier les conséquences, y compris sur le plan politique », a-t-il conclu. Ce qui pose « la question du lien transatlantique », a estimé le ministre.

Il serait en effet temps de s’apercevoir que l’OTAN dans sa formule actuelle n’est plus opérationnelle et qu’il faudra autre chose que des constats pour suppléer aux carences et contradictions de l’ancienne alliance atlantique.

De manière générale, en France et tous territoires confondus, c’est Orange qui offre les meilleurs débits et la plus grande qualité de service. Selon l’Arcep, l’opérateur historique est « en tête, Bouygues Telecom tend à s’affirmer comme deuxième opérateur de qualité, SFR progresse ». Quant à Free, l’opérateur de Xavier Niel « s’améliore fortement mais reste sensiblement en retrait ».

 




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