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Croissance mondiale : au ralenti pour longtemps

Croissance mondiale : au ralenti pour longtemps

 Confirmation pour l’OCDE que l’économie mondiale s’installe dans la croissance molle. L’indicateur avancé  pour la zone OCDE dans son ensemble, à 99,7, reflète cette mollesse, le seuil de 100 reflétant la tendance à long terme de l’activité économique. C’est également le cas pour les Etats-Unis (99,0), le Japon (99,6) et la zone euro (100,2) dans son ensemble. Les indicateurs pour la France (100,3, -0,1 point) et l’Italie (-0,2 à 100,2) traduisent un infléchissement pour ces deux pays qui ne se retrouve pas en Allemagne (stable à 99,8).  Pour les grandes économies émergentes, les indicateurs confirment les signes d’inflexion positive de la croissance en Chine (+0,2 point à 99,2), en Russie (+0,4 à 99,9) et au Brésil (en hausse de 0,5 point à 100,3) et une consolidation en Inde (+0,2 point à 100,8). Les indicateurs composites avancés de l’OCDE, conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité avec six à neuf mois d’avance, suggèrent aussi un infléchissement de la croissance en France et surtout en Italie.

Même analyse de la part d’Euler Hermès qui indique que  l’économie mondiale va connaître une croissance très faible en 2016,  (2,4% et seulement de 2,7 % en 2017) Il s’agit du plus faible chiffre depuis 2009, année où les effets de la crise financière. En cause plusieurs facteurs le ralentissement net en Chine par ailleurs très difficile à évaluer de manière précise tellement les statistiques sont dans ce pays politique. Second élément des politiques budgétaires trop brutales dans de nombreux pays (sauf aux États-Unis). Un tassement partout de la consommation qui par répercussion à peser sur l’affaiblissement des exportations. Autant d’éléments qui ont également influencé l’atonie des investissements. Le tout alimentant un climat d’incertitude des entreprises, des ménages aidaient les investisseurs. Les banques centrales de leur côté en s’engageant dans des politiques accommodantes n’ont pas réussi à combler le manque de dynamisme économique. Une raison fondamentale ces politiques accommodantes s’annulent, pire crée une certaine instabilité monétaire. Dernier facteur, fondamentale celui-là l’absence de gouvernance mondiale. Le dernier G20 par exemple à démontrer que les principaux pays étaient à peu près en désaccord surtout aussi bien dans le domaine économique que dans le domaine géo politique. Enfin la perspective de prochaines élections un peu partout aux États-Unis bien sûrs moi aussi encore par exemple en Allemagne en France en Espagne pour ne citer que ces pays ne permet pas de donner une lisibilité suffisant sur les grandes évolutions des politiques économiques. Exemple le traité transatlantique mis pour l’instant entre parenthèses ou encore l’évolution de l’Europe après le break site. Euler Hermès liste trois « grands chocs » qui affaiblissent la croissance cette année. Le premier est la peur d’un « atterrissage brutal » de la Chine. Cette crainte continue de hanter les marchés financiers, même si le pire avait été atteint il y a un an, lorsque le CAC40 avait perdu plus de 5%, le 24 août 2015. La deuxième économie mondiale tente depuis plusieurs années de rééquilibrer son modèle économique en le tournant davantage vers la consommation et moins sur l’investissement et le commerce extérieur. Une démarche risquée. « Il est indéniable qu’il y a un ralentissement. Et d’une certaine manière c’est sain. Mais il est sûr qu’un ralentissement trop prononcé peut être déstabilisateur », affirmait en février à BFMBusiness.com Christian Déséglise, responsable de la division banques centrales chez HSBC. La chute des prix du pétrole constitue le deuxième élément. Certes, la baisse des prix du baril constitue une aubaine pour les pays importateurs. La France, par exemple, a enregistré un surplus de croissance de 0,4% de PIB grâce à la dégringolade des prix de l’or noir en 2015, selon l’Insee. Mais les pays producteurs, eux, souffrent. En témoigne le Venezuela où le pétrole représente 95% des exportations. Le FMI s’attend à ce que le pays connaisse une récession de 10% cette année!  Enfin, le troisième et dernier choc est le Brexit et ses premiers effets. En juillet dernier, le FMI avait abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2016 de 0,1% à la suite de cet événement mais prévenait que l’impact pourrait aller jusqu’à 0,4%, selon le scénario le plus pessimiste. « Ces chocs continuent d’affecter l’économie mondiale, et d’autres chocs sont à prévoir, s’avérant préoccupants pour notre économie: les difficultés rencontrées par le secteur bancaire italien, la situation actuelle en Turquie après la tentative de coup d’État, ou encore les élections américaines », considère Ludovic Subran, le chef économiste d’Euler Hermès. L’assureur-crédit n’attend, par ailleurs, pas de miracle pour 2017 avec une croissance mondiale de 2,7%. Conclusion il se pourrait bien que l’économie mondiale s’installe dans une période de croissance molle pour assez longtemps.

 

Après le brexit, des taux bas pour longtemps

Après le brexit, des taux bas pour longtemps

Il y aura au moins une conséquence heureuse pour l’économie mondiale après le brexit: l’assurance à peu près totale de connaître des taux bas pendant encore longtemps. Une conséquence heureuse dans la mesure où avant le brexit l’économie mondiale manifestait déjà des signes réels de tassement y compris aux États-Unis et au Royaume uni. Un relèvement précipité des taux  aurait constitué en quelque sorte une mesure à contre-courant en affaiblissant un peu plus la croissance non seulement celle des États-Unis mais celle de l’économie mondiale en raison de l’effet de diffusion. La faiblesse des taux pourra permettre de soutenir une économie dont la croissance est très faiblarde, en outre elle permettra des reports sur le marché des actions car la rémunération des ses obligations notamment est trop insignifiante voire négative. Après les incertitudes provoquées par la décision des électeurs britanniques de sortir de l’Union européenne à l’occasion du référendum organisé le 23 juin, Wall Street a repris pied, confortée par le sentiment que les taux d’intérêt aux Etats-Unis ne seront pas relevés de sitôt. Le résultat du référendum du 23 juin a donné naissance à beaucoup d’incertitudes concernant l’avenir de la Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de l’économie mondiale. Mais comme il faudra beaucoup de temps pour régler toutes les questions soulevées par le Brexit, les investisseurs se concentrent sur ce qu’ils considèrent comme un acquis pour le futur proche : que la Réserve fédérale n’est pas prête dans l’immédiat de relever ses taux. Tout en gardant un oeil sur les implications du vote britannique, les investisseurs seront surtout attentifs cette semaine aux chiffres de l’emploi du mois de juin, dont la publication est prévue vendredi. Les économistes tablent à ce stade à 175.000 créations d’emplois en juin. Même si le chiffre se révèle supérieur aux attentes, il ne devrait pas pour autant redonner naissance à des anticipations d’une hausse des taux imminente. En revanche, s’il est aussi faible que celui du mois de mai – 38.000 créations d’emplois contre 164.000 attendues – les acteurs de marché pourraient se poser des questions sur la solidité de la croissance américaine. « S’il y a un nouveau choc, les gens vont commencer à penser qu’il s’agit d’une tendance et il y aura des craintes de récession », a déclaré Aaron Jett, vice-président chez Bel Air Investment Advisors.

(Avec Reuters)

État d’urgence : pour trois mois ou beaucoup plus longtemps ?

 

État d’urgence : pour trois mois ou beaucoup plus longtemps ?

Dans un premier temps, l’état d’urgence devrait être prolongé de trois mois mais Manuel Valls a évoqué une poursuite «le temps qu’il faudra». Dans une interview à la BBC le premier ministre n’a pas exclu une très longue prolongation de cet état d’urgence qui pourrait même durer le temps d’une génération. Comme d’habitude la gauche de la gauche pousse des cris d’orfraie considérant que les droits fondamentaux sont remis en cause. Sur Twitter, l’ex-ministre du Logement Cécile Duflot y voyait «la fin de l’état de droit». D’autres déclarations à gauche vont dans le même sens. Pourtant l’opinion publique soutient à une très forte majorité l’ensemble des dispositions permettant aux forces de l’ordre et à la justice de mieux lutter contre un terrorisme dont il est difficile de prévoir la fin. En outre il faut bien convenir que les mesures permises par l’état d’urgence sont peu contraignantes pour la quasi totalité des personnes résidant en France. Le fait par exemple d’être obligé d’ouvrir le coffre de sa voiture aux fins de vérification ne saurait constituer  une atteinte fondamentale aux libertés. Sauf évidemment pour ceux  qui ont quelque chose à se reprocher. Certes il ira bien ici ou là quelques bavures mais l’environnement démocratique du pays permettra rapidement de les régler. L’état d’urgence en France, en vigueur depuis la nuit du 13 au 14 novembre dernier à la suite des attentats à Paris et Saint-Denis, sera donc prolongé après le 26 février. L’Elysée a en effet annoncé vendredi la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois supplémentaires. «Le Président de la République a annoncé que, face à la menace terroriste, le gouvernement présenterait au Conseil des ministres du 3 février 2016 un projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour une durée de trois mois», indique l’Elysée dans un communiqué. Par ailleurs, l’Elysée souligne que «le même Conseil des ministres délibérera sur le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale. Enfin, le Président de la République a demandé au Premier ministre de présenter mercredi prochain lors de son audition par la Commission des Lois les avant-projets de loi d’application de la révision constitutionnelle». Un peu plus tôt dans la journée, le premier ministre avait déclaré, en marge du Forum de Davos, que la situation serait prolongée «le temps qu’il faudra». Il avait affirmé à la BBC que la France pouvait «utiliser tous les moyens» face au terrorisme «jusqu’à ce qu’on puisse en finir» avec le groupe Etat islamique (EI). «En Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, nous devons éliminer Daech, expliquait-il à la BBC. «La guerre, c’est utiliser tous les moyens dans notre démocratie pour protéger les Français. Donc, c’est en effet l’état d’urgence. Nous allons voir si nous allons le prolonger», avait ajouté le premier ministre.  «Jusqu’à quand?» avait demandé la journaliste. «Le temps nécessaire. Nous ne pouvons pas vivre tout le temps avec l’état d’urgence. Mais tant que la menace est là, nous pouvons utiliser tous les moyens», avait répondu Manuel Valls. «Est-ce que vous pouvez en finir? Beaucoup disent que c’est le combat d’une génération… 30 ans…», lui demandait alors la BBC. «Je le crois. Et il faut dire la vérité, pas seulement aux Français mais à tous ceux qui sont concernés par le terrorisme. C’est une génération qui peut être concernée par cette guerre», assurait le chef du gouvernement.

Il Il n’y a plus de république dans les quartiers sensibles depuis longtemps

Il n’y a plus de république dans les quartiers sensibles depuis longtemps  ( Fadela Amara)

 

«  »il y a une absence de République dans nos quartiers depuis très longtemps. Il y a des choses qui sont faites, il y a beaucoup de choses encore à faire, mais quand vous avez une forme de laxisme, une forme de non exigence du respect des valeurs de la République, vous vous retrouvez dans ce genre de situation ». Selon elle, ce laxisme est dû à « la lâcheté, souvent, à l’achat de la paix sociale. On est en train de payer les conséquences de ce qui s’est passé il y a dix, vingt, trente ans ». Cette lâcheté est le fait « des hommes politiques, de gauche comme de droite, qui ont acheté la paix sociale en passant par exemple des accords avec des islamistes, pour des raisons électoralistes, en fermant les yeux par exemple sur toutes ces formes de particularisme, de revendication. Une des grandes avancées de notre pays, ça a été quand même la loi de 2004, qui a permis d’interdire des signes religieux dans les écoles, notamment le voile, donc on a protégé les filles. Il a fallu mener cette bataille alors que tout le monde pensait que c’était acquis. Et quand vous regardez ce qui se passe dans les quartiers, on ferme les yeux sur la burqa, on ferme les yeux sur le voile ».

Trop de bureaucratie en France et la croissance molle pendant longtemps (FMI)

Trop de bureaucratie en France et la croissance molle pendant longtemps  (FMI)

 

 

 

Trop de bureaucratie, trop de réglementation, trop de fonctionnaires, trop d’endettement pas assez de productivité, tout est dit !  C’est le bilan sans concession  du FMI pour la France qui pourrait s’enfoncer pendant une longe période dans la croissance très molle. L’institution alerte en effet  la France sur les risques d’une «longue période de faible croissance», met par ailleurs la faible productivité dans le pays «en partie» sur le compte d’un manque de concurrence et d’une «régulation excessive». Le Fonds Monétaire International appelle la France à une réforme «fondamentale» de ses dépenses publiques, en freinant les embauches de fonctionnaires ou en relevant l’âge de départ à la retraite, et critique une «régulation excessive», dans un rapport publié vendredi. «Une réforme fondamentale (…) est requise pour garantir une réduction durable de la dépense publique», indique le Fonds monétaire international dans ce rapport consacré à l’ensemble des pays du G20. Le FMI estime ainsi que «l’actuelle stratégie gouvernementale» ne permettra d’atteindre que de «justesse» l’objectif européen d’un déficit public sous la barre des 3% du PIB en 2017, laissant «peu de marge» en cas d’évènement contraire. L’institution gardienne de l’orthodoxie budgétaire préconise donc «de mettre un terme à la croissance de l’emploi public» en menant un examen «à tous les niveaux de l’administration» et plaide «pour un relèvement effectif de l’âge de départs à la retraite» pour alléger le coût de l’assurance-vieillesse. Le Fonds assure également que de «nouvelles coupes» doivent être menées dans les «transferts sociaux» assurés par les collectivités locales, dont les capacités d’endettement doivent être davantage limitées. Le Fonds appelle dès lors le gouvernement à «libéraliser les professions régulées» qui n’ont pas été ouvertes à la concurrence par la controversée loi Macron.

 

 

Retraites: gel en 2015 et pour longtemps sans doute

Retraites:  gel en 2015 et pour longtemps sans doute

Depuis  2013 les pension sont gelées, ce sera encore le cas en 2015 et sans doute pendant de nombreuses années . En cause évidement l’absence officielle d’inflation mais une  inflation calculée sur un indice obsolète qui ne tient pas compte de la déformations de la structure de consommation ( les dépenses contraintes qui augmentent notamment)° ; En cause surtout la situation des caisses de retraites : Sécu et caisses complémentaires dans une situation catastrophique. Enfin une raison tout aussi fondamentale et qui influe sur les autres le déséquilibre retraités actifs avec le niveau actuel de chômage. L’allongement de la durée de vie n’arrange pas non plus les équilibres financiers des caisses. Alors qu’elles n’ont plus été revalorisées depuis avril 2013, les pensions de retraite de base ne devraient donc pas l’être au 1er octobre prochain et donc rester figées jusqu’en octobre 2016.  C’est ce sur quoi compte le gouvernement pour réaliser quelques économies supplémentaires, à en croire le programme de stabilité 2015-2018 présenté ce mercredi. «Les prestations familiales ont été stabilisées au 1er avril 2015 et les pensions de base le seraient au 1er octobre 2015 en raison de l’absence d’inflation en 2015», est-il écrit dans le document, qui sera remis à la Commission européenne à la fin du mois. Bercy minimise la nouvelle. «C’est la simple application des règles de revalorisation qui prévoient que les pensions sont revalorisées au 1er octobre de chaque année en cours», précise le secrétariat d’État au Budget. Idem à l’Élysée: «Avec une inflation zéro, la règle donne zéro revalorisation.» Cela exclut donc tout coup de pouce éventuel. Et Bercy de préciser que la stabilité des pensions durant un an de plus «ne constitue pas une perte de pouvoir d’achat puisque l’inflation est nulle». Ces explications auront toutes les chances de mal passer auprès des retraités concernés, dont les pensions n’ont pas bougé depuis avril 2013. L’année dernière, ils avaient en effet dû accepter le report de six mois de la date de revalorisation d’avril à octobre, dans le cadre de la réforme des retraites. Las, les pensions n’ont pas bougé à l’automne dernier, parce qu’elles avaient trop progressé en 2013 au regard de la hausse des prix finalement observée cette année-là. Là encore, du fait de l’application de la règle en vigueur.

Mory : une liquidation programmée depuis longtemps

Mory : une liquidation programmée depuis longtemps

Mory va vers la liquidation totale. Une liquidation programmée depuis longtemps. Mory une entreprise qui comptait  7000 emplois il y a quelques années et dont près de 3000 ont été supprimés récemment et qui sans doute va disparaître. Un an après avoir licencié plus de la moitié de son personnel, la société Mory-Ducros fait face de nouveau à de graves difficultés. L’entreprise de transports, qui s’appelle aujourd’hui Mory Global, se déclare en faillite.  MoryGlobal va déposer une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Quelque  2.800 emplois ont déjà été supprimés l’an dernier, il en reste 2.200. C’est la plus grosse faillite d’entreprise française depuis le début du quinquennat de François Hollande. La faute à qui ? A quoi ? à l’évolution des marchés, à des faillites de gestion et à une politique des transports. Mory subira le sort du Sernam dont les derniers éléments ont été contraints de se dissoudre  dans Géodis (le Sernam,  une entreprise qui a compté 10 000 salariés). En cause l’évolution du  mode de production des services transport, des gestionnaires qui ne connaissent pas grand chose au transport ( pour Mory des anciens fonctionnaires- comme au Sernam – puis des fonds d’investissement), des pouvoirs publics qui soignent des pathologies lourdes  avec un doliprane ou du sparadrap. La messagerie française – elle n’est pas la seule – se porte donc mal. Depuis 2000, le nombre d’envois de la messagerie traditionnelle (non express) a chuté de 20 %, l’emploi de 25 %. Le cas de la société Mory-Ducros est révélateur. (Article de patrice Salini, économiste paru dans les échos il y a un an). « Les firmes du secteur flirtent toutes ou presque avec des marges minimes. Certaines sont dans le rouge. Et pourtant on a concentré, regroupé, fusionné ou fait disparaître nombre d’entreprises. Quelques grands groupes ont fait leurs courses (comme UPS, DB-Schenker, Kuehne + Nagel,  Dachser ou FEDEX, après TNT, jadis) ou simplement fait un aller-retour (comme la Poste Allemande-DHL). Aujourd’hui, le paysage est marqué, on le sait, par la progression relative de l’express, dont le marché bénéficie du développement du e-commerce et de la parcellisation de la demande, même si le marché national, pour des raisons économiques, est assez mal orienté, tandis que l’express international demeure très porteur. Cette situation doublement contrastée est structurante. Les leaders nationaux du « colis » et de la messagerie sont plutôt des expressistes (TNT, Chronopost/Geopost, UPS, DHL Express) ou des grandes firmes diversifiées à l’instar de Geodis qui combine trois réseaux (Calberson, France-Express et Ciblex), et une offre multi-métiers. Les grands leaders que sont Schenker-Joyau et Dachser, mais aussi Kuehne+Nagel offrent au sein de leur groupe – de taille internationale -, à côté de la messagerie parfois secondaire une palette de services allant de la logistique à l’organisation de transport international. En Europe des groupes comme DSV, DB-Schenker, Dachser, Geodis, ont une activité de messagerie et une activité de transport de charges complètes, articulée souvent sur un fort secteur d’affrètement – que continue d’avoir DHL. Aux Etats-Unis, le transport de groupages est désormais dominé par Fedex – expressite de cœur de métier – largement devant Conway et YRC, qui sont des messagers traditionnels, mais diversifiés, et UPS, lui aussi expressiste de cœur de métier et ouvert à l’organisation de transport et – aux USA – à la logistique. Ce qui frappe en réalité, c’est que peu de firmes majeures sur le marché – y compris d’ailleurs dans le domaine de la messagerie sous température dirigée, à l’instar de Stef – échappent à une logique de diversification et d’offre plus globale. ConWay par exemple, messager US intégré disposant de plus de 9.000 tracteurs et employant plus de 19000 personnes dans la messagerie, a une activité de charge complètes (2.700 tracteurs, 3.600 personnes) et logistique (139 entrepôts, 5300 personnes). TNT et Geopost mêlent du postal et de l’express, comme GLS et sa maison mère, et les principaux grands messagers sont des groupes multimétiers. Dans ce contexte l’histoire Mory-Ducros a un caractère singulier. Ducros est issu de la constitution d’une branche messagère en France par la Poste Allemande (DHL) à partir de Danzas, Ducros, Sernadis, Arcatime…, branche dont la firme s’est délestée – comme d’autres filiales messagères à travers le monde – non sans assainir son bilan (en gros 270 millions €). Mory est un des grands messagers historiques français, progressivement recentré sur sa seule activité majeure, au terme d’une histoire mouvementée. La firme, diversifiée, regroupait à la fin des années 1980, 9300 personnes et commençait à donner des signes de difficultés. Au terme d’un long épisode (A. Mallard, Crédit Lyonnais, reprise par un pool financier et des dirigeants en 1999, etc.) Mory déposa son bilan, et constitua en octobre 2011 une proie de choix pour le nouvel actionnaire principal de Ducros (Caravelle-Arcole) qui a fusionné les deux messagers. Les 3.000 salariés de l’un rejoignaient les 2700 de l’autre et connaissaient une nouvelle restructuration.  Avec l’illusion que deux réseaux messagers traditionnels en perte feraient un réseau rentable, et permettraient au marché de suivre la même voie.  Hélas aujourd’hui, deux ans plus tard, la situation était dramatique au point de justifier un nouveau dépôt de bilan, et l’émergence d’un plan de reprise de Mory-Ducros par son propriétaire – une novation – au prix d’une purge considérable, la firme ne devant garder que de l’ordre de 1900 personnes filiales comprises.  Un cataclysme social représentant autour de 8 à 9 % des effectifs du secteur de la messagerie  et de l’express (hors Poste). L’impact sur le marché est incertain, et dépend des pertes de clientèles plus que des sous-traitances générées par l’abandon d’un grand nombre d’agences. Sous-traitance auprès des confrères dans les zones de faible densité de trafic, déploiement d’un affrètement plus massif, la recette est connue, mais ne change pas nécessairement l’équilibre du marché. En outre le plan de reprise,  contesté par Jean Schmitt (PDG du groupe indépendant Heppner), laisse dubitatifs semble-t-il les autres messagers. Quant à la viabilité de l’entreprise qui « sortirait » de ce plan de reprise, rien ne permet à ce stade d’en juger. Nous n’avons aucune idée du réseau restant, et encore moins du portefeuille de clients qu’il permet de desservir. Pas plus des sources de revenu espérées venant assurer la rentabilité du nouvel ensemble. Un réseau de messagerie offrant un service national échappe difficilement à l’obligation d’un réseau dense, ou alors nécessite, comme jadis, des accords avec des confrères régionaux. Mory-Ducros revendiquait 85 agences et voudrait revenir à une cinquantaine.  Comment fera-t-il ? Qu’offrira-t-il à ses clients ? Avec quel plan de transport ? Quels circuits ? Heppner par exemple dispose de 70 agences en France et a une forte activité internationale (39%). Dachser-France compte  63 sites, Schenker une centaine, GLS  83 agences, TNT express 130 et DHL en a 38. Certains, comme UPS, combinent leurs agences et les relais-colis (Kiala). Fedex en reprenant Tatex a récupéré un réseau de 35 agences venant densifier son réseau initial.  Et ne parlons pas de Geodis ni du groupe postal. Métiers de réseau, la messagerie comme l’express trouvent un équilibre au prix d’une consolidation complexe entre agences, lignes, tournées, et éventuellement relations entre confrères. Espérons simplement que ces « repreneurs-ci » feront mieux que ce qu’ils n’ont déjà fait, et que ne l’ont fait ceux qui ont présidé à la disparition du Sernam et de Giraud. Des reprises – parfois onéreuses pour les pouvoirs publics – qui rarement permettent la survie durable des firmes reprises. »

Malgré la débâcle aux départementales Manuel Valls veut « rester longtemps » à Matignon

Malgré la débâcle  aux départementales Manuel Valls veut « rester longtemps » à Matignon

Il faut évidemment uen grille de lecture pour comprendre ce que disent les politiques. Valls affirme qu’il veut rester à Matignon ; d’abord c’est par certain ensuite pas pour mener la même politique économique. Contrairement aussi à ce qu’affirme Hollande ( pour faire semblant de rassurer Valls). Valls le sait pourtant, pourquoi alors veut-il demeurer longtemps   Matignon ? Ce ne n’est plus uen affaire de conviction mais de posture. Bref comme les autres quand la représentation prend le dessus sur  tout le reste. Valls mangera son chapeau pour demeurer sur le devant de la scène politique, pour se préparer pour 2022 voire 2017 si Hollande s’écroule complètement dans les sondages. « En Corrèze où il était en meeting, Valls  a assuré sentir « un frémissement », alors que la gauche pourrait perdre entre 30 et 40 départements sur les 61 qu’il dirige actuellement.  »Je sens quelque chose qui change, je crois que les électeurs de gauche sont conscients de l’enjeu pour l’avenir des départements, de l’enjeu par rapport à l’extrême droite parce que c’est l’image de la France qui est en cause », avait-il déclaré à la presse peu avant en visitant une usine Eyrein, à quelques kilomètres de Tulle.  Devant les militants, qui lui ont réservé un accueil chaleureux, Manuel Valls n’a pas tari d’éloges sur le président de la République, « un grand président, un homme d’État ».  »Je suis fier d’être le premier ministre de François Hollande », a-t-il encore lancé, soulignant aussi « tout le plaisir » qu’il avait « à être à ses côtés ». Et de plaisanter sur son avenir à Matignon après l’échéance des 22 et 29 mars: « À ceux qui doutaient que je puisse rester à Matignon », a-t-il dit, j’ai eu la « consécration absolue pour un premier ministre : quand on est autorisé à tenir meeting à Tulle, c’est qu’on va rester longtemps !« 

Mory : une disparation programmée depuis longtemps

Mory : une disparation programmée depuis longtemps

 

Mory une entreprise qui compatit 7000 emplois il y a quelques années et dont près de 3000 ont été supprimés récemment et qui sans doute va disparaître. Un an après avoir licencié plus de la moitié de son personnel, la société Mory-Ducros fait face de nouveau à de graves difficultés. L’entreprise de transports, qui s’appelle aujourd’hui Mory Global, se déclare en faillite.  MoryGlobal va déposer une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Quelque  2.800 emplois ont déjà été supprimés l’an dernier, il en reste 2.200. C’est la plus grosse faillite d’entreprise française depuis le début du quinquennat de François Hollande. La faute à qui ? A quoi ? à l’évolution des marchés, à des faillites de gestion et à une politique des transports. Mory subira le sort du Sernam dont les derniers éléments ont été contraints de se dissoudre  dans Géodis (le Sernam,  une entreprise qui a compté 10 000 salariés). En cause l’évolution du  mode de production des services transport, des gestionnaires qui ne connaissent pas grand chose au transport ( pour Mory des anciens fonctionnaires- comme au Sernam – puis des fonds d’investissement), des pouvoirs publics qui soignent des pathologies lourdes  avec un doliprane ou du sparadrap.

La messagerie française – elle n’est pas la seule – se porte donc mal. Depuis 2000, le nombre d’envois de la messagerie traditionnelle (non express) a chuté de 20 %, l’emploi de 25 %. Le cas de la société Mory-Ducros est révélateur. (Article de patrice Salini, économiste paru dans les échos il y a un an). « Les firmes du secteur flirtent toutes ou presque avec des marges minimes. Certaines sont dans le rouge. Et pourtant on a concentré, regroupé, fusionné ou fait disparaître nombre d’entreprises. Quelques grands groupes ont fait leurs courses (comme UPS, DB-Schenker, Kuehne + Nagel,  Dachser ou FEDEX, après TNT, jadis) ou simplement fait un aller-retour (comme la Poste Allemande-DHL).

Aujourd’hui, le paysage est marqué, on le sait, par la progression relative de l’express, dont le marché bénéficie du développement du e-commerce et de la parcellisation de la demande, même si le marché national, pour des raisons économiques, est assez mal orienté, tandis que l’express international demeure très porteur.

Cette situation doublement contrastée est structurante. Les leaders nationaux du « colis » et de la messagerie sont plutôt des expressistes (TNT, Chronopost/Geopost, UPS, DHL Express) ou des grandes firmes diversifiées à l’instar de Geodis qui combine trois réseaux (Calberson, France-Express et Ciblex), et une offre multi-métiers. Les grands leaders que sont Schenker-Joyau et Dachser, mais aussi Kuehne+Nagel offrent au sein de leur groupe – de taille internationale -, à côté de la messagerie parfois secondaire une palette de services allant de la logistique à l’organisation de transport international.

En Europe des groupes comme DSV, DB-Schenker, Dachser, Geodis, ont une activité de messagerie et une activité de transport de charges complètes, articulée souvent sur un fort secteur d’affrètement – que continue d’avoir DHL.

Aux Etats-Unis, le transport de groupages est désormais dominé par Fedex – expressite de cœur de métier – largement devant Conway et YRC, qui sont des messagers traditionnels, mais diversifiés, et UPS, lui aussi expressiste de cœur de métier et ouvert à l’organisation de transport et – aux USA – à la logistique.

Ce qui frappe en réalité, c’est que peu de firmes majeures sur le marché – y compris d’ailleurs dans le domaine de la messagerie sous température dirigée, à l’instar de Stef – échappent à une logique de diversification et d’offre plus globale. ConWay par exemple, messager US intégré disposant de plus de 9.000 tracteurs et employant plus de 19000 personnes dans la messagerie, a une activité de charge complètes (2.700 tracteurs, 3.600 personnes) et logistique (139 entrepôts, 5300 personnes). TNT et Geopost mêlent du postal et de l’express, comme GLS et sa maison mère, et les principaux grands messagers sont des groupes multimétiers.

Dans ce contexte l’histoire Mory-Ducros a un caractère singulier. Ducros est issu de la constitution d’une branche messagère en France par la Poste Allemande (DHL) à partir de Danzas, Ducros, Sernadis, Arcatime…, branche dont la firme s’est délestée – comme d’autres filiales messagères à travers le monde – non sans assainir son bilan (en gros 270 millions €). Mory est un des grands messagers historiques français, progressivement recentré sur sa seule activité majeure, au terme d’une histoire mouvementée. La firme, diversifiée, regroupait à la fin des années 1980, 9300 personnes et commençait à donner des signes de difficultés.

Au terme d’un long épisode (A. Mallard, Crédit Lyonnais, reprise par un pool financier et des dirigeants en 1999, etc.) Mory déposa son bilan, et constitua en octobre 2011 une proie de choix pour le nouvel actionnaire principal de Ducros (Caravelle-Arcole) qui a fusionné les deux messagers.

Les 3.000 salariés de l’un rejoignaient les 2700 de l’autre et connaissaient une nouvelle restructuration.  Avec l’illusion que deux réseaux messagers traditionnels en perte feraient un réseau rentable, et permettraient au marché de suivre la même voie.  Hélas aujourd’hui, deux ans plus tard, la situation était dramatique au point de justifier un nouveau dépôt de bilan, et l’émergence d’un plan de reprise de Mory-Ducros par son propriétaire – une novation – au prix d’une purge considérable, la firme ne devant garder que de l’ordre de 1900 personnes filiales comprises.  Un cataclysme social représentant autour de 8 à 9 % des effectifs du secteur de la messagerie  et de l’express (hors Poste).

L’impact sur le marché est incertain, et dépend des pertes de clientèles plus que des sous-traitances générées par l’abandon d’un grand nombre d’agences. Sous-traitance auprès des confrères dans les zones de faible densité de trafic, déploiement d’un affrètement plus massif, la recette est connue, mais ne change pas nécessairement l’équilibre du marché.
En outre le plan de reprise,  contesté par Jean Schmitt (PDG du groupe indépendant Heppner), laisse dubitatifs semble-t-il les autres messagers.

Quant à la viabilité de l’entreprise qui « sortirait » de ce plan de reprise, rien ne permet à ce stade d’en juger. Nous n’avons aucune idée du réseau restant, et encore moins du portefeuille de clients qu’il permet de desservir. Pas plus des sources de revenu espérées venant assurer la rentabilité du nouvel ensemble. Un réseau de messagerie offrant un service national échappe difficilement à l’obligation d’un réseau dense, ou alors nécessite, comme jadis, des accords avec des confrères régionaux.

Mory-Ducros revendiquait 85 agences et voudrait revenir à une cinquantaine.  Comment fera-t-il ? Qu’offrira-t-il à ses clients ? Avec quel plan de transport ? Quels circuits ? Heppner par exemple dispose de 70 agences en France et a une forte activité internationale (39%). Dachser-France compte  63 sites, Schenker une centaine, GLS  83 agences, TNT express 130 et DHL en a 38. Certains, comme UPS, combinent leurs agences et les relais-colis (Kiala). Fedex en reprenant Tatex a récupéré un réseau de 35 agences venant densifier son réseau initial.  Et ne parlons pas de Geodis ni du groupe postal.

Métiers de réseau, la messagerie comme l’express trouvent un équilibre au prix d’une consolidation complexe entre agences, lignes, tournées, et éventuellement relations entre confrères. Espérons simplement que ces « repreneurs-ci » feront mieux que ce qu’ils n’ont déjà fait, et que ne l’ont fait ceux qui ont présidé à la disparition du Sernam et de Giraud. Des reprises – parfois onéreuses pour les pouvoirs publics – qui rarement permettent la survie durable des firmes reprises. »

Affaires Buisson, Copé etc. : la politique dans le caniveau et pour longtemps

Affaires Buisson, Copé etc. : la politique dans le caniveau et pour longtemps

 

Les affaires Copé et Buisson confirme nt le caractère particulièrement délétère de la politique française. Des affaires condamnables  mais qui ne surgissent sans doute pas par hasard à la veille des élections. Le fruit de l’affrontement gauche droite mais aussi de rivalités personnelles tenaces. Sur les deux affaires en question, il convient en effet de s’interroger sur l’origine des fuites. Qui a fourni les informations ? Dans quelles conditions ? Qui profite de ces fuites ? Au-delà de ces interrogations, cela prouve qu’en réalité faute de pouvoir démontrer une crédibilité des programmes et des actions on s’efforce de démolir par la délation, la rumeur, les coups fourrés. Aujourd’hui en France aucun parti, aucune personnalité de bénéficie du crédit nécessaire pour s’imposer et les intrigues de palais font office de stratégie. A gauche l’affaire Cahuzac avait montré la fragilité et la superficialité de certains dirigeants socialistes ; A droite, l’enjeu, c’est l’ ‘éventuelle succession de Sarko comme leader ; Sarko qui est loin d’être sorti d’affaire. Il ne faut pas s’attendre à des cadeaux de la part de Hollande. Ce dernier tentera par tous les moyens de la faire condamner par la justice afin de  l’éviter en 2017 et afin de compter sur le reflexe républicain contre l’extrême droite. Une justice évidemment très complaisante à l’égard de tous les pouvoirs en place. Du coup, il faut s’attendre jusqu’en 2017 à une multiplication des coups tordus  à droite comme à gauche. Bref la politique dans le caniveau qui ne rehausse pas l’image d’une classe politique déjà très discréditée. La politique se réduit en fait à de enjeux de pouvoir quand la compétence, le courage, la cohérence deviennent absentes. Dommage évidemment dans une période crise qui exigerait une autre hauteur de vue, une mobilisation sur les enjeux stratégiques  et d’autres comportements.

Retraites fonctionnaires : la désindexation pour longtemps

Retraites fonctionnaires : la désindexation pour longtemps

 

D’après le Conseil d’orientation des retraites, un ancien fonctionnaire d’État touche en moyenne une pension un tiers supérieure à celle d’un ex-salarié du privé, soit 1932 euros en moyenne par mois pour le premier, contre 1281 euros pour le second. Les syndicats de fonctionnaires expliquent cet écart par les périodes de chômage qui amputent les pensions futures dans le privé et par une plus grande part de cadres dans la fonction publique d’État. Ce dernier argument ne tient plus lorsqu’on compare les pensions de tous les fonctionnaires d’État avec celles des seuls cadres du privé. Si l’écart diminue, il reste supérieur de 14 %. Un fossé qui devrait grimper à 19 % à horizon 2060. Reste l’exception des «régimes spéciaux» (RATP, SNCF, EDF…). Aujourd’hui, les cheminots à la retraite profitent d’une pension moyenne de 1897 euros, soit 13 % de plus qu’un ancien cadre du privé. Mais cet écart se transformera en gouffre dans les prochaines décennies: la pension de la SNCF devrait doubler d’ici à 2060, à 3633 euros. Une conséquence de la réforme des régimes spéciaux de 2007 qui fut obtenue en échange d’une hausse des salaires de fin de carrière… pris en compte dans le calcul des pensions. «Il faut effectuer un rattrapage, en désindexant les pensions des fonctionnaires et des régimes spéciaux jusqu’à ce que les niveaux soient les mêmes que dans le privé», plaidait donc vendredi dans Le Figaro l’ex-ministre Éric Woerth, qui pilota la réforme de 2010. Sans rééquilibrage, l’écart public-privé devrait en effet se détériorer au-delà même de ce que le COR envisage. Ses prévisions ne prennent en effet pas en compte la désindexation des retraites complémentaires dans le privé arrêtée en mars. Une perte de pouvoir d’achat évaluée à 2 milliards d’euros d’ici à 2016.

 

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