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« L’opération proposée par Veolia sur Suez : funeste « (Bertrand Camus )

 «L’opération proposée par Veolia sur Suez : funeste « (Bertrand Camus )

Une interview sans concession de Bertrand Camus dirigeant de Suez sur la tentative d’OPA de Veolia.

 

 

Vous avez été surpris par l’offre de Veolia. Pourtant, vous n’ignoriez ni le projet d’Engie de céder sa part dans Suez, ni la volonté de Veolia de prendre le contrôle du groupe.

Bertrand CAMUS. - Quand vous lancez un raid hostile comme c’est le cas, vous ne prévenez pas la planète entière. Les éléments de l’équation étaient posés, et nous nous préparions à la sortie d’Engie. Ce qui est le plus surprenant, c’est le moment choisi par Veolia: l’activité de traitement des eaux et des déchets est un secteur essentiel, et la France est encore dans la crise sanitaire, avec des enjeux prioritaires d’emplois et de relance économique. Au-delà de ces circonstances, l’opération proposée par Veolia est aberrante pour Suez et funeste pour la France. Il s’agit d’une tentative de déstabilisation majeure d’une entreprise phare de notre pays. C’est une opération financière opportuniste, avec une démarche baroque. Elle sous-valorise les actifs de Suez: Les cours de Bourse sont affectés .

L’opération militaire «Résilience»: pour quoi faire ?

L’opération militaire «Résilience»: pour quoi faire ?

 

On se demande exactement quel peut être l’objectif de cette opération militaire nommée résilience par Macon. La mission semble très floue , elle consisterait à «fédérer» et «coordonner»«l’ensemble des actions conduites par les armées en soutien du combat collectif contre l’épidémie», explique le ministère des Armées. Lequel ministère des armées affirme que c’est déjà ce qu’il fait ! «Cette opération sera distincte de l’opération Sentinelle qui continue de se concentrer sur sa mission de lutte contre le terrorisme. Elle sera centrée sur l’aide et le soutien aux populations ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie de Covid-19, en métropole et en outremer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection», lit-on dans le communiqué officiel qui a suivi l’annonce présidentielle. Sans plus de précision. Il y aurait sans doute besoin de davantage de détails par ce qu’on entend par soutien à la population et aux services publics. Il conviendrait sans doute de cibler cette aide car les effectifs des armées ne sont pas extensibles ils sont déjà largement occupés par les opérations extérieures et par l’opération sentinelle. On peut légitimement se demander s’il ne s’agit pas d’un nouvel effet d’annonce face à la très forte dégradation de la cote de macro et de la critique  de plus en plus forte vis à vis de  la cohérence des mesures du gouvernement.

Les contours de Résilience sont flous. «Le spectre est assez large… Il s’agit de continuer à faire ce que l’on fait», explique-t-on au sein des Armées. «Mais désormais les choses seront plus centralisées et mieux organisées», ajoute-t-on. Résilience met un nom sur l’existant. Cette «nouvelle» opération correspond en réalité à une mise en ordre de marche.

« L’opération Sentinelle revue mais pas supprimée, pourquoi ?

« L’opération Sentinelle revue mais pas supprimée, pourquoi ?

L’opération Sentinelle qui a succédé à Vigipirate mobilise 10 000 militaires à l’intérieur du territoire soit environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Une opération qui n’est pas forcément contestée mais dont on regrette qu’elle soit assurée par des militaires qui seraient plus utiles ailleurs. La présence la mobilisation des militaires pour effectuer des opérations de police affaiblit en effet de façon considérable le potentiel d’une armée à bout de souffle engagée sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures. Certes après l’attentat de Nice le ministre de l’intérieur a entrouvert la porte à une armée de réservistes « pour ceux qui le veulent ». Or pour soulager à la fois l’armée mais aussi des forces de police, elles aussi épuisées, il serait utile de rouvrir rapidement le débat sur le service militaire obligatoire précisément pour assurer cette présence dans les rues et autres espaces publics. On se souvient que c’est la démagogie qui avait prévalu en 1997 lorsque la décision a été prise de supprimer le service militaire obligatoire. Son rétablissement serait par ailleurs de nature à manifester un acte d’adhésion active à la république. Évidemment il faudra peut-être encore attendre plusieurs attentats pour que ce débat soit rouvert. En attendant le ministre de l’intérieur avait annoncé allégement du dispositif sentinelle pour le faire passer de 10 000 à 7000. Mais c’était avant les attentats de Nice ! Jusqu’à présent, 10.000 hommes étaient mobilisés pour assurer cette opération Sentinelle. Mais compte tenu de la fatigue des effectifs militaires, ce nombre va être ramené à 7.000 unités. « Nous sommes toujours en présence de menaces et de risques. Il faut assurer la sécurité des Français et les forces armées y contribuent. D’ailleurs, cette présence est reconnue par les Français ».




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