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Sahel-Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Sahel-Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Signe notamment des incertitudes sur l’avenir de l’opération Barkhane, Emmanuel Macron vient de reculer la visite prévue au Mali où il devait rencontrer des militaires putschistes. La question se pose de la fin de l’opération Barkhane du fait de la réduction relativement drastique d’effectifs déjà complètement inadaptés à la situation. Ainsi la force Barkhane comprenait environ 5000 hommes pour couvrir un territoire 10 fois grand comme la France. Désormais ,on a décidé de réduire la voilure et de ramener les effectifs à autour de 3000 en abandonnant par exemple la zone de Tombouctou.
La fin de l’opération Bakhane -ou sa  réduction à pas grand-chose- devrait interroger sur la stratégie militaire française capable seulement de déployer 5000 militaires là où il en faudrait 150 000. De ce point de vue la suppression du service militaire a constitué une grave erreur stratégique dans la mesure où  les conflits futurs ne seront pas limités à la « guerre des étoiles » ou des drones  mais à la guerre sur le terrain tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Bref l’opération Barkhane telle qu’elle est dans sa nature tout autant que dans son volume n’a plus guère de sens. En outre, elle rencontre de plus en plus d’hostilité  d’une population manœuvrée par des pays extérieurs comme la Chine ou la Russie sans parler des manipulateurs extrémistes locaux qui pensent récupérer à leur compte leur pouvoir. Un article  l’Opinion dJean-Dominique Merchet (extrait)
Depuis les annonces présidentielles du 11 juin dernier, on sait que Barkhane va réduire la voilure et se reconfigurer. Ce mardi 14 décembre, a marqué une étape symbolique avec le départ des troupes françaises de Tombouctou : après Kidal et Tessalit, Barkhane a quitté le Nord malien pour se concentrer uniquement dans le centre-Nord (Gao, Gossi, Menaka). Les bases quittées sont transférées aux forces armées maliennes (Fama) et aux casques bleus de la Minusma. Les effectifs français redéployés depuis les trois bases du Nord ne sont pas très importants, de l’ordre de 425.

La mission de Barkhane (ou de son futur nom de baptême) va évoluer : «Nous allons passés du combat direct contre les groupes armés terroristes (GAT) à un partenariat militaire de combat avec les armées locales» indique l’état-major des armées. «Il n’y aura plus de gros déploiement de bataillons français, de groupements tactiques, sur le terrain. Nous accompagnerons les armées partenaires», notamment avec la task force européenne Takuba, qui reste au sein de Barkhane. Toutefois, les opérations de contre-terrorisme visant à l’élimination des chefs des GAT se poursuivront en national.
Barkhane a deux «axes» : «la lutte contre les GAT et la montée en puissance des armées partenaires», indique l’état-major.
«La France reste au Sahel, la France n’abandonne pas le Sahel», martèle l’armée française, qui «n’a pas observé de déploiement de Wagner», la société militaire privée russe, au Mali.
Actuellement, Barkhane, c’est 4800 hommes, une quarantaine d’aéronefs (dont six drones Reapers) et 780 véhicules. La base de Niamey, au Niger, prend une importance de plus en plus grande, de part sa proximité avec la zone d’opérations «des trois frontières», mais aussi parce que c’est au Niger, un pays politiquement plus proche de la France que ne l’est désormais le Mali.
Quels seront demain les effectifs français de Barkhane ? «L’objectif est d’être à 3000 à l’été ou à la fin 2023» entend-on à l’EMA où l’on reconnaît que «la décrue est moins rapide qu’annoncée». D’autres chiffres et d’autres dates, rapportés par l’AFP, circulent. En réalité, ils semblent que les armées avancent en marchant… «Cela dépend beaucoup de la contribution des Européens à Takuba», indique l’EMA. «Par exemple, si les Suédois maintiennent leurs 150 hommes avec leurs trois hélicoptères, nous ne serons pas obligés de mettre 150 Français».

Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Signe notamment des incertitudes sur l’avenir de l’opération Barkhane, Emmanuel Macron vient de reculer la visite prévue au Mali où il devait rencontrer des militaires putschistes. La question se pose de la fin de l’opération Barkhane du fait de la réduction relativement drastique d’effectifs déjà complètement inadaptés à la situation. Ainsi la force Barkhane comprenait environ 5000 hommes pour couvrir un territoire 10 fois grand comme la France. Désormais ,on a décidé de réduire la voilure et de ramener les effectifs à autour de 3000 en abandonnant par exemple la zone de Tombouctou.
La fin de l’opération Bakhane -ou sa  réduction à pas grand-chose- devrait interroger sur la stratégie militaire française capable seulement de déployer 5000 militaires là où il en faudrait 150 000. De ce point de vue la suppression du service militaire a constitué une grave erreur stratégique dans la mesure où  les conflits futurs ne seront pas limités à la « guerre des étoiles » ou des drones  mais à la guerre sur le terrain tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Bref l’opération Barkhane telle qu’elle est dans sa nature tout autant que dans son volume n’a plus guère de sens. En outre, elle rencontre de plus en plus d’hostilité  d’une population manœuvrée par des pays extérieurs comme la Chine ou la Russie sans parler des manipulateurs extrémistes locaux qui pensent récupérer à leur compte leur pouvoir. Un article  l’Opinion dJean-Dominique Merchet (extrait)
Depuis les annonces présidentielles du 11 juin dernier, on sait que Barkhane va réduire la voilure et se reconfigurer. Ce mardi 14 décembre, a marqué une étape symbolique avec le départ des troupes françaises de Tombouctou : après Kidal et Tessalit, Barkhane a quitté le Nord malien pour se concentrer uniquement dans le centre-Nord (Gao, Gossi, Menaka). Les bases quittées sont transférées aux forces armées maliennes (Fama) et aux casques bleus de la Minusma. Les effectifs français redéployés depuis les trois bases du Nord ne sont pas très importants, de l’ordre de 425.

La mission de Barkhane (ou de son futur nom de baptême) va évoluer : «Nous allons passés du combat direct contre les groupes armés terroristes (GAT) à un partenariat militaire de combat avec les armées locales» indique l’état-major des armées. «Il n’y aura plus de gros déploiement de bataillons français, de groupements tactiques, sur le terrain. Nous accompagnerons les armées partenaires», notamment avec la task force européenne Takuba, qui reste au sein de Barkhane. Toutefois, les opérations de contre-terrorisme visant à l’élimination des chefs des GAT se poursuivront en national.
Barkhane a deux «axes» : «la lutte contre les GAT et la montée en puissance des armées partenaires», indique l’état-major.
«La France reste au Sahel, la France n’abandonne pas le Sahel», martèle l’armée française, qui «n’a pas observé de déploiement de Wagner», la société militaire privée russe, au Mali.
Actuellement, Barkhane, c’est 4800 hommes, une quarantaine d’aéronefs (dont six drones Reapers) et 780 véhicules. La base de Niamey, au Niger, prend une importance de plus en plus grande, de part sa proximité avec la zone d’opérations «des trois frontières», mais aussi parce que c’est au Niger, un pays politiquement plus proche de la France que ne l’est désormais le Mali.
Quels seront demain les effectifs français de Barkhane ? «L’objectif est d’être à 3000 à l’été ou à la fin 2023» entend-on à l’EMA où l’on reconnaît que «la décrue est moins rapide qu’annoncée». D’autres chiffres et d’autres dates, rapportés par l’AFP, circulent. En réalité, ils semblent que les armées avancent en marchant… «Cela dépend beaucoup de la contribution des Européens à Takuba», indique l’EMA. «Par exemple, si les Suédois maintiennent leurs 150 hommes avec leurs trois hélicoptères, nous ne serons pas obligés de mettre 150 Français».




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